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 kill or get killed ? (Lyo/HG)

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Mirza
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MessageSujet: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Jeu 27 Nov - 22:54

Tu regardes le plafond, confortablement installé dans un canapé mille fois plus confortable que ce dont tu as l'habitude. Celui de chez toi a vu passer trois générations, il est tout usé, tout trafiqué aussi, bref, plus confortable. Pour peu, tu pourrais t'endormir ici, même en sachant qu'un lit extrêmement moelleux t'attend ailleurs. Sauf que tu as du mal à trouver le sommeil depuis la Moisson. Tu étais conscient ds risques, tu savais qu'il n'y avait presque aucune chance que le sort t'envoie à l'abattoir. Et pourtant tu es là, dans ce train, à attendre avec l'autre tribut qu'on vous conduise au Capitole, qu'on vous prépare pour le spectacle de l'année. Tu es dégoûté, révolté, mais tu as grandi en voyant ces spectacles. Cela fait parti de votre quotidien : cette peur constante que les vampires font planer sur vos têtes. Ils peuvent tuer qui ils veulent, ils ont la main mise sur les enfants et les jeunes humains, ils envoient chaque année une fille et un garçon entre seize et vingt-trois ans. Deux sacrifiés par district. Depuis qu'ils ont pris le commandement de la planète, ils ont réorganisé tout l'empire. Et toi, Samael. Toi, tu es né dans ce chaos. Tu l'as toujours connu. Tu n'es cependant pas le plus à plaindre, et c'est pour cela que tu as toujours fermé ta grand bouche. Enfant, tu t'attirais des ennuis en parlant trop, en exposant trop volontiers ton point de vue. Les traces de fouet dans ton dos te rappellent que tu te dois de rester à ta place, peu importe ce qui se passe. Alors avec les années, tu es devenu plus calme, plus docile, plus souvent fourré dans tes inventions que dans les affaires politiques du pays. Tu ne voulais pas y être mêlé. Tu as eu vingt-trois ans il y a peu, Samael. Tu pensais que tu y échapperais. Tu l'espérais. Tu te disais que ta chance ne t'abandonnerait pas pour cette dernière année. Tu es tombé de bien haut, il faut l'avouer.

Tu te souviens d'avoir blanchi, tu penses que tu as même failli tourner de l'œil. Cela n'a pas été le cas, fort heureusement. Tu as rejoint l'estrade à pas lents et tu y es resté planté, écoutant à peine les mots prononcés. Il ne s'agit que d'un protocole bien huilé. Tu t'es laissé porté par la vague des médias, les adieux avec ta famille ressemblent à un rêve... Non, à un cauchemar. Les pleurs de ta cadette, de ta mère, ton père essayant de faire bonne figure alors que tu le savais mort de peur pour toi... Tu as essayé de les rassurer comme tu as pu. Tu leur a souris, tu leur a rappelé que tu t'en étais toujours sorti et que ce ne serait pas face à des gamins aussi peu expérimentés que toi niveau combat que tu n'aurais aucune chance. Tu sais que tu apprends vite et le fait d'avoir toujours été nourri quasiment à ta faim ne va pas te désavantager, au contraire. Tu es raisonnablement fort et cela pourra faire toute la différence. Mais tu sais que c'est sur ton esprit que tu devras miser en priorité. Non, tu es peut-être condamné à mourir dans peu de temps, mais tu n'y es pas résolu pour autant. Pas sans te battre, pas sans prouver à ces suceurs de sang que tu n'es pas qu'un vulgaire jouet pour les distraire. Tu es un être humain, héritier d'une famille tombée en disgrâce. Tu auras l'occasion de montrer que les Tudor sont des combattants, tu ne laisseras pas passer cette chance.

Un mouvement au niveau des vitres attire ton attention. Tu tournes alors le regard dans cette direction, voyant une silhouette se glisser dans le wagon réservé au district trois, le tien. À la lumière du wagon, son visage t'est rapidement dévoilé... Et tu fronces les sourcils. C'est un autre tribut. C'est le tribut mâle d'un district précédant le tien, mais lequel ? Tu te mordilles alors la langue, ton esprit tournant à vive allure, cherchant l'information... Le Sept. Il vient du Sept, mais tu as complètement oublié son nom. Ou plutôt, tu n'y as pas prêté attention. Ok... Tu te demandes bien ce qu'il fabrique ici. Il n'a rien à faire là, les tributs n'ont pas le droit de quitter leur wagon, ils y sont confinés jusqu'à l'arrivée au Capitole. Alors que fait-il ici ? L'école buissonnière ? Très probablement. Toujours est-il que tu te redresses, le regardant. Et il lâche quelque chose ressemblant très fortement à un « trompé de wagon ». Cette fois, tu te relèves, peu certain de l'attitude à avoir avec lui.

-Comment ça, trompé de wagon ?

Pas de bonjour. Pas de phrase polie. Juste une question, simple. Après tout, il ne s'est pas non plus montré particulièrement poli. Il débarque comme un voleur dans ce wagon réservé à ta collègue de malheur, vos mentors et votre hôtesse, c'est tout. Tu attends une réponse. Et il te la donne, te surprenant à moitié. Tu pensais qu'il t'enverrait balader. Il cherche le Deux ? Pourquoi donc ? Minute. Parce que la tribut est franchement pas mal ??? Tu écarquilles les yeux, regardant le blondinet – qui semble avoir ton âge soit dit en passant – en te demandant s'il plaisante ou non. Finalement, tu éclates de rire. Non, c'est trop drôle !

-Tu es sérieux ? La tribut du Deux ? Au cas où tu ne t'en serais pas rendu compte, c'est une carrière cette fille. De plus, je suis prêt à parier qu'elle t'enverrait balader sans même te regarder !

Tu souris, amusé. Tu n'avais pas ri depuis le début de la Moisson, c'est la première fois que cela arrive... Et dans une situation relativement inattendue, il faut bien l'avouer. Tu ris, parce que tu es en train d'imaginer la belle demoiselle envoyer balader le blondinet, avec une gifle magistrale en prime, si elle est de bonne humeur... Ton rire s'accentue, même si tu fais des efforts pour te contrôler. Au moins, lui, il semble avoir gardé ses priorités : les filles.  Même si tu es parfaitement conscient qu'il peut s'agir là d'une simple façade. Mais cette situation incongrue t'amuse, et c'est tout ce qui t'importe. Même si tu finis par te calmer, un sourire étirant tes lèvres tandis que tu l'observes...

-Tu vas t'attirer des ennuis si on te trouve dans un autre wagon que le tien... Et je doute que l'excuse "je voulais rendre visite à une fille" fonctionne...

Tu n'as pas pu t'en empêcher. Au fond de ton regard aussi sombre que les ténèbres brille une étincelle d'amusement, la première depuis un long moment. Une chaleureuse étincelle que tu ne pensais pas récupérer, sachant ce qui vous attend par la suite... En quelques secondes, ce garçon a réussi deux exploits même s'il ne s'en rend par compte : te détendre et te faire rire. Et il semblerait que ce soit suffisant pour que tu t'intéresse à ce jeune homme qui ne semble pas avoir envie de respecter les règles...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Ven 28 Nov - 13:00

Tu as bien du mal à tenir en place. Tu n'as pas l'habitude de tout ce confort, de toutes ces exagérations dont le Capitole se vente sans cesse. Le wagon est excessivement luxueux à ton goût. Mais tant pis, tu te dis que si tu dois mourir, bien au moins la route vers l’abattoir aura été plutôt confortable. Puis, tu dois l'admettre, mais manger à ta faim est quelque chose de nouveau pour toi. Quelque chose d'assez agréable, même si ne te gaves pas par méfiance vis à vis de ces mets de toutes les couleurs. Ça a l'air appétissant pourtant mais... Tu n'as pas envie de gagner trente kilos avant de rejoindre l'arène. Tu n'es ni frêle, ni gros, tu es... Physiquement équilibré on va dire. Modelé selon les conditions de vie du district le plus grand de tout Panem, le district sept. Considéré comme l'un des plus durs à vivre ; il y fait constamment froid, les hivers sont particulièrement rigoureux et les étés restent frais. Et s'il n'y avait que le climat... sans mauvais jeu de mot, vous ne manquez pas de bois pour vous réchauffer. Mais le travail aussi est rude. Purement physique quand on est pas ingénieur ou que l'on ne travaille pas dans les usines de papier ou de transformation du bois. Tu t'es ironiquement toujours dit que ça vous donnait un petit avantage pour les Hunger Games. Ces conditions de vie pas faciles. L'habitude des charges et des haches. Savoir grimper dans les arbres. Tu espérais ne jamais avoir à te servir de tes capacités pour autre chose que ton boulot, et maintenant que tu as vingt-trois ans, il y avait peu de chances pour que cela se produise. Mais c'est arrivé. Tu es tribut des jeux de la faim, plutôt malgré toi. Piégé dans ta dernière année d'éligibilité... à croire que le sort a une dent contre toi. Mais c'est ainsi. Tu ne t'es pas plaint. Tu as rejoint l'estrade la tête haute, le regard droit devant toi. Tu es monté là-bas dans un silence presque religieux, jetant un rapide coup d'oeil à ta co-tribut, morte de peur. Tu as pris sa main dans la tienne et vous avez fait face à une foule silencieuse. Tantôt soulagée, tantôt abattue.  Tu ne te rappelles que de quelques détails, et pourtant, c'est encore frais comme événement. Tu te souviens de l'odeur des pins de l'usine voisine. Des doigts glacés du tribut féminin. Des joues un peu humides de ta mère quand elle t'a serré dans ses bras à l'hôtel de ville. Du regard avisé de ton père. De tes frères et sœurs. Tu te rappelles aussi leur avoir dit que c'était normal. Que ce n'était rien. Que tout allait bien se passer, sans en avoir pour autant la certitude. Et là, tu regardes par les fenêtres de votre wagon. Quitte à mourir, tu vas leur en faire baver. Ils vont découvrir à quel point les Volkov sont des rebelles. Ce n'est pas un mythe, les traces dans ton dos en témoignent. Les tombes de quelques uns de tes cousins et autres membres de ta famille aussi. Quitte à mourir, autant le faire de manière mémorable. Tu soupires. C'était trop beau pour être vrai. Trop beau pour que tu y échappes, toi et tes trente-six tesseraes.

Sortir de là. C'est la première chose que tu fais, tu sors de ton wagon. Contre toute règle, comme toujours. Tu sors par la fenêtre, et même si c'est dangereux, qu'as-tu à perdre désormais ? Tu grimpes souplement sur les rebords de ce train en marche, te faisant au passage la réflexion que tu pourrais essayer de t'enfuir, au risque de te péter quelques côtes. Mais tu préfères t'en tenir au plan de base et donc remonter le train jusqu'à un certain wagon. Le deux de préférence. Et si tu as bien compté, ce devrait être ici. Alors tu pousses rapidement une fenêtre et tu retombes habilement dans le wagon en question, te redressant. Tu regardes autour de toi, et tu tombes sur le tribut masculin du... Mais il est pas du deux lui, non ? « Et merde, trompé de wagon. » Fais-tu avec une légère mou. Tu as mal compté, tu es tombé dans le trois. Quoi, qu'est-ce qu'il dit ? Tu arques un sourcil avant de hausser les épaules. Il a pas vraiment les attributs de la fille du deux, pour faire simple. Mais puisque tu es un minimum éduqué, tu lui réponds. « Non je cherche le deux en fait. La tribut est franchement pas mal. » Ça peut paraître déplacé ce que tu viens de sortir. Toi, ça t'accroches juste ton habituel joyeux petit sourire. Et lui il éclate de rire... Tu ris légèrement aussi, sans trop comprendre pourquoi, mettant cela sur le fait que son rire est communicatif. Tu ne sais pas ce que tu as pu sortir comme énormité pour qu'il se mette dans cet état, mais ça devait lui sembler drôlement amusant. Peut-être que tu ne te rends tout bonnement pas compte à quel point ce que tu viens de lui dire est décalé par rapport à la gravité et l'importance de votre situation de tribut. Un large sourire étire tes lèvres à sa réponse alors que tu pousses un « hééé » faussement outré. Quoi, elle ne te regarderait même pas ? Voilà qui t'étonnerait ! Tu ne perds pas une seconde pour lui réponse. Non mais. « Carrière ou pas, ça reste une femme, puis, on a bien le droit de s'amuser un peu avant de se taper dessus dans l'arène tu penses pas ? Et j'pense que tu as tort, vu mon corps d'athlète, je pense qu'elle ne me quitterait pas des yeux tu vois. » Non, tu ne te prends pas du tout sérieux, et cela se note dans ton attitude. Les carrières sont particuliers, il a raison. En règle générale, ils sont manipulateurs et méprisants, ils adorent mettre en avant le fait qu'ils ont été dans des écoles spécialisées, qu'ils ont toujours mangé à leur fin et qu'ils font partie des districts les plus riches. Ils sont imbuvables, mais tu as espéré un peu naïvement que la fille du deux soit différente.

Il a raison. Tu vas t'attirer des ennuis si on te trouve ici. Et il a doublement raison, cette excuse ne suffira pas. Ce serait même totalement absurde. Mais tu hausses les épaules et tu t'approches un peu de lui, le détaillant. C'est curieux, c'est comme... Voir quelqu'un venant d'un autre pays. Parlant la même langue, certes. Mais c'est une forme de découverte, si on peut dire cela ainsi. Tu plonges ton regard dans le sien, constatant à quel point il peut être sombre, à quel point il fait contraste avec le tien, si clair. Tu te rapproches plus que permis, mais il ne recule pas vraiment. Pourtant, une telle proximité devrait le déranger, non ? « Et si c'était toi mon excuse ? Tu m'enverrais balader sans même me regarder toi aussi ? » Des murmures qui se sont échappés d'entre tes lèvres. Tu te penches un peu plus sur lui encore, si bien que votre proximité en devient critique. Et d'une main, tu attrapes la pomme verte qui était sur la table juste derrière lui, avant de te reculer pour aller t'asseoir un de ces moelleux fauteuils de son wagon. Puis tu croques dans la pomme. Tu es... Oui, un peu bizarre parfois. Naturellement charmeur avec tout le monde. On t'aime ou on te déteste, après, c'est une affaire de goût et d'habitude. Tu te délectes donc de ta pomme, bien assis là où tu es, et tu lèves ton regard vers lui. « Alors. Dis-moi un peu. Qui tu es ? D'où tu viens ? Quelle est ton histoire ? » Ça peut lui sembler sans intérêt. Et ça l'est peut-être un peu. Surtout pour passer le temps puisque de toute façon vous n'avez rien de mieux à faire ici. Mais il y a une partie plus implicite. Une partie qui touche ton subconscient en réalité. Quelque chose que tu préfères ignorer. Que tu n'admettras jamais. Car non Lyokha, ce n'est pas la mort qui te fait peur. C'est l'oubli qui te terrorise. Tu n'es rien de plus qu'un citoyen de panem, aucun monument ne porte ton nom, tu n'as créé aucun théorème ou découvert aucune planète. Mais tu as envie de te souvenir de lui, au hasard. Parce que quelque part, tu aimerais bien qu'on se souvienne de toi, au moins un peu.

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Mirza
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Sam 29 Nov - 0:42

Carrière ou pas, oui, c'est une femme. Mais si tu as beau ignorer quel tempérament ont les femmes du Sept, tu doutes qu'elles ressemblent aux tributs de carrière. Tu as suffisamment regardé de Hunger Games pour avoir assimilé que ces tributs sont du genre hautains, fiers de leur entraînement, suffisants, méprisant les autres tributs, prompts à chercher l'alliance d'intérêt et la briser à la première occasion. Tu sais qu'ils seront des adversaires redoutables, à éviter à tous prix dans les premiers temps pour mieux les attaquer par la suite lorsqu'ils se seront affaiblis au fil des jours. C'est étrange de te rendre compte que tu commences déjà à établir un plan de bataille. Tu ne pensais pas qu'être moissonné te changerait en quelques jours. Tu penses plan de bataille. Tu sais que tu vas devoir particulièrement faire attention aux Carrières, mais pas uniquement. Tes capacités d'observation et d'apprentissage seront mises à rude épreuve mais ce ne sera qu'à cette seule condition que tu auras une chance de survivre plus d'une journée dans l'arène. Bref. La remarque quant à son corps d'athlète t'arrache un nouveau sourire amusé tandis que tu le regardes. C'est vrai qu'il n'a pas exactement la même carrure que toi. Les tributs du Sept pourraient être des tributs. Pourraient. Tu secoues la tête, levant les yeux au plafond pour seule réponse.

Tu le laisses plutôt s'approcher de toi, après lui avoir fait la remarque qu'il va s'attirer des ennuis si on le trouve ici, dans un wagon qui n'est pas le sien. Ils ne le tueront certes pas, le Capitole a besoin de ses tributs au grand complet, mais ils pourraient lui faire commencer la bataille avec un sérieux handicap et tu ne souhaites cela à personne. En attendant, il s'approche, encore et toujours, très près, un peu trop près pour les conventions. Et... Quoi ? Si tu étais son excuse, l'enverrais-tu balader sans le regarder ? Tu arques un sourcil. Cette question est stupide, étant donné que tu as déjà prouvé que tu ne pourrais pas l'ignorer. La preuve, il est encore là alors que tu aurais tout aussi bien pu essayer de le virer de force de ton wagon, que tu aurais pu demander à quelqu'un de venir le remettre à sa place, tu n'en as rien fait. Non, tu ne pourrais pas l'envoyer balader sans même le regarder.

-Tu as déjà la réponse à ta question...

Tu ne le repousses pas, tu ne vois pas pourquoi tu le ferais. Tu préfères voir jusqu'où il va aller, jusqu'où son audace peut le conduire. Cette audace te plaît, tu dois bien l'avouer. Il semble avoir du cran, il a de la réplique, en somme, il te plaît. TU aurais volontiers sympathisé avec lui, dans un contexte différent... Mais tu sais que tu ne dois pas te le permettre, d'ici peu de temps vous serez ennemis, vous devrez vous affronter jusqu'à la mort. Dans ces conditions, tu ne peux pas envisager un quelconque lien positif avec un futur ennemi. Et pourtant, tu ne bouges toujours pas, le laissant s'emparer d'une pomme verte sur la table derrière toi et se reculer, allant se laisser tomber dans le canapé sur lequel tu t'endormais peu avant. Et il en profite pour te poser des questions, pendant que tu t'appuies contre la table, un peu négligemment. Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Quelle est ton histoire ? Tu baisses un peu les yeux. Il n'y a pas grand chose à dire sur toi, à dire vrai. Vraiment pas grand chose. Même les marques dans ton dos ne dévoilent pas d'information croustillante à ton sujet, tu étais trop jeune à l'époque. Bien trop jeune. Alors tu passes une main dans tes cheveux, posant ton regard sombre sur sa personne.

-Il n'y a rien d'important à savoir sur moi. Je suis Samael Tudor, tribut du district Trois, comme tu dois le deviner, si tu ne le sais pas déjà. Quant à mon histoire... Boulot, famille... Rien de très palpitant ici bas. Jusqu'à la Moisson, si on peut dire, même si je m'en serais bien passé, comme toute personne normale... Et toi alors ? Qui es-tu ? Quelle est ton histoire jusqu'à aujourd'hui ? Tu es du district Sept si je me souviens bien, c'est cela ?

Cette fois, c'est à ton tour de te montrer curieux. Après tout, tu as répondu à ses questions, autant qu'il réponde aux tiennes par soucis d'équilibre. Il n'est pas obligé d'en dire des tonnes, juste quelque chose d'évasif, tout comme toi, suffirait largement à tes yeux. Mais aborder la partie histoire ne t'apporte pas autant d'informations que tu l'aurais souhaité, puisqu'il déclare que c'est sans importance. Pas pour toi bon sang ! Et pourtant, tu as beau insister, il n'en démord pas. Il ne semble réellement pas d'humeur à lâcher la moindre information sur sa personne et cela t'arrache un profond soupir de lassitude. C'est compréhensible, vu votre situation, mais tu es agacé de ne pas pouvoir satisfaire ta curiosité. Mais chaque chose en son temps. Tu finis par laisser tomber puisque tu n'as pas non plus l'intention de lui forcer la main. Quoique, il y a peu de chances pour qu'il se laisse faire. Bref. Une nouvelle fois, tu glisses une main dans tes cheveux sombres, cherchant quelque chose à faire. Ton regard fait le tour du wagon... Et tombe sur un jeu qui te plaît tout particulièrement. Tu reportes ensuite ton attention sur le blond.

-Tant pis... Que comptes-tu faire à présent ? Retourner dans ton wagon peut-être ? Tenter ta chance dans le deux ? Ou alors... Est-ce que ça te dirait de rester un peu et de jouer à la bataille navale ? Il y a des plateaux là-bas, c'est l'occasion ou jamais !

La bataille navale. Un jeu de stratégie comme tu les aimes. Certes, c'est assez éloigné de tes inventions habituelles mais ce n'est pas parce que tu es un inventeur que les jeux sur la marine te sont inconnus. Tu y jouais beaucoup avec ta famille, jusqu'à... Bref... Tu as envie de te détendre un peu et tu apprécierais énormément qu'il accepte d'être ton adversaire. Ce qu'il fait. Heureux, tu vas alors chercher le jeu et viens le déposer rapidement sur la table, plaçant les plateaux face à face, mettant à chacun les cinq navires. Les tiens sont bien vite positionnés sur le plateau et tu attends qu'il soit prêt, ton esprit tournant déjà à plein régime. Les jeux de stratégie sont ta passion lorsque tu as du temps libre, tu es doué mais tu n'es pas non plus invincible. La partie finit par commencer et, en regardant les réactions de ton adversaire, tu trouves déjà deux navires sur les cinq. Sauf qu'il finit par t'avouer qu'il ne comprend pas ce qu'il fait. Un profond soupir t'échappe alors, tandis que tu contournes la table, venant te positionner à ses côtés.

-Tu aurais pu le dire tout de suite, je t'aurais expliqué les pièces et les règles au lieu de te laisser galérer comme tu l'as fait...

Tu retiens un soupir. Comment expliquer simplement ce jeu qui te semble d'une rare évidence ? Là est toute la question. Tu te demandes quelle illustration serait la plus parlante pour lui. Mais bien vite, la solution semble s'imposer à ton esprit. Tu as un exemple concret à lui proposer. Alors tu souris et prends chaque navire entre tes mains, positionnant les pièces pendant que tu parles.

-Alors. On va imaginer deux Hunger Games se déroulant en même temps. Dans les deux cas, le bain de sang est passé, il ne reste plus que dix-sept tributs. Ceux-ci se sont rassemblés en différents groupes : un duo, deux trios, un quatuor, et enfin cinq carrières s'étant alliés. Chaque équipe organisatrice va alors envoyer ses tributs dans différentes zones de l'arène. Le but final est d'éliminer tous les tributs de l'équipe organisatrice adverse, en déclenchant des pièges dans des zones qu'ils choisissent plus ou moins au hasard, puisqu'ils ne savent pas où l'équipe adverse a envoyé ses tributs. Lorsqu'une croix rouge apparaît là où ils ont tiré, ils ont eu un tribut. S'ils n'ont touché personne, la croix est blanche. Il y a obligation d'annoncer dans quelle zone on veut déclencher le piège, comme E5, B4... Celui qui aura le premier éliminé les tributs de l'autre gagne la bataille. Est-ce que j'ai été assez clair ou faut-il que je ressorte les règles et explications classiques ?

Tu aimes beaucoup ta petite explication, toi. Tu l'aimes même énormément. Enfin, s'il n'a pas compris, tu pourras toujours reprendre ton explication mais de manière classique. L'important est qu'il comprenne le but de ce jeu et comment s'amuser. Tu ne devrais pas agir ainsi avec lui, mais c'est plus fort que toi... Et puis, qui a dit que tu resterais conventionnel ? Tu ignores encore qui deviendra ce blondinet pour toi... Pour le moment, tout ce que tu sais, c'est qu'il t'intrigue et que tu as bien envie d'en apprendre plus sur lui...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Dim 30 Nov - 19:31

Il n'a pas totalement tort. Oui, tu as la réponse à ta question, plus ou moins. S'il avait préféré t'ignorer ou t'envoyer balader, il aurait sûrement cherché à te dégager de son wagon. Et même si tu ne mises pas sur le succès de ses tentatives, tu sais que ça aurait pu mal se finir pour toi. Mais à quoi bon penser à une situation catastrophique alors qu'il ne semble pas avoir envie de te repousser le moins du monde ? Pour preuve, il reste là. Debout, face à toi. Sans reculer, malgré cette proximité ambiguë que tu as instaurée un peu plus tôt entre lui et toi. Tu gardes tes yeux plongés dans les siens un instant. Ils sont curieusement sombres. Et tu t'y perdrais volontiers mais tu te contentes d'attraper une pomme derrière lui et de te reculer, allant te laisser tomber sur un canapé. Voilà qui est confortable. C'est bien installé que tu te décides à reprendre la conversation, sur le sujet le plus évident qui soit ; lui. Qui est-il. D'où vient-il. Quelle est son histoire. Simple curiosité et besoin de garder un certain contact avec des gens... Normaux avant d'atteindre le Capitole. Les vampires et leurs extravagances, tout ce que les jeux de la faim impliquent... Puis, tu n'as rien de mieux à faire de toute façon. Rester dans ton wagon ? Et pourquoi, manger une pomme et regarder le décor par les fenêtres ? Discuter avec ta co-tribut qui préfère se reposer ? Parler stratégie avec tes mentors ? Chaque chose en son temps. Quitte à manger une pomme, autant que ce soit en la compagnie de ce garçon qui, tu dois l'admettre, t'intrigue un peu. Sa réponse ne tarde d'ailleurs pas à tomber. Samael Tudor... Joli prénom est la première remarque qui te vient à l'esprit. Mais en cherchant plus loin, son nom te dit quelque chose. Peut-être parce qu'il est écrit dans les livres d'histoire. Peut-être parce que les Tudor étaient à la tête d'une des quatre nations. Celle des humains, avant la guerre et la montée au pouvoir par la force des vampires. Il reste néanmoins très évasif sur sa réponse. Mais tu ne comptes pas insister, c'est une réaction normale d'après toi que de se méfier de ce qui sera dans quelques jours un ennemi à abattre. Comme tu t'y attendais un peu, il te retourne ta propre question. Pour ce qui est de lui répondre... Tu comptes bien te contenter du strict minimum. Après tout, tu ne le connais pas vraiment ce garçon. Et tu ne vois aucun intérêt à raconter ta vie alors que dans quelques jours, il n'en sera peut-être plus rien. « Je m'appelle Lyokha. Et je viens du district sept oui. Pour le reste... C'est sans importance. » Simple, concis. Tu ne ressens pas le besoin de t'étaler sur ton vécu, sur la difficulté de ton boulot, les accrochages avec certains pacificateurs de ton district ou encore tes frères et sœurs qui te pleurent encore à cette heure certainement. Bref, il n'a pas besoin d'en savoir plus à tes yeux. Et tu arques un sourcil lorsqu'il insiste. Allons donc, qu'est-ce qui lui prend ? Il n'a pas besoin d'en savoir plus, et tu n'en démords pas, il n'en saura pas plus sur toi. Il soupire, toi, tu continues ta pomme en silence, profitant d'un peu de repos avant les hostilités.

Puis, il revient vers toi. Que comptes-tu faire ? Tu n'en as pas la moindre idée. Tu n'as plus vraiment envie d'aller taquiner la carrière du deux, alors deux options se présentent à toi ; retourner d'où tu viens et dormir un peu avant votre arrivée – du moins essayer – ou rester ici et l'embêter un peu encore. Mais il semble avoir encore une autre idée puisqu'il te propose de jouer à... à quoi déjà ? La bataille navale ? Tu hausses un peu les épaules avant de hocher la tête, approuvant sans même comprendre ce dans quoi tu te lances. La bataille navale... Jamais entendu parler. Enfin, tu vas improviser comme toujours. C'est sûrement terriblement simple, mais que veux-tu, n'ayant jamais vu ce jeu, tu ne peux pas en deviner les règles et les fondements. Les seuls jeux que tu as approché de près, ce sont des jeux de cartes produits dans ton district. Mais tu le laisses revenir avec le plateau, tout installer, et pendant ce temps tu attrapes une chaise à mettre en face du canapé histoire que tu puisses t'asseoir quelque part. Tu en profites pour jeter ce qu'il reste de ta pomme et tu viens t'asseoir sur la chaise. Bon. Comment est-ce que cela peut bien fonctionner. Tu plisses un peu les yeux et tu récupères les navires, les plaçant un peu n'importe comment. Ça devrait faire l'affaire, non ? Oui, et puis au pire, tu n'es pas à une défaite près. La partie commence donc, et c'est presque consterné que tu assistes au repérage de deux éléments de ta flotte. Comment est-ce qu'il fait ? Bonne question. Lui il connaît les règles, c'est déjà un bon début. Tu glisses une main dans tes cheveux, un certain sourire étirant tes lèvres alors que tu secoues la tête. « Ok, je dois admettre que je n'ai aucune idée de ce que je fais. » Et l'autre soupire. Oui, tu te doutes bien qu'il aurait pu t'expliquer mais... Demander de l'aide, ce n'est pas quelque chose de naturel pour toi. Depuis que tu travailles dans le sept – soit depuis assez jeune – tu t'es habitué à ne rien attendre de personne. L'aide, tu la donnes les trois quarts du temps, tu ne la reçois presque jamais. Parce que tu t'adaptes, tu as appris à te débrouiller quoi qu'il arrive alors... Tu pensais pouvoir en faire autant avec un simple jeu de stratégie, mais il faut admettre que ce n'est pas physique, c'est plus cérébral, et même si tu es loin d'être débile, ne pas comprendre ce que tu fais est forcément handicapant. Bref, il vient vers toi, passant de ton côté du plateau et se décide à t'expliquer tout cela d'une manière plutôt originale. Un double hunger games... Tu hoches légèrement la tête, écoutant donc attentivement ses explications. En soi, il n'y a rien de compliqué, une fois que l'on a compris... Et pendant qu'il t'explique, tu te surprends quelques fois à l'observer et à faire abstraction du reste. Et après tu veux comprendre le jeu, vraiment ? Pff. Enfin, tu as capté l'essentiel et tu hoches la tête une fois de plus. « Oui je crois que j'ai compris. Merci. » Et il reprend donc sa place. Et la partie continue. Tu te débrouilles un peu mieux, même si c'est encore maladroit dans la stratégie. Mais tu essayes, et c'est déjà ça, pas vrai ?

L'issue de cette partie n'est pas une grande surprise, oh que non, puisque tu perds. Tu t'y attendais un peu beaucoup pour dire vrai. Ce n'est pas que tu es un mauvais stratège, mais tu ne connais pas encore tous les rouages de ce jeu. Bref, du t'enfonces un peu plus dans ta chaise, à la fois frustré et amusé par la situation. Tu dois l'admettre, il a bien joué. Ou alors tu es vraiment le pire des adversaires. « J'ai du faire un terrible adversaire mais... Bravo quand même ? » Demandes-tu avec un léger sourire qui ne te quitte jamais vraiment. Tu finis tout de même par te relever pour l'aider à tout ranger dans la boîte, lui jetant de temps à autres un regard à la dérobée. Il est... Il t'intrigue vraiment. Il est à la fois si calme et... Tu ne sais pas trop, c'est assez indescriptible comme ressenti. La situation est particulière, le silence pesant. Tu termines de tout ranger dans la boîte et tu viens te laisser tomber à côté de lui dans le canapé. Tu réfléchis un peu et tu tournes la tête vers lui, l'observant. Il est ton exact opposé quand on y réfléchit... Il est brun alors que tu es blond. Ses yeux sont presque noirs tandis que les tiens sont très clairs... Mais pourquoi t'attardes-tu sur de tels détails, hm ? Qui est-ce qui en a quelque chose à faire, au fond ? Peut-être parce que tu es un peu perdu en ce moment. Parce que depuis la moisson, tes repères sont changés, bousculés, voir même inexistants. Puis, tu sembles doucement prendre conscience que dans deux semaines tout au plus, tu vas mourir Lyokha. Et ça c'est... C'est terrible pas vrai ? Tu n'as que vingt-trois ans bon sang ; tu ne mérites pas ça. Aucun d'entre vous ne le mérite. Tu détailles toujours le jeune homme à côté de toi, un peu hésitant. Hésitant ? Heu, minute, qu'est-ce que tu prépares encore ? Tu ne sais pas trop. Tout ce que tu sais, c'est que tu te rapproches de lui, doucement mais sûrement. Que tu t'avances au point d'atteindre ses lèvres, et que sans vraiment comprendre pourquoi, tu l'embrasses. Peut-être parce que tu as trop de pression sur les épaules ; peut-être parce que tu as peur aussi, un peu. Tu l'embrasses littéralement et tu fermes les yeux. Il a un léger mouvement de recul, et tu n'insistes pas sur le moment, baissant les yeux avant de les relever vers lui, son regard, ses lèvres. Puis, une fois de plus, tu reviens à son contact. Un peu surpris de constater que cette fois, il répond. Timidement, certes, mais il répond quand même. Alors tu te laisses un peu plus aller, tu glisses une main sur sa nuque et tu l'attires doucement plus près de toi. Une fois de plus, tu te fais la réflexion que tu n'as aucune idée de pourquoi tu fais cela. Peut-être parce qu'il ne t'a pas repoussé tout à l'heure. Peut-être parce que tu en avais envie aussi.

Tu le sens toujours un peu hésitant. Mais c'est totalement normal à tes yeux, et si tu es un peu plus assuré, tu n'en es pas brusque pour autant. Non, tu es même.. Attentionné ? Tu ne sais pas si c'est vraiment le mot, mais tu ne le presses en rien, tu laisses juste venir les événements tels qu'ils sont. Puis, une de tes mains passe sur son côté droit, glissant dans son dos, puis sous son haut. Sa peau est tiède. Et c'est plutôt agréable, un peu de contact avec quelqu'un. Même si c'est totalement inattendu ce qui vous arrive, même si... Tu dois vraiment passer pour un cinglé. Tant pis. Tu te décides à lui retirer son haut, rompant le baiser un court instant, le temps de poser le tissu un peu plus loin. Et tu n'as pas vraiment le temps de revenir à l'assaut de ses lèvres qu'il t'enlève le tien, un large sourire se dessinant soudainement sur ton visage. Sur l'instant, tu ne penses plus trop à ces marques dans ton dos. Ces quelques traces et irrégularité dont-il n'aura aucun mal à comprendre la source. Il te surprend un peu plus en revenant t'embrasser et tu lui réponds sur le même ton, t'allongeant au passage sur le sofa, l'entraînant un peu inconsciemment contre toi. Tu te sens... Bien. C'est comme si le reste n'avait aucune importance. Comme si vous n'étiez pas en train de partir pour le Capitole. Comme si vous n'alliez pas vous entre-tuer dans quelques jours. Une de tes mains remonte dans ses cheveux alors qu'il vient poser ses lèvres dans ton cou. Tu gardes les yeux fermés, profitant juste de l'intensité du moment, de ce calme. En totale confiance alors que quelqu'un pourrait arriver à n'importe quel moment. Qu'importe, de toute façon, vos jours sont comptés donc autant en profiter. En profiter au point que tu sembles ignorer que deux personnes arrivent. Les deux mentors du jeune homme avec lequel tu es en train de t'amuser. Tu sursautes un peu, écarquillant les yeux en les voyant approcher. Ou plutôt en le voyant approcher, puisque son homologue féminin lui demande de gérer ça. Tu te redresses immédiatement, regardant les nouveaux venus. Oups ? « Toi tu ferais mieux de dégager, sinon je vais me faire un plaisir de mettre au courant les organisateurs. » Tu arques un sourcil. Il est sérieux ? Des menaces ? Menacer un condamné est la chose la plus ridicule qui soit, à tes yeux. « Allez-y ! Qu'est-ce que ça va changer au final, hm ? » Tu écartes les bras, et si tu n'as pas vraiment conscience de ton degré d'insolence, tu n'en as rien à faire. Qu'est-ce que ça va changer au résultat, hm ? Tu vas quand même te retrouver dans cette fichue arène, alors les menaces ne servent à rien. « Et tu n'as pas une famille qui pourrait en pâtir ? » Tu songes brièvement à tes frères, tes sœurs, tes parents. Tu regardes ailleurs brièvement. Alors c'est ça, il menace ta famille plutôt que de perdre la face ? C'est minable comme méthode. « Quelle méthode de lâche. Ne rien dire serait dans l'intérêt de votre tribut. Si vous me balancez, il en paiera le prix. » Tu attrapes ton haut au passage, l'enfilant en vitesse. Puisque apparemment tu n'es plus le bienvenu, tu vas repartir comme tu es arrivé. « Tu es le plus fautif. » il est sérieux ? C'est vrai, ce n'est pas comme si Tudor ici présent était SUR toi à t'embrasser quand ils sont arrivés. Ils sont terribles ces mentors, franchement. Et toi, tu es incapable de te taire, comme d'habitude. « Et qu'est-ce qui vous fait dire ça ? » La suite est évidente, mais tu n'y penses pas tellement – pas du tout – sur l'instant. « Tu es dans le wagon du district trois. » Tu regardes ailleurs un instant. Tu ferais mieux de t'avouer vaincu, mais à la place, tu cherches quelque chose à sortir. Histoire d'avoir le dernier mot. De ne pas perdre la face. « Je suis somnambule. Je me suis perdu. » Voilà qui est totalement stupide. Et ça se voit dans ton sourire insolent que tu n'en penses pas un mot et que tu te fous ouvertement de lui. Vainqueur ou pas, tu t'en fiches bien de qui il est. « Bien sûr. J'en discuterai avec les mentors du sept. » Tu hausses les épaules, comme si tu n'en avais rien à faire. De toute façon, qu'est-ce que ça va changer à la donne ? Les Capitoliens se régaleront d'une idylle entre deux jeunes tributs, d'autant plus car vous êtes deux garçons, ce qui rend la chose encore moins ordinaire. Alors qu'il aille te balancer, au fond, tu t'en fiches. « Mais bien sûr. Ne comptez pas sur une alliance avec le sept dans ce cas. » Tu récupères ta veste, l'enfiles en vitesse aussi, gardant pourtant ton regard rivé sur le mentor masculin de Samael. « Je n'y compte pas. » Une expression totalement indifférente, voilà ce qui te prend. Tu hausses une fois de plus les épaules et tu t'approches du jeune homme, lui volant un baiser avant de lui murmurer quelques mots à l'oreille. « Bonne nuit joli cœur. » Et sur ce, tu fais un salut aussi hypocrite qu'exagéré au mentor qui rêve sûrement de te jeter hors du train sur l'instant. Et tu sors de là de toi même, te glissant habilement par la fenêtre pour rejoindre ton propre wagon.

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Mirza
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Lun 1 Déc - 23:31

Parade Lyo : http://24.media.tumblr.com/tumblr_m9xkveqOaF1rfokr4o8_500.jpg
Parade Mae : http://25.media.tumblr.com/tumblr_m9xkveqOaF1rfokr4o3_500.jpg


Lyokha. Tu retiens ce prénom : Lyokha. Tu n'as jamais entendu pareil prénom. Peut-être est-il plus courant dans le district sept que dans le trois, tu ne sais pas. Peu importe, toi, tout ce qui t'importe c'est que c'est un prénom qui sonne doucement à tes oreilles. Samael, tu es ridicule. Tu voudrais en apprendre un peu plus sur lui, ne serais-ce que son nom de famille. Mais rien, il ne lâche aucune information supplémentaire, alors tu finis par laisser tomber. Tu finis par lui laisser ses secrets. C'était prévisible d'un côté, parce que vous restez des ennemis, parce que dans quelques temps vous devrez vous entre-tuer. Peut-être que l'un d'entre-vous devra tuer l'autre. Tu ne sais pas. Tu ignores ce que l'avenir et ces satanés vampires vous réservent. Ils vont ont très certainement prévu une mort horrible, dans une arène remplie de créatures assoiffée de sang et sans aucun abri pour vous cacher ni proies faciles à attraper. Quoique, non, cela se finirait trop rapidement. Mais, au fond... Qu'importe, vous mourrez, d'une manière ou d'une autre. Tu n'insistes donc pas plus, cherchant quoi faire ensuite. Il pourrait repartir et pousser son audace jusque dans le wagon du district Deux, ou faire demi-tour et retourner dans le sien. Ou alors... Tu lui proposes une bataille navale. Tu adores les jeux de stratégie, c'est ton passe-temps quand tu n'es pas occupé à inventer/bricoler quelque chose. Enfin, c'était. Tu sais que tu n'auras plus tellement l'occasion d'y jouer à l'avenir. Sauf avec les autres tributs, une fois que tu devras monter des plans pour les éliminer. N'y pense pas, pas encore, tu as tout le temps d'y venir. Oui, tout le temps, parce pour ce qui est de l'instant présent, le blond accepte ta proposition. Tu ramènes donc les plateaux et tu as vite fait de disposer tes navires de manière stratégique. Tu le laisses faire de même puis la partie commence. Sauf que tu gagnes un peu trop facilement à ton goût. Ce qui s'explique lorsqu'il t'avoue ne pas comprendre ce qu'il fait. Tu lèves alors les yeux au ciel, désespéré. Il aurait été plus simple de te le dire dès le début que d’entamer une partie sans en connaître les règles. C'est une perte de temps alors que, justement, vous n'en avez plus tellement. Toujours est-il que, dans un soupir, tu entreprends de lui expliquer le principe du jeu, d'une manière originale : un double Hunger Games. Les vampires seraient bien capables d'inventer une telle chose, un jour, mais tu ne seras plus de ce monde si jamais c'est le cas. Bref. Lorsque tu termines tes explications, tu lui demandes s'il a compris ou si tu dois passer aux explications classiques. Mais non, il te dit avoir compris. Alors tu lui souris doucement et reprends ta place. Une nouvelle partie commence. Il a encore du mal mais il se débrouille mieux que précédemment et cela te fait plaisir. Oui, cela te fait sincèrement plaisir, tu ne sais cependant pas pourquoi. Peu importe. Tu souris et c'est sans grande surprise que tu gagnes. Tu n'as pourtant pas laissé pas joué aussi franchement que lorsque tu étais chez toi, contre un membre de ta famille, mais tu ne voulais pas le laisser gagner non plus, cela n'aurait eu d'intérêt ni pour lui ni pour toi. Tu as joué comme tu le devais contre lui. Alors quand il te dit qu'il a dû faire un terrible adversaire, tu ne fais que sourire un peu plus, ignorant la suite de ses propos.

-Pour une première fois, je trouve que tu t'en es magnifiquement bien sorti. Je pense qu'avec un peu d'entraînement tu ferais un très bon adversaire.

Tu es sincère. Tu trouves qu'il apprend vite et qu'il réfléchit bien. Il a essayé de mettre des stratégies au point, pas toujours payantes, mais tu l'as tout de même vu. Tu dois bien avouer que... Ce garçon te plaît. Son côté rebelle, sa manière de réfléchir, de te sourire... Le fait que vous soyez l'opposé l'un de l'autre n'est pas non plus dérangeant, au contraire. Tu aimes ses yeux clairs quand les tiens sont sombres. Tu aimes ces cheveux blonds avec lesquels tu as bien envie de jouer. Hein ? Non non, tu n'as pas songé une chose pareille ! Tu ranges plutôt le jeu dans sa boîte, espérant que cela suffise pour t'occuper l'esprit et te permettre de l'oublier. Peine perdue, puisqu'il t'aide à tout ranger. Lorsque vous avez fini, tu te laisses tomber sur le canapé, lui à tes côtés. C'est ainsi qu'un silence un peu pensant s'installe entre vous, tandis que le train file vers votre tragique destinée. Mais si vous ne dites pas un mot, si ton regard est tourné vers la fenêtre, l'extérieur plongé dans le noir, tu sens son regard posé sur toi. Il n'est pas discret, au contraire même. Mais tu ne comprends pas pourquoi il te fixe de manière aussi insistante. Un peu gêné, tu finis par te mordiller la lèvre, mal à l'aise. Tu ne sais comment réagir face à cela, tu n'as pas l'habitude. Et c'est encore plus vrai lorsqu'il se rapproche de toi. Tu finis par te tourner vers lui, le regardant, le dévisageant... Jusqu'à ce que vos lèvres se rencontrent. Jusqu'à ce qu'il t'embrasse. D'instinct, tu as un mouvement de recul, non habitué, ne comprenant pas non plus pourquoi il agit ainsi avec toi. Oui, ce garçon te plaît, définitivement. Tandis que son regard se perd dans tes yeux puis sur tes lèvres, le tien fait de même... Pourquoi te plaît-il tant ? Parce que tu as du mal à le saisir, très certainement. Parce qu'il est différent de tout ce que tu connais. Parce que quelque chose en lui t'attire de plus en plus. Ce qui fait que, lorsqu'il revient s'emparer de tes lèvres, tu n'as plus de mouvement de recul. Au contraire, tu lui réponds, même si c'est timidement. Tu frissonnes lorsqu'il glisse sa main tiède sur ta nuque et tu fermes les yeux, te laissant aller à cette douce étreinte, le laissant t'attirer à lui. Pourquoi agis-tu ainsi, Samael ? Tu ne sais pas. Tout ce que tu sais, c'est que tu te sens bien ainsi et que tu n'as pas envie de reculer. C'est pour cette raison que tu oublies tout le reste, que tu occultes tout ce qui n'est pas lui. Il ne te brusque pas, il te laisse t'habituer à ce contact nouveau et cela ne fait que te pousser à chercher à aller plus loin. Tes mains découvrent doucement son corps à travers les couches de tissus. Tu es aussi doux que lui, mais bien plus hésitant il faut avouer. Mais cela finit par te passer. Un frisson remonte le long de ta colonne vertébrale lorsque tu sens ses doigts glisser sur ta peau, effleurant les cicatrices laissées par les fouets du district Trois. Mais, étrangement, cela ne te dérange pas. Tu es trop occupé à laisser tes mains découvrir son corps. Un contact humain, enfin... Un contact plus doux que tout ce que tu aurais pu imaginer post-Moisson. Mais tu est très loin de t'en plaindre. Ton haut disparaît soudainement, à ta plus grande surprise, mais tu réagis aussitôt, l'empêchant de s'emparer de tes lèvres tout de suite après. En effet, tu fais de même, laissant son haut tomber un peu plus loin. Tous deux torse-nus, quel spectacle offrez-vous là à un regard extérieur. Deux tributs mâles de districts différents, qui plus est... Mais tu n'en as rien à faire, parce que sa peau frissonnant sous tes doigts vaut toutes les réprimandes du monde. Et tu reviens l'embrasser, comme si ses lèvres te manquaient déjà, comme si tu y étais accroc. Tu as l'impression que c'est le cas, puisque tu y reviens, le laissant s'allonger sur le sofa et suivant le mouvement, t'installant au-dessus de lui. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que tu en profites, que tu te plais dans cette situation. Des doigts découvrent la peau recouvrant sa colonne vertébrale et ces mêmes marques que tu possèdes. Alors lui aussi a eu des ennuis... Tu en as oublié où tu étais, trop occupé à faire remonter une main jusque dans ces cheveux que tu rêvais de toucher, l'autre se promenant doucement sur son côté gauche... En même temps, tes lèvres découvrent chaque parcelle de peau qui t'est offerte, se promenant sans cesse dans son cou, embrassant presque trop tendrement ce jeune homme responsable de votre situation, au mépris du fait que d'ici peu de temps vous serez des ennemis mortels. Mais tu as tout oublié. Tout ce qui n'est pas lui. Et c'est une mauvaise idée.

Tes mentors débarques alors que vous êtes dans la situation suivante : lui torse-nu allongé sur le sofa, ses mains posées sur ton corps tout aussi découvert tandis que tu embrasses sa peau... Position bien équivoque, et bien peu conventionnelle pour deux ennemis, puisque c'est ainsi qu'ils vous considèrent. Quand ta mentor prend la parole, indiquant à son collègue que c'est à lui de s'occuper de cela, tu relâches brusquement le blond, quoique toujours avec une certaine douceur, et te redresses, faisant face aux deux aînés. La suite, tu la laisses passer sans mot dire, laissant le blond affronter ton mentor, tandis que ton esprit tourne à plein régime. Il faut que tu lui sauves la mise, il faut que tu trouves quelque chose pour qu'on ne signale pas cet "incident" aux organisateurs. Et il faut aussi que tu sois suffisamment convainquant dans tes propos. Tu le regardes, tu l'écoutes, le laissant te captiver jusqu'à ce qu'il vienne te voler un baiser. Bonne nuit joli cœur... Un sourire amusé étire tes lèvres... Jolie cœur... Tu lui souris, purement amusé, et lui glisse un rapide « Bonne nuit, petit loup... » Petit loup ? Pourquoi ? Parce que tu viens de te souvenir. Il se nomme Lyolkha Volkov, et que Volk veut dire loup. Tout simplement. Sur ces mots, tu le regardes disparaître par la fenêtre, ton cœur battant fort dans ta poitrine. Oui, tu t'inquiètes pour lui. Et s'il venait à tomber alors que le train est en route ? Malheureusement, ou heureusement, ton mentor t'arrache à tes pensées.

-C'était quoi ça, Samael ?
-Une tactique.
-Une... Une tactique ?
-Ce type est du sept, je pense qu'il serait capable de rivaliser physiquement avec les Carrières. Alors oui, essayer de se le mettre dans la poche pour plus tard fait parti de mes tactiques. Parce qu'avoir un cerveau n'est pas toujours suffisant face à la force pure.
-Toi alors...


Tu ne le penses pas, bien évidemment. Mais c'est sorti avec une telle spontanéité que ton mentor te croit et tu le sais. Quelle curieuse image donnes-tu de toi, Samael. L'image d'un manipulateur. Tu en as les capacités mais tu n'as jamais eu besoin de les exploiter. Et tu n'as jamais non plus eu envie de les utiliser. Aujourd'hui, tout change mais tu espères, naïvement, ne pas te laisser diriger par ton instinct animal. Ton regard s'arrête une seconde sur un torpilleur tombé au sol tandis que vous rangiez les plateaux et les pièces de bataille navale. Machinalement, tu le ramasses et le fourre dans une poche. Le torpilleur, cette pièce qu'il a coulé dans ton jeu...

~~~

Plus ou moins discrètement, tu pestes contre ton costume. Depuis quand les plaques de circuits imprimés sont vers fluo, hein ? Est-ce que ton styliste a pris le temps d'ouvrir un boîtier et de regarder comment c'était fait à l'intérieur ? Tu n'en as pas l'impression et cela t'énerve profondément. Tu as l'impression d'être une poupée qu'on lave, qu'on coiffe et qu'on habille. Tu as horreur de cela. Tes cheveux sentent la pomme en plus. Oui oui, la pomme. Tu te demandes bien quelle est l'utilité. Enfin bref. Tu regarde ta co-tribut qui semble aussi indignée que toi. Pourtant, en soi, le costume n'est pas moche. Peut-être un peu trop chargé en câbles mais sinon, s'ils avaient choisi une couleur autre qu'un vert dix fois trop pétant, tu ne te serais pas plaint. Mais là non, ce n'est juste pas possible. Faisant une moue magnifiquement prononcée, ce qui a bien fait rire ta camarade d'infortune, tu finis par t'éloigner de ton char, avec la ferme intention d'énerver un peu ton monde. C'est là que tu repères un char en particulier. Tu n'as aucun mal à reconnaître la chevelure blonde que tu aimes tant. Alors tu t'approches des tributs du Sept, ignorant les regards. Le pantalon du jeune homme ressemble à de l'écorce, et il porte une chemise rouge à carreaux noirs par-dessus, surmontée d'un veston et de bretelles... Ce qui t'arrache un sourire.

-J'ignorais que les bûcherons naissaient des arbres eux-mêmes !

Cette remarque ne fait très certainement rire que toi mais tu l'as tout de même faite. Un sourire amusé étire tes lèvres tandis que tut 'arrêtes enfin devant Lyokha. Tu ne sais pas pourquoi tu es là. Peut-être parce qu'il t'a manqué. Sûrement même. Et puis, tu as envie de discuter un petit peu, même si tu sais qu'ici chacun de vos faits et gestes sera vu ou entendu, alors tu te dois d'être prudent. Il te demande si ton mentor ne te surveille pas et cette demande t'arrache un éclat de rire un peu moqueur. Si, il te surveille, mais cela ne veut rien dire.

-J'estime être assez grand pour me débrouiller seul. Et puis... J'avais envie de voir en avant-première quel costume tu aurais. Ça te va pas trop mal, bûcheron.

Tu plaisantes. Vous plaisantez un peu quelques instants, avant le début du défilé fatidique. De l'autre côté de la piste, votre sort sera définitivement scellé. C'est ton impression. Une fois devant le président des vampires, vous ne serez plus que les jouets du peuple, tristes pantins qu'on lance dans la cage aux lions pour les voir s'entre-tuer... TU n'as pas envie de voir la vérité en face, tu n'as pas envie d'ouvrir les yeux et c'est en partie pour cela que tu es avec le jeune homme en cet instant. L'autre raison est que... Oui, sa présence te détend. Par instants, tu te perds dans ses yeux clairs, rêvant de t'y noyer, avant de revenir à la dure réalité... Une ou deux fois, tu retiens un geste vers lui, geste ayant pour objectif pur et simple de le toucher, comme si tu voulais vérifier qu'il était bien réel... Mais oui Samael, il est là, devant toi, ce n'est pas une illusion sortie de tes rêves... Mais non, ce n'est pas un rêve Samael, c'est un cauchemar et ton styliste de ramène à la dure réalité, te traînant de force jusqu'à ton char. C'est à peine si le blond a le temps de te faire passer un petit mot qui disparaît dans la poche de ton pantalon. Tu le liras après le défilé, le Un et le Deux sont déjà en train de partir, il faut que ta co-tribut et toi les suiviez...

~~~

Tu es allongé sur le lit trop moelleux, regardant l'écran-plafond qui te donne l'impression d'être en extérieur, et de dormir à la belle étoile. Ne devrais-tu pas dormir, jeune homme ? L'entraînement commence demain après tout ! Mais non, tu n'as pas envie. Tu n'as pas sommeil, parce que tu attends quelqu'un. Le mot, passé quelques secondes avant le départ de ton char pour le défilé, est encore dans ta main : laisse la fenêtre de ta chambre ouverte cette nuit. C'est ce que tu as fait. Tu sais que tu devrais entendre les vampires faire la fête, mais un champ de force protège votre prison, la maintenant à l'écart de toute agitation. Et vous gardant prisonniers. Un soupir t'échappe tandis que tu te relèves enfin, allant plutôt vers le fenêtre... Ou plutôt, c'était là ton intention première étant donné que tu vois des jambes passer dans ta chambre, bientôt suivies du reste du corps. Un large sourire vient alors étirer tes lèvres. Lyokha est enfin arrivé...

-Le train, maintenant ça... Faut-il que je t'appelle petit loup ou petit singe ?

Oui, tu plaisantes un peu. Mais tu es impressionné par ce qu'il arrive à faire et dont tu ne te sens pas le moins du monde capable. Tu es un garçon de ville, ton domaine se compose de béton, de briques et d'acier. Tu sais te débrouiller en ville mais tu n'es pas certain d'avoir un niveau approchant du sien... Oui, tu es impressionné. Et heureux de le voir là, même si vous avez tout intérêt à vous montrer discrets. Il ne faudrait pas que tes mentors vous surprennent une nouvelle fois l'un avec l'autre, à un endroit interdit... Un peu hésitant, tu viens tout de même l'enlacer, lui faisant un câlin... Auquel il répond. Tu n'en demandais pas tant, mais tu ne te plains pas. Tu es heureux ainsi, contre lui... Reprend-toi un peu ! Oui, tu te forces à te secouer, après avoir un peu profité de ce doux contact. Tu te recules donc un peu, un tout petit peu, sas toutefois le lâcher, le regardant dans les yeux.

-Alors ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu veux une revanche à la bataille navale ? Ou alors tu ne peux déjà plus te passer de moi, peut-être ?

C'est un sourire amusé qui étire tes lèvres. Non, tu ne te prends pas au sérieux. Et tu as déjà plus que hâte de savoir ce qu'il te veut exactement, cette nuit...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Alyosha Volkov
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♆ race : Vampire (de Samael).
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Jeu 4 Déc - 22:11

Le jour du défilé est arrivé. Mais ton esprit est occupé ailleurs. Tu flattes l'encolure d'un des deux chevaux qui vont tirer votre char, réfléchissant. Te refaisant encore et encore la scène du train. Lui. Votre partie de bataille navale... Tu souris en te souvenant qu'il t'a tout de même complimenté, malgré tes lacunes par rapport à son jeu de stratégie. Un très bon adversaire avec de l'entraînement... Ce n'est pas que tu ne veux pas y croire, mais le temps vous est compté, et tu doutes passer les prochains jours à t'exercer à la bataille navale. Vous n'avez plus le temps pour toutes ces futilités, même si elles détendent l'esprit, bientôt la bataille sera grandeur nature et il ne s'agira pas de détruire quelques pièces de plastique, plutôt de détruire la personne d'en face. Tu échappes un soupir à cet idée. Les jeux de la faim... Tu n'as aucune idée de comment les choses vont se dérouler. Tu n'as qu'une chance sur vingt-quatre de t'en sortir. Un peu moins en considérant que six tributs sont des carrières. Mais... Une fois de plus, tu te réfugies dans le souvenir de cette nuit inattendue. De cette petite visite qui s'est soldé par des baisers, des soupirs. Pourquoi, comment ? Il t'a attiré. Tu en avais besoin. Comme un moyen d'abandonner toute cette pression sur tes épaules, pour quelques minutes du moins. Jusqu'à ce que ses mentors arrivent et mettent fin au rêve brusquement. Tu ne sais pas comment est-ce que le jeune Tudor s'en est sorti. Tout ce dont tu te rappelles sur la fin, c'est le 'bonne nuit, petit loup' qu'il t'a murmuré. Petit loup. Se souviendrait-il de ton nom de famille ? Il faut croire. Car oui, Volkov est bien lié à Volk qui signifie loup, dans la langue des générations qui t'ont précédées. Tu baisses un peu les yeux... C'était stupide pas vrai ? D'agir ainsi avec quelqu'un que tu ne connais même pas. De t'accrocher à lui comme tu l'as fait. C'était ridicule de se laisser aller ainsi... Mais tu ne regrettes rien. Pas un geste, mais un baiser. Tu t'es senti bien. Ailleurs. Un court instant de répit avant un triste retour à la réalité.

Et pour le coup, c'est lui qui te ramène à la réalité, s'exclamant en ce qui concerne ton costume. Sa remarque t'arrache un large sourire alors que tu te tournes vers lui, l'observant en retour. « Paradoxal pas vrai ? Je n'étais pas au courant non plus. » Paradoxal oui. Que d'un arbre naisse celui qui va le détruire. Enfin, tu n'as pas à te plaindre, tu n'es pas stupidement déguisé en arbre et tu es reconnaissant envers ton styliste. Parce que franchement, chaque année, le district sept n'est pas vraiment mis à son avantage... Une des seules fois où l'ingéniosité des stylistes pour le sept a marqué ton esprit, c'est quand ta grande cousine – aujourd'hui décédée – a participé aux jeux. Elle avait une superbe robe composée de feuilles, jouant sur les couleurs de l'automne et celles du printemps. Au moins, elle n'aurait pas été trop ridicule avant de partir pour mourir quelques jours plus tard. « Mais dis-moi, tes mentors ne te surveillent pas ? » Fais-tu ironiquement. Ça ne t'étonnerait pas que le mentor masculin – dont le nom demeure inconnu – surgisse de nulle-part pour te prendre la tête une fois de plus. Sérieusement, ils ne peuvent pas lâcher un peu de lest ? Vous allez irrémédiablement à la mort, donc autant profiter de vos derniers instants, aussi courts soient-ils. Ils devraient comprendre pourtant, eux qui sont passés par là avant. La peur. L'inquiétude. Se sentir seul face au monde. Perdre tout contrôle sur la situation. Avoir besoin de quelqu'un comme jamais, soudainement, pour traverser l'épreuve qui vous attend. Tu souris d'autant plus quand sa réponse tombe. Il est assez grand oui... Tout comme toi. Et c'est d'autant plus triste de réaliser que c'était votre dernière année pour être pioché, et que le sort vous a choisi pour participer à ce massacre. Bûcheron. Tu ris légèrement, même s'il n'est pas très loin de la vérité, puisque oui, c'est plus ou moins ton rôle dans ton district. C'est sûr qu'il ne doit pas vraiment connaître les grandes forêts et autres, lui qui vit dans le district de la technologie... Mais bref, tu l'observes à ton tour, jetant un bref coup d'oeil à sa co-tribut un peu plus loin. Parfaitement accordés tous les deux. Et tu dois l'admettre, c'est plutôt représentatif du trois, du moins, c'est ce que tu peu imaginer concernant tout ce qui est électronique. Les câbles, les... tous ces trucs auxquels tu ne comprends pas grand chose, tu dois bien l'admettre. Quelle utilité par chez toi de toute façon ? À part pour gérer les ressources, vous n'êtes pas très friands de gadgets regorgeant de câbles et de plaques en tout genre. « T'es pas mal aussi. » Ton sourire se fait un peu charmeur, exprès et tu lui fais un petit clin d'oeil. « Je suppose que c'est représentatif de ton district, les câbles, les... Machins et tout mais.. C'est quand même très vert. » Tu étais obligé de le dire, et tu ris un peu en constatant à quel point oui, c'est flashy. Mais tu ne t'attardes pas plus dessus. Non, ton regard bleu plonge dans le sien. Tu l'observes attentivement, en silence. Quelques secondes de répit avant de traverser la grande allée sous les regardes avides des vampires. Ton sourire en coin ne te quitte pas, et quand le brun est appelé à rejoindre son char, tu t'empresses de lui glisser discrètement un petit bout de papier replié dans la main, t'éloignant à ton tour vers ton propre char.

---o---

Un doux sourire étire tes lèvres alors que tu regardes ta co-tribut dormir juste à côté de toi. Que fais-tu dans son lit ? Tu nous vois venir, et non, rien de déplacé. Tu l'as juste aidée à s'endormir. Elle est... Fatiguée et la peur l'empêche de se reposer. Mais tu connais sa famille. Tu la connais elle, de vue. Même si vous n'avez jamais vraiment pris le temps de vous parler, elle n'en est pas moins une fille de ton district dans la même galère, et c'est naturellement que tu es venu la rassurer pour qu'elle s'endorme. Elle qui, du haut de ses dix-huit ans, n'avait jamais pensé participer à cette tuerie un jour... Un peu comme chacun d'entre vous. Personne ne pouvait prévoir d'arriver ici, sauf les carrières bien entendu. Puis, qui dit que l'un d'entre vous va survivre ? Rien. Vous n'êtes que des tributs du sept après tout. Pas des carrières... Alors faire un petit geste avant d'être dans l'arène ne coûte rien. Tu l'observes un instant encore avant de te relever doucement, histoire de ne pas faire de bruit. Et non, tu ne comptes pas aller te coucher. Pas tout de suite. Tu as... Autre chose de prévu, avant de songer à fermer les yeux. Alors tu t'éclipses pour rejoindre ta chambre silencieusement, tu vas déranger un peu ton lit, caler quelques coussins sous les draps pour donner l'impression que quelqu'un y dort... Et tu t'avances vers ta fenêtre, que tu ouvres suffisamment. Suffisamment pourquoi ? Oh, un instant. Tes mains se posent sur le rebord de la fenêtre, tu te hisses et tu passes par l'extérieur. Tu prends une grande inspiration en regardant en bas. C'est quand même très. Trop. Haut. Mais tu as tellement l'habitude... Tu fermes les yeux un moment, profitant de toutes ces sensations, là, bien des dizaines de mètres au-dessus de la terre. Et tu descends d'un étage, atteignant une fenêtre que tu avais déverrouillée avant que toute ton équipe ne soit confiné dans votre résidence. C'est souplement que tu finis dans un corridor, refermant la fenêtre derrière toi. Et voilà le travail. Tu n'as plus qu'à descendre jusqu'au quatre pour répéter l'opération. Tu aurais pu pourtant, passer du sept au trois directement mais... Tu ne veux pas tellement tenter le diable, tu auras tout le temps de faire des erreurs dans l'arène. Bref, marchant tranquillement et sans te faire repérer, tu atteins vite l'étage des tributs du quatre, tu sors une fois de plus par la fenêtre et tu te glisses à l'extérieur. Maintenant, tout est question de confiance. Parce que s'il n'a pas laissé sa fenêtre ouverte, tu vas avoir l'air plutôt ridicule. Tu lâches prise pour te rattraper un peu plus bas, et dans le même mouvement, tu envoies tes jambes dans la pièce, suivies du reste de ton corps. Une grande expiration, quand tu atterris là, un large sourire accroché aux lèvres. Te voilà, comme promis.

Petit loup ou petit singe ? Sa remarque t'arrache un franc sourire alors que tu refermes la fenêtre derrière toi. Ce serait bête qu'il attrape froid par ta faute. Ceci fait, tu reviens un peu plus vers lui, haussant légèrement les épaules. « Lyokha me va très bien à vrai dire. » Car non, tu n'es pas vraiment surnoms. Ce n'est pas que tu n'aimes pas ça mais... Ton prénom est suffisamment original non ? C'est ainsi que tu le considères. On t'a souvent diminué en Lyo d'ailleurs, d'où le manque d'intérêt à te trouver un surnom. Il n'y a que ta plus jeune sœur qui s'amusait à t'en trouver parfois. Mais cela te semble soudainement si lointain, maintenant que tu es au Capitole... Ton district te manque déjà, c'est terrible. Mais il vient mettre un terme à tes pensées en t'enlaçant, et c'est fermant les yeux que tu le serres contre toi. C'est... Agréable. Tu restes un instant contre lui, aussi longtemps qu'il le permet, puisque c'est lui qui recule d'abord. Tu le laisses faire, et c'est avec plaisir que tu plonges ton regard dans le sien. Une fois de plus, sa remarque te fait rire. Il est sérieux ? Une revanche à la bataille navale ? Sûrement pas. Tu te trouves franchement nul, et la défaite, ce n'est pas trop ton délire. Alors tu préfères garder ça pour une autre fois, même si l'occasion ne se présentera sûrement plus, avec l'arrivée des jeux. Quant à sa seconde option... Ce n'est peut-être pas totalement faux. Ce garçon te fait sourire, il te fait oublier à quel point votre destin promet d'être cruel... Pour quelques instants du moins. Tu hausses légèrement les épaules, prenant un air faussement indifférent. « Hm, dur à déterminer. Même si, en y réfléchissant, peut-être que la seconde option serait plausible... » Tu plonges une fois de plus ton regard dans le sien, avant de machinalement glisser une mèche de ses cheveux brun derrière son oreille. Ton petit sourire ne te quitte pas. Tu es heureux de le retrouver. Et loin de te rendre compte à quel point c'est dingue ce qui se passe. Tu ne le connais que depuis... Deux jours, trois peut-être. Et tu agis avec lui comme si tu le connaissais de longue date. C'est impressionnant... à croire que les jeux bousculent vraiment tout dans ton existence. Ta main glisse jusqu'à son menton que tu relèves légèrement, et c'est très doux que tu viens poser tes lèvres contre les siennes, pour un bref baiser que tu mourrais d'envie de partager avec lui depuis le défilé. Tu te recules néanmoins, restant assez proche... Avant de juste venir le chatouiller, éclatant de rire en constatant qu'il recule pour t'échapper. Ah oui, vraiment ? C'est en riant que tu le chasses, jusqu'à le faire tomber sur son lit en tombant avec lui. Continuant à le chatouiller, au passage.

Puis, tu te calmes. Tu te contentes de rester là, allongé à côté de lui, avec un large sourire. Il est... Mignon comme garçon. Plutôt charmant, tu dois l'admettre. Mais comme d'habitude, tu as du mal à rester sérieux, alors tu reprends avec ironie. « Non, si je suis en là en vérité.. Ils m'ont interdit de prendre mon doudou pour dormir alors je me suis dit que tu pourrais faire l'affaire, non ? » Devant sa moue, tu ris un peu plus, et une fois n'est pas coutume, tu passes une main dans ses cheveux. « Non, plus sérieusement... ça te dérange si je viens dormir avec toi ? Promis je ne bouge pas et je ne ronfle pas la nuit. » Ton sourire est doux. Et pour le coup, tu es sérieux. S'il ne veut pas hé bien... tant pis, tu repartiras d'où tu es venu. Mais quelque chose te dit qu'il ne va pas refuser. Et tu ne t'es une fois de plus pas trompé, même si sa réponse te fait bien rire. Le tuer ou le manger ? Tu secoues la tête, te tournant vers lui. « Te tuer ? Non. Te manger en revanche.. » Tu arques légèrement les sourcils, comme hésitant. Oui, tu le mangerais bien ; mais pas au sens premier du terme. Non, tu n'as pas pensé ça tout de même ? C'était censé être mignon comme métaphore. Disons que ça l'était, bref, tout ça pour dire que tu es content qu'il t'accepte ici. « Et ça, j'y ai le droit ? » Quoi donc ? Oh, qu'il patiente quatre ou cinq secondes ; c'est le temps qu'il te faut pour glisser une main au creux de sa taille et le rapprocher un peu de toi, l'embrassant une fois de plus. Tu ne sais... définitivement pas pourquoi tu agis de la sorte. Tu le fais, tout simplement. Et une fois de plus, tu fermes les yeux pour profiter de votre échange, toujours aussi doux, attentif, calme. Le rythme de ton cœur lui pourtant, n'est pas paisible. Tu le sens qui tambourine contre ton torse sans relâche, mais c'est tellement secondaire à côté de lui. Lui qui accapare toute ton attention sur le moment. Et si ce n'était qu'un jeu à ses yeux ? Et s'il te manipulait depuis le début ? Et s'il essayait juste de t'avoir dans sa poche pour les jeux ? Des belles paroles pour t'assassiner par derrière. Tant pis. Tu veux bien prendre le risque et en payer le prix ensuite. Mais, loin de toi l'idée de le sous-estimer, tu sais très bien qui de vous deux en force brute mettrait l'autre au tapis. Peut-être qu'il est plus stratège, tu n'en es pas moins physique quand il le faut. Bref, c'est sur ces pensées que tu te recules, rompant le baiser au passage pour juste le regarder. Et ton petit sourire est toujours là, bien fixé sur tes lèvres.

Jusqu'à ce qu'il te pose cette fameuse question. Pourquoi est-ce que tu fais cela. Il parle sans doute des baisers, des câlins, du moindre geste de tendresse qui lui donne de toi tout sauf l'image d'un ennemi sanguinaire. Tu hausses légèrement les épaules. C'est dur de trouver tes mots. Tu n'es pas particulièrement à l'aise quand on en vient à tes sentiments. « Hm... Je ne sais pas. Je crois que je me sentais seul. J'avais... Besoin de quelqu'un. » Tu n'as sur l'instant, aucune idée d'à quel point ça peut être mal interprété. Et tu t'en veux un peu d'être si évasif dans tes propos. Mais tu n'as pas tellement l'âme d'un poète ou d'un psychologue. Sa réaction est immédiate. Et tu te fais dégager du lit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Déséquilibré, tu te retrouves par terre, les yeux écarquillés. Te trouver un autre jouer ? Tu te confonds en excuse, bafouillant quelques mots à la recherche de quoi dire. Oh, non, tu ne voulais pas lui faire de mal. Pas du tout. Et cela se ressent lorsque tu te reprends la parole. « Non je-je suis désolé, je suis maladroit avec les mots, je... Je ne voulais pas dire ça dans ce sens là c'est juste que... » Tu baisses les yeux. À quoi bon. Tu ne devrais pas le retenir. Cette amorce de malentendu serait un bon motif pour t'éloigner de lui, non ? Pour mettre un terme à ce qui ne fait que commencer. Pourtant tu ne veux pas. Non, tu préfères le retenir, même si tu ne devrais pas. Tu finis par échapper un soupir, passer une main sur ta nuque et juste t'asseoir par terre à côté du lit, soufflant un bref pardon qui se perd dans le silence de la pièce... Tu ne voulais pas être aussi maladroit, tu ne le prends pas pour un jouet, pas du tout... Mais tu ne sais plus quoi dire. Alors autant... Jouer la carte de la sincérité non ? Te montrer authentique, quitte à en payer le prix par la suite ? Qu'as-tu à perdre de plus désormais. « Tu n'es pas un jouet... Je suis terriblement maladroit quand il s'agit de moi, c'est tout. » Tu te mords un peu la lèvre et tu relèves la tête. Tu regardes un instant ce fau plafond. Ces étoiles qui te rappellent un peu celles que tu observais les nuits les plus douces, à dormir à la belle étoile. Ou encore, quand tu finissais le travail un peu tard dans les bois, montant en haut un arbre pour toucher d'un peu plus près ce ciel qui demeure pourtant si lointain. « Mais je ne vais pas te mentir. Oui, j'ai un vide à l'intérieur. Oui, ça fait mal. Et c'est pas par vagues. C'est constant. Ma famille me manque, mon district me manque. L'odeur des pins et les courses entre les arbres, le lac gelé en hiver. Tout ça me manque vraiment. Mais il n'a jamais été question de trouver quelqu'un ici pour combler l'ennui ou pour jouer, c'est juste que... » Je m'attache à toi. Tu soupires à nouveau. À quoi bon, tu ne seras jamais clair dans tes propos. Tout est terriblement flou, rien que pour toi. Toi qui fait d'habitude preuve de beaucoup d'assurance et de charisme. Pour le coup, tu sembles plus vulnérable qu'autre chose. Tu secoues la tête, et tu préfères te relever. Finalement, ce n'était peut-être pas une bonne idée de venir passer ta nuit ici. « Désolé. » Souffles-tu simplement, t'éloignant de là. Tu dois regagner la fenêtre. Repartir. Ne pas t'accrocher à lui, car tu le sais bien ; on ne détruit pas une personne qu'on aime. Et dans quelques jours, vous serez ennemis, dans une arène.

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Mirza
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Sam 6 Déc - 2:47

Alors, petit singe ou petit loup ? Quel surnom lui convient le mieux ? Tu ne sais pas encore mais tu finiras par trancher entre ces deux possibilités. Toi, être très surnoms ? Pas vraiment, mais comme il t'a appelé joli cœur, tu t'es presque fait un devoir de lui trouver un petit nom affectif. Il préfère Lyokha ? Ce n'est pas très étonnant, toi-même tu préfères ton propre prénom, ou le diminutif que seuls tes proches connaissent : Mae. Mae... Plus personne ne t'appellera ainsi à présent que tu es loin de ton district, loin de tout ce que tu connais. D'ailleurs, ce que les gens d'ici savent de toi et de ton district se résume au costume créé par ton styliste et porté cet après-midi. En gros : une plaque de plastique verte supportant des circuits imprimés et des câbles. Tu as d'ailleurs bien grimacé lorsque le blond t'a fait remarquer que ta tenue était très verte. Tu n'as rien dit, parce que ton styliste aurait entendu ta remarque, mais tu n'en pensais pas moins. Le gris aurait été mille fois plus approprié. Tant pis, c'est passé, le défilé est terminé depuis déjà quelques heures, il faut passer à autre chose, préparer ces entraînements qui seront décisifs pour toi. Mais en attendant... Tu le serres contre toi, un peu hésitant. Pourquoi agis-tu ainsi ? Pourquoi être si doux en sa présence ? Pourquoi être aussi gentil avec lui qui sera ton ennemi dans quelques jours ? Tu ne saurais dire. Tout ce que tu sais c'est que tu te sens bien en sa présence, que tu penses souvent à lui, que lorsque tu le vois, tu as bien du mal à résister à l'envie d'aller lui parler, ou même l'observer de longues minutes durant. Oui, tu te sens bien avec lui, contre lui, entre ses bras, dans une douce et tendre étreinte, en toute innocence. Tu te sens bien... Étrange, quand on te connaît, quand on connaît ton histoire... Mais là n'est pas le problème, pas encore.

Tu te recules un peu, parce qu'au final, tu aimerais comprendre pourquoi lui est venu te voir cette nuit. Pourquoi a-t-il repoussé les risques jusqu'à s'introduire dans ta chambre, quatre étages en-dessous de la sienne ? Tu ne sais pas et c'est ce que tu cherches à comprendre. Mais ta question, tu la poses sur le ton de la plaisanterie. Tu n'as pas envie d'être sérieux en sa présence, tu l'es déjà bien trop avec tes mentors et ta co-tribut. Tu sais qu'il en sera autrement de manière publique, que tu devras enfermer tout un pan de ta personnalité, mais c'est tellement plus reposant de plaisanter... Peut-être que la seconde solution serait plausible ? Tu lui manques donc ? Ton sourire s'élargit tandis que tu le regardes, que tu le laisses glisser une mèche de tes cheveux bruns derrière ton oreille. C'est tellement doux comme geste... Et pourtant, vous ne vous êtes vus que deux fois avant cet instant, sur tes périodes très courtes. C'est étrange ce qui se passe, peut-être devrais-tu chercher à l'expliquer. Mais tu n'en fais rien, rien du tout, bien trop occupé à l'observer de ton regard sombre. L'observer se rapprocher de toi et... Déposer ses lèvres sur les tiennes. Le baiser est bref et tu y réponds avec douceur. Tu dois avouer que tu n'as eu de cesse d'espérer un baiser, depuis que tu l'as revu au défilé... Puis il se recule et... Entreprend de te chatouiller ! Tu n'es peut-être pas très chatouilleux, cela ne t'empêche pas de te reculer... Et il te prend donc en chasse. Riant, tu échappes donc à son emprise, jusqu'à ce que vous finissiez tous deux sur ton lit, y tombant, lui continuant à te chatouiller tandis que tu te tortilles pour lui échapper, riant avec lui, tout en le chatouillant en retour. Cela continue jusqu'à ce qu'il se calme, toi l'imitant. Tu le regardes, une fois de plus. Tu détailles ses traits, une main restant plus ou moins consciemment posée sur ses côtes, là où tu le chatouillais. Il veut que tu remplaces son doudou ? Tu fais une moue boudeuse, bien que tu aies envie de rire, ne croyant pas une seule seconde à ses propos. Mais il reprend bien vite, glissant une main dans tes cheveux, t'arrachant un frisson. Il veut dormir avec toi ? Qu'il bouge ou ronfle ne te dérange pas, étant donné que tu dors toujours très peu... Tu fais mine de réfléchir, fronçant les sourcils... Mais ta réponse tombe bien vite, finalement.

-Tant que tu ne cherches pas à me tuer ou à me manger... Je ne vois pas pourquoi je te le refuserais. Tu peux rester, si tu veux.

Comment refuser un peu de compagnie, surtout lorsque c'est un aussi charmant jeune homme que lui qui le demande ? Tu ne sais pas et tu n'as pas envie de savoir. Ce n'est peut-être pas une bonne idée mais tu n'en as pas rand chose à faire pour le moment. Tout ce que ut veux, c'est qu'il soit à côté de toi. Tu veux qu'il reste, que vous appreniez à vous connaître, mais si vous devriez, au mieux, vous ignorer... Il n'est pas là pour te tuer ? Tant mieux. Par contre, il hésite quand au fait de te manger ? Un léger rire t'échappe tandis qu'il arque les sourcils, comme s'il se questionnait lui-même. Et ça, il a le droit ? Quoi donc ? Tu ne sais pas mais quelque chose te dit que tu ne vas pas tarder à le savoir. Et, en effet, tu sens une de ses mains glisser au creux de ta taille, t'attirer un peu plus contre lui et tu te laisses faire, fermant les yeux lorsque vos lèvres se scellent à nouveau. Oui, il a le droit. Tu réponds à ce doux baiser, te laissant aller dans ses bras, une de tes mains venant se loger sur sa nuque. Tu ne sais pas ce qui se passe entre vous. Il semble y avoir une alchimie toute nouvelle, quelque chose qui te pousse constamment vers lui, comme si... Hé bien, comme si tu n'étais pas complet en son absence. C'est idiot, tu n'as besoin de personne, et pourtant... Ton cœur bat trop vite, trop fort, tant que tu as l'impression que Lyokha va l'entendre. Mais tu es loin de t'en rendre compte, en vérité, puisque le blond accapare toute ton attention. Tu devrais te méfier, rester sur tes gardes mais tu n'en fais rien. Parce que s'il doit te tuer, il attendra que vous soyez tous dans l'arène. N'y songe pas, tu te sens trop bien sur le moment, vos lèvres scellées en un tendre baiser... Malheureusement, toute bonne chose a une fin et il se recule. Sans trop y penser, tu accompagnes le mouvement avant de le laisser t'échapper et d'ouvrir les yeux. Quelques secondes, tu l'observes ainsi, sans oser rompre ce qui ressemble à un charme... Mais tu n'es ni un Tudor ni un habitant du District Trois pour rien.

-Tu as le droit... Mais dis-moi, Lyokha... Pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi agis-tu ainsi avec moi ? Pourquoi, tout simplement...

Oui, pourquoi toi ? Pourquoi est-ce tombé sur toi ? Pourquoi tous ces baisers, ces câlins, ces caresses ? Vous devriez être ennemis, et non pas vous retrouver côté à côte, allongés sur le même lit. Et si tu as une petite idée de pourquoi tu réponds à ses "avances", tu aimerais comprendre pourquoi c'est à toi qu'il les fait et ce que lui en pense. Mais lorsque la réponse tombe, elle ne te plaît pas. Il se sentait seul et il avait besoin de quelqu'un ? En gros, c'est tombé sur toi parce que tu étais là au bon endroit au bon moment ? N'importe qui d'autre aurait fait l'affaire ? Tu ne devrais pas t'énerver pour si peu, et pourtant... Et pourtant tu es blessé par de tels propos.

-Ah oui ? Hé bien... Tu le pousses en dehors du lit, sans douceur cette fois. Tu sais quoi ? Va te trouver un autre jouet que moi.

Sur ces propos, tu lui tournes le dos. Tu réagis un peu vivement, ne trouves-tu pas ? Pas sur le moment, non. Parce que tu te sens blessé, comme si on t'avait poignardé dans le dos. C'est la première fois que tu te laisses faire ainsi, que tu embrasses un total inconnu. Et lui aurait fait de même avec n'importe qui d'autre ? Non, tu ne veux pas l'entendre. Qu'il dégage qu'il reparte dans ses appartements et qu'il ne revienne plus. Qu'il se trouve un autre jouet, si c'est ainsi qu'il te considère. Au début, tu restes sourd à ses excuses, à ses explications. Tu ne veux rien savoir, ton esprit est fermé sur une unique pensée : tu es son jouet. Tu es vexé et cela t'aveugle quelques instants. Mais finalement, ses propos finissent par t'atteindre. Heureusement... Ce vide qu'il te décrit, tu le ressens aussi. C'est dur d'être loin de siens, privé de tous ses repères... C'est une douleur constante et inapaisable. Et pourtant, en sa présence, cette douleur se fait oublier... C'est juste que quoi ? Qu'il termine sa phrase bon sang ! Tu te retournes vers lui, le regardant, le détaillant. C'est juste que quoi ? Tu ne sauras pas. Il ne finira jamais sa phrase. Et il se rapproche de la fenêtre, soufflant un dernier "Désolé"... Que faire ? Le laisser partir, bien évidemment. Vous allez être ennemis, l'un de vous mourra, potentiellement de la main de l'autre, puis l'autre mourra à son tour. Quelle vision pessimiste des choses, Samael... Mais tu sais que cela a de très grandes chances de se produire. Tu sais aussi que si tu t'attaches trop à lui, tu seras incapable de le tuer le moment venu. Ce n'est pas une bonne idée, alors il faut que tu le laisses partir. Et pourtant... Tu clignes des yeux, regardant avec stupeur ta main refermée autour de son poignet. Tu ne sais pas comment tu es arrivé là, tu ne t'es rendu compte de rien. Tu te retrouves donc devant le fait accompli : tu t'es levé et tu lui as attrapé la main. Et c'est avec autant de surprise qu'un mot s'échappe d'entre tes lèvres. Un mot, un seul.

-Reste...

Un ordre, une demande, une supplication... Tu ne sais pas comment il va interpréter cela et tu en as un peu honte. Tu as l'impression d'être faible, tu as l'impression... D'être ta sœur, oui. Ta sœur qui aurait fait beaucoup de choses pour que tu restes avec eux, dans votre district. Ta sœur qui te manque affreusement... Tu ne sais pas ce qui te prend. Malgré ses premiers propos, tu as senti qu'il était sincère lorsqu'il te demandait pardon, qu'il était gêné que ses propos aient été mal interprétés. Est-ce pour cela que tu l'as retenu ? Ou est-ce parce que, au fond, tu n'as vraiment pas envie qu'il s'en aille ? Tu ne sais pas. Tu ne comprends pas ce qui t'arrive, tu ne comprends pas pourquoi tu ne parviens pas à le laisser partir, encore moins sur un soupçon de malentendu. Tu ne comprends plus rien. Mais tu le lâches, tu le regardes rester. C'est tout ce que tu veux. C'est tout ce que tu voulais : qu'il reste. Alors, un timide sourire étire tes lèvres... Avant que tu ne te laisses tomber sur le lit, assis.

-Excuse-moi, je réagis au quart de tour... Je... Je n'agis habituellement pas ainsi avec des inconnus, je... C'est nouveau pour moi, je ne fais jamais facilement confiance à quelqu'un d'autre et pourtant, avec toi, c'est tout comme... C'est difficile à expliquer... Mais comprend-moi, si tu avais été à ma place, n'aurais-tu pas mal réagi, tout comme moi ?

Tu essayes tout autant de te justifier que te faire pardonner. Tu ne sais pas par où commencer. Tu ne sais quoi dire ni quoi faire. Tu ne sais pas ce qui se passe. Tu es perdu, paumé, et c'est la première fois que cela t'arrive. Tu sais toujours comment réagir, ou dans les rares cas où ce n'est pas le cas tu improvises à toute vitesse. Cette nuit, il semblerait que ton imagination soit à court de plans de secours. D'un côté, tu n'avais jamais imaginé, même dans tes rêves les plus étranges, de retrouver dans une telle situation : dans ta chambre avec le tribut d'un autre district, à vous disputer après vous être embrassés. Tout cela devient étrange. Incompréhensible. Tes mains glissent un instant dans tes cheveux bruns, avant que tu te relèves, revenant devant lui, posant tes mains sur ses joues.

-Je comprends tes propos, Lyokha... Je ressens aussi ce vide que tu décrivais... Ma sœur et mon père me manquent, mon cousin aussi, les rues trop grises de ma ville, même ces satanés Pacificateurs... Je crois qu'on a tous le mal du pays, Lyokha... Plus encore en sachant qu'il y a moins d'une chance sur vingt-quatre pour qu'on y retourne un jour... Mais je... Pour être sincère... Je...

Tu quoi ? Tu n'oses pas aller jusqu'au bout de ta pensée. Parce qu'elle est très intime, peut-être. Parce que tu ne veux pas la dévoiler n'importe comment, dans n'importe quel contexte. Tu ne sais pas ce qui se passe. Tu hésites, tu le regardes. Tes mains sont toujours sur ses joues. Puisque tu les tiens prisonnières, tu reviens l'embrasser avec douceur. Mais cela évolue rapidement. Tu prends de l'assurance, peut-être un peu trop, pourquoi faut-il que ce baiser devienne plus fougueux ? Pourquoi ? Tu ne sais pas et tu ne veux pas savoir puisqu'il te répond. Ton regard disparaît sous tes paupières tandis que tu prolonges le baiser. Tu te sens bien ici... Une de tes mains se déplace doucement, un peu dans ses cheveux, avant de se caler sur sa nuque. L'autre descend lentement le long de ton corps, glissant sur ses côtes, jusqu'à venir se poser au creux de ses reins. Tu y appliques alors une légère pression, afin qu'il se rapproche un peu plus de toi, que vous soyez collé l'un à l'autre. Tu aimes cette situation. Tu aimes ces frissons qui parcourent ton corps en sentant ses mains s'y déplacer. Vous restez là un instant, jusqu'à ce que tu te recules légèrement, restant presque front à front avec lui. Tu as besoin de respirer, mais pas seulement. Ton regard noir s'ouvre, venant se poser sur lui, sur son visage si près que vos souffles se mêlent... Tu as une phrase à terminer...

-Je me sens mieux quand tu es là... Et tant pis si ça fait vieille technique de drague dépassée depuis longtemps et considérée comme pourrie.

Ce dernier commentaire n'était pas forcément nécessaire, Samael. Non, il ne l'était pas et pourtant tu l'as fait. Parce que tu n'es pas totalement à l'aise, alors tu te réfugies dans tes remarques, dans ce côté non sérieux qui a caractérisé une partie de ta vie, partie très lointaine. Tu viens de lui avouer que sa présence t'apaisait. À présent, s'il veut te rendre ridicule auprès des autres tributs ou du Capitole, tant pis. Ce que tu crains, c'est que ce ne soit pas réciproque et que, bientôt, il t'enverra paître sans prononcer le moindre mot... Ou... Non, tu secoues la tête. Assez de mauvais scénarios. Tu le regardes, attendant un mot, un regard t'invitant à t'approcher à nouveau... Mais finalement tu n'attends pas, lui laissant le choix de te repousser pour parler, pour te faire reculer ou de prolonger le baiser, d'aller bien plus loin cette fois. Parce que tu n'as plus rien à perdre à présent, de toute manière. Plus rien... Sauf ton cœur...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Alyosha Volkov
♆ tell me, would you kill...
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Lun 8 Déc - 22:44

Des baisers. Des caresses. Des frissons. Un moment exceptionnel que tu partages avec lui, ce jeune homme de ton âge que tu connais à peine. Une identité, un district. Un caractère qui te plaît franchement. C'est tout ce qu'il t'a fallu pour risquer ta vie à venir ici ce soir. À s'introduire dans sa chambre. Tu ne comprends pas. Pourquoi est-ce que les choses vont si vite. Pourquoi est-ce que tu te sens aussi dépendant. Pourquoi est-ce que tu penses à lui plus qu'à une potentielle stratégie. Pourquoi, tout simplement. Un millier de questions qui se bousculent dans ton esprit, mais qui te semblent en même temps bien lointaines quand il répond à ton baiser. Tu te sens irrémédiablement attiré par ce garçon. Par son regard sombre, sa personnalité que tu apprends encore à découvrir, par lui, tout entier, tout simplement. Tu ne sais si c'est quelque chose au fond de ses yeux. Ou le grain de sa voix qui résonne particulièrement bien à tes oreilles. Ou peut-être même cette manière dont ses mains tièdes s'alignent sur ta peau de manière si douce. C'est plutôt paradoxal comme sensation. Tu as l'impression de ressentir tellement plus le geste lorsqu'il te frôle, que lorsque tu te coupes accidentellement la main au travail. L'intensité est tellement plus importante... Alors que dans le fond, le geste est bien plus minime. C'est déstabilisant, tout ce qu'il te fait ressentir. Ça l'est d'autant plus de te rendre compte que tu t'attaches à lui, malgré toi, et que tu ne fais rien pour changer cela. Vous feriez mieux de vous ignorer, de vous détester, de vous éviter. Vous en êtes apparemment incapables. Du moins... C'est ce que tu pensais, jusqu'à ce qu'il te pose cette fameuse question. Pourquoi lui. Pourquoi tout cela. Pourquoi ces petites attentions qui se feront bien rares dès votre entrée dans l'arène. Pourquoi, plus simplement. Tu ne connais pas la réponse. Et tu n'es pas bien sûr de pouvoir formuler ce que tu ressens au fond. Pourtant, tu essayes de rassembler tes mots. Parce que au fond, tu veux lui faire plaisir. Tu veux essayer de lui dire ce que tu penses. Sans t'imaginer ou t'inquiéter un instant du total désastre que cela va être, et du point auquel il va mal le prendre. Tes mots t'échappent. Plus vite que tu ne le voudrais. Tu n'en penses pas la moitié, du moins, tu ne l'interprètes pas comme lui. Tu ressens les choses différemment, et les dieux le savent, tu as deux pieds gauches quand il s'agit d'exprimer tes sentiments, tes ressentis. Sûrement car personne ne s'en est jamais vraiment inquiété avant lui. Avec autant de sincérité. Tu t'es donc lancé sans plus réfléchir. Et tu en payes le prix lorsqu'il te jette du lit, qu'il te pousse brusquement par terre. Tu restes assis au sol un instant, alors qu'il te tourne le dos. Non, il ne comprend pas, tu... Tu ne voulais pas le blesser, vraiment pas. Tu voulais juste être sincère mais... Tu es nul bon sang quand il s'agit de tes sentiments. Tu es bon comédien, oui. Et cette faille là, c'est bien une preuve que tu ne joues pas la comédie avec lui. Tu t'es trompé, tu ne voulais pas qu'il le prenne mal. Tu échappes un soupir, te confondant en excuse. Constatant que cela n'a strictement aucun impact sur lui. Tu t'attaches bon sang. Tu t'attaches tellement que tu es peiné de voir que tu viens de le blesser. C'est une expression qui mêle le désespoir et la tristesse qui a remplacé ton habituel petit sourire. Tu es... Désolé. Sincèrement. Mais devant ce silence qui se fait pesant, tu décides de ne pas t'attarder ici. Au fond, c'est peut-être plus judicieux de partir. De commencer à l'oublier. À oublier ce début de tu ne sais quoi qui vous liait. Ça lui évitera bien des souffrances, et à toi aussi. Donc tu te relèves, et c'est résigné que tu souffles une ultime excuse, t'avançant vers la fenêtre. C'était une mauvaise idée. Tout cela n'était qu'une mauvaise idée.

Une mauvaise idée, et pourtant, c'est difficilement et avec regrets que tu franchis la distance qui te sépare de la fenêtre. Jusqu'à t'arrêter subitement. Jusqu'à sentir sa main se refermer sur ton poignet. Ton regard se perd dans le vague un instant, jusqu'à ce qu'il murmure ce petit mot. Si simple et... Si lourd de sens sur l'instant pour toi. Reste. Rien que cela, c'est.. Tu ne pouvais espérer plus. Et si ta raison te dit que tu aurais mieux fait de partir, ton cœur lui, en loupe un battement. Tu te tournes vers lui, les yeux baissés. Encore honteux de ton précédent faux pas. Il retourne s'asseoir sur le lit, et c'est presque difficilement que tu relèves ton regard azuréen vers lui. Écoutant attentivement ses propos. Alors c'est cela ? Il te fait confiance ? Toi aussi, tu lui fais confiance. Plus que tu ne le devrais. Aveuglément même. Et c'est terrible de t'en rendre compte, parce que au fond, sur quoi peux-tu compter à part ton instinct ? Peut-être qu'il te roule depuis le début pour mieux te tuer une fois dans l'arène. Tu n'en sais rien. Et peut-être que tu ne veux pas savoir. Tu préfères y croire, quitte à payer fort le prix de la désillusion. Tu veux y croire. Parce que au fond, c'est devenu une nécessité. Tu en as besoin pour tenir. Parce que tu n'as aucune idée de ce qui va se passer dans l'arène, et malgré les apparences, oui, tu es terrorisé. Tu as peur. Peur de ne plus être. De disparaître. Peur de laisser ta famille derrière toi. Peur de le perdre lui, et de perdre ton humanité en tuant. Tu as peur de devenir un monstre pour t'assurer une survie. Tu as peur de ce que tu vas être capable de faire. D'avoir du sang sur les mains. Tu as peur de tomber face à lui. De subir un dilemme. Tu as peur, oh que oui, tu as peur de tellement des manières. Toutes ces choses qui te rendent à la fois si fragile, si humain, et si fort. Ses mains se ferment sur tes joues et tu reviens doucement à toi, plongeant ton regard dans le sien. Tes yeux faisant d'inlassables allers et retours entre ses deux prunelles. Ses propos te provoquent un triste sourire. Même les pacificateus hein... Dans le fond, il n'a pas tort. Vous avez tous le mal du pays. Les carrières peut-être moins, mais... Même si ça ne fait pas longtemps que tu as quitté ton district, même si c'était un endroit dur physiquement, il te manque oui. Tout te manque. Grimper dans les arbres. Dormir dans les bois. Chasser. Ta famille te manque cruellement aussi. Et tous ces petits détails qui rendaient ta vie là-bas différente de ce que vous avez ici. Pour une semaine, tout au plus... Il ne termine pas sa phrase et tu fronces légèrement les sourcils, ne le quittant pas des yeux. Quoi ? Il quoi ? Tu n'as pas le temps d'en savoir plus qu'il vient t'embrasser, et tu lui réponds sur le même ton. La douceur d'abord. Puis la fougue. Le besoin d'être avec l'autre traduit par tous ces ressentis. S'accrocher comme si sa vie en dépendait – et au fond, peut-être que c'est le cas. Tu fermes les yeux à nouveau et tu te laisses simplement aller, frissonnant quand ses doigts glissent dans tes cheveux ou au creux de ton dos. Tu te rapproches de lui, autant que possible, et tes mains trouvent naturellement sa taille, alors que tu ne penses plus à rien qu'à lui. À ce qu'il allait dire. Au présent et à ce baiser. Il est tout ce qu'il te faut sur l'instant. Et lorsqu''il recule, tu ne peux t'empêcher de suivre un peu le mouvement. De le garder contre toi, un peu plus, quelques centièmes de seconde. Mais il ne te lâche pas vraiment. Son front demeure contre le tien, et tu sens toujours on souffle tiède contre tes lèvres. La chaleur de son corps contre le tien. Tu ne demandes rien de plus. Mais il se décide à terminer sa phrase, et toi, tu ouvres doucement les yeux. Il... Il se sent mieux quand tu es là ? Tu retrouves un léger sourire totalement sincère. Qui mue d'ailleurs à l'amusement en entendant la suite de ses propos. Vieille technique de drague hein... Tu ris légèrement, lui volant un baiser. « Je l'aime beaucoup ta technique pourtant... » Réponds-tu sur un ton plutôt léger, histoire de détendre un peu la situation. Mais tu recouvres rapidement un peu de ton sérieux, glissant une fois de plus une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Comme un tic affectueux que tu as pour lui, il faut croire. Tu attrapes une de ses mains que tu fais glisser le long de ton torse, croisant un peu tes doigts avec les siens jusqu'à atteindre la zone derrière laquelle se réfugie ton cœur. « Je ressens la même chose... » Murmures-tu simplement contre ses lèvres avant qu'il ne vienne t'embrasser une fois de plus.

Et tu lui réponds. Sans hésiter un seul instant, tu lui réponds. Tu fermes les yeux à nouveau, et tes mains passent le long de ses flancs. Une fois de plus, il ne faut pas longtemps pour que votre échange gagne en intensité, qu'il prenne en assurance et que tu en fasses autant. Pourtant, il y a toujours une part de douceur dans tes gestes. Un petit quelque chose qui prouve que tu fais attention à lui. Puis, sans trop réfléchir, tu glisses tes mains un plus bas encore, derrière ses jambes, et tu le soulèves contre toi. Le tout avec une aisance qui pourrait en dépasser certains mais... C'est un poids plume à tes yeux. À côté de toutes ces charges que tu as pu porter, en vingt-trois ans d'existence. C'est ainsi que tu le portes jusqu'à son lit, sur lequel tu le laisses doucement tomber en rompant le baiser un instant, avant de l'y rejoindre, passant au-dessus de lui à quatre pattes. Tu l'observes un moment, plongeant une fois de plus avec plaisir ton regard dans le sien. Ses magnifiques yeux sombres... Tu viens lui voler un baiser, puis tu poses tes lèvres contre sa joue, l'arrête de sa mâchoire, son cou... Et tout en se faisant, tes doigts glissent le long de son torse pour défaire les boutons de sa chemise, un à un. À mesure que sa peau se dévoile, tu déposes tes baisers un peu plus bas, toujours aussi délicatement. Et lorsque tu en as fini avec sa chemise, il ne te faut pas longtemps pour l'en débarrasser, jetant le tissu un peu plus loin. Tu te recules légèrement, lui laissant le loisir de se redresser pour t'enlever ton haut en retour. Tu l'aides un peu et le vêtement disparaît bien vite, dévoilant un teint légèrement halé, tes cicatrices, et une autre petite particularité du nom de tatouage. Oui, certes, les gens tatoués viennent pour la grande majorité des Capitole. Mais au district sept, vous fabriquez le papier. Vous avez accès à l'encre. Et même si ce n'est pas toujours bon ou bien fait... Les tatouages clandestins sont monnaie courante, quoique souvent évités. Tu te souviens de la crise que ta mère t'avait bien disputé en te voyant torse nu, huit petites phrases imprimées sur ton flanc gauche. Elle t'avait rabâché encore et encore des histoires d'infection, les risques, les regrets... Tu t'étais contenté de la rassurer comme toujours. Au fond, qui peut en comprendre le sens, de ces huit phrases ? Qui peut comprendre que chacune d'entre elle représente un membre de ta famille ? Que l'une d'entre elles te représente ? Personne qui ne soit suffisamment curieux. Mais bref, tout ce qui compte sur le moment, c'est lui. Ses mains, ses lèvres, son regard que tu croises par moments... Vos échanges sont tantôt fougueux, tantôt doux, mais pas moins agréables. Il vous arrive de rouler un peu sur le matelas, de froisser les draps... Il vous faut éviter de faire du bruit, même si tu t'imagines que les chambres ici sont parfaitement isolées d'un point de vue sonore. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas cela qui te freine, puisque tu entreprends de lui retirer son pantalon et il en fait autant sans même que tu ne te rendes compte. Trop concentré sur les baisers qui s'enchaînent, sur où tu peux passer tes mains, tester ses réactions...Observer et redessiner chaque parcelle de son corps du bout de tes doigts. Par moments, tu t'arrêtes sur quelques petites cicatrices plus ou moins visible, ou tu frôles celles de son dos de tes mains. Mais une fois de plus, vous roulez et tu te retrouves au-dessus de lui. Toujours perdu à l'embrasser, tes doigts parcourent la longueur de ses flancs jusqu'à atteindre son sous-vêtement. Tu as cette sensation de fièvre, c'est... Terrible. Ça remonte en un frisson le long de ta colonne vertébrale, et tu as juste l'impression de te consumer de l'intérieur. Ce qui est loin de te déplaire, vu comme sans trop réfléchir, tu commences à tirer sur l'élastique de son boxer. Mais quelque chose t'arrête. Sentir ses mains sur les tiennes. Comme preuve d'une certaine hésitation. Ou même d'un refus, qui sait. Tu t'arrêtes immédiatement, te redressant très légèrement, pour juste murmurer quelques mots contre ses lèvres. « Tu... Tu as le droit de dire non, je comprendrais... » C'est une question, mais aussi une affirmation. Tu ne veux le forcer en rien, tu n'es pas de ceux qui insistent. Mais sa réponse tombe bien vite, et elle prend la curieuse forme d'un baiser, t'incitant au passage à continuer. Alors doucement, tout doucement, tu le débarrasses de cette dernière couche de tissu. Le temps de ce baiser après lequel tu viens souffler quelques mots à son oreille. « Je te promet d'être doux... » Quelques mots qui t'échappent. Comme pour le rassurer. Peut-être que c'est ce que tu cherches à faire. À son tour, il agrippe un peu ton sous-vêtement, et tu sens une nouvelle marque d'hésitation. Peut-être que ce n'est pas une bonne idée... Tu ne veux pas qu'il se force, en aucun cas. Mais il semble vouloir aller au bout, alors tu plonges ton regard dans le sien et tes mains glissent le long de ses avant-bras jusqu'à ses mains. Mains que tu guides délicatement, jusqu'à te retrouver aussi nu que lui. Immédiatement, tu reviens à l'assaut de ses lèvres, et la suite... Elle est plutôt évidente non ? Oui. Et tu comptes bien tenir ta promesse. Pour que cette nuit soit inoubliable. Pour avoir une raison supplémentaire de te battre dans cette fichue arène. Une raison supplémentaire d'y mourir, aussi. Mais sur l'instant, tout cela te semble lointain. Seul le goût de sa peau semble compter. Ses doigts emmêlés aux tiens. Ses lèvres contre les tiennes. Vous deux contre le monde. Vous deux jusqu'à la mort.

---o---

Un bruit de porte qui s'ouvre, quelqu'un qui rentre en s'exclamant. Encore dans la brume du sommeil, tu ne fais pas vraiment attention aux propos de l'autre. Et il te faut un temps pour te rappeler d'où vous êtes et de qui vient entrer. Autant que le fait que tu n'es pas supposé être là. Tu te réveilles en sursaut, te redressant au milieu des draps encore étendus sur ton corps. Rectification : vos corps. Rectification deux : nus. Tu es dans la chambre du tribut masculin du district trois. Plus précisément dans son lit. Encore un peu contre lui. Vous avez... De toute évidence passé une nuit assez... Passionnée. Et la personne qui vient de vous réveiller brusquement n'est autre qu'un de ses mentors. L'homme. Il te regarde et s'il pouvait tuer avec ses yeux, tu serais sûrement mort sur l'instant. Il n'était pas censé arriver si tôt. À six heures. Tu avais prévu de t'enfuir avant sept heures, pas plus tôt... Mais tant pis. De toute façon, que peut-il contre toi ? Tu es presque condamné à mort. Et tu aimes ce garçon que tu as enlacé toute la nuit. Il ne peut rien contre cela. Alors tu retrouves un léger sourire insolent sur les bords, et tu le fixes. Tu le fixes sans te soucier de la suite. Mais tu perds bien vite ton sourire en entendant ce qu'il dit. Plus encore, tu fronces les sourcils, peu sûr de comprendre. Minute, quoi ? S'abaisser à cela ? Ça va trop vite pour une stratégie ? Une stratégie. Le mot résonne dans ton esprit, et c'est comme si tu sentais une pointe dans ton cœur, tout à coup. Tu baisses les yeux vers le sol où gisent encore vos vêtements, ce fait n'aidant qu'un peu plus à te rappeler ce qui s'est passé cette nuit. Tous ces mots, ces baisers, ces... Vous êtes allez loin. Très. Vous avez littéralement couché ensembles. Et ce n'était qu'une stratégie... Tu déglutis difficilement et tu te lèves d'un bond du lit, récupérant tes affaires que tu enfiles en vitesse. Une stratégie... Ton sang ne fait qu'un tour, la colère grimpe doucement dans ton système, tu serres au plus fort possible tes mâchoires. Tu... Tu lui as fait confiance. Tu t'es donné à lui. Bon sang, ça ne voulait rien dire tout cela ? Bien sûr qu non, puisque ce n'était qu'une parti d'une stratégie... Pourquoi tu n'as pas été plus méfiant ? Pourquoi tu n'as pas juste gardé tes distances ? Tes mains commencent à trembler alors que tu attrapes ton haut, l'enfilant en vitesse. Le mentor semble jubiler de la situation. Tant mieux pour lui. Pour eux deux. Ils t'auront bien eu, dans le fond... Tu as envie de pleurer. Clairement. De te laisser tomber là pour oublier à quel point tu te sens trahi, sali, blessé. Alors, c'était cela, sa petite hésitation... Il n'était juste plus sûr d'être capable d'aller au bout de sa stratégie ? Ou alors il faisait semblant pour endormir d'autant plus ta confiance ? Tu ne sais pas et tu ne veux pas savoir. Tout ce que tu fais, c'est terminer de fermer tes chaussures, et tu te retournes vivement vers lui, lui collant sans retenue ton poing dans le visage. Et si ça le fait saigner, c'est un plus. « Enfoiré. » Est le seul mot qui t'échappe, avant que tu ne te précipites vers la sortie. Autant passer par la porte, maintenant qu'on vous a grillé. Tu passes près du mentor, tu le bouscules un peu au passage. Mais s'il se retourne pour te retenir, il n'en a pas le temps puisque tu as déjà fui en courant vers l'extérieur de leurs appartements. Tu cours aussi vite que possible, rejoignant ton étage en arrivant presque à bout de souffle. Tu t'engouffres dans vos locaux, ils sont tous au petit-déjeuner, à te regarder avec de grands yeux étonnés. Tu ne fais pas attention à ce qu'ils disent, tu te réfugies dans ta chambre, plus précisément dans la salle de bain. Tu fais couler l'eau de la douche, et tu te glisses dessous, même habillé. Qu'importe dans le fond. Tout ce que tu veux, c'est que son odeur te quitte. Que le souvenir de cette nuit s'évapore. Tu donnerais tant pour revenir en arrière. Mais tout ce que tu fais, c'est pleurer. Pleurer, pour la première fois depuis bien des années. Pleurer de ton malheur, de réaliser que tu as vraiment tout perdu. Et que tu vas finir par te perdre, toi aussi.

---o---

Tu t'entraînes sur le sac de frappe en face de toi. Tu enchaînes les coups de poings et de pieds, avec une force qui en ferait trembler certains. Les coups font du bruit. Autant que la chaîne qui soutient le sac. Mais tu continues, te fichant bien du regard intriguer des autres. Plus rien ne compte de ce qui t'entoure. Sauf ta préparation. Même lui, il ne compte plus. Sale con – penses-tu avec tellement d'élégance, au souvenir de ce qui s'est passé un peu plus tôt ce matin. Là, la matinée est déjà bien avancée. Quelques heures que tu t'entraînes sans relâche, tout en faisant attention à ne pas te blesser. Mais tu te venges sur ce sac comme tu aimerais pouvoir le faire avec lui. Qu'il souffre un peu comme toi, tu as souffert et tu continues à souffrir. Tu t'arrêtes un instant dans ta série, allant chercher ta bouteille d'eau de laquelle tu prends quelques gorgées. Ta gorge se faisait un peu sèche, et tu as besoin de t'hydrater, vu les séries que tu enchaînes depuis tout à l'heure. Tu refermes rapidement la bouteille, t'apprêtant à retourner au sac de frappe. Mais quelqu'un t'en empêche plus ou moins, se rapprochant de toi. T'interpellant. Tu as intérieurement envie de l'envoyer balader, mais tu te tournes par politesse vers cette fameuse personne qui n'est autre que... Samael Tudor. Merveilleux. Tu le détailles de la tête au pied avant de repartir au sac, frappant un peu plus sèchement encore dedans. Tu l'ignores oui, c'est aussi simple que cela. Mais ses propos te font t'arrêter net. Il veut parler ? Il veut que vous discutiez ? Tu te tournes vers lui avec un drôle de sourire en coin, soufflant un peu plus difficilement suite à l'effort répété de ton entraînement. « Alors c'est quoi ? La suite de ta stratégie ? La théorie après la pratique ? » Tu t'es considérablement rapproché de lui entre tes mots. Peut-être pour l'inquiéter. Lui faire comprendre que tu pourrais le briser facilement. Mais il reste là, sans plus bouger. Il reste là te regarder. Parler sérieusement ? Il a pété un câble ou quoi ? Comme si tu allais parler sérieusement avec un type comme lui. Tout ce que tu veux, c'est lui briser le nez, le frapper jusqu'à lui faire passer l'envie de parler. Et non, normalement, tu n'es pas quelqu'un de violent, c'est dire à quel point il t'a fait mal. Ta longue douche et les vêtements secs et propres n'ont pas suffi à effacer le souvenir de ses gestes. Des baisers contre ta peau, de ses doigts dans tes cheveux, de son corps contre le tien. Tu retires les gants de frappe pour les poser un instant, détendant un peu tes doigts endoloris. « Tu faisais moins le type sûr de lui hier soir, quand il a fallu aller au bout de ta stratégie. » Siffles-tu nonchalamment à son attention. Oui, tu aimes jeter des piques. Et tu ne fais rien pour que cela soit discret. Que tout le monde soit au courant, si ça leur fait plaisir, tu t'en fous. Tu n'as rien à perdre. Un court silence s'installe, jusqu'à ce qu'il trouve ses mots. Jusqu'à ce qu'il te réponde. Non, tu n'as pas dit non, en effet. Tu t'es laissé avoir comme un bleu. Il s'éloigne de toi, te tourne carrément le dos pour partir tu ne sais où. Tu serres les dents, rien que d'y repenser. Tu es tombé dans le piège comme un idiot... C'est plus fort que toi, tu ne peux pas laisser ça passer. Alors tu t'avances d'un pas, et tu le bouscules. Fort. Suffisamment pour qu'il perde l'équilibre et qu'il tombe à terre, devant toi. Quelques personnes se retournent, et lorsqu'un encadrant vous regarde, tu lèves les mains et tu hausses les épaules, avec un air innocent. L'air de dire qu'il a trébuché tout seul. Pour faire gage de bonne foi, tu tends même la main à Samael. L'encadrant se détourne et repart sur ses activités, toi, tu attends qu'il te saisisse la main, mais avant qu'il ne soit tenté de le faire, tu appuies avec un de tes pieds sur son genou contre le sol. Et sans la moindre délicatesse, bien entendu. Autant qu'il souffre, au moins physiquement. « Je crois que t'as pas compris. Tu arrêtes de me prendre de haut comme ça. Tu arrêtes d'imaginer que je puisse une seconde de plus pouvoir te tolérer. Les caresses et les mots doux, c'était cette nuit. Je ne suis pas ton ami. Je ne suis pas ton allié. Je ne suis pas plus le type que tu peux baiser parce que ça t'amuse et que t'as peur de crever dans l'arène. Maintenant, dégage de ma vue. » Tes paroles sont crues. Tes mots durs à entendre. Tu n'en as rien à faire. Tu relâches la pression sur son genou et tu t'éloignes, retournant vers le sac. Qu'il s'en aille. Tu ne veux plus le voir. Jamais. Pas même dans cette fichue arène.

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Mirza
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Jeu 11 Déc - 23:19

Il aime beaucoup ta vieille technique de drague pourrie. Ces mots te font très légèrement rougir, sans que tu en prennes conscience. Tu sais te faire charmeur parfois, mais c'est souvent sur le ton de la plaisanterie, jamais sérieusement. Mais tu ne joues à rien cette fois. Tu es plus que sincère et sa réponse te touche plus qu'elle ne le devrait. Samael, tu as l'air d'oublier que vous serez ennemis d'ici une semaine toute au plus, que vous devrez vous entre-tuer, tu ne devrais pas t'attacher à lui. Et pourtant... Tu le laisses faire lorsqu'il remet, une fois de plus, une mèche de tes cheveux bruns derrière ton oreille. Tu as ce même geste affectueux avec ta sœur... Tu ne sais quoi en penser, jusqu'à ce qu'il s'empare d'une de tes mains et la fasse glisser le long de son torse. Vos doigts liés, tu regardes un peu les déplacements de vos mains, jusqu'à ce qu'il s'arrête au niveau de son cœur. Tu sens l'organe vital battre de l'autre côté de sa cage thoracique, malgré les couches de vêtement. Ton regard sombre vient alors se plonger dans le sien, d'azur, alors que ton propre cœur bat un peu plus fort. Il ressent la même chose que toi ? Lui aussi se sent mieux en ta présence ? Lui aussi est... Un sourire heureux étire alors tes lèvres. Tes sentiments sont réciproques. C'est tout ce que tu voulais savoir, c'est tout ce que tu voulais qu'il te dise. Alors, pour toute réponse, tu viens l'embrasser, encore. Ton regard disparaît sous tes paupières tandis qu'il te répond. Tu ne devrais pas, vous ne devriez pas. Vous vous connaissez à peine, vous êtes ennemis, et qu'est-ce qui te dit que lui ne joue pas ? Rien, si ce n'est ton instinct et l'envie d'y croire. Mais cela va trop vite et tu en as conscience, sans pour autant chercher à calmer le jeu, à tout freiner. Vous n'avez plus de temps à perdre. Le comptes à rebours est engagé, la fin se rapproche un peu plus à chaque seconde. Mais tu ne songes pas à cela, parce qu'il t’obnubile. Tu ne songes à rien d'autre qu'à lui qui laisse ses mains passer le long de tes flancs, te faisant frissonner. Tu n'as pas l'habitude de tout cela. Si tu n'étais pas associable dans ton district, tu étais bien souvent très occupé avec tes inventions et ce que les employeurs exigeaient de toi et ton père. Tu n'as jamais vraiment pris le temps d'avoir une relation sérieuse avec quelqu'un, tu n'y voyais pas l'intérêt, encore moins tant que tu te savais susceptible d'être envoyé aux jeux, tout comme l'autre personne. Et là, regarde-toi, tu es tombé pour lui. Il n'a pas suffi de grand chose : un regard, un sourire, quelques mots bien placés et des gestes doux. Tu es tombé, tu le sais. Et en réponse à cette constatation, votre échange gagne en intensité même s'il reste doux, d'une certaine manière. Une de tes mains reste dans ses cheveux, l'autre se baladant plutôt le long de ses côtes, doucement... Jusqu'à ce qu'il passe ses mains derrière tes jambes et te soulève contre lui. Surpris, tu as le réflexe de t'accrocher à lui. Hé bien... Tu as l'impression de ne rien peser entre ses mains, c'est assez déstabilisant. Mais tu te laisses faire, souriant mentalement puisque tes lèvres sont trop occupée avec les siennes. C'est ainsi que tu te retrouves sur ton lit, sur le dos, lui te rejoignant bien rapidement en venant se positionner à quatre pattes au-dessus de toi. Un sourire amusé étire alors tes lèvres tandis que tu glisses à nouveau une main dans ses cheveux...

-J'ai l'impression d'être une fille quand tu fais ça... Et je peux t'assurer que c'est absolument tout sauf le cas. Retiens-le, petit loup...

Petit loup. Il semblerait que tu ais adopté ce surnom pour lui. Petit loup... Cela te fait rire, un peu. Un jeune loup qui semble avoir bien envie de te dévorer, malgré ce dont vous parliez un peu plus tôt. Et ce n'est, finalement, pas si désagréable que cela... Il vient te voler un baiser et, instinctivement, tu accompagnes le mouvement lorsqu'il se recule, cherchant à le retenir ne serais-ce qu'un centième de seconde de plus. Tu ne veux pas qu'il se recule, non. Tu veux qu'il reste pendu à  tes lèvres. Mais il a d'autres projets, très visiblement, puisqu'il entreprend d'ouvrir un à un les boutons de ta chemise tandis que ses lèvres commencent à parcourir ton corps, descendant de ta joue à ton torse, en passant par ton cou. Un frisson parcourt ta peau à chaque fois que ses lèvres se déposent sur ta peau, toujours un peu plus bas. Tu te sens bien, plus que tu n'oserais l'avouer. Tu te sens tellement bien que lorsqu'il finit de te retirer ta chemise, tu en profites pour te redresser un peu et lui retirer son haut, redécouvrant sa peau légèrement hâlée et ces tatouages auxquels tu n'avais pas fait attention dans le train. Curieux, tu laisses tes doigts les frôler sans oser les toucher, te demandant un instant de quoi il s'agit pour lui, avant de la laisser de côté pour t'emparer à nouveau de ses lèvres. Tant pis, tu sauras s'il veut t'en parler, pour le moment tu t'occupes plutôt de ses lèvres, de ce corps que tu découvres un peu plus en laissant tes mains se balader là où elles peuvent aller. Parfois, das son dos, tes doigts rencontrent ces cicatrices que tu avais déjà rencontrées, cicatrices que tu ne connais que trop bien pour avoir les mêmes dans ton dos. Vous roulez de temps en temps, tu te retrouves au-dessus et des frissons parcourent ton dos lorsque ses mains glissent dans ton dos. Tu es aux anges, ou en tout cas c'est l'impression que tu as. Tu te rends à peine compte que vous avez perdu l'un et l'autre votre pantalon. Tu ne fais plus attention à rien, lui seul compte. Tu... Tu ne sais pas comment interpréter tout cela. Mais tant pis, tu te laisses faire, tu fonds sous ses doigts, sous ses baisers, les lui rendant à chaque fois, et en même temps tu as l'impression de te consumer de l'intérieur. Ton cœur bat si fort que tu as l'impression qu'il peut l'entendre. Tu finis par revenir en-dessous. Et là quelque chose bloque. Quelque chose te réveille : ses mains sur ton boxer, commençant à tirer dessus. Instinctivement, tes mains s'emparent des siennes, l'empêchant d'aller plus loin. Non, tu ne peux pas, c'est trop tôt, c'est... C'est... Il ne t'y force pas. C'est étonnant, surprenant, mais cela a le don de te rassurer, d'une certaine manière. Oui, non ? Soudainement, tu n'as plus envie qu'il s'arrête. Tu veux qu'il continue, sans savoir pourquoi. Alors ta réponse vient bien vite sous la forme d'un baiser. Tu l'embrasses, doucement, tendrement. Qu'il continue. Le temps de ce baiser, tu sens alors le dernier tissu qui couvrait ta peau disparaître quelque part au sol. Il te promet d'être doux... Il te promet... Qu'as-tu à répondre à cela ? Pas grand chose. À part peut-être...

-Merci... Et merci de rester...

Deux mercis à la suite. Tu es tellement sincère, Samael. Tellement trop... Tu sais que tu prends le risque de le payer au prix fort, mais que je ferais-tu pas pour plonger ton regard dans le sien, pour sentir ses lèvres sur ta peau et tes doigts dans ses cheveux ? Tu ne sais pas et tu ne cherche pas à savoir. Tu veux que vous soyez à égalité. Alors, avec hésitation, tu agrippes un peu son sous-vêtement, hésitant à le lui retirer. C'est lui qui t'aide à terminer le travail, guidant tes mains tandis que tu e perds dans son regard d'azur. Il te rappelle le ciel d'été, lors de ces journées trop ensoleillées pour travailler, cloîtré entre quatre murs. Toutes de belles journées... Et lorsque vous êtes aussi nus l'un que l'autre, il revient s'emparer de tes lèvres. C'est avec passion que tu lui réponds, fermant les yeux. Tu comptes bien profiter de cette nuit. Tu ne pensais pas trouver une touche de bonheur en ceux lieux auxquels tu te sens déjà trop lié. Tu pensais que tout ne serait que mélancolie et stratégie. Mais non, il est immédiatement devenu ton rayon de soleil, celui qui te fait sourire, celui pour qui tu te sens prêt à te battre, réellement. Il est ta raison de vivre ici, plus que ta famille qui, comme toi, te pense condamné. Aujourd'hui, tu as une raison de te battre : lui. Et peu importe ce que les autres en penseront, cela ne t'affectera pas. Parce qu'il n'y a plus que vous qui comptez, vos doigts entremêlés, vos corps l'un contre l'autre et vos lèvres soudées. Uniquement vous. Uniquement lui.

~~~

Une porte qui s'ouvre brusquement, une exclamation de surprise, et toi qui sursaute légèrement. Quoi ? Tu serres un peu les dents et entreprends de te recoucher, bien confortablement installé sur quelque chose de chaud qui semble s'éveiller aussi... Si ton mentor pouvait se taire et te laisser te rendormir, ce serait fort sympathique de sa part. Mais tu sais que tu ne dois t'attendre à aucune pitié, alors c'est à contre-cœur que tu te redresses un peu, t'asseyant, la moitié basse de ton corps cachée par les draps. Ce n'est pas plus mal d'ailleurs, parce que tu es nu. Rectification : vous êtes nus. Lyokha est encore là, dans ton lit, contre toi et tu lui adresses un tendre regard, le goût de sa peau encore sur tes lèvres... D'ailleurs, tu as bien envie de l'embrasser, lui et son petit sourire insolent qu'il adresse à ton mentor... Tu esquisses d'ailleurs un geste pour venir lui voler un baiser lorsqu'un phrase te fige dans ton mouvement. « Sérieusement, Samael. Tu vas dix fois trop loin pour une simple stratégie. » Quoi ? Simple stratégie ? Tu le regardes, sourcils froncés, ne comprenant pas de quoi il parle sur le coup. Comment cela, une simple stratégie ?

-Mais de quoi tu...

Et là tout te revient en mémoire : le train, la fuite du blond, l'excuse bidon que tu as sortie pour justifier la position dans laquelle on vous avait retrouvé et qui pourrait servir si tu cherchais à le revoir. Une stratégie. Il a balancé ce ot d'une manière totalement banale, comme s'il n'aurait pas de conséquences. Ors de n'est pas le cas et tu le sais parfaitement. Inquiet, tu tournes le regard vers le blond à tes côtés qui se lève d'un bond. Tu ne l'imites pas sur l'instant, abasourdi par l'invraisemblance et le ridicule de la situation. Ton mentor qui a gobé ton mensonge, et lui qui le gobe à son tour... Non, il ne peut pas partir ! Finalement, tu quittes aussi les draps, enfilant en quatrième ton boxer... Et te prends son poing dans la figure. Tu recules d'un pas, de deux, prenant l'insulte de plein fouet. Enfoiré. C'est ainsi qu'il te voit ? C'est ainsi qu'il te considère ? Non, il n'a pas le droit, pas après ce qu'il s'est passé cette nuit, pas après ce que vous avez fait ensemble ! Il ne peut pas tout gober en entier sans le moindre doute ! Bordel, non ! Tu le vois partir et instinctivement tu essayes de le poursuivre.

-Non, Lyokha, attend ! ATTEND !

Mais il ne t'attend pas. Au contraire, il disparaît dans l'appartement réservé au district Trois tandis que ton mentor t'empêche de quitter la chambre en tenue très légère. Tu devrais te laisser faire, le laisser partir et oublier ce qu'il s'est passé. C'est ce qu'il y a de mieux pour lui, pour vous. Si vous vous attachez trop l'un à l'autre, cela vous fera une faiblesse supplémentaire une fois dans l'arène. Sauf que tu ne veux pas qu'il s'en aille. Tu t'agites, tu pousses ton mentor, tu le frappes même, une fois.

-Mais bordel, lâche-moi ! Je ne peux pas le laisser partir comme ça !
-Si, et tu le sais parfaitement ! Ce n'est pas en couchant avec un type qu'on va s'assurer la victoire dans l'arène ! Même si le type en question est un futur adversaire !
-Quand j'aurai besoin qu'on m'apprenne à assassiner des gamins, je te sonnerai Gabriel !


Assassiner des gamins ? Oui, parce que tu sais parfaitement que lui, lorsqu'il était dans l'arène, il a plusieurs fois tué des adversaires non majeurs alors que lui l'était. Dont un pauvre gamin de seize ans, arrivé là pour sa première moisson, pour son plus grand malheur. Tu sais qu'il a honte de ces souvenirs, tu sais qu'il a horreur qu'on le lui rappelle. Et pourtant tu viens de le faire, parce que tu vois rouge. Tu ne pense qu'à une chose : qu'il te lâche et te laisse rattraper Lyokha. Sauf que tu n'en auras pas l'occasion. Au contraire, tu te prends un nouveau poing dans la figure, de sa part cette fois. La puissance du choc te fait reculer, au point que ta tête heurte violemment le mur derrière. Un peu étourdi, tu cesses donc de t'agiter tandis qu'un hématome commence à faire son apparition sur la joue à laquelle le tribut du Sept n'a pas touché. Un vertige t'oblige à rester contre le mur... Lyokha... Que va-t-il penser de toi après ce qu'il vient d'entendre ? Pourquoi a-t-il fallu que Gabriel se ramène ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il tienne de tels propos ? C'est ta faute, tout cela...

-Je te hais... Tu n'avais pas à dire ça... Encore moins devant lui...
-Je n'avais pas à... Samael, arrête, tu ne me feras pas croire que.


Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que tu lui claques violemment la porte au nez et la verrouilles à double tour. Tu le hais pour ce qu'il a fait, pour ce qu'il a dit. Ce garçon, Lyokha, n'est pas n'importe qui à tes yeux. Alors oui certes, c'est trop rapide. Certes le contexte n'est ni idéal ni encourageant pour avoir des sentiments pour quelqu'un. Et pourtant tu en as, raison pour laquelle tu retournes te laisser tomber sur ton lit. Son odeur imprègne encore les draps et tu comptes bien en profiter encore un peu... En fermant les yeux, tu l'imagines encore là, contre toi, ses doigts glissant doucement sur ta peau... Il est trop tard pour le rattraper à présent, tu n'as plus qu'à espérer pouvoir recoller les morceaux un peu plus tard, lorsque vous serez dans la salle d'entraînement... Espérer... Peut-être que ce qui avait commencé comme un rêve finira en cauchemar...

~~~

Depuis le début de l'entraînement, tu n'as pas bougé de l'atelier peinture. Tu joues avec les couleurs, relevant de temps en temps un regard triste vers le blond qui n'a eu de cesse de se défouler contre un sac de frappe. Tu ne sais pas comment aller l'aborder, tu ne sais pas comment lui faire comprendre qu'il ne s'agissait que d'un malentendu. De temps en temps, tu touches ta joue endolorie du bout des doigts tout en essayant de le pas appuyer dessus. Ton styliste est venu en vitesse ce matin pour masquer à grands renforts de maquillage le magnifique hématome qui orne désormais ta mâchoire, là où ton mentor t'a frappé. C'est douloureux mais tu as connu pire, tu connais pire. Ton cœur est plus douloureux que le reste, comme si quelque chose s'était enfoncé dans ton torse, menaçant de percer l'organe vital. Mais ce n'est pas en restant là que tu feras changer les choses. Alors, un soupir s'échappant d'entre tes lèvres, tu te décides enfin à te relever et à venir vers lui, masquant instinctivement cette main droite qui semble être devenue écorce. L'arbre, le bois, ce qui te rappelle son district et la tenue qu'il portait hier à la parade. Il n'est plus à son sac, tu en profites donc. Sauf qu'il t'ignore, retournant à nouveau à son sac. Tu serres les dents, quoi que peu étonné par cette réaction peu engageante. À toi d'être convainquant. Tu le suis donc.

-Lyokha. J'aimerais te parler.

Parler, oui. Mettre les choses au point. Sauf qu'une fois de plus il n'a pas l'air enclin à t'entendre. La suite de ta stratégie ? La théorie après la pratique ? Tu serres les dents, quelque peu blessé par de tels propos. Tu ne recules pourtant pas, même s'il s'est considérablement rapproché de toi pendant qu'il parlait. Tu ne reculeras pas.

-Non, je veux juste parler sérieusement.

Ce n'est pas bien compliqué comme demande, et qu'est-ce que cela lui coûterait ? Quelques minutes tout au plus. Pour lui ce n'es pas grand chose, là où pour toi c'est primordial. Alors qu'il accepte. Qu'il te laisse une chance de t'expliquer ce qu'il s'est passé, de lui faire comprendre que les propos de ton mentor ne reflétaient pas la réalité. Mais non, il continue à te refuser cette simple requête, préférant continuer sur sa lancée. Tu faisais moins le fier hier soir, quand il a fallu aller au bout de ta stratégie ? Tes sourcils se froncent tandis que tu serres les poings. Ce n'était pas à cause de cela. Tu as hésité parce que c'était ta première fois avec un homme. Tu as hésité parce que tu ne savais pas comment t'y prendre, parce que tu ne savais pas comment réagir face à lui. Tu étais sincère, terriblement sincère. Et il crache dessus, il rabaisse tes sentiments au rang de simple stratégie. Tu voudrais le gifler, le secouer, lui ouvrir les yeux, mais tu n'en fais rien. Il y a un temps pour tout, et tu sais que tu ne peux pas exploser ici, en pleine salle d'entraînement sous le regard des autres tributs et des encadrants. Quelques secondes, tu gardes le silence. Continuer à insister ou abandonner la partie pour le moment, le temps qu'il se calme ? Tu ne sais pas, et si tu avais bien l'intention d'insister jusqu'à ce qu'il daigne t'entendre, ses paroles finissent par te faire changer d'avis.

-Tu n'as pas dit non, aux dernières nouvelles...

Tes mots ont beau avoir été murmurés, tu sais qu'il t'a entendu. Et sur tes lèvres se dessine un froid sourire, avant que tu te détournes de lui. Tu as l'impression que, la pointe de tout à l'heure, on l'a enfoncée bien profondément. Tu as l'impression qu'elle a traversé ton cœur de part en part, laissant la plaie ouverte et sanguinolente. Tu as besoin de faire une pause et de raffermir la carapace autour de ton cœur avant de revenir à l'assaut. Alors tu essayes de t'éloigner. Essayes, parce qu'il te bouscule violemment, te faisant tomber au sol. Ton regard noir vient alors le foudroyer tandis qu'il fait l'innocent. Comme si tout le monde allait gober ce mensonge... Tu ne veux pas de son aide, tu ne veux pas de sa main. Tu souffres et c'est de sa faute, tout autant que de la tienne. Enfin, sauf quand il entreprend de venir t'écraser le genou du pied. Une nouvelle fois, tu serres les dents mais tu ne réagis pas, le laissant faire. Arrêter de le prendre de haut, arrêter de croire qu'il puisse te tolérer. Tu n'as jamais pensé que tu pourrais le "baiser" selon ses propres termes. Tu n'as jamais eu de telles pensées, tu en étais même loin. Tu voudrais parler, te défendre, mais tu sens, tu sais qu'il ne t'écoutera pas. Il ne veut pas t'entendre. Il ne veut pas. Alors tu le laisses parler, attendant qu'il s'en aille. Pas une seule fois tu n'as baissé les yeux. Tu n'as pas honte, parce que ses propos ne reflètent pas la réalité. Il finit par s'en aller, tu entreprends alors de te relever... Acceptant avec plaisir cette main que ta co-tribut te tend. Un sourire en guise de remerciement, et tu te détournes, dans l'intention de retourner à ton atelier, quand...

-Hé, le type du Sept ! Ramène un peu tes fesses ici, que je t'apprenne comment je traite les mecs dans ton genre dans mon district !
-Laisse tomber Winter, c'est inutile...


Inutile, oui. Tu ne veux pas qu'elle s'attire des ennuis à cause de toi. Mais sa remarque t'a quand même arraché un sourire plus qu'amusé. C'est vrai qu'elle a un sacré tempérament, la Winter. Tu ne lui avais jamais parlé avant, mais tu en entendais parler par tes amis. Plus particulièrement par ceux qui avaient essayé de l'approcher, de la draguer. Ils en étaient tous revenus avec au minimum la marque de sa main sur la joue. Apparemment, elle avait même réussi à envoyer chez le médecin un type qui avait frappé son petit frère... Un sacré brin de femme, cette belle demoiselle. Oh que oui, un sacré brin de femme... Mais toi, tu as déjà l'esprit ailleurs. Tu cherches déjà comment forcer le blond à t'écouter...

~~~

C'est l'après-midi. Tu es encore à l'atelier peinture, et tu as été rejoint par Malicia, la cadette de ces jeux, du district Dix. La demoiselle te regarde depuis un moment faire des arabesques sur ta peau, et tu as finis par en faire sur la sienne. Résultat, depuis quelques minutes, vous riez en concert, essayant de vous faire les plus discrets possibles. Sociable par nature, tu n'as jamais eu de mal à te lier aux autres et tu sais que c'est un désavantage en ces temps, dans ta position. Et pourtant, tu n'as pas envie de changer. Parce que tu as bien vu qu'elle se sentait seule, perdue, alors tu t'es instinctivement mis en mode grand-frère. Ces derniers moments sont tranquilles, tu es heureux, tu en as presque oublié Lyokha Volkov. Tient, en parlant du loup, tu entends la voix de celui-ci qui hausse d'un tn. Tout comme celle du district mâle du Deux. Arquant un sourcil, tu tournes le regard vers eux... Et constate, avec désespoir, qu'ils sont en pleine dispute. Infernaux. Ils sont infernaux. Et tu ne sais pas comment régler leur différent. Tu ne devrais pas t'en mêler, Samael. Tu devrais les laisser se débrouiller, tant qu'ils n'en viennent pas aux mains. Et pourtant... Ton regard revient se poser sur les pots de peinture. Tu regardes plus particulièrement le pot de peinture rose fluo que tu n'as à aucun moment utilisé. Et un sourire espiègle vient étirer tes lèvres. La demoiselle te regarde avec incompréhension au départ, puis semble vouloir te retenir mais c'est trop tard, tu es déjà debout et t'approches des deux, arrivant derrière le Carrière. Et lorsque tu es suffisamment près... Tu lui renverses le contenu du pot sur la tête. Tu regardes les coulées rose fluo glisser le long de ses cheveux, sur sa peau puis sur ses vêtements, le rendant très... Bisounours. Le silence se fait dans la salle d'entraînement alors que le concerné se retourne, te foudroyant du regard. Et c'est plus fort que toi : tu éclates de rire.

-C'est bien de s'entraîner au camouflage, mais à moins qu'on ait des arbres en barbe à papa, je doute sérieusement que ce rose soit très utile !

Tu es ridicule. Absolument ridicule. Mais tu ris et tu sais que tu n'es pas le seul, tu l'entends. Seulement, il semblerait que l'autre ne soit pas très content que tu lui ais donné un cours de camouflage, étant donné qu'il te frappe. À l'estomac. Tu te plies légèrement en deux sous le choc, mais tu ne cherches pas à te défendre. Cela ne servirait à rien, tu ne ferais pas le poids face à un carrière, ce qu'il est. Alors tu le laisses te frapper une seconde fois, à l'épaule. Tu es prêt à éviter le troisième coup mais l'autre de mange un poing avant. Surpris, tu tournes le regard vers le blond. Ils se battent ? Mais pourquoi ? Il n'en a plus rien à faire de toi, pourquoi ne laisse-t-il pas le Carrière te frapper ? Tu ne sais pas, tu ne cherches même pas à savoir en réalité. Tout ce que tu sais, c'est que s'il est blessé, il sera désavantagé une fois dans l'arène. Alors, oubliant que tu avais décrété que tu ne chercherais pas la bagarre, tu entreprends de les séparer l'un et l'autre, te prenant quelques coups au passage. Mais ce n'est que lorsqu'un encadrant intervient que les deux sont définitivement séparés. Tu as été bien inutile, Samael. Oui, bien inutile. Allez, retourne à ton atelier, laisse-les, laisse-le. Seulement... Tu fais encore une tentative... Une dernière, ne te rendant pas compte qu'en essayant de séparer les deux , le maquillage qui dissimulait l'hématome à ta mâchoire était parti, révélant ce dernier aux autres...

-Lyokha, s'il te plaît... murmures-tu, le regardant.

Peine perdue, il se détourne, il t'ignore. Alors cette fois tu baisses les yeux, ton cœur battant trop fort, douloureusement. Tu ne pourras pas dire que tu n'auras pas essayé. Puisqu'il ne veut pas t'écouter, tu te détournes tristement de lui et retourne à ton atelier, où la jeune Malicia rit encore de ce que tu as osé faire avec le pot de peinture. Sa bonne humeur te redonne doucement le sourire et tu finis par te détendre à nouveau, en sa présence. Et si le couteau continue à remuer dans la plaie que Lyokha a ouverte en refusant de t'écouter, tu commences à élaborer un nouveau plan, une nouvelle approche. Tu iras le voir cette nuit.

~~~

Pour la première fois depuis des années, tu bénis le ciel de ne pas être sujet au vertige. Pourquoi donc ? Parce que tu es un peu accroché à la paroi de l'immeuble réservé aux tributs. Tu es donc accroché là, un peu en dessous du septième étage, évitant de regarder en bas. Il faut que tu restes concentré, le moindre faux mouvement te ferait tomber droit dans le champ de force et si celui-ci te ramènerait à la case départ, tu n'as pas la moindre envie de tomber dedans. Alors tu ravales ton envie de regarder en bas et te concentre sur chaque prise possible. Quand il s'agit de monter, cela ne te dérange pas. Par contre, au moment où il faudra descendre par-là, tu sais que tu auras un très long moment d'hésitation. Ne pas y penser, pour le moment tu montes. Tu as ton objectif en vue : une fenêtre ouverte. Tu le sais, tu y as lancé ta lampe torche allumée et elle est tombée à l'intérieur de la chambre, cela veut dire que tu pourras entrer par là. Il faut vraiment que tu y arrives. Il le faut. Parce que tu dois parler avec Lyokha, à tout prix. Et tant pis si tu te rends ridicule une nouvelle fois, il faut au moins que tu essayes. Mais comment es-tu arrivé ici ? Facile, tu as bloqué le système de fermeture des portes de l'appartement, ce qui t'a permis de sortir sans problèmes. Puis tu es passé par les escalier, jusqu'à être entre le six et le sept. C'est à ce moment-là que tu as commencé à passer par la fenêtre et escalader la paroi. Tu ne pensais pas, tu e pensais plus en être capable. Et pourtant, tu as là la preuve que si, tu peux encore escalader un mur. Il semblerait que ta période dans les rues ait laissé des marques en toi, quelque chose qui te sera pourtant sûrement inutile dans l'arène. Soudainement, quelque chose t’interpelle. Une tête blonde, un jeune homme de ton âge, celui que tu voulais absolument voir... Ton cœur loupe un battement et toi tu manques de perdre l'équilibre, te rattrapant de justesse à tes maigres prises. Ouf. Ne pas te laisser déconcentrer bon sang. Et lui qui te demande ce que tu fais là. Tu lèverais volontiers les yeux au ciel. Tu joues les geckos. Tu prends des photos. Tu vas faire du saut en parachute sans parachute. Non, sérieusement ?

-Je me promène, ça ne se voit pas ?

Non, pas du tout. Tu es plutôt en train de galérer parce que les prochaines prises te semblent bien loin. Tu désespères et petit à petit, tes membres se vident de leur force. Tu vas finir par lâcher prise, si tu ne parviens pas rapidement à ton but. Curieusement, une main se tend vers toi. Il... Veut t'aider ? Tu le regardes tout d'abord, méfiant, ton regard sombre le sondant... Puis tu finis par accepter cette aider bienvenue. C'est avec soulagement que tu arrives enfin dans sa chambre, te laissant tomber au sol quelques secondes, le temps pour tes muscles de se reposer après cet effort que tu leur a imposé.

-Merci... Je commençais à fatiguer, sur ce mur...

Merci, oui. Merci de t'avoir tendu la main alors que ce matin, il aurait plutôt fait l'inverse. Ce matin, il aurait pu te taper, tu es même prêt à parier qu'il voulait le faire. Mais il ne l'a pas fait. Et là, il vient de t'aider. Alors, peut-être que... Peut-être as-tu encore une chance de faire entendre ta voix, de rétablir la vérité. Tes doigts se posent sur ta joue endolorie, sur cet hématome noir que tu n'as pas cherché à dissimuler ce soir. Il faut que vous parliez, avant qu'il n'ait l'idée de te faire sortir de sa chambre et de te renvoyer dans le couloir. Il faut que tu parles, il faut que tu t'expliques. Alors tu te relèves, récupérant et éteignant ta lampe poche au passage. Tu glisses nerveusement une main dans tes cheveux bruns, te mordillant la lèvre, hésitant une seconde...

-Écoute, Lyokha... Laisse-moi parler, laisse-moi t'expliquer ce qu'il s'est passé ce matin. Après, libre à toi de me virer de ta chambre, de ne plus jamais vouloir me parler, mais je veux au moins que tu comprennes ce qu'il s'est passé. S'il te plaît.

Oui, après tu partiras, si c'est ce qu'il veut. Après, vous serez ennemis s'il y tient. Mais tu veux qu'il comprenne que toute cette histoire n'était qu'un malentendu. Tu ne veux pas qu'il s'en aille pour quelque chose de totalement faux. Tu ne veux pas le perdre pour cela. Le perdre... Samael, tu commences à être sérieusement atteint. Tu t'accroches trop à lui. Beaucoup trop. Et il pourrait le retourner contre toi. Mais tu veux être sincère, parce qu'il le mérite. Parce qu'il te faisait confiance hier soir et que tu t'en veux que cette confiance ait été brisée. Tu voudrais le prendre dans tes bras, le serrer contre toi, l'embrasser pour lui demander pardon mais tu n'en fais rien. Non, tu te contentes de le regarder, légèrement mal à l'aise...

-Tu te souviens du train ? De comment mes mentors nous ont surpris ? Après ton départ, je... J'ai cherché un prétexte à leur sortir. J'ai cherché une excuse pour pouvoir venir te parler sans qu'ils ne soient sur notre dos... Et sur le moment, la première chose qui m'est venu à l'esprit et la plus plausible à leurs yeux, c'était de parler de stratégie... Ça ne les étonnait pas de moi, alors ils m'ont cru... Mais ce n'était qu'un mensonge, Lyokha. Je leur ai menti, ce n'était rien de plus qu'une excuse bidon pour pouvoir revenir vers toi... Parce que... Même avec cette seule première rencontre, j'avais envie de te revoir, qu'on se parle à nouveau...

Tu baisses les yeux. Parler à cœur ouvert est difficile. Tu hésites, tu prends des pauses dans tes propos, cherchant les mots justes même si ce ne sont pas toujours eux qui te viennent à l'esprit. Tu essayes d'être le plus sincère possible. Tu essayes de dire les choses telles que toi, tu les vois, tu les ressens. Mais il ne faut pas que tu t'arrêtes là, tu le sais bien. Il faut que tu continues à t'expliquer. Il faut aller au bout et te dévoiler.

-J'ai toujours été sincère... À chaque instant, que ce soit dans mes paroles ou dans mes gestes. J'ai été sincère avec toi Lyokha, et j'aimerais que tu en prennes conscience... Je voulais juste... Je... C'est ma faute, si tu as été blessé par ce que disait Gabriel... J'en ai conscience et j'en suis navré... Je ne voulais pas te faire du mal, je... Je ne trouve plus mes mots... Lyokha. Je tiens à toi. Vraiment, profondément, plus que permis, même si ce n'est pas une bonne idée vu ce qui nous attend. Mais je n'en ai rien à faire, parce que c'est toi qui compte ici. Maintenant, c'est à toi de décider si tu me crois ou pas, si tu acceptes ou non mes excuses. C'est à toi de me dire ce que tu veux pour la suite... Si tu veux que je parte ou...

Tu le regardes, inquiet. Tu te mordilles la lèvre. Si tu ne lui as pas dit que tu étais amoureux, c'est parce qu'il est encore trop tôt pour le dire et même si cela semble être le cas, tu veux attendre d'être sûr. Si tu n'as plus tellement de temps devant toi, il en reste assez, à tes yeux, pour savoir si tu l'aimes ou si c'est autre chose que tu ressens pour lui. Et puis, tout dépend de lui à présent. Si c'est ce qu'il veut, il peut te mettre à la porte et décider de ne plus jamais t'adresser la parole, auquel cas tu respecteras sa décision, le cœur brisé. Mais tu espères, plus ou moins secrètement, qu'il comprendra tes propos et qu'il acceptera tes excuses... Et peut-être ton cœur, que tu commences à lui offrir...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Mar 27 Oct - 20:01

Tu es infâme avec lui, et tu t'en rends bien compte. Mais il le mérite, à tes yeux. Tu es blessé, au plus profond de ton âme. Tu es... Tu te sens trahi. Littéralement. Tu as été doux avec lui. Tu t'es offert, dans vos étreintes charnelles, plus que tu n'aurais pu l'imaginer dans un tel contexte. Et là, tu as juste l'impression d'être passé pour l'idiot de service. Pour un coup d'un soir, rien de plus. Tu as été doux pourtant. Tu as été là pour lui. Tu l'as écouté, tu as fait doucement, tu as fait attention, écouté la moindre de tes envies. Tu t'es effacé pour lui, parce qu'il était tout ce qui importait réellement, et tu n'en avais rien à faire de toi-même. Et là... Rah, tu ne veux même pas y penser. Mais comment, quand il débarque, quand il te demande pour te parler. Tu l'envoies balader une fois. Ça ne suffit pas. Il veut parler sérieusement hein... Tu secoues la tête, revenant frapper dans le sac après quelques propos acides. Tu espères qu'il a bien imprimé tes mots et ta douleur. Rien de tout cela n'est surfait. Tu es blessé, réellement. Tu n'as pas dit non aux dernières nouvelles.. Voilà ce qu'il a à dire pour sa défense ? Il est complètement suicidaire ou bien, de te sortir un tel truc ? Tes poings appuyés contre le sac, tu en regardes le cuir un instant avant de te détourner vers lui, qui emprunte déjà le chemin inverse. Alors ça, s'il pense que tu vas laisser passer... Tu es furieux, et tu viens le bousculer. Il tombe à terre. Tu le regardes, comme d'autres tributs qui se demandent ce qui se passe. Puis tu lui tends la main, comme pour l'aider à se relever, espérant secrètement qu'il ne l'attrape pas. Tu espères lui avoir fait mal, vraiment. Tu viens même appuyer un peu sur son genou avec ton pied. Il a mal. Tu le vois. Tant mieux. Qu'il la ressente, la douleur, cette même souffrance qui fait chavirer ton cœur depuis ce matin. À nouveau, tes propos sont cruels, et reflètent parfaitement ta douleur. Tu espères qu'il mesure l'ampleur des choses. L'ampleur de sa connerie. Toi qui pensais te faire un allier, ou du moins, quelqu'un avec qui traverser cette aventure affreuse... Tu t'es bien trompé. Tu te relâches, et tu t'éloignes, le regard embué. Tu n'as pas envie de pleurer parce que tu es triste. Du moins, pas vraiment ; plus car tu es en colère, tu lui en veux, et tu t'en veux d'être tombé aussi facilement dans son piège. Sa co-tribut t'interpelle. Tu n'y prêtes même pas attention, retournant frapper sur ton sac dont le cuir noir se départit déjà de ses teintes sur certaines zones.

***

L'après-midi. Tu as fait une pause comme tous pour aller manger. Tu n'as adressé la parole à personne, pas même à ta co-tribut qui semble pourtant s'inquiéter de ton état. Tu lui as dit que ce n'était rien, qu'elle devait se concentrer sur son propre entraînement, et que ça irait pour toi. Rien n'est moins sûr. Tu es au top physiquement, ah ça oui. Mais mentalement tu es toujours aussi ruiné. À cause de lui. Ce brun auquel tu n'as accordé que des regards noirs, lorsque ses yeux bruns ont eu le malheur de croiser les tiens, d'un bleu de glace. Bref. Vous êtes de retour à l'entraînement depuis deux heures à peu près. Tu enchaînes les exercices, tu ne travailles pourtant que la force brute et le cardio. Pour toi, c'est hors de question de montrer tes capacités avec une hache ou des tomohawks. Tu préfères garder la surprise. Après tout, si on y réfléchit, quelqu'un qui ne sait pas que tu vises extrêmement bien avec une hache et tout couteau de lancer te craindra moins que quelqu'un qui sait qu'il faut éviter d'être dans ta ligne de mire. Alors tu t'entraînes plus sur la force et les techniques de survie, en ignorant les conseils que tu peux entendre ici et là. Qu'ils te laissent, tous, tu peux te débrouiller, seul. Bref, à nouveau. Tu allais passer sur un parcours d'agilité quand un carrière, le district mâle du deux te bouscule pour te passer devant. Il n'est pas net ou quoi ? Tu ne manques pas de l'interpeller. Il se tourne vers toi, visiblement énervé. Allons donc, il veut se battre ? Qu'il vienne. Tu n'as pas peur de lui, sous prétexte qu'il est carrière et qu'il vient du deux. Les esprits s'échauffent, il te repousse un peu. Tu t'avances d'un pas, et le ton grimpe rapidement.

Pourtant, quelque chose d'inattendu se produit. Le Carrière se retrouve bien vite couvert d'une substance rose fluo que tu devines être de la peinture. Beaucoup d'autres tributs se mettent à rire, et tu fronces un peu les sourcils, avant de constater que c'est... Samael qui a fait ça ? Mais pourquoi ? Il est définitivement suicidaire celui-là. Tu le regardes. Le type du deux en profite pour le frapper, une fois dans l'estomac, une fois dans l'épaule. Non, tu ne peux pas laisser faire ça. Même si tu lui en veux énormément, quelque chose te pousse à intervenir, et tu envoies ton poing dans le visage de l'autre type. Il a eu mal, tu le vois, car il est sonné. Il revient à la charge avec toi, et commence à s'en prendre à ta personne. Tu esquives, tu rends les coups aussi, mais tu les reçois, tout comme lui. Ta lèvre se fend quand elle se trouve entre tes dents et son poing. Tu n'y prêtes pas attention, et bien vite, un troisième individu se rajoute à la rixe. Samael... Mais qu'est-ce qu'il cherche à faire, hein ? Il se récolte un ou deux coups, avant que des personnels de l'organisation n'interviennent, vous séparant pour de bon. Tu respires bruyamment, tout comme l'autre, et tu fais lâcher prise aux organisateurs, t'éloignant un peu. Il a un peu arraché le haut de ta tenue, mais cela relève du détail à tes yeux. Samael revient un peu vers toi, murmurant quelques mots. S'il te plaît ? Tu n'ajoutes rien. La douleur dans ton regard parle pour toi, alors que tu t'éloignes à nouveau de lui, allant chercher ta bouteille d'eau, et un nouvel exercice à commencer. Tu es méchant, tu ne t'en rends pas compte ? Peut-être. Mais tu es aussi vexé, et déçu, et abîmé... Tu ne veux plus lui montrer ton cœur. La prochaine fois ne pardonnera pas, tu le sais.

***

Tu es dans ton lit. Mais tu n'arrives à dormir. Tu regardes le plafond. Tu y as compté tous ces petits motifs que tu trouves particulièrement vilains, mais très tendances selon les goûts du Capitol. Qu'importe. Tu n'arrives pas à dormir, et ça t'agace. Il te faut te reposer, pourtant. Tu échappes un long soupir, quand tout à coup, quelque chose tombe dans ta chambre. Tu fronces un peu les sourcils, et tu te redresses sur ton matelas, pour regarder une lampe torche, allumée, par terre. Mais... Tu n'es pas sûr de comprendre. D'où est-ce que ça sort, ça ? Tu regardes ta porte. Elle est fermée. Tu regardes la fenêtre... Celle-ci est ouverte, en revanche. Oui, ce n'est pas la meilleure des idées, puisqu'il ne fait pas non plus quarante degrés. Surtout que tu es torse-nu. Mais... Tu es tellement habitué au froid qu'ici, tu te croirais sans mal en plein été. Mais, bref. Tu te relèves, tu t'approches de la fenêtre en question. Et en te penchant un peu vers l'extérieur, tu vois quelqu'un sur la paroi de l'immeuble. Tu fronces légèrement les sourcils, jusqu'à ce qu'il redresse la tête. C'est... Lui. Samael. Tu soupires un peu, de désespoir. Quand est-ce qu'il va lâcher l'affaire, bon sang ? Tu serres un peu les dents. Si tu étais un connard, tu fermerais juste la fenêtre. Mais... Regarde. Il prend tous ces risques, pour venir te voir. Ne peux-tu pas envisager qu'il soit vraiment sincère ? C'est ce qui te fait hésiter. Tu lui demandes ce qu'il fait là. Il te dit qu'il se promène. Tu secoues un peu la tête, et tu te penches un peu plus, pour lui tendre une main. Il semble se méfier. Tu n'ajoutes rien. Il fait comme il veut ; soit il attrape ta main et tu l'aides. Soit il préfère lâcher prise, et le champ de force se chargera de la suite. Comme il lui plaira.

Il finit par saisir ta main, et c'est avec une aisance déconcertante que tu le tires vers la fenêtre, l'attrapant par la taille pour l'aider à glisser jusque dans ta chambre. Vous vous retrouvez très proches un instant. Un bref instant. Puis tu le lâches, le laissant reprendre son souffle, ses esprits. Tu le lâches et tu t'éloignes, vers la porte de ta chambre, tes doigts rencontrant le métal froid de la poignée. Allez. Il a fait son cirque, qu'il s'en aille maintenant. Sérieusement Lyokha ? Sa voix te dissuade pourtant d'ouvrir la porte. Que tu le laisses parler ? T'expliquer ? Mais quoi au final ? Le mentor a été très clair. Tout cela n'était qu'une stupide stratégie visant à te rallier à leur cause. Pourtant... Tu marques une seconde d'hésitation, et si ta main ne quitte pas la clanche de la porte, tu te tournes vers lui, plongeant ton regard azuréen dans le sien. Il semble un peu mal à l'aise. Tu l'es tout autant, même si tu le caches largement par ton air indifférent, colérique et neutre à la fois. Tu n'as pas envie de lui crier dessus, ou même de le frapper. Tu es plutôt curieux d'entendre ce qu'il a à te dire. Mais si ça te déplaît... Oui, il quittera cette chambre. Et oui, vous serez ennemis. Même si ça te tord le cœur de penser ainsi. Même si ça te fait mal, rien que d'imaginer ne penser qu'à toi dans cette arène... Il n'y aura qu'un survivant, au final. Et dans une telle situation... Tu te demandes ce qui vaut mieux. Au final, on meurt, dans tous les cas. L'option, c'est juste de ressortir de cette arène en respirant, avec un cœur fonctionnel. Mais pour ce qui est d'être vivant... Aucun d'entre vous ne le sera plus jamais.

Tu devrais le pousser à partir. L'éviter de trop s'attacher à toi, n'est-ce pas ? Au final, même si ça ferait mal, tu le sais, tu devrais refuser de l'écouter et le faire dégager de tes appartements. Mais... Tu as envie d'entendre ce qu'il a à dire. Plus encore, tu as envie d'y croire. Il t'explique donc ce qui s'est réellement passé. Ce qu'il a fait croire à ses mentors pour que vous puissiez vous revoir. Tu ne sais pas s'il ment juste pour t'attirer dans ses filets, ou s'il est sincère. Mais... Il a l'air sincère. Tu veux croire qu'il l'est, en tout cas. À sa manière de parler, de baisser les yeux... il butte sur les mots, et s'il ment, c'est qu'il est excellent comédien. Car tu n'arrives pas à croire qu'il puisse être en train de te mentir. Tu prends doucement conscience qu'il est sincère, et qu'il n'a jamais voulu te blesser, à mesure qu'il se dévoile. As-tu raison de le croire ? Tu n'en sais rien. Mais qu'as-tu à perdre, désormais ? Plus grand chose. Ta famille, oui. Tes amis, ton district. Mais après ? Que tu te trompes ou non par rapport à lui, qu'est-ce que cela changera au final. Il a l'air réellement navré de ce qui s'est passé. Et ta main glisse de la poignée de porte, alors que tu te tournes un peu vers lui. Son regard se fait inquiet, et tu restes un instant sur tes positions, hésitant. Puis, finalement, tu franchis cette distance qui vous sépare. Tu la franchis pour le rejoindre, et te planter juste devant lui. Tu le détailles, dans le silence d'abord. Que devrais-tu dire ? Tu ne sais pas trop. « Je les accepte. » Souffles-tu finalement, avant de venir t'emparer de ses lèvres, tes mains glissant sur sa taille, pour remonter dans son dos. Tu romps ce bref baiser pour venir le serrer contre toi. Tu le gardes tout contre toi, venant murmurer quelques mots à son oreille. « Et je veux que tu restes. » Tu fermes les yeux. Tu veux qu'il reste, oui. Que vous passiez cette nuit ensemble, et les suivantes, jusqu'à la toute fin.

« J'en ai besoin... » Plus que tu ne pourrais l'avouer. Tu as besoin de lui, il est ta raison de te battre ici, en plus de ta famille. Il est tout ce que tu as dans ce Capitole... Il est celui que tu aimes, même si personne n'est certainement en mesure de comprendre à quel point ce qui vous lie est puissant. C'est tout récent pourtant, l'affaire d'une semaine. Mais tu as déjà cette sensation que tu ne pourrais pas te passer de lui, même si tu le voulais. Tu finis par te reculer un peu, pour fermer la fenêtre. Tu veux qu'il reste dormir ici ce soir. En l'attendant, tu files dans ton lit à nouveau, le laissant se déshabiller. Il sait que s'il a besoin de quoi que ce soit, il peut prendre dans les placards ou même te demander ; tout ce qu'il y a ici lui appartient autant qu'à toi de toute façon, c'est à dire pas du tout. Tu attends donc tranquillement qu'il vienne se glisser entre les draps avec toi, et lorsqu'il le fait, tu ne perds pas un instant pour te rapprocher de lui. Non, tu ne comptes pas aller plus loin, ou entreprendre quoi que ce soit... Tu veux juste dormir contre lui cette nuit. Blottis l'un contre l'autre, bercé par le doux rythme de son cœur... Tu ne souhaites rien de plus que cela, enfin une vraie nuit reposante dans ses bras. Tu le laisses donc trouver la position qui lui conviendra, tu t'y adaptes. Tu éteins la lumière à bout de bras, et tu te laisses aller contre lui, dans cette étreinte reposante. « Bonne nuit joli cœur... » souffles-tu dans son cou, fermant les yeux. Il ne faudra pas longtemps pour que tu tombes de sommeil, enfin complet avec lui à tes côtés.

***

Ton regard est perdu dans le vague. Complètement. Tu ne te sens pas bien. Ton cœur bat de plus en plus fort. Tu as à moitié envie de vomir ce que tu as avalé ce matin pour déjeuner. Tu regardes un peu autour de toi, alors qu'ils continuent à installer les tributs dans l'hovercraft qui vous emmènera à l'arène. Il faut que tu arrêtes de stresser. Tu aimerais te dire que tout va bien se passer. Mais ce n'est pas le cas, vous le savez pertinemment. Des vingt-quatre que vous êtes, vingt-trois vont mourir. Cela n'a rien de rassurant. Les carrières sont aussi féroces que les années précédentes, ce qui réduit encore vos chances de vous en tirer. Et quand bien même, de toi ou de Samael, un de vous deux serait le dernier survivant... Tu ne sais pas pour lui, mais pour ta part, vivre en le sachant mort... Tu ne préfères pas y penser. Toutes ces pensées sombres détruisent ton moral. Alors tu fermes les yeux, pour faire le vide, en attendant. Tu fermes les yeux, et tu repenses plutôt à cette nuit. Cette dernière nuit passée tous les deux... La plus belle de toute ton existence, tu peux l'affirmer sans le moindre doute. Vous avez longuement discuté hier. Des jeux, de tout, de rien. Il t'a fait sourire, tu l'as fait rire, et inversement. Vous avez tout oublié, le temps d'une soirée, d'une nuit. Vous avez juste profité. Vous vous êtes enlacés, et vous avez fait l'amour. Avec toute l'attention, toute la passion dont tu as pu faire preuve. Vous vous êtes endormis. Et ce matin, tu t'es levé tôt pour rejoindre tes appartements, comme si de rien n'était. Ton mentor a compris que quelque chose se tramait pourtant. Tu n'as pas cherché à lui cacher la vérité. Il n'a rien dit, vous avez discuté un peu en attendant que ta co-tribut se lève pour déjeuner. Après une bonne douche, vous étiez en route pour l'hovercraft. Mais.. Tes pensées s'attardent un peu plus sur Samael. Et sur ce petit mot que tu lui as laissé avant de disparaître. Tu t'en souviens encore parfaitement. « On se voit tout à l'heure. Je voulais te laisser dormir un peu plus, avant cette grande journée, c'est pour ça que je ne t'ai pas réveillé. Merci pour cette nuit, joli cœur. Je t'aime, déjeune bien, à tout à l'heure. » Pas plus. Mais pour toi qui n'es pas du genre à faire de grandes démonstrations, c'est déjà beaucoup.

On t'attrape le bras pour y injecter une puce. Tu sursautes en sortant de tes pensées, l'opération douloureuse est rapidement passée, tu reviens à toi. Vous voilà partis pour l'arène. Le trajet est rapide. Tu n'as aucune idée d'où est-ce que vous allez vous retrouvez. Qu'auront-ils inventé cette fois ? Une arène de glace ? Un désert brûlant ? Une ville en ruines ? Une immense forêt hostile ? Les possibilités te semblent illimitées. On vous fait débarquer dans un sous-terrain. Chacun rejoint son box avec son styliste. Tu es de nouveau perdu dans tes idées quand Jorah te donne ta tenue pour te changer. Tu reviens à toi et tu attrapes le textile, te déshabillant pour l'enfiler. C'est à ce moment que tu réalises que cette chose est un indice pour l'arène. Jorah te fait une remarque, et tu percutes. Des combinaisons... Il y a fort à parier que vous allez devoir vous lancer dans l'eau. L'eau... Tu repenses immédiatement à ce que te disait Samael hier soir sur l'eau. Il n'aime pas l'eau. Il ne sait pas nager... Oh bon sang. Tu espères sincèrement te tromper, sinon, tu as peur pour lui. Même si tu le sais, tu l'aideras. Quoi qu'il arrive. Si ça doit te retarder, hé bien tant pis. Tu l'aideras, coûte que coûte. Le styliste est en train de replier tes vêtements, et tu respires un peu fort. Tu ne te sens pas bien. Mais ce n'est pas le moment de flancher ; le pire est à venir. Il remarque que quelque chose tombe du tas, et récupère ton pendentif. Tête de loup gravée dans le bois de ton district. Il esquisse un sourire, t'invite à tirer un peu sur le col de ta combinaison, ce que tu fais. Elle te colle à la peau, c'est... Spécial. Bref, il passe le collier de cordelette autour de ton cou, et la camoufle avec le col. Tu esquisses un doux sourire, et tu le remercies. La suite se passe tellement vite qu'elle est floue dans ta tête. Tu rentres dans un tube de verre. Un dernier regard pour Jorah, et on te monte vers un trou de lumière. L'extérieur. Il faut un temps pour que ton regard s'habitue à la luminosité. Tu regardes d'abord en face de toi. L'eau... De l'eau, de partout. Jusqu'à terre ferme qui doit être une cinquantaine de mètres plus loin. Ton regard se tourne immédiatement pour le chercher lui. Samael. Vous êtes tous alignés, et tu ne veux pas risquer de tomber de cette plate-forme qui te ferait exploser. Alors tu reprends ton souffle, et tu établis un plan dans ta tête.

Le compte à rebours est affreux. Tu veux juste que ça finisse. Et que tout cela commence. Tu observes les nombres qui défilent. Cinq. Un dernier regard sur ta droite. Quatre. Bien campé sur tes pieds. Trois. Se vider l'esprit. Deux. Prendre son souffle. Un. Plonger. Mais contrairement aux autres, tu ne plonges pas tout droit, en direction de la plage. Tu plonges derrière les plate-forme, sur le côté, pour ne pas les arrêter dans leur course et au passage leur donner l'envie de te noyer. Tu nages avec aisance, et au plus vite jusqu'à la plate-forme du tribut masculin du trois. Tu ne t'arrêtes pas, jusqu'à venir t'accrocher au bord de sa plate-forme. « Samael. Samael regarde-moi. Ça va aller, je suis là. » Tu lui tends une main. Il ne sait pas nager, et tu devines qu'il n'est pas le seul ; entre ceux qui n'arrivent pas à avancer et un ou deux qui se débattent dans l'eau... Ce n'est pas tout le monde qui a la chance d'apprendre à nager dans son district. Toi, tu as eu cette chance, grâce à l'immense lac du district sept. Mais bref, vous n'avez pas le temps de vous perdre dans vos pensées. Comme vous n'avez pas le temps pour les cours de natation. La corne d'abondance va vite être prise d'assaut, et si vous ne vous empressez pas d'y récupérer quelque chose, vos chances seront très minces d'avoir de quoi vous défendre par la suite. « Je sais que tu as peur. Mais on a pas le temps tu comprends ? On doit se dépêcher Samael. Je suis là, je ne vais nulle part sans toi. Juste, tu dois venir dans l'eau. Je nagerai pour nous deux jusqu'à la rive, j'ai besoin que tu me fasses confiance. » Tu es bon nageur, tu le sais, tu ne lui dirais pas ça sinon. Tu es honnête, profondément sincère. Tu n'auras qu'à l'attraper contre toi, le garder la tête hors de l'eau, et nager à reculons jusqu'à terre ferme. Tu as déjà fait ça, et tu sais que tu peux le faire avec lui. Seulement, il faut qu'il te fasse confiance. Tu dois avoir la certitude qu'il ne va pas se retourner contre toi, et te mettre sous l'eau dans un mouvement de panique. Qu'il ne va pas essayer de te noyer. La panique fait faire bien des choses, quelqu'un qui a peur de l'eau ne doit jamais être abordé de face par cette raison, c'est bien connu. Tu n'as plus qu'à espérer qu'il te fasse suffisamment confiance pour que vous passiez cette première épreuve.

Il prend son temps, mais il finit par le faire. Il se glisse dans l'eau, et tu le rattrapes immédiatement, commençant à reculer. Vous n'avez que cinquante mètres à faire, mais tu sais que ça va être fatigant, puisque tu dois nager pour lui. L'adrénaline compense. Et il est plutôt léger pour toi, alors ce n'est pas si difficile. Entre deux profondes inspirations, tu lui glisses quelques mots. « Quand on arrivera là-bas, tu dois fuir d'accord ? Tu dois fuir au plus loin. Je passerai par la corne pour récupérer ce que je peux. » Tu continues à avancer en attendant. Est-ce que ton plan va tenir la route ? Tu n'en as aucune idée. Tu ne sais pas ce que font les carrières, ce que prévoient les autres tributs. Les premiers ont déjà atteint la plage et se précipitent vers les vivres et les armes. Vous n'en êtes plus très loin, vous. L'instant de vérité approche trop vite. Allez vous passer ce premier bain de sang ? Tu l'espères de tout ton être. « On se rejoindra après. Je te  le jure, on se rejoindra. » Tu aimerais tant du moins. Si tu t'en sors, tu le retrouveras. Même si tu dois faire trois fois le tour de cette arène, tu le trouveras, il le faut. Tu veux l'aider, être là pour lui, l'aider à survivre, à se protéger des autres. Les bois, c'est ton environnement. Les arbres, tu les grimpes sans mal, tu te balades de branche en branche avec aisance. C'est ton milieu. Tu veux qu'il en profite, de ce maigre avantage que vous pouvez avoir sur les autres. Vous voilà à moins de dix mètres de la plage. Ton cœur bat plus vite que jamais. Tu ne veux pas être séparé de lui, mais vous n'allez pas avoir le choix. « Est-ce que ça te va ? » Oui, tu veux parler de ton plan, même si, qu'il dise oui ou non, tu doutes que cela change réellement quelque chose. Quelques maigres mètres encore, et vous aurez pied. Quelques mètres, et il faudra courir pour sa vie.

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Mirza
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MessageSujet: Re: kill or get killed ? (Lyo/HG)   Dim 22 Nov - 17:49

Tu essayes. Il faut qu'il comprenne que tu es sincère, que tu ne voulais pas le blesser, que tu as été sincère la nuit dernière. Il faut qu'il te croit. Il faut qu'il te laisse une chance, c'est tout ce que tu lui demandes. Est-ce trop demander ? Tu n'espères pas.  Mais si c'est le cas, alors tu laisseras tomber. S'il refuse de t'écouter, tu retourneras à ton étage, la mort dans l'âme et le cœur meurtri... Il a déjà une main sur la poignée de la porte, tu n'attends plus qu'il l'ouvre, te mettant dehors. Tu as dit tout ce que tu avais sur le cœur, le reste de votre histoire dépend à présent de lui, et uniquement de lui. Et il s'éloigne de la porte. Il revient vers toi, et tu te mords la lèvre, inquiet et impatient de savoir sa réponse. Tu es debout lorsqu'il arrive enfin devant toi. Prêt à partir. Il les accepte ? Il accepte tes explications, c'est bien ce qu'il vient de te dire ? Tu écarquilles les yeux, incrédule, surpris, plus encore quand il vient t'embrasser, ses mains glissant sur ta taille, dans ton dos, t'arrachant un frisson de plaisir. Tu suis le mouvement lorsqu'il se recule, interrompant bien trop vite ce doux baiser. Il veut que tu restes ? Un sourire étire tes lèvres, éclaire ton visage. Il veut que tu restes. Il en a besoin. Tu l'observes, de ton regard sombre. Et tu lui attrapes le menton, doucement...

-Moi aussi... fais-tu, doucement.

Toi aussi, tu en as besoin. Parce que tu l'aimes. Plus que permis, plus que prévu, plus que toute logique le voudrait. Mais à quoi bon être logique ? Vous allez bientôt mourir, au moins l'un des deux dans le meilleur des cas. Alors pourquoi vouloir prendre son temps ? Pourquoi se poser des questions lorsque la mort frappe déjà à votre porte ? Non, c'est inutile. Il faut profiter de la vie, tant qu'elle court encore dans vos veines. Il s'écarte et tu le laisses faire, l'observant retourner dans son lit. Tu n'hésites pas une seule seconde à retirer tes vêtements, jusqu'à ne porter que ton sous-vêtement. Puis tu te glisses dans ses draps. Tu ne dissimules pas ton bonheur lorsqu'il se rapproche de toi. Tu glisses une main sur sa taille et le rapproche de toi, le collant contre toi. Blottis l'un contre l'autre. Tu te sens à nouveau complet, à nouveau heureux. Tant qu'il est contre toi, tu ne demandes rien de plus. Tu veux juste l'aimer, jusqu'à ce que la mort vous frappe. L'aimer, jusqu'à la fin et plus encore. Tu bouges à deux reprises, cherchant la position la plus confortable. Et lorsque tu la trouves enfin, tu cesses de bouger, le laissant s'installer contre toi. Une de tes mains se pose entre ses omoplates, le bout de tes doigts sur sa colonne vertébrale, son souffle sur ta peau. Bonne nuit joli cœur... Un doux sourire étire tes lèvres.

-Bonne nuit petit loup...

Tu ne sais pas s'il t'a entendu. Peu importe. Tu l'aimes et c'est tout ce qui compte ce soir. Lui, toi, dans le même lit, et rien pour vous séparer. Il semblerait que tu ais trouvé ce qui se rapproche le plus du paradis...

~~~

C'est l'heure du départ. Installé dans l'hovercraft, tu te sens mal. Tu vomirais ton petit déjeuner si seulement tu avais quelque chose dans l'estomac. Tu n'as pas avalé grand chose ce matin. L'estomac noué, la peur au ventre, même discuter avec ta co-tribut n'a pas réussi à te détendre. Pourtant, tu as passé une merveilleuse nuit. Oui, repense à ce que tu as fait cette nuit. Fermant les yeux, tu te remémores les derniers instants passés avec ton cher Lyokha. Une dernière nuit ensemble, la plus merveilleuse de toutes. Vous avez discuté de vos craintes, de ce que vous vouliez ou non pour l'arène, mais aussi de sujets plus joyeux comme vos districts, vos famille, la manière dont il a perdu cette fameuse partie de bataille navale lors de votre première rencontre. Vous avez ri, ensemble, et le sien est gravé dans ta mémoire. En te concentrant, tu eux l'entendre à nouveau, emplissant ton esprit. Vous avez fait l'amour, en conclusion passionnée de cette soirée de rêve. Ton rythme cardiaque accélère, mais cette fois ce n'est pas parce que tu as peur, non. C'est parce que tu es heureux de partir au massacre avec de tels souvenirs. Tu sais qu'il t'aideront à tenir le coup. Tu es heureux, malgré ce qui vous attend. Cela ne durera certainement pas. Sur vingt-quatre, vingt-trois vont mourir dans les prochains jours. Tu ne penses pas survivre à ses jeux, il a bien plus de chances que toi de vaincre les autres. Tu feras tout pour qu'il survive. Tu te le jures. Parce que, de toute manière, tu ne te vois pas lui survivre. L'imaginer, mort, tué par un autre tribut, transpercé par une lame quelconque, son corps recouvert de sang...

C'est sur cette image d'horreur que tu ouvres brusquement les yeux, au moment même où on t'injecte une puce pour te localiser plus tard. Tu reviens à toi, observant les autres tributs. Ils sont pâles, tous. Même les carrières. Allez, ferme les yeux, inspire, expire. Calme-toi. Le temps passe, et tu finis dans un sous-terrain. Tu rejoins alors ton box, échange quelques plaisanteries avec ton styliste tout en enfilant ta combinaison. Minute. Combinaison ? Ils vont vous envoyer dans une arène où l'eau prédomine ? Oh non. Non, non, non, tu ne veux pas d'eau. Tu ne veux pas, tu ne sais pas nager, tu... Ton styliste te calme à l'aide de quelques mots doux, t'encourageant à aller dans le tube. Et dès que tu t'y trouves, tout s’enchaîne très vite.

Le tube te remonte à la surface, le soleil t'éblouit et il te faut quelques secondes pour que ta vue s'habitue à la luminosité ambiante. Et lorsqu'enfin tu peux contempler le décors au sein duquel vous rendrez votre dernier souffle, tu perds ce qu'il te restait de couleurs. De l'eau. Vous êtes en ligne au milieu de l'eau. La rive est à une cinquantaine de mètres de là. Tu vas mourir. Tu ne sais pas nager. Tu vas mourir noyé comme un idiot. Tu ne veux pas. La peur te fait vaciller. Il ne faut pas que tu perdes l'équilibre, tu ne veux pas sauter sur la bombe placée sous tes pieds. Même si ce serait bien plus rapide que de mourir noyé. Non, il ne faut pas. Cinq. De l'eau partout. Quatre. Où est Lyokha ? Trois. Il est prêt à y aller. Deux. Tu fermes les yeux, te vidant l'esprit. Un. Tu repenses à cette fameuse lettre, ces quelques mots trouvés dans ta chambre. Je t'aime. C'est tout ce que tu voudrais entendre maintenant... Zéro. Tu entends les autres plonger, certains avec assurance, d'autres avec hésitation. Tu ne bouges pas. Tes mains tremblent. Tu ne veux pas y aller. Tu ne veux pas mourir ainsi, c'est trop bête. Tu ne veux pas, tu veux te battre, même si tu as peur de l'eau. « Samael. » Ton prénom est prononcé. C'est sa voix, celle que tu voulais entendre, plus que tout au monde. Alors tu ouvres les yeux et baisses ces derniers sur lui, dans l'eau. Il est là. Il est venu jusqu'à toi. Ton cœur bat la chamade. Tu es terrorisé. Mais tu l'écoutes, car sa main est ta bouée de sauvetage au milieu de toute cette eau. Ton regard s'accroche au sien, s'y perdant. Il t'encourage à aller à l'eau. Il dit qu'il faut se dépêcher, qu'il t'aidera. Tu secoues la tête.

-Non, je. Je risque de te faire couler !

La peur te noue les entrailles, mais cette fois ce n'est pas pour toi que tu t'inquiètes. Non, c'est pour lui. Si tu t'agites, si tu le serres trop fort tu risques de le faire couler aussi. Tu ne veux pas signer sa perte, il a une chance de gagner, il faut qu'il la saisisse. Et pourtant il ne part pas. Il reste, il t'attend. Et ton regard se tourne vers la rive. C'est trop loin pour toi, tu te noieras avant. Ton regard se tourne à nouveau vers lui. Il faut que tu te décides, là, maintenant, pas dans dix minutes. Tu le regardes, te mordillant la lèvre. Puis tu t'assois sur le rebord de la plateforme.

-Si je te fais couler, lâche-moi. Compris ?

Ces mots prononcés, tu te glisses dans l'eau, le laissant t'attraper contre lui. Pour ta part, tu t'accroches à lui, mettant toute ta volonté dans le fait de ne pas le serrer trop fort et de ne pas le gêner dans ses mouvements. Tu es mort de peur, mais ta volonté est plus forte que le reste. Inspirer quand tu le peux. Expirer lorsque tu passes sous l'eau. Tu te concentres uniquement sur cela, faisant de ton mieux. Du calme Samael, ce sera bientôt fini, tu seras très vite sur la terre ferme. Sa voix t'arrache à tes pensées, t'obligeant à te concentrer sur ses propos. Lorsque vous atteindrez la rive, tu devras fuir ? Minute. Tu ? Il veut passer par la corne d'abondance ? Non ! Tu ne veux pas ! Mais tu ne peux pas lui répondre. Alors tu te tais, même si ton regard paniqué parle pour toi. Tu ne veux pas que vous vous sépariez, même si tu sais pertinemment que c'est la meilleure chose à faire. Il a une chance de s'en sortir vivant, pas toi. Mais tu as tellement peur pour lui. On se rejoindra après. Tu fermes les yeux. Il a beau te le jurer, tu sais qu'il n'y a aucune garantie qu'il tienne sa promesse. Tu voudrais tant pourtant. Veiller l'un sur l'autre, profiter de vos points forts, vous entraider jusqu'à la fin. Tu veux être avec lui, bon sang. Mais tu n'arrives pas à parler. L'eau fait pression sur toi, bloquant les mots au fond de ta gorge. Plus que dix mètres. Est-ce que cela te va ?

-N. Non !

Non, cela ne te va pas. Mais tu sais qu'il ne t'écoutera pas. Tu sais qu'il faut qu'il tente sa chance. Même si cela te brise le cœur, tu sais qu'il a fait le bon choix. Plus que cinq mètres avant d'avoir pieds. Tu resserres un peu ta prise sur lui. Quatre mètres. Tu as peur. Trois mètres. Il ne faut pas qu'il s'en aille. Deux mètres. Tu as peur pour lui. Un mètre. Tu l'aimes bon sang... Pieds. Tu le lâches, mais le retiens quelques instants par le poignet. Ton regard paniqué se perd dans le sien.

-Attend. Attend, écoute-moi. Je. Tu fais une pause, regardant la forêt. Tu repères un arbre plus haut que les autres, qui semble être assez loin dans la forêt. Tu le lui désignes pendant deux secondes. Je vais aller par-là. Je vais tenter de rejoindre cet arbre. Suit cette direction, une fois que tu as récupéré de quoi te défendre.

Tu sais que tu vas suivre cette direction. Il faudra que tu te caches, mais pas trop non plus, pour que vous puissiez vous retrouver. Cela va être compliqué, mais tu feras tout pour que vous puissiez vous retrouver. Quitte à partir à sa recherche, à t'exposer aux survivants du premier bain de sang. Tu le retiens, encore une seconde.

-Tu as intérêt à me retrouver ! Sinon ce sera moi qui te retrouverai, et je te jure que je t'étranglerai pour ne pas avoir tenu ta promesse !

C'est idiot mais tu n'en as rien à faire. Et, puisque tu y es... Tu viens l'embrasser. Le baiser est bref, vos lèvres mouillées, mais tu y mets toute la passion dont tu es capable. Tu l'aimes. Est-ce votre dernier baiser ? Non, tu espères que non. Allez, il ne faut pas perdre de temps. Alors tu le lâches, à contre-cœur. Et tu le laisses filer. Durant une seconde, tu le regardes partir. Laisse-le. Il a choisi son plan de bataille, à toi de choisir le tien et de le suivre. Alors, tu te détournes enfin et sors de l'eau. Et tu te mets à courir en direction de la forêt. Une lance te frôle. Tu te retournes. Le tribut masculin du dix te suit. Tant pis pour lui. Saisissant ta chance, tu récupères l'arme qui s'était plantée dans le sable et reprends ta course effrénée. L'autre te suit, mais tu es le plus rapide et tu conserves ainsi ton avance. Tu es le premier à atteindre le couvert des arbres.

Mais aussitôt, tu te figes. Il y a de l'eau un peu partout. Encore de l'eau. Toujours de l'eau. Tes phalanges se font blanches autour de la lance. Ce n'était pas une bonne idée de venir jusqu'ici. Mais tu ne dois pas renoncer. Il faut que tu trouves une solution, et vite ! Tu avises un arbre. Tu avais l'habitude d'escalader les murs dans ton district, ce n'est pas un arbre qui te résistera. Alors tu entreprends de commencer l'escalade, espérant te mettre hors de portée. Pas de chance, l'autre arrive avant que tu ne sois hors d'atteinte. Il t'attrape le pied et te fait violemment tomber sur le sol, heureusement un peu mou. Tu manques de peu de t'embrocher sur la lance. Tu es au sol, à sa merci, le souffle court. Il essaye de t'attraper, pour reprendre son arme. Tu roules sur le côté, remarquant qu'un sac à dos se trouve sur ses épaules. Il essaye une nouvelle fois de t'attraper, mais tu es debout et l'esquives agilement. Le second coup porte, par contre et tu sens quelque chose craquer. Tu recules, faisant de ton mieux pour rester hors de portée. S'il récupère sa lance, tu es mort. Seulement, tu ne sais pas manier ce genre d'arme, elle t'es inutile. Tu n'arrives pas à réfléchir, et au lieu de te paniquer, cela ne fait que t'énerver. Jusqu'à ce que tes pieds rencontrent à nouveau l'eau. Tu te figes. Soit tu recules encore et te retrouves dans l'eau, soit tu laisses l'autre te frapper et te tuer. Dilemme. Il est à nouveau prêt à frapper. Lorsque son poing s'approche, tu es prêt. Tu te décales agilement et, emporté par son élan, il te passe à côté, retombant dans l'eau.

Tu t'éloignes aussitôt de lui, bien qu'en le surveillant. Il se relève, crachant de l'eau, et se retourne vers toi. Mais ton regard est attiré par l'eau. Quelque chose bouge, se rapprochant de lui. Il ne faut pas attendre deux secondes pour que le tribut se mette à hurler de douleur. L'eau se teinte de rouge et si tu fais un mouvement vers lui, mais ton geste ne sert plus à rien lorsqu'il disparaît sous l'eau. Tout devient rouge, et une odeur de fer envahi l'air. Tu restes figé, durant une minute. Puis une main remonte à la surface, avant d'être rapidement ramenée sous l'eau par un poisson bleu foncé. Cette fois, tu vomis. Un mort, devant toi, sous ton nez. Tu es malade. Il te faut une autre minute interminable pour que ton estomac soit vide. Il faut que tu te reprennes Samael, rester ici fera de toi une cible facile. Il faut que tu t'enfonces dans cette foutue forêt. Reste en vie, le plus longtemps possible. Le sac à dos du tribut flotte au milieu de l'eau rouge. Ton regard se pose sur la lance. Tu te sers de celle-ci pour le ramener à toi. Le sac dégouline d'eau et de sang, et l'avoir entre les mains t'arrache un haut-le-cœur. Mais tu surmontes ton dégoût, coince la lance dans une des lanières du sac, et entreprend de progresser dans la forêt. Il faut que tu restes en vie, au moins jusqu'à ce que Lyokha te rejoigne.

~~~

Tu as faim. Après plusieurs jours à manger à ta faim, cette sensation n'est guère agréable. Mais tu sais que tu n'auras pas bien longtemps à attendre pour te remplir un peu l'estomac. Fermement accroché au bout d'une liane trempée dans l'eau, se trouve un oiseau que tu as assommé quelques instants plutôt. Celui-ci te sert d'appât pour ta canne à pêche improvisée. Tu déglutis, la lance juste à côté de toi... Et tu glisses l'oiseau dans l'eau. Un remous t'indique que les piranhas sont là. Il ne faut attendre que deux secondes pour qu'une tension s'exerce sur la liane. Aussitôt, tu tires violemment dessus et remonte le poisson, accroché à la proie. Il retombe non loin  et, habilement, tu l'embroches sur ta lance. Et de un. En pêcher un ou deux de plus suffirait pour faire un bon repas. Tu n'auras plus qu'à les faire griller et ce sera parfait. Dans le sac à dos que tu as récupéré hier, il y avait de quoi purifier l'eau, une toile imperméable et une gourde, vide bien évidemment. Tout cela s'est révélé bien utile. Pour le reste tu peux te débrouiller avec la lance et ton imagination. Tu découpes un petit morceau de ton poisson et le piques sur un bout de métal. Tu as cassé la tirette de la fermeture éclaire sur ton bras droit pour t'en servir d'hameçon. Et c'est diablement efficace. Le bout de poisson enfoncé sur l'hameçon bricolé, tu déposes le tout dans l'eau. Cinq secondes plus tard, tu as sorti de l'eau et tué un nouveau piranha. Un gros, d'ailleurs. Tu as de quoi manger.

Tu t'accordes quelques secondes pour laisser ton esprit divaguer. Il faudra que tu expliques à Lyokha comment pêcher dans cette forêt, s'il n'a pas encore eu l'occasion de le faire. Il est encore en vie. Tu ignores dans quel état il est, mais il a survécu au bain de sang. Tu n'as pas vu son visage hier soir, lorsqu'ils ont affiché les morts de la journée. Cependant, il y a eu deux coups de canon dans la journée. Il te faudra attendre ce soir pour savoir qui a été éliminé. Ton rythme cardiaque accélère, mais tu te forces à te calmer. T'inquiéter ne servira à rien, il faut attendre. Tu ne peux rien faire d'autre. Il faut aussi que tu soignes ton nez brisé. Tu t'en es un peu occupé, tu l'as redressé, tu mets régulièrement de la mousse gorgées d'eau froide dessus, mais il reste douloureux. Allez, ne reste pas planté ici, il faut que tu rejoignes la zone où tu as établi, très rapidement, ton camp pour la nuit. Les poissons se retrouvent dans ton sac à dos et tu reprends ta route. Il ne te faut que deux minutes, entre la terre ferme et les quelques zones dans les airs pour éviter de tomber dans l'eau, pour rejoindre l'arbre que tu avais repéré hier matin. Tu n'as pas tellement dormi cette nuit, ce qui fait que tu as pu l'atteindre au lever du soleil ce matin. Tu y as passé la journée, sur le qui-vive, t'organisant aussi pour la suite. Pour l'instant, tu n'as reçu aucune visite mais tu sais que cela ne durera pas. Tu ne t'es absenté qu'une demi-heure mais la nuit commence à tomber. Tu n'as plus beaucoup de temps devant toi si tu veux allumer un feu sans que celui-ci ne soit trop repérable.

Tu n'en as pas le temps. Il te suffit de faire un pas en avant pour te retrouver avec une lame sur la gorge. La lame d'une hache. Tu te figes. Ton poing se referme sur ta lance, retenant avec peine le réflexe de frapper. Tu vas mourir. Tu vas te faire trancher la gorge et te vider de ton sang. Tu commences déjà à te résoudre. Tu vas mourir ici, comme un idiot. Tu demandes mentalement pardon à Lyokha. Pardon de ne pas être là lorsqu'il arrivera. Pardon de mourir aussi bêtement. Tu aurais tant voulu le serrer dans tes bras, lui dire encore combien tu l'aimes, l'embrasser tendrement, passer une nouvelle nuit entre ses bras, l'aimer encore quelques jours, malgré la menace pesant sur vos têtes. Vous aimer, au nez et à la barbe des gens du capitole. Ce ne sera pas possible... Mais tu es prêt. Pourtant, la lame tombe au sol. Surpris, tu tournes la tête et pose ton regard sur le tribut qui te menaçait. Et un grand sourire illumine ton visage lorsqu'il te serre dans ses bras.

-Lyokha !

Ta propre lance tombe au sol et tu te blottis contre lui sans la moindre hésitation. Il est là. Finalement, il est arrivé jusqu'ici sans encombres. Il est là. Tu sens son cœur battre dans sa cage thoracique, le tien bat tout aussi fort. Il a tenu parole. Il t'a retrouvé. Tes paupières se ferment sur ton regard sombre, et tu te détends, enfin dans ses bras. Enfin complet. Tu ne demandes rien de plus, à présent. Il est là et c'est tout ce qui compte pour toi. Pourtant, le bonheur de le retrouver s'éclipse bientôt pour laisser place à de l'inquiétude. Ses vêtements sont couverts de sang. Est-ce le sien ? Tu n'en as pas la moindre idée. Te mordant la lèvre, tu te recules un peu, l'observant de la tête aux pieds. Il ne semble pas avoir de mal à se tenir debout, ni à te serrer dans ses bras. Mais il faut quand même que tu poses la question.

-Est-ce que ça va ? C'est quoi ce sang sur toi ?

Ce n'est pas le sien. Un soupir de soulagement s'échappe d'entre tes lèvres. Il n'est pas blessé. Un poids quitte tes épaules. Il va bien. Que pourrais-tu rêver de mieux ? Tu ne vois pas. Tu n'es pas en aussi bon état que lui, mais ce n'est rien de très grave. Tu survivras. Vous êtes ensemble. Tu retournes dans ses bras et fermes les yeux, heureux. Son corps chaud contre le tien te rassure, et tu commences à te dire que vous avez une chance de faire partie des derniers à mourir, à vous deux. Contrairement aux autres, vous pouvez avoir pleinement confiance en l'autre. Tu sais qu'il ne te trahira pas, et il sait que tu ne le trahiras pas non plus. Un duo soudé. Tu l'embrasses das le cou, avant de reculer, glissant une main dans ses cheveux... C'est à cet instant que ton ventre se met à gargouiller, te rappelant que tu n'as avalé qu'un poisson depuis hier matin. Le rose te monte aux joues, avant de le regarder.

-J'ai deux poissons qui n'attendent qu'à être grillés, dans mon sac. Mais s'il faut faire un feu, c'est maintenant, avant qu'il ne fasse complètement nuit. Tu me donnes un coup de main ? Tu as pu avaler quelque chose depuis le début des jeux ? Tu as pu boire aussi ?

Les questions s'enchaînent, mais c'est parce que tu as de quoi partager un bon repas. Au besoin, tu lui donneras tes deux poissons, tu peux encore tenir un peu sans manger. Ou tu retourneras à la pêche, en gardant un morceau de poisson pour servir d'appât. Sans la moindre hésitation, tu l'entraînes au pied de l'arbre, dans un espace entre deux racines, assez grand pour y tenir dans être visibles de loin. Idéal pour faire un feu et manger sans être dérangés. Mais pour dormir, ce sera plus sûr de vous installer dans les branches. Encore faudra-t-il trouver une branche assez large et résistante pour vous soutenir tous les deux... Mais vous avez encore le temps d'y penser. Vous trouverez une solution, à deux.

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