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 and we flee the police. {Lyokhael}

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Mirza
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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♆ papiers d'identité.
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♆ âge : 23 ans (et fou amoureux de Lyokha)
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MessageSujet: and we flee the police. {Lyokhael}   Sam 10 Jan - 23:16

Ululatus Luna, la terre des Loups-Garous. Que fais-tu ici, Samael ? Tu te caches. Tu as fui ta ville natale, la capitale des humains et, surtout, ta situation au sein du palais. Être le futur intendant ne te dérangeait pas, tu as toujours été formé pour cette fonction, tu étais prêt à reprendre le flambeau. Mais ce que ton oncle t'a annoncé t'a pris par surprise. Il t'a désigné comme étant son premier héritier, avant son propre fils. Il n'aurait pas dû pouvoir faire cela, même s'il est vrai que tu es le premier né de ta génération. Tu te souviens de ses explications. À ses yeux, tu étais plus mature, plus sage, plus réfléchi aussi. Mais ce n'est que parce que tu as cinq ans de plus que ton cousin, pourquoi te nommer premier héritier et laisser ce pauvre Léandre sur le banc de touche ? Le concerné t'en a voulu, alors que tu n'y étais pour rien. Il t'en a voulu oui, profondément. Injustement aussi. Et pendant toute une journée, tu as fait l'impossible pour faire changer d'avis ton oncle. Malheureusement, tout comme toi, cet homme est un Tudor et donc un entêté de première. Il n'a rien écouté, sa décision était prise et, dès le lendemain, il annoncerait publiquement que tu étais à présent l'Héritier Impérial. À tes yeux, il n'y avait plus qu'une seule solution : prendre la fuite, disparaître de la circulation, jusqu'à ce que ton oncle accepte d'ouvrir les yeux et de laisser son dernier fils monter sur le trône le jour où il se retirerait. Et c'est ce que tu as fait : tu as pris la fuite avec une de tes épées à lame d'argent, un pistolet dont tu n'as jamais eu l'intention de te servir, quelques affaires et suffisamment d'argent pour subvenir à tes besoins durant un temps.

Voilà un mois que tu es sur les routes, louant une chambre ici et là, ne restant jamais plus d'une semaine au même endroit. Un mois que tu fuis les autorités, que tu fuis ton monde, tes semblables, ton empire. Un mois que tu es recherché, aussi. Par instants, tu as la drôle d'impression d'être un criminel notoire dont la tête est mise à prix. Tu devrais t'en sentir effrayé mais... Pour être sincère, ce n'est pas le cas. Tu ne t'es jamais senti aussi vivant. L'adrénaline de la traque te fait un bien fou, tu as enfin l'occasion de mettre en pratique tout ce que ton père et Aaron t'ont appris au fil des ans. Sauf que tu es la proie à ce jour, et non le chasseur, contrairement à ta formation. Enfin, tant que tu continues à échapper aux autorités, tu ne demandes rien de plus. Et puis, il faut dire que tu as mis toutes tes chances de ton côté en venant ici, dans ce pays, sur le continent des lycans. Ton oncle ne les aime pas, pas depuis la mort de sa femme et de son fils aîné. Il sait que toi aussi tu as du mal avec ce peuple à cause de ce qu'il s'est passé, c'est pour cela que tu doutes que le gouvernement en place ici soit au courant de ta disparition et pense à te chercher. Mais tu ne tenteras pas le diable et fera tout pour te faire oublier. Ici, tu n'utilises pas ton nom mais un pseudonyme afin de préserver au maximum ta tranquillité. Tu as de faux papiers à ce nom d'ailleurs, tu les avait fait faire deux ans plus tôt, lorsque, après une grosse dispute avec ton oncle, tu avais claqué la porte et essayé de fuir la ville incognito. Tu n'avais pas passé le barrage aussitôt mis en place. Alors tu as fait faire ces papiers, et notamment une pièce d'identité au nom de Skyler Field. Skyler est ton troisième prénom, Field est un nom quelconque, qui sonnait bien à tes oreilles. Tu as encore un peu de mal à réagir lorsqu'on t'appelle Skyler, mais à force, cela commence à rentrer.

Tu secoues la tête, te concentrant sur ton verre de rhum que tu vides à petites gorgées, lentement. Tu n'es pas là pour finir ivre mais bel et bien pour boire quelque chose avant de repartir à la recherche d'un endroit où passer la nuit. C'est à ce moment là que tu entends du bruit derrière toi. Tu fronces les sourcils mais ne te retournes pas. Tu n'en as pas besoin : il y a un miroir juste en face de toi. Tu vois donc tout le bar sans avoir besoin de te retourner. Un blondinet, semblant de quelques années plus vieux que toi, se rapproche de toi, en pleine discussion avec un autre homme. Le blondinet déclare que l'autre se trompe, que son petit ami est là et... Il s'assoit à tes côtés, déclarant qu'il te trouve enfin. Tu fronces les sourcils, te tournant alors vers lui, une lueur d'incompréhension luisant au fond de ton regard. Que te veut-il celui-là ? Tu jettes un coup d’œil rapide à l'autre homme... Qui te semble être de bien mauvaise humeur. Hum, ok, tu as compris...

-S'il vous plaît, laissez-moi en dehors de ça. Je ne cherche pas les ennuis.

Non, tu ne cherches pas les ennuis. Mais il semblerait qu'il ne soit pas d'accord. Ou qu'il soit vraiment dans une très sale situation, vu qu'il insiste. Et qu'il... Qu'il vient... T'EMBRASSER ??? HEIN ??? QUOI ??? Une micro-seconde, tu te figes totalement. Il est en train de t'embrasser. Un inconnu est en train de... De... Ta réponse se fait directe, violente et claire : tu lui envoies ton poing dans la figure, dans la mâchoire plus précisément, et ce de toutes tes forces. Sous le choc, il se recule et toi tu essuies tes lèvres du revers de la main.

-Ne recommence jamais ça, espèce d'enfoiré !

Ouh. Un mois loin du palais t'a fait oublier une partie de ton sang-froid habituel, jeune homme. Tu sais que tu devrais te maîtriser mais... Bon sang, c'était le premier baiser que tu échangeais avec un homme... C'était ton premier et il... Il... Il vient de... Bon sang, tu as envie de l'étriper ! Mais l'autre type en profite pour choper le blondinet et commencer à le frapper. Tu secoues la tête et te détourne de cette bagarre qui ne te concerne point, faisant disparaître le goût de ses lèvres dans ton rhum. Beurk. Tu vas t'en souvenir tiens. Quelle horreur. Tu essayes vraiment de faire disparaître le goût de ses lèvres, à tel point que tu vides entièrement ton verre sans t'en rendre compte. Déjà... Ah la la... Non, sérieusement, ce type est cinglé et si l'autre ne lui mettait pas déjà une raclée, tu lui en aurais volontiers accordé une autre. Mais lorsque tu te retournes, d'autres personnes se sont mêlées à la bagarre. Résultat, le blondine n'est plus aux prises avec un seul homme mais plusieurs, dont certains sont très probablement des lycans. Il va se faire massacrer. Quelque part, tu trouves que c'est mérité. Mais... Une autre partie de toi te dit qu'il ne s'en sortira pas seul vu la situation dans laquelle il se trouve. Et tu n'as pas mauvais fond, Samael. Alors... Oui, tu te mêles bel et bien de ce qui ne te regarde pas. Tant pis, tu joues des poings et tu n'as guère de mal à repousser les lycans. Pourquoi donc ? Parce que la lame de ton épée est faite d'argent, ils le sentent et dès l'instant où tu commences à la sortir de son fourreau, tous s'écartent. Parfait, ils vont voir plus loin si tu y es. Et c'est dans un calme olympien que tu rejoins les deux protagonistes de cette histoire, après t'être pris quelques coups que tu as bien sûr rendus. Et tu les sépares, laissant le blondinet pour frapper l'autre, sans prononcer un mot. Et vous vous battez, tu lui envoies ton poing dans la figure, sur le torse, tu essayes même de le faire tomber... Oui, tu y parviens. C'est facile. Trop facile. Tu as trop l'habitude de combattre Aaron, qui est un fils de loup. Bref. Tu ne vois pas la police arriver, pas à temps en tout cas. Tu ne les remarques que lorsqu'on vous sépare et que tu tournes la tête vers l'agent... Et tu pâlis d'un coup.

-Que... Qu'est-ce que vous faites ? Lâchez-moi !
-Tiens-toi tranquille toi. Vous autres, on embarque tout le monde au poste !


Au poste. Non. C'est hors de question qu'on t'embarque ! Alors tu t'agites, tu essayes d'échapper à la poigne de fer qui te retient par le poignet droit. Non. Non, il ne faut pas qu'ils t'embarquent ! Mais avant que tu ais eu le temps de faire quoique ce soit, une menotte se referme sur ledit poignet, tandis que l'autre... Est accrochée au poignet du blondinet qui t'a embrassé précédemment. Bon sang. Non... Non, ce n'est pas possible... Par tous les dieux de la Terre, ce n'est pas possible ce qui se passe...

-Super. Bravo ! Je ne voulais pas d'ennuis, tu vois où j'en suis grâce à toi ?

Une nouvelle fois, tu lui collerais volontiers ton poing dans la figure mais tu n'en fais rien. Tu es nerveux, cela se voit aux coups d’œil que tu jettes à droite et à gauche. Et lorsque tu sens un regard se faire un peu trop insistant sur toi, tu rabats ta capuche sur ta tête, masquant au mieux ton visage... Il faut que tu t'évades avant d'arriver au poste de police... Et tu vas devoir traîner ce boulet... Quelle plaie...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: and we flee the police. {Lyokhael}   Dim 11 Jan - 14:11

Un bar. Le meilleur endroit à tes yeux pour ne pas être retrouvé. Il y a du monde, il y est facile de se fondre dans la masse. C'est donc après quelques longs mètres à courir entre les passerelles que tu te retrouves enfin dans une petite ville, et devant la porte d'un établissement sommes toutes chaleureux. Tu y rentres donc, jetant un coup d'oeil par-dessus ton épaule par sécurité. Que fuis-tu ainsi ? Car oui, on a bel et bien l'impression que tu es en train de fuir. Et pour dire vrai, c'est le cas. Tu fuis un type, le frère d'une de tes pauvres victimes. Mais qui peut te blâmer, hm ? La jeune femme était délicieuse, et autant l'était son collier serti de pierres précieuses. Tu n'as pas résisté. Et si elle ne s'en est pas rendue compte tout de suite, son frère lui n'a pas mis longtemps à capter, tu as donc dû filer en vitesse pour ne pas risquer une autre bagarre.  Non pas que tu n'aimes pas te battre, mais vu la carrure du fameux type, tu aurais sûrement souffert de ce combat. Ce que tu ne veux pas pour ta belle gueule d'ange qui s'avère très pratique pour charmer les proies. Enfin, tu t'éloignes dans le bar, peut-être un peu trop confiant. Certainement trop, puisque si tu ne t'en es pas encore rendu compte, l'autre ours était sur tes talons depuis le début, et il rumine, à quelques pauvres mètres derrière toi. « Hé le blondinet ! » Grogne-t-il. Tu te figes dans tes pas. Et doucement tu te tournes vers lui, un léger sourire imprimé sur tes lèvres. Alors là, ça sent les ennuis. Clairement. Mais tu vas encore t'en sortir par une pirouette, non ? Comme toujours oui. « Nous nous connaissons peut-être ? » Entames-tu. Il rumine quelque chose d'incompréhensible et tu commences à reculer d'un pas. Heu. Il va falloir que tu trouves quelque chose pour faire diversion, n'importe quoi, mais tout ce qui serait susceptible de te tirer de ce mauvais pas. « Un peu que l'on se connaît, rat des bas fonds, vous avez volé ma sœur ! » Reprend-t-il, une certaine colère faisant vibrer sa voix. Tu hausses un peu les épaules, regardant autour de toi... Il faut que tu fasses comme si tu n'avais jamais vu sa sœur. Que tu te trouves un alibi, et c'est en te tournant vers le bar que tu le découvres, cet alibi. « Il y a méprise je crois, je passe la soirée avec mon petit-ami ici présent. » Fais-tu avec sincérité, avant de venir t'asseoir à côté d'un brun, un type choisi totalement au hasard dans la foule. « Enfin je te trouve, toi. » Un doux sourire étire tes lèvres, alors que tu observes ce garçon qui a sensiblement ton âge, à première vue. Tu le fixes, mais ses propos laissent entendre qu'il ne compte pas t'aider, puisqu'il ne joue pas la comédie, puisqu'il ne rentre pas dans ton jeu. Ce qui est loin de t'arranger, tu peux le dire.

Alors, pour le faire taire ou l'empêcher de révéler qu'il ne te connaît pas, tu fais la chose la plus stupide qui te passe par l'esprit ; tu viens l'embrasser. Oui, tu embrasses cet inconnu sans te soucier des apparences. C'est un homme, tu es un homme.. Il est peut-être marié, fiancé, père, qui sait. Peut-être qu'il est quelqu'un d'important, ou bien un grand criminel. Et toi, pauvre idiot, tout ce que tu trouves à faire, c'est poser tes lèvres contre les siennes un bref instant. Il te fait d'ailleurs reculer vivement en t'envoyant son poing dans la mâchoire. Tu es un peu étourdi et il te faut un ou deux pas en arrière pour ne pas menacer de t'effondrer. Et par conséquent, de te retrouver à la merci du frère de l'autre. Espèce d'enfoiré ? Hééé ! Tu as bien envie de lui faire ravaler son insulte, mais un type t'arrête car il t'attrape pour te mettre la correction du siècle. Oups. Bon, tu dois admettre ; tu l'as un peu mérité. Vraiment mérité même. Mais tu aimerais bien qu'il évite de s'en prendre à ton visage, c'est tout ce que tu as, avec ton charme, pour draguer ces dames. Ou ces messieurs, vu ta précédente réaction... Rah, ne reviens pas là-dessus. Tu te prends donc quelques coups, tu en rends au moins autant. Et d'autres s'en mêlent... Des lycans de surcroît. Alors là c'est mort ; tu es mort. Mais tu n'abandonnes pas pour autant. Ça fait mal, mais tu continues à te battre malgré tout. Jusqu'à ce que quelqu'un intervienne. Que le brun intervienne, en ta faveur apparemment, puisque quand il vous sépare toi et l'autre brute, il s'en prend à se dernier, et non pas à toi. Tu hausses un peu les épaules et pour ta part, tu t'occupes de ceux qui peuvent revenir à l'assaut. Même s'ils sont moins nombreux désormais. Puis... Tout se fige. Tout s'arrête et tu lèves les yeux vers les nouveaux venus. Oups. Oh oh. Mince alors, des agents de police. Tu jettes un coup d'oeil à l'autre inconnu qui se fait attraper, et toi aussi, on te prend. Tu te débats un peu, envoies ton coude dans le nez d'un des policiers. Tout ce que tu y gagnes, c'est à être attaché avec le garçon que tu as embrassé tout à l'heure. C'est plus fort que toi, tu lèves les yeux au ciel. « Non mais sérieusement ? Ce type ? Je préfère qu'on me coupe les jambes pour m'empêcher de m'enfuir, plutôt que de  me retrouver attaché à la princesse. » Souffles-tu simplement.

Et l'autre qui te complimente ironiquement. Bravo ? Tu lui tires la langue, ignorant ses propos. Qu'il pense ce qui lui plaît de penser, il s'est mêlé à cette bagarre alors qu'il n'y était en rien obligé. Enfin, les autorités commencent à vous faire sortir du bar par deux, et tu observes les alentours, commençant à réfléchir. « C'est ça. En attendant, tu peux pleurer sur ton sort, où chercher un moyen de t'en sortir, fragile. » Tu lèves les yeux au ciel une fois de plus, et tu observes le devant du bar. Il y a une passerelle par laquelle ils comptent vous faire passer. Ce qui semble être votre dernière chance de vous en tirer, en somme. Même si c'est... Très dangereux, il faut l'admettre. Tu te mords légèrement la lèvre, essayant d'évaluer la distance qui vous sépare du sol. À cette période, les tapis de feuilles sont nombreux par terre, mais tomber à côté pourrait causer bien des dégâts. Vous commencez donc à traverser la passerelle. Tu jettes un coup d'oeil à ton compagnon d'infortune. Allez, c'est maintenant ou jamais. « A trois, on saute. » Et en fait, tu ne lui laisses pas le temps de donner son avis ou de protester. L'indécision est la marque de grandes défaites, ce qui n'est pas dans tes plans pour ce soir. Donc le décompte se fait rapidement dans ton esprit, et tu sautes sans plus réfléchir. Lui obligatoirement à ta suite à cause des menottes. La chute est vertigineuse, et tu redoutes soudainement l'atterrissage. Mais il vient plus vite qu'espéré, et si tu t'es écorché un peu le visage avec quelques branches, tu es soulagé de tomber dans des feuilles. Quelques fractions de seconde du moins, puisque lui ne tarde pas à atterrir non plus, et il t'écrase à moitié. Tu grimaces, avec cette envie de l'insulter et de le frapper. Mais tu ne fais rien, tu demeures silencieux. Si vous voulez que les autres vous pensent morts... Il faut faire comme si la chute vous avait tué. Donc silence radio. Donc tu serres les dents, pour oublier la douleur qui se propage dans ton corps à cause de l'autre crétin.

Quelques secondes s'écoulent, et tu te redresses enfin, échappant un long sourire. « Hé bien, merci de m'avoir à moitié écrasé, crétin ! » Tu secoues la tête et tu entreprends de te relever. À croire que tu as oublié que vous étiez lié, puisque à peine te relèves tu que tu retombes, lui étant toujours assis dans les feuilles. Oh bon sang. Tu sens que le voyage va être très long. Un long soupir t'échappe et tu te relèves habillement cette fois, le laissant en faire autant. Vous voilà en territoire lycan. Une chance que vous ne soyez pas trop loin des ports. Tu avais pris soin de ne pas trop t'enfoncer dans les terres des loups, non seulement par manque de temps, mais aussi car finir avec un type accroché à ton poignet ne faisait pas partie du plan. « Enfin, tu peux te réjouir chéri, maintenant on est sûr de l'avoir, notre nuit de noce ! » Fais-tu ironiquement, en référence à vos menottes qui vont vous obliger à progresser à deux, que vous soyez d'accord ou non. Et la tête de mule que tu es te rappelle que cela va être dur, oh que oui... Un autre profond soupir t'échappe alors que tu regardes autour de vous. La plage. Il faut aller vers les plages. Au moins pour passer la nuit tranquille, même si ces menottes risquent de vous porter préjudice. Après tes petites observations, tu te mets donc à marcher, oubliant une fois de plus que tu es lié à lui, lui qui demeure immobile. Quoi encore... Il veut savoir où vous allez ? Tu soupires profondément. « Au poste de police. Non mais franchement, réfléchis un peu, je nous emmène là où ils ne viendront pas nous chercher. On va vers la plage, il y a une auberge qui sera très bien pour cette nuit. Et désolé d'avance si ça ne répond pas à tes attentes, monsieur le prince. » Tu ne sais pas pourquoi tu n'as de cesse de lui donner de tels surnoms. Peut-être qu'il a ce petit quelque chose qui rappelle les élites des nations. Tu ne sais pas trop . Toujours est-il que tu te remets en route, et cette fois il daigne avancer. Tant mieux, la route promet d'être longue. Mais ça ne t'empêche pas de lui jeter un coup d’œil de temps à autres. Autant curieux que désintéressé. Tu ne sais pas trop. D'un côté, tu aimerais t'excuser de l'avoir traîné là-dedans... Mais d'un autre côté... Ce n'est pas toi de présenter des excuses. Ce qui, une fois de plus, ne te dissuade pas de le regarder. De le détailler. Ton regard s'arrête d'ailleurs sur l'épée qu'il porte, comme souvent quand ton regard croise une telle arme. La tienne est loin d'être aussi belle, mais sa valeur est sentimentalement inestimable en comparaison. « Jolie épée. Mon père en a forgé des semblables pour l'Empire. » Petite remarque pour lancer la discussion. Peut-être que ce n'était pas une bonne idée, sans doute même. Qu'importe, vous n'avez rien de mieux à faire de toute façon. Alors si vous devez parler chiffons, bien soit, tu ne demandes rien de plus.

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Mirza
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MessageSujet: Re: and we flee the police. {Lyokhael}   Dim 11 Jan - 21:14

Pourquoi t'en es-tu mêlé, Samael ? Pourquoi as-tu mis ton nez dans cette affaire qui ne te concernait aucunement ? Tu aurais pu le laisser se débrouiller, tu aurais pu le laisser se faire massacrer aussi, quelle importance ? Tu ne le connais pas après tout, il peut être n'importe qui, cela ne changerait pas grand chose pour toi. Sauf que tu es Samael Tudor. Toi, tu n'es pas n'importe qui. Il avait besoin d'aide, il t'a mêlé à son histoire en te prenant à parti, tu ne pouvais pas t'e aller sans jeter un regard en arrière. C'est ta conscience qui t'a poussé à te mêler à tout cela, à ton plus grand désespoir à présent. Certes, tu as reçu des coups mais tu n'en as pas tellement souffert, ce n'est pas le plus important. Non, ce qui te gêne le plus, c'est que la police est venu interrompre ton combat avec l'autre. La police, par tous les dieux de la Terre. Tu passeras peut-être entre les mailles s'ils ne connaissent pas ton visage ou s'ils n'ont pas dans l'idée de regarder les avis de recherche... Mais il ne faut pas tenter le diable, il faut que tu te sauves de là. Et tu n'as pas la moindre idée de comment tu vas pouvoir le faire, te retrouvant menotté au blondinet qui t'a embrassé, quelques instants plus tôt. La poisse. C'est vraiment mal parti, pour organiser une évasion. Surtout qu'il a l'air aussi peu ravi que toi de se retrouver ainsi menotté. Il préfère qu'on lui coupe les deux jambes ? Princesse ? PRINCESSE ??? D'où tu ressembles à une princesse ? Tu lui ferais volontiers ravaler ce surnom qu'il vient de te donner mais ce serait contre-productif si tu dois l'emmener avec toi. Alors tu ravales ton énervement, le faisant passer dans un remerciement tout aussi ironique qu'acide, juste avant qu'on ne vous fasse sortir de force du bar. Ta capuche sur la tête, ton regard surveillant les alentours et les policiers, à la recherche d'une échappatoire. Certes, être sur des passerelles pourrait être utilisé à ton avantage mais tu ne sais pas à quelle hauteur vous êtes et tu as peur qu'une chute ne soit mortelle. Le blondinet t'arrache à tes pensées, prenant la parole. Tu peux pleurer sur ton sort ou chercher un moyen de t'en sortir ? Fragile ? Hé !

-Garde tes remarques pour toi, Blondie. Et qu'est-ce que tu crois que je fais à ton avis ? Je cherche comment je vais pouvoir faire pour traîner un boulet tel que toi !

Non, tu n'es pas agréable. Mais il te cherche, comment peut-on te blâmer pour tes réactions ? Tu es nerveux aussi, il faut que vous puissiez fausser compagnie aux flics avant... À trois on saute ? Hein ? Mais il est malade ? C'est trop... Trop tard. Il a sauté et, surpris, tu es tombé avec lui, à cause des menottes. La chute est plus courte que ce que tu pensais, et tu n’atterris pas directement sur l'herbe mais sur un tas de feuilles... Sur lequel était déjà l'autre jeune homme. L'air est brutalement chassé de tes poumons, ta peau a été quelque peu égratignée dans la chute, tu as mal au dos mais ce n'est qu'un moindre mal par rapport à ce à quoi tu t'attendais. Durant quelques secondes tu ne bouges pas, laissant l'air emplir à nouveau tes poumons, ton regard rivé vers les hauteurs  et ceux qui ne vont pas tarder à venir vous chercher. Vous ne devez pas rester là. Lorsque l'autre commence à essayer de se redresser, tu cesses de l'écraser, t'asseyant à côtés de lui. Bon sang, ce n'était quand même pas très agréable. Merci de l'avoir à moitié écrasé ? Tu retiens un soupir, ne le regardant même pas.

-De rien, la prochaine fois, je t'écraserai complètement.

S'il y a une prochaine fois, évidemment. Ce qui est très peu probable. Mais tu as déjà oublié ces menottes qui vous retiennent l'un à l'autre et qui font que, lorsqu'il se relève, tu le retiens à terre et donc il retombe. Par tous les Dieux de la Terre, pourquoi a-t-il fallu tomber sur un type pareil ? Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres tandis que tu te relèves. Le pauvre chou n'y arrivera pas si tu n'y mets pas du tien. Et il reprend la parole. Bon sang, il ne veut pas la fermer trente secondes et te laisser réfléchir ? Surtout si c'est pour sortir des idioties plus grosses que oui. Nuit de noces, bien sur. Si tel était le cas, déjà, il n'y aurait pas de menottes. Ensuite, tu ne lui aurais pas mis un pain lorsqu'il t'a embrassé. Parlant de cela...

-Essaye encore une fois de m'embrasser et je peux te jurer que tu n'auras pas qu'un simple hématome à la mâchoire. Tu es prévenu, chéri.

Tu as bien insisté sur le dernier mot, histoire de lui renvoyer la balle. Bien, à présent que tu es debout et assuré de n'avoir rien de cassé, il serait peut-être temps de penser à chercher un endroit où aller. Retourner en ville est à proscrire pour le moment, avec ces menottes qui viennent dire "hé, on est des prisonniers en fuite, dénoncez-nous !". Non, il faut quelque chose de plus discret. Vous seriez à Spes, tu n'aurais aucun mal à trouver mais ici, tu ne connais rien. Tu ne sais pas où aller. Vers la plage peut-être ? Tu ne sais pas. Si tu avais ton trousseau de clés, tu trouverais bien quelque chose pour ouvrir ces satanées menottes. Ors, sans outils adéquats, tu ne peux actuellement rien faire. Quelle poisse, franchement. Une vraie poisse. Et l'autre qui commence à avancer, contrairement à toi. Il est bien obligé de s'arrêter, étant donné que tu ne le suivras pas aveuglément, même si tu n'as pas vraiment le choix...

-Où comptes-tu aller ?

Non, tu ne le suivras pas n'importe où. Mais si vous ne vous mettez pas d'accord sur un endroit où vous rendre, vous ne bougerez pas d'ici et les policiers vous retomberont dessus. Très peu pour toi. Alors peu importe où il compte se rendre, tu sais que tu n'auras pas d'autre choix que de le suivre, ne serais-ce parce que tu n'as nulle part où te rendre. Vers la plage, au moins vous êtes sur la même longueur d'ondes là-dessus. Une auberge là-bas ? Hum... Oui, pourquoi pas, même s'il serait logique que les flics fassent le tour des auberges du coin mais tu ne lui en fais pas la remarque. Encore faudrait-il qu'ils vous recherchent, vous n'avez été arrêtés que pour une bagarre dans un bar, pas de quoi vous garder plus de quelques heures en cellule. Si vous étiez de grands criminels, encore... Mais ce n'est pas le cas, alors tu ne penses pas que ce soit la peine de redouter une descente dans toutes les auberges. Un soupir, c'est la seule réponse que tu lui accordes, lui emboîtant le pas tout en ignorant le nouveau surnom qu'il te donne. Monsieur le prince... S'il savait qu'il n'est pas loin de la réalité... Enfin bref... C'est parti pour une longue marche dans les bois, jusqu'à attendre la rive et la plage. Vous n'êtes pas loin des ports, c'est une chance. Tu sens régulièrement son regard se poser sur toi mais tu n'y prêtes pas grande attention. Tu marches d'un bon pas, la tête haute, le fourreau de ton épée venant régulièrement taper contre ta jambe. Tu as l'habitude de ce choc, voici un mois que tu le sens quotidiennement. Il te rassure, parce que tu sais que ton arme est là, à portée de main et... Et... Merde. Tu l'avais mise à gauche afin de pouvoir dégainer à droite, comme à l'entraînement. Sauf que ta main droite est prisonnière et tu te vois mal l'utiliser en cas de problème. Il va donc falloir que tu la déplaces. Oui, tu es gaucher mais on t'a toujours tout fait faire de la main droite. Foutus précepteurs qui disaient qu'il ne fallait absolument pas être gaucher. Pff. Tu t'en es pris, des coups sur les doigts. Là n'est pas la question. Tu commences à défaire la boucle de ta ceinture tout en marchant lorsqu'une remarque manque de te faire sursauter, te poussant à reporter ton attention sur l'autre jeune homme. Jolie épée ? Oui, tu es d'accord, mais ce n'est pas son utilité première. Son père en a forgé de semblables pour l'empire ? Son père est forgeron ? Tu notes mentalement l'information, terminant de retirer ta ceinture et la remettant quasi-instantanément, plaçant cette fois le fourreau à droite. Mieux. Une fois que c'est fait, tu daignes enfin répondre à cette remarque.

-Elle a été forgée par Adrian Volkov. souris-tu, simplement.

Toute agressivité semble s'être évaporée de ton ton. Tu sembles plus détendu. Tu n'as pas grand chose à dire, il ne faut pas que tu t'étendes trop sur le sujet, mais tu ne peux pas être énervé lorsqu'on parle des épées. Il s'agit de ton type d'arme de prédilection après tout, et tu aimes plus que tout celles forgées par l'homme que tu viens de citer. Certes, ta propre épée de prédilection a été forgée par le fils de celui-ci mais le don semble être de famille... Ils sont doués, tu ne pourras pas le nier. Ils sont très doués, oui... Alors quand il te demande ce que tu en penses, tu la tires de son fourreau et la place en équilibre sur un doigt. Tu sais quoi dire, parce que tu as longuement comparé les armes que tu avais à ta disposition.

-C'est une bonne épée. La répartition du poids est bien équilibrée, la lame est tranchante comme il faut quand on l'entretient correctement... Le seul bémol résiderait peut-être dans la poignée, elle est moins adaptée aux gauchers comme moi. Ce n'est peut-être pas la meilleure arme qu'il ait forgée mais je suis bien loin de m'en plaindre, au contraire même.

Bien loin de t'en plaindre, oui... Ce n'est pas la meilleure arme, ce n'est pas celle que tu utiliserais en tournoi mais elle est largement suffisante et efficace alors tu n'avais pas besoin de quelque chose de plus sophistiqué. Cela t'aurait porté préjudice de toute manière, puisque cela aurait attiré les regards. Bref. Cette petite conversation étant terminée, vous continuez votre chemin en silence. Tu le laisse te guider, tandis que tes propres pensées divaguent. Tu n'as pas eu de nouvelles de l'Empire depuis quelques jours, il faudrait que tu te renseignes un petit peu... Tes pensées se dirigent vers ta famille qui te manque affreusement, vers ta sœur dont tu n'as réellement plus aucune nouvelle depuis ta fuite... Et puis, est-ce que Léandre t'en veut encore ? Tu ne sais pas... Combien de temps marchez-vous ? Tu ne sais pas, tu n'y as pas prêté attention. Toujours est-il que le blondinet finit par s'arrêter et, par automatisme, tu l'imites. Vous êtes arrivés devant l'auberge. Une fois de plus, tu lui emboîtes le pas lorsqu'il entre et ne prononces pas un mot lorsqu'il réserve une chambre pour vous deux. À part... « Il nous faut un lit double. » précises-tu, espérant ne pas rougir. Tu n'as pas l'habitude. À dire vrai, tu n'as jamais eu le temps de sortir avec qui que ce soit, tu n'as jamais fait de folies, tu n'as... Ta vie n'a rien d'intéressant. BREF. Vous finissez par obtenir une clé et à monter à l'étage. Voyons. 153, 155, 157... Ah la 159. Vous entrez et tu refermes derrière vous, à double tour. Bon. C'est petit mais cela fera l'affaire. Maintenant, il faut que vous trouviez comment vous débarrasser de ces menottes et... QUOI ? Il veut prendre une douche ? Non mais... Non mais non !

-Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, on est menotté ensemble. Et il est hors de question que je prenne une douche avec toi.

Hors de question. Et pourtant, il ne t'écoute pas et tu es bien obligé de le suivre dans la salle de bain. Et c'est là que les choses commencent à se compliquer : vous ne pouvez pas retirer vos hauts. Enfin, pas totalement, les siens se retrouvent suspendus sur la chaîne vous reliant. Heu... Ok, il est nu devant toi. Tu le regardes un très court instant avant de regarder ailleurs. AHEM. C'est bon, il va sous la douche ? Oui. Sauf que... Que... Hé bien tu es en train de lui servir de porte-manteau. Et c'est tout sauf passionnant. Tu devrais prendre ton mal en patience et attendre qu'il ait fini. Sauf que... Sauf que non. Alors, depuis l'autre côté de la vitre, tu fais comme lui précédemment : tu retires tes vêtements et finis totalement nu, les vêtements du haut pendant sur la chaîne. Et sur ce... Tu entres sous la douche. Et tu coupes immédiatement court à toute forme de protestation possible de sa part.

-D'une je ne suis pas un porte-manteau, et de deux je m'ennuie alors fais-moi de la place. Et sans protester s'il te plaît, monsieur j'embrasse-les-inconnus.

… Par tous les dieux de la Terre, Samael. Tu risques de devenir l'empereur d'ici quelques années si tu ne parviens pas à faire changer ton oncle d'avis, et tu vois comment tu te comportes ? Ce n'est pas l'attitude qu'on peut attendre d'un futur souverain ! Ce n'est pas même l'attitude qu'on attend d'un Tudor. C'est devenu du grand n'importe quoi. Tu es en train de jeter aux orties tous les principes qu'on t'a inculpé au fil des années, pour la simple et bonne raison que l'oiseau a quitté sa cage dorée pour parcourir le monde... Après un mois, tu commences à constater les changements. C'est... Aussi effrayant qu'amusant à tes yeux. Et tu auras bien du mal à te faire à ta cage, lors que tu rentreras. Mais ce point-ci, tu ne t'en rends pas encore complètement compte... Tu es donc sous la douche, menotté à un homme dont tu ne connais pas le nom, aussi nu que toi, sous l'eau tiède. C'est... Étrange. D'ailleurs, en parlant de cela...

-Au fait... Puisqu'il semblerait qu'on soit obligé de rester ensemble un certain temps... Comment tu t'appelles ? Avoir ton prénom m'éviterait de dire Machin, Blondie ou autres joyeusetés du genre.

C'est vrai que ce serait plus pratique, en effet. Mais s'il ne veut pas te le dire, tu lui donneras un surnom idiot qui le fera bien vite changer d'avis. Et toi alors, tu ne te présentes pas ? Non. Tu le feras s'il te le demande, mais comme tu sais que tu ne feras que lui donner ta fausse identité... Autant attendre un peu, avant de devoir mentir...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: and we flee the police. {Lyokhael}   Mer 14 Jan - 21:01

Un boulet hein. Tu préfères ignorer ses propos et te concentrer sur la suite. Une suite bien peu réjouissante si vous ne trouvez pas un plan pour vous enfuir tout de suite. Si vous finissez dans les cachots des loups... Hé bien, personne ne viendra t'y chercher. Pour le garçon auquel tu es attaché... C'est une autre affaire, même si tu ne peux pas t'en rendre compte. Hé oui Lyokha, tu es attaché à ton futur empereur... Quelle situation risible. Enfin, tu ne connais pas encore ce léger détail. Donc, il faut penser à un plan et vite. Puisque lui ne semble pas déborder d'idées. Toi non plus d'ailleurs, tu n'en as qu'une, et elle est purement désespérée. Mais il faut bien se décider, et loin de toi l'envie de lancer un débat pour savoir si oui ou non, monsieur veut bien te suivre. Alors tu fais quelque chose de peut-être stupide, mais tu ne lui laisses pas le choix. Et en moins de quelques secondes, vous voilà dans le vide, à essayer d'éviter les branches qui peuvent potentiellement vous griffer le visage, ou pire encore, vous embrocher. C'est vrai que ce serait vraiment stupide comme manière de mourir. Enfin, un coussin de feuilles vous réceptionne ; ou plutôt te réceptionnes toi, puisque tu sers de coussin pour le brun qui t'écrase à moitié. Tu grognes un peu parce que cet idiot t'a mis un coude dans les côtes, et c'est franchement désagréable. Et le pire, c'est que cet idiot ne bouge pas tout de suite ! Non, il te faut une vaine tentative de te dégager pour qu'il daigne enfin se bouger. Tu te redresses un peu sur tes coudes, grimaçant légèrement. Ça restait complètement débile comme plan. Et assez douloureux, tu dois l'admettre... Mais vous êtes sains et saufs, et c'est tout ce qui compte. Même si les flics risquent de s'empresser de vous retrouver... Tu le sais, il ne faut pas rester là plus longtemps. Tu espères secrètement que l'on vous pense mort, mais en même temps, tu te dis qu'ils viendront quand même récupérer les corps, au moins. Bref, tu fais quand même remarquer au jeune homme qu'il t'a écrasé, et bien en plus, le remerciant ironiquement. Il t'écrasera complètement la prochaine fois ? Tu te contentes pour simple réponse, d'une petite grimace qui en dit long sur ce que tu en penses et sur ta patience sur le moment. Tu veux te relever, point. Et si tu te ramasses une première fois, la seconde, il se lève enfin. Hé bien ! Il était temps. Il va finir par t'agacer plus que tu ne l'es actuellement, cet idiot.

Même si pour le coup, c'est toi qui joue avec la carte de l'agacement en reprenant la parole de manière plutôt sarcastique. Une nuit de noces, un petit surnom assez familier... Il ne le prend pas trop mal apparemment puisqu'il reprend sur le même ton. Oh, il te fera plus qu'un hématome si tu l'embrasses à nouveau ? Tu secoues un peu la tête, balayant de la main cette possibilité. « Calme tes ardeurs, frigide, je suis pas intéressé. » Fais-tu simplement. Frigide. Oh, le voilà le joli petit surnom que tu cherchais... ça lui correspond plutôt bien à tes yeux. Même si c'est assez méchant, il faut le reconnaître... Mais non, tu n'es pas intéressé. C'est pas qu'il est moche, au contraire, il est assez beau garçon. Mais tu n'as pas de temps à perdre avec un type qui a essayé de te fracturer la mâchoire. Tout ce que tu veux c'est être libre de tes mouvements et filer loin d'ici. Revendre ce maudit collier, et choisir un lieu peut-être un peu moins risqué comme... Les sorciers peut-être ? Moui, voilà qui te semble être une bonne idée. Mais pour l'instant, il faut avancer, trouver un lieu pour la nuit et accessoirement de quoi vous retirer ces menottes. Tu pourrais sans mal, si tu avais les outils adéquats ! Mais tu n'as rien sur toi, rien sauf ton épée. Et c'est hors de question de risquer de la péter en deux pour une simple chaîne. Bref, trouver un abris pour la nuit. Tu as ta petite idée, le plus judicieux serait, d'après toi, de rejoindre la plage et les ports. Il y a une auberge où tu as passé ta première nuit en débarquant ici, tu sais que c'est assez confortable et en même temps discret. Juste ce qu'il faut pour une nuit, en somme. Il te pose la question, ta réponse tombe rapidement avec un petit 'prince' pour la boucler. Et tu es presque ravi de constater qu'il te suit sans protester. C'est du temps de gagner, te dis-tu simplement. Vous vous mettez donc en route, et si tu n'as qu'une idée approximative de la distance, tu sais quand même que vous en avez pour un bout de temps à parcourir les bois. Ce qui de nuit n'est pas spécialement conseillé, mais une chance, vous n'êtes pas dans une période de pleine lune ou une semaine la précédant. Donc la seule chose que vous avez à redouter... Des animaux, peut-être ? Les gardes et les quelques vampires assez suicidaires pour s'aventurer ici. Dans les trois cas, tu ne t'inquiètes pas, même si tu le devrais. Tu es juste... Un peu fou dans ton genre, et surtout téméraire, parfois.

Bref, alors que vous avancez, il arrange son ceinturon. Et tu poses instinctivement le regard sur ce qu'il fait, notant au passage qu'il porte une épée qui t'est étrangement familière. Tu lui en fais donc plus ou moins la remarque. C'est une belle épée oui. Et il te fournit le nom de son forgeron. Lequel te fait sourire, tu manques même de laisser échapper un éclat de rire. Adrian Volkov. Non, ton nom de famille n'est pas une coïncidence... Adrian est ton père, et par conséquent, l'homme qui a formé l'épée de ton compagnon d'infortune. Ton regard s'attarde encore un peu dessus. Sur le fin travaille et la précision apportés à l'objet. Ton père est d'une patience incroyable, à toujours... S'impliquer au maximum dans son œuvre pour donner le meilleur rendu possible à ses clients. C'est tout ton père en effet. Tu lui demandes ce qu'il pense de cette arme. Il sort la lame et te la présente en équilibre sur son doigt, et tu écoutes attentivement ses revendications. Tous les détails et autres avis sont bons à prendre, pour améliorer ton travail mais aussi celui de ton père. Alors tu ne fais pas la sourde oreille à ce qu'il raconte, au contraire, même si dans l'ensemble c'est assez positif. Même très positif. Tu hausses légèrement les épaules, il n'a pas totalement tort quand à sa remarque sur une poignée moins adaptée aux gauchers. Et c'est tout de même étonnant, puisque ton père demande toujours un tel renseignement pour que l'arme soit la plus confortable possible pour son utilisateur. « Oh, je crois connaître le forgeron dont tu parles. Je pensais qu'il demandait à ses clients s'ils étaient droitiers ou gauchers toutefois... Enfin, peut-être que je confonds avec un autre. » Tu hausses un peu les épaules une fois de plus. Non, tu ne lui as pas dit que c'était ton père. Parce que tu ne juges pas l'information nécessaire, et qu'en plus, cela impliquerait qu'il connaisse ton nom de famille. Et même si c'est dans son intérêt de ne pas te balancer... Oui, tu préfères qu'il ignore qui tu es, même si tu n'es rien d'important, rien qui va réellement changer son existence, puisque demain au plus tard, ces menottes ne seront plus qu'un mauvais souvenir et cette soirée ne sera plus qu'une pièce du passé.

Vous arrivez non loin de l'auberge, même juste devant. Et tu t'arrêtes un instant en glissant ton regard sur les menottes. C'est définitivement trop voyant. Si la personne à la réception voit ça... Voilà qui va vous assurer un aller simple pour le poste de police. Et ça, c'est hors de question ; tu n'as pas sauté dans le vide et fait une petite marche nocturne dans les bois pour retourner à la case départ. Alors tu observes le brun et tu reprends la parole. « Faut que tu me tiennes la main. Ils vont voir la chaîne sinon. » Sa réponse est immédiate. Il demande si c'est vraiment nécessaire. Et le regard que tu lui lances est largement suffisant comme réponse ; oui, c'est nécessaire. « Sauf si tu veux faire une visite chez les policiers, oui, c'est nécessaire. Maintenant, si me tenir la main te révulse tant mon cœur, je peux aussi te la couper et me libérer par conséquent de ces stupides menottes. » Le tout avec un large sourire peu engageant. Enfin, il se décide à te prendre la main et tu lèves un peu les yeux au ciel. Qu'est-ce qu'il peut être fragile franchement... Pas fragile physiquement, non, mais mentalement. Il se braque au moindre rapprochement involontaire de ta part, c'est dingue quoi ! Enfin, tu secoues un peu la tête et tu glisses la manche de ta chemise pour recouvrir le bracelet de ta menotte, et au mieux vos mains. Tu en fais autant avec sa manche, terminant avant qu'il ne proteste. Et voilà le travail. C'est certes étrange mais au moins, on ne voit plus les menottes. Ceci fait, vous rentrez dans l'auberge, direction l'accueil. Une jeune femme vous jauge tous les deux et tu ne t'attardes pas, tu en viens au but. Une chambre pour cette nuit, de quoi déjeuner demain matin avant de partir, elle te donne le tarif aussi. Oui, ça fera l'affaire. Mais si toi tu oublies un certain détail, ça n'échappe pas au jeune homme qui t'accompagne apparemment... Un lit double hein. Un sourire un peu espiègle étire tes lèvres alors que tu le regardes. Le pauvre a l'air un peu embarrassé... Alors tu ne vas rien faire pour arranger son cas. Tu passes le bout de ta langue sur tes lèvres et tu le fixes. Pour peu, on pourrait croire que tu fantasmes vraiment sur lui. « C'est que tu penses toujours à tout, mon cœur... » Fais-tu simplement, avant de t'approcher de lui pour déposer un bref baiser contre ses lèvres. Le silence retombe et tu te tournes vers l'hôtesse qui a un petit sourire pendu aux lèvres. À croire que tu as réussi à faire ce que tu voulais... Elle attrape une clé, la pose sur le comptoir. « Passez une bonne soirée. » Ajoute-t-elle, avec un lourd sous-entendu qui n'est sans doute pas nécessaire d'expliquer. Tu récupères les clés et vous filez donc.

Chambre 159. Vous y voilà. Tu t'es pris une claque sur le chemin pour le baiser, mais tu t'es dit que tu la méritais, donc tu n'as pas protesté. Et là, la seule chose dont tu as réellement envie, c'est d'aller prendre une douche. D'enlever les morceaux de feuilles dans tes cheveux, la poussière, te laver de cette longue marche dans les bois. Tu veux être clean. Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre ? Alors tu ne lui laisses pas le temps de s'installer. « Je veux prendre ma douche. » Et Monsieur n'a rien de mieux à faire que de te rappeler que vous êtes menottés tous les deux. Sans blague ? Quoi, il ne veut pas prendre sa douche avec toi ? Tu hausses les épaules et tu files en direction de ce qui semble être une salle de bain. Il résiste un peu, mais tu tires un peu sur la chaîne et ça finit par suivre. Tant mieux. « Tu n'as qu'à fermer les yeux, si tu redoutes tant me voir nu. » Ajoutes-tu avec un sourire plutôt joueur, tout en faisant tomber ta veste et ta chemise. Les deux pendent sur la chaîne, et tu vas tout faire pour ne pas les tremper. Ce qui risque d'être dur mais bon.. Aussi rapidement, tu termines de te déshabiller, finissant complètement nu. Et pas de chance pour lui, ton regard croise le sien au moment où il te détaille. C'est plus fort que toi, tu retiens difficilement un éclat de rire. C'est ça oui... De toute façon, tu n'as rien à cacher. Ton corps est normalement constitué aux dernières nouvelles, quelques marques se dessinent sur ta peau, et ta seule réelle particularité est peut-être ce tatouage dans ton dos. Ces lettres en cyrillique qui s'empilent le long de ta colonne vertébrale pour reprendre un célèbre adage, plus communément appelé « Loi de Murphy », dans un monde qui n'est pas le tien. Bref, tu hoches un peu la tête et sans rien dire, tu files sous la douche. Et tu es... Un peu surpris de l'y retrouver, aussi nu que toi, quelques secondes plus tard. Tu arques un sourcil, mais tu gardes toute remarque puisqu'il te le demande... Tu te contentes de te décaler sur ta gauche, lui laissant la place demandée. Ton regard cherche le sien un instant, mais tu finis par regarder juste l'eau tiède qui coule de là-haut, glissant contre votre peau. Monsieur j'embrasse les inconnus hein... Tu secoues un peu la tête, tu profites de l'eau qui détend tes muscles et nettoie plus ou moins les petites graffignes causées par les branches des arbres dans lesquels vous êtes tombés. C'est agréable, cette petite douche. Le silence ne te gêne pas le moins du monde, mais lui semble décidé à reprendre la parole. Comment est-ce que tu t'appelles ? Tu tournes le regard vers lui, un sourire sincère étirant tes lèvres pour le coup. « Je m'appelle Lyokha. Et toi ? Comment est-ce que tu t'appelles ? » Tu lui demandes simplement car ce serait plus pratique, mais il fait ce qu'il veut après tout.

Tu te sens plus propre et plus frais lorsque tu sors de la douche, attrapant quelque chose pour te sécher. Vos hauts sont un peu mouillés, mais vous avez plus ou moins réussi à les tenir à l'écart de l'eau donc ils ne sont pas trempés non plus, et tant mieux. Tu termines donc rapidement de te sécher, enfilant tes vêtements à la hâte, seule ta veste pendant toujours à la chaîne. Tu ne vas quand même pas dormir avec ton manteau quoi. Bref, tu attends qu'il termine de s'habiller, et vous repartez de l'autre côté, là où il y a la chambre et le lit.. Double comme il l'avait suggéré. « Je ne sais pas toi mais je suis crevé. Alors si tu n'y vois pas d'inconvénient, on peut dormir, non ? » Attends, tu serais pas en train de lui demander son avis là ? Mais c'est que tu fais du progrès Lyokha... Tu attends donc qu'il te donne son accord pour aller te glisser sous la couverture. C'est dur de trouver une position confortable quand un de tes bras est accroché au sien... Mais vous trouvez quelque chose qui semble être plus ou moins convaincant, et tu n'oses plus bouger, croisant juste les doigts pour t'endormir assez rapidement et surtout, ne pas trop bouger cette nuit. Toi qui est vraiment un agité, tu te demandes ce que ça va donner... Il ne sait visiblement pas avec qui il dort, et demain, tu vas sûrement te ramasser une paire de claques. Mais bon, c'est ainsi. Tu ne peux pas encore décider de si oui ou non, tu bouges quand tu dors, malheureusement. Tu bailles un peu et tu te cales un peu mieux contre ton oreiller. Le sommeil te gagne doucement, mais avant que tu ne sombres totalement dans les bras de Morphée, deux petits mots t'échappent. Parce que même si tu es insupportable par moments, tu n'en est pas moins gentil et attentionné, même s'il n'a pas dû s'en rendre compte. « Bonne nuit... » Souffles-tu donc, sans attendre vraiment de réponse. S'il ne te rend pas la pareille, tu ne t'en froisseras pas ; tu t'en fiches bien justement. Alors tu plonges dans le sommeil. Et les dieux savent que tu en as besoin, après les courses d'aujourd'hui.

---o---

Tu te sens bien. Tu as... Tellement bien dormi en fin de compte. Un léger sourire étire tes lèvres, et tu n'ouvres pas tout de suite les yeux. Tu ne prends pas totalement conscience de ce qui se passe. Car si tu n'en as encore aucune idée – et honnêtement je ne sais pas comment tu t'es débrouillé – tu n'es plus allongé bien à ta place, non. Tu es passé à sa place, et lui à la tienne. Résultat, tu es à moitié allongé sur lui, ta tête posée contre son torse, vos mains menottées... Emmêlées ? Sérieusement, tu lui tiens la main ? Bon sang. Dépêche toi de te bouger avant qu'il ne se réveille. Mais tu n'en fais rien, parce que tu n'as pas totalement atterri et tu ne te rends pas spécialement compte que tu es tout contre lui, et que c'est drôlement ambigu comme position. Mais c'est tellement agréable, d'entendre le régulier battement de son cœur... C'est agréable d'avoir sa peau tiède contre ta joue, même si un tissu vous sépare en réalité. C'est agréable d'être contre quelqu'un, tout simplement. Et ce quelqu'un se réveille peu de temps après toi d'ailleurs. Il ne semble pas planer autant que toi, puisque en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu te retrouves hors du lit. C'est grimaçant que tu atterris le dos par terre, un bras toujours à moitié dans le lit, l'autre te massant la nuque. Ah, il veut jouer à ça ? Tu tires vivement sur ton bracelet de menotte, et il tombe du lit à son tour. Mais tu n'as pas le temps de te décaler puisqu'il... Te tombe dessus. Tu grimaces une fois de plus, parce que c'est pas passé loin de se prendre son genoux entre les jambes, et franchement pour un réveil, très peu pour toi. « Arrrh j'agoniiiise... » Fais-tu faiblement, avec quelques difficultés pour respirer. S'il pouvait juste bouger.. Ah, voilà, un chouilla c'est parfait. Tu plonges ton regard dans le sien un instant. Vous êtes proches. Un peu trop. Et rien que pour l'embêter, tu l'embrasserais bien mais... Non, tu vas encore t'en prendre une. Alors tu ne fais rien, ou du moins, rien volontairement, puisqu'en y réfléchissant... Ta main libre est posée au creux de son dos. Comme si tu voulais le garder contre toi ou plutôt... Comme si tu avais voulu l'empêcher de se faire mal en tombant ? Tu ne sais pas trop. Et de toute façon, il te dégage la main avant que tu ne trouves la réponse. Qu'est-ce qu'il peut être.. Susceptible alors, c'en devient affligeant. Enfin, tu respectes son besoin de non proximité. Et tu prends d'ailleurs des initiatives de ce côté, des initiatives qui t'arrangent aussi. « Tu pourrais te relever peut-être ? Ou rien que te décaler, ce serait bête que tu me tues non ? Même si tu dois en mourir d'envie toutes les dix secondes, et je ne t'en veux pas pour ça. » Un léger sourire lui est adressé. Tu n'es ni méchant ni sarcastique. Tu attends donc qu'il se pousse, calmement.

Et lorsque c'est le cas, tu te redresses à ton tour, t'appuyant un peu sur le bord du lit. Skyler – puisque c'est ainsi qu'il s'appelle apparemment – est toujours à tes côtés, il n'a de toute façon pas le choix. Et ton regard se pose sur le petit déjeuner qui a été déposé sur une table un peu plus loin, sûrement par un membre de l'auberge... Hé bien, ce n'est pas que, mais une telle vision te donne faim. Alors sur le coup, tu es loin de vouloir lui laisser le choix pour aller manger. « J'ai faim. J'ai vraiment faim. Alors avant de chercher un moyen autre que de se couper les mains pour enlever les menottes, ça te dérange si on avale quelque chose ? » Tu l'observes brièvement. Puis en fait, tu t'avances vers la table, et tu ne te fais même pas la réflexion que ça ne va pas être pratique de manger avec une main en moins. Ça va même être ridicule, mais tant pis. Toujours est-il qu'il accepte sans rechigner et c'est une bonne chose ; tu n'aurais pas voulu l'assommer pour satisfaire ton appétit, même si dans ton état, tu en aurais été capable. Vous vous retrouvez donc en face à face autour de la petite table, un petit déjeuner appétissant sous vos yeux. Tu t'empresses de prendre un jus d'orange que tu bois à grandes gorgées. Yep, t'avais soif. Mais ça ne t'empêche pas de relancer la conversation. Comme pour combler le silence. « Alors, hm.. Tu as bien dormi ? » C'est complètement stupide comme question, pas vrai ? Oui, mais c'est la seule chose qui te vient à l'esprit sur l'instant. T'inquiéter du petit confort de monsieur alors qu'il s'est réveillé avec un inconnu endormi contre son torse, ses doigts emmêlés aux tiens. C'est complètement débile comme situation... « Mais dis-moi, maintenant qu'on a du temps à tuer... Qui es-tu ? Je sais que tu t'appelles Skyler, ça, ok, mais d'où tu viens ? Tu vis à Spes ? Tu travailles où ? T'as une petite amie peut-être ? Elle doit être inquiète, non ? Enfin, c'est peut-être pour ça que tu t'obstines à me gifler quand je –  » Tu t'arrêtes soudainement, fronçant un peu les sourcils. Tu n'as pas l'impression de... Poser trop de questions ? Si, et tu t'en rends à peine compte. Alors avant qu'il ne reprenne, tu reprends toi-même la parole, un peu confus, et surtout désolé. « Excuse-moi je... J'ai pas à poser autant de questions, je suis juste curieux. Mais t'es pas obligé de répondre. Bien sûr. » Tu hoches légèrement la tête comme pour t'en convaincre, même si dans le fond, tu aimerais en savoir un peu plus pour lui. Non pas que cela soit une question de vie ou de mort, mais c'est toujours intéressant pas vrai ? Puis, tu ne sais pas pour combien de temps vous en avez à être attaché à l'autre. Alors plutôt que de parler sans intérêt de la pluie et du beau temps, pourquoi ne pas s'intéresser un peu au brun en face de toi ? Tu répondras à ses questions s'il répond aux tiennes, cela va de soi, bien entendu. Encore faut-il qu'il te fasse un minimum confiance pour cela, ou qu'il n'ait rien de particulier à cacher. Puis, il peut toujours mentir, qu'importe... On te ment constamment, ça ne te surprendrait pas. Tu échappes un soupir, baissant un peu les yeux sur un bout de pain que tu manges comme ça, sans rien. Puis, tu plonges ton regard dans le sien, une fois de plus. « Je... J'ai peut-être trouvé un moyen pour les menottes. Un ancien collègue de mon père travaille ici, il a une forge et, hm, je pense qu'il pourrait nous aider. » Tu hoches légèrement la tête. Et curieusement, ça te fait un petit pincement au cœur de lui donner une telle information. Pourquoi ? Tu n'en sais trop rien. Peut-être que tu aimais bien ce petit côté pimenté dans ta vie. Cette chose en plus pour compléter l'adrénaline qui court constamment dans tes veines. Un défi de plus à relever... Mais peut-être aussi que ce Skyler t'intrigue, et que tu ne veux pas en savoir plus sur lui que pour passer le temps. Peut-être que tu veux en savoir plus parce que tu es bien seul, loin de ce qu'il reste de ta famille et de tes amis. Tu es seul et qu'un peu de compagnie aiderait à panser ces plaies qui ont encore du mal à se refermer.

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