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 i guess we were meant to be. (art, +10)

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Leonardo N. Luciano
♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
♆ métier : Fouteur de m**** (et amant de Samael à plein temps).
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♆ tell me, would you kill...


MessageSujet: i guess we were meant to be. (art, +10)   Lun 10 Aoû - 22:30


« Comment as-tu pu nous trahir de cette manière ? Hein ? » Tes mains se resserrent sur le col de l'uniforme que tu tiens entre tes mains, alors que tu plaques violemment la personne qui te fait face contre le mur. Vous faites peur à voir. Salis, saignant ici et là, de petites plaies s'accumulant... Le décor est tout aussi catastrophique. Une vraie guerre mondiale. Un clap se fait entendre, suivi d'un 'coupé' bien sonore. Alors tu relâches l'autre acteur, et il t'accorde un grand sourire, tapant dans ta main, visiblement convaincu de ce qui vient de se passer. Le réalisateur vous laisse d'ailleurs savoir que votre travail lui plaît, puisqu'il vous dit que la scène était impeccable et que vous pouvez prendre une pause. Tu ne dis pas non. Tu es assoiffé, et tu aimerais bien te désaltérer avant que les maquilleuses ne vous sautent dessus à nouveau pour rectifier tel ou tel éléments de votre tenue ou maquillage. Car oui, tout cela n'est que fiction. Un film. Un autre contrat pour lequel tu as signé. Histoire de guerre assez sympathique, pour lequel on t'a proposé le premier rôle. Tu as passé le casting avec d'autres et tu l'as remporté avec une poignet d'acteurs pour les seconds rôles. Une autre grosse production à ajouter à ta filmographie. Tu ne vas pas t'en plaindre. Tu aimes ce que tu fais, tu adores ton métier, profondément. Tu ne l'échangerais pour rien au monde. Mais là tu as soif. Tu zigzagues donc dans le studio, entre décor et caméras, et tu rejoins le coin où tu as laissé ton portable et ta bouteille d'eau. Tu vérifies que tu n'as pas de message. Non. Aucun. Enfin, si, mais... Aucun qui ne t'intéresse réellement. Avant, elle t'envoyait des messages. Mais maintenant... Vous n'êtes plus ensembles, tu te souviens ? Oui. Malheureusement... Et tu en soupires, avant de vider à petites gorgées ta bouteille d'eau.

Et voilà, la maquilleuse t'a quand même trouvé... Tu retiens un soupir, l'accueillant plutôt avec un doux petit sourire. Tu ne lui en veux pas. Elle fait son boulot, un boulot qui peut se révéler ingrat, selon qui on a en face.. Tu as, pour ta part, toujours été respectueux des équipes de tournage. Des cameramans aux scénaristes passants par les maquilleurs et accessoiristes... Tu as toujours tourné dans une ambiance sympathique avec les équipes, et tu en gardes de bon souvenir. Tu fléchis un peu les genoux pour te mettre à sa hauteur, tu sais qu'elle est pas mal plus petite que toi, et que c'est dur de lever les bras toute la journée pour une ou deux retouches. Elle t'en remercie d'ailleurs. Tu te contentes de sourire d'autant plus. C'est alors qu'un gamin fait son apparition sur le plateau, cherchant son père apparemment. Tu arques un sourcil, surtout lorsque le gamin en question s'approche de toi et tire un peu sur ton uniforme pour s'attirer ton attention. Tu le regardes, surpris. Heu. Qui est-ce ? Tu interroges la maquilleuse du regard, elle ébouriffe brièvement les cheveux du petit brun d'une main, souriant tendrement. « C'est le fils du compositeur, il doit être dans sa pièce de composition. » Tu hoches un peu la tête. « Oh, okay. » Tu regardes le gamin à nouveau, puis le plateau. Oh, tu es en pause, et tu n'es pas contre l'idée de te dégourdir un peu les jambes. Alors tu souris au gamin, te mettant un instant à sa hauteur, lui tendant la main dans l'espoir qu'il la serre. « Je suis Lyokha, et toi ? » Il hésite un instant, regarde ta main, mais finit par la serrer, et ton sourire s'élargit un peu plus. « Luka. » Un joli prénom. Luka... Lyokha. Voilà qui se ressemble pas mal. Mais qu'importe. « Je vais t'amener à ton papa. » Tu te redresses, et tu te mets en route avec le garçon à tes côtés.

Après tout, tu connais ce bâtiment comme ta poche. Ou presque. Mais ce sera toujours plus pratique pour lui d'avoir un adulte pour le guider, plutôt que de errer sans trouver ce qu'il cherche. Tu pousses la première porte, le laissant passer. Et tu l'accompagnes ainsi jusqu'à la fameuse salle où vous devez retrouver son père, normalement. Tu lui indiques la porte, restant juste à côté de lui, et il la pousse de lui-même pour rentrer dans la pièce. Tout de suite, il repère son père puisqu'il fonce dans les bras de ce dernier. Tu gardes un petit sourire, faisant quelques pas à l'intérieur, même si tu devrais faire demi-tour. Et ton regard accroche le père du garçon. Mais... Il te dit quelque.... Oh. De. Nope. Tu écarquilles les yeux devant la découverte. Non, ce n'est pas... Ces cheveux bruns, ces yeux sombres... Tu restes silencieux, tout simplement ébahi. C'est. Samael. Tudor. Un de tes ex. quelqu'un que tu as profondément aimé et... Il est là. Samael est là. Tu hésites à fuir en courant, mais ton corps choisit pour toi puisque tu es paralysé sur place... Voilà presque dix ans que tu ne l'as pas vu... Tu déglutis un peu, hésitant à parler. Mais tu prends ton courage à deux mains. Et oui, tu prends la parole. « S...Samael ? » Bégayes-tu. Minable, pas vrai ? Il a.. Changé. Vieilli. Il est... Toujours aussi séduisant et... Tu ne sais plus quoi dire. Ton regard est tout bonnement fixé sur lui. « Ça fait... Longtemps. » Voilà tout ce que tu es capable de dire. Ce qui te semble réellement ridicule. Enfin... Tu appréhendes un peu la suite. Sa réaction. Il faut dire que les choses ne se sont pas... très bien terminées entre vous. L'a-t-il oublié ? Tu en doutes. Pour l'instant, tu restes fixe. Là. En oubliant tout le reste.

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Celestino R. Ferricelli
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Re: i guess we were meant to be. (art, +10)   Mar 11 Aoû - 18:28


Tu te mordilles la lèvre, inquiet. Tu viens juste de revenir dans la salle de composition, mais Luka n'est toujours pas là et cela t'inquiète. Qui est Luka ? Ton fils. Oui, tu es père depuis déjà sept ans. On ne peut pas dire que c'était prévu, on ne peu pas dire que cela faisait parti de tes projets. Il a suffi d'une seule nuit, après une soirée un peu trop arrosée avec tes camarades du conservatoire. Une nuit de trop. Tu ne voulais pas d'une telle responsabilité. Ta camarade non plus. Et pourtant, par principe, elle n'a pas voulu avorter. Tu te souviens de combien cette décision t'avait torturé, parce tu savait bien que cet enfant finirait à l'orphelinat. Pendant des mois, tu as pesé le pour et le contre. Et le jour où Luka est venu au monde, à l'instant où tu as posé les yeux sur lui, ta décision est devenue irrévocable : tu as choisi de prendre tes responsabilités et de l'élever, seul. Vous ne vous parlez plus, sa mère et toi. Elle a fait sa vie, a eu deux autres enfants avec actuel compagnon... Elle vit la belle vie, et tant qu'elle ne se mêle pas de celle de ton fils, tu ne demandes rien de plus. Luka... Ton rayon de soleil, ta tornade aussi. Ce petit ne tient pas en place, ce qui s'est parfois révélé difficile quand on sait combien tu aimes le calme. Mais tu t'es adapté. Maintenant qu'il est à l'école, c'est plus facile de concilier ton travail et ton rôle de père : tu travailles quand il est à l'école, et tu es à la maison lorsqu'il en sort. Quant aux weekends où tu travailles, il vient avec toi. Mais certains jours, comme aujourd'hui, tu regrettes cette décision. Il a encore disparu.

-PAPA !

Tu sursautes et te tournes instantanément vers le garçon qui vient de crier, juste à temps pour l'attraper dans tes bras et le soulever contre toi. C'est Luka. Ses petits bras se referment autour de ton cou tandis que tu soupires de soulagement. Il est enfin revenu. Bon sang, tu t'inquiétais pour lui et il revient ainsi, tout joyeux, comme si de rien n'était. C'est ce que tu penses, mais quand tu le reposes, tu remarques que ses yeux sont légèrement rouges. Il a pleuré. Pour quelle raison ? Tu as bien une petite idée, mais il va devoir s'expliquer sur sa si longue absence. Mine de rien, tu as fouillé les pièces aux alentours, sans succès...

-Dis-donc, ça dure longtemps un simple tour aux toilettes chez toi. Où étais-tu encore passé ? Je m'inquiétais, je ne te trouvais plus !
-Pardon papa... Je... Je voulais faire un tour et je me suis perdu...


Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres. Il s'est perdu, encore. Tu n'arrives pas à comprendre pourquoi il a un sens de l'orientation aussi affreux. Il arrive à se perdre dans votre propre appartement, c'est pour dire. Il faut vraiment que tu fasses quelque chose. Lui offrir une montre avec GPS intégré, lui faire faire encore et encore des courses d'orientation, peu importe, mais il faut vraiment faire quelque chose pour qu'il cesse de se perdre partout. Mais quand tu le vois baisser les yeux, honteux, tu déposes un tendre baiser sur son front avant de l'attirer contre toi. Il est adorable. Tu sais pourquoi il est parti explorer le plateau : Lyokha Volkov joue dans le film, il a même le rôle principal. Et ton petit Luka l'adore. Vous avez regardé tous ses films, tous ceux qu'il peut voir à son jeune âge. Ton fils admire une bonne personne, tu le sais. Soudain, quelqu'un prononce ton prénom. Tu te figes. Cette voix. Non, ce n'est pas possible. Ton regard se tourne vers le nouveau venu. C'est lui. C'est Lyokha Volkov. Ton ancien colocataire. Un de tes très rares ex. La personne que tu n'as jamais cessé d'aimer. Lyokha. Ton cœur rate un battement ou deux. Lyokha. Toutes ces années sans le voir autrement que de l'autre côté d'un écran remontent d'un coup, noyant ton cœur. T'éloigner de lui a été tellement douloureux, mais tu devais le faire... Mais tu as mal, tellement mal... Glissant tes doigts dans les cheveux bruns de ton fils, tu t'avances, jusqu'à te retrouver devant ton ancien colocataire... Ça fait longtemps... Tu hoches un peu la tête...

-Oui, en effet... Un peu moins de dix ans...

Le regard de ton fils alterne entre le blond et toi. Il doit commencer à comprendre pourquoi tu parles beaucoup de l'acteur. Tu le connais personnellement. Tu le connaissais bien avant que son nom soit connu du grand public. Tu l'as aimé, mais devoir couper les ponts a mis fin à votre histoire... Tu ne sais comment réagir... Faut-il que tu gardes tes distances ? Que tu réagisses comme avec n'importe qui ? Ou dois-tu te montrer plus familier ? Tu l'ignores. Tu ne veux pas faire le moindre faux-pas avec lui. Il t'a manqué, affreusement. Mais tu n'as pas l'impression d'avoir le droit de le lui dire. Tu l'as laissé partir, tu ne peux plus revenir en arrière. Allez, fait quelque chose, tu ne peux pas rester là, planté devant lui comme un idiot. Alors tu te fais violence et lui tends la main, dans l'espoir qu'il la serre à son tour. Il ne réagit pourtant pas tout de suite, et tu te mords la lèvre, commençant à te demander s'il ne va pas finalement refuser de te serrer la main. Mais finalement, sa main vient serrer la sienne. Le contact de sa peau contre la tienne te fait frissonner. Lyokha... Finalement, tu l'attires contre toi et refermes ton bras libre sur lui. Lyokha... Durant quelques secondes, tu fermes les yeux, profitant de cette étreinte. Il t'a tellement manqué... Tu n'as pas envie de le lâcher. Tu veux juste faire durer cette étreinte. Mais il faut bien le lâcher, ce que tu finis par faire à contre-cœur. Il est là. Tu ne te sentais pas prêt à le revoir, et pourtant il est là.

-Puisque tu es là, je suppose que tu fais une pause. Et si on allait prendre un café ?

Il accepte. Tu lui accordes un doux sourire, quoique légèrement timide, et ouvre la marche. Tu ouvres quelques portes, jusqu'à la machine à café. Luka vous a suivi, et tu es ravi que la machine fasse aussi du chocolat chaud, puisque tu en prends un pour lui. Le liquide chaud coule doucement dans le gobelet de carton, l'odeur du chocolat se fait de plus en plus insistante. Délicieuse odeur... Mais Luka ne regarde pas son futur chocolat chaud, non. Il regarde le blond, se mordillant nerveusement la lèvre. Un tendre sourire étire tes lèvres, mais tu préfères ne pas le pousser pour l'instant. Il a tout son temps.

-Je te sers un Macchiato caramel ?

Macchiato caramel... Tu t'en souviens, il aimait ça, quand il était étudiant. Tu n'as pas oublié, même au bout de dix ans. Ce n'était pourtant qu'un détail. Il faut croire que tu ne peux pas l'oublier. Tu n'as jamais pu, et ce n'est pas maintenant qu'il est face à toi que tu vas y parvenir. Tandis que tu attends sa réponse, tu te fais couler un Chai Latte. C'est ton péché, cela n'a pas changé depuis des années. Tu secoues un peu la tête, reportant ton attention sur lui...

-Alors dis-moi, tu deviens quoi ? Quoi d'autre que ce j'entends des collègues et les rumeurs qui circulent ici et là, bien évidemment.

Oui, que devient-il ? Tu entends des mots ici et là. Il a été fiancé. Son histoire est finie. Des rumeurs circulent, son image de séducteur est intacte. Monsieur va voir ici et là sans aller bien loin. Tu l'as connu ainsi. Tu l'as connu volage, il a visiblement retrouvé ses anciennes habitudes. Peut-être seriez-vous encore ensemble, si tu n'étais pas parti ? Ou votre relation se serait-elle essoufflée ? Tu ne sais pas, et tu ne veux pas y songer. Tu as mal au cœur. Tu ne veux pas te demander ce qu'il aurait pu se passer, parce que tu as peur de regretter. Peur de confirmer l'impression que tu as laissé passer la seule histoire que tu voulais vraiment vivre...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Leonardo N. Luciano
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MessageSujet: Re: i guess we were meant to be. (art, +10)   Dim 15 Nov - 12:35

Samael Tudor. Sous tes yeux. Tu as du mal à réaliser. La surprise est grande, et tu écarquilles les yeux. Il.. Il est bien là. Avec bien des années de plus. Le temps a fait son ouvrage sur lui aussi. Et tu peux l'affirmer, ça l'a réussi. Mais... Ton cœur loupe un battement. Car soudainement, tous ces souvenirs te reviennent à l'esprit. Tous ces temps passés, à vous chamailler, puis à vous aimer, jusqu'à... Jusqu'à ce que le destin en décide autrement, voilà tout. Il te faut prononcer son prénom pour qu'il se tourne vers toi. Et vous avez l'air aussi surpris, l'un que l'autre. Une vague de sentiments te submerge. Tu n'arrives pas à décrocher ton regard de sa personne. C'est comme si soudainement, tu t'inquiétais qu'il disparaisse à nouveau. Mais tu as vécu près de dix ans sans lui Lyokha, pourquoi est-ce que ce serait si difficile de le voir partir aujourd'hui, alors que vous n'êtes certainement plus que de simples connaissances ? Tu ne sais pas. Peut-être en partie car il n'est pas une simple connaissance, à tes yeux. Ce garçon... Il t'a montré ce que c'était, que de réellement aimer. Tu t'es posé, pour lui. Ça aura été bref, et délicieux à la fois. Douloureux sur les derniers temps, malheureusement... Mais jamais tu ne regretteras ce que vous avez vécu tous les deux. Jamais. Il confirme tes propos. Un peu moins de dix ans, oui... Des années pendant lesquelles il s'est correctement reconstruit, apparemment. Il est père désormais... Et sûrement marié avec cela, même si tu n'as pas envie de lui poser la question. Il te tend la main. Tu hésites un instant. Ce n'est pas que tu refuses de lui serrer la main, loin de là. Tu es juste absorbé par ton observation de sa personne. Il est là, juste devant toi... Tu n'en reviens toujours pas. Tu finis pourtant par poser ta main contre la sienne, la serrant doucement. Sans trop comprendre comment au début, tu te retrouves contre lui. Et c'est là que tu reviens à toi, que tu reprends tes esprits ; dans cette étreinte chaleureuse. Tu regardes en face de toi, serrant un peu les dents. Pas que tu n'apprécies pas cet instant, bien au contraire, mais... C'est tellement étrange. Tu te souvenais de son odeur. Elle t'avait presque manqué. Comme tous ces petits détails que tu te surprends à te rappeler, maintenant qu'il est là.

Il finit par se reculer, pour te proposer d'aller prendre un café. Tu reviens pour de bon à toi. Tu hoches doucement la tête, en silence, et tu lui accordes un petit sourire. Ta gorge est sèche, les mots te manquent, même pour dire simplement « oui » ou encore « merci ». Tu es un peu perturbé, tu dois l'admettre... Mais tu te mets mentalement une paire de claques, et te voilà reparti, le suivant de près en faisant attention au petit Luka qui se glisse entre vous et les portes. Tu observes d'ailleurs le garçon, quand vous attendez devant la machine à café. Tu l'as bien remarqué, il n'arrête pas de te regarder depuis tout à l'heure... Tu souris un peu, mais tu en reviens à son père quand ce dernier te demande si tu veux un macchiato caramel. Alors il se souvient de ça aussi ? « Bonne mémoire... Je veux bien oui, merci. » Loin de toi l'envie de ressasser le passé, mais tu ne pensais pas que ça allait le marquer. Tu pensais qu'il aurait oublié avec le temps. Mais, bref. Tu te contentes de l'observer, de jeter un bref coup d'oeil à son fils par moments. Il lui ressemble terriblement... Ces mêmes cheveux bruns, ces mêmes yeux. Il est mignon, vraiment. Et ça ne te rappelle qu'un peu plus que toi, tu aurais pu avoir tout ça aussi. La femme. Les gosses. Mais le destin en a décidé autrement, Mia en a décidé autrement. Tu échappes un soupir en sortant de tes pensées. Il te tend ton gobelet, et tu le récupères, manquant de te brûler au passage, même si tu ne laisses rien transparaître. « Merci. » C'est alors qu'une question que tu redoutais tant est jetée dans la conversation. Qu'est-ce que tu deviens. Qu'est-ce que tu deviens... Sachant que toi-même, tu n'en as aucune idée précise, ça va être dur de lui répondre. Mais tu vas faire cet effort, pour lui. Parce qu'il mérite bien des réponses, après tout ce temps.

Mais, voilà. Le problème reste le même ; tu ne sais pas quoi dire. Tu es exposé comme bon nombre de célébrités dans les presses people, si bien qu'avoir le moindre secret relève maintenant de l'impossible. Quant à départager le vrai du faux dans toutes ces rumeurs, tu ne t'attardes plus là-dessus. Tu as perdu cette patience que tu avais au début de ta carrière, maintenant, tu préfères t'en amuser et faire tourner les médias en bourrique. « Hm, hé bien, pas grand chose à vrai dire. Je travaille sur ce film, j'en ai deux autres en projet, dont un avec un bon ami... Rien de plus que ce que les médias racontent tu sais. Je me porte bien, je n'ai pas à me plaindre pour ce qui est du boulot... Je vais bien oui. » Tu lui offres un de tes doux sourires, un des plus sincères. Tu vas bien hein... Oui, bien sûr que tu vas bien. Mais tu en as parfaitement conscience ; tu pourrais aller mieux. Seulement, tu sais que tu dois oublier Mia, et passer à autre chose. Ce qui n'est pas si simple, malheureusement.. Tu soupires un peu avant d'en revenir au brun. « Et toi alors ? On se quitte avec dix ans de moins, et te voilà aujourd'hui, père de ce merveilleux petit gars, grand compositeur.. Les choses ont plutôt bien tourné pour toi il faut croire. Ça me fait vraiment plaisir. » Et tu es sincère. Tu es heureux pour lui. Heureux de voir qu'il s'épanouit, qu'il est content, qu'il a pu fonder une famille. Une famille... Tu regardes le mini-lui à nouveau. Luka. C'est dingue, il n'arrête pas de te regarder. Tu te demandes ce qu'il a, s'il a une question ou quoi... Il a l'air intrigué.

Quelques secondes défilent avant que le petit Tudor ne se décide à percer le mystère en se lançant dans ses questions. Tu accordes un petit sourire à Samael, puis tu donnes toute ton attention au gosse. « Wow, une interview privée. » Et tant pis s'ils t'attendent un peu plus longtemps sur le plateau, tu peux bien profiter de ta pause un peu plus longtemps et ce, de la manière dont tu l'entends. Surtout que tu te vois mal refuser quelques réponses à un gamin... Contrairement à certains, la célébrité ne t'est pas montée à la tête. Et en plus, tu adores les gosses. Bref. Tentant d'être méthodique, tu entreprends de répondre à sa première question. Quel est ton rôle et vas-tu sauver le monde... Tu plisses un peu les yeux, cherchant une réponse facile, dans laquelle tu ne t'égarerais pas trop. Ton rôle donc. Celui d'un soldat, oui. Tu cherches quelque chose qui pourrait coller, aux yeux d'un enfant. « Hé bien, je joue le rôle d'un soldat. Du camp des gentils. Et moi et mes amis, on a beaucoup de route à faire pour aller délivrer mon frère d'un camp ennemi... Pour ce qui est de sauver le monde, on verra, si j'ai le temps entre deux batailles. » Tu souris un peu sur tes derniers mots. Tu espères que la réponse sera suffisante, convaincante. Tu ne sais pas comment faire concis, et tu n'as pas envie de t'étaler sur certains détails qui restent incertains pour la production, pour l'instant. Alors tu lui donnes les grandes lignes, espérant que ça fasse l'affaire. Ce qui est apparemment le cas, puisque tu as le droit à une nouvelle question. Est-ce que tu connais son père ? Tu ne peux réprimer un large sourire, alors que ton regard se pose brièvement sur ce dernier. Si tu le connais... Tu détailles brièvement Samael. Tous ces souvenirs qui se mêlent encore dans ton esprit... Mais tu ne peux pas te permettre de sortir quoique ce soit de trop vrai à son fils. Alors tu vas rester évasif, comme toujours. « Bien sûr que je connais ton père. On était de très bons amis à l'université. » Est-ce que cette période est révolue ? Oui, en un sens. Mais... Tu ne sais pas. C'est étrange. Toujours aussi étrange. Tu mets sous silence le fait que vous viviez ensemble, aussi. Tu n'es pas sûr qu'à son âge, il comprenne vraiment le principe de colocation, et tu aimerais éviter les raccourcis gênants qui pourraient le pousser à poser plus de questions à Samael.

Tu entends alors ton nom résonner dans le couloir. Et voilà qu'on te cherche... Tu soupires un peu, répondant d'une voix claire que tu arrives, dans un instant. Histoire de gagner un peu de temps encore... Puis, tu t'accroupis à la hauteur du garçon. « Hé, je peux te dire un secret ? » Il hoche la tête, et tu le pousses à s'approcher, pour venir murmurer quelques mots à son oreille. « Ton papa, c'est le plus génial de l'univers. Il faut bien prendre soin de lui, d'accord ? » Tu te recules, souriant doucement, pour le voir hocher la tête. Il a apparemment une dernière faveur à te demander. Un autographe ? Tu hoches la tête à ton tour, récupérant le bloc notes qu'il te tend, ainsi que son stylo. Tu tournes une page, lui adresse un petit mot après lequel tu déposes ta signature. Il semble ravi, et ça ne te rend que d'autant plus heureux... Décidément, ce gamin est adorable. Tu en profites pour lui demander un bout de papier, et si tu peux lui emprunter son stylo un instant. Ce qu'il semble accepter. Tu te redresses, et tu écris un numéro sur le bout de papier, ainsi que ton prénom. De toute façon, il n'y en a pas vingt mille des Lyokha. Bref, tu rends le stylo à Luka, et tu plies le bout de papier, le tendant à son père. Est-ce que c'est une bonne idée ? Tu ne sais pas trop... Tu ne sais même plus comment est-ce que vous devez vous considérer, désormais. Mais... Tu as envie quelque part, de renouer les liens avec lui. Peut-être pas les mêmes qu'avant. Mais rien que de le savoir ton ami... ça te ferait chaud au cœur. Tu passes nerveusement une main dans tes cheveux, avant de reprendre la parole. « C'était... ça m'a fait vraiment plaisir de te revoir... » Tu n'oses pas trop le regarder en face. Mais tu finis par le faire, pour ne pas paraître trop bizarre. « Et, hm. Si tu veux me contacter... Enfin, on pourrait aller boire un café, un de ces quatre. Si ça te dit bien sûr. » Tu ne sais pas trop. Est-ce que tu as raison de faire cela, ou non ? Au pire, tu te prendras un vent. Et puis c'est tout. Tu n'as rien à perdre, au final, alors autant tenter ta chance. Tu jettes un coup d'oeil vers la porte, tu finis ton café et tu vas jeter le gobelet. « Bon, sur ce, je vais me faire taper sur les doigts si je ne retourne pas sur le plateau. Alors... Encore merci pour le café et à bientôt, je l'espère ! » Tu ébouriffes une dernière fois les cheveux bruns tu petit, ton regard se fige un instant sur Samael, et tu te détournes. Quelle... rencontre. Tu ne t'y attendais pas. Ton cœur non plus. Tu ne saurais dire ce que tu dois en penser, ou t'imaginer pour la suite. Ne cherche pas trop loin, Lyokha. Compose au jour le jour comme toujours...

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MessageSujet: Re: i guess we were meant to be. (art, +10)   Sam 21 Nov - 0:25

Lyokha. C'est bel et bien Lyokha. Tu as bien du mal à le croire. Après presque dix longues années à n'avoir de ses nouvelles que par la presse people, à ne le voir qu'au cinéma et à la télévision, il est aujourd'hui devant toi, en chaire et en os. Et les souvenirs remontent, ces souvenirs que tu essayais de refouler depuis des années. Cette période où vous viviez sous le même toit, vos chamailleries, à quel point il te désespérait lorsqu'il ramenait des filles à l'appartement, ou quand il faisait exprès de t'embêter. Puis la manière dont vous vous êtes aimés. À la folie. Tu n'as jamais aimé quelqu'un autant que le jeune homme qu'il était. Jamais. Et il t'a affreusement manqué, durant toutes ces années. Combien de fois as-tu pensé à le recontacter ? Tu as cessé de compter, étant donné que tu ne l'as jamais fait. Tu es parti, tu l'as laissé derrière toi, à contre-cœur. Tu n'étais donc pas en droit de faire marche arrière. Puis il y a eu Luka, et tu te voyais mal demander à un jeune homme de ton âge de revenir vivre avec toi, avec un enfant en bas âge. Au final, tu t'es contenté de laisse le temps filer, t'éloigner de lui. Tu ne pensais pas qu'il viendrait ici. Tu ne pensais que l'acteur s'aventurerait dans la zone du compositeur. Tu ne pensais pas le voir. Mais ton fils a mis son nez dans cette affaire et vous voilà dans la même pièce.

Il semble aussi surpris de toi, peut-être un peu mal à l'aise aussi, tu ne saurais dire très exactement. Mais tu ne t'éternises pas, et après un rapide poignée de main, tu l'attires contre toi en un bref câlin. Tu retrouves son odeur, ses cheveux qui te chatouillaient et que tu adorais décoiffer, ainsi qu'une chaleur au creux du ventre que tu n'avais pas ressentie depuis des années. Lâche-le, Samael. C'est ce que tu fais, lui proposant plutôt d'aller prendre un café en votre compagnie, à Luka et toi. Il était plus bavard que cela, dans tes souvenirs. A-t-il donc changé à ce point en presque dix ans ? Ou alors est-ce ta présence qui l'intimide ? Mystère. Toujours est-il que vous rejoignez la salle où se trouve la machine à café, précédés par ton fils. Quant au café... Oui, tu se souviens de celui qu'il adorait, étant étudiant. Tu as certes oublié certaines choses, mais certains détails se sont accrochés, s'imprimant dans ton esprit. Comme le café, ses chocapics le matin, sa manière d'être infernal et attachant en même temps, sa manière de prononcer son prénom lors de leurs nuits en tête à tête... Tu secoues la tête. Il ne faut pas y penser. Tu lui donnes donc son gobelet, tandis que tu t'installes à ton tour à la table, après que ton fils ait récupéré son chocolat chaud. Alors. Que devient-il ? Tu l'écoutes te répondre. Il va bien, il a deux autres films en projet après celui-là... Rien de bien nouveau, à vrai dire. Tu as entendu bien des choses, et il ne fait que te les confirmer. Tu aurais préféré en apprendre un peu plus sur sa vie personnelle, mais soit il ne tient pas à en parler, soit il ne voit pas grand chose à en dire. Tu préfères observer le sourire qu'il t'accorde et qui accélère ton rythme cardiaque. Tu as toujours aimé son sourire. Tu continues à l'aimer, il te fait toujours fondre, même après tout ce temps. Mais il le perd lorsqu'un soupir s'échappe d'entre ses lèvres, orientant la conversation sur toi. Père et grand compositeur. Oui, c'est exact, même si tu ne te considères pas vraiment comme un grand compositeur. Tu n'es qu'un simple compositeur, et les réalisateurs aiment ta technique et ton inventivité musicale, rien de plus.

-J'ai eu de la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, surtout. Mais j'avoue, j'aime ma vie telle qu'elle est actuellement.

C'est un immense progrès, par rapport à ce que tu étais, autrefois. Mal dans ta peau, souhaitant en finir. Aujourd'hui tu es père, fier de ton fils, heureux et épanoui au travail... Oui, tu n'as pas à te plaindre, tout a bien tourné pour toi. Tout, ou presque. Il te manque encore quelque chose : l'amour. Tu n'es pas retombé amoureux, depuis dix ans. Tu n'as pas réussi à trouver la personne qui t'accepterait tel que tu es, avec tes défauts, et qui accepterait d'élever ton fils à tes côtés. C'est tout ce qu'il te manque à ce jour. Et à cette pensée, tu baisses les yeux. Sentir son regard posé sur toi te trouble tout autant que cela te rend heureux. Une fois de plus, tu secoues la tête, t'obligeant à te reprendre. Et ton fils t'y aide, enchaînant soudainement les questions. Un léger rire t'échappe, tandis que tu le laisses questionner Lyokha. Quel est son rôle cette fois ? Va-t-il sauver le monde ? Tu ne peux que sourire tendrement. Ton fils est certainement l'un des plus grands fans du blond, il a été bercé par ses films, un peu par ta faute. Mais au moins, tu sais qu'il admire une bonne personne. Exception faite des coups d'un soir que tu continues à désapprouver, mais il est encore trop jeune pour le comprendre. Tu écoutes les réponses, t'effaçant du tableau que t'offrent Luka et Lyokha. Les yeux de ton garçon pétillent d'admiration, il est aux anges et tu t'en rends parfaitement compte. Cela te rend heureux.  Et les questions continues, bien qu'elles se fassent plus personnelles. S'il te connaît ? Ton regard croise celui de l'acteur, se faisant légèrement amusé. La réponse clignote dans ton esprit. Oui, vous vous connaissez. Et plus que bien, autre fois. Est-ce encore le cas aujourd'hui ? Sans doute pas. Vous avez beaucoup changé, l'un comme l'autre. Vous avez mûri, les jeunes adultes sont devenus plus responsables. Mais sa réponse à ton fils te fait baisser les yeux. De très bons amis. Si tu sais que ce sont les paroles les plus sages à dire à ton fils, une pointe de déception s'enfonce dans ton cœur. Ce dernier te regarde d'ailleurs, souriant.

-Ah, c'est pour ça qu'il parle souvent de vous.

Tu sens tes joues s'échauffer. Tu n'avais pas vraiment prévu qu'il tienne ce genre de propos. Mais heureusement, on appelle bien vite le blond. Il faut qu'il retourne sur le plateau. Tu regardes ton fils qui se mordille la lèvre, qui tire nerveusement sur son t-shirt. Il est déçu, il sait que son idole va bientôt s'en aller pour retourner tourner son film. Et pourtant, ton ancien colocataire reste encore un peu, et c'est curieux que tu vois Luka s'approcher de lui, pour que l'adulte lui murmure quelques mots à l'oreille. Tu ne peux t'empêcher de froncer les sourcils, ne sachant que penser de ce qui se passe sous tes yeux. Que peuvent-ils comploter ? Surtout que ton petit garçon se recule et hoche la tête, un grand sourire illuminant son visage d'enfant.

-C'est promis ! Et je sais qu'il est génial, mon papa ! J'ai même pas besoin de maman tant qu'il est là !

Tu pâlis. Qu'est-ce qu'il lui a dit ? Quels propos a-t-il pu tenir pour arracher de telles paroles à ton petit garçon ? Le sujet de la maman est toujours très délicat, bien qu'il le soit plus avec toi qu'avec lui. Tu sais qu'il a besoin d'une figure maternelle, même s'il répète sans cesse le contraire. Tu n'as pas l'impression de pouvoir te substituer à une mère. Il a besoin de quelqu'un qui joue ce rôle, Kylee ne pourra pas toujours tenir ce rôle non plus. Reprend-toi Samael. Tu n'as même pas entendu ton fils demander un autographe à Lyokha. Tu ne reprends contact avec la réalité que lorsque tu vois ce dernier te tendre un bout de papier que, par réflexe, tu récupères et ouvres. Tu redécouvres son écriture. En même temps, du coin de l’œil, tu repères ton petit garçon qui serre son bloc-notes contre lui, sautant partout. Et un doux sourire vient étirer tes lèvres. Il a eu un autographe. Mais tu n'as pas le temps de aire une remarque que ton ancien colocataire reprend la parole. Ça lui a fait vraiment plaisir de te revoir ? Tu te mordilles la lèvre.

-À moi aussi... fais-tu, doucement.

Tu attends qu'il te regarde. Pourquoi fuit-il ton regard ? Le mets-tu donc mal à l'aise ? Tu n'aimes pas cette éventualité, cela voudrait dire que vous vous êtes trop éloignés, mais pas assez pour mettre votre séparation de côté, pas assez pour agir comme d'anciens amis. Mais, heureusement, son regard finit par venir s'accrocher au tien. Un court instant, tu te perds dans ses prunelles d'azur, comme autrefois. Et pendant ce temps, tu l'écoutes parler, ton cœur battant la chamade. Il t'a manqué, plus que tu n'osais te l'avouer. Aller boire un café, un de ces quatre ? Tu lui adresses ton plus beau sourire, répondant avec empressement :

-Bien sûr que ça me dit !

Peut-être devrais-tu être moins pressé. Sans doute même. Mais... Tant pis, c'est Lyokha après tout. Tu le laisses s'éloigner, légèrement à contre-cœur. Tu aurais voulu qu'il reste, tu aurais voulu perdre de longues heures de boulot à bavarder avec lui. De votre passé, de ce que vous avez fait depuis, même si tu suis sa carrière avec assiduité. Tu as toujours gardé un œil sur lui, depuis ton départ. Et tu savais que tu le laissais entre les mains d'un excellent réalisateur. Tu as l'œil pour cela, et tu es fier de voir qu'il a su se faire remarquer et devenir rapidement la star qu'il est aujourd'hui. Il le méritait. À bientôt, il espère. Toi aussi. Mais tu ne réponds pas, te contentant de hocher la tête tandis qu'un doux sourire flotte sur tes lèvres. Tu le laisses partir, parce que tu sais, maintenant, que vous vous reverrez bientôt. En tout cas, tu vas t'arranger pour que ce soit le cas. Ton regard finit par se poser sur Luka, qui saute à nouveau partout, son bloc-notes serré contre lui.

-Interdiction d'amener cet autographe à l'école pour rendre tes copains jaloux.
-Mais papa !


Tu ris un peu des protestations de Luka. Vous allez encore batailler pendant des heures, tu vas encore avoir le dessus sur ses arguments d'enfant et tu sais que, cet autographe, vous allez tous deux finir par l'encadrer et l'accrocher quelque part dans sa chambre. La journée se finira devant un film où Lyokha a le rôle principal, puis tu mettras ton fils au lit, des rêves plein la tête. Oui, c'était vraiment une merveilleuse rencontre.

~~~

Tu te mordilles la lèvre. Pourtant, tu n'as aucune raison d'être nerveux, tu n'es qu'à l'intérieur d'un café, à attendre un collègue, rien de plus. Oui mais justement, ce n'est pas n'importe quel collègue que tu attends : c'est Lyokha Volkov. C'est ton ancien colocataire, tu as eu l'occasion de croiser dans les studios l'autre jour. Depuis, tu n'as de cesse de penser à lui, d'hésiter devant ton téléphone, brûlant d'envie de l'appeler, de lui proposer un tête-à-tête dans un café. Mais tu ne l'as pas fait tout de suite, il t'a fallu attendre plusieurs jours pour te décider. Il fallait que cela tombe un jour où Luka ne serait pas avec toi, et où vous seriez tous deux disponibles pour aller boire une tasse. Mais vous avez réussi à trouver un moment remplissant toutes ces conditions. Tu sais que Luka va t'en vouloir de ne pas t'avoir amené pour revoir son idole, mais il y a certaines choses dont vous devez parler, seul à seul, loin des oreilles d'un enfant. Ton regard se tourne à nouveau vers l'entrée du café, à la recherche de sa tête blonde... Que finalement tu repères bien vite.

-Hé ! Lyokha ! Par ici ! l'appelles-tu.

Il te regarde, et tu l'accueilles avec un grand sourire, te levant de ton siège pour lui serrer la main. Pas de câlin, cette fois. Tu ne voudrais pas qu'on interprète mal votre relation, si jamais la presse people venait à être au courant de votre entrevue. Vous êtes dans un lieu public, après tout, et il est une célébrité, il y a donc certaines choses que tu ne peux pas te permettre. Puis, une fois une poignée de main échangée, tu lui fais signe de s'asseoir, tout simplement, l'imitant aussitôt.

-Je suis ravi que tu ais pu venir. Et, désolé que ça ait pris autant de temps. Il fallait trouver un moment où Luka serait à l'école, et où on pourrait se libérer tous les deux... C'est pas que j'ai un emploi du temps de ministre mais pas loin en ce moment, et j'ai cru comprendre qu'il en était de même pour toi.

Ton sourire parle pour toi : tu es heureux de le voir à tes côtés. Heureux et nerveux à la fois, parce que si tu t'étais préparé une liste de sujets à aborder avec lui, tu as finalement oublié tout ce qu'elle contenait. Ton esprit est vide. Tu repars à zéro et cette sensation est aussi effrayante que grisante. Il a cet effet-là sur toi. Tu as l'impression d'être maladroit en sa présence, alors que tu ne l'as jamais été. Enfin, sauf quand il abordait un des sujets qui te gênaient, ce qui était son petit jeu préféré fut-il un temps. Mais passons, tu as changé. Tu ne comprends, cependant, pas pourquoi tu te sens si gauche, si maladroit.

-Ça fait du bien de te revoir... Je suivais ta carrière de loin mais je ne pensais pas que nos routes se croiseraient à nouveau, au détour d'un plateau de tournage...

C'est la vérité. Tu pensais, jusqu'à apprendre que le film dont tu composais la musique ferait bientôt partie de la filmographie de Lyokha, que vous ne vous recroiseriez jamais. Mais il faut croire que le monde du cinéma est plus petit que tu ne le pensais jusqu'à présent. Vos retrouvailles sont-elles une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Cela, tu ne saurais pas encore le dire. Seul le temps le dira, même si tu espères que la première solution est la bonne. Le simple fait que ton cœur batte la chamade, une fois de plus, ne te fait qu'espérer davantage en cette option...

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Leonardo N. Luciano
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MessageSujet: Re: i guess we were meant to be. (art, +10)   Lun 13 Juin - 21:33

Il a eu de la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Tu souris doucement. Il faut croire que ça a été pareil, pour l'un comme pour l'autre. Vous vous êtes perdus de vue, plus ou moins volontairement, et ça ne vous a pas si mal réussi, sur le plan professionnel comme plus sentimental apparemment, puisqu'il a un merveilleux petit garçon. Dix longues années... Tu aimerais avoir des enfants, toi aussi. Et il serait peut-être temps de t'y mettre, car le temps passe. Mais voilà, la vie n'est pas si simple, et la personne avec laquelle tu pensais construire tout cela ne fait plus partie de ton avenir. Cela te désole, mais tu ne préfères pas trop y penser pour ne pas plomber ces retrouvailles déjà un peu particulières. Vous avez rencontré les bonnes personnes, oui. Tu te souviens pourtant, des débuts. De tes petits rôles, puis de ce premier gros contrat. Tu te souviens parfaitement de ta joie ce jour là, et de ton impatience pour venir l'annoncer à Samael. Vous étiez encore heureux à l'époque. Tous les deux. Puis, les choses se sont dégradées. Du temps a passé et en moins qu'il n'en faut pour le dire, votre histoire se racontait déjà au passé. L'un et l'autre séparés. Ça a été difficile, tu lui en as voulu, au début. Mais tu t'es fait une raison avec le temps et tout cela est lointain désormais, enfermé dans une case de ton esprit. Tu préfères t'intéresser au présent. Toi acteur reconnu, lui grand compositeur. Il est heureux avec sa vie et c'est tant mieux. S'il est content de ses choix, c'est l'essentiel ; toi, tu es heureux avec les tiens – enfin, certains. Mais ça, c'est un autre débat. Enfin, de toute façon, le petit se charge de te tirer de tes pensées en te posant des questions. C'est amusé et enjoué que tu prends part à cette petite interview improvisée. Si tu peux faire sourire ce gamin, c'est tout ce que tu demandes. Les questions s'enchaînent donc, plus ou moins personnelles. Mais tu as l'habitude, et les adultes ont bien moins de gènes. Surtout quand il s'agit de vous traîner, vous les « célébrités » dans la boue. Tu aimes l'innocence et le semblant de sérieux qu'il prend pour s'appliquer. Il te fait sourire et c'est en toute honnêteté que tu lui réponds, ou presque.

Car non. Tu ne peux pas te faire totalement honnête sur un point en particulier ; ta relation avec son père. De très bons amis. Voilà ce que tu lui dis. Tu n'aimes pas mentir, mais certaines choses sont mieux quand elles sont ignorées par la majorité. Pas que tu te sentes mal vis à vis de cela, ou que tu aies honte. À vrai dire, si demain il sortait dans les tabloïds que tu avais été en couple avec Samael, ça te passerait bien par dessus la tête. Mais tu considères que le gamin est encore un peu trop jeune pour comprendre. Puis, tu n'as pas tellement envie de mettre Samael dans une situation potentiellement dérangeante. La réponse du petit te fait sourire alors que tu lèves les yeux vers Samael, croisant une fois de plus son regard brièvement. Il rosit et tu te mordilles un peu la lèvre. Tu pourrais en demander plus à l'enfant, mais ce n'est clairement pas ton genre et tu vois bien que c'est déjà assez spécial pour Tudor d'entendre son fils tenir de tels propos. Tu le comprends, toi aussi tu serais un peu mal à l'aise à sa place. Mais tu peux l'admettre, cela t'amuse plus qu'autre chose au final. Mieux encore, cela te rassure, d'une certaine manière... Tu... D'un côté, cela veut dire qu'il pense encore à toi, malgré les années. C'est... Perturbant et agréable à la fois. Tu es comme soulagé, sans trop comprendre pourquoi. Enfin, on te réclame pour retourner sur le plateau et les minutes défilent. Tu t'accordes encore quelques instants pour souffler quelques mots à l'enfant qui te répond dans l'immédiat. Il savait déjà que son père était le plus génial ? Tant mieux, tu souris franchement. Sourire qui ternit un peu quand tu entends la suite de sa phrase. Pas besoin de maman... Alors... Tu n'oses pas vraiment regarder Samael ni faire de conclusion hâtive, mais de ce que tu as compris, Samael n'est plus avec sa compagne ? Tu te retiens de faire une quelconque remarque. Cela ne te regarde pas, plus depuis longtemps. Tu es tout de même un peu triste de le savoir père célibataire, lui qui n'a que de l'amour à donner, quand on le connaît suffisamment.

Enfin, tu préfères ne pas t'enfoncer dans ce sujet et signer plutôt l'autographe qu'on te réclame. Ceci fait, tu échanges quelques mots avec Samael et tu soulèves l'enventualité d'une rencontre. Tu aimerais bien le voir en dehors du boulot, sans aucune arrière pensée. Juste pour aller boire un verre, échanger plus tranquillement quelques mots, sans être pressés par le temps. Vous avez sans doute pas mal de choses à vous raconter. Il semble réellement enjoué à l'idée de passer un peu de temps avec toi, vu la rapidité avec laquelle il te répond et ce grand sourire qu'il aborde. Ton sourire s'élargit franchement en retour et tu hoches un peu la tête. « Super. » Vraiment, tu le penses. Renouer un peu avec le passé ne peut pas faire de mal, et depuis dix ans, il y a bien des choses à échanger, tu penses. C'est en conservant ton sourire réellement joyeux que tu vas ébouriffer les cheveux bruns tu petit et que tu t'éloignes enfin. « A bientôt dans ce cas. » Tu les regardes tous les deux avant de disparaître dans les corridors du studio. Il te faut retourner derrière les caméras. Tu dois retrouver ton sérieux et te concentrer, même si tu sais que cela va être un peu plus dur que prévu, avec cette rencontre des plus inattendues. Tu es vraiment heureux oui.. Enfin, tu te retrouves enfin sur le plateau, tu reprends tes marques et vous échangez quelques mots avec le réalisateur avant de reprendre.

***

Une tenue plutôt décontractée, une casquette vissée sur la tête et des lunettes de soleil. Oui, tu aimerais autant que possible passer inaperçu entre tous les passants qui défilent dans les rues. Même si tu sais que les photographes sont à l'affût de tout, mais ça, tu n'y peux rien. C'est sans doute l'aspect un peu regrettable d'une vie d'acteur, à tes yeux. D'être constamment tracé, au détour d'une rue ou d'une boutique. Mais tu ne vas pas t'en plaindre, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pénible et les rumeurs te passent par dessus la tête. À tes yeux, ce ne sont que des vautours, mais ils ont toujours été une partie de ce grand jeu qu'est la vie de célébrité. Célébrité... Malgré les années, tu as du mal à te faire à ce terme. Tu trouves cela... Tu ne saurais dire, mais tu laisses cela aux autres volontiers. Bref, c'est joyeux que tu rejoins le café où il t'a donné rendez-vous. Qui ? Samael. Ce simple prénom te fait sourire. Tu es ravi de le retrouver un peu, de pouvoir discuter, après tout ce temps sans réelles nouvelles. Tu soupires un bon coup avant de pousser la porte, retirant par politesse ta casquette et tes lunettes qui ne te sont d'aucune utilité à l'intérieur. Tu le cherches du regard, sondant la pièce avec une petite pointe d'inquiétude. Et si tu t'étais trompé ? Si, dans la précipitation, tu n'avais pas cherché le bon endroit ou la bonne heure. Une voix t'interpelle, te rassurant immédiatement ; la sienne. Tu te tournes immédiatement, arborant un grand sourire en l'observant. Il est bien là oui, et c'est un réel soulagement. Tu attrapes sans hésiter cette main qu'il te tend, pour une poignée de main plus formelle que ce que tu ne voudrais. Tu t'en fiches, si on te voit l'enlacer ici, oh bon sang que tu t'en fiches. Mais tu respectes sa décision, songeant aussi au fait qu'il a peut-être agis ainsi pour lui. Tu le comprends. Tu n'aimerais pas qu'ils commencent à le traquer juste pour lancer des rumeurs non fondées vous concernant. Tu prends place à la table, t'asseyant avant qu'il n'en fasse autant.

Ses propos t'arrachent un autre sourire, tandis que tu acquiesces un peu. Toi aussi, ça te fait réellement plaisir. Même si cela a été plutôt délicat à organiser, vous avez réussi et vous voilà tous les deux, réunis dans ce café comme vous l'avez fait bien des fois il y a dix ans de cela. Mais cesse donc d'être si nostalgique. « Il n'y a pas de problème, j'ai compris que ce n'était pas évident pour toi, c'était un peu la galère de mon côté aussi, entre les tournages et autres affaires à gérer... Mais on est là maintenant alors tant mieux. » Ton sourire fait écho au sien. Tu es réellement heureux de le retrouver. Tu as cette sensation de bien être, de... C'est comme si tout cela était normal. Comme si vous ne vous étiez jamais vraiment quittés. C'est une bien drôle sensation, mais elle est loin d'être désagréable. Tu poses sans réfléchir tes mains sur la table, l'écoutant parler une fois de plus. Il est heureux de te revoir ? S'il savait. Tu n'as pour ta part pas tellement eu l'occasion de suivre sa carrière et tu t'en veux un peu, tu as vu son nom sur quelques affiches pourtant, mais tu dois admettre que tu ne t'es jamais penché plus que cela sur ce qu'il était devenu. Pourquoi ? Tu n'as pas envie de te trouver d'excuses. On va juste dire que tu avais accepté de le laisser dans ton passé et que tu ne voulais pas te torturer l'esprit en pensant de trop à lui. « En effet, à croire que le monde est plus petit que ce qu'on pensait. Il fallait que ça finisse par arriver, c'est tout. Mais pourquoi ne pas être venu me voir, si tu savais que je jouais dans le film ? » Tu demandes cela à tout hasard. Tu dois bien admettre que tu t'es questionné là-dessus plus d'une fois. A-t-il cherché à te fuir ? Ne voulait-il pas te revoir ? Ou tu ne sais quelle autre raison qui l'aurait tenu loin de toi. Quelle que soit sa réponse, tu sais que tu ne peux pas lui en vouloir en tout cas.

Le garçon de café arrive, tu lui adresses un petit sourire et tu laisses Samael commander avant d'en faire autant, demandant plutôt une boisson fraîche pour ta part. Tu ne sais pas trop pourquoi mais tu as plutôt chaud, et tu n'as pas envie d'en rajouter en descendant une tasse de café brûlant. Le serveur repart et tu en reviens au brun, avant de percuter quelque chose. « Oh, au fait ! Avant que je n'oublie... » Car il est vrai que tu es un peu tête en l'air... Non, c'est faux, tu ne l'es pas du tout. C'est lui qui te fait ça, tu refuses juste de l'admettre. Bref, tu attrapes un petit dossier que tu avais soigneusement rangé dans une enveloppe, et tu la déposes sur la table avant de te frotter un peu nerveusement la nuque. « Je n'en ai pas parlé à Luka et à vrai dire, je ne sais même pas si tu pourrais être d'accord mais... » Tu t’interromps, soufflant un coup avant de retrouver un petit sourire. « J'ai discuté avec les réalisateurs et il se trouve qu'on aurait une petite place pour lui dans le film. C'est rien d'énorme ou de dangereux mais, enfin, si ça peut lui faire plaisir... Ce serait un après-midi de tournage maximum, c'est rémunéré et... » Tu soupires un peu. Pourquoi es-tu si nerveux ? Tu n'en sais trop rien, tu n'arrives pas à expliquer quoi que ce soit quand il est dans les parages. « Bref, je t'ai amené le contrat et un dossier, si tu veux l'étudier. Si tu refuses je comprendrais parfaitement, il n'y a pas de mal. » Tu retrouves enfin ton doux sourire alors que tu te laisses retomber en arrière dans ta chaise, l'observant. Oui, tu as négocié une place pour Luka dans le film. Les réalisateurs étaient loin d'être contre de toute façon et si cela peut faire plaisir au gamin... Faut-il que Samael soit pour. Loin de toi l'envie de lui forcer la main, tu voulais juste faire quelque chose de bien. Mais pourquoi avoir amené ça sur le tapis maintenant ? Juste pour ne pas oublier par la suite ? Tu n'en es plus totalement sûr. Peut-être qu'il y a autre chose, comme le fait que tu ne sais pas trop de quoi parler, par où commencer. Tu as l'impression que vous avez tellement de choses à vous dire, pourtant. Il faut croire que ces retrouvailles, aussi sympathiques soient-elles, seront un peu plus dures à gérer que tu ne te l'étais imaginé.

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