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 Jayde ✵ Louve en fuite

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Jayde L.Y. Lunan
♆ never let me go.
avatar


♆ papiers d'identité.
♆ race : Lycan
♆ âge : 22 ans
♆ métier : Heu... Pirate ? :D
♆ célébrité : Keira Knightley
♆ crédits : Tatsuki
♆ messages : 48

♆ never let me go.


MessageSujet: Jayde ✵ Louve en fuite   Lun 3 Sep - 19:23


Jayde Lilith Ylva Lunan

« Les hommes sont si faibles face à nous, les femmes... Après tout, nous avons tous les attributs de la mer. »

IDENTIFICATION;

NOM ◭ Lunan
PRENOMS ◭ Jayde Lilith Ylva
SURNOM ◭ Capitaine. Le Must : Capitaine Lunan. :pff:
ÂGE ◭ 22 ans
ORIGINES SOCIALES ◭ D'origine, pauvre. Aisée d'adoption.
ORIENTATION SEXUELLE ◭ Hétéro.
STATUT CIVIL ◭ Heu... Ex-fiancée...
RACE ◭ Lycan
GROUPE ◭ //
MÉTIER ◭ ... Pirate ? Very Happy
CÉLÉBRITÉ ◭ Keira Knightley
CRÉDIT ◭ Tumblr & Tatsuki

CARACTÈRE;
Capitaine Lunan ? Un joli brin de femme mais au caractère très prononcé. Elle est fière et ne supporte pas de se faire marquer sur les pieds. Quiconque ose le faire s’expose à de possibles complications, car la demoiselle n’hésite pas à faire usage de ses poings ni de ses armes pour se faire respecter. Mais sa langue et son vocabulaire suffisent généralement pour lui assurer le respect. Capitaine j’avais dit ? Oui, elle est capitaine malgré son jeune âge. D’un côté, elle ne supporte pas les ordre. Elle commande, un point c’est tout. Elle ne dépend de personne et compte bien rester libre de ses actes. D’un autre côté, elle sait se faire respecter et possède un côté très autoritaire lorsqu’il le faut. D’ailleurs, à ce propos, il faut noter qu’elle se révèle sans pitié lorsqu’on lui désobéit ou qu’on met en péril l’équipage. Si beaucoup la jugent trop sévère, il faut néanmoins avouer que son navire tourne très bien. Mais il n’y a pas que par la force qu’elle parvient à se faire respecter, elle sait jouer de son charme et si elle doit en user, elle le fera. Une demoiselle de cette trempe, avec une tempérament de flamme comme le sien ne peut que soutenir que les femmes valent dix fois mieux que les hommes. C’est ainsi. Quelques autres traits de caractère ? Elle est têtue et déterminée. Lorsqu’elle a une idée, elle s’y tient et fera tout pour la réaliser, même si elle fait une erreur. Têtue et rancunière, alliez donc les deux et vous comprendrez que c’est une redoutable adversaire lorsqu’elle s’y met. Bien entendu, ce tempérament de feu possède d’autres traits venant encore l’enflammer. Elle est intelligente. Comprendre quelque chose ? Facile. Elle retient d’autant plus vite. Elle aime analyser, observer et en tirer des conclusions. Elle est perspicace, ce qui l’aide à deviner rapidement si elle peut se permettre de faire confiance ou non à quelqu’un. Elle est fidèle à ceux qui ont su gagner son respect, ce qui lui a déjà joué des tours donc elle se limite un peu. Elle n’hésite pas à prendre des risques lorsque c’est nécessaire et ne recule pas face aux problèmes. C’est donc une battante. Si elle peut avoir des moments de découragement, jamais elle ne se laissera abattre par les coups durs de la vie.


Tatsuki

ÂGE ◭ Oublié. What a Face
COMMENT T'ES ARRIVE LA ? ◭ Oublié aussi.
UN AVIS ◭ ... No comment.
SEXE ◭
CRÉDITS ◭ Tatsuki
CODE DU RÈGLEMENT ◭ Validé par moi. :pff:

© fiche créée par AZAZELϟ pour Anarkia -


Dernière édition par Jayde L.Y. Lunan le Lun 3 Sep - 19:29, édité 2 fois
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Jayde L.Y. Lunan
♆ never let me go.
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Lycan
♆ âge : 22 ans
♆ métier : Heu... Pirate ? :D
♆ célébrité : Keira Knightley
♆ crédits : Tatsuki
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♆ never let me go.


MessageSujet: Re: Jayde ✵ Louve en fuite   Lun 3 Sep - 19:23




UNNATURAL STORY ◭


Introduction

Pourquoi ? Pourquoi faut-il que le sort s’acharne sur les miens ? Je n’en peux plus de toutes ces histoires... D’accord, je suis un meurtrier, je mérite la prison. Même si je déteste ça, même si je ne faisais que défendre ma femme et l’enfant qu’elle portait. Pourquoi le sort s’acharne-t-il ? Ma belle et tendre épouse... Morte pendant que je suis en prison... Je n’ai pas pu être avec elle, je n’étais pas au courant. Je ne savais pas, je n’ai su qu’après ce qu’il se passait ! Pourquoi ? Pourquoi tout doit-il venir me détruire, nous détruire ? Je me demande si, finalement, une malédiction ne pèse pas sur ma famille, sur ce nom que je porte. Je suis le dernier Lunan...

Ah, Lunan... Ce nom a traversé les siècles, visiblement. Je ne compte pas le nombre de livres où ce nom est cité. Mais il l’est toujours pour les mêmes raisons : crimes, procès, avis de recherche... Nous sommes des hors-la-loi. J’ai ça dans le sang, il faut croire. Nous sommes des meneurs, malgré le fait que très peu d’entre-nous aient été des alphas. Les révoltes, les bandes n’ont pas besoin d’avoir un alpha pour meneur, même si ça aide. J’en ai été un. J’en suis toujours un je pense, on ne tente pas de me chercher des noises au sein de la prison. Ils savent que le loup que je suis sait utiliser ses crocs et je n’hésiterai pas à tuer si jamais c’est nécessaire. Je ne compte pas mourir en prison. Non, j’en sortirai vivant car il y a une chose qui m’attend dehors. Une seule et dernière chose...

Ma fille. Je ne l’ai pas vue longtemps, ma petite Jayde... Jayde Lilith Ylva Lunan. Tel est son nom complet, celui de ma chère fille... J’ai eu, un court instant, eu l’autorisation de la voir avant qu’elle ne me soit définitivement retirée... Je suis sa seule famille mais, officiellement, elle est orpheline et je déteste ça... Tant que je n’aurai pas purgé mes seize années de peine, je ne pourrai pas la revoir. Je suis donc privé d’elle... je ne pourrai pas lui expliquer ce que c’est, d’être une Lunan. Je ne pourrai pas la mettre en garde, je ne pourrai pas être ce père que j’avais pourtant rêvé d’être. Je ne voulais rien d’autre qu’avoir une vie paisible et fonder une famille normale... Voilà où j’en suis... Ma femme morte en donnant la vie à notre fille... Et on m’arrache cette enfant que je veux chérir, que je veux aimer... C’est horrible, c’est la pire torture que je puisse subir ! Mais ça ne m’arrêtera pas. Je retrouverai un jour ma fille, elle saura pourquoi son père n’était pas là, elle saura quel est ce nom qu’elle porte. Elle saura.

Owen Lunan


Chapitre I : Mon nom ? Jayde la meneuse !

Les enfants criaient, se couraient après, hurlaient aussi de temps en temps. Des enfants d’âges différents s’amusaient à se poursuivre sur les passerelles situées à quelques mètres au-dessus du sol. Pourtant, aucun d’entre-eux ne semblait souffrir du vertige. Certains diraient que l’explication venait du fait qu’ils n’étaient, justement, que des enfants. Quelle que soit la raison, les futurs loups-garous n'avaient pas peur du vide. Qui étaient ces petits en particulier ? Des orphelins, des enfants retirés à leurs parents pour raison X ou Y. Des enfants des rues, des enfants de la nation. Tous ces petits qui jouaient ensembles, sans se soucier du fait que, bientôt, ce serait le couvre-feu pour eux. Et qui menait la bande ? Une demoiselle aux cheveux bruns et aux yeux noisette. Une demoiselle de six ans.

-En marche la meute, il est l’heure d’aller voir les vieux faire de la boxe alors qu’ils ont pas le droit ! Et attention, personne ne se fait repérer sinon il devra aller ramener tout seul des vers des marais !
-Mais, Jayde... C’est bientôt l’heure de rentrer...
-Si t’as la trouille, rentre à l’orphelinat. Mauviette.
-J’suis pas une mauviette. Je viens !
-C’est bien. Maintenant, si y’a plus personne qui veut faire son trouillard, en marche !


Plus aucune contestation ne se fit entendre parmi les autres enfants. Les aînés rigolèrent devant le tempérament de la petite demoiselle. Jayde... Jayde la Hors-la-loi, comme les adultes s’amusaient à la nommer. Une chose était sûre et certaine, cette petite savait ce qu’elle voulait et traînait les autres derrière elle, malgré son jeune âge. Six ans et déjà une petite terreur... Voilà qui promettait pour l’avenir. En tout cas, c’était là ce que les adultes soufflaient, ne prenant pas toujours la peine de chercher à savoir si l’un des orphelins les entendait ou non. Elle savait ce qui se disait, elle savait que les gérantes de l’orphelinat gardaient un œil sur elle... Elle aurait pu se faire sage, elle aurait pu essayer d’être une gentille fille. Elle ne voulait pas. Elle voulait faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Elle comprenait vite, la petiote, elle avait malheureusement pris l’habitude d’utiliser ses capacités pour esquiver les règles...

Ce fut ainsi que la petite bande d’enfants se retrouva juste au-dessus de la salle de boxe. Ils se turent tandis que la petite demoiselle observait les alentours. Les adultes surveillaient tous les niveaux, ils avaient tout intérêt à se faire discrets qu’ils ne voulaient pas se faire attraper... Elle fronça les sourcils, réfléchissant à toute vitesse. À force de passer tout son temps dans les rues de la capitale, à grimper aux arbres, à tout escalader selon son bon vouloir, elle connaissait déjà beaucoup de choses. Trop peut-être... Mais cela, elle n’en avait pas conscience. Elle n’était qu’une enfant après tout. Alors, comment faire pour voir les adultes se battre ? Elle se retourna vers les autres et leur indiqua de se disperser. Les plus doués la retrouveraient derrière le bâtiments d’ici un quart d’heure. Ainsi, elle verrait qui était doué et qui ne l’était pas. Se retrouvant rapidement seule, la petite entreprit de rejoindre le sol. Et pour cela elle dut courir à travers les ponts pour rejoindre un ascenseur qui lui permettrait de descendre. Ce qu’elle fit bien vite. Le seul problème venait du fait que les commandes étaient un peu trop hautes pour elle... Zut. Elle se mit à sautiller sur place, essayant de toucher les boutons... Jusqu’à ce qu’une voix la fasse sursauter et se retourner.

-Alors Jayde, encore trop petite pour atteindre les boutons ?
-Jasper !!!
fit la petite en lui sautant dans les bras, ses yeux pétillant.
-Quelle bêtise fais-tu encore, hein ? Tu n’es pas censée être à l’orphelinat à cette heure ? sourit le jeune adolescent en la rattrapant et la serrant contre lui.
-Méchant. Je fais ce que je veux ! Et puis toi, avec tes parents, tu rentres toujours à l’heure que tu veux... C’est pas juste, t’es libre, toi...
-Peut-être... Mais s’il t’arrive quelque chose, les adultes seront très tristes...
-Même pas vrai, ils disent que je les embête à courir partout...
-Ils se font du soucis quand même, petite puce. Et je m’en fais aussi pour toi.
-Tu t’inquiètes pour moi ?
-Je suis ton ami après tout.
-Alors, aide-moi à descendre !


Il y eut un soupir et la cadette offrit un grand sourire au bond. Jasper... Son copain rien qu’à elle ! Un garçon de bonne famille qui vivait non loin de l’orphelinat et qui l’avait aidée l’an dernier, alors qu’elle s’était fait mal en tombant de l’un des ponts. Une chute de trois mètres ne faisait guère du bien à une fillette de cinq ans. Elle l’adorait ce blondinet qui ne la dénonçait jamais, même s’il était plus vieux qu’elle, bien plus vieux. Ils avaient six ans de différence après tout... Mais il restait un allié de poids dans sa lutte pour être la plus fort de la bande. Elle savait qu’avec un sourire et un regard suppliant, elle était capable de l’amadouer. Et, une fois de plus, cela fonctionna : il activa l’ascenseur et ils se retrouvèrent au sol. Elle était ravie ! Grâce à son ami, elle allait pouvoir arriver dans les premiers, à tous les coups ! Elle le regarda... Et lui fit un gros bisou sur la joue !

-Merci !!! Mais je dois filer, sinon les autres ils vont arriver avant moi ! Bisous Jasp’ !

Sur ces mots, elle fila sans demander son reste. Il lui pardonnerait, comme toujours. Pour le moment, elle était pressée. Elle était certaine que les plus grands allaient être plus rapides qu’elle. Surtout Gabriel. Il arrivait toujours à la battre, à tous les défis qu’elle lançait et elle trouvait cela injuste. Pourquoi les plus grands arrivaient toujours à avoir le dessus ? Elle n’arrivait pas à comprendre... Et encore moins à l’accepter. Tout le monde disait que les garçons avaient toujours le dessus sur les filles et que les plus vieux l’avaient sur les plus jeunes. Elle prouverait le contraire. Elle prouverait que, même si elle n’était qu’une fille, elle savait mener les autres. Elle se l’était promis, elle l’avait aussi dit haut et fort au sein de l’orphelinat, devant tous, et il était hors de question de laisser tomber. Alors même si elle commençait à se sentir fatiguée, elle se força à courir jusqu’à la salle de boxe, se cachant dès qu’une personne passait à proximité.

Lorsqu’enfin elle arriva, quelques grands étaient déjà là et ricanèrent de la voir débarquer ainsi. Elle lança un regard noir à tout le monde, plus particulièrement à Gabriel. Tss. Méchant. Elle haussa les épaules, faisant comme si de rien n’était, et entreprit d’escalader toutes les affaires entreposées à l’arrière de la salle. Ce fut ainsi qu’elle se hissa jusque sur le toit et qu’elle entreprit de s’installer à côté de l’une des fenêtres installées sur le toit. Elle fut bien vite rejointe par ses camarades de l’orphelinat et ils restèrent tous là, en silence, à regarder les adultes se battre entre eux. Les yeux de la petite pétillaient... Un jour, elle serait aussi forte que tous ces gens et personne ne viendrait plus dire que les garçons avaient toujours le dessus. Seulement, tout le sport fait dans la journée eut raison de son énergie... Ses yeux finirent par se fermer contre sa volonté et elle s’endormit, purement et simplement. Heureusement, ses aînés eurent la bonne idée de l’empêcher de tomber... Quelle drôle de petiote...

Chapitre II : C’est nul d’être une fille de bonne famille...

-Miss Aguilera ! Revenez-donc ici !
-Mais heu !!! J’veux aller jouer !
-Vos parents seront très mécontents de vous voir désobéir.
-Mais je veux jouer !
-Votre leçon n’est pas finie.


Un dernier coup d'œil aux enfants qui jouaient dehors... Puis ce fut en soupirant que la petite demoiselle descendit du rebord de la fenêtre par laquelle elle espérait s’échapper pour aller jouer avec les autres. Elle détestait les cours particuliers. Tout cela parce qu’elle avait passé les sept premières années de sa vie dans un orphelinat, ses parents adoptifs avaient décidé de lui donner d’autres cours pour lui apprendre à se tenir. Et d’autres encore pour faire d’elle une artiste et une belle demoiselle de bonne famille. Jayde Aguilera... Voilà le nom qu’elle portait à présent. Elle était ravie d’avoir échappé à l’orphelinat et d’avoir une maison, un foyer où rester, mais la compagnie de sa bande d’amis lui manquait affreusement, surtout qu’elle n’avait pas le droit de sortir à volonté. Un nouveau soupir et l’enfant de dix ans remit sa robe bien en place puis retourna s’emparer de son violon.

Pourquoi cet instrument ? Parce que ses parents étaient visiblement plus portés sur l’art, qu’il soit graphique ou musical, que le sport. Pour eux le violon était ce qu’il y avait de plus beau. Alors elle apprenait. Vite, très vite même. Mais elle préférait ses cours de chant et de danse. Enfin, danse... La danse classique était d’une nullité sans pareil. Les autres étaient mieux... Mais bon. Il fallait bien qu’elle s’y fasse, elle devait rester à sa place. Ce qui ne lui convenait pas et ne l’empêchait nullement de sortir en douce de sa maison pour retourner jouer avec les autres. Elle restait une enfant des rues et ne comptait pas changer cela. Les autres la traitaient à présent de gentille fille... C’était loin d’être justifié, et elle se faisait toujours un plaisir de leur rappeler qu’elle était toujours Jayde et qu’elle était toujours capable de se faire respecter. Elle n’avait rien perdu de son caractère enflammé, cette petite.

Mais pour le moment, elle se concentrait sur son instrument, sur les cordes sous ses doigts, sur les mouvements de son archet pour en tirer des sons dignes de ce nom. Elle jetait de fréquents coups d'œil inquiets à la partition, de peur de faire une faute quelque part, mais pour le moment tout allait bien. Trois ans qu’elle jouait de cet instrument, et elle en tirait enfin des sons dignes de ce nom. Elle n’était pas à l’aise avec ce genre d’outil... Ses mains, elle les utilisait plus facilement pour casser la figure aux garçons qui l’embêtaient, pas pour faire d’aussi belles choses que ce qu’on lui demandait. Mais elle s’appliquait, elle essayait. Elle savait que cela faisait plaisir aux adultes Aguilera et Jasper la félicitait toujours quand il venait l’écouter jouer. Ah, Jasper... Toujours là pour elle... Il était vraiment un super ami ! De plus, il lui venait en aide dans ce monde qu’elle découvrait. Il était son guide... Elle l’adorait, vraiment ! Zut, une fausse note ! Elle était déconcentrée, cela ne la surprit pas tellement. Par contre, la voix de son professeur la fit sursauter.

-Faites un peu attention à ce que vous faites ! Recommencez le morceau depuis le début !
-Mais je...
-Il n’y a pas de mais qui tienne. Au travail.


La brunette allait protester lorsque ses parents entrèrent sans dire un mot. Zut, elle ne pouvait plus protester à présent. Surtout qu’elle capta leur regard... Ils avaient entendu. Alors elle soupira une nouvelle fois et les regarda s’installer, sans prêter attention à ce qu’ils disaient au professeur. Elle préféra jeter un coup d'œil par la fenêtre. Il faisait beau, en cette journée de printemps... Un peu frais, mais la forêt était baignée de lumière tamisée par les feuilles. Les arbres en fleur donnaient un côté multicolore qui lui plaisait tout particulièrement. Elle aurait tant aimé passer sa journée dehors, et non pas enfermée à l’intérieur... Surtout qu’elle n’avait pas cours de la journée. Encore quelque chose qui l’embêtait : les cours des lycans bêta. Le côté intellectuel lui plaisait, évidemment, mais elle était encore bien jeune pour tout comprendre. Bref. Elle relut une nouvelle fois sa partition, se remettant chaque note en mémoire puis entama son morceau. Cette fois... Cette fois, elle allait y arriver, elle en était convaincue ! Alors elle joua, se concentrant sur chaque geste, fermant les yeux pour mieux se concentrer... Elle était capable de le faire, elle en était capable... Et, curieusement, tout cela se déroula dans le moindre mal. Pas une seule fausse note, rien qui puisse lui être reproché. Alors lorsque la dernière note cessa de retentir, elle fut surprise d’entendre des applaudissements. Rouvrant brusquement les yeux, un immense sourire vint s’étirer sur ses lèvres en voyant que ses parents étaient la source de ce bruit.

-Bravo Jayde ! Ta maîtrise du violon commence à être magnifique !
-Merci maman...
-Magnifique ? Plus que ça, c’était simplement parfait.
-Merci, papa... Mais ça ne l’est pas encore tout à f...
commença la fillette en rosissant, avant qu’une autre voix ne n’interrompe.
-Je suis d’accord avec Monsieur Aguilera, c’était juste parfait.
-Jasper !!!


Inutile de se retourner, elle était capable de reconnaître cette voix entre mille autres. Alors elle laissa son violon de côté et alla lui sauter dans les bras. Le blond la rattrapa en riant avant de la faire un peu tournoyer. Elle se mit bien vite à rire, retrouvant avec plaisir les bras de son aîné. Celui-ci adressa quelques mots aux adultes, mots qu’elle n’écouta même pas, bien trop occupée à se blottir dans les bras de l’autre. Un baiser sur son front la surprit et elle se retrouva sur le sol, se faisant entrainer à l’extérieur avec pour seul message un clin d'œil. Où voulait-il en venir ? Elle le suivit docilement, surprise... Avant de sautiller de joie en passant la porte d’entrée, se retrouvant alors dehors ! Elle était sortie ! Elle allait pouvoir s’amuser ! Bon, avec sa robe ce ne serait pas pratique mais tout de même, elle n’était plus enfermée ! Elle se retourna vers son ami qui lui fit un grand sourire tout en venant lui mettre une fleur dans les cheveux.

-Il me semblait me souvenir qu’un joli petit oiseau n’aimait pas rester enfermé trop longtemps. Apparemment, j’ai eu raison de venir aujourd’hui.
-Oui... Merci beaucoup ! Je voulais trop aller dehors ! Mais c’est quoi la condition ? Parce qu’ils ne veulent pas que je sorte toute seule...
-Tu n’es pas toute seule, tant que tu restes avec moi.
-Oh oui !!! Reste avec moi !!! Viens, on va faire un tour !!!


La fillette entraîna l’adolescent de seize ans derrière elle. La journée promettait d’être merveilleuse. Passer du temps avec son meilleur ami, elle savait aussi qu’elle arriverait à le convaincre de l’accompagner fois les autres de l’orphelinat. Que rêver de mieux pour cette journée de printemps ? Rien, c’était juste parfait... Oh, si : elle regrettait ses pantalons, parce que rappeler aux garçons qu’elle était la plus forte tout en étant en jupe... Ce serait très moyen. Mais elle était capable de s’en arranger...

Chapitre III : Voilà pourquoi on me surnommait la Hors-la-loi...

Tu danses, tu tournes sur toi-même, tes longs cheveux à présent châtains voltigeant doucement derrière toi. Tu es belle et tu le sais. Tu t’en amuses, tu en joues. Tu attires le regard des hommes qui passent lorsque tu décides de jouer un peu. Leurs nerfs sont mis à rude épreuve, tu aimes jouer, tu aimes les agacer. Tu connais leurs instincts, tu as vu toutes les réactions chez les ex-enfants de l’orphelinat. Tu les frôles, ton souffle venant les faire frissonner puis tu t’esquive avant qu’ils n’aient eu le temps de poser leurs mains sur toi. Tu aimes le danger, tu aimes le feu, tu t’y es déjà brûlée alors que tu n’as que seize ans. Seize années de vie et tu crois tout savoir, tu crois avoir tout vécu. Tu comprends beaucoup de choses, mais tu en ignores encore beaucoup. Au fond de toi, tu le sais mais tu n’y prêtes pas attention, tout ce qui t’intéresse, c’est de jouer. Jouer, encore et encore envies des autres. Tu ne prétends plus faire comme les garçons, maintenant que tu es une jeune femme, tu en es fière et tu en joues pour leur rappeler qu’ils sont faibles face à toi. Tous ces regards posés sur toi te le prouvent à chaque seconde et c’est ce qui te fait sourire, c’est ce qui fait que tu continues.

Pourtant, tu sais que cela ne plait pas à tout le monde. Tu sais que tes parents n’aiment pas te voir passer tes soirées et la plupart de tes nuits dans les rues, à t’amuser avec les "délinquants". Tu sais qu’ils ont peur pour toi parce qu’ils t’aiment, puisqu’ils finissent toujours par te pardonner, mais tu sais aussi qu’ils ont raison de s’inquiéter car tu ne sais pas être une fille bien sage. Tu connais tes limites mais tu fais toujours tout pour les repousser. Saut à l’élastique, exploration dans les marais, escalader les plus grands arbres sans rien pour te retenir... Tu aimes faire des bêtises, tu aimes commander les autres. Tu as organisé un grand nombre de bêtises, tu as aidé des amis à taguer des murs, tu as participé à des combats clandestins, tu as fait quelques petits vols, organisés d’autres. Une véritable chef de bande qui refuse de se laisser marcher sur les pieds. N’est-ce pas ce que tu es, après tout ? Malgré le fait que tu sois à présent une fille de bonne famille, ne restes-tu pas une enfant des rues, qui se plait sur ce territoire qui est le sien ? Si, bien évidemment. Jouer les délinquantes te plait. Tu aimes le danger et l’aventure. Tu regrettes juste de ne pas avoir accès à un domaine qui te passionne malgré ta nature : l’océan. Mais tu sais qu’il te suffit d’être patiente.

Pourquoi es-tu là, ce soir, à danser loin de la plupart des membres de ta bande ? Parce que ton meilleur ami et ton petit copain sont quelque part dans le coin à se disputer. Le premier ? Gabriel. Oui, il a pris ce rôle. Parce qu’il te plait, parce qu’il possède un tempérament révolté qui te plait et que, le connaissant depuis toujours et faisant partie de la même bande, il fait un excellent second que tu manipules à ta guise. Peut-être que tu aurais pu tomber amoureuse de lui... Après tout, il a une belle tête, des yeux bleus à en faire tomber les anges... Avoue-le, qu’il te plait. Non, tu ne l’avoueras pas. Parce que tu sais aussi qu’il a un faible pour toi et qu’il y aurait des problèmes avec ton petit ami. Il y en a déjà suffisamment comme cela, inutile de compliquer la situation. Qui est donc l’heureux élu ? Jasper. Tu as fini par l’aimer, tout comme lui t’aime. C’est une belle histoire entre vous et si tu ne crois pas aux contes de fée, votre histoire y ressemble fortement... Et tu souhaites que la fin soit la même que dans les livres : ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. C’est nian-nian, tu en es bien consciente, mais tu l’aimes à la folie ce loup-garou.

Un nouvel homme entre dans le bar. Tu lui jettes un coup d'œil tout en t’éloignant du pauvre homme auquel tu tournes autour depuis cinq bonnes minutes. Les joues rougies sous l’effort, la température assez élevée du lieu ne t’aidant guère à te rafraichir, tu décides d’aller faire un tour au comptoir pour t’avaler quelque chose de bien frais, de quoi repartir d’autant plus en forme. Le nouveau venu s’installe à côté de toi et tu fronces les sourcils. C’est la première fois que tu le vois, cet homme, mais il te donne l’impression de déjà te connaître. C’est très curieux pour toi. Alors tu le dévisages sans aucune pudeur, vidant ton verre de rhum à petites gorgées. Il n’a pas l’air de s’en plaindre, puisqu’il fait de même avec toi. Allons donc... Vous restez ainsi à vous dévisager, jusqu’à ce qu’il finisse par prendre la parole.

-Jayde Lunan je suppose.

Tu sursautes, voilà des années que tu n’as plus entendu ton nom de naissance. Lunan, tout le monde a oublié. Officiellement, tu es Jayde Aguilera, rien de plus. Tu fronces donc les sourcils et t’agite un peu sur ton siège, mal à l’aise... Un inconnu connaissant ton nom d’origine, cela ne t’aide pas à te détendre.

-C’est exact. Mais mon nom actuel est Aguilera.

Il soupire, ce qui t’intrigue. Il se détourne aussi pour commander un verre. Du rhum, tout comme toi. Un sourire vient faire son apparition sur tes lèvres et tu le regardes fixer son verre lorsqu’il l’obtient.

-J’aurais dû m’en douter... Tu es une superbe jeune femme à présent. Tu devais être une ravissante petite fille, tout comme ta mère l’était. Tu lui ressembles tellement...
-Que ? Pardon ? Vous avez connu ma mère ? Je veux dire... Ma mère biologique ?
-Je la connaissais mieux que quiconque. J’aurais tout fait pour ne jamais avoir à la perdre, malheureusement, je n’ai pas pu être là le jour de sa mort... Je m’en veux tellement...


Tu pâlis. Ce type parle comme s’il connaissait ta mère. Les question qui te trottaient dans la tête lorsque tu étais petite reviennent à toute vitesse. Qui étaient tes parents ? Pourquoi les adultes, qui savaient forcément la réponse, refusaient de t’en parler ? Tu te mordilles la lèvre, embêtée... Tu ne sais pas quoi dire à cet homme qui a réussi à piquer ta curiosité. Tu ne fais même plus attention aux autres hommes présents dans le bar, tu fixes seulement celui-ci. Il est brun, ses traits sont marqués par la fatigue et la mélancolie. Pourtant, tu sens comme une aura autour de lui qui vient imposer le respect. Tu ignores qui il est, mais tu as bien l’intention de le découvrir.

-Qui êtes-vous ? demandes-tu, le faisant presque sursauter et se retourner vers toi.
-Oh, pardon. J’en ai oublié de me présenter. Je ne nomme Owen Lunan. Je suis... Actuellement le dernier descendant de la famille Lunan. Une famille respectée car nous savons nous faire respecter et mener ceux qui nous accompagnent. Une famille crainte car nous avons tendance à passer du mauvais côté de la loi. Nous avons ça dans le sang... Et tu l’as aussi dans le sang, car tu es une Lunan, toi aussi. Tu es ma fille, Jayde Lilith Ylva Lunan. Ca fait déjà quelques mois que je cherche à te retrouver et...
-Oh là, minute. Tu prétends être mon père ?
-Je le suis.
-Pourquoi est-ce que je devrais te croire ? Pourquoi ne t’es-tu pas occupé de moi ?
-J’étais en prison, Jayde... On m’a condamné à seize années de prison pour avoir tué celui qui voulait prendre la vie de ma femme et de l’enfant qu’elle portait.


Tu le regardes, tu ne réagis plus. Cet homme... C’est faux. Il ne peut pas être ton père. Il raconte n’importe quoi. Et pourtant, le fait de passer du mauvais côté de la loi... Tu te souviens des adultes qui te surveillaient tout particulièrement, tu te souviens de ce surnom qu’ils te donnaient : Jayde la Hors-la-loi. Ce n’est pas vrai. Tu t’amuses bien à faire tout et n’importe quoi mais tu n’es pas... Hors-la-loi. Oui, la description qu’il a donné te convient. Mais de là à croire que cet homme qui débarque ainsi, pour déclarer de but en blanc qu’il est ton père tout ça parce qu’il connait ton nom de naissance complet, non. Alors tu vides ton verre, paye le barman, et tente de t’en aller.

-Tu mens. Tu ne peux pas être mon père.
-C’est pourtant la vérit...
-Ta vérité ! Mes parents adoptifs sont mes parents, je n’ai pas besoin d’un meurtrier dans ma famille ! Adieu, monsieur Owen Lunan.


Tu es dure et tu le sais. Mais tu refuses de l’écouter. Cela t’agace, tu ne veux pas en savoir plus sur cet homme. Tu te mens, tu le sais bien... En vérité, tu crèves de curiosité, tu brûles d’en apprendre plus. Mais tu as peur de ce que tu pourrais découvrir. Il vient de dévoiler qu’il est un meurtrier et un Hors-la-loi, que peut-il avoir fait d’autre ? Tu crains de le découvrir, alors tu repars à la recherche des deux garçons auxquels tu tiens le plus et qui sont très certainement toujours en train de se chercher des noises. Tu vas aller leur tirer les oreilles. Alors tu te détournes sans un mot de plus et files vers la sortie. En passant la porte, une dernière phrase raisonne sans que tu prennes la peine de te retourner pour lui montrer que tu l’as entendu.

-Si tu veux des informations, Jayde... Va faire un tour du côté de l’océan. Étant donné ce que je suis, je pense que tu n’auras pas de mal à me trouver.

Que veut-il dire ? Tu n’en sais rien, tu préfères te sauver... En espérant, sans conviction, ne jamais être amenée à le recroiser, de peur d’en apprendre trop sur tes origines.

Chapitre IV : Une trahison, deux vies détruites...

Tu pleures, encore et encore. Tu pleures toutes les larmes de ton corps, ici et maintenant. Tu ne comprends pas ce que fait ce corps sans vie entre tes bras, tu ne comprends pas pourquoi cette magnifique bague de fiançailles à ton doigt est à présent pleine de sang. Tu ne comprends plus ce qu’il t’arrive. Tout ce que tu sais, c’est que tu as mal comme si ton cœur se faisait transpercer par une dague, cette même dague qui est plantée dans le corps de ton fiancé, de celui qui fut ton fiancé. Il est mort, tu sais qu’il est trop tard, tu n’es pas idiote, tu n’es pas aveugle. Son cœur ne battait plus lorsque tu l’as trouvé. Comment aurait-il pu continuer à battre, avec cet arme l’ayant embroché ? Impossible. Tout es fini. Le conte de fée se termine pour toi, dans le sang et les larmes. Tu veux mourir, tu veux le rejoindre, il te manque déjà, il te manque plus que tout. Seulement, tu n’arrives pas à faire un seul geste, tu restes prostrée sur son corps, dévastée.

Pourquoi ? Pourquoi la mort a-t-elle décidé de frapper ce soir ? Pourquoi lui ? Tu ne sais pas. Tu n’en sais rien. On te parle, tu ne veux rien entendre, tu refuses d’écouter. Pour toi, il n’y a que lui qui existe. Jasper... Tu sais bien que l’annonce de vos fiançailles n’a pas plu à tout le monde. Six années de différence, six ans de trop pour beaucoup de personnes. Mais est-ce la seule raison ? Est-ce à cause de leur différence qu’ils l’ont tué ? Tu en doutes sincèrement. Tu sais bien que ton cher et tendre avait des problèmes, des ennemis même s’il refusait de t’en parler. Que s’est-il donc passé ? Tu sais que Haniel et lui devaient se retrouver, sans doute pour une nouvelle bagarre. Tu en as l’habitude mais pourquoi les choses changeraient-elles ? Tu ne sais pas, tu es perdue. Pour une fois, tu ne sais pas quoi faire, comme si ton esprit était anesthésié. Les questions t’embrouillent l’esprit, l’odeur de rouille du sang ne te permet pas de réfléchir correctement. Tu voudrais bien te laisser sombrer, toi aussi. Tu voudrais bien disparaître... Mais avant, il y a une chose que tu te dois de faire : payer ce meurtre au responsable.

Finalement, tu relèves ton regard plein de larmes pour observer l’homme en face de toi. Tu le hais. Tu lui faisais confiance, il t’a trahi. Les hommes sont des idiots finis, les hommes sont nuls. Ils ne méritent pas ta considération, ils ne sont bons qu’à être contrôlés. Seules quelques rares exceptions valent la peine de s’y intéresser. Ton fiancé était une exception. Tu comprends que Gabriel n’en était pas une. Il a tué ton fiancé. Tu sais que c’est lui, qui d’autre aurait pu te voler cette dague que tu transportes sur toi depuis déjà deux ans, depuis ta rencontre avec celui qui a prétendu être ton père ? Il n’y a que lui, tu ne vois que lui. Tu es en colère, tu le détestes, tu le hais. Tu ne fais plus attention à rien, tu baisses à nouveau les yeux et retires simplement cette dague qui te nargue. La voir à cet emplacement t’es insupportable, tu as l’impression de l’avoir tué de tes propres mains. Ce n’est pas ton genre, tu n’es pas une meurtrière. Encore moins pour l’éliminer, lui. Tout le monde sait que tu l’aimes, ton blondinet de fiancé. Ce n’est un secret pour personne, de même que tout le monde sait que tu es tout sauf une fille bien sage, même en ayant été adoptée. Mais tu n’es pas une meurtrière... Non, ce n’est pas ton genre...

Tu finis par te relever, laissant le cadavre sanguinolent à terre. Tu ne peux plus rien pour lui, et si ton cœur te supplie de rester avec lui, de ne le lâcher pour rien au monde, ta colère qui te pousse à attaquer et ta raison qui t’explique que ça ne sert à rien de t’attarder t’amènent à te relever. Tu es louve, cela ne s’est jamais aussi bien vu. Ton regard, ces crocs qui ressortent... Tu n’es pas du genre à te mettre facilement en colère mais à présent tu ne contrôles plus rien. Tu meurs d’envie de te transformer et d’attaquer, de mordre, de détruire. D’ailleurs tu lui sautes dessus, essayant de le frapper avec cette dague qui a tué le blond. Tu rates ton coup, tu aurais dû t’en douter, la colère t’aveugle, tu es plus prévisible que d’habitude. Essaye-t-il de parler ? Tu l’ignores, tu ne l’écoutes pas, tout ce que tu veux, c’est le faire disparaître de ta vue. De préférence, de manière définitive. Tu tentes une nouvelle attaque, il t’esquive. Tu grognes. Pas très distingué mais tu es incapable de prononcer un mot. Tu raffermis ta prise sur la dague quand, enfin, quelque chose capte ton attention. Des sanglots. Ce ne sont pas les tiens, ni ceux du brun, alors de qui donc ? Tu te retournes... Et là, tu découvres la mère de ton fiancée, qui se rapproche à petits pas de son fils, étendu au sol. Tu n’avais déjà guère plus de couleurs, à présent tu n’en as plus du tout. Elle vous regarde alternativement, Gabriel et toi. Toi qui a la dague assassine en main, toi qui en est la légitime propriétaire. Tu prends peur. Les apparences sont contre toi, tu commences juste à t’en rendre compte. Que dois-tu faire ? Tu ne sais pas, tu restes figée sur place.

-Tu as tué mon fils...
-Non... C’est faux, je...
-Tu l’as tué ! Monstre !
-Non ! Je... J’aime Jasper !
-MONSTRE ! TU AS TUÉ MON FILS !


De nouvelles larmes roulent sur tes joues. C’est une cause perdue et tu le sais. Madame Goldsmith ne t’a jamais aimée, tu en es bien consciente. De plus, tu n’as aucune preuve, aucun alibi. Tu te promenais seule dans les rues, à la recherche de ton doux fiancé lorsque tu l’as trouvé là, dans son sang, ton arme plantée dans son cœur... Et Gabriel à le regarder. Tu le hais, ton ancien meilleur ami. Tu le hais plus que tout, mais tu n’as même plus la force de te retourner. Tes jambes refusent de te supporter plus longtemps et tu t’écroules au sol, l’impact brutal avec le sol couvert de feuilles faisant vibrer chacun de tes os. Estimes-toi heureuse que ce ne soit pas des dalles ou du béton, sinon tu aurais réellement eu mal. Mais pour le moment, tu n’y penses pas. La mère de ton fiancé t'accuse du meurtre de ce dernier. Et tu n’as rien pour prouver ton innocence. Tu espères qu’il s’agit d’un cauchemar, que tu vas te réveiller, que ton cher et tendre va te rassurer... Mais au fond de toi, tu sais qu’il ne s’agit que de la pure réalité : il est mort, tu es en vie, on t’accuse de son meurtre. Tu sens quelqu’un te relever. Tu essayes de distinguer de qui il s’agit, ce n’est pas facile car tu pleures à nouveau. Mais il n’y a qu’une seule personne capable de te tenir de cette manière, alors tu hurles.

-GABRIEL ! LÂCHE-MOI, ESPECE D’ASSASSIN !
-Jayde, faut qu’on se tire !
-NON !!!
-Soit pas stupide ! Tu veux te retrouver en taule pour quelque chose que tu n’as pas fait ?
-Laisse-moi, je te ha...


Tu n’as pas le temps d’en dire plus. Non, tu n’auras même pas ton mot à dire, puisqu’il vient de t’assommer, purement et simplement. Tu n’as pas d’autre choix que de t’écrouler dans ses bras et le laisser t’emporter loin d’ici. En l’espace ce quelques secondes, tu as tout perdu : ton meilleur ami que tu détestes, ton fiancé qui a rendu l’âme, la vie qui t’a été accordée en étant adoptée... En l’espace de quelques instants, tu es passée de citoyenne agitée à meurtrière recherchée. Tu vois comme la vie peut-être imprévisible ? Non, c’est vrai, tu as perdu connaissance... Mais le fait est là : en quelques minutes, ton monde s’est écroulé.

Chapitre V : Les mecs, ça se mène au fouet.

-Un peu de nerf, que diable ! Vous êtes des hommes ou des gosses ?
-Des hommes, capitaine !
répondent-ils en chœur, comme toujours.
-Alors je veux vous voir faire mieux que ça ! Un lycan de trois ans ferait mieux que vous ! Et gare à ceux que je vois utiliser la magie pour faire ça ! Au travail, bande de moules !

Tu fais claquer ton fouet tandis que tes ordres se font entendre d’un bout à l’autre du pont et ce malgré le vent qui siffle et les vagues qui s’écrasent contre la coque du navire. Tu sais ce que tu fais, tu le fais depuis déjà quatre ans. Et, plus important : ils savent qui tu es. Alors ils ont beau rechigner, ils se remettent au travail, ramenant les voiles. Ce n’est pas évident, tu en es bien consciente, mais si celles-ci se font arracher par le vent, vous seriez coincés en plein océan et c’est là hors de question. Tu te tiens pour ne pas risquer de passer par-dessus bord mais tu t’obliges à rester sur le pont, avec tes hommes. Non pas que tu ne leur fais pas confiance, mais parce que tu veux t’assurer que tout va bien pour eux. Ils ont beau être une vraie bande de moules, tu les apprécies. Tu ne choisis pas tes hommes au hasard, tu sais deviner lesquels valent la peine de monter à bord. Ton père t’a appris à les reconnaître au premier coup d'œil.

Ah, ton père... Il te manque, n’est-ce pas ? Ironie du sort... Il y a six ans, tu te faisais la promesse de ne jamais aller le voir. Alors pourquoi as-tu craqué, il y a quatre ans ? Parce que ton monde s’écroulait, parce que tu savais qu’il t’attendait. Alors tu y es allée. Tu n’as pas eu trop de mal, un repère de hors-la-loi sur la côte, il n’y en a qu’un : le port clandestin. Il y était, il t’attendait. Alors tu as fini par poser toutes les questions qui te traversaient l’esprit, tu as eu toutes les réponses. Alors tu l’as cru, tu l’as accepté comme ton père. Et lui t’a appris son nouveau métier : la piraterie. Toi qui rêvais d’aventures, toi qui rêvait de l’océan, tu ne t’es jamais sentie plus heureuse que sur un navire. Tu as été son élève, son second. Et finalement, à sa mort, tu l’as remplacé aux commandes, le cœur lourd. C’était l’année dernière, tu t’en souviens. Une bagarre idiote, un coup de trop... Il était mort. C’était idiot, tu aurais pu l’éviter et tu t’en veux pour ça. Mais t’en vouloir ne servira à rien alors tu continues d’avancer. C’est ton destin : avancer, encore et toujours. Peu importe ce qui peut se mettre en travers de ton chemin, tu ne baisseras jamais les bras, tu ne te laisseras jamais abattre.

Une secousse plus forte que les autres manque de te déséquilibrer. Tu serres les dents et te concentre un peu plus sur ce qu’il se passe. Tu as laissé la barre à ton second, qui tient le coup, mais l’équipage a du mal à ramener les voiles, le vent souffle bien trop fort. Alors tant pis, si à la force des bras ils n’y arrivent pas, il va falloir utiliser la magie. Tu n’aimes pas ça, tu trouves ça injuste que certains possèdent un pouvoir et pas d’autres mais c’est ainsi. Alors tu cherches des yeux les sorciers qui sont sur le pont. Tu les rejoins et finalement les autorise à utiliser leurs pouvoirs. Ils ne se font pas prier et le travail est fait en deux temps trois mouvements. Tu souris, au moins c’est du travail efficace. Et rapide, pour une fois. Il n’empêche que... Tu fronces les sourcils. S’il a fallu en venir à cette extrémité, c’est qu’il y a un problème. Alors tu grognes un peu et rejoins la barre. Ton second arque un sourcil, comprenant visiblement qu’il y a un problème. Tu n’as pas besoin de parler, il te connait tout comme tu le connais. Tu as juste à indiquer le pont inférieur du menton, il hoche la tête et tu te détournes. Tu raffermis ta prise sur son fouet et le fais de nouveau claquer. Étant donné le bruit ambiant, tu es obligée de recommencer deux fois pour avoir l’attention de tous. Lorsque c’est chose faite, tu reprends la parole.

-Tout le monde sur le pont inférieur ! Immédiatement ! Faites remonter les moules qui s’étaient planquées, je veux que dix hommes restent ici !

C’est une nouvelle fois la pagaille. Tu as beau être un joli brin de femme, ils savent que tu ne plaisantes pas. Tu as déjà fait passer des trouble-fête par-dessus bord, les vouant à une mort certaine. Tu n’as aucune pitié lorsqu’il s’agit de faire respecter l’ordre sur ton navire. S’il faut en venir aux mains, tu n’hésiteras pas. Tu sais te servir de tes poings, de tes dagues et de tes pistolets aussi bien que tu savais te servir de ton charme, alors que tu n’étais qu’une adolescente. Tout homme devra s’incliner devant toi, et tous les moyens sont bons, du moment qu’ils restent en accord avec tes principes. Mais trêve de réflexions, n’est-ce pas ? Tu sais qui tu es, après tout. Il t’en a fallu des années, pour être au point. Maintenant, tu es Jayde Lilith Ylva Lunan. Capitaine Lunan pour les intimes. Oublié le nom d’Aguilera. Oh, tu te souviens d’eux mais tu ne veux pas les revoir, ce serait trop dur. Ils te rappelleraient ce que tu as perdu et cela, c’est hors de question. Il est donc temps pour toi de descendre corriger tes hommes. Ils ont été incapables de ramener les voiles dans le temps que tu leur impose. Tu vas jouer du fouet. Ils n’ont pas fini de l’entendre claque, que ce soit dans les airs ou sur leur peau. Pour peu, tu les plaindrais...

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MessageSujet: Re: Jayde ✵ Louve en fuite   Lun 3 Sep - 19:48

COUCOU TOI.
commentaire constructif. bonsoar. Arrow
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MessageSujet: Re: Jayde ✵ Louve en fuite   Lun 3 Sep - 19:56

Coucou vieux chnock.
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MessageSujet: Re: Jayde ✵ Louve en fuite   Jeu 6 Sep - 17:33



Validation.


Tu es officiellement validé par un membre du staff, JAYDE L.Y. LUNAN, tu rejoins par conséquent le groupe LYCANTHROPES. Tu vas recevoir ta couleur et ton rang sous peu - quand le légume qui vient de te valider se bougera pour - mais en attendant, tu peux commencer à poster un peu partout dans le forum. Déjà, tu peux courir te recenser dans les différents registres : bottin des avatars, logement, métier de ton personnage ect. Ceci fait, tu peux venir ouvrir une fiche de liens, par ici. Par la suite, on t'invite à ouvrir un carnet pour tes divers rps, histoire de tenir au courant tout ce beau monde, et c'est par . Finalement, si tu as des questions ou quoi que ce soit à nous demander, tu peux le faire ou par message privé, ou en postant ici. N'oubliez pas non plus que pour rp par ici, il faut poster l'entête de rp au début de ce dernier, pour faciliter le boulot au staff (interventions, et autres) qui est disponible ici. Bon jeu, sur Anarkia !

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Jayde ✵ Louve en fuite

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