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 I should marry your sister, but...

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♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Humain (de Lyokha)
♆ âge : 23 ans (et fou amoureux de Lyokha)
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♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...


MessageSujet: I should marry your sister, but...   Lun 15 Déc - 23:57

Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres, tandis que tu écoutes distraitement les dernières recommandations de ton père. Ne pas soupirer, ne pas être désagréable, ne pas prononcer un mot de trop... Que du bonheur. Si tu avais ton mot à dire, tu ne serais pas là mais bien installé au palais impérial, à organiser la prochaine traque avec les Chasseurs. Seulement il semblerait que ton père ne soit pas d'accord. Mariage arrangé. Il l'avait prévu depuis longtemps mais ce soir, ce sont les présentations. Tu vas rencontrer ta promise, il attend que vous vous entendiez bien, que tu souris, que tu fasses semblant d'être intéressé alors que, pour être sincère, tu n'en as pas la moindre envie. Tu ne veux pas te marier, tu ne veux pas te caser. Tu as déjà bien du mal à échapper à tes devoirs, à échapper à la surveillance de ton père alors si en plus tu dois échapper à ta femme... Non, ce ne sera plus possible. Il faudra que tu fasses une croix sur tes virées nocturnes, sur tes petits plaisir personnels, en dehors de ce devoir que tu te dois d'effectuer chaque jour au palais, assistant ton père. Un nouveau soupir t'échappe. Tu en as marre.

-Par tous les dieux de la Terre, Samael, cesse donc de soupirer.
-Père, je n'y tiens vraiment pas... Pourquoi faut-il que vous considériez le célibat comme une tare ? N'ai-je pas non plus le droit de faire moi-même mon choix ? D'aimer quelqu'un ?
-La tradition prime sur le reste et tu le sais. Ta mère et moi aussi, nous...
-Je sais... Vous étiez tous deux contre cette idée et finalement vous êtes tombé amoureux... Tout comme mon oncle et ma tante...
-Exactement. Ne juge pas avant de connaître ta promise, Samael. Il se pourrait que tu finisses par éprouver des sentiments pour elle... Maintenant laisse-moi faire.


Tu bougonnes un peu, tout sauf convaincu. Toi, tomber amoureux d'une petite noble ? Ahah, la bonne blague. Tu as beau en être un, tu as tendance à détester les gens de la haute. Ils se prennent toujours pour les rois du monde, ils regardent les simples citoyens avec mépris, ils ne font attention qu'à eux... Non, tu n'aimes pas les nobles. Alors à moins qu'ils ne te fassent changer rapidement d'avis, tu doutes sérieusement d'arriver à aimer un jour cette demoiselle. Bref. Tu laisses frapper à la porte, remettre correctement ta cravate, essuyant au passage ton regard noir sans protester, puis attendre qu'on vous ouvre. Ce qui ne tarde pas, soit dit en passant. Un homme vous ouvre, un domestique sans doute. Cette intuition se confirme bien vite lorsqu'il vous conduit jusqu'au maître de maison. Et ton père fait les présentations. Adrian Volkov et sa femme, Katarina. Puis les enfants, dont tu retiens très distraitement les noms, exception faite de celui de ta fiancée : Zéphyr. Cette fois, tu souris. Tu fais un sourire, tu te forces à jouer le jeu.

-Enchanté de faire enfin votre connaissance, Mademoiselle Volkov.
-Moi de même, Monsieur Tudor.
-Samael suffira.
souris-tu, plus sincèrement.

Après tout, vous êtes tous deux dans le même bateau. Qui te dit qu'elle est plus enthousiaste que toi ? Qui te dit qu'elle est d'accord avec cette union arrangée ? Rien. Il va te falloir attendre de la connaître un peu mieux. Il va falloir prendre le temps de faire connaissance. Et alors que Madame Volkov vous propose de passer à table, ton père pose une question qui, sans savoir pourquoi, t'interpelle. Il semblerait qu'un des frères de ta fiancée manque à l'appel. Lyokha, apparemment. Lyokha, un nom qui ne détonne pas au sein de la famille Volkov mais que tu retiens, justement à cause de l'absence de ladite personne. Tu fronces un peu les sourcils. Cela commence mal, tiens. Tu te tournes alors vers la demoiselle, curieux.

-Votre frère serait-il timide ?

Et là, elle se met à éclater de rire. Tu arques un sourcil, ne comprenant pas la raison de son hilarité. Qu'as-tu dit de si drôle ? À part si tu es tombé complètement à côté de la plaque, tu ne vois pas ce qui pourrait tant l'amuser. Mais tu devines bien vite la réponse lorsqu'elle appelle ledit Lyokha. Tu le cherches une seconde du regard... Avant de repérer le jeune homme qui daigne enfin se montrer. C'est un jeune qui semble être un peu plus vieux que toi, vingt-quatre ou vingt-cinq ans, a les cheveux blonds et, tu le repères aussitôt, la peau plus pâle que ses frères et sœurs. Lorsqu'il se rapproche, tu notes aussi que ses yeux sont plus clairs que le reste de sa fratrie. Quelque chose cloche. Outre le fait que tu te fais la réflexion qu'il est très mignon. Tu te gifles aussitôt mentalement. N'importe quoi. D'où as-tu ce genre de réflexion ? Depuis quand as-tu de telles pensées à propos d'un homme ? Tu n'en sais rien mais quelque chose cloche. Et tu en as la confirmation lorsqu'il vient te serrer la main. La sienne est glaciale. Aussitôt, ton sang de Chasseur ne fait qu'un tour. Une proie. Un vampire. Tu te tends aussitôt, resserrant instinctivement ta poigne sur sa main. Un ennemi. Ca va, tu es plutôt mignon ? Hein ? Ton regard sombre vient se plonger dans le sien, d'azur. Mignon ? Il te trouve mignon ? Tu serres les dents. Il n'y a certainement pas que ton physique qui lui plaît, mais aussi l'odeur de ton sang.

-Je devrais en dire autant pour vou... Votre sœur.

Tu as envie de te gifler, encore. Tu peux en dire autant de lui ? Tu peux en dire autant de LUI ??? N'importe quoi !!! Ce type est un vampire, Samael. Oui, un vampire, vos ennemis, il est de ceux que tu as maintes et maintes fois éliminés, dans le plus grand secret. Tu devrais être immunisé à ce charme étrange et mystérieux qui émane d'eux. C'est étrange. Une nouvelle fois, Madame Volkov vous convie à table et tu laisses les autres avancer, traînant un peu des pieds. Un vampire. Sérieusement. Un vampire. Tu lances un regard noir à ton père qui, visiblement semble aussi peu ravi que toi de cette surprise. N'était-il donc pas au courant ? Sûrement, sinon il aurait plus hésité à venir ici, à t'y traîner aussi. Ton père et son côté protecteur... Finalement, tu souris et vient le pousser vers la Salle à Manger, riant un peu de sa réticence. Toi, il va falloir que tu fasses semblant, comme toujours. Parce qu'il s'agit de ta future belle-famille.

Le repas commence donc. L'entrée est servie et, du coin de l’œil, tu surveilles ce que fait le vampire. Tu ne peux t'empêcher de froncer les sourcils lorsqu'il sort un bouquin. Ok, il semble très intéressé par ce qui concerne sa sœur. Enfin, tant pis. Tu retiens un soupir désapprobateur face à ce qui te semble être de l’indifférence et entreprends donc de prendre part à la conversation. Ils parlent de ton futur mariage après tout. Des préparatifs, de ce que vous aimeriez, la jeune Zéphyr et toi. Vous n'êtes pas d'accord sur tout. Peut-être est-ce parce que tu n'étais pas préparé à ce genre de conversation. Sûrement, même. Mais tu fais de ton mieux pour paraître enjoué et intéressé par ce qui se joue actuellement. Tes sourires sont légèrement forcés, mais pas assez pour qu'on se doute d'à quel point tu t'ennuies ce soir. Jusqu'à ce que... Jusqu'à ce qu'un livre soit balancé sur la table, suivi d'un "passionnant" sonore. Aussitôt, tu regardes le blond qui vient de se manifester aussi bruyamment... Avant de jeter un regard inquiet à ton père, assis à tes côtés. Il est tendu, agacé, énervé aussi peut-être un peu. Tu fais un geste dans sa direction mais il te devance.

-Si la conversation ne vous intéresse pas et vu que vous n'avez pas besoin de manger, je ne suis pas sûr que la présence d'un vampire à table soit nécessaire.
-Père.


Il te regarde. Tu le regardes. Ses yeux bleus contre ton regard sombre, ce regard que tu as hérité de ta mère. Il faut qu'il se calme, il est l'Intendant que diable, il ne peut pas se laisser aller à la colère, à la haine ou à quoi que ce soit du genre. Il faut qu'il se calme, c'est impératif. Tu ne lui laisses pas d'autre choix. Parce qu'il t'a forcé à venir, parce que c'est lui qui a arrangé ce mariage pour toi, contre ta volonté. Alors maintenant qu'il en est arrivé là, il est hors de question de tout gâcher pour une histoire de vampire. Histoire que tu peux très bien régler d'ici demain, soit dit en passant. Il suffit d'un mot de ta part, donné aux bonnes personnes... Tu secoues la tête. Ne pas penser à de telles extrémités, pas encore, pas tout de suite. Pas tant que tu es ici, que ce jeune homme vous regarde. Jeune homme que tu regardes, essayant de ne pas être méprisant ou quoi que ce soit. C'est un exercice difficile, très difficile, oui... Tu serres les dents, observant ton père... Qui ne demandera pas pardon. Une nouvelle fois, tu retiens un soupir lassé. Il faudrait que tu demandes pardon.

-Pardonnez-nous, mon père est un peu sur les nerfs ces derniers temps... Cela dit, Lyokha... Il est vrai qu'on ne vous retient pas, si notre conversation vous ennuie.

Tu as horreur de demander pardon. Véritablement. Mais tu le fais, pour faire bonne figure. Pour l'image des Tudor. Et surtout, pour essayer d'établir une relation cordiale avec la famille Volkov...

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MessageSujet: Re: I should marry your sister, but...   Mer 17 Déc - 21:16

Ton regard est fixé sur le miroir d'en face. Toi, tu restes assis sur le bord de ton lit, à envoyer une balle de tennis qui rebondit contre le mur au-dessus de la glace pour revenir vers toi. Et ainsi de suite. Tu observes la personne qui se dessine, ce reflet qui te rappelle à chaque coup d'oeil ce que tu es désormais. Tes cheveux blonds aux quelques reflets dorés. Tes yeux azuréens, comme taillés dans la glace. Et cette peau, un peu plus pâle que celle de ton entourage. Tu n'es plus humain. Depuis quelques mois, tu es de ces créatures, de ceux que l'on appelle les vampires. Immortel. Dégageant naturellement quelque chose de charmant, d'attirant et de si mystérieux. Quelque chose qui s'avère mortel pour les vivants qui s'approchent d'un peu trop près... Tu n'es qu'un jeune vampire après tout. Tu apprends encore à te contrôler, et le parfum du sang te fait facilement tourner la tête. Tu n'as pourtant pas voulu de tout cela. Du moins, tu ne pensais pas finir ainsi. Mais les choses se sont faites, et maintenant, il est trop tard pour revenir en arrière. Ton père te déteste. Il a même honte de toi. Ta mère est attristée lorsqu'elle t'observe et elle aimerait bien pleurer. Tes frères et sœurs se méfient dans l'ensemble, sauf Yekaterina qui est bien plus tolérante de ce point de vue, ainsi qu Iugo. Irina elle ne sait pas trop quoi en penser, elle s'inquiète pour toi. Zéphyr et Finnick eux, les faux jumeaux préfèrent rester en retrait de cette histoire. Et Kirill lui... Bien, il est rangé du côté de ton père. Ce qui te laisse seul et sans réelle attache au milieu de cette famille à laquelle tu n'appartiens plus vraiment. Ton paternel te l'as dit en face après tout ; il aurait préféré que tu meurs définitivement, plutôt que tu deviennes une de ces créatures sanguinaires. Que s'est-il passé ? Oh, on aura bien le temps de l'apprendre. Pour l'instant, tu te contentes de détailler celui que tu es depuis quelques mois en balançant ta balle tennis contre le mur. Pourtant, tu devrais être avec les autres. À accueillir comme il se doit Lionel Tudor et son fils, Samael. Pourquoi recevoir des membres de la famille impériale chez vous ? Parce que Zéphyr doit se marier avec le fils. Union arrangée, comme souvent dans le monde tordu des nobles.

Tu échappes un soupir, stoppant la balle dans son élan pour la jeter sur ton lit, glissant tes mains contre ton visage. Bon, c'est vrai, si tu n'es pas encore en bas, c'est juste pour faire enrager ton père. Mais les Tudor n t'ont rien fait eux, alors tu leur dois bien d'être présent, ne serait-ce que par politesse. Tu ajustes donc le col de ta chemise et tu sors de ta chambre. Et rapidement, tu arrives dans le corridor menant à la salle de réception. Tu t'arrêtes au bout du couloir, appuyé contre l'embrasure de l'entrée de la pièce. Ton regard se posant sur ta famille, plus que présentable, accueillante, souriante. Toi tu ne souris pas et tu t'ennuies déjà. Mais Zéphyr t'appelle, alors tu t'approches d'elle et de son fiancé, puisque c'est ainsi que sont les choses. Un doux sourire un peu charmeur étire tes lèvres alors que tu détailles le garçon de la tête aux pieds. Il semble un peu plus jeune que toi, mais tu ne saurais dire de combien d'années précisément. Et cela relève du détail à tes yeux. Tu lui présentes donc ta main, t'attendant à ce qu'il la serre. Et c'est ce qu'il fait. Quoique dans son regard, tu comprends sans mal qu'il s'est rendu compte que tu n'étais pas humain comme le reste de ta famille. Que cela le gène ou pas, tu t'en fiches pas mal. D'ailleurs, tu pousses le vice jusqu'à placer une certaine remarque. « Ça va, il est plutôt mignon. » Zéphyr te met un discret coup de coude, parce que oui, tu as le don pour mettre les autres mal à l'aise. Mais il ne semble pas plus perturbé que cela. Quoique... Il te trouve mignon aussi ? Ah, votre sœur ? Pourtant, tu as juré encore 'vous' juste avant. Tu échappes quelques éclats de rire, arquant un sourcil face à la réaction du garçon. Hé bien, tu ne sais pas si tu dois le prendre pour un compliment ou s'il était vraiment perturbé, mais peu t'importe, parce que venant de lui, c'est plutôt apprécié. Car oui, tu le pensais ; il est pas mal du tout comme type. Ta sœur a plutôt de la chance, à tes yeux ; au moins, il n'est pas moche comme type. Bref, tu te détournes, puisque le repas est annoncé. Et même si tu n'as pas besoin de manger, tu es obligé d'aller à table avec tout le monde. La plaie quoi.

Le repas débute. Toi, tu es plongé dans ton bouquin. Tu n'en as rien à faire de ce qui se raconte à table, et si ton attitude est déplacée, c'est un bonus. Tout ce que tu veux, c'est que ton père te demande de dégager de table, que tu puisses aller t'ennuyer ailleurs, à faire quelque chose de plus utile, ou à juste sortir en ville, passer ta soirée dans un bar à essayer de réfléchir à ce que tu vas faire de ta vie désormais. Tu as perdu ton ancien boulot à cause de ta nouvelle nature. Si tu restes ici et que tu évites de dépasser les limites, c'est uniquement pour l'argent, et un peu pour certains membres de ta famille. Mais, bref, présentement, tout le monde parle du mariage. Sujet qui te passe bien par-dessus la tête. Tu termines donc ton chapitre, et tu jettes sans grand soin le bouquin sur la table, devant toi. « Passionnant ! » Balances-tu d'une voix plutôt forte, interrompant tout le monde. Un silence gêné s'installe. Ton père semble s'énerver doucement, et vos invités ne semblent pas plus ravis de ton comportement. Qu'importe. D'ailleurs, en parlant des convives... Le père reprend la parole, s'adressant à toi. Il n'aime pas les vampires, pas vrai ? Un sourire en coin un peu espiègle vient s'installer sur tes lèvres alors que tu poses ton regard sur... Lionel c'est cela ? Son fils l'interrompt d'ailleurs. Tu hausses légèrement les épaules, te redressant dans ton siège, avant de reprendre la parole. « Je ne voudrais pas vous incommoder, mais étant encore chez moi, je crois pouvoir décider moi-même de rester ou non, et n'avoir rien à faire de vos préférences en matière d'entourage. » Ceci dit, tu regardes plutôt ton verre sur la table, jouant légèrement avec. Oui, tu t'es montré assez impoli. Tout en restant parfaitement bien élevé dans le choix de tes mots. Non, il ne doit pas apprécier qu'un gamin lui parle ainsi. Mais tu es encore chez toi, et qu'il t'apprécie ou non, il va devoir faire avec. Il ne manquerait plus que ça voyons, qu'un inconnu décide pour toi, chez toi.

Le jeune Samael prend la parole à son tour. Que tu les pardonnes ? Tu n'as que faire de ses excuses dissimulées, tu ne veux pas qu'il s'excuse de ce que son père à dit, tu te fiches même carrément de ce que son père et lui peuvent penser. Ils ne te retiennent pas, si la conversation t'ennuie ? Tu échappes un éclat de rire un peu moqueur avant de te lever de ton siège d'un bond. « Enfin quelqu'un pour tenir des propos censés, sur ce ! » Et tu t'apprêtes à partir. Mais ton père gronde, comme tu t'y attendais. Il t'arrête dans ton élan, te raccroche une fois de plus à cette mascarade à laquelle tu ne veux pas participer. « Non Lyokha, tu restes là. Tu pourrais au moins t'intéresser au mariage de ta sœur, bon sang. » Et c'est plus fort que toi, tu ris. Tu ris, et tu les regardes tous, avec un certain mépris et une dose mesurée de folie au fond de ton regard de glace. Un mariage. Un stupide mariage. Le plus gros mensonge de tous, un événement qui te dégoûte plus qu'il ne peut te faire sourire. « Oh mais je m'y serais intéressé sans effort, si elle avait aimé son fiancé, si elle en avait décidé, de ce mariage. Regardez-les. Ils ne se connaissent même pas. Tout cela est stupide et totalement factice. Sans intérêt. Et puisque je semble déranger, je ne vais pas m'attarder plus longtemps ici. » Sur ce, tu fais une révérence plutôt exagérée et assez insolente. Ta mère lève les yeux au ciel et ton père soupire, consterné. Et sans qu'il n'ait le temps d'en dire plus, tu t'éloignes de là, disparaissant dans la grande demeure. Tu en profites pour soupirer. Non mais franchement, un mariage arrangé... Ta pauvre Zéphyr, mariée de force à un garçon qu'elle connaît à peine. Il est vrai qu'il est plutôt mignon, il est sans doute intelligent. Mais elle ne le connaît pas, elle n'éprouve pas l'amour qu'il faut pour s'unir à quelqu'un pour toujours. Alors oui, ça te désole qu'elle soit condamnée au mariage arrangé. Mais puisque c'est la volonté d'Adrian... Tu files rapidement dans tes appartements, allant récupérer quelques affaires. Tu ne comptes pas attendre et te tourner les pouces dans ta chambre, non, tu as bien envie d'aller te défouler un peu à l'extérieur. Alors tu attrapes ton arc, tes flèches et tu files à l'extérieur.

Tu prends une grande bouffée d'air, portant ton regard sur les étoiles bien visibles ce soir. Et tu t'avances un peu dans le vaste jardin, jusqu'à atteindre, une zone éclairée par quelques guirlandes lumineuses entremêlées dans les branches des arbres. À quelques bons mètres se trouve une cible. Ici, c'est ton coin. On vient rarement t'embêter quand tu décides d'y passer du temps, que ce soit pour lire ou pour t'entraîner. Tu poses les flèches non loin, en attrapant une ainsi que ton arc. Un arc de bois, traditionnel, tout ce qu'il y a de plus basique, sans aucune extravagance. Tu tires une première flèche qui finit dans la cible. Pas vraiment au centre, mais le score est bon. Alors tu en prends une deuxième, et tu entreprends de faire mieux que pour la précédente. Mais un bruit de pas se fait entendre dans ton dos, et tu détends la corde de l'arc, visant le sol. Tu te tournes vers le nouveau venu, et à l'odeur de son sang, tu devines sans mal de qui il s'agit. Tudor... Le fils Tudor. Un doux sourire vient étirer tes lèvres. Tant mieux, tu vas pouvoir t'expliquer. Pourquoi ? Oh, il va vite comprendre. « Vous fuyez le repas ou c'est déjà l'entracte ? » Et sur ces mots, tu tires ta flèche qui vient se planter aussi dans sa cible. Mais toujours pas au centre. Alors tu en récupères une troisième. Mais tu ne te mets pas en position tout de suite. Tu t'arrêtes un instant pour le regarder. « Vous tombez bien, je voulais vous présenter mes plus sincères excuses pour mon comportement. Vous ne méritiez, ni vous, ni votre père, mon sarcasme et mon manque de politesse. » Tu es tout ce qu'il y a de plus sincère. Tu le penses. Tu n'avais pas à te montrer aussi particulier avec eux, à agir comme le pire des fils. Mais tu voulais juste en faire baver à ton père, à ta famille dans son ensemble. « J'espère avoir l'occasion de m'excuser auprès de votre père aussi, avant votre départ. Vous semblez être quelqu'un de tout à fait respectable, et croyez-moi, ce comportement n'était en aucun cas dirigé contre vous. » Cela se lit sur ton visage que tu es sérieux et vrai dans tes propos. Quel intérêt aurais-tu à présenter de fausses excuses de toute façon ? Tu tires ton ta troisième flèche, qui part toujours sur la cible, mais un peu trop à droite cette fois. Tu penches légèrement la tête. Ce n'est pas mauvais du tout, mais le perfectionniste en toi aimerait atteindre le centre du centre. Tu lui accordes un léger sourire, avant d'aller décrocher les trois flèches de la cible, revenant ensuite au point de départ. Et alors seulement, l'idée t'effleure l'esprit, un sourire un peu joueur étirant tes lèvres. « Vous voulez essayer peut-être ? Ça défoule vraiment. » Tu hoches un peu la tête, lui tendant ton arc. Qu'il accepte ou pas, tu ne lui en voudras pas. Tout ce que tu veux qu'il comprenne, c'est que non, tu ne lui veux aucun mal.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: I should marry your sister, but...   Jeu 18 Déc - 23:23

Il est des jours où tu as honte de ton père. Il semblerait que ce soit le cas ce soir. C'est fou de voir combien vous pouvez réagir différemment, lui et toi. Tu détestes les vampires, peut-être même plus que lui, et pourtant tu fais preuve de bien plus de calme en leur présence que lui. C'est pour cela qu'il n'est pas un Chasseur : il se trahirait trop facilement s'il devait porter le masque. Toujours est-il que, ce soit, tu le secouerais volontiers. Tu as envie de le frapper, de lui remettre les yeux en face des trous. Tu as beau ignorer ce qu'il a fait pour organiser ce mariage arrangé pour toi, tu trouves que ce serait très idiot de tout gâcher pour un simple vampire. Même si le simple vampire s'enfonce un peu plus en répondant à ton père, en le provocant, d'une certaine manière. Tu regardes ton père serrer les poings et les dents. L'insolence n'est guère apprécié en sa présence, sauf de ta part. Mais ce n'est que parce que tu es son fils et tu as tendance à en jouer un peu trop. Bref. Ton père n'apprécie pas qu'on lui tienne tête et il va très rapidement le faire savoir.

-Aux dernières nouvelles, vous êtes chez vos parents.
-Père, assez !


Tu désespères. Totalement. Et c'est encore à toi de réparer les pots cassés. Alors tu demande pardon pour l'attitude de ton père, puisque tu sais qu'il ne le fera pas. Un Tudor ne demande jamais pardon, à qui que ce soit. Parce qu'un Tudor n'a de comptes à rendre à personne. Et si tu n'aimes pas plus que lui demander pardon, tu estimes que c'est le mieux à faire en cet instant. Même s'il est vrai que si le vampire pouvait quitter cette table et vous laisser, cela t'arrangerait grandement. Mais ne rêve pas trop. Tu demandes donc pardon pour l'attitude de ton père, glissant au passage que tu ne le retiens pas s'il veut partir, étant donné qu'il ne semble absolument pas intéressé par le mariage de sa sœur. Toi, tu tiens des propos sensés ? Tu espères bien ! C'est avec un plaisir non dissimulé que tu le vois se lever... Avant de se faire rattraper par son père. Et le jeune homme se met à rire. Qu'y a-t-il de si drôle ? Tu ne sais pas, mais il vous éclaire bien vite. Et les propos qu'il tient sur ce mariage que vos parents organisent te font baisser les yeux. Il a raison, Zéphyr et toi ne vous aimez pas, vous ne vous connaissez même pas. Les mariages arrangés ne devraient plus exister, puisque ce n'est rien d'autre qu'un contrat liant deux familles. Un contrat. Tu détestes cette idée, mais tu es bien obligé de t'y plier... Pour la famille... Un triste soupir t'échappe alors que le blond disparaît de la Salle à Manger. Les conversations reprennent, tu fais de ton mieux pour tout suivre, discutant aussi souvent que possible avec ta fiancée... Jusqu'à ce qu'on vous congédie un instant, le temps que la suite du repas arrive. Tu ne te fais alors pas prier pour te lever de table et demander à Zéphyr si elle veut bien t'excuser, le temps que tu retrouves son frère et puisses échanger quelques mots avec lui. Elle accepte, te conseillant d'aller voir dehors, tu lui souris et c'est après un dernier regard noir lancé à ton père que tu prends congé des Volkov.

Comme la demoiselle te l'a conseillé, tes pas te dirigent vers l'extérieur, vers le jardin de la famille au nom russe. Et une fois à l'air libre, la porte fermée derrière toi, tu fermes les yeux et inspires l'air frais à plein poumons. Enfin un peu de calme, un peu de liberté aussi... Loin de la pression due à ton nom, loin de tout ce qui t'empêche d'être réellement toi-même. Cela ne va pas durer, tu le sais. Dès lors que tu retrouveras le vampire, tu te devras de récupérer le masque des Tudor. Ta vie est une pièce de théâtre dans laquelle tu joues différents rôles. Tu ne dois jamais les confondre ni les mélanger, parce que tu sais que dans ce cas, le public s'en rendrait compte et c'en serait fini de toi. Certaines facettes de ta personnalité ne sont pas à dévoiler, elles feraient trop de vagues. Un nouveau soupir s'échappe, tandis que tu reprends ton chemin, recherchant le vampire. Dire que tu n'as pas le droit de l'éliminer, pourtant tu as ta dague à la ceinture, comme toujours, tu pourrais... Non. Pas ici, pas maintenant. Pas quelqu'un de cette famille, tu n'en as pas le droit. Quelle plaie... Allez, fait bonne figure, cela passera. Peut-être que tu parviendras à l'apprécier suffisamment pour ne pas avoir envie de l'étriper à chaque fois que tu le verras. Tu ne te fais aucune illusion. Les vampires trépassent sur le fil de ton épée, point final. Tu secoues la tête. Allez, il est là, reprend-toi. Oui, il est là, mais toi tu ne sais pas quoi dire. Peu importe, il prend la parole le premier, te demandant si tu fuies le repas ou si c'est déjà l'entracte. Tu hausses alors un peu les épaules.

-C'est l'entracte, comme vous le dites si bien. J'avais besoin de vous parler.

Parler, d'accord, mais pour dire quoi ? Tu ne sais pas exactement. Tu aimerais qu'il se calme et qu'il fasse au moins semblant de s'intéresser au mariage de sa sœur, ce serait la moindre des politesses à tes yeux. Certes, tu n'as pas eu besoin de jouer à cela avec ta propre cadette mais s'il fallait qu'elle aussi ait le droit à un mariage arrangé, tu n'agirais très certainement pas comme lui. Tu mettrais le fiancé à l'épreuve, tu ferais tout pour l'expulser si jamais il ne se révélait pas digne de ta cadette... Mais tu t'égares. Tu suis du regard la flèche qu'il décoche et qui se fiche sur la cible, à quelques mères de vous. Pas mal comme tir. Tu tombes bien ? Ton regard change de cible, se posant à nouveau sur lui. Il voulait te présenter ses excuses ? Tu le laisses continuer, curieux, et c'est sans t'en rendre compte qu'un léger sourire naît sur tes lèvres. Tu ne sais pas pourquoi, tu le sens sincère et tu apprécies cela. Il est sincère... Samael, reprend-toi un peu ! Mais il continues sur sa lancée, disant qu'il compte aussi présenter ses excuses à ton père. Là, tu grimaces. Tu imagines sans peine la réaction de ton paternel s'il voit le vampire sa rapprocher de lui : il l'insultera, voir cherchera à provoquer une bagarre. Non, très mauvaise idée. Tu en as presque zappé le reste de sa phrase. Tu as l'air de quelqu'un de tout à fait respectable ? Oh... Heu, oui, tu as l'air, en effet... Tu ne feras pas de commentaire.

-Très sincèrement, je vous déconseille d'aller présenter vos excuses à mon père. Vous ne feriez que vous enfoncer à ses yeux. Non, le plus simple serait que vous vous fassiez oublier face à lui. Mais... Vous aviez raison. Il n'avait pas à vous donner des ordres sous votre toit. Tout comme Zéphyr et moi ne nous connaissons pas... Mais il faut bien commencer quelque part... Et je compte bien nous laisser le temps d'apprendre à nous connaître, avant que les parents ne nous passent définitivement la bague au doigt.

Qu'essayes-tu de dire, qu'essayes-tu de faire ? Tu ne le sais pas toi-même. Lui faire comprendre que tu ne comptes pas blesser sa sœur ? Que tu es aussi coincé dans cette histoire qu'elle, mais que tu feras de ton mieux pour que tout se passe bien ? Tu ne sais pas toi-même. Tu parles, peut-être pour masquer un trouble que tu ne t'expliques pas. Tu es immunisé au charme des vampires, alors pourquoi celui-ci te fait-il de l'effet ? Mystère, et cela a le don de t'agacer. Il faut que tu te tiennes loin de lui, ce sera mieux. Mais quand tu le regardes, tu n'as pas envie de t'éloigner. Que t'arrive-t-il Samael ? Tu ne sais pas. Il se passe quelque chose d'étrange, avec ce jeune homme. De très étrange même. Il faut que tu t'éloignes, que tu fuies. Mais tu n'en fais rien, parce qu'après avoir tiré une autre flèche et être allé les récupérer, il te propose de tirer à ton tour. Tu regardes l'arc, les flèches. Et tu te mordilles la lèvre. Ce ne sont pas des armes que tu as appris à manipuler. Peut-être parce que tu es plus à l'aise dans le corps à corps, et qu'on a toujours estimé qu'il était plus important que tu saches maîtriser cet art-ci.

-Je ne sais pas tirer à l'arc... Est-ce que vous... Accepteriez de me montrer ?

N'importe quoi ! Non, franchement, n'importe quoi Samael ! Et dire qu'il accepte... Non, tu devrais t'en aller, te gifler pour dire de telles absurdités mais... Tu n'en fais rien. Tu restes sur place, à le regarder te montrer comment il faut te positionner, comment il faut tendre ton arc, ramener la corde au niveau de ta joue, viser avec ton œil directeur... Ok, tu penses avoir compris. Alors, lorsqu'il te tend son arc, tu t'en empares et te mets en position... À l'inverse de lui. Oui, tu es gaucher après tout, donc tout est inversé pour toi. Tu te tiens droit, le bras tendu en direction de la cible... Et lui qui se met derrière toi, contre toi, pour corriger ta position. Aussitôt, tu te mords la lèvre, mal à l'aise. Ses mains sur ton corps te font frissonner, même si tu ne sais pas de quoi. Il t'aide à placer correctement tes pieds, à bien tendre ton bras... Sauf que là, tu commences à être bien trop tendu. Il semble le remarquer, étant donné qu'il se recule, ce dont tu lui es reconnaissant. Tu peux alors à nouveau te concentrer sur la cible. Tu bloques ta respiration, vise... Et tire. Sauf que la flèche disparaît entre les arbres. Heu...

-Oups... Je suis désolé, je crois que... Que j'ai bien raté mon coup en fait. C'est plus compliqué que ce que je ne pensais, je dois avouer...

Bien plus compliqué oui, surtout avec un regard d'azur fixé sur ta personne. Mais tu n'es pas du genre à abandonner à la première tentative manquée. Alors, avec son autorisation, tu t'empares d'une seconde flèche et te prépare à nouveau à tirer. Cette fois, tu prends un peu plus de temps pour viser. Mais cette seconde flèche que tu décoches, elle se fiche dans un arbre, non loin de la cible. Ce n'est pas ça, même si tu estimes que c'est un peu mieux. Allez, tu feras encore mieux à la prochaine et dernière tentative. Alors, lorsque la troisième flèche est prête à être décochée, tu raffermis ta prise sur l'arme, t'interdisant de bouger au moment où tu décoches. Il semblerait que ce soit ce mouvement de dernière seconde qui dévie tes tirs. Alors cette fois tu fais attention, et... La flèche atterrit dans la cible ! OUAIS ! Bon, c'est limite et dans la zone rapportant le moins de points mais au moins tu l'as touchée, cette fichue cible ! Tu te tournes alors joyeusement vers le blond, lui souriant.

-Il doit y avoir plus concluant comme premier essai. Je crains de ne guère être doué pour manier un arc, vous l'êtes bien plus que moi. Je pense plutôt rester avec mes propres armes.

Tout en parlant, tu lui as rendu son arc et es parti à la recherche de ses flèches que tu as perdues. Mais avant d'être trop près de la cible, dans un mouvement souple et rapide, tu prends en main cette dague qui ne te quitte jamais et la lance en direction de la cible. Elle s'y fiche avec une très grande précision, non loin du centre même, mais avec quelques centimètres de décalage. Ce n'est qu'un détail, parce que tu n'as pas pris le temps de bien viser contrairement à ce que tu fais d'habitude.

-C'est moins impressionnant qu'avec un arc mais... Je vise mieux lorsque je n'ai qu'une seule main d'occupée. Question d'habitude je suppose.

Tu hausses un peu les épaules, récupères et ranges ton arme, avant de doucement décrocher la flèche plantée dans la cible. Tu n'aurais pas dû faire cela. Tu n'aurais pas dû dévoiler ta maîtrise des dagues. D'accord, il est communément admis que tu es un excellent bretteur, tu l'as prouvé en tournois, mais tu ne montres que peu la pleine mesure de tes capacités. Il manquerait plus que quelqu'un connaissant Mae croise Leo et reconnaisse la personne sous le masque grâce à tes techniques de combat. Ce serait beau tiens. Un soupir t'échappe tandis que tu récupères la seconde flèche et pars à la rechercher de la dernière, soit la première tirée. La trouver te prend un peu plus de temps, et tu passes presque à côté, étant donné qu'elle est à moitié enfoncée dans le sol. Hé bien, le coup est parti très vite et avec force pour que la flèche s'enfonce à ce point... Tu te désespères. Oui, tu te désespères. Les yeux baissés, tu t'avances jusqu'à lui, ses flèches en main. Et au moment où tu les lui tends, une voix t'appelle.

-Samael ! On t'attend pour retourner à table !

Un nouveau soupir t'échappe. Tu t'y attendais un peu, on ne pouvait pas te laisser trop longtemps dehors, loin d'eux, de leur protocole à la... Bref. Tu laisses le vampire récupérer ses flèches, plongeant pour la première fois depuis le début de la soirée ton regard sombre dans le sien, si clair...

-Je dois y retourner... Merci pour cette leçon de tir à l'arc, Lyokha...

Merci... Incroyable. Merci Lyokha. Le pire c'est que tu le penses. Merci. Tu perds les pédales. Son regard te fait perdre les pédales. Il faut que tu t'éloignes de lui, vite. Très vite. Pourquoi ? Mais parce que ce type est un vampire, une créature des ténèbres, un être qui boirait volontiers tout ton sang. Un ennemi, une proie, un... Un... Tu te détournes vivement, sentant tes joues rougir. Bon sang, ce type est mignon et gentil. C'est trop pour que tu le considères comme un ennemi. Bien trop... Il faut vraiment que tu le fuies...

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MessageSujet: Re: I should marry your sister, but...   Mer 24 Déc - 0:07

Oui, tu es encore chez tes parents. Et après ? Ce n'est pas comme si tu avais vraiment le choix. Tes parents t'obligent à y passer le plus de temps possible pour faire bonne figure. Ils ne veulent pas te laisser partir pour ne pas entacher l'image de la famille. Et par moments, tu te demandes même s'ils ne complotent pas pour te trouver un arrangement de mariage, à toi aussi... Mais tu es mort, alors c'est illégal. Donc, tu te dis plutôt qu'ils te gardent ici pour te punir. Mais tu pourrais prendre la fuite. Partir vivre à Sanguinem Luna définitivement. Mais bien des raisons t'en empêchent. En ce qui concerne ta famille, tu sais que si tu prends la fuite, tu vas tout perdre. L'héritage déjà vacillant qui t'est réservé. Tes privilèges. Non pas que tu ne penses pas t'en sortir si tu te plonges dans une existence plus modeste mais... Né avec une cuillère d'or dans la bouche, tu redoutes de te retrouver sans rien du jour au lendemain. Quand tu auras fixé tes problèmes au boulot, ce sera bon – et les nouvelles sont bonnes, puisque cela devrait se débloquer dans peu de temps. Une chance que tu aies eu ton examen avant de devenir... Ce que tu es aujourd'hui. Des années d'étude qui ont bien failli être ruinées. Enfin, toutes les promesses de poste qui t'ont été faites par le passé son désormais révoquées car tu es un vampire. Certains ont prétendu que c'était pour une question d'horaires de travail. D'autres ont laissé sous entendre qu'ils ne voulaient tout simplement pas d'un immortel parmi eux. Tu as dû te faire une raison et commencer à creuser du côté de ta nouvelle espèce pour trouver un boulot. Fraîchement sorti de l'école... Tu as toujours été très bon, excellent même. Tu faisais partie des cinq premiers et les professeurs n'ont jamais douté de ta capacité à intégrer un cabiné reconnu. Car oui, il faudrait peut-être le préciser, mais tu as fait des études de droit pour devenir avocat. Mais ce n'est pas vraiment la question du moment, non. Sur l'instant, leur conversation t'ennuie clairement, et le jeune Tudor n'a pas tort ; tu peux partir si ça t'embête. Alors tu ne fais pas prier, et contre l'avis de ton père, tu quittes la pièce. Soufflant enfin. Non mais c'est vrai quoi, qu'en as-tu à faire de ce mariage ? Ce n'est pas comme si ce garçon était réellement le fiancé de ta sœur, ou plutôt, qu'elle l'avait choisi. Ce n'est pas un vrai mariage. Ce n'est qu'une stupide mascarade pour tu ne sais quels arrangements.

Le jardin. Un coin reculé pour te détendre, pour tirer à l'arc un peu. Te défouler alors que la nuit est tombée sur Spes. Le soleil te manque, tu dois bien l'admettre ; toi qui as toujours été un oiseau de nuit pourtant, tu te rends compte que tu appréciais beaucoup le jour, maintenant que tu l'as perdu. Enfin, tu te feras une raison, tu finiras par te contenter des faux plafonds de Sanguinem Luna. Des bruits de pas se font entendre. Tu t'arrêtes, tu te tournes vers le nouveau venu. Samael Tudor en personne. Un léger sourire vient étirer tes lèvres, bien que tu arques un sourcil, interrogateur, lorsqu'il te dit qu'il voulait te parler. Oh hé bien, ainsi soit il, tu n'as rien de mieux à faire de toute façon que de parler avec ce garçon que tu connais à peine. Mais avant qu'il ne se lance dans des reproches – car tu n'imagines rien d'autre, après la scène que tu leur as joué devant tout le monde – tu le devances en prenant toi-même la parole. Pour t'excuser. De ton comportement, que ni lui, ni son père ne méritaient à ton humble avis. Tu t'es un peu emballé, ton comportement était plus qu’inapproprié. Mais il doit comprendre, ce n'était pas contre eux. Plus contre ta propre famille. Une attaque ciblée qui a pourtant paru généralisée. Son sourire laisse présager qu'il accepte tes excuses, et c'est une bonne chose. Mais pour ce qui est de son père... Les choses se corsent apparemment. Et il ne tarde pas à te faire comprendre qu'il vaudrait mieux oublier cette option. Bien, si l'indifférence est la meilleure solution, tu n'iras pas chercher ailleurs. Pour ce qui est de la suite de ses propos... Un curieux sourire étire tes lèvres. C'est comme s'il essayait de te faire comprendre qu'il allait prendre soin de ta sœur. Et si c'est censé te préoccuper, tu ne t'es, à dire vrai, pas posé la question un seul instant. Tu hausses légèrement les épaules, hochant brièvement la tête. « Très bien alors, je ne compte pas aller à l'encontre de vos conseils. » Ton sourire s'élargit un peu plus, à la fois reconnaissant et sincère. Une preuve de plus qu'il ne l'a pas si mal pris ; s'il te détestait déjà, il t'aurait laissé foncer dans le mur, non ? Du moins, c'est ainsi que tu vois les choses. « Quant à Zéphyr... C'est une jeune femme à la fois forte et délicieuse. Elle fait preuve de répartie, elle se montre facilement intéressée... Mais vous apprendrez à la connaître oui. Sachez juste que si vous lui faites du mal, je m'occuperai personnellement de vous arracher la tête. » Sur le coup, ta mine est terriblement sérieuse. Et même toi, tu te trouves un peu terrifiant dans ta manière d'être, de parler. Mais quelques secondes s'échappent, et s'est un léger éclat de rire qui t'échappe quand tu retrouves un certain sourire. « Excusez-moi, c'était de mauvais goût considérant ma nature mais... Zéphyr est une grande fille. Si vous lui faites du mal, elle n'aura besoin de personne pour vous faire comprendre que c'était une mauvaise idée. » Tu hoches légèrement la tête. Ta sœur peut se défendre seule. Peut-être pas autant que Yekaterina, mais... Disons que Zéph est entre Yeka et Irina. Un mélange des deux qui fait d'elle une femme douce et aimante, mais aussi forte et courageuse. Enfin, comme dit, il apprendra à la connaître de lui-même oui, puisqu'elle est vouée à devenir sa femme.

Tu vas plutôt récupérer tes flèches avant de revenir vers lui. Tu as bien une petite idée derrière la tête. Juste pour repartir du bon pied, détendre les choses entre vous. Car tu as bien senti dans la salle tout à l'heure qu'en plus de ne pas apprécier ton comportement, il n'était pas vraiment friand du fait que tu sois un immortel. Alors peut-être que... Une petite pause ne ferait pas de mal ? Le temps d'apprendre un peu à se connaître ? Tu lui proposes de tirer à l'arc. Sa réponse t'arrache un énième sourire et tu hoches un peu la tête, approuvant. « Bien sûr. » Murmures-tu simplement, revenant à la place d'où tu tires normalement. « Je suis droitier, donc cette jambe passe devant et l'autre reste derrière, tout le corps devant être de profil par rapport à la cible. Le bras qui tient l'arc est tendu vers la cible, l'autre bras tend la corde, il faut que vous gardiez votre coude dans l'alignement de la flèche. Puis, vous ramenez la corde à hauteur de joue, et lorsque la trajectoire vous semble bonne, vous la lâchez. » Voilà qui semble plutôt simple dit comme ça, pas vrai ? Mais plutôt que de s'attarder sur la théorie, autant le laisser passer à la pratique. C'est bien plus intéressant, et c'est plus facile de corriger une position que l'on a plus ou moins par réflexe. Donc tu lui passes l'arc, une flèche. Tu le laisses s'installer à sa manière, constatant au passage qu'il est gaucher. Et donc techniquement à l'opposé de toi. Il se place comme n'importe qui le ferait en réfléchissant un peu, et sa position n'est franchement pas mal. Mais ton petit côté perfectionniste ressort comme toujours, et tu t'approches de lui, passant dans son dos pour te retrouver sensiblement dans le même mouvement que lui. Tu en profites pour relever un peu son bras avant, puis tu élèves légèrement son coude opposé pour qu'il retrouve l'axe de la flèche. Ceci fait, tu poses tes mains contre ses hanches, l'incitant à légèrement tourner son corps pour tirer dans les meilleures conditions. Tu ne tends pas spécialement compte sur le moment que ça peut être perturbant pour lui, que tu es peut-être un peu trop proche. Tu as toujours été quelqu'un d'assez tactile et tu ne te rends pas toujours compte que certaines situations peuvent être déstabilisantes. Mais tu finis par ouvrir les yeux avec lui, et tu te recules, murmurant un 'pardon' qui se perd dans la nuit. Tu t'écartes simplement et tu le laisses faire. Il décoche une première flèche qui disparaît à l'horizon. Plus dans les arbres que dans la cible. Un léger sourire étire tes lèvres alors qu'il se tourne vers toi, l'air un peu confus. Tu secoues légèrement la tête lorsqu'il reprend la parole. « C'est normal, recommencez, je vous en prie. Essayez... De souffler. D'être un peu plus détendu. Visualisez la trajectoire. » Tu lui tends une seconde flèche, il arme à nouveau l'arc, se prépare mentalement à tirer. Et quand la flèche part, elle siffle avant de se planter. Dans un arbre. Il n'est plus bien loin de la cible, c'est le temps de prendre ses repères, d'imaginer les mesures. Tu lui tends la troisième flèche, qu'il attrape pour se remettre une fois de plus en place. Allez, il peut le faire. Il n'est franchement pas mauvais, et tu es sûr qu'il peut facilement corriger sa visée. Ce qu'il te prouve en fichant la dernière flèche dans la cible. C'est certes loin du centre mais c'est plutôt très bon pour un début, surtout à cette distance. Tu souris franchement, applaudissant un peu alors qu'il se tourne vers toi, son sourire faisant écho au tien. Une fois de plus, tu secoues la tête, désapprouvant ses propos. « Non, vous vous en êtes très bien sorti pour une première. Moi je tire à l'arc depuis des années, ce n'est pas comparable. Puis, je suis persuadé que vous avez vos propres talents, alors ne vous inquiétez pas de trois flèches au milieu d'un jardin. » Affirmes-tu finalement. Sans parler de tes légers avantages en tant que vampire... Des sens décuplés qui ne peuvent qu'aider dans de telles situations. Lui n'en bénéficie pas, et en plus, il n'est que débutant en la matière apparemment.

La suite de ses propos te surprend toutefois, même si tu n'y réfléchis que maintenant. Avec ses propres armes ? Cela suggère qu'il a suivi un entraînement au combat. Ce qui ne devrait pas t'étonner outre mesure, car c'est un Tudor, et qu'il pourrait être amené à défendre son empereur au plus près. Tu ne te poses pas plus de questions que cela donc, même si ça reste gravé quelque part dans ton esprit. Mais tu l'observes. Tu le détailles. Tu regardes cette dague qui vient se planter avec force dans la cible. Tu fronces légèrement les sourcils, croisant les bras un instant. C'est... Curieux comme talent. Tu fais une totale impasse sur sa remarque, observant juste la lame plantée dans la cible. Te faisant au passage la remarque que tu n'aurais pas voulu te trouver là au même moment. Il est... Très bon. Excellent même. Tu doutes que tes capacités supplémentaires suffisent à atteindre son niveau pour lancer des couteaux. Tu n'es pas mauvais, mais tu es loin de faire preuve d'une telle rapidité, d'une telle force pour envoyer la lame presque au centre de la cible. Enfin, il t'arrache à tes pensées en revenant vers toi, te passant tes trois flèches. Tu le gratifies d'un sourire, le remerciant au passage d'avoir été les chercher. Tu n'en demandais pas tant, franchement. Mais avant que tu n'aies le temps de dire quoique ce soit, une voix l'appelle. Voix que tu crois appartenir à nul autre que son père, Lionel. Tu baisses un peu les yeux, un curieux sourire étirant tes lèvres... Alors votre petite entrevue s'arrête là. Il doit repartir pour le dîner, repartir pour faire plus amples connaissances avec ta sœur... Ce qui est totalement logique est normal. Mais, tu dois admettre que tu aurais aimé avoir l'opportunité de lui parler un peu plus longtemps. Enfin. Il te remercie pour ? Tu secoues la tête une énième fois. Il n'a pas à te remercier pour si peu, franchement. « Je vous en prie, le plaisir était pour moi. Profitez du repas et... J'espère vous revoir bientôt, dans de meilleures conditions dirons-nous. » Tu lui accordes un autre de tes sourires sincères. Tu le penses. Tu aimerais bien le connaître un peu mieux. L'idéal serait sans le reste de ta famille qui te fait rapidement monter dans les tours. Il semble être quelqu'un d'assez sympathique, et puis, s'il doit être ton beau-frère... Autant commencer à le connaître, non ?

---o---

La neige, la nuit, les quartiers animés de Spes... Tu échappes un soupir glacial. Le décor laisse rêver, détend les esprits et donne franchement envie. Mais tu n'y es pas totalement. Ton esprit est ailleurs, notamment sur le numéro de téléphone que tu viens de composer, portant ton portable à ton oreille. « Hey hm, j'ai eu ton message, tu sais à quelle heure tu rentres ? » Fais-tu simplement, une main enfoncée dans la poche de ton caban. C'est qu'il fait froid dehors, l'hiver est à peine installé que chaque souffle dessine des arabesques opaques, que les bonnets et écharpes sont devenues nécessaires, et les gants franchement non-négligeables. Et si tu n'as pas du tout la même relation au froid que la plupart des humains, tu as toujours quelques réflexes de mortel, et mentalement, si tu as l'impression qu'il fait froid hé bien... Tu te donnes froid physiquement. C'est complètement débile pas vrai ? Oui, et surtout, ce n'est pas la question du moment. Tobias ne tarde pas à te répondre, bien que sa voix se fasse murmure. « J'en ai aucune idée, je pense rester à Potestatem pour la nuit étant donné que ça me ferait rentrer ce soir à la maison pour repartir demain matin chez les sorciers... » Tu hoches inconsciemment la tête, quoique la perspective de passer une autre nuit seul te réjouit peu. Son boulot lui prend du temps, et vu que tu n'as actuellement pas le tien... Le temps te semble plus long, et lui te semble moins présent. Mais tu ne le blâmes pas pour si peu. Il bosse, et si tu en faisais autant, tu serais tout aussi absent. « Pas de problème, bon courage pour la première audition... Je t'aime. » Tu ne le vois pas, mais tu devines le petit sourire qui se dessine sur ses lèvres. « Tu me manques. Je t'aime aussi. » Souffle-t-il à son tour. Tu retrouves toi aussi le sourire, et tu raccroches, mettant ton portable dans ta poche, collant ta deuxième main au chaud. Et tu continues à avancer entre les passants. Une belle petite histoire d'amour, pas vrai ? Oh, que personne ne s'y méprenne, ça n'a pas toujours été aussi rose, d'aussi loin que tu te souviennes... Mais là n'est pas le sujet, non.

Tu dois réfléchir à ce que tu vas faire de ta soirée. Ce n'est pas le choix qui manque. Les boîtes de l'Atlantide sont pleines en cette période de vacances, les bars débordent de convivialité... Divers stands reliés aux fêtes de fin d'année se sont installés ici et là, offrant un air plus que chaleureux à cette partie de Spes. Même les éclairages sont exceptionnels... Une fois de plus, tu fais la réflexion que la ville où tu es né est tout juste magnifique. Et qu'elle te manque cruellement, en journée, quand les rayons du soleil qui s'y abattent pourraient te tuer. Bref, tu avances un peu au hasard entre tous les passants, et c'est alors que quelqu'un te bouscule. Tu te retournes immédiatement vers la personne, t'apprêtant à t'excuser alors qu'en réalité, c'est plutôt ladite personne qui te doit des excuses... Mais un large sourire illumine tes traits lorsque tu reconnais cette fameuse personne en face de toi. Alors ça, pour une coïncidence, c'est une coïncidence... « Samael ? Excusez-moi, j'étais un peu ailleurs je n'ai... Pas fait attention où j'allais. » Fais-tu avec un léger sourire, lui tendant ta main par politesse en attendant qu'il la serre. Tu es agréablement surpris, et tu ne le caches pas, oui, tu es content de le revoir. Est-ce qu'il en pense autant ? Tu ne sais pas trop. Tu ne sais pas quoi penser. Mais tu ne t'en formalises pas, toi, esseulé le temps d'une soirée. L'idée qui te vient à l'esprit est peut-être stupide, mais c'est terriblement spontané, alors tu ne réfléchis pas plus. « Vous faites quelque chose de votre soirée ou.. ? » En gros, ce que tu veux savoir, c'est s'il est attendu ou pressé. Parce que sinon, tu ne dirais pas non à profiter de cette occasion pour le connaître un peu mieux. Toi qui n'a rien d'autre à faire de toute façon. Même si... Tu es terriblement en retard dans l'achat des cadeaux de noël pour ta famille, tu dois l'admettre. Surtout que cette année tu as un neveu de plus et bon sang tu n'as aucune idée de ce que tu vas faire. Surtout que, vu comme Kirill te déteste depuis que tu es devenu vampire, tu ne sais pas quelle idée de traverse de toujours lui offrir quelque chose, à lui et sa famille... C'est peut-être juste que c'est ton premier Noël depuis que tu es vampire et tu ne sais pas encore si tu dois faire les choses totalement différemment ou juste rester fidèle à l'humain que tu étais... Mais une fois de plus, tu t'égares. Samael est en face de toi, et apparemment non, il ne fait rien de sa soirée.

« Qu'est-ce que vous diriez de traîner avec moi un peu ? » Tu hausses légèrement les épaules. Tu ne veux le forcer en rien, c'est juste que c'est l'occasion idéal pour parler, essayer de comprendre, d'apprendre à connaître l'autre. Même si, tu as cru le comprendre, il n'apprécie pas spécialement les vampires... Peut-être pourra-t-il mettre ta nature de côté le temps d'une soirée ? Il répond par l'affirmative et ton sourire ne s'en élargit qu'un peu plus, alors que tu avances vers une direction choisie totalement au hasard, suivant par moment les mouvements de foule. C'est... Spes est toujours aussi magnifique. Et une fois de plus, oui, ta ville natale te manque... « Alors – sans vouloir être indiscret – qu'est-ce qui vous amène dans l'Atlantide en ces temps plutôt... Festifs ? » La question est posée à tout hasard. Tu ne veux pas du tout le traquer ou quoi. Tu essayes juste de t'intéresser à lui, de lancer la conversation, possiblement. S'il ne veut pas te le dire ou qu'il préfère mentir, libre à lui, tu n'es pas là pour l'embêter avec tes petites interrogations. Bref, vous avancez toujours, et c'est la que vous passez à côté d'une... Patinoire ouverte au milieu de la place. Tu te mords la lèvre. C'est que c'est super tentant mais... Est-ce qu'il est au moins d'accord ? Oh, tu ne veux le forcer à rien. Tu es juste... Un peu gamin dans ta tête des fois. Et d'aussi loin que tu te souviennes, le patin a toujours fait partie des traditions en période de fêtes. Tu es plutôt agile sur les lames, et il faut le dire, ça te régale, ça t'a toujours plu, même si des fois tu t'es pris de sévères taules. Tu replaces un peu ton bonnet vers l'arrière et tu te tournes vers le brun avec un large sourire. De toute façon, qu'il te prenne pour un fou un peu plus ou un peu moins, tu te dis que ça ne fait plus d'importance. Alors tu lui présentes ce large sourire, avec l'attitude d'un gamin qui a quelque chose à demander à ses parents. Un cadeau ou un arrangement. Quelque chose qui va dans son sens en gros. Tu te pinces un peu les lèvres, l'observant.

« Et sinon... Vous savez patiner ? » Fais-tu tout en jetant un coup d'oeil en direction de la patinoire. Puis tu secoues la tête, regardant par terre. « Bon sang, vous devez vous dire que je suis un vrai gamin dans ma tête... » Et si c'est le cas, il n'a pas totalement tort. C'est juste cet air festif qui te met de bonne humeur et qui t'aide à mettre de côté tout ce qui va moyennement, ou même pas du tout. Ta famille. L'absence de Tobias. Ta nature pas toujours facile à vivre. Le regard des autres... Mais une nouvelle fois, tu n'as pas à essuyer de refus. Alors c'est les yeux pétillants que tu rejoins le chalet ou le type loue les patins, avec le jeune homme à tes côtés. C'est de loin la pire idée que tu as eu depuis le début de la soirée, mais qui est-ce qui en a quelque chose à faire ? Tu es là pour t'amuser, lui aussi sans doute. Alors même si c'est ridicule ou immature ou ce que l'on veut, qui est-ce qui a son mot à dire à part vous deux, hm ? Personne, exactement. Tu récupères donc ta paire de patins, il en fait autant et il te faut moins de deux minutes pour les avoir aux pieds et l'attendre à l'entrée de la zone glacée. Tu l'observes et... Tu fronces légèrement les sourcils, quoique ton sourire ne te quittant pas. Quelque chose te dit que... Qu'il n'est pas totalement à l'aise sur les lames. Tu te mords un peu la lèvre, te retenant de rire. Attends, tu ne l'as pas vu sur la glace encore. Peut-être que c'est juste le temps de se mettre en route. Mais peut-être aussi qu'il n'en a jamais fait... Tu restes donc attentif mais tu le laisses te rejoindre avant de t'écarter un peu de l'entrée, sans pour autant t'éloigner du bord. Quelle mauvaise idée as-tu eu encore... Il entre en piste et se tient à la rambarde. Tu arques un sourcil, et ça devient dur de ne pas rire devant la tête qu'il tire. C'est pas qu'il n'a pas l'air rassuré mais... Un peu quand même. « Hé, ça va aller ? » Fais-tu avec un petit éclat de rire non dissimulé. Tu ne veux pas te moquer de lui, pas du tout. C'est juste... Tu pensais qu'il en avait déjà fait. Loin de toi l'envie qu'il se fasse mal ou que cela lui laisse une mauvaise expérience de la patinoire... Enfin, tu t'éloignes un peu tu bord, aisément, quoique gardant toujours un œil attentif sur lui. Lui qui semble un peu hésitant et pas tellement assuré de son équilibre... Tu vas à reculons, faisant attention à ceux qui passent derrière toi, mais aussi à lui. Lui qui avance de deux trois mètres et qui tombe sur les fesses bien rapidement. C'est plus fort que toi, tu ris, et tu avances vers lui, lui tendant ta main. « Alors c'est ça, première fois sur des patins ou c'est juste l'échauffement qui est un peu dur ? » Tu ris encore et tu l'aides à se relever, le laissant s'appuyer sur toi pour reprendre son équilibre. Tu ne veux pas le vexer, loin de là. Qu'il ne le prenne pas mal si tu es un peu taquin, tu étais pareil quand tu as commencé, même si tu avais bien des années en moins. « Vous ne vous êtes pas fait mal ? » Demandes-tu tout de même pour être sûr. Les probabilités sont extrêmement maigres, mais tu préfères t'en assurer plutôt que de trop l'abîmer, ce pauvre jeune homme qui subit un peu ta folie.

« Attendez, je vais vous aider. C'est simple – enfin, vous avez déjà fait du roller ou pas ? C'est un peu pareil. Gardez juste à l'esprit qu'il faut être souple sur les genoux, et s'aider de ses bras pour l'équilibre. » Des conseils, c'est tout ce que tu peux pour lui malheureusement. Tu te remets donc à reculer, donnant le mauvais exemple en gardant les mains croisées dans le dos. Tu jettes souvent un coup d'oeil derrière toi, tout en l'observant qui progresse. C'est qu'il prend assez vite le coup, et la vitesse. Les virages sont un peu plus complexes mais sur les lignes droites... Il s'en tire plutôt bien. Si bien que tu te permets de venir lui tourner autour attentivement, essayant de ne pas le déconcentrer. « Vous vous en tirez plus que bien... Et une chance pour vous, car Zéphyr adore le patin l'hiver et le roller l'été. » Tu ajoutes avec un grand sourire, ne perdant pas de vue que oui, il est fiancé à ta chère sœur et que quelques informations pour commencer ne sont pas négligeables. Tu ne doutes pas qu'ils s'entendront dans le fond, pour le peu que tu en as vu de sa personne, et comme tu connais ta sœur... Tu ne peux prédire que tout ira bien, mais pour les bases, ça te semble pas trop mauvais. Ça pourra même sans doute marcher, et tu leur souhaites ce bonheur, même si ce n'est pas ce qu'ils veulent à la base... Tu repasses devant lui, avançant à nouveau à reculons alors que vous prenez de la vitesse sur une ligne droite. Il a l'air déjà un peu plus à l'aise qu'au début, à force. « L'arc, maintenant ça.. Vous apprenez vite, vous le savez ça ? » Lui parler n'est peut-être pas la meilleure des idées, surtout s'il est concentré. Et tu vas l'expérimenter maintenant, puisque par ta faute, il perd l'équilibre. Et dans une tentative plutôt vaine de le rattraper et de lui empêcher la chute, tu perds à ton tour l'équilibre. Résultat, tu glisses et tu retombes sur le dos, et lui te retombe dessus. Tu grimaces légèrement sur l'instant car ça te coupe le souffle, mais tu finis par éclater de rire, et quand il se redresse légèrement, tu plonges ton regard de glace dans le sien. Son merveilleux regard sombre.. Tu t'y perds un instant, si bien que tu en oublies la position dans laquelle vous vous trouvez. Si bien que tu en oublies la douleur dans ton dos, ou tes mains qui se sont automatiquement posées sur lui quand il est tombé. C'est une mauvaise idée. Tout cela n'était qu'une mauvaise idée.

_________________

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I should marry your sister, but...

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