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 stay alive for me {Lyokhael/exécution}

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Kenrick G. Haynes
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: stay alive for me {Lyokhael/exécution}   Lun 2 Fév - 22:24

stay alive for me
smile again, because I love your smile. laugh again. please, stay alive. beacause i love you...

C'est sans ménagement que les gardes t'emportent, te ramenant à ta cellule. Tu as beau te débattre, tu es trop sonné pour être réellement efficace. Un hématome fleurit sur ta mâchoire, signe qu'on t'a récupéré et que tu ne t'es pas laissé rattraper. Pourtant, tu n'avais pas l'intention de fuir, pas encore. Même si le temps t'est compté, tu sais qu'il faut attendre. Tu n'auras qu'une seule chance, vous n'en aurez qu'une. Vous ? Oui, vous, ton petit ami et toi. Bon sang, tu te demandes encore ce que vous avez fait pour en arriver là, en prison, condamnés à mort... Voilà déjà une semaine que vous êtes derrière les barreaux, en attendant que tout soit prêt pour votre mort. C'est glauque dit ainsi, mais c'est surtout très injuste. Vous êtes innocents, vous n'avez rien fait, rien du tout. Vous n'avez jamais assassiné ce haut dirigeant, qu'importe qu'il ait cherché à mettre des bâtons des les roues de ta famille. Tu n'es pas un assassin et Lyokha n'a pas pu l'éliminer. C'est injuste oui, parce que tout était contre vous, jusqu'aux preuves scientifiques. Tout. Voilà pourquoi vous êtes ici, en sursis, la mort vous tendant les bras, n'attendant que vous. Et vous n'aurez jamais la chance de faire appel de cette décision, vous serez morts bien avant qu'on rouvre votre dossier. On vous a piégé, et celui qui a fait ça doit s'en réjouir puisque vous ne vous en sortirez pas vivants. Il a gagné sur toute la ligne, jamais il ne sera inquiété pour ce meurtre. Et cela te met la rage au ventre.

Sans le moindre égard pour toi, ils te jettent dans ta cellule et tu t'écroules au sol comme une merde tandis que ta porte est refermée à clé. Tout aussi sonné que précédemment, tu ne bouges plus durant quelques secondes, le temps que ta tête cesse de tourner. Puis tu te redresses, te massant doucement la tête. Quelles brutes. Ne peuvent-ils donc pas faire preuve d'un peu plus d'égard vis-à-vis de vous ? Après tout, vous n'êtes là que pour un temps très limité, l'un et l'autre. Mais non, tu as l'impression qu'ils vous traitent comme n'importe quel prisonnier, voir avec encore plus de sévérité. Mais vous êtes innocents par tous les dieux de la Terre ! Innocent ! Combien de fois faudra-t-il le crier pour qu'ils comprennent ? Jusqu'à votre mort, très certainement. Tes pensées sont bien glauques, Samael, mais tu n'y peux rien. Ce qui vous attend te hante chaque jour, chaque nuit. Tu voudrais avoir des pensées plus joyeuses mais tout te rappelle que la roue a fini de tourner pour vous. Tu regardes la cellule d'en face, tu regardes le jeune homme de trois années de plus que toi, son regard bleu que tu aimes à la folie. Tu te dis que tu dois avoir une tête à faire peur, pâle comme tu l'es devenu en une semaine ici. Tu dors naturellement peu mais ton temps de sommeil s'est aussi considérablement raccourci. Tu es nerveux, parce qu'il faut absolument sortir d'ici avant le jour fatidique. Autant ton propre sort t'importe peu, autant tu ne supportes pas l'idée que Lyokha partage le même sort que toi. Tu ne veux pas qu'il subisse aussi ce sort qui semble inévitable. Ce stratagème visait très certainement un Tudor en priorité, pas le jeune Volkov... Il faut absolument que tu trouves un moyen de le faire sortir d'ici, peu importe le moyen. C'est pour cette raison que tu as fait une pseudo-fuite : pour repérer les différents systèmes de sécurité et envisager un moyen de les contourner. Allez, cesse d'y songer... Tu te forces un peu à sourire, te voulant rassurant...

-Ils sont compliqués à semer. Les portes automatiques sont aussi un problème. Si on volait un passe, on pourrait peut-être faire quelque chose... Mais ça prendrait trop de temps de tout ouvrir avec ça... Un vrai casse-tête. Si tu as une idée, je suis preneur.

Si ton ton est léger, comme si tu prenais cela sur le ton de la plaisanterie, ton regard sombre est dix fois trop sérieux. L'inquiétude t'enserre le cœur, surtout quand tu le vois ainsi, de l'autre côté de la grille. Tu voudrais tant le savoir loin de là, en sécurité, non inquiété par cette épée de damoclès prête à vous tomber dessus à chaque seconde, tenue par le bourreau... Bon sang, il faut qu'il parte... Tout en réfléchissant, tu glisses une main sur ta mâchoire endolorie, pile là où l'hématome s'étale de plus en plus. Plus ou moins vainement, tu tentes de le lui masquer...

-Tiens, tu veux une bonne nouvelle ? C'était plus douloureux quand toi tu me frappais. J'ai l'impression d'avoir affaire à des amateurs.

Ridicule. Tu mens en plus, et mal. Mais tu préfères essayer de rire un peu de la situation, plutôt que d'en pleurer. Vous avez eu suffisamment de temps pour vous morfondre sur votre sort, il est temps de se reprendre et de monter un plan d'évasion afin de pouvoir prouver votre innocence à tous. Et pour enfin pouvoir passer tout votre temps ensemble... Tu te relèves donc et viens te coller à la grille afin de mieux te rapprocher de lui... Il te manque, et le voir sans pouvoir le toucher, les ¾ du temps, est l'une des pires tortures que tu ais pu endurer...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: stay alive for me {Lyokhael/exécution}   Mar 3 Fév - 13:59




stay alive for me



Tes doigts glissent sur l'intérieur de ton avant bras, retraçant inlassablement les six lettres qui forment son prénom à l'encre noire. Samael. Un doux sourire étire tes lèvres alors que tu penses à lui, essayant de mettre un peu de côté cette inquiétude qui te ronge. Tu te recules un peu sur la couchette bien peu confortable de la cellule, ta tête reposant contre le mur pour un instant. Tu fermes brièvement les yeux, tentant avec peu de succès de ne pas réfléchir à demain, et aux jours suivants. D'éviter de compter les jours qui vous restent avant l'échéance finale. Condamnation à mort... Ni lui, ni toi ne mérite un tel sort. Tout cela n'était qu'une mise en scène, et qu'importe combien tu l'as répété aux avocats et à l'accusation, rien n'y a fait. Vous êtes condamnés à mort pour un crime que vous n'avez pas commis, un meurtre plus que sanglant. Les preuves scientifiques ont malheureusement parlé contre vous, et aucun alibi assez solide n'a pu servir en votre faveur. Vous voilà dans le couloir de la mort... Tu essayes de te rappeler de quelques bons moments. La vie à Spes. Ses représentations en tant que musicien que tu ne loupais pas. Ton travail au garage, les quelques courses dont tu ne l'informais pas toujours pour ne pas l'inquiéter. Ce n'était peut-être pas toujours très simple, mais ce que vous aviez, c'était tellement parfait à tes yeux. Tu étais tout bonnement heureux avec lui. Content pour un rien. Fier de toi quand tu arrivais à le garder jusqu'à midi au lit, ignorant le reste du monde et les responsabilités. Ou encore quand tu l'as kidnappé pour son anniversaire, l'emmenant quelques jours en bord de plage. Plus simplement ces longues soirées à refaire le monde autour d'un verre, sans tomber d'accord. Tu te rappelles aussi de cette moue boudeuse ou de sa manière de te voler un baiser à la moindre occasion. Un bruit de porte te fait sortir de tes pensées, et l'inquiétude revient immédiatement. Tu te relèves d'un bond pour t'approcher des barreaux, t'y collant le plus possible pour voir le nouveau venu.

Qui n'est autre que Samael. Tu ne peux retenir un soupir de soulagement, malgré l'hématome que tu discernes sans mal sous sa mâchoire. Qu'a-t-il fait encore... Il se fait jeter en cellule, et tu serres les dents, alors que le pauvre tombe à terre. Ton sang ne fait qu'un tour, mais tu ne peux rien de plus que jeter un regard noir aux gardes qui s'éloignent déjà. L'un d'entre eux te lance un sourire un peu provocateur, et tu retiens sa face sans mal. Il est de ceux qui savent pour toi et le jeune Tudor, et ça le fait jubiler de te voir, totalement impuissant face à la situation. Vous n'êtes même pas dans la même cellule... Lui est en face de toi, et c'est affreux, de pouvoir le voir sans même avoir l'opportunité de le toucher, ne serait-ce que le frôler... Sa remarque t'étire un pauvre sourire. Tu aimerais tant avoir une idée... Et ce n'est pas faute de réfléchir, tu cherches depuis une semaine la moindre faille, le moindre détail qui pourrait vous aider. Mais c'est trop bien surveillé, trop bien surveillé par l'ensemble du personnel... « J'aimerais avoir quelque chose à te proposer mais pour l'instant... » Tu secoues un peu la tête négativement, signifiant par là qu'aucune solution ne t'est encore venue. Mais tu ne perds pas espoir, car vous devez vous en sortir, il doit s'en sortir. Tu ne supporterais pas vivre sans lui dans ce monde. Et si toi tu dois mourir, hé bien tu veux faire tout ce qui est en ton pouvoir pour qu'il s'en sorte, coûte que coûte. Tu essayes de sourire une fois de plus, lorsqu'il parle de son altercation avec les gardes. C'est vrai que ça n'a pas toujours été rose entre vous, vous vous êtes déjà battus... Mais tu peines à croire que les gardiens se soient montrés tendre, et tu ne peux une fois de plus t'empêcher de secouer la tête. « Je sais que c'est difficile mais tu dois essayer de faire profil bas quand ils t'attrapent... Ils finiront par t'envoyer au trou sinon. » Et là, vous ne vous verrez plus du tout. Cette idée t'est tout simplement insupportable. Déjà que te retrouver juste en face te fait tourner en rond, alors, s'il n'est plus du tout dans cette unité ? Tu vas virer dingue très vite.

Une espèce d'alarme se fait entendre, précédant un clac caractéristique des portes qui se déverrouillent. Il faut croire qu c'est l'heure d'aller manger. Tu commençais à avoir un peu faim, même si cette sensation est tuée par ton inquiétude constante pour le brun. Brun que tu observes toujours. Ses cheveux courts... Tu te mords légèrement la lèvre, mais lorsque les portes s'ouvrent, tu ne perds pas une seconde pour le rejoindre. Il a à peine le temps de sortir de sa cellule que tu le plaques contre un mur adjacent, mains refermées sur le col de son uniforme, venant l'embrasser. Non, tu ne tenais plus, donc non, tu n'as pas résisté, tu n'as pas attendu d'être un peu à l'écart ou quoi. De toute façon, tu te fous bien du regard des autres, et tes mains glissent sur ses flancs, alors que tu restes pendu à ses lèvres un instant. Puis, alors que tu mets un terme à ce baiser, tu restes franchement proche, un large sourire étirant tes lèvres. « Pardon, j'ai pas pu résister. Tu me manques trop, de l'autre côté de l'allée... » Souffles-tu avant de lui voler un autre baiser. Tu sens quelques regards posés sur vous, autant que tu entends des murmures pas forcément sympathiques. À vrai dire, tu t'en fous bien, tant que tu l'as lui, que vous êtes sains et saufs. Tu te recules légèrement, lui désignant une direction d'un signe de tête. « On devrait peut-être aller manger, qu'est-ce que tu en dis ? » Tu attends son accord pour te mettre en route, suivant le sens de la marche avec ton brun à tes côtés. L'avoir à côté de lui te réchauffe considérablement le cœur, il n'y a pas à dire... Tu te sens rassuré, tu te sens complet, tu te sens bien avec lui. Il est tout ce qu'il te faut pour te redonner le sourire actuellement, même si votre situation n'a rien d'engageante. « J'ai un vieil ami entre ces murs... Je dois le rencontrer cet après-midi, peut-être qu'il aura quelque chose pour nous aider...Je peux pas laisser ça nous arriver, tu comprends ? » Tu cherches son regard. Tu veux lui faire la promesse. Tu ne veux pas le laisser mourir pour un crime qu'il n'a pas commis. C'est hors de question, même si tu dois en payer le prix fort, d'une manière ou d'une autre il s'en sortira.

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: stay alive for me {Lyokhael/exécution}   Mar 3 Fév - 18:41

Il aimerait avoir quelque chose à te proposer ? Oui, tu t'en doutes bien. Malheureusement, vous êtes tous deux dans le même cas : au point mort. Aucun plan ne se dessine dans ton esprit, tu n'arrives pas à envisager comment vous allez pouvoir vous sortir de cette situation. Et cela t'effraye, parce que tu ne peux pas le perdre, tu ne te sens pas capable de vivre sans lui, tu ne veux pas non plus. Le simple fait d'être dans des cellules séparées, même l'une en face de l'autre, te rend malade. Tu ne pouvez que parler et vous regarder, c'est tout. Pour les contacts, il faut attendre que les portes s'ouvrent et cela n'arrive pas assez souvent à ton goût. Ils vont te rendre fous, à vous séparer de cette manière, même si tu as bien conscience que cela pourrait être bien pire : vous pourriez ne pas vous voir du tout, ne plus pouvoir vous parler, être complètement isolés l'un de l'autre. Et là, oui, tu deviendrais fou en plus d'être malade d'inquiétude. Et lui aussi... Tu le sais, tu l'as déjà expérimenté lorsqu'il est passé par la case prison, quelques années plus tôt. Malgré tes très fréquentes visites, tu avais très mal vécu cette histoire : le savoir loin de toi, enfermé quelque part où tu ne pouvais pas passer autant de temps que voulu en sa compagnie, ne plus se réveiller à ses côtés et lui voler le premier baiser de la journée, ne plus pouvoir lui voler son petit déjeuner pour qu'il te court après dans tout l'appartement, ne plus recevoir de coups de fils ni de messages de sa part, ne plus avoir à craindre qu'il débarque par surprise pour t'enlacer sans prévenir... L'absence de ces petits détails avait été une rude épreuve. Et cela recommencera si tu vas trop loin. Tu le sais bien, malgré cette agitation qui ne plaît pas aux gardes. Il te le fait d'ailleurs remarquer, malgré le ton de la plaisanterie que tu as employé. Tu dois essayer de faire profil bas quand les gardes t'attrapent, sinon ils finiront par t'envoyer au trou... Tu baisses les yeux...

-Je sais et ce n'est pas le but... Mais tu me connais, j'ai du mal à tenir en place, surtout dans une situation telle que la nôtre...

Oui, il sait que tu as du mal à tenir en place. Tu dors peu et tu n'es pas du genre à traîner au lit, bien au contraire. Tu as tendance à toujours vouloir t'occuper, à toujours vouloir travailler. C'est une manie familiale : trop travailler. Alors même si tu n'es pas le business, la musique en étant très différente, tu es tout aussi exigeant que le reste des Tudor. Mais les moments de pause qu'il t'arrachait ont toujours été les plus précieux... Quelques heures de plus au lit, à rester contre lui, un tour au restaurant ou dans une boîte branchée... Arrête de trop réfléchir, tu te fais du mal. Votre vie n'était pas toujours simple mais elle était parfaite, pourquoi a-t-il fallu que cette histoire vous tombe dessus, alors que vous ne demandiez rien à personne ? Enfin, tant pis. Le mal est fait et tu ne peux pour l'instant rien y changer. Mais tu ne perds pas espoir. Il ne faut pas perdre espoir, vous trouverez un moyen de vous sortir de ce pétrin. Et dans le pire des cas, tu le sauveras, coûte que coûte.

Une sonnerie se fait entendre, mais elle ne t'inquiète pas. Elle est habituelle, c'est celle qui annonce le repas et l'ouverture imminente de vos cellules. D'ailleurs, le clac caractéristique de la serrure qui s'ouvre se fait entendre. Vous êtes libres pour un petit moment, il faut en profiter. Tu ne perds pas de temps pour sortir mais Lyokha est plus rapide que toi. À peine es-tu sorti qu'il vient te plaquer contre un mur, les mains refermées sur le col de ta tenue de détenu, et t'embrasse. Tu n'as pas la moindre seconde d'hésitation : tu lui réponds aussitôt, glissant ses mains dans son dos. Par tous les dieux de la Terre, qu'est-ce que ça fait du bien d'être là vos lèvres à nouveau scellées ! Tant pis si vous vous donnez en spectacle, tu n'en as rien à faire. Il est plus important que tout le reste et il t'a affreusement manqué, c'est tout ce qu'il y a à savoir. Les yeux fermés, une main remontant doucement le long de sa colonne vertébrale, tu restes pendu à ses lèvres, frissonnant lorsque ses mains descendent le long de tes flancs... Tu ne demandes rien de plus sur le moment, juste lui, sa présence à tes côtés, contre toi, c'est tout ce que tu désires. Puis il se recule, et tu suis le mouvement, jusqu'à ce que tu acceptes de le laisser se reculer... Tu ouvres alors les yeux, observant avec ravissement le large sourire qu'il aborde... Un autre fleurit sur les tiennes, en écho au sien. Tu es heureux, malgré votre situation globale. Il n'a pas pu résister hein... Tu le laisses te voler un autre baiser, avant de lui en voler un à ton tour.

-Si tu n'avais pas fait le premier pas, je l'aurais fait, ne t'inquiète pas pour ça. Tu me manques aussi Lyokha, beaucoup trop...

Oui, tu étais prêt à lui sauter dessus de cette manière. Mais tu aurais peut-être attendu un tout petit peu, histoire de pouvoir aller un peu plus loin sans avoir l'impression de vous donner en spectacle et prendre le risque d'aggraver votre situation. Les bruits courent déjà sur vous, certains savent que vous êtes ensemble, surtout les gardes, ils savent donc ce qui vous blesse, l'un et l'autre, et ils en jouent. Et puis, tous ces regards posés sur vous, les murmures désagréables, certains comment déjà à oser certaines remarques... Tu devrais y prêter attention mais pour l'instant tu te contentes de les ignorer, retrouvant ton petit nuage en même temps que ton blond qui, soit dit en passant, te propose d'aller manger.

-J'en dis que c'est une bonne idée, même si je mangerais bien autre chose que leurs repas. Si tu vois ce que je veux dire... fais-tu, accompagnant tes propos d'un étrange sourire et d'un regard insistant.

Oui, c'est lui que tu mangerais bien, au sens figuré évidemment. Vous vous mettez alors en route, suivant les autres prisonniers, côte à côte. Tu es aussi près que possible de lui sans pour autant que d'autres puissent en venir à se poser des questions. Tu ne veux pas le lâcher une seule seconde, parce que ces instants où vous pouvez être ensemble sont comptés. Bientôt, ils n'existeront plus. N'y songe pas Samael, pas avez lui, contente-toi de profiter de ces instants. C'est assez impressionnant de voir combien tu gagnes en assurance lorsque tu es à ses côtés. Tu es toi, à 200%. Tu es complet, puisqu'il possède ton cœur. Et être ensemble te permet de ne pas t'inquiéter pour lui. Pas beaucoup plus qu'en temps normal en tout cas. Sa voix te fait reprendre contact avec la réalité. Il t'explique qu'un a un ami entre ces murs, qu'il doit le rencontrer cet après-midi, qu'il pourra peut-être les aider. Tu hoches un peu la tête, sans grand espoir... Mais tu sais qu'il ne faut négliger aucune piste.

-Je comprends, oui... Je pense la même chose, encore moins aussi injustement...

Ta voix se fait murmure. Déjà que tu avais une opinion mitigée sur la justice mais aujourd'hui qu'elle a envoyé deux innocents à l’échafaud sans possibilité de faire appel, tu l'as prise en grippe. Mais ce n'est pas une raison pour rendre votre séjour ici encore plus désagréable. Vous suivez donc les autres détenus, jusqu'à passer devant un couloir que tu connais bien : celui qui mène à la bibliothèque. Un nouveau sourire fait son apparition sur tes lèvres tandis que, d'un rapide coup d'œil, tu t'assures qu'on ne fait pas attention à vous. Puis tu viens souffler un « Suis-moi. » à son oreille, juste avant de l'entraîner dans ledit couloir. Vous franchissez rapidement la porte et tu refermes derrière vous... Et la bloque en posant une chaise contre la poignée. Et voilà le travail. Sur ce, tu fais rapidement volte-face et, sans prévenir, viens t'emparer des lèvres du blond. Tu en profites pour le faire reculer contre le mur et fermes les yeux. Voilà le travail, voilà ce que tu voulais : avoir droit à un moment d'intimité avec lui. Tes mains se glissent un instant sur sa nuque, le maintenant contre toi. Puis, doucement, l'une d'elles descend le long de son épaule, de son bras, pour finir par rejoindre sa main. Vos doigts s'entremêlent avec plaisir indescriptible. C'est fou comme un simple geste peut faire un bien fou... Et l'autre main alors ? Elle glisse le long de sa colonne vertébrale jusqu'à la naissance de ses fesses, pour se glisser sous le haut de sa tenue de détenu. Tu te recules quelques secondes, mais vous restez front contre front...

-Le repas attendra un peu, Lyokha... Je t'aime... fais-tu, dans un murmure.

Et tu reviens à l'assaut de ses lèvres, sans la moindre hésitation. On ne devrait pas venir vous chercher ici, il n'y a jamais personne dans la bibliothèque à cette heure. C'est pour cette raison que tu te permets de lui retirer son haut, avec une précision acquise au fil des années passées avec lui. Et il en fait de même pour toi. Tous deux torse-nu, tu laisses tes mains glisser sur sa peau, la parcourant sous toutes ses coutures, la redécouvrant, frissonnant lorsque ses mains se retrouvent sur ta peau... Un instant tu songes que ton tatouage est à présent visible... Ce n'est rien de très choquant, seulement six lettres le long d'une côte, six lettres qui, ensemble, font Lyokha. Rares sont ceux qui ont vu cette marque sur ton corps, et il est celui qui l'a contemplé le plus souvent, celui pour qui tu l'as fait aussi, pour garder une trace de votre histoire. Tu l'as dans la peau, tout simplement. Tu lui retirerais bien le reste de ses vêtements mais tu entends qu'on essaye d'ouvrir la porte. Que faire ? Être sages et sortir manger ou rester là et en profiter longuement, en croisant les doigts pour que cette chaise ne cède pas. Quel dilemme... Tu te recules quand même, frôlant ses lèvres que tu voudrais tant capturer à nouveau...

-Que fait-on ? On va manger ou on essaye de rester là, encore un peu ?

Tes mots se déposent doucement sur ses lèvres... Tu veux rester là, c'est clair, net et précis. Mais tu sais que s'il faut jouer la carte de la prudence, il vaudrait mieux sou rhabiller et partir. Tu lui laisses donc le choix quant à la suite. Quoi qu'il décide, tu accepteras et tu suivras le mouvement. Parce que tu l'aimes, et tant que tu pourras rester avec lui, tu seras heureux.

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