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 and before you I had nowhere to run to {Prince d'Egypte}

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Celestino R. Ferricelli
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: and before you I had nowhere to run to {Prince d'Egypte}   Dim 22 Mar - 22:53

and before you I had nowhere to run to

Et hop, une sortie en ville. Encore une. Sauf qu'aujourd'hui tu t'en serais volontiers passé. Tu es de corvée de marché avec l'aînée de tes sœurs. Elle ne pouvait pas y aller avec un de ses serviteurs non ? Tu avais prévu de profiter de ton temps libre pour faire un petit tour dans la salle de musique, ou aller provoquer une course poursuite avec ton grand frère. Tu aurais exaspéré ton père, comme toujours, mais au moins tu aurais vu ton aîné sourire un peu et s'amuser avec toi. Kendrick travaille trop. Tu sais qu'il fait mille efforts pour plaire à votre père, qu'il fera un excellent roi, mais en attendant il en fait trop. Alors tant pis si tout le monde te juge trop turbulent, tant pis si tu déçois les tiens, tant que tu parviens à les faire sourire, à les éloigner des charges qui pèsent sur les épaules, tu ne demandes rien de plus. De toute manière, pourquoi serais-tu plus sage ? Tu n'es que le second sur la liste des héritiers, il n'y a donc aucune raison que tu en hérites un jour et ce n'est pas plus mal. Tu préfères de loin te jouer des gardes que devoir perdre toutes tes journées dans des réunions plus qu'ennuyantes. Bref. Ce n'est visiblement pas aujourd'hui que tu pourras t'amuser un peu. Scarlett veut quelqu'un d'autre à son service et si n'importe qui aurait pu l'accompagner, ton père a exigé que ce soit toi qui le fasses, et non un garde quelconque. La poisse. Tu es sûr qu'il a deviné tes plans et qu'il a fait cela uniquement pour te mettre des bâtons dans les roues.

Les bras croisés, adossé contre un mur, tu regardes l'estrade d'un œil distrait, ne te sentant guère concerné par ce qui se passe. C'est toujours très agité au marché aux esclaves. Cette ambiance a le don de te mettre mal à l'aise, même si tu n'as jamais bien compris pourquoi. Tu ne crains pas la foule, sauf ici. Toutes ces personnes qui se battent presque pour acheter une personne qui les servira quelques années... Voir pour le restant de sa vie. Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres. Très sérieusement, voilà un quart d'heure que tu es là, aux côtés de ta sœur, attendant que Mademoiselle trouve son bonheur dans les esclaves qui s'enchaînent sur l'estrade. Mais rien. Et tu commences très sérieusement à avoir des fourmis dans les jambes. Tu as hâte de partir, que ce soit pour rentrer ou te promener un peu, qu'importe, mais tu veux partir de là. Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres et ta sœur tourne un regard agacé vers toi. Il est vrai que tu soupires au minimum une fois par minutes, c'en devient lassant pour les autres... Mais au moins, tu te fais comprendre.

-Tu pourrais au moins avoir l'air intéressé.
-J'ai horreur de ça et tu le sais. Tu ne pouvais pas te faire accompagner par quelqu'un d'autre non ? En plus, te connaissant, je suis sûr que tu ne vas rien trouver d'intéressant ici.
-Il y a parfois de belles surprises. Et puis, si je ne trouve rien, on ira voir ailleurs.
-C'est officiel : je suis maudit.


Tout en parlant, tu lèves les yeux au ciel. Tu aimes ta fratrie, mais sincèrement, parfois, ils te désespèrent, tous autant qu'ils sont. Tu n'y peux rien, tu réfléchis un peu différemment, tu n'as pas toujours le même point de vue qu'eux. Et tes propos la désespèrent à son tour. Tant mieux, peut-être qu'elle va comprendre que tu veux partir d'ici. Mais elle ne bouge pas pour autant et tu sais très bien que tu devras attendre ici, jusqu'à ce que tous les esclaves aient été présentés et venus. Baillant de manière ostentatoire, tu te fais une fois de plus remarquer. Ce n'est pas grave, tu as l'habitude. Et soudain, alors que tu envisageais d'aller te dégourdir les jambes un peu plus loin, tu te figes en voyant les nouveaux esclaves en train de monter sur l'estrade. Parmi eux se trouve un jeune homme aux cheveux blonds. Tu es totalement en arrêt devant ce garçon. Les personnes ayant cette couleur de cheveux sont très rares, et à écouter le vendeur, il a aussi les yeux bleus. Ta sœur se met alors à jouer des coudes dans la foule pour se rapprocher et tu te fais entraîner à sa suite. En effet, il est blond aux yeux bleus... Ce n'est vraiment pas commun comme association... Tu es intrigué mais bien vite la surprise laisse place à un côté observateur, écoutant d'une oreille un peu plus attentive les propos du vendeur. Selon lui, c'est un bon esclave, docile, obéissant, qui ne rechigne pas à la tâche, en bonne condition physique et pas trop bête... Mouais, tu connais ce genre de discours de menteur. Tu préfères te faire ta propre opinion en l'observant un peu. Deux choses te sautent tout de suite aux yeux. La première : plusieurs traces de coup colorent son corps. La seconde : quelques tatouages s'y trouvent aussi, ainsi que des cicatrices. La troisième : il a l'air fatigué, malgré le fait qu'il garde la tête bien haute. Tu te tournes alors vers le vendeur.

-Hé ! Il n'a pas l'air très en forme, malgré vos dires. Qu'est-ce qui lui est arrivé ?

Il s'est cogné. Tu fronces les sourcils. Il s'est cogné et a mal dormi. Mais bien sûr. Il te prend pour un pigeon ou quoi ? Si c'est le cas, il risque d'être bien vite surpris. Mais alors que tu allais lui dire ses quatre vérités, te fichant comme de ta première chemise de faire un scandale, ton aînés te tire en arrière par le bras.

-Laisse tomber Samael, ça n'en vaut pas la peine.
-Que Mademoiselle me pardonne de m'indigner devant les mensonges d'un marchand. Si au moins il avait l'intelligence de nous sortir quelque chose de plausible, je ne dirais peut-être rien.
-Samael, tais-toi, s'il te plaît.
-Je n'en ai pas la moindre intention.


Et sur ce, tu ne te gênes pas une seule seconde pour grimper sur l'estrade à ton tour. Du coin de l'œil, tu vois la foule commencer à se disperser. Ce ne sera pas la première fois que tu te prendras la tête avec un marchand d'esclaves et il est déjà arrivé que la police soit obligée d'intervenir. Alors beaucoup préfèrent prendre les devants et fuir avant que les choses ne dégénèrent. Surtout qu'il ne reste plus beaucoup d'esclaves après. Pour ta part, tu viens te planter devant l'homme et entreprend de lui faire bien peur. Les esclaves doivent être en forme lorsqu'ils sont vendus, c'est le premier point sur lequel tu insistes. Et puisqu'il a menti sur un point, tu l'assièges de questions sur les autres points sur lesquels tu sais qu'il a aussi mentis. Et lorsqu'il est bien déstabilisé, autrement dit très inquiet, tu passes au coup de grâce : tu lui demandes ses papiers. Ils n'ont jamais les leurs sur eux, jamais. Et celui-ci ne fait pas exception à la règle, visiblement. Voilà qui t'arrange bien il faut dire. Tu l'enfonces un peu, le menaces d'appeler la police et tout le monde sait que tu en serais bien capable. C'est pourquoi quand il abdique, te proposant d'emmener le jeune esclave que ta sœur et toi avez repérés, tu retiens un sourire victorieux. Tu fais toujours ton petit effet. Mais il ne faut pas céder aussi facilement, et de toute manière tu ne plaisantes pas sur les lois.

-Si vous croyez m'acheter ainsi. Vous avez deux jours pour vous présenter au palais avec vos papiers en règle. Passé ce délai, soyez certain que j'en toucherai un mot à la police. Et dans tous les cas, je vous aurai à l'œil. Il est hors de question que vous fassiez n'importe quoi avec ces personnes.

Sur ces paroles, tu te détournes de l'homme et passe devant le blond. Pendant une seconde tu t'arrêtes, lui sourit un peu, puis lui fais signe de te suivre. Sur ce, tu descends de l'estrade en sautant, atterrissant souplement au sol. Et voilà le travail. Mais avant que tu ais pu dire quoi que ce soit, sitôt que tu te retrouves à portée de main de ta sœur, celle-ci te gifle violemment. Honnêtement, tu n'as pas vraiment mal, mais cela ne t'empêche pas de tourner la tête, par réflexe et surprise. Tu portes une main sur la surface endolorie, avant de reporter ton attention sur Scarlett.

-Tu es obligé de te donner en spectacle à chaque fois ? Tu ne peux pas agir un peu comme le prince que tu es censé être, Samael ?
-Si tu as envie de laisser des personnes peu scrupuleuses ne pas suivre nos lois, c'est que c'est toi qui n'agis pas comme la princesse que tu es censée être.


Une nouvelle fois, elle tente de te gifler mais tu esquives sans mal sa main qui se contente de te frôler. Raté. Un sourire provocateur étire tes lèvres et elle s'en va, visiblement vexée.

-Amène-le au palais au lieu de faire n'importe quoi !
-Il n'y a que la vérité qui blesse, chère sœur.
te contentes-tu de répondre, avec toute l'insolence du monde dont tu peux faire preuve.

Puis, une fois qu'elle a disparue dans la foule, un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres. Tu devais la surveiller. Il faudrait que quelqu'un s'assure qu'il ne lui arrivera rien. Enfin... Du coin de l’œil, tu vois qu'un des garde du palais vous a suivi et lui emboîte le pas. Parfait, tu n'as plus qu'à rentrer. Quand même, ils sont sympas et prévoyants, les gardes. Il faudra que tu les remercies une fois que celui-ci sera de retour. Bien. Tu te tournes plutôt vers le jeune homme, torse-nu. C'est pas que mais il ne fait pas très chaud aujourd'hui. Alors tu retires ton manteau et le places sur ses épaules... C'est quand même le minimum à faire, même s'il ne pourra pas l'enfiler correctement à cause de ses mains liées.

-Navré de te l'apprendre, mais tu seras au service de la demoiselle que je viens de vexer. Enfin, avant cela, on va un peu s'occuper de toi, le temps que tu ailles mieux... Comment t'appelles-tu ?

Tu n'as pas l'air agressif, Samael. Tu n'as pas l'air méprisant non plus. Ce garçon est certes un esclave, mais il reste un être humain et pour le moment tu ne vous aucune raison d'être méchant ou quoi que ce soit avec lui. Naturellement, tu prends soin des personnes à ton service alors tant qu'il ne sera pas officiellement placé sous la coupe de Scarlett, tu veilleras sur lui. Et puisque les choses vont tourner ainsi, tu aimerais savoir quel est son nom, ce sera tout de suite plus facile pour discuter, même si cela ne doit presque pas arriver. Tu aimes connaître les noms des autres, tu es ainsi. Ah, tu te fais aussi la réflexion que tu devras dire au responsable des esclaves de le surveiller un peu. S'il a ces traces de coup, il doit bien y avoir une raison et il faudra savoir laquelle...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Leonardo N. Luciano
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MessageSujet: Re: and before you I had nowhere to run to {Prince d'Egypte}   Lun 23 Mar - 21:22



AND DESPITE EVERYTHING
HE STAYS UNBROKEN
samael + lyokha

Tu soupires un peu, patientant sagement derrière l'estrade, avec tous les autres. Qu'attends-tu ? La vente. Ta vente, plus précisément. Tu n'es qu'un esclave, après tout, on se soucie peu de vos conditions de détention ou même de la personne à laquelle vous allez être vendus. Même toi, tu t'en fiches un peu, désormais. Ce qui autrefois était une source de stress importante, ne te fait même plus ciller désormais. Pourquoi ? L'expérience, sans doute. Du haut de tes vingt-cinq ans, tu as fait le tour de bien des familles, avant de te retrouver à nouveau sur le marché, aux enchères. Pourquoi ? Parce que les hommes sont tous les mêmes, et quand ils se lassent d'un objet, ils le jettent. À croire que tu n'es rien qu'un objet, à t'entendre penser... Mais c'est parfois l'impression que l'on vous donne. Si certaines familles vous considèrent encore comme des personnes vivantes, comme des êtres humains, d'autres vous traitent comme des automates sans besoins, sans rien. Enfin... L'important, ce n'est pas ce qui s'est passé précédemment, mais bien le futur. Tu vas être envoyé dans une nouvelle famille, et c'est ce qui compte, même si tu préfères de loin la liberté. Tu penches un peu la tête, faisant craquer ta nuque. Tu ne sais pas depuis quand tu es debout, mais ce n'est pas agréable, et il ne fait pas particulièrement chaud, pour arranger ton cas, même la couverture posée sur tes épaules en attendant ne suffit pas vraiment à te réchauffer. Car oui, tu es torse-nu, comme une grande majorité des hommes vendus aujourd'hui. Pourquoi ? Mettre en avant une bonne condition physique, à ce qui se dit. Et si ça fonctionne, ça met aussi en avant que tu as reçu quelques coups, avant d'arriver là. Comment ? Les autorités. Après avoir fui ta dernière famille, la police t'a rattrapé, et ils n'ont pas eu la main morte pour te faire comprendre que tu n'étais qu'un esclave, et que la liberté, c'était une pure utopie pour toi. Du coup, de nombreux bleus ont fleuri sur ta peau, en complément de ta lèvre inférieure et de ton arcade sourcilière gauche qui elles, sont fendues. Certains diront que tu n'as que ce tu as mérité, toi, tu penses que c'était exagéré, et qu'ils n'avaient pas à te frapper comme ils l'ont fait. Certes, tu as essayé de les semer, certes, tu as rendu un ou deux coups... Mais à trois contre un, sérieusement ?

Tu secoues la tête une fois de plus, y repensant. Inutile de ruminer, ce qui est fait, est fait. Tu essayes d'ignorer tous les regards tournés vers toi, toutes ces personnes qui te détaillent comme si tu étais tellement différent d'eux. Dans le fond, ce n'est pas le cas. Dans la forme, c'est autre chose. Nombreux sont ceux qui s'attardent sur tes cheveux, des cheveux blonds, clairs. Une particularité physique très rare, qui t'a de nombreuse fois valu d'être l'esclave le plus cher du marché. Ça, et tes yeux bleus, eux aussi très clairs, qui ne font qu'un peu plus souligner ta différence. Avant, ça te mettait mal à l'aise, le regard des autres. Plus maintenant. Tu n'y prêtes pas attention. Non, pour le coup, tu regardes plutôt ce petit garçon qui tremble, à quelques mètres de toi. Il a froid, le pauvre. Si toi tu as froid, c'est une chose, mais tu es un homme, tu peux endurer le froid. Lui n'est qu'un enfant. Il ne mérite pas un tel traitement. Tu jettes un coup d'oeil à droite, à gauche, t'assurant qu'aucun surveillant ne fasse vraiment attention à vos faits et gestes. Tranquillement et le plus discrètement possible, tu zigzagues jusqu'au garçon, venant te planter à côté de lui. Tu souris un peu, tu l'observes. « Hé, psst. » Il lève le regard vers toi, et tu ne constates qu'un peu plus à quel point il est jeune. « Tu as froid, pas vrai ? » Il hoche un peu la tête, claquant toujours des dents. Tes mains liées dans ton dos, c'est compliqué de bouger comme tu veux, mais en bougeant un peu tes épaules, la couverture finit par en glisser. « Tiens, tu n'as qu'à la prendre ça. » Il hoche un peu la tête et récupère le tissu, s'enroulant rapidement dedans. « Merci... » Souffle-t-il, et tu souris un peu plus. Bien, maintenant, il faut retourner à ta place, si le vendeur se rend compte que tu as bougé, tu risques de passer un sale quart d'heure. Alors avec la même méthode que tout à l'heure, tu te déplaces, jusqu'à te faire pousser tu bout d'un bâton dans le dos. Tu te retournes pour voir l'un de ces abrutis de gardiens à l'autre bout du bâton, qui te fait signe d'avancer. Tu soupires profondément. Autrefois, tu aurais sans doute baissé les yeux. Mais plus maintenant, non.

Ton tour vient vite. Bientôt, tu rejoins neuf autres esclaves sur l'estrade. Il y a du monde, on vous détaille minutieusement, mais une fois de plus, tu t'attires de nombreux regards à cause de ton physique. Allons, tu serais curieux de savoir combien tu vas être vendu cette fois. Une fois de plus, tu te démarques des autres, jusqu'à dans ta posture... Si la plupart sont résignés et regardent en face ou par terre, toi, tu as la tête bien haute, et tu te tiens droit. Des bonnes manières qu'ont t'a imposé très tôt, mais aussi ta manière de leur montrer que tu n'es pas n'importe lequel de ces jouets qu'ils peuvent briser. Le vendeur fait son speech avec chacun des dix esclaves, et vient ton tour. C'est toujours le même discours bidon... Un jeune homme dans la foule s'exprime, et tu tournes ton regard vers lui. Un brun dont le visage te dit quelque chose, qui te semble étrangement familier... Il demande ce qui t'est arrivé, et comme tu t'y attends, l'abruti qui est censé faire ta promotion raconte des cracks. Encore et toujours. Tu ne peux te retenir de soupirer et de lever les yeux au ciel. N'importe quoi. Oui, tu es un peu fatigué, mais les coups, tu t'es cogné, sérieusement ? C'est bidon. Tu ne t'es pas cogné. On t'a frappé. Ce qui ne semble pas échapper au brun qui en discute avec la jeune femme qui l'accompagne. Tu n'arrives pas vraiment à discerner ce qui se dit, mais ce ne sont pas tes affaires, de toute façon. Tout ce que tu constates, c'est qu'au bout de quelques secondes, le jeune homme se retrouve sur l'estrade à faire face au vendeur. Tu le détailles d'un peu plus près au passage, et soudainement, il faut croire que ça te revient ; c'est Samael. Samael Tudor, prince de votre pays. Tu écarquilles légèrement les yeux, observant la scène qui se déroule là. Il semble s'embrouiller avec le vendeur, lequel est plutôt confus et préfère faire profil bas. Ah, bien il t'offre maintenant ? Tu jubiles un peu intérieurement, car tu es de ceux qui lui rapportent le plus, et là, il te donne, carrément. Bien fait pour lui. Tu écoutes attentivement une fois de plus. Il y a une histoire de papiers, de... Cela ne te concerne pas, de toute façon. Alors tu attends, sagement.

Rapidement, le brun passe devant toi, et t'accorde un petit sourire. Tu dois le suivre donc... Tu jettes un rapide regard au vendeur, n'ajoutant rien. Puis tu pars à la suite de ton nouveau maître, puisqu'il en est ainsi. Vous allez vers la jeune femme, et la suite te fait froncer les sourcils. Il faut dire que le garçon se prend une bonne claque, et si tu ne peux pas te permettre de sourire, tu es compatissant ; c'est une réaction un peu excessive à tes yeux, pour avoir voulu faire respecter les lois du pays. Mais alors... Elle vient confirmer ce que tu pensais, ce garçon est bien Samael Tudor. Et lui complète tes interrogations, laissant comprendre qu'il s'agit là de sa sœur, et par extension, d'une princesse. Tu la regardes un instant, sans vouloir te faire trop insistant... Tout ce que tu veux, c'est imprimer ses traits mentalement, être capable de remettre un prénom dessus par la suite. Les deux terminent leur échange sur un accord commun ; il faut te ramener au palais. Le palais... Tu ne pensais très honnêtement pas servir là-bas un jour. Et pour une fois, tu peux bien l'admettre, tu appréhendes un peu la suite. Ce que cela va donner. C'est une famille assez nombreuse, une très grande demeure, des règles à respecter et sûrement l'intransigeance de la part du clan Tudor... Tu déglutis un peu, mais de sentir quelque chose se poser sur tes épaules te ramène vite à toi, et vif, tu poses ton regard clair sur sa personne. C'est son manteau ? « Hm... Merci Monsieur mais vous allez avoir froid, vous devriez le récupérer, je n'ai pas si froid. » Tu hoches un peu la tête, te voulant convaincant, le laissant décider de s'il le récupère ou non, et ceci fait, tu te remets en route, tes mains liées dans ton dos. Tes doigts tournent autour du cordage que tu essayes sans relâche de défaire ; tu as réussi une fois tout à l'heure, mais les gardiens l'ont resserré pour te rappeler à l'ordre.

Tu seras donc au service de la jeune femme qui était avec vous un peu plus tôt. Tu hoches légèrement la tête... Elle a la claque facile apparemment, tu vas faire attention. Quoique, tu n'es pas du genre à contrarier, mais des précautions supplémentaires ne feront pas de mal. Tu te fais rapidement la réflexion que le jeune Tudor a l'air... Sympathique. Et attentionné. Il n'était pas obligé de te passer son manteau. Pas plus qu'il n'est obligé de faire attention à toi, ou de te considérer comme il le fait. Et pourtant... Tu ne peux réprimer un doux petit sourire, avant de lui répondre. « Lyokha, Monsieur. Lyokha Volkov. » Libre à lui de t'appeler comme il le souhaite, tu t'en fiches pas mal à vrai dire. Mais tu as un prénom, tant qu'à faire, ça pourrait être sympathique qu'il s'en serve. Vous marchez donc, et tu avoues ne pas trop savoir vers où, même si vous devez vous rendre au palais. Tu imagines à quel point le lieu doit être immense... Tu comptes sur ton sens de l'observation pour rapidement t'en faire une carte mentale. Après tout, si c'est ici que tu dois passer du temps pour la princesse... Il en sera ainsi. « J'espère être à la hauteur des attentes de Mademoiselle votre soeur. » Ajoutes-tu, baissant un peu les yeux. Le souci de toujours être à la hauteur... Voilà qui finira par te tuer, à rechercher l'excellence perpétuellement. Les gens en abusent, et si longtemps tu as fermé les yeux là-dessus, tu t'en rends plus facilement compte aujourd'hui. Mais ce n'est pas pour autant que tu as changé dans ta manière d'être, ou même de faire, non ; tu restes le parfait petit esclave à leurs yeux, pour leur bon plaisir, et tu ne vas pas déroger à la règle avec la demoiselle.

La question que tu redoutais un peu finit par tomber. C'était évident de toute façon, que tôt ou tard, il cherche à obtenir la vérité. Malheureusement, il va devoir se contenter de ta vérité. Tu n'aimes pas mentir, pas du tout. Mais pour le coup, tu te vois mal lui dire que c'est parce que tu t'es enfui de chez tes anciens propriétaires, que tu t'es pris de tels coups. Tu te vois mal admettre que tu t'es battu avec le dernier père de famille, que ça t'a valu de nombreux coups. Et d'autres sont tombés quand la police t'a récupéré. Ça marquerait sûrement mal, et c'est tout sauf le but. Alors tu réfléchis brièvement, et tout en paraissant naturel, tu lui donnes ta réponse. « Je ne vais pas vous mentir, je me suis battu. Et non pas cogné comme le vendeur a essayé de vous le faire croire. Disons surtout que les autorités ont parfois la main lourde, quand il s'agit de nous remettre, nous autres, à notre place... » Tu baisses un peu les yeux une fois de plus. Parce que en général, la violence n'est pas appréciée. En général, tu dois faire profil bas, et serrer les dents quand ça fait mal. Mais tu n'as pas pu laisser passer, pas cette fois. « Excusez-moi Monsieur, je ne cherchais pas à m'apitoyer. » Tu relèves la tête, regardant en face de vous à nouveau, alors que vous avancez. Ne pas s'apitoyer en effet. C'est quelque chose qu'ils ont tendance à détester, vos propriétaires ; tu n'es pas censé te plaindre. Bref. Depuis tout à l'heure, tu joues avec le nœud qui garde tes mains liées, et il faut croire que tu as fini par défaire le nœud en partie. Alors tu t'appliques un peu, et rapidement, tu parviens à détacher tes mains. Tes bras retombent le long de ton corps, et c'est plutôt agréable, car ça tirait un peu sur tes épaules jusque là. Tu te masses un peu les poignets que la corde a fait rougir, allant jusqu'à t'arracher un peu de peau par endroits, tant ces abrutis ont serré. Quelle belle brochette d'idiots, sérieusement. Enfin, tu échappes un soupir, et tu retires le manteau de tes épaules, le reposant sur celles du prince. Il n'a pas à attraper froid. Pas pour quelqu'un comme toi. « Tenez, gardez-le, je vous assure que ça va. » Fais-tu d'abord, hochant un peu la tête. « J'ai l'habitude du froid. » Rajoutes-tu, sans trop savoir pourquoi. Peut-être car c'est la vérité. Parce que depuis que tu es petit et en âge de travailler, tu passes ton temps dehors, été comme hiver, pendant les beaux jours et les plus rudes. Alors comme toujours, tu te contentes de serrer les dents, et de faire comme si tout allait bien, dans le meilleur des mondes.

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Celestino R. Ferricelli
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MessageSujet: Re: and before you I had nowhere to run to {Prince d'Egypte}   Mar 24 Mar - 21:20

Scarlett n'a pas tout à fait tord : tu ne te comportes pas vraiment comme un prince. Tu as un caractère tout aussi trempé que le reste de ta fratrie, mais tu es plus désobéissant, plus prompt à faire des bêtises, plus bavard et surtout celui qui fait le moins souvent preuve de tact. Tu es insolent mais si tu désespères beaucoup de monde, rares sont ceux qui te détestent réellement. Tu n'es pas méchant après tout, juste absolument horrible avec les marchands d'esclaves. À part cela... Non, il n'y a que peu de personnes ayant une réelle mauvaise opinion sur toi et tu comptes bien continuer sur ce chemin. Mais le sujet du jour n'est pas là, ce n'est pas toi, mais le jeune homme qui se tient à tes côtés. Un jeune homme torse-nu alors qu'il fait relativement frais aujourd'hui. C'est donc sans la moindre hésitation que tu retires ton manteau et viens le placer sur ses épaules, le coupant ainsi du froid. N'est-ce pas mal vu, qu'un prince couvre ainsi un esclave de son propre manteau ? Peut-être, mais tu n'en as vraiment absolument rien à faire. S'il a froid, tu lui offres ton manteau, point final. Et il essaye pourtant de t'en dissuader, prétextant que tu vas attraper froid, qu'il n'a pas si froid. Mais le simple fait de t'appeler Monsieur te fait faire la moue, quelques secondes. Tu n'aimes pas qu'on t'appelle Monsieur, tu n'es pas le futur roi après tout, tu n'es que le second sur la liste, et encore. Il n'a donc aucune raison de faire preuve d'autant de politesses... Tu soupires un peu à ses propos.

-Tu es torse-nu alors que j'ai quelques couches de vêtement supplémentaires. Je pense que ça justifie mon acte. Garde-donc le manteau jusqu'au palais, de toute manière, j'ai l'habitude.

L'habitude de quoi ? Du froid s'engouffrant dans tes vêtements, contre ta peau, même si tu n'en as plus réellement souffert depuis des années. Des longues balades en ville aussi, quel que soit le temps, quelle que soit la saison, parfois vêtu d'une simple chemise en plein hiver. Tu n'as pas toujours le choix à vrai dire, tes sorties se font toujours dans la précipitation et à l'improviste, afin que les gardes ne soient jamais capables de prédire quand tu leur fausseras compagnie. Alors oui, tu as l'habitude de te promener peu vêtu dehors. Peut-être un moins que lui, certes, mais suffisamment pour tenir le coup pendant tout le trajet du retour. Alors non, tu ne reprendras pas ton manteau. Tu préfères lui demander son nom, puisque c'est là une information qui a son importance à tes yeux. Tous ne s'intéressent pas à ce genre de détail, mais à tes yeux c'est essentiel. Les esclaves sont des humains après tout, il a un nom et un prénom, autant les utiliser plutôt que de dire "le blond", "esclave", "hé, toi" et autres du genre. Tu ne peux t'empêcher de te faire la réflexion qu'il a un très beau sourire... Mais ne laisse pas ton esprit divaguer. Tu n'attends pas bien longtemps pour avoir la réponse attendue : Lyokha. Lyokha Volkov. Une seconde, tu fronces les sourcils. C'est russe, non ? Si ce ne l'est pas, cela y ressemble. Tu retrouves bien vite ton sourire.

-Hé bien, enchanté de te rencontrer Lyokha. Mais, s'il te plaît, appelle-moi Samael. J'ai l'impression d'avoir quarante voir cinquante ans quand on m'appelle Monsieur.

Ou comment se prendre un bon coup de vieux suite à l'emploi d'une simple formule de politesse. Il y a une autre raison pour laquelle tu n'aimes pas qu'on t'appelle ainsi mais tu n'en parles jamais... Suite à ces quelques mots, tu prends dont le chemin du retour vers ta demeure : le palais royal. Mentalement, tu te dresses une liste des choses à faire avec lui avant de le laisser entre les mains de ta sœur. D'abord, il faut aller voir Doc. Puis lui trouver un endroit où dormir. Puis une nouvelle tenue, un peu plus confortable et soignée que ce qu'il porte actuellement, avec un haut évidemment. Lui apprendre les règles principales du palais et qui sont les personnes qu'il doit connaître à tout prix. Lui faire visiter ledit palais. Tu vas être occupé pour un bon bout de temps. D'accord, ce n'est pas là ton rôle mais cela t'occupera entre deux cours et quelques bêtises. Une nouvelle phrase de sa part te fait toutefois un peu tiquer. Il espère être à la hauteur des attentes de ta sœur ? Très franchement, il sera débordé de travail mais tu ne penses pas une seule seconde que ce sera le plus dérangeant pour lui... Scarlett est assez particulière dans son genre, ce que tu as tendance à déplorer... Mais quand même, vouloir être à la hauteur de ses attentes... Ce n'est pas la reine du monde, personne n'est parfait et il n'a pas non plus à l'être pour elle. Tu retiens de justesse une remarque qui aurait replacé ta sœur à son rang de princesse pourrie gâtée. Ce n'est ni le lieu ni le moment pour parler à cœur ouvert de la situation familiale. Alors tu te contentes d'un soupir.

-Fais de ton mieux, ce sera déjà largement suffisant... Mais il faudra voir directement avec elle, je ne peux malheureusement pas te donner de conseils sur des détails importants pour elle. À part peut-être... Éviter de lui donner du Mademoiselle et préférer le terme Maîtresse. Scarlett y tient beaucoup.

Tu n'as d'ailleurs jamais compris pourquoi. C'est tellement ridicule à tes yeux, de se faire appeler Maître ou Maîtresse, à part pour flatter son ego... Très peu pour toi. Tiens, puisque vous parlez, tu en profites pour lui demander ce qui lui est réellement arrivé. Tu tiens à savoir, non pas par curiosité, mais bel et bien parce que si ce jeune homme se révèle turbulent, il faudra garder un œil sur lui, au moins les premiers temps. Tu écoutes donc attentivement ses propos  il s'est battu. Avec les autorités. Selon ton humble avis il n'y a pas que cela mais un soupir s'échappe d'entre tes lèvres... Les gens ne font pas assez attention à ces personnes, ils ne les traitent pas suffisamment bien... Tu penses que ton père devrait faire quelque chose pour eux, pour améliorer leurs conditions de vie. Mais il n'en fera rien, tu le connais. Il ne fera rien pour eux... Le blond te tire de tes pensées en ajoutant quelque chose, en te demandant de l'excuser, qu'il ne voulait pas s'apitoyer ? Tu te tournes vers lui et lui sourit, doucement...

-Il n'y a pas de mal. Tu n'es malheureusement ni le premier ni le dernier à qui ce genre de situation arrivera, il faudrait que certains s'en souviennent...

À tes dernières paroles, un soupir t'échappe. Mais tu te reprends bien vite, continuant ta route. Là encore, il ne devrait pas se plaindre, beaucoup détestent ça. Toi, tu n'en as pas grand chose à faire. S'il a quelque chose à dire, qu'il le dise. Ce sera utile pour vous deux. Tu reprends ta route, t'autorisant un détour dans une rue que tu connais bien : celle où se trouve ta boulangerie préférée. Une douce odeur de pain chaud envahit tes narines alors que vous vous en rapprochez et tu manques de sursauter, distrait par cette odeur qui a le don de te mettre en appétit, lorsque quelque chose est posé sur tes épaules. Il vient de te redonner ton manteau. Il a l'habitude du froid. Tu retiens une nouvelle moue, un peu agacé. Tu lui as proposé ton manteau de bon cœur et il le refuse. C'en deviendrait vexant. Mais vraiment.

-C'était si gentiment proposé... Bon, j'ai compris, j'oublie les détours et je t'amène au palais avant que tu prennes froid. Mais d'abord, j'ai une petite course à faire. Et je suis prêt à parier que ton estomac m'en sera très reconnaissant. ajoutes-tu en souriant à nouveau, lorsque son ventre se met à gargouiller.

Il a faim. Toi aussi, un peu. Mais juste un peu. Tu l'entraînes donc avec toi dans la boulangerie, et êtes accueillis par un boulanger d'excellente humeur, comme toujours. Tu t'accordes deux minutes pour bavarder joyeusement avec lui, lui demander conseil sur ce qu'il a le mieux réussi aujourd'hui... Quelques instants plus tard vous êtes à nouveau dehors, trois croissants bien chauds et une tarte aux pommes en plus. Miam. Tu t'empares d'une croissant et lui offres les deux autres sans la moindre hésitation.

-Tiens, mange-les tous les deux. Le Doc va me disputer si tu arrives dans son cabinet avec le ventre vide, et vu qu'il faut qu'on aille le voir sitôt arrivés... Tiens, au fait, tan que j'y pense. Lorsqu'on sera avec lui, est-ce que tu pourras me rappeler que je dois donner cette tarte à une certaine Carmina, s'il te plaît ? Me connaissant, je suis tout à fait capable d'oublier.

Toi, oublier d'offrir un cadeau à ladite Carmina ? Jamais. Mais vu que tu glisses la tarte dans le sac que tu emportes  toujours lorsque tu sors, tu te sais capable d'oublier qu'il y a quelque chose à l'intérieur, et ce pendant des jours. Cette satanée distraction est venue avec les années, et elle ne fait qu'empirer avec les temps. Bref. Un large sourire figé sur tes lèvres, tu prends cette fois la direction du palais et ne fais pas le moindre détour. En passant devant les gardes, tu les salues bruyamment, manquant d'ailleurs de te casser la figure en te prenant les pieds dans une pierre. Résultats, ils éclatent tous de rire, et tu les imites bien rapidement. Voilà ce que te reproche ta fratrie : cette manie de toujours faire le pitre. Oui, tu en fais exprès. Tu n'es pas du genre maladroit mais tu adores le faire croire. Peut-être pour masquer la précision presque effrayant dont tu peux faire preuve dans chaque geste. Les vieux réflexes ont la vie dure et tu ne peux pas changer ce point de ton éducation.

Vous voilà donc au palais. Immense, le hall d'entrée est très lumineux grâce aux nombreuses vitres se terminant en arcs de cercles, accompagnés de quelques vitraux ici et là. L'escalier principal vous fait face mais pour le moment, vous n'avez pas besoin d'aller aux étages. Tu lui laisses juste le temps d'observer un peu le hall et les quelques personnes qui passent devant vous, lui accordant des regards curieux avant de retourner à leur travail. Puis, lorsque tu sens qu'il est prêt à te suivre, tu reprends ta marche, lui montrant le chemin jusqu'à la cession réservée au Doc et à ses patients. Avec tout le monde qui travaille au palais, la présence d'un médecin n'est pas superflue et il a toujours de quoi s'occuper. Tu es même prêt à parier qu'il est actuellement quelque part dans les étages, mais tu essayes quand même, frappant à sa porte. Pas de réponse. Tu frappes une seconde fois, mais cela ne semble toujours pas s'agiter à l'intérieur. Alors en désespoir de cause tu ouvres la porte... Et une demoiselle te saute dessus en hurlant.

-MON ROOOIIIIIII !!!

Tu manques de perdre l'équilibre en réceptionnant la jeune femme qui vient de t'éclater un tympan. D'ailleurs, tu restes une seconde en bug. Des cheveux roses. Personne n'a de tels cheveux au palais. Personne. À moins que... Tu te recules un peu, observant le visage de la demoiselle qui t'accorde un grand sourire...

-What the... C'est quoi ces cheveux roses ?
-Des cheveux roses ?
-Mina !


C'est ainsi que la demoiselle te lâche enfin et détale dans le couloir... Et que tu te lances sans hésiter une seule seconde à sa poursuite. Vous ressemblez à deux gamins, à vous courser ainsi, mais ce n'est pas grave. D'un coup, elle fait demi-tour et te passe à coté. Tu la frôles mais elle te connaît trop bien pour se laisser attraper aussi facilement. Résultat, elle retourne au point de départ et se cache derrière le dos du blond. Tu l'entends même lui dire :

-Au secours, protège-moi, il en veut à mes cheveux !
-J'en veux pas à tes cheveux, je les préférais juste bleus !
-Mais bien sûr ! Protège-moi, s'il te plaît...


Tu reviens enfin devant eux, riant joyeusement. D'une main, tu remets quelques mèches brunes rebelles avec les autres puis serre enfin l'extravagante jeune femme dans tes bras, déposant un baiser sur son front. Elle se contente de se laisser faire, de même lorsque tu entreprends de nouer ses cheveux en une tresse complexe. Tu fais cela avec tes sœurs et avec elle, c'est un petit rituel que vous avez instauré, lorsqu'il faut se détendre ou que tu es vraiment de bonne humeur.

-Allez, plus sérieusement. Qu'est-ce qui vous amène ?
-On doit voir Doc, c'est pour...
-Ce malheureux garçon qui est le nouvel esclave de Mademoiselle Scarlett, oui, je l'ai deviné.
-Comment tu sais ?
-Disons que tu es parti en déclarant « pourquoi n'y a-t-il jamais personne pour accompagner Scarlett au marché aux esclaves, c'est chiant à la fin » et que, je t'ai entendu, depuis le troisième étage.


Tu ne peux que rougir un peu sur le coup. Tu ne t'étais pas rendu compte que tu parlais aussi fort. C'en est un peu gênant, voir même très gênant... Surtout dit ainsi devant un nouveau, quoi. Alors tu regardes un peu ailleurs et elle en profite pour reprendre la parole.

-Bref. Le Doc ne va pas revenir avant un bon quart d'heure. Tu peux prendre une douche si tu veux... Heu... Les présentations n'ont pas été faites...
-Oui, pardon. Mina, je te présente Lyokha Volkov. Lyokha, je te présente Carmina Rodriguez. Elle assiste Doc, quand il veut bien. Mina, remonte ta tenue. Lyokha, comme Mina l'a proposé, si tu veux prendre une douche, tu peux... C'est la porte au fond à droite. Je t'apporterai une nouvelle tenue si tu y vas.


Tant qu'à faire. Tu ne sais pas où les tenues sont rangées mais avec la complicité de la demoiselle aux cheveux roses, tu les trouveras en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mais avant, tu entreprends de remonter un peu la chemise de ladite demoiselle, qui laissait un peu trop voir la marque des esclaves inscrite dans sa peau. Tu n'aimes pas la voir, elle éveille de bien mauvais souvenirs... Heureusement, tu es bien vite arraché à tes pensées lorsque le blond accepte ta proposition et disparaît dans la salle de bain. Aussitôt, vous vous éclipsez et partez à la recherche de la tenue d'un blanc immaculé des esclaves du palais. Ils ont la classe, il n'y a pas à dire, avec une chemise et un pantalon confortable, une veste lorsqu'il y a besoin... Vous ne disparaissez que quelques courtes minutes. Il est encore dans la douche lorsque vous êtes de retour, et tu te mordilles un peu la lèvre. Ce n'est pas une si bonne idée, de lui apporter des vêtements tout de suite... Tu déléguerais bien la tâche à Carmina mais celle-ci se moque un peu de toi, t'indiquant que tu dois te débrouiller seul. C'est alors dans un profond soupir que tu finis par toquer à la porte de la salle d'eau...

-Lyokha ? Tu permets que j'entre dix petites secondes ? C'est juste pour poser tes affaires dans la pièce, afin que tu n'aies pas besoin de sortir enveloppé d'une serviette...

Ou sans rien du tout, c'est déjà arrivé. Il y a certains spectacles que tu n'as guère envie de revoir, même si tu es certain qu'il est encore plus eau à regarder, sans ses quelques maigres couches de vêtement...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Leonardo N. Luciano
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MessageSujet: Re: and before you I had nowhere to run to {Prince d'Egypte}   Mer 25 Mar - 22:21

Tu te contentes de sourire un peu, reconnaissant, quand il insiste pour que tu gardes son manteau. Mais tu aimerais franchement qu'il le récupère. Qu'il n'attrape pas froid. Toi, on s'en fiche. Tu as l'habitude du froid. De la morsure des températures négatives en hiver, de la neige frôlant tes chevilles découvertes. Cette brise fraîche n'aura sûrement pas raison de toi. Tu es résistant, quand il le faut du moins. Ce qui est paradoxal, quand on sait que tu baisses la tête quand on te le demande. Enfin, c'est une autre question encore, et pour l'instant, tu te dois de répondre à la sienne ; comment est-ce que tu t'appelles. Tu ne prends pas longtemps avant de lui apporter réponse, déclinant le peu d'identité qu'il te reste. Lyokha Volkov. Et oui, c'est d'origine russe, mais tu ne comptes pas t'avancer là-dessus sauf s'il te pose la question. Tu n'es pas d'un naturel très bavard, du moins, quand il s'agit de parler de ta personne. Misère. Voilà à quoi se résume ton existence. Et personne n'a envie, ou besoin d'entendre ce que tu as vécu. Personne. Alors tu te gardes bien de dire plus que ton nom, la plupart du temps. Ton âge, à la rigueur. Mais pour le reste, tu préfères demeurer un large mystère sans réponse à apporter. Il aimerait que tu l'appelles Samael ? Tu vas essayer. Alors tu hoches un peu la tête. Tu évites les familiarités, habituellement. Parce que tu ne connais pas précisément les Tudor, ni leurs réactions. Si par le passé, tu as eu des maîtres qui te demandaient de les tutoyer et de les appeler par leur prénom, d'autres attendaient de toi un vouvoiement sans faille et une appellation de maître ou maîtresse en continue. Mais tu vas faire en sorte de ne pas le décevoir, et de l'appeler Samael donc. Tu risques d'avoir quelques ratés au début, mais tu vas t'en sortir, comme toujours. Tu en profites pour lui dire que tu aimerais ne pas décevoir sa sœur, être à la hauteur des attentes de cette dernière. Après tout, elle est ta nouvelle propriétaire, tu es censé la satisfaire, quoi qu'elle attende de ta personne. L'accompagner ici et là ? D'accord. Lui préparer quelque chose à manger au milieu de la nuit ? Pas de problème. Aller récupérer une robe à telle boutique pour sa personne ? Une formalité. Il ne fait que confirmer tes pensées en te répondant. De ce que tu peux comprendre, tu vas être débordé. Mais avec un peu d'organisation, tu devrais pouvoir gérer ça... Du moins tu oses l'espérer. Tu as toujours plus ou moins géré le fait de courir à droite et à gauche pour quelqu'un. Tu as l'habitude, et quelques astuces pour t'en tirer. Alors tu devrais t'en sortir, du moins, un minimum. Tu notes mentalement pour le maîtresse de rigueur. C'est bon à savoir, après tout.

La conversation glisse sur un sujet que tu appréhendais un peu ; la raison de tes blessures. Tu n'as pas vraiment envie de t'étendre sur comment Frank Abberline t'a mis à terre, comment il t'a frappé, sans te ménager. Tu n'as pas non plus envie de lui expliquer comment tu as échappé aux policiers, à l'hôpital. Alors tu te contentes de la dernière partie de l'histoire, et encore, tu ne dis pas toute la vérité. Mais ce n'est pas mentir pas vrai, que d'omettre une part de l'histoire ? Tu lui réponds que tu as eu un différent avec les autorités, et il semble se satisfaire de ta réponse, puisqu'il ne rajoute rien. Toi, tu t'excuses, de t'être ainsi apitoyé. Tu n'es pas censé te plaindre, encore mois auprès de tes maîtres, encore moins auprès de cette famille qui est à la tête de votre pays, et qui, par conséquent, cautionne l'esclavage. C'est vrai quoi, sinon, l'esclavagisme ne serait-il pas aboli ? Voilà. Tu l'observes. T'attardes brièvement sur son sourire. Il a un beau petit sourire... Quelque chose de doux et de sincère. Tu lui souris en retour, un peu. Il n'y a pas de mal ? Un peu, pour toi. Enfin, il semble être d'accord sur le fait que les choses devraient changer un minimum. Tu ne sais pas trop comment le prendre. Peut-être qu'il est sincère, peut-être qu'il te teste. Alors une fois de plus, tu ne réponds rien, et tu détournes le regard de sa personne pour regarder en face de toi, là où vous avancez. Et c'est sensiblement à cet instant que le nœud lâche et que tu parviens à te défaire de tes liens. Une bonne chose de faite. Après un rapide massage de tes poignets, tu laisses glisser le manteau de tes épaules pour le reposer sur les siennes. Il lui revient de droit, et tu ne veux pas qu'il le refuse. Pourtant, c'est une moue légèrement agacée qu'il affiche et tu te contentes de hocher un peu la tête. Tu as l'habitude du froid, te répètes-tu mentalement une fois de plus. Et de toute façon, tu es plutôt distrait par la délicieuse odeur de pain chaud qui circule dans la ruelle. Du pain... Tu as faim. Terriblement faim. Depuis quand est-ce que tu n'as pas mangé ? Un sacré bout de temps. Une privation un peu trop longue pour quelqu'un qui mange normalement à sa faim. Mais ce n'est pas ton cas, c'est pour cela que tu es encore debout et un minimum vif. Tu as appris à tenir pendant les périodes de famine, et ça te rend peu nécessiteux pour ce qui est de la nourriture. Mais là, aujourd'hui, alors que cette délicieuse odeur flotte dans les airs, tu ne peux que ressentir cette sensation de faim au creux de ton ventre. Lequel ne trouve pas meilleur moment pour s'exprimer que lorsque le brun te parle de manger, d'ailleurs. Si lui esquisse un sourire, toi, tu rosis légèrement, un peu gêné. Tu n'es pas censé montrer tes faiblesses, une fois de plus. Tu es censé rester fort. Mais c'est ton corps qui dit tout haut ce que tu penses tout bas. « Je ne peux pas dire non, je dois dire que je n'ai pas mangé depuis quelques temps et la faim se fait ressentir... » Tu ne voulais pas te plaindre, non. Juste lui exprimer ta gratitude.

Vous vous engouffrez dans une boulangerie, et c'est un regard presque émerveillé que tu poses sur les pâtisseries et les viennoiseries qui s'accumulent derrière les vitrines impeccables. Tout cela te donne terriblement faim, et quelques banalités échangées entre le boulanger et le prince, vous sortez avec de quoi manger. Le jeune Tudor te tend deux croissants, et pour le coup, tu ne peux pas refuser. Tu devrais te contenter d'un, mais ton ventre en veut clairement plus. Les deux ne seront donc pas de trop. « Merci beaucoup, M... Samael... » Souffles-tu finalement, reconnaissant. Tu meurs de faim, et clairement tu ne perds pas ton temps pour t'attaquer à ce semblant de repas que tu attendais depuis des jours. Ces croissants sont juste délicieux... Et encore tièdes de surcroît, ce qui les rend d'autant plus appréciables à tes yeux. Des croissants. La dernière fois que tu en as mangé, tu étais avec Silas... Il faut dire que ça remonte un peu. Mais tu ne dois pas y penser. Laisse ce garçon où il est, avec ses ennuis et sa famille douteuse, et concentre toi sur le présent, et le futur qui se dessine sur l'horizon. Tu essayes de savourer ce que tu manges, mais tu as tellement faim que les deux croissants sont rapidement engloutis. Tu notes aussi qu'il y a une tarte aux pommes pour une Mademoiselle Carmina. Il ne s'agit pas de te régaler et d'en oublier la raison pour laquelle ils t'ont pris ; pour les servir. Et ça commence là apparemment, à jouer les bloc-notes sur pieds. Enfin, tu as l'habitude de toute façon, tu as connu pire on va dire. Bref, vous marchez toujours, en direction du palais sans doute puisqu'il parlait de ne plus faire de détours. Tu as hâte de découvrir ce palais que tu n'as jamais vraiment approché, voir si c'est aussi magnifique que ce qui se dit. Le trajet se passe en silence, ton regard se posant à droite, à gauche. Puis vous y arrivez, devant cette immense demeure, et ton regard se fait plus enfantin, plus curieux. Émerveillé, oui, tu l'es. Même si tu n'es pas vraiment censé apprécier ces gens et le confort dont ils se vantent en permanence... Tu dois admettre que c'est déjà magnifique de l'extérieur. Vous passez devant les gardes, et c'est la que le prince trébuche. Par réflexe, tu t'avances un peu pour lui éviter la chute, mais tes doigts ne font que frôler son poignet lorsque tu te rends compte qu'il a recouvert l'équilibre. Et il en rit en plus... Tu te contentes pour ta part d'un large sourire, amusé malgré toi de la situation et du ridicule qui la couvre.

Le hall d'entrée est... Très grand. Immense même. Tu t'attardes plus sur la structure que sur la décoration. Il n'y a pas vraiment de temps à perdre, ou plutôt ; tu ne veux pas lui faire perdre son temps. Il est déjà bien sympathique de t'avoir prêté son manteau et offerts ces croissants. Vous croisez quelques personnes qui travaillent sans doute ici, la plupart t'accorde un regard curieux, surpris. Tes cheveux, pas vrai ? Sans doute. Le fait que tu te promènes torse-nu et que tu exposes par conséquent tes blessures et tes quelques marques n'arrange en rien ton cas. Mais tu préfères ne pas y faire attention, et tu suis plutôt le jeune prince, où qu'il te mène. Puis il s'arrête, et tu en fais autant alors qu'il frappe à une porte ; personne ne répond. Il l'ouvre alors, et quelque chose, ou plutôt quelqu'un lui bondit dans les bras. Mon roi ? Ladite personne semble ravie de le voir, mais toi, par réflexe, tu te recules un peu, écarquillant les yeux. C'est qu'elle t'a surpris, la jeune femme aux cheveux... Roses. Tu la détailles un instant, oubliant pour quelques secondes les notions de bienséance. C'est juste que... C'était assez inattendu. Et voilà que les deux détalent dans le couloir... Tu les observes, jusqu'à ce que la jeune femme vienne se cacher derrière toi. Quoi ? La cacher ? La protéger ? Tu souris, pas tellement sûr de la réaction à adopter. Samael en veut à ses cheveux ? Tu ne peux t'empêcher de rire un peu, les trouvant tous les deux... Un peu fous, et surtout loin de conventions. Mais ça détend l'atmosphère, et ça ne fait franchement pas de mal d'avoir l'occasion de rire un peu, de sourire franchement, sans faire semblant. Il l'attrape dans ses bras, puis entreprend tu ne sais trop quoi avec ses cheveux roses... Tu te contentes de les observer, à vrai dire. Les relations humaines, ce n'est pas tellement ton domaine. L'amitié, c'est quelque chose que tu n'as pas vraiment étudié, au cours de ta vie.

Le sujet de conversation se fait plus sérieux, puisqu'il revient sur la raison de ta présence ici. Toi aussi, tu ne sais plus trop... Mais tu ne t'inquiètes pas, puisque le jeune Tudor répond vite à ta question. Vous êtes là pour rencontrer le médecin. Sûrement pour faire un check-up, s'assurer que tu es bien apte au service, que tu n'as aucune particularité qui pourrait nuire à ton travail ici... Du moins, ce ne serait pas la première visite que tu passes pour de telles raisons. Malheureux garçon ? Tu arques légèrement les sourcils, n'osant trop rien dire. Malheureux garçon... Cette Maîtresse Scarlett serait-elle un cerbère à ce point ? Quelque chose te dit que tu n'as pas vraiment hâte de le découvrir, mais tu te contentes de les écouter attentivement. Alors Monsieur n'était pas censé venir au marché... Tu ne vois pas trop pourquoi il rougit, tu ne t'en offusques pas. En réalité, il n'y a pas grand chose pour t'atteindre, les mots ne te choquent plus depuis longtemps. Tu peux comprendre qu'aller acheter un esclave soit une corvée. Enfin, la demoiselle reprend la parole, te proposant d'aller prendre une douche... Et tu hoches la tête, car clairement, tu ne peux pas refuser. La dernière douche que tu as prise, c'était avant la vente aux enchères. Et franchement, tu ne sais pas si se prendre des seaux d'eau froide peut réellement être appelé prendre une douche. Enfin, Samael en profite pour faire les présentations. Carmina Rodriguez... Oh, mais c'est la jeune femme pour qui il a acheté la tarte aux pommes ! Tu te fais rapidement la réflexion, tout en enregistrant les informations qui tombent. C'est une aide-soignante alors... Enfin, en quelques sortes. Il va t'apporter une tenue ? « Merci, Samael... » Et tu te tournes un peu vers la jeune femme, baissant brièvement la tête pour la saluer. « Et je suis ravi de faire votre connaissance, Mademoiselle Rodriguez. » Tu leur accorde un bref sourire, et tu te retires, filant vers ce qui semble être une salle de bain. Une bonne douche bien chaude... Tu en rêvais. Tu t'empresses donc de te déshabiller, jetant directement tes affaires à la poubelle. Elle ne seront plus d'aucune utilité. Puis, ceci fait, tu te glisses sous l'eau chaude. Qu'est-ce que c'est agréable... Tu fermes un peu les yeux, profitant juste du moment. Tu attrapes d'ailleurs le gel douche, te lavant par trois fois les cheveux. Ils seront sans doute bien plus blonds, sans toute cette poussière pour les assombrir... Mais ce n'est qu'un détail, tu t'enivres de l'odeur du savon, et tu te rinces.

Jusqu'à entendre frapper. Tu coupes l'eau un instant, histoire d'entendre ce que l'on a à te dire. C'est... Oh, c'est le jeune Tudor qui te ramène des affaires. Et il te demande s'il peut rentrer ? Bien sûr qu'il peut rentrer ! Enfin, tu sors rapidement de la douche, nouant une serviette à ta taille. « Oh, oui je vous en prie. » Fais-tu, attrapant une autre serviette pour te sécher les cheveux. Comme prévu, il entre, pose tes affaires, et compte bien faire demi-tour. « Merci beaucoup... » Voilà ce qui t'échappe d'abord, mais tu as autre chose à lui dire, avant qu'il ne file. « Et au fait, n'oubliez pas la tarte aux pommes, pour Mademoiselle Carmina. » Tu souris un peu, le laissant filer. Il ne t'a pas accordé un regard... Non pas que cela te perturbe ou quoi mais... Personne ne fait jamais ça, avec toi. Tu es plutôt le genre de bête de foire qu'on aime observer sous toutes ses coutures. Tu ne sais pas si c'est qu'il est extrêmement bien élevé, ou que tu le mets mal à l'aise... Mais de toute façon tu n'es pas là pour poser ce genre de questions. Lorsqu'il sort, tu t'empresses de te sécher, récupérer les vêtements laissés à ton intention, et t'habiller. Ça ne te va pas si mal, le blanc. Tu te coiffes sommairement, et tu trouves déjà que tu as meilleure mine. Ceci fait, tu sors de là, faisant bien attention à tout remettre dans l'ordre et à laisser les lieux propres. Et enfin, tu rejoins les trois autres. Trois ? Oui. Mademoiselle Rodriguez, Samael, et le médecin. Tu salues d'ailleurs poliment l'homme qui t'entraîne un peu plus loin, sûrement pour débuter la petite visite médicale. Comme tu t'y attendais, tu dois te déshabiller pour te retrouver en sous-vêtement. Il te contourne, t'examine méticuleusement tout en te posant quelques questions de routine. « Aucune maladie, aucun traitement non plus. Pour ce qui est des hospitalisations en revanche, j'ai été hospitalisé une fois oui, suite à des violences domestiques. Et des allergies, pas que je sache. » Tu parles librement. Sans zone d'ombre sur tes propos. Pourquoi ? Sûrement car cet homme est un médecin, et que tu lui fais naturellement confiance, étant donné que c'est son boulot. Puis, tu fronces un peu les sourcils... « Enfin, il me semble que j'étais sous anti-psychotiques passé un moment, mais ça remonte à un bout de temps déjà, et j'ai décroché depuis un bon moment. » Ces fameux anti-psychotiques dont on vous gavait au centre pour délinquants juvéniles... C'est un de tes seuls souvenirs encore bien définis de cette période de ta vie. Le médecin acquiesce, continue son inspection et les petits examens s'enchaînent. Les yeux, l'ouïe, les réflexes, le cœur, la tension, tout ce qui peut aller avec... Un check up complet au bout duquel il rend son verdict. « Bien, tout semble aller très bien, tes résultats sont bons, je n'ai aucune remarque particulière, si ce n'est que tu me sembles bien fatigué. Tu dors bien, généralement ? » Tu hausses un peu les épaules. « Je n'en ai pas vraiment eu l'occasion dernièrement... Mais j'ai quelques tendances d'insomniaque naturellement... » Il hoche légèrement la tête. « D'accord. Vas-y progressivement sur l'effort alors. Je vais te donner quelques vitamines pour aider. » Tu hoches la tête une fois de plus. Quelques autres questions sont posées, mais sans plus, jusqu'à ce qu'il te congédie.

C'est là que tu retrouves le brun. « Me revoilà. Tout est bon apparemment. De toute façon, je pense que vous aurez accès au dossier pour vérifier mais... Je suis opérationnel, si on peut dire cela ainsi. » Tu accompagnes ta phrase d'un doux sourire, avant que vous ne vous mettiez à marcher. Tu ne sais une fois de plus pas où vous allez, mais il a sûrement plusieurs choses à te montrer. Les règles du palais à t'énoncer, aussi. Il semblerait que tu aies encore bien des choses à apprendre, avant d'être totalement opérationnel... Mais c'est joyeusement et surtout curieux que tu le suis, attendant d'en apprendre plus sur les mœurs et coutumes des habitants de ce palais. Il ne s'agit pas de connaître à moitié ce qui t'attend, non ; tu dois en connaître le maximum sur le bout des doigts, si tu veux faire bonne impression auprès de Maîtresse Scarlett. Une voix se fait tout de même entendre dans le corridor. Une voix que tu ne connais pas encore, mais qui vous interpelle. Tu te tournes en même temps que le brun que tu accompagnais, pour tomber face à face avec un autre prince... Et pas n'importe lequel. Le futur roi. Tu déglutis un peu, alors qu'il te jette un premier regard. « B-bonjour... » Fais-tu un peu timidement. Il faut dire qu'il... En impose un peu. Il sait être intimidant, à tes yeux du moins. Ce n'est pas n'importe qui, c'est quand même le futur roi. Il vous demande ce que vous faites, et tu laisses Samael lui répondre. Tu n'as trop rien à dire, et tu n'oses pas prendre la parole. Tu te contentes de soutenir ce regard insistant posé sur ta personne. Il te détaille, et pour peu, tu pourrais jurer qu'il arrive à voir au fond de ton âme. Son regard est perçant, déstabilisant, et te mettrait presque mal à l'aise. Mais non. La seule chose que tu ressens, c'est ton cœur qui bat un peu plus fort. Et que personne ne se fasse des idées, tu ne craques pas du tout pour ce garçon. C'est juste que... La rencontre est curieuse, et que son regard posé sur ta personne est particulièrement étrange... L'échange est assez court, mais il te semble durer de trop longues minutes. Des minutes pendant lesquelles respirer se fait un peu plus difficile. Du moins, c'est l'impression que tu en tires, avant qu'il ne disparaisse sur quelques derniers mots, s'excusant de devoir filer en vitesse pour une réunion ou tu ne sais quoi.

Vous vous remettez en route. Mais ton esprit demeure ailleurs, toujours. Un peu perdu de cette étrange rencontre avec le prince Kendrick. « Votre frère est plutôt intimidant... » Dis-tu finalement, n'attendant pas de particulière réponse de la part du jeune Tudor. Tu n'es pas censé juger les autres, ni même parler dans leur dos. Mais tu n'as rien dit de méchant, aux dernières nouvelles. Tu aimerais juste comprendre s'il fait cet effet à tout le monde, ou si tu es le seul à avoir ployé sous son regard perçant. « Excusez-moi, je ne voulais pas vous importuner avec mes remarques futiles. » Tu fronces légèrement les sourcils, comme confus. C'était malvenu, à tes yeux. Tu n'aimes pas te faire remarquer ainsi, et te mettre un des potentiels héritiers du trône à dos te semble être la dernière des bonnes idées. Ton regard s'attarde sur la décoration pour la première fois depuis ton arrivée, et tu essayes plutôt de réfléchir à la suite des événements. Scarlett. Samael. Tes devoirs. Oui, c'est ça, tes devoirs. Qui impliquent les règles du palais, bien entendu... Il faut d'ailleurs que tu en saches plus à ce sujet. Mais tu attends encore un peu, car tu ne veux pas le presser. Vous faites quelques pas. Parcourez quelques zones du palais que tu notes dans ton esprit. Et quand le silence devient un peu trop pesant pour toi, tu te décides enfin à reprendre la parole. « Alors expliquez moi un peu ; quelles sont les règles ici ? J'ai servi dans plusieurs famille mais... Aucune ne peut prétendre à l'organisation du palais... Comme je vous l'ai dit, je voudrais vraiment bien faire alors... Dites-moi tout ce que je dois savoir. Je ne veux pas vous décevoir. » Et pourtant, n'es-tu pas l'esclave de Scarlett uniquement ? Normalement, si. Mais tu te sens redevable aussi envers ce Samael. S'il n'avait pas marchandé, peut-être que tu serais dans une famille bien moins sympathique. Voir même, tu serais retourné dans les mines... Et ça, très peu pour toi. Tu aimerais vivre quelques temps encore, même si ce n'est pas une vie de liberté, une vie très palpitante, tu veux vivre, car quelque chose te dit que tu as encore bien des choses à expérimenter. Et tu n'as aucune idée, non, aucune, à quel point c'est vrai...

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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