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 no we're not in Paradise {Lyokhael/futur,Terre}

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Ramiel A.D. Tudor
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...


MessageSujet: no we're not in Paradise {Lyokhael/futur,Terre}   Dim 15 Fév - 19:18

no we're not in Paradise

Tu écoutes distraitement tes coéquipiers se disputer. Voilà déjà une semaine que vous êtes arrivés, vous, les cents éclaireurs d'Anarkia, et tu ne fais déjà plus attention aux disputes qui divisent le groupe. Ils te fatiguent et tu as besoin de réfléchir. En à peine sept jours, les opinions se sont déjà faites et votre groupe s'est déjà divisé. Certains veulent rentrer parce qu'à leurs yeux, cette planète est trop polluée, trop incertaine pour que les survivants de votre planète natale puissent y vivre. D'autres pensent qu'avec l'aide des sorciers, on pourrait améliorer les conditions de vies et reconstruire tout ce que vous avez perdu sur Anarkia. Et les derniers se plaisent déjà dans ce contexte et pensent qu'il ne faudrait rien changer, tant pis pour ceux qui ne pourraient pas le supporter. Où te situes-tu, toi ? Tu n'as pas encore de réelle opinion. Tu es plutôt neutre, tant que tu n'en auras pas vu un peu plus. Votre première priorité a été de construire un camp de fortune pour vous abriter de la chaleur parfois écrasante et des intempéries. Vous n'avez rien trouvé qui ressemble à une civilisation alors pour l'eau et la nourriture, vous vivez sur os réserves mais cela ne durera plus que quelques jours. Tu as affreusement conscience qu'il va falloir trouver de quoi nourrir une cinquantaine de personnes, et ce très rapidement. Si vous ne voulez pas que votre mission se termine par la mort de l'entièreté de votre groupe, il faut vous organiser, il faut donner un rôle à chacun. Et tu penses qu'il va falloir aller chasser, puisque vous vous êtes installés autour d'un cours d'eau. Elle n'est pas réellement potable mais avec votre technologie, ce n'est pas un problème.

-Colonel Tudor ? Que devons-nous faire ?

Colonel... Cette appellation te fait sourire. Colonel. Tu n'as pas dépassé le grade de soldat lorsque tu étais dans l'armée, tu n'y es resté qu'une seule année. Tu ne sais pas vraiment pourquoi ils t'ont donné ce surnom. Peut-être parce que tu sais mener les hommes, peut-être parce ton nom forge le respect. Il faut dire qu'avec un père Colonel... Oui, ils ont dû t'attribuer le grade de ton père. Ce n'est pas bien grave. Ils t'ont donné des responsabilités et c'est à toi de t'en montrer digne. Que devez-vous faire ? Tu te tournes vers Fields, qui attend ta réponse. Tu sais qu'il faut que vous bougiez. Alors tu secoues la tête et tu amènes une carte dessinée par tes soins sur la table. Tu sais que vous avez atterri en Russie, mais c'est à peu près tout ce que tu sais. Il va falloir que vous appreniez à vous repérer afin de pouvoir au moins utiliser les reproductions des cartes amenées il y a deux millénaires par les premiers colons d'Anarkia. Tu récupères au passage une des cartes qu'on t'a confiées et tu places les deux côte à côte.

-Notre priorité est de fournir une source permanente de nourriture à tout le groupe. Ensuite, il faudra qu'on puisse se repérer sur une carte.
-À quoi bon, si les terriens sont tous morts ?
-Ce n'est pas parce que nous n'avons croisé aucun être humain au cours des derniers jours qu'ils sont tous morts. Il semble certes certain qu'il s'est produit quelque chose de terrible, au vu des villes abandonnées et envahies par les plantes depuis déjà des siècles, mais rien ne dit qu'ils ont tous été décimés.
-Rentrons plutôt, cette planète n'est plus faite pour nous.
-Si tu préfères crever sous une pluie de cendres, c'est ton problème. Moi je refuse de repartir pour mourir asphyxié. Je préfère encore ce monde où il faudra repartir de zéro.
-Ça suffit. Vos disputent ne mènent à rien, vous savez très bien que la prochaine ouverture du portail est prévue deux mois après notre arrivée. Alors en attendant, faisons en sorte que tout le monde reste en vie. Vous allez tous me suivre, il est grand temps de partir à la recherche de gibier et peut-être de quelques arbres fruitiers, ou n'importe quoi d'autre qui pourrait nous être utile. Procurez-vous des sac solides, de quoi chasser ou vous défendre et rejoignez-moi dans dix minutes à la sortie ouest du camp. Exécution. Ah, Fields, attend. Toi, je veux que tu restes ici et que tu gères le camp en notre absence. Je veux aussi que tu rassembles les sorciers, qu'ils se tiennent prêts à nous aider si jamais nous pouvons ramener de quoi faire pousser des fruits et des légumes.
-Ce sera fait, Colonel.


Tu hoches la tête et, sur ces derniers mots, tu files chercher de quoi marcher longtemps. Le soleil n'est levé que depuis peu mais c'est l'heure idéale pour vous éclipser. Tu te changes rapidement, optant pour une tenue souple et terne afin de te faire le plus discret possible. À ta ceinture, tu glisses un pistolet, un taser et ton épée, ton arme de prédilection. Les armes blanches ont beau être dépassées depuis longtemps, elles fascinent toujours et leur emploi peut toujours être très efficace. En cinq minutes, tu es prêt et tu rejoins la sortie ouest, remettant des cheveux bruns en ordre. Tu aurais peut-être dû les couper avant de partir, cela aurait été plus pratique que les garder longs. Enfin, tu te dis que c'est tant pis. Du haut de tes vingt-cinq ans, tu n'as coupé qu'une seule fois tes cheveux : pour ton entrée dans l'armée. Tu n'aimes pas avoir es cheveux trop courts. En attendant que les autres arrivent, tu vas donner un coup de main à une jeune femme qui peine à monter sa tente. Tu es ainsi : toujours prêt à rendre service, même à des inconnus, bien que u connaisses plus ou moins un peu tout le monde ici. Vous avez vécu ensemble durant un mois entiers, certains sont partis dès le premier test, celui visant à écarter ceux étant incapables de supporter un transfert inter-planètes par un portail magique. En voir beaucoup être écartés à cette étape t'a effrayé, parce que tu t'es dit que, si votre groupe était représentatif de la population anarkienne, exception faite des vampires, beaucoup de personnes risqueraient de rester coincées sur votre planète, condamnées à mourir dans d'atroces souffrances. Alors tu espères que les scientifiques amélioreront leur système. Après tout, tout le monde était passé lors du premier exode. Tout du moins, c'est ce qui s'est toujours dit...

Lorsque tes hommes arrivent enfin, tu en disputes deux qui n'ont pas pris la peine de se changer. S'ils pensent être discrets, ainsi habillés en turquoise ou en rouge sang. Enfin, vous n'avez plus le temps de traîner alors tu ouvres la marche, regrettant aussitôt de ne pas avoir tes chevaux, ils auraient été bien utiles... Tant pis, vous ferez sans. Votre petit groupe de cinq progresse heureusement rapidement jusqu'à atteindre la forêt. C'est là que tu marques un instant d'hésitation. S'y risquer sans savoir ce qui vous attend, sachant que sur les cinq, trois n'ont jamais réellement quitté le confort de la grande ville, ou choisir la prudence et rester en lisière ? Perplexe, tu t'accordes cinq minutes de pause pour dessiner sur ta carte ce que tu as pu voir, les laissant se reposer. Puis, lorsque tu te retournes vers eux, l'un te propose d'explorer la forêt. Mais malgré ta réticence, c'est ce que vous finissez par faire. Ce qui se révèle finalement une bonne idée, étant donné que vous trouvez quelques baies et plantes visiblement comestibles, même si personne ne s'essaye à y goûter. Tout est pollué dans cette région, et peut-être sur toute la planète, inutile de se mettre en danger de manière inconsidérée.

Sous le couvert des arbres, vous perdez toute notion du temps. Les montres et autres appareils électriques non protégés correctement lors du transfert n'ont pas survécu, donc les montres ne sont plus utilisables, il faut aujourd'hui se fier au soleil et cela est devenu impossible. Surtout que la position du soleil terrien est légèrement différente de celle du soleil anarkien, et il tourne plus longtemps. Ici, les jours durent environ vingt-quatre heures as-tu compté, au lieu de seulement vingt-deux. Tout est si différent... C'est pourquoi il faut absolument être vigilants sur la durée de votre balade et le risque de vous perdez dans ces bois. Heureusement qu'ils sont tous responsables. Tu es le plus jeune du groupe, après tout, malgré la manière dont ils t'appellent tous. Soudain, quelque chose t'interpelle. Un mouvement dans les buissons plus loin. Aussitôt, tu fais signe aux autres de ne plus bouger, de ne plus prononcer le moindre son non plus. Tu ne bouges plus, tu essayes de calmer les battements de ton cœur. C'est là qu'apparaît... Un lapin. Ton regard se tourne vers Holmes, qui a déjà empoigné son arc et encoché une flèche. Oui, tu as choisi des personnes sachant maîtriser les armes blanches pour t'accompagner, par soucis stratégique. Mais alors que l'autre va décocher sa flèche, une autre vient se planter dans un arbre, non loi de vous. Le lapin détale et toi tu te retournes, une main sur le pommeau de ton épée, cherchant du regard celui qui a tiré. Et ce sont six personnes qui se dévoilent, armes en main, et qui viennent vous encercler. Une seconde, tu perds ta concentration. Des humains. Ce sont des humains qui viennent de vous encercler. Finalement, il reste des humains sur Terre ! Tu ne sais pas où te placer, tu ne sais pas quoi dire. Mais cela ne dure pas, parce que tu vois du coin de l'œil Torrez chercher son pistolet. Tu l'arrêtes aussitôt.

-Non ! Ne fait rien ! On n'est pas là pour se battre !
-Ils nous menacent !


Tu secoues la tête et leur fais à nouveau signe de se taire. Les inconnus prennent la parole, dans une langue que tu peines à décrypter. Tu as eu une formation sur les langues terriennes, et leurs propos te rappellent la langue que tu maîtrises le mieux : le russe. Tu as du mal à déchiffrer ce qu'ils te racontent. La langue a évolué en deux millénaires, c'était prévu, mais tu sais que pour communiquer, il sera primordial que tu réussisses à évoluer rapidement. Mais à première vue, ils semblent demander d'où vous venez, et ce que vous voulez. Tu fronces un peu les sourcils, faisant un pas vers l'homme qui a pris la paroles, t'accordant quelques secondes de réflexion avant de répondre.

-Je... Nous ne vous voulons pas de mal. Nous sommes arrivés dans... La zone. Il y a quelques jours. Nous arrivons de loin. Nous cherchons de la nourriture, c'est tout.

Ton russe est rouillé. Tu ne sais pas s'ils ont bien compris tes propos mais tu as fait de ton mieux. Tu es le seul dans le groupe à maîtriser cette langue, et parmi les cents, tu sais que vous êtes peu dans ce cas. En tout cas, tu croises les bras pour que leur animosité ne durera pas très longtemps, qu'elle n'est due qu'à une méfiance compréhensible face à des étrangers. Mais s'il faut se battre, tu es prêt. C'est donc, tendu, que tu attends avec anxiété leur réponse, sachant que la survie de ton petit groupe repose sûrement sur tes épaules...

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Theodore Volkov
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MessageSujet: Re: no we're not in Paradise {Lyokhael/futur,Terre}   Lun 16 Fév - 22:21



 
i'll teach you how to see all that's beautiful


Les terres hostiles de Russie. C'est le nom qu'on leur donne, désormais. Ce pays qui, autrefois, comptait de sublimes villes, à ce que disent les anciens, tenant cela de leurs ancêtres. Difficile à croire, quand on voit les ruines s'enchaîner, la végétation reprendre le dessus, et ce climat qui ne varie que peu depuis la grande catastrophe. L'air est étouffant les trois quarts du temps, le soleil tape fort, les nuits pourtant peuvent être rudes. Mais le tout est constamment humide, et c'est ce qui est le plus dur à vivre, quand on en a pas l'habitude. Ce qui n'est pas ton cas à toi, terrien né dans de telles conditions. Tu n'as connu rien d'autre que cela, alors tu ne t'en es jamais plaint. Et heureusement, car de ton statut de guerrier, cela aurait été bien risible. Enfin, tu finis de remplir ta gourde, de récupérer ton arc et ton carquois, tu vérifies que tu as bien tes deux dagues et tu rejoins les autres à l'extérieur. Tu leurs fait un signe de tête en direction de la sortie du camp, et c'est au pas de course que tous les six, vous vous enfoncez dans l'imposante forêt qui vous entoure déjà. Tu connais si bien ces terres... Chaque recoin, tu en as exploré bien des parcelles depuis que tu es né. Cette forêt est ta maison après tout, et celle de ceux avec qui tu chasses actuellement. Vous avez décidé de tirer quelques lapins aujourd'hui, Ruzjek sort tout juste de convalescence et il voulait reprendre un peu d'activité physique. Une petite partie de chasse dans ces bois est l'idéal, pour tester la discrétion, l'agilité, l'endurance et la vitesse. Même si tu t'es promis de garder un œil sur lui, qu'il ne se fasse pas mal outre mesure. C'est aussi ton rôle, de veiller sur eux. D'autant plus car tu es le fils d'Adrian Volkov. Chef du clan russe... Que de responsabilités en plus, mais tu ne t'en plains pas, non. Vous rejoignez un terrain de chasse que vous avez l'habitude de fréquenter, alors vous vous écartez les uns des autres pour avoir plus de chances de récupérer quelque chose.

La chasse se poursuit donc en silence, histoire de ne pas effrayer les potentielles proies. Comme toujours, c'est un succès, et il le faut bien, si vous voulez faire des provisions de viande séchées pour le clan. Vous avancez donc, entre arbres et rochers, toujours un peu plus en hauteur que le sol. C'est ainsi jusqu'à arriver à la hauteur d'une grande cuvette dans la forêt. Tu entends quelques bruits de pas, et tu fais signe aux autres de s'arrêter. Plus personne ne bouge, et c'est discrètement que tu jettes un coup d'oeil au niveau de la cuvette où se trouve un groupe d'hommes. Ils te sont totalement inconnus, et c'est fronçant les sourcils que tu les détailles un instant. Qui sont ces personnes... ils ne sont pas de votre clan, de toute évidence. Mais alors, d'où viennent-ils ? Un clan étranger ? Ce serait bien étonnant, il n'ont pas vraiment une dégaine de terriens. Et si... S'il s'agissait d'un groupe des hommes de la montagne ? Ils le ressemblent bien plus qu'à vous. En quelques signes de tête et de mains, tu fais comprendre aux autres que vous allez les encercler, mais qu'ils doivent attendre patiemment ton aval pour sortir de l'ombre. Puis, l'un d'entre eux, celui avec un arc, cherche à tirer un lapin. C'est à ce moment là que ta propre flèche file se ficher dans un arbre non loin d'eux. Alors seulement, ceux de ton clan sortent d'entre les bois et viennent encercler le groupe. Vous paraissez hostiles, sans doute. Ce qui est légitime, quand on connaît votre expérience avec les hommes de la montagne. C'est donc armes dirigées vers eux que vous les accueillez, toi avec ton arc, reprenant la parole en premier. « Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ici ? » Pas de bonjour, mais tu t'es toujours passé de la politesse avec ceux de la montagne. Tu fronces les sourcils lorsque l'un d'entre eux cherche à attraper une arme, et ta flèche pointe désormais vers lui. Tu n'hésiteras pas une seule seconde, si ce type met en danger les tiens.

Un point a néanmoins piqué ta curiosité. Cette langue qu'il a utilité pour parler à son collègue. Ce n'était pas du russe, ni de l'anglais. Quelque chose que tu ne connais absolument pas... ça te perturbe un peu, tu dois l'admettre. Les langues des clans voisins ressemblent un minimum au russe, mais ça... C'était totalement différent. Le brun te surprend en prenant la parole dans ta langue natale, même s'il s'exprime dans un russe plutôt ancien. Ils ont fait un long voyage, ils veulent de la nourriture... Tu descends du rocher duquel tu les surplombais, rejoignant les autres, t'approchant tout en gardant tes distances avec ce qui semble être leur chef. Tu décroches le bandeau qui couvrait la partie basse de ton visage, en dévoilant l'intégralité cette fois. « Et de quel clan viens-tu ? » Tu plonges ton regard dans le sien. Un regard noir et profond. Unique en son genre. Mais tu ne perds pas de temps là-dessus, puisque de toute façon, l'un des tiens vous interrompt. Ruzjek lui-même. « On devrait les tuer Lyokha. Regarde-les, ils ne viennent pas d'un clan voisin. Ils ressemblent aux hommes de la montagne. » Les guerriers sont tous tendus, les mains se resserrent autour des armes. Ils seraient tous pour une exécution digne de ce nom, et toi aussi, en temps normal. Mais ils se sont exprimés dans une langue qui t'est inconnue, une langue qui n'est pas propre à ceux de la montagne, ce qui te fait clairement douter sur leur provenance. « Non, on ne les tuera pas, s'ils ne sont pas d'ici, la nature s'en chargera elle-même. » Tes propos peuvent paraître cyniques, ils n'en sont pas moins vrais. Cette forêt est dangereuse quand on ne la connaît pas, entre les animaux qui y rodent, les plantes toxiques, les infections qui peuvent démarrer d'une simple coupure pour les étrangers... Si la nature en décide ainsi, alors ils mourront, même si cela peut paraître primitif comme pensée, c'est dans ce sens que vous avez tous été élevés. En considérant la nature comme une entité avec laquelle il a toujours fallu cohabiter, au rythme de ses caprices, mais aussi de ses dons. Une fois de plus, ta parole se fait sage, et les autres se détendent un peu, quoique toujours sur leurs gardes.

« On ne peut pas laisser les étrangers partir comme ça Lyo et tu le sais. Pas quand ils sont sur nos terres. » Tu jettes un coup d'oeil à Oksana. Ses mots font du sens comme toujours, et tu sais qu'elle a raison. Ces gens empiètent doucement sur vos terrains, même si cette forêt ne vous appartient pas au sens propre, c'est dangereux de les laisser rôder ici, pour ton peuple. « Tu as raison. Prenez le chef. Laissez les autres repartir. » Les choses se tendent à nouveau. Quelque chose te dit que le brun ne va pas se laisser faire, et après tout, c'est compréhensible. Pourquoi suivrait-il docilement un groupe de cinq personnes qui peuvent le tuer, le torturer, voir même le manger – même si le cannibalisme n'est pas dans les mœurs de ton clan. « Nous n'allons pas te faire de mal. Tu dois rencontrer notre chef, c'est tout. Tu restes sous ma protection ce temps. Quant à tes hommes... » Tu les comptes rapidement. Il ne sont pas beaucoup, mais peut-être qu'il y en a d'autres. Tu te tournes vers Misha dont la besace est bien remplie, ainsi que vers les autres, histoire que tout le monde participe un peu. « Donnez-leur cinq lapins et des fruits. » Ils rangent leurs armes et s'exécutent sans te contre-dire. Ils savent que tu as tes raisons. Que tu ne veux de mal à personne. Juste mettre au clair cette situation, malgré la réticence de certains. S'il le faut, tu ramèneras le chef des étrangers à leur camp de toi-même, en gage de bonne foi. Sauf s'il se révèle être un homme de la montagne... Son destin pourrait être bien plus funeste. Mais tu ne préfères pas y penser. Lorsque les tiens ont partagé leurs ressources, tu te tournes une fois de plus vers le chef des inconnus, puisqu'il semble être le seul à parler à peu près ta langue. « Il n'y a pas de temps à perdre, tu devrais dire à tes hommes de retourner à leur camp. La nuit ne tardera pas à tomber dans les bois. Nous, on se met en route. Mais avant... » Tu détaches un foulard enroulé autour d'un de tes poignets, et tu passes derrière le brun pour lui bander les yeux. Simple précaution. Tu n'aimerais pas t'être trompé, et que cet homme puisse faire un repérage sur comment atteindre votre camp. Tu préfères donc lui masquer la vue pour la route, quitte à le rendre confus au possible avant d'arriver. Tu ne peux pas mettre en jeu la sécurité des tiens pour ta curiosité. « Simple précaution. » Lâches-tu à l'intention de l'homme, pour le prévenir. Tu comptes bien le guider, histoire qu'il ne se ramasse pas tous les deux mètres. Ce serait une perte de temps considérable. D'ailleurs, sitôt fait, vous commencez à avancer, vous deux en tête, les autres sur les arrières, chassant à droite à gauche quand l'opportunité se présente, ou vérifiant simplement les alentours. Puis, quelque chose te vient à l'esprit. Quelque chose d'essentiel, ou presque. « Au fait, comme doit-on t'appeler, étranger ? »

_________________

- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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