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 oh lord, oh lord, don't take that sinner from me. (trio)

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Lyokha Volkov
♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
♆ métier : Fouteur de m**** (et amant de Samael à plein temps).
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MessageSujet: oh lord, oh lord, don't take that sinner from me. (trio)   Ven 25 Sep - 20:10




Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not,
He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.
Oh Lord, Oh Lord, I’m begging you please,
Don’t take that sinner from me.
@thecivilwars

Vous riez aux éclats. Pourquoi ? Les aventures qu'un de tes collègues continue à raconter, accompagnées de gestes qui vous plongent au plus profond de ces histoires douteuses. Une autre histoire de Capitaine Moustache, comme beaucoup le surnomment sur la base. Cet homme est... Un sketch à lui tout seul, et même s'il est votre supérieur hiérarchique, ça ne vous empêche pas d'en rire dans son dos. Il faut dire qu'il vous en fait de belles, parfois... Mais bref. Ça vous donne de quoi rire, de quoi vous détendre en cette soirée, et vous ne demandez rien de plus que de relâcher un peu la pression et toute cette discipline dans laquelle la plupart de tes amis présents ce soir baignent. Et toi ? Tu n'es plus réellement à l'armée. Du moins, si, tu y es encore, mais moins qu'avant. Avant, tu ne faisais que cela, maintenant, tu as un boulot dans le civil aussi, et ça te permet un peu d'avoir deux mondes bien distincts, et de voir du neuf tous les jours ou presque. Mais eux, tous ces hommes – ou presque – sont encore à l'armée, y travaillent comme instructeurs, mécaniciens ou soldats, voir même officiers. Alors, ils sont plus au courant de toi que certaines choses, et ne manquent pas de t'en tenir informé, de tous ces potins, lors de soirées comme celle-ci. Et c'est un réel plaisir pour toi, de voir que vous êtes toujours la même petite troupe. Tu es un peu perdu dans tes pensées, quand le plus jeune d'entre vous se fait charrier. Tu reviens immédiatement à toi, essayant de comprendre ce qui se passe. Il a repéré une fille hein... Vous riez de plus belle quand il essaye de démentir, et tu sais que ça sent le pari à plein nez. Mais tu décides de ne pas en être pour le coup, et tu regardes plutôt la table. La plupart des verres sont vides, tu te lèves donc. Tu leur demandes ce qu'ils veulent, indiquant au passage que c'est ta tournée. La commande se complète, et ça laisse un peu de répit à Matthew, qui tente sûrement d'échapper à l'inévitable pari que les autres préparent. Toi, tu en profites pour t'éloigner et rejoindre le comptoir.

Les barmen semblent tous occupés, et tu en choisis un au hasard. Brun, cheveux courts. Occupé lui aussi, mais qu'importe, il a l'air d'avoir un peu moins de clients que les autres. Tu viens donc t'appuyer non loin sur le comptoir, attendant calmement ton tour. Tu es du genre patient, et tu te doutes bien que ce boulot doit être difficile, en un sens. Mémorisation, patience avec les clients, peut-être une certaine créativité pour les cocktails, ou encore de la réactivité. Mais avant tout de l'endurance, pour tenir de longues soirées comme celle-ci. Et ce soir – samedi soir – ça doit être assez prenant. Alors oui, il est normal que tu attendes tranquillement ton tour, sans t'échauffer l'esprit comme d'autres. Mais quelque chose t'interpelle. Un type est assis juste en face du barman. Tu les observes un instant, ou plutôt, tu observes ce fameux client. Tu ne sais pas pourquoi tu le sens, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Quelque chose qui ne colle pas dans la scène, quelque chose que tu aimerais comprendre. D'une manière inexplicable, et peut-être que tu te fais un film, tu as l'impression que le client agace un peu le barman. Du moins, il l'empêche d'être pleinement dans son travail, et tranquille. Comme s'il voulait en avoir le monopole. Hum... Faudrait que tu m'accordes 5 minutes, derrière le bar... Ca serait plus intéressant... Sérieusement ? Tu arques un sourcil, tu décides d'attendre et de ne pas te mêler de ce qui ne te regarde pas. Mais au bout de dix longues minutes environ, tu te décides à te rapprocher du barman, venant non loin de ce client qui continue à insister, entre sous-entendus et tu ne sais quoi que tu es incapable de déceler dans ce qu'il raconte. Tu jettes un bref coup d'oeil au barman avant d'en revenir à l'autre, sur le tabouret à côté de toi. « Excusez-moi, vous comptez le harceler comme vous le faites depuis tout à l'heure toute la soirée ? Pas que ce soit mon problème, ce que vous lui voulez ne regarde que vous, mais je crois qu'il est un peu occupé, et jusque à preuve du contraire, il n'est pas là pour s'occuper que de vous. » Tu as prononcé le tout dans un calme olympien. Tu n'as aucune raison de t'énerver après tout, pas pour l'instant du moins. Même si l'homme en face ne semble pas du même avis que toi... « De plus, il n'a pas l'air intéressé par vos avances. Alors passez à autre chose, d'accord ? » Il n'y a rien qui t'insupporte plus que ça, dans les bars. Les hommes malpolis, qui prennent les femmes – ou dans ce cas si, un autre homme – pour des objets, en draguant lourdement. Ça vient peut-être du fait que tu as une petite sœur et que tu es très protecteur avec elle, et que tu n'aimerais pas que ça se passe ainsi avec, qui sait. Mais ce barman n'est pas ta petite sœur, et il peut sans doute se défendre seul. C'est juste que... Voilà, comme toujours, il faut que tu te mêles dans des problèmes pas possibles, rien que pour aider les autres.

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Kenrick G. Haynes
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Re: oh lord, oh lord, don't take that sinner from me. (trio)   Ven 25 Sep - 22:36



Une soirée comme une autre. Les verres s'enchaînent, mais ce n'est pas toi qui les bois, non. Tu les prépares, patiemment, méticuleusement. Voilà trois ans que tu es barman, trois longues années que tu travailles dans ce même établissement. Les études ? Tu aurais aimé les prolonger, mais la vie en a décidé autrement. Enfin, surtout, Marcus en a décidé autrement. Lui et ses crises, lorsqu'il ne te voyait pas de la journée, te sachant ailleurs, entour de jeunes de ton âge, à rire, à t'instruire, peut-être à te faire draguer ou pire encore... Non, il ne l'a pas supporté. Et toi, hé bien, tu as fini par céder et te trouver un travail. Tu ne te plains pas, ce n'est pas le métier le plus facile ni même ce dont tu rêvais étant plus jeune, mais tu te sens bien ici, derrière ton comptoir, avec tes collègues, un patron patient et des client pas trop agaçants en règle générale. En règle générale. Mais ce soir, comme quasiment tous les soirs où tu travailles, il y a un client qui te tape sur le système. C'est toujours le même regard clair qui détaille tous tes faits et gestes, la manière dont tu marches, dont tu regardes tes clients, qui écoute, décortique et interprète chaque propos pour mieux te rappeler à lui dès qu'un infime détail ne lui plaît pas. Oui, ce soir encore, Marcus est assis de l'autre côté du comptoir et est bien décidé à t'énerver jusqu'à ce que tu finisses ton service. Comme toujours, tu t'efforces de ne lui accorder que le strict minimum d'attention. Il ne faut pas qu'il se sente plus important qu'un autre client, sinon il serait vraiment invivable. Il l'est déjà suffisamment au quotidien, tu n'as pas envie que cela empire. Alors tu le laisses parler, tu écoutes ses sous-entendus d'une oreille distraite, lui accordant simplement quelques coups d’œil de temps en temps, ou lui demandant de te laisser travailler. Mais rien à faire, il s'y refuse, et toi tu fatigues de devoir le supporter. Parfois, tu te dis que les autres barmen ont raison, et que tu devrais lui interdire d'entrer. Mais tu sais qu'il le fera même sans ton autorisation, de toute façon. Il est infernal.

Tout occupé que tu es, tu ne vois pas qu'un client t'attend depuis déjà dix bonnes minutes. Et ledit client a bien suivi le petit jeu de Marcus. C'est donc surpris que tu te retournes quand tu comprends que les mots prononcés de l'autre côté du comptoir son adressés à ton petit ami, et qu'en plus on parle de toi. Arquant un sourcil, tu te tournes vers les deux hommes, notant au passage que tes collègues suivent aussi la conversation. Le blond a raison, tu n'es pas là pour t'occuper que de ton petit ami. Minute. Cet inconnu est en train de prendre ta défense ? Pour quelle raison ? Tu apprécies le geste, bien sûr, mais il ne te connaît pas alors tu as un peu de mal à comprendre pourquoi il fait cela... Et la dernière remarque qu'il fait t'arrache un sourire amusé. Tu n'as pas l'air intéressé par les avances du brun ? Disons que... Il a raison. Dans ce contexte, c'est plus gênant qu'autre chose. Tu baisses alors un peu les yeux, attendant la réplique de Marcus qui ne va pas tarder, comme tu le connais. Et en effet, elle fuse bien vite. « Oui, bien sûr. Et si tu allais voir ailleurs si j'y suis ? » Tu soupires. Il est désespérant. Tu aimerais bien qu'il arrête avec sa jalousie mêlée de possessivité. Tu aimerais qu'il te laisse souffler, de temps en temps. Tu suis la dispute, sans t'en mêler pour l'instant. Le blond répond qu'il est bien là où il est, qu'il attend que tu prennes sa commande, ce qui te fait baisser les yeux... Oups. « Hé bien dans ce cas ne viens pas me pomper l'air ! » Tu fronce un peu les sourcils. Marcus s'échauffe, et ce n'est jamais bon signe, même s'il est censé être clean pour le moment. Il ne doit plus vraiment avoir de drogue dans son organisme. Normalement, tu y as veillé dans la journée. Mais quand même... Il pense que tu pourrais en dire autant ? Oh que oui, c'est ce que tu essayes de faire comprendre au brun, mais ce dernier refuse de l'entendre. « Il n'en fera rien. N'est-ce pas, Mae ? » Tu les regardes, l'un comme l'autre, désespéré. Tu sais que tu devrais prendre la défense de Marcus, dire à l'inconnu de ne pas s'en mêler, que tu sais te débrouiller seul. Seulement, ta patience est mise à rude épreuve ce soir, et tu as bien envie d'entrer dans son jeu. Tu marques tout de même quelques secondes d'hésitation. Le brun n'aimera pas du tout que tu lui tiennes tête, encore moins en prenant le parti d'un inconnu. Et pourtant, tu laisses tes cocktails de côtés et viens poser tes mains sur le comptoir, juste en face d'eux. Ton regard s'arrête quelques instants sur le blondinet – qui est assez mignon il faut dire – avant de reporter ton attention sur l'homme qui partage ta vie depuis des années.

-Monsieur a raison, on ne peut pas dire que tes avances m'aient fait quoi que ce soit. C'était vraiment lourd. En fait, ledit Monsieur que voilà m'intéresse bien plus.

Ton sourire se fait espiègle, ton regard provocateur. Tu vois la mâchoire de ton petit ami se décrocher de surprise, avant que la colère ne vienne enflammer ses prunelles. Tu l'as énervé. Tu vas le payer. Tant pis, tu veux juste qu'il te fiche un peu la paix pour ce soir, même si c'est trop lui demander. Ce n'est qu'une plaisanterie, quelque chose pour lui faire comprendre qu'il te gêne et que tu apprécierais qu'il te lâche un peu. Mais c'est là que quelque chose d'inattendu se produit : le blond se tourne vers toi, et te propose d'en discuter chez lui, si c'est « ce que tu veux dire ». Tu en perds tes mots, sous le coup de la surprise. Mais que fait-il, à tenir de tels propos ? Plus encore en te faisant un clin d’œil ? Sans comprendre pourquoi, tu te mets à rougir. Et c'est l'élément déclencheur. « Ça, c'est hors de question Blondie ! Si tu t'approches de mon petit copain, je t'éclate ! » Heu... Oups ? Oui, ce serait le bon moment pour le dire. Les choses vont déraper. Tu ne peux t'empêcher de te mordiller la lèvre, mal à l'aise. Tu aurais dû te taire, ne pas le provoquer, ne pas lancer de l'huile sur un feu déjà ardent. Tu attrapes le poignet de ton amant, espérant le calmer, mais il se dérobe.

-Marcus, c'était une plaisanterie...

Il ne va pas se calmer. Il est lancé, et il n'arrêtera pas de sitôt. Une fois de plus, il va t'attirer des ennuis, tu vas devoir t'expliquer de longues heures avec ton patron et subir sa mauvaise humeur des jours durant. Te mordant la lèvre, hésitant entre baisser les yeux ou intervenir, ton regard sombre se tourne vers l'aîné de vous trois. Tu le détailles quelques secondes... Puis un petit mot s'échappe doucement d'entre tes lèvres...

-Désolé...

Désolé, oui. De ne pas l'avoir servi plus tôt, de ne pas avoir su rester à ta place, de lui attirer des ennuis, de l'avoir laissé se mêler d'une histoire à laquelle il est totalement extérieur... Désolé...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: oh lord, oh lord, don't take that sinner from me. (trio)   Sam 26 Sep - 21:42

Tu arques les sourcils devant la vulgarité du type qui te fait face. Tu t'es montré poli, tu t'es efforcé de l'abordé avec calme, finesse. Ce grossier personnage t'envoie balader comme si tu étais un de ces potes. Un instant, tu es incrédule, même si tu n'en montres rien. Tu as même un petit sourire en coin qui souligne ton amusement. Allons, tu es tombé sur une forte tête, apparemment. Oui, tu es là parce que tu attends que le brun prenne ta commande. Et non, ce n'est pas un reproche pour ce pauvre jeune homme qui s'efforce de faire de son mieux. C'est juste une manière d'annoncer ton agacement à l'homme qui te fait face. Il ne te fait pas peur. Il intimide peut-être les autres, mais ça ne prend pas avec toi. Tu en as connu de bien plus féroces, si bien qu'il te donne plus envie de rire qu'autre chose. Tu lui pompes l'air ? Tu as presque envie de rire, mais tu t'efforces de rester impassible, pour ne pas rajouter d'huile sur un feu qui couve, couve et qui va finir par embraser la pièce entière. Tu restes neutre, calme. Tu sais à quel point cela peut avoir plus d'impact que les cris et les gestes brusques. L'indifférence est la plus belle forme de mépris qui soit, à tes yeux. Tu te permets d'ajouter que le brun pourrait en faire autant. Mais – oh comme c'est étonnant – le type qui te tape sur le système reprend la parole et trouve encore et toujours quelque chose à répondre à cela. Il n'en fera rien ? Tu observes brièvement le barman, pour en revenir au pilier de comptoir que tu as là. Le silence se pose quelques secondes, dans l'attente de la réponse de l'homme derrière le bar. Réponse qui tombe et qui remue un peu le couteau dans la plaie de son vis-à-vis. Tu l'intéresses bien plus ? Tu décèles le côté ironique de la chose. Il fait ça pour jouer, pour la blague, et tu te contentes de sourire un peu, lui répondant sur le même ton d'amusement. « On pourrait en discuter chez moi, si c'est ce que vous voulez dire. » Oui, on pourrait croire que tu viens de l'inviter chez toi après son temps de boulot, pour discuter et plus si affinités. Il n'en est rien – enfin, il est très mignon oui – mais tu n'as fait que rentrer dans le jeu pour agacer l'autre brun. Et il faut croire que cela marche, bien plus que prévu.

Ta réplique à l'effet d'une bombe, rien qu'à en juger par l'expression du barman, et celle de l'autre qui semble monter en pression. Quoi, le clin d'oeil était de trop ? Pas à ton goût. Tu es charmeur, tu aimes aller au bout de ce que tu fais, même si là, ce n'était que pour le jeu. Blondie ? Mais voilà qu'il part bien avec toi. C'est la première fois qu'on te la fait celle là, et tu te demandes quel clown il a pu avaler pour être aussi pathétiquement drôle. Oh, c'est son petit copain ? Tu es surpris, mais tu ne le montres pas, te contentant de hausser légèrement les épaules. Il va t'éclater hein... Alors voilà, tu as à faire à un petit nerveux. Comme si tu n'en avais pas vu d'autre. Tu restes d'un calme déconcertant, le jaugeant en silence alors qu'il se relève de son tabouret. Le barman semble chercher à le retenir. C'était une plaisanterie oui. Blague qui visiblement, n'était pas au goût de ce fameux Marcus. Tu ne lâches pas du regard ce dernier. Il semble instable, imprévisible. Tu n'as pas envie de te battre. Il le regretterait amèrement. À toi tout seul, tu lui ferais bien du mal déjà. Mais tu sais parfaitement que si on s'en prend à toi, tes collègues rappliqueront, et là, le type pleurera pour qu'on prenne sa défense. Tu croises pourtant brièvement le regard du serveur. Il souffle un désolé auquel tu ne fais que retourner un doux sourire. L'air de dire 'ce n'est rien' ou encore 'ce n'est pas ta faute' voir même 'je peux gérer ça, t'inquiète'. Des mots que tu penses, mais que tu ne prononceras pas. Tu t'attardes plutôt sur monsieur nerveux, guettant ses réactions. Il est énervé, ça se voit. Toi, tu te contentes de l'observer, comme si aucun mot, aucun geste ne pouvait t'atteindre.

« Vous savez, vous devriez vous calmer, Marcus. Je vous ai demandé les choses en politesse. Je m'efforce de rester calme. Il serait bienvenu que vous en fassiez autant. » Ta voix est la même, douce, lisse. Apaisante d'une certaine manière, même si ton vis-à-vis semble loin d'avoir envie de se calmer. Il te rétorque de dégager si tu veux qu'il se calme. Allons donc, vous y revoilà. « Je vous l'ai dit. J'attends juste pour commander. Ignorez-moi, ça ira mieux. » Il insiste. Il veut vraiment que tu t'en ailles de là. Que tu te casses, pour qu'il redescende en pression. Tu ne comptes pas lui faire ce plaisir, et tu te redresses un peu de toute ta taille pour lui faire face. Il veut jouer au plus intimidant ? Tu peux rentrer dans ce stupide jeu toi aussi. « Je le répète ; je suis très bien où je suis. » Tu sens, la tension est palpable. Quelque chose dans son regard te dit qu'il va passer à l'action. Et ce n'est pas manqué. En quelques secondes, le sang lui vire dans les veines il faut croire. Il s'approche pour te pousser en arrière. Cherchant sûrement à t'amener vers la sortie. Tu bouges d'un pas d'abord, et tu te stabilises. Ses mains rencontrent ton torse une fois de plus, et tu en profites pour lui attraper un poignet et le retourner d'un geste rapide et technique dans son dos. Il se retrouve face contre le bar, et toi, hors de portée pour lui. Tu resserres ta poigne et tu te penches sur lui. « Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée. » Puis tu le relâches brusquement, reculant de deux pas par sécurité. C'est là que le brun fait son apparition dans la scène. L'autre brun tu veux dire, le barman. Tu le regardes se placer là, entre vous. Tu desserres un peu les mâchoires, ton regard croise le sien un instant. Ses yeux, ils sont... Il a un très beau regard. Mais aussi, quelque chose de brisé, au fond de ses prunelles. Tu ne saurais dire quoi. Ça te captive, ça t'intrigue. Tu n'entends, ne vois plus rien sur l'instant, à part ce jeune homme. Tu ne prêtes même plus attention à la musique, ou à l'autre que tu aurais bien ratatiné derrière, qui doit mentalement chanter bien des noms d'oiseaux à ton encontre. Et si tu ne comprends pas trop ce qui se passe, tu vois le barman partir avec son petit ami, un de ses collègues prenant sa place derrière le bar. Tu les suis du regard, jusqu'à ce que la porte se referme derrière eux. Alors seulement tu reviens à toi. Quelle curieuse rencontre...

***

Tu vérifies les dossiers empilés là, sur un des bureaux d'accueil, tout en terminant ton café. Tu termines tout juste la brève pause que tu t'es accordé entre deux patients, et tu viens jeter un coup d'oeil pour savoir quel est le prochain, et quelles tâches t'attendent. Les urgences se remplissent, comme tous les jours, les cas s'accumulent, et tu n'as pas trop le temps de respirer. Mais tu ne vas pas t'en plaindre, tu adores ton métier, et tu ne l'échangerais pour rien au monde. Même si parfois c'est ingrat, même si certains vous insultent ou tentent de vous frapper. Il y a tant de bons moments aussi. La satisfaction d'aider les gens, de rassurer des enfants, des familles aussi... C'est un métier très complet, où aucune journée n'est la même. C'est en partie la réponse à pourquoi tu aimes cette activité. Même s'il est vrai que tu détonnes un peu dans le décor parfois, avec tes tatouages notamment. Les gens sont un peu surpris parfois, car le personnel hospitalier n'est pas trop dans l'originalité il faut dire. Mais, bref. Tu finis ton café, tu jettes le gobelet à la poubelle et tu pars avec ton premier dossier sous le bras, accordant un sourire à Gloria – l'aînée qui gère l'équipe administrative de l'accueil. Elle t'interpelle un instant pour te jeter un paquet de Skittles que tu rattrapes au vol. « Toujours à prendre soin de moi, vous êtes la femme de ma vie Gloria. » Fais-tu en t'éloignant, riant un peu avec elle de ta bêtise. C'est un peu la maman de tout le monde ici, Gloria. Mais, bref. Troisième étage, section trauma. Tu feuillettes les documents en route. Samael Tudor. Vingt-quatre ans. Plaie au crâne... Oh mais oui, c'est le jeune homme que tu as recousu. C'est le barman... Un fin sourire étire tes lèvres. C'est le garçon que tu as rencontré samedi dernier au bar, tu t'es accroché avec son petit ami et... Et le pauvre est arrivé dans un sale état. Les secouristes l'ont amené inconscient, et après de nombreux examens, tu t'es occupé de son crâne, sous la demande du médecin qui était débordé. Il pouvait bien te confier cette tâche, il sait que tu n'es pas n'importe quel infirmier, et que tes compétences dépassent ton titre, de par ta formation... Mais bref.

Tu arrives rapidement devant la chambre du brun, et tu y rentres tranquillement, un doux sourire étirant tes lèvres. Tu fermes derrière toi, constatant qu'il est réveillé. « Monsieur Tudor, de retour parmi nous. » Tu t'arrêtes brièvement, et tu finis par t'approcher, déposant le dossier sur un coin de la paillasse de soin. Changer la perf, le pansement, vérifier les sutures et le check up habituel. Tu observes le jeune homme, le moniteur à côté qui indique que tout va bien, tant pour la saturation que pour le cœur. Tu t'occupes d'abord de changer la poche de perfusion que tu accroches, basculant le tube de la poche vide à la neuve. Tu attrapes un feutre indélébile dans une de tes poches pour griffonner quelque chose sur la nouvelle poche, et tu jettes l'autre. « Alors, comment vous sentez vous ? Toujours un peu assommé je suppose, mais ça, c'est normal. Qu'en est-il de votre tête ? » Tu t'assois sur le tabouret à roulette près de la paillasse, et tu enfiles des gants à usage unique pour procéder aux soins. Puis tu fais rouler le chariot de soins jusqu'à lui. « On va y jeter un coup d'oeil, penchez vous un peu en avant. » Souffles-tu, l'invitant à se redresser sur son lit. Tu fais remonter ton tabouret pour être à bonne hauteur, et tu défais la bande que tu avais posée après les points de suture. Tu la jettes, et tu observes plutôt la plaie refermée par les points. Bien, c'est plutôt pas mal. Ça ne semble pas s'infecter pour l'instant, et tu penses que ça va plutôt bien se résorber. Alors tu attrapes une compresse stérile que tu imbibes de Dakin, et tu tapotes doucement sur la plaie. Ce n'est pas supposé piquer, comme produit, et tu fais en sorte d'être le plus doux possible. Puis, une fois la surface bien nettoyée, tu reposes de quoi faire un pansement. Tu enroules une nouvelle bande autour de sa tête, délicatement. Et ceci terminé, tu le laisses se replacer confortablement dans le lit.

Tu l'observes toujours. Tu retires tes gants que tu jettes eux aussi dans le sac poubelle jaune. Tu décales un peu le chariot de soins, et tu en reviens au brun. « La plaie va bien cicatriser normalement. Les points sont solides, ça ne semble pas s'infecter... Autant vous prévenir, j'ai dû couper les cheveux un peu, histoire d'éviter l'infection ou les problèmes par la suite. Mais ce ne sont que des cheveux, ça va repousser. » Fais-tu avec un beau sourire à son attention. Que des cheveux oui. Ça aurait pu être bien pire, il aurait pu avoir une commotion cérébrale, ou une fracture crânienne, il s'en sort avec quelques points seulement. Tu es quand même curieux de savoir ce qui s'est passé... Même si ce ne sont pas tes affaires, tu dois de toute façon demander, parce que c'est aussi une partie de ton boulot. Tu as rencontré son copain, il a l'air d'être un garçon assez violent. Et même si tu n'es pas du genre à tirer des conclusions hâtives.. Bien, tu ne peux t'empêcher d'y penser dans ce sens. « Je sais que ce n'est pas forcément bien reçu, mais je dois vous demander ce qui s'est passé. Vous pouvez me dire la vérité, ou simplement prétendre que vous vous êtes pris une porte ; ça ne m'empêchera pas de dormir. Sachez juste que ce que vous direz ne sortira pas de cette pièce, quoi que ce soit. » Tu ne peux pas l'obliger à te dire ce qui s'est réellement passé. Mais tu dois demander, car il y a des procédures qui doivent être proposées derrière, si cela s'avère être plus qu'un simple accident. Tu récupères le paquet de Skittles dans ta poche, et tu le pose sur sa couverture, sans te départir de ton petit sourire. « Et tenez, c'est bon pour la cicatrisation. » Bien sûr que c'est faux, mais tu veux juste détendre l'atmosphère. Quelques sucreries ne font de mal à personne après tout...

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