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 the war outside our door keeps raging on. (war/mae)

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Alyosha Volkov
♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
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MessageSujet: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Dim 23 Nov - 22:07

Tu échappes un long soupir. Sérieusement ? Le paquet de cartes a disparu. Le temps de quelques jours passés sur le front, et voilà que l'une de vos seules et rares occupations s'est faite la malle. Et curieusement, personne n'est au courant de rien. Toi, tu es persuadé que c'est Jenkins qui l'a embarqué, et tu pestes contre ce pauvre type alors que tu fais le tour du feu de camp. La nuit est claire, on peut voir les étoiles là-haut. Pourtant ici bas, il ne fait pas particulièrement chaud. Heureusement que vous avez plusieurs feux de camp pour vous réchauffer le temps d'un repas ou de quelques histoires, juste pour oublier le reste, cette guerre dont vous ne voyez pas la fin et toutes ses atrocités. Une guerre... Il fallait bien que ça recommence un jour où l'autre. Et du haut de tes vingt-trois ans, tu n'as pas vraiment eu le choix, quand il a fallu s'engager. Du moins, certains n'ont pas eu le choix, toi, tu étais volontaire. Certains... On les a arrachés à leurs domiciles pour les envoyer dans les rangs de l'armée. Toujours est-il que cette guerre a fait du mal, et elle continue à en faire. Elle t'en a fait, à toi aussi. À ta famille. Et c'est pour ça que tu continues à te battre, aujourd'hui encore. C'est pour cette raison que tu ne comptes pas céder un pouce de terrain aux autres belligérants. Qu'ils soient vampires, sorciers, lycans... Ils ont tous cette étincelle de surnaturelle qui les laisse souvent penser qu'ils sont supérieurs, d'une manière ou d'une autre. Ton peuple est fort. Peut-être pas le plus résistant d'entre tous, mais mentalement, tu aimes penser que vous valez bien plus qu'eux autres. Tu secoues légèrement la tête, tandis que Danny avec sa guitare rit. « Hé, t'as pas bientôt fini de tourner en rond Lyo ? » Tu hausses les épaules, y faisant à peine attention alors qu'il reprend ses essais. Chacun s'occupe comme il peut ici, en attendant le prochain roulement pour le front. Jouer aux cartes, parier, jouer de la musique, dessiner ou lire. De temps en temps, on vous organise une diffusion de plein air près de la tente de cantine, histoire de vous distraire. Ce n'est qu'un peu de bon temps avant de retourner participer à la boucherie. Mais tu ne te plains pas vraiment, tu t'es fait une raison, tu dois te battre pour ta nation et fin de la discussion. Vous êtes tous plus ou moins résignés à votre destin de toute façon. Pas vraiment prêts à mourir, mais effrayés de vivre demain. Curieux paradoxe de ce temps de guerre.

Tu jettes un coup d’œil au palais à quelques dizaine de mètres d'ici. Là-bas, tu pourrais trouver un jeu de cartes. Même si cela relève de la folie pour certains. Jim a essayé d'aller demander quelque chose l'autre jour, tu ne sais plus trop quoi, mais le domestique à l'entrée l'a envoyé balader presque comme un malpropre. Alors toi, tu sais que si tu dois y aller, ce ne sera sûrement pas par l'entrée principale. Non, tu as un tout autre plan. Et Dan t'observe toujours, et ne tarde pas à reprendre la parole. « Tu vas vraiment le faire ? » Tu hausses les épaules une fois de plus, avant de lui sourire avec insolence. « Tu me mets au défi ? » Ils savent que tu sais faire preuve de culot, et rapidement, les quelques soldats autour de ton feu de camp – soit tes plus fidèles compagnons d'infortune – se tournent et se mettent à rire, échangeant quelques propos te concernant. L'un d'entre eux prend même les paris, et rapidement, quelques billets froissés se retrouvent au fond d'une gamelle vide et propre. Toi-même tu y déposes cinq unités, pariant sur ta propre réussite. « Défi relevé. Je vous ramène ce fameux jeu de cartes. Pas de limite de temps, mais si je le ramène, on partage avec ceux qui ont parié sur ma réussite. » Que tu fais avec un air condescendant très exagéré qui étire des sourires ; non, tu ne te prends pas du tout au sérieux, et ils le savent. Tu récupères donc ton fusil, passant la sangle par dessus ton épaule, ton calot que tu remets sur ta tête correctement. Tu n'es pas vraiment présentable dans ton uniforme de soldat – ressemblant de très près à celui des américains de la seconde guerre mondiale, même si tu ignores totalement ce fait – mais de toute façon, tu ne comptes pas t'attarder au palais, ni même y rencontrer quelqu'un. Non, ce jeu de cartes, tu vas le subtiliser bien discrètement, du moins, c'est ainsi que tu vois les choses. Bref, tu te mets donc en route pour atteinte rapidement le palais. Tu passes sur les deux côtés, attendant un angle où les gardes ne peuvent t'apercevoir. Et une fois que tu es sûr de ton coup et de ton repérage, tu grimpes à la paroi de pierre, t'aidant de divers éléments. C'est que tu es plutôt agile, et c'est depuis tout jeune que tu grimpes dans les rues pour gagner les toits. Alors ce bâtiment ? Un de plus à un palmarès déjà long. Tu atteins rapidement un balcon sur lequel tu te hisses discrètement. Aucune lumière n'est allumée, et c'est plutôt bon signe pour toi. Tu jettes un bref coup d'oeil avant de récupérer ton rossignol dans une de tes poches, pour t'atteler au crochetage de la serrure. Qui se fait assez rapidement efficacement, puisque en moins d'une minute, la fenêtre du balcon est ouverte et tu t'introduis dans la pièce. Un léger sourire victorieux étire tes lèvres alors que tu commences à progresser dans la pièce. Plus qu'à trouver ce maudit jeu de cartes.

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Mirza
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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Dim 23 Nov - 23:07

La guerre. La tension est palpable dans tout l'Empire, sur toute la planète. Des hommes meurent sur le front, des familles apeurées attendent le retour des leurs, espérant que demain tout sera terminé. Même ceux qui ne sont pas touché de près par ces troubles se sentent concernés. C'est ton cas, mais à cause de ton nom. Tu es un Tudor, tu es Samael Tudor, le jeune intendant de l'Empereur et son neveu par la même occasion. C'est toi qui gère le palais et l'emploi du temps de ton oncle et de ses neveux. Tes cousins sont constamment sur les nerfs et tu dois batailler pour leur imposer des pauses détente. Tu les connais, ils seraient capables de péter un plomb si le stress s'emparent trop de leur esprit. Hors ton oncle a besoin de ses fils dans un état opérationnel. Alors tu fais de ton mieux. Tu les protèges, tu les entraînes avec l'aide d'Aaron, tu les mets au lit, tu les bordes même le soir, ce qui te vaut toujours une bataille d'oreillers avec Philip. Tu les gardes dans leur bulle, essayant de les maintenir à l'écart d'une réalité trop cruelle pour leur cœur trop tendre, surtout celui de Léandre. Il faut les protéger pour que leurs choix soient fait par la raison, et non par le cœur. C'est là la première et la plus importante leçon d'un Tudor : toujours écouter la voix de la raison et ignorer celle du cœur, qui amène plus souvent à faire des erreurs qu'autre chose. Et toi, avec tout cela, tu sens ta santé décliner de jour en jour. Tu dors naturellement très peu mais depuis le début de la guerre, tu fais de très nombreuses nuits blanches. En parti parce que tu travailles énormément pour assurer la bonne marche du palais, ensuite parce que la situation t'affecte plus que tu ne veux bien l'avouer et que tu as peur du résultat qui se profile à l'horizon. Combien de morts supplémentaires ces combats feront encore ? Tu ne veux pas le savoir, certains de tes amis ont été envoyé de force au front, d'autres y sont parti de leur plein gré. Tu as peur pour eux. Certains sont revenus les pieds devant, tu crains que ce ne soit le cas des autres. En attendant, après une très longue journée de gestion intense d'un personnel survolté et anxieux au possible, tu gagnes enfin tes appartements. Il faudrait que tu prennes une douche, il faudrait que tu te changes. Tu n'en as pas le temps : tu t'écroules à même le sol et t'endors comme une masse.

Un bruit te réveille soudainement. Tes yeux s'ouvrent brusquement, dans une semi-obscurité. Tu n'as pas besoin de bouger pour comprendre que quelque chose a changé. Il y a un peu plus de lumière, comme si... Comme si une fenêtre avait été ouverte, oui. Ton rythme cardiaque accélère légèrement tandis que tu fais l'effort de ne pas bouger. Des bruits de pas se font entendre, il y a un intrus dans tes appartements. Ainsi au sol, à l'abri derrière une table basse, on ne peut pas te voir. Pour le moment, tu es en sécurité mais cela ne durera pas. Il faut que tu trouves un plan, et vite. Qu'as-tu avec toi ? À part ta ceinture et une dague qui ne te quitte normalement que quand tu vas dormir mais que tu n'as pas eu le temps de retirer... Cela devrait faire l'affaire, si tu as l'effet de surprise pour toi. Alors tu attends, sans bouger. Tu attends que l'intrus s'approche, soit suffisamment près... Et lorsque c'est le cas, tu lui fauches violemment les jambes au niveau des chevilles. Le voilà qui s'écroule, en plein sur la table basse. Tu n'attends pas qu'il reprenne ses esprits, non. Tu t'empares plutôt d'un de ses bras et vient le plaquer face contre le sol, lui tordant le bras dans le dos, un genou faisant appui sur sa colonne vertébrale et, enfin, ta dague venant se poser sur sa gorge. Rapide, précis. Tu n'es pas un Chasseur pour rien, même s'il se débat bien. Tu raffermis ta prise sur son bras.

-De un : tu cesses de t'agiter ou ma lame trouvera facilement ta carotide. De deux : tu vas me dire qui tu es et ce que tu fabriques ici, tout de suite !

Tu attends qu'il parle, qu'il s'explique, n'importe quoi avant que tu puisses faire quelque chose de condamnable. Tu attends, nerveux. Et c'est là, à la lumière d'un rayon de lune, que tu reconnais l'uniforme qu'il porte. C'est un uniforme militaire mais plus que cela : il s'agit de celui de l'armée de Cinis Luna. Cet homme est un soldat de l'empire. Tu es en train de menace un des membres de ta patrie. Le comprenant, ton regard sombre s'écarquille... Puis tu le lâches, dans un profond soupir. Sur ce, tu vas allumer la lumière et papillonnes des yeux une petite seconde, les massant de tes doigts.

-Oh bon sang... T'es timbré toi, c'est pas possible. J'aurais pu te tuer, tu t'en rends compte ? C'était idiot d'entrer par effraction dans mes appartements et me réveiller. Dire que j'avais réussi à m'endormir...

Oui, ce qui te navre le plus, c'est qu'il t'ait réveillé. Tu vas finir par croire que tout le monde veut ta peau, en te faisant travailler au-delà de tes limites et en t'empêchant de dormir correctement... Enfin, toujours est-il que tu prends enfin la peine de détailler le jeune homme en face de toi...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Dim 23 Nov - 23:34

Quelques pas, tu avances de quelques pas dans ce qui semble être un salon. C'est spacieux et sombre. Et vide de toute forme de vie apparemment... Tant mieux. Tu fais encore quelques pas quand soudainement, quelque chose t'attrape par la cheville. Tu n'as pas le temps d'écarquiller les yeux que tu t'écroules sur une table basse, pour mieux te retrouver face contre terre. Un genou contre la colonne vertébrale, un bras douloureusement tordu dans le dos. Tu grimaces, tu ne t'y attendais vraiment pas, et c'est loin d'être agréable ! Tu débats d'ailleurs, parce que qui que ce soit ce type, tu aimerais bien qu'il arrête de torturer tes articulations et qu'il te relâche. Donc tu continues à t'agiter, jusqu'à sentir le métal froid de ce que tu devines être une dague contre ton cou. Immédiatement, tu cesses de t'agiter, sentant tout le tranchant glacé contre ta peau. C'est limite si tu ne t'arrêtes pas de respirer, te concentrant sur ses propos. Trouver ta carotide ? Non merci, tu tiens à conserver l'intégrité de tes quelques litres de sang, et pas mourir pitoyablement à côté d'une table basse, dans le salon d'un Tudor. Franchement, en temps de guerre, il y a bien plus héroïque comme manière de finir que de périr par l'arme d'un compatriote pour un simple jeu de cartes, dans un salon luxueux. « Le livreur de pizza, non mais franchement ! » Siffles-tu entre tes dents. Tu sens la lame qui s'appuie un peu plus sur ta gorge, et tout à coup, tu arrêtes de jouer le plus intelligent. « Ok ok, calmez-vous, je ne suis pas un assassin. Enfin en un sens si, mais je suis de votre côté. Enfin vous avez pigé quoi. » Il y a bien plus élégant comme manière de s'exprimer, sans l'ombre d'un doute. Mais sur le coup, tu penses plus à sauver ta peau qu'à faire dans l'élégance. Prendre des gants pour t'adresser à lui, qui qu'il soit, ne fait clairement pas partie de tes priorités. Tu ne penses pas vraiment à lui décliner ton identité, tout ce qui semble importer, c'est qu'il comprenne que tu n'es pas là pour le tuer, mais que tu es bien un allié, oui, pas un ennemi.

Et au bout de quelques secondes d'un long silence nerveux, il finit par te relâcher pour aller allumer la lumière. Alors seulement tu échappes un long soupir soulagé, te retournant sur le dos pour regarder le plafond. Le sol est presque plus confortable que ton duvet, c'est pour dire. Tu passes une main sur ton visage que tu laisses mollement retomber par terre alors qu'il te traite de timbré. Oui tu l'es, au moins un peu, pour ne pas avoir fui cette fichue guerre. Et être rentré dedans de ton plein grès. Minute... Il se plaint parce que tu l'as réveillé ? Tu fronces clairement les sourcils, un peu révolté intérieurement. « Oh, désolé d'avoir brisé votre petit confort monseigneur ! » Fais-tu un peu ronchon, dégoûté de constater qu'une fois de plus, les grandes familles restent ce qu'elles sont, même en temps de guerre. Tu te relèves, récupères ton calot tombé par terre et le replaces sur ta tête pour lui faire face. Alors seulement, tu prends le temps de l'observer. « Non franchement, je ne voulais pas réveiller sa majesté. » Fais-tu avec une certaine révérence qui pue le sarcasme et l'insolence. Sérieusement, l'autre dort sur un lit tout ce qu'il y a de plus confortable et il te prend la tête parce qu'il va dormir une petite heure de moins ? Ridicule, à ton avis. « Et permettez-moi quand même de vous signaler que tuer un de vos propres soldats aurait été une bourde mémorable. Mais excusable, vu votre nom de famille. Surtout car ledit soldat aurait interrompu votre précieux sommeil. » Roh, mais arrête donc un peu avec ton insolence ! Certes il t'irrite avec son histoire de sommeil, mais est-ce une raison pour être désagréable ? Tu finis par secouer la tête, te contentant juste de le regarder. « Lyokha Volkov, régiment onze, sixième compagnie, unité trois, celle du staff-sergent Casey. Alors je vous en prie, si vous voulez aller vous plaindre, Monsieur... Samael Tudor je présume ? Je ne compte pas vous embêter plus longtemps. Tout ce que je veux, c'est un jeu de cartes. Et des clopes, si vous en avez. Après vous serez libre de reprendre votre douce nuit. » Un léger sourire étire tes lèvres. C'est tout, tu ne veux rien de plus ? Tu peux paraître bien exigeant. Mais qui sait, peut-être que dans quelques jours, tu dormiras au milieu du front, et ce, définitivement.

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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Lun 24 Nov - 0:49

Le livreur de pizzas. N'a-t-il donc rien trouvé de plus spirituel ? Ce genre de blague ne t'amuse pas, pas quand cela sort de la bouche d'un idiot qui a fait l'erreur de s'introduire chez toi en pleine nuit en tout cas. Alors tu appuies un peu plus de ta lame contre son cou, lui faisant clairement comprendre que s'il faut que tu l'élimines, tu n'hésiteras pas une seule seconde. Finalement, la pression fonctionne même s'il ne répond pas à tes questions. Ses propos sont suffisants pour te faire douter de toi, pour te faire hésiter. De ton côté. Tu regardes son uniforme. Il s'agit de celui que portent les soldats de l'empire. À ce moment-là, tu sais qu'il dit vrai. Cet homme n'est pas ton ennemi, au contraire, il est ton allié en ces heures sombres. Ce qui ne t'empêche pas de rester figé quelques secondes supplémentaires, hésitant un peu sur la conduite à tenir... Puis tu le relâches, te relevant et allant allumer la lumière. Quel timbré ce type. Vraiment. Et en plus, il t'a réveillé. Mais il semblerait que ta remarque à propos de ta nuit interrompue ne lui plaît guère. Ses propos puent le sarcasme et l'insolence, ce qui te fait grincer des dents. Par tous les dieux de la Terre, veut-il vraiment que tu casses quelque chose pour te provoquer ainsi. Non, tu n'entreras pas dans son jeu. Tu secoues la tête, posant un regard fatigué sur sa personne sans pour autant avoir l'intention de le laisser parler impunément.

-Je ne vais certes pas sur le front, mais soyez certain que, à ma place, vous ne tiendriez pas vingt-quatre heures. Alors remballez vos sarcasmes. Et je pouvais tout à fait vous tuer : vous êtes entré par effraction dans mes appartements, au sein même du palais impérial, et vous avez votre arme de service avec vous. Cela serait passé pour de l'auto-défense sans le moindre problème.

Tu auras le dernier mot. C'est ainsi que se passent les choses, et pas autrement. Non, c'est faux. Mais tu n'as pas l'intention de te laisser marcher sur les pieds. Tiens, tu as repris le vouvoiement d'ailleurs. Oui, il te fallait le temps de te réveiller, si on peut dire. Enfin, il finit par répondre aux questions que tu lui posais précédemment. Lyokha Volkov, voilà donc quel est le nom du soldat indiscipliné qui est entré dans le palais par effraction. Lorsqu'il prononce ton propre nom, tu hoches la tête, confirmant sa supposition. Oui, tu es bel et bien Samael Tudor. Juste Samael, le cousin de l'Héritier, rien de plus aux yeux de la population. Ton rôle, c'est dans l'ombre des grands que tu l'exerces et cela te convient parfaitement. Tu n'aimes pas être sous le feu des projecteurs, préférant l'obscurité rassurante. Alors, il ne voulait qu'un jeu de cartes et des clopes ? C'est tout ? C'EST TOUT ??? Il t'a réveillé pour d'aussi futiles détails ? Tu serres les dents, essayant de trouver une insulte assez forte pour traduire ton énervement et ton côté révolté, mais rien ne vient. Alors...

-Je ne fume pas.

Autrement dit : qu'il n'espère pas avoir de cigarettes. Pour le jeu de cartes... Tu en as un dans un des tiroirs de ta commode, mais tu n'as pas envie de le lui donner. Pas encore, pas tout de suite. Il l'aura, tu ne refuserais pas un peu de distraction à ceux qui se battent pour l'Empire, mais avant... Il y a autre chose à faire. Il y a mieux à faire. Bien mieux. Même si ton réveil t'a mis de mauvais poil, il faut avouer que tu apprécies l'insolence, jusqu'à un certain point. Il y a peut-être quelque chose à faire avec lui... Peut-être. Tu le regardes, le détailles même. Il semble avoir ton âge, des cheveux blonds en parti masqués par son calot, un regard aussi clair que la glace alors que le tien est aussi noir qu'une nuit sans lune et sans étoiles. Tu te prends à te demander pourquoi ce jeune homme s'est retrouvé dans l'armée. Volontaire ou forcé ? Non, il ne faut pas que tu cherches à savoir. Ton cœur ne doit pas s'attendrir, tu as déjà de nombreuses sources d'inquiétude. Moins tu connais les soldats, meilleures seront les décisions prises, du moment qu'on garde en tête le facteur humain. Durant une longue minute, ton regard ne quitte pas son corps, son visage, ses traits... Puis tu te détournes et va fouiller dans ta commode. Il ne te faut pas très longtemps pour trouver ce qu'il cherche : un paquet de cinquante-deux cartes. L'ayant en main, tu te retournes alors vers lui, un sourire espiègle étirant tes lèvres...

-Et voilà le jeu de cartes. Seulement, Volkov, vous l'aurez à une seule et unique condition : me battre aux cartes. Je vous laisse le soin de choisir le jeu, bien évidemment.

N'importe quoi Samael. Tu veux jouer aux cartes, alors qu'il y a encore quelques instants tu étais bien heureux dans les bras de Morphée ? Oui. Que ce soit clair : tu n'es pas le plus doué aux cartes, Philip est mille fois plus fort que toi et te bat à tous les coups. Cela n'empêche pas que tu es capable de faire un bon adversaire, lorsque tu le veux vraiment... Pourquoi fais-tu cela ? Parce qu'il a du culot et cela te plaît. Alors tu veux en savoir plus, et quoi de mieux qu'un bon jeu de cartes pour se faire une idée de la personne qu'on a en face de nous ? À part quelques galipettes – ce qui n'aide pas toujours d'ailleurs et n'est pas ton genre – tu ne vois pas. Allez, à lui de choisir le jeu, tu distribueras les cartes en fonction. Tu as hâte de voir ce que cette partie va donner...

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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Lun 24 Nov - 16:49

Remballez vos sarcasmes. Non mais pour qui est-ce qu'il se prend ? Ça y est, monsieur a été troublé dans son sommeil, il devient désagréable au possible ? Tu ne t'attendais pas à être accueilli avec des fleurs, mais son respect aurait été la moindre des choses, sachant que tu fais partie de ceux qui risquent leur vie tous les jours pour éviter que l'empire ne finisse en ruine. Toi, tu vas continuer à combattre pour les protéger, tandis qu'il se pavane dans sa tour d'ivoire. Oh, tu ne dis pas, gérer des emplois du temps doit être un vrai calvaire. Mais de là à te parler ainsi, sérieusement ? Tu ne perds pas ton petit sourire insolent, loin de là, il s'en voit renforcé. Tu es presque outré qu'il ose dire que tu ne tiendrais pas vingt-quatre heures. Ah ça non, tu es loin d'être un bureaucrate, mais que lui vienne en tenir quarante-huit sur le champ de bataille et vous en reparlerez. Tout ce que tu lui offres, c'est un regard froid et dénué d'intérêt. Puis, pour ce qui est de te tuer, il s'enfonce le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, il n'en a aucun droit. Tu as certes franchi les lois pour rentrer ici, mais en temps de guerre, les petits écarts sont permis. Tuer un homme, c'est autre chose, encore plus quand il est originellement là pour vous défendre. Tu échappes un soupir, avant de reprendre la parole avec un calme terriblement serein. « Bien sûr, mais pour votre gouverne, mon arme n'est pas chargée, je vois mal comment est-ce que mon meurtre aurait pu être considéré comme cas de simple et légitime défense. Et si j'avais voulu vous tuer, vous ne pensez pas que je m'y serai pris autrement ? Non, franchement, c'est ridicule. » Et il n'a aucune idée de la personne qu'il a en face. S'il veut parler de droits et de crimes, qu'il se lâche, car s'il l'ignore – et si cette entrée par effraction n'est pas très légale – tu étais flic avant d'atterrir dans les rangs de l'armée quand cette guerre a éclaté. Alors il veut jouer sur les mots ? Tu l'attends de pied ferme.

Bref, tu ne perds pas de vue la raison de ta venue ici. Jeu de cartes, et accessoirement des cigarettes si ce n'est pas trop demander à monseigneur. Oui oui, son histoire de sommeil t'est bien restée entre la gorge, tu peux le dire. Bref, apparemment tu l'as énervé, et tant mieux, il le mérite. Tout ce que tu veux, c'est un jeu de cartes et ces fichues clopes. Après il sera libre de retourner dormir et rêvasser à tu ne sais quoi. Il ne fume pas. Ah ça, c'est merveilleux mais... Tu t'en fiches tu veux quand même des cigarettes, même s'il doit aller en demander à un de ses sous-fifres. Puis, il te doit bien ça honnêtement. Mais tu échappes un autre soupir, levant les yeux au ciel. « Bien sûr, vous êtes trop parfait pour ça. » Fais-tu ironiquement. Tu devrais ravaler un peu de ton insolence jeune homme, mais tu n'y arrives pas. Le silence s'installe suite à ta remarque, et tu te rends compte qu'il t'observe. Mais vraiment. Comme un morceau de viande. Un morceau de viande qui commence à se poser des questions notamment ; chez qui suis-je encore tombé. Tu le regardes d'un œil avisé, naturellement méfiant, quoique assez détendu. Le brun pique un peu ta curiosité, tu dois bien l'admettre. Grognon quelques minutes auparavant à cause de son réveil express, désormais à t'observer comme il le fait... Tu captes son regard un instant, avant qu'il ne se détourne pour aller chercher... Le jeu de cartes. Un sourire identique au sien, espiègle, étire tes lèvres alors qu'il se tourne vers toi avec les cartes. Quoi ? Il veut que tu le battes pour remporter le paquet ? Tu étouffes un éclat de rire sarcastique. Alors là, il ne sait pas contre qui il joue. « Ok. Ça me va. Vous savez jouer au poker ? Trois parties, pas plus, pas moins. » Sa réponse est positive alors tu hoches légèrement la tête. Tant mieux. Tu le suis vers une table, n'importe où vous pouvez être un peu à plat et tu le laisses battre et distribuer les cartes, le regardant attentivement faire, quelque fois qu'en glisser une dans sa manche ne lui prenne. Les cartes sont donc distribuées, la première partie se déroule assez rapidement vu que vous n'êtes que deux à jouer. Partie qu'il emporte, tu dois le reconnaître. On reprend les cartes, on les redistribue. Cette fois tu joues un peu plus finement et tu commences un peu à bluffer. C'est assez flagrant, juste quelques expressions sur ton visage qui peuvent laisser penser que tu n'as pas de bonnes. Et vu comme ça se voit, tu te doutes bien qu'il va se dire que tu bluffes, que tu fais semblant d'avoir de mauvaises cartes. La réalité, c'est que tes cartes sont vraiment mauvaises. Et oui, c'est de la psychologie inversée. Résultat des courses, tu gagnes cette partie. Et vous entamez donc la dernière. Tu sais que tu dois trouver une autre stratégie, sinon, ce sera trop flagrant. Alors cette fois, tu restes neutre, et tu te contentes de jouer avec la chance. Celle-ci te sourit peu, quand tu récupères tes cartes. Rien d'intéressant, même avec ce qu'il y a sur la table... Tu plonges ton regard dans le sien un instant, réfléchissant à la meilleure option. Puis, tu décides de prendre le risque de perdre, et ça te réussit puisque tu gagnes. « Et voilà le travail, on dirait que je peux repartir avec ces cartes. » Fais-tu avec un large sourire, les rassemblant rapidement avant de les glisser dans le paquet que tu mets rapidement dans ta poche. Sa remarque t'arrache un sourire bien plus sincère au passage. Lui ramener en mains propres ? Tu le voudrais bien. Et comme tu ne te sens pas vraiment de faire cette promesse, tu préfères jouer la carte de l'ironie. « Oh, n'y comptez pas trop, je l'aurais revendu avant. » Un petit clin d'oeil plus charmeur que tu ne le voudrais. Attends quoi ? T'es sérieux ? Lui ? Tu ne sais pas trop ce qui t'a pris, tu t'es sûrement un peu emballé. Toujours est-il que tu lui fais un salut militaire plus ou moins réglementaire avant de t'approcher du balcon. « Sur ce, passez une bonne nuit, Monseigneur-12-heures-de-sommeil-pas-moins. » Et ceci dit, tu glisses souplement de l'autre côté du balcon pour te rattraper aux pierres, entreprenant de descendre en vitesse pour rejoindre tes collègues.

---o---

Les Tudor en visite sur le camp militaire. Génial. Plusieurs essayent de faire bonne figure en rangeant un peu mieux le bazar constant qui règne ici. Toi, ça ne te fait ni chaud ni froid. Tu ne changes pas le moins du monde d'attitude, continuant plutôt à t'occuper des chevaux de l'écurie improvisée. Et là, tu ne t'occupes pas de n'importe lequel, non. Tu t'occupes du tien. Et c'est avec précision que tu coupes presque au millimètre sa crinière en brosse. Ledit cheval vient d'ailleurs d'attraper une des brosses et secoue la tête de haut en bas avec l'objet entre ses dents. Qu'est-ce qu'il peut être agité ! Tu ris un peu avant de récupérer l'objet et de le jeter dans le seau avec les autres, flattant au passage l'encolure de l'équidé. Et voilà qui est parfait. Tu repasses soigneusement le peigne dans ses crins sombres, démêlant au mieux le moindre nœud. C'est à ce même moment que les voix deviennent murmures autour de toi et que tu arques un sourcil. Tu te retournes, t'apprêtant à sortir une bêtise. Mais tu ne dis rien en voyant les Tudor arriver. Tu hausses un peu les épaules et tu continues à t'occuper de ton cheval jusqu'à ce qu'ils arrivent à ta hauteur. Alors seulement tu retrouves un curieux sourire et tu accordes un regard à Samael, avant de reprendre, d'un air totalement jovial. « Mais qui voilà, Samael Tudor. Seriez-vous tombé du lit ce matin ? Ou bien vous êtes déjà venu récupérer vos cartes ? » Ceci dit, tu retournes à l'étalon, continuant attentivement ta tâche tout en t'intéressant plus ou moins aux Tudor. Oui oui, tu es capable de faire deux choses en même temps. Et non, tu ne considères ni l'empereur ni son fils ni son neveu comme les autres, comme des personnes extraordinaires. Leur sang vaut certainement plus que le tien, et après ? Ils n'ont pas de deuxième cœur ou de troisième poumon. Ils ne sont que des hommes, comme vous. « Ou bien vous êtes là pour nous annoncer qu'il y a besoin de renfort sur le front et vous annulez nos temps de repos. » Tu hausses un peu les épaules. Avant de te tourner vers lui, plongeant ton regard dans le sien. « Ou alors. Juste pour vous assurer que je suis encore en vie ? C'est trop d'honneur si c'est le cas. » Tu bats des cils un bref instant avant de soupirer, revenant à ton occupation principale. Et à nouveau, tu siffles cette berceuse que tu connais si bien, te concentrant sur ton cheval, et rien d'autre. S'ils ont besoin de toi, ils te sonneront, et puis c'est tout.

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Mirza
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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Mar 25 Nov - 0:44

Tu apprécierais qu'il se taise. Sincèrement. Tu n'es pas censé savoir que son fusil n'est par chargé, et tu te fais la réflexion que, à part pour assommer quelqu'un, se promener avec une arme à feu vide n'est guère d'une grande utilité. Tu penses toujours, toi, qu'on aurait bien pu prendre cela pour de la légitime défense face à un intrus apparemment armé s'étant introduit par effraction chez toi. Tu te serais rendu compte trop tard qu'il n'y avait aucun danger mais un jury comprendrait ta réaction. Enfin, tant pis, tu hausses les épaules, n'étant pas d'humeur à tergiverser sur ce point. Qu'il t'explique enfin ce qu'il te veut. Un jeu de cartes et des cigarettes ? Rien que cela ? Tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au plafond, plus que désespéré. Uniquement cela. Mais tu ne fumes pas et tu n'iras pas déranger les membres du personnel pour apporter un paquet de clopes à un intrus que n'importe qui aurait envoyé passer la nuit au cachot, histoire de lui apprendre qu'on n'entre pas impunément chez les Tudor. Et il continue sur son insolence : tu es trop parfait pour fumer. Non, tu fais simplement attention à ta santé. Pas de cigarette, presque pas d'alcool, beaucoup d'exercice. On t'a élevé ainsi, dans l'optique de toujours être dans la plus grande forme possible et donc pouvoir protéger ta famille. Mais aujourd'hui tu ne t'en sens plus capable, parce que chaque jour qui passe vient ajouter une nouvelle dose de fatigue sur tes épaules, te faisant un peu plus ployer à chaque instant. Mais oublie donc un peu ta fatigue. Tu le détailles quelques instants puis vas chercher le paquet de cartes que tu conserves dans tes appartements... Et lui déclare qu'il aura le paquet s'il te bat. En soi, tu sais que ce ne sera pas bien difficile étant donné que tu es loin d'être un pro à ces jeux. Mais il faut bien que tu joues le jeu. Si tu sais jouer au poker ? Vu toutes les parties de Stip poker que Philip a trouvé le moyen de provoquer...

-Bien sûr que je sais jouer au poker. Et trois parties, cela me convient parfaitement. te contentes-tu de répondre.

Sur ce, vous vous installez sur la table basse sur laquelle tu l'as fait tomber quelques instants plus tôt, tu répartis les cartes sans tricher, et la première partie commence. Tu n'as pas le meilleur jeu qui soit mais ta tentative de bluff fonctionne suffisamment longtemps pour remporter cette première partie. La seconde, c'est lui qui la remporte. Une partout. La dernière sera donc décisive. Et il la gagne. Tu n'es pas mauvais perdant, alors tu le laisses s'emparer des cartes qui lui reviennent à présent. Il va partir, retourner sur le front, risquer sa vie pour sa patrie alors que toi, tu vas rester bien sagement au sein même du palais impérial. Tu te sens mal. Alors, avant qu'il ne s'éclipse, quelques mots t'échappent.

-Vous devrez venir vous-même me le rendre à la fin de cette guerre.

Tu ne sais pas pourquoi tu as prononcé ces mots. Tu ne sais pas pourquoi tu veux qu'il revienne vivant de cette guerre mais si vous savez l'un comme l'autre qu'il y a peu de chances que cela se produise. Peut-être est-ce parce que tu as un grand cœur et que rencontrer ce soldat t'a rappelé ces amis partis au front. Parce que tu te souviens de ceux que tu as perdus. Tu le laisses te répondre sur le ton de l'ironie, ne voyant pas son clin d’œil charmeur, tu le laisses faire sa révérence militaire, hochant simplement la tête... Et esquisse un sourire désespéré lorsqu'il s'enfuit. Monsieur-12-heures-de-sommeil-pas-moins. Non, sérieusement, quand tu dors trois heures tu es content... Ce qui ne sera pas le cas cette nuit. Tu refermes la fenêtre donnant accès au balcon et, au lieu d'aller dormir, va plutôt te chercher un gros dossier que tu as volé à ton oncle et entreprend de tout décortiquer, à la recherche d'une information utilisable pour faire cesser cette guerre.

~~~

-Sérieusement Mae. Je continue à penser que tu aurais dû rester au palais et te reposer. Regarde-toi, tu tiens à peine debout ! Je suis sûr que si je te pousse...

Évidemment, Philip, ton cousin, appuie ses propos en te poussant. Sauf que, contrairement à ce qu'il voulait prouver, tu ne t'écroules pas au sol. Il ne voit pas que ta jument t'aide à rester en position verticale, heureusement. Et puisque tu ne tombes pas, tu en profites pour capturer son poignet et l'empêcher de se retirer. Un peu derrière, tu entends Léandre rire légèrement mais tu ne le regardes pas. Celui que tu observes, c'est ton cousin, ton presque frère, celui qui te connaît mieux que quiconque et pas encore assez, malheureusement.

-Même si j'étais à l'article de la mort, je pourrais encore te botter les fesses alors garde tes mains loin de moi. Ok, petit poulain ?

Ce surnom qu'il déteste le fait profondément bouder tandis que toi, tout comme le frère de l'Héritier, vous éclatez de rire. C'est ainsi que, suivant ton oncle, vous arrivez devant l'écurie plus ou moins improvisée du camp militaire. Ton oncle doit faire un discours pour galvaniser les troupes, tes cousins étant ses fils, ils avaient pour obligation de venir. Quant à toi, tu es l'Intendant Impérial mais aussi et surtout, tu as pour mission implicite de protéger tes cousins au péril de ta vie. Partout où ils iront en dehors du palais, tu te devras d'être là. Tu reportes ton attention sur les soldats autour, cherchant une tête que tu pourrais reconnaître, mais rien... Jusqu'à ce que ton regard accroche sur une tête blonde que tu as eu l'occasion de rencontrer, quelques temps plus tôt. Le blond semble aussi te reconnaître d'ailleurs puisqu'il sourit... Et te demande si tu es tombé du lit. Ta jument hennit de mécontentement et tu sens Philip se tendre à tes côtés. Toi, tu es trop fatigué pour réagir. Cette dernière, tu n'as guère dormi plus de cinq heures. Ton corps est au bord de la rupture, tu te gaves de café et de sucre pour tenir le coup, mais tu doutes que ce soit suffisant encore bien longtemps. Tu secoues donc doucement la tête, sans répondre pour le moment. Mais l'autre continue. Annuler leur temps de repos ? Il n'en a jamais été question à ta connaissance. Ou alors, tu venais pour t'assurer qu'il est encore en vie ? Tu arques un sourcil, le regardant un peu étrangement. Il se prend au sérieux ou bien... Tu voudrais dire quelque chose mais sur le coup, Philip te devance.

-Hé, le soldat. Vous êtes prié de garder vos remarques concernant mon cousin.
-Laisse donc passer Philip, ce n'est rien...
-Tu vois ? Tu ne te laisserais pas marcher sur les pieds si tu n'étais pas malade !
-Tu sais ce qui me rend malade ? Toi.
fais-tu, si bas que lui seul peut t'entendre.

Et là, tu vois ton cousin pâlit. Parce qu'il sait que, quelque part, c'est la vérité. Tu n'as pas la patience nécessaire pour l'écouter te faire la morale, encore et encore. Tu aimerais juste que, pour une fois, ton cher cousin cesse de se comporter comme un gamin couplé au dernier des idiots et prenne ses responsabilités d'Héritier. Il en est capable, il n'en a juste pas envie. Tu le laisses se retourner vers le blond, tu sais qu'il va reprendre là où tu les as interrompus. Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres. Plus loin, tu vois ton oncle en grande conversation avec le responsable de ce campement. Tant mieux, plus il est loin, moins il y a de risques pour qu'il remarque que son fils aîné se fourre encore dans le pétrin. Seulement...

-Mae, je t'en prie, sépare-les !

Surpris par cette demande, tu te tournes vers les deux jeunes hommes... Et constate sans grande surprise qu'ils sont en train de se battre. Dans la boue. Oui oui, dans la boue et pas seulement. Ahem. Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres et tu t'avances vers eux. Ils n'ont pas l'air de faire très attention autour d'eux puisque tu te prends bien vite en poing perdu dans l'estomac. Le coup te fait violemment expulser de l'air et tu es obligé de prendre une pause... Avant de froncer les sourcils, les attraper l'un l'autre par le col et les séparer de force. Quelques mèches brunes en désordre viennent retomber sur ton visage.

-Mais quel âge avez-vous tous les deux ? Philip, tu devrais avoir honte de toi ! Et je te laisse le soin de t'expliquer avec ton père ! Quant à vous Volkov...

Tu le regardes, ton regard sombre se faisant indéchiffrable... Et sans sommation, sans lui laisser le choix non plus, tu l'attrapes et l'entraînes avec toi un peu plus loin, là où vous ne pourrez pas être vus par le reste de la famille impériale. Lorsque c'est enfin le cas, tu le lâches et t'appuies légèrement sur tes genoux. Tu as l'impression que cette dernière dépense d'énergie t'a totalement vidé. Mais tu relèves bien vite les yeux vers lui.

-Je ne sais pas si je dois vous en vouloir pour avoir frappé mon cousin – ce qui serait normal soit dit en passant – ou simplement vous remercier de laisser enfin une occasion à mon oncle de réprimander mon cousin. Et de me reposer un court instant, par la même occasion...

C'est un sourire amusé qui étire tes lèvres, illuminant ton visage épuisé. Tu devrais lui en vouloir, c'est vrai. Mais en réalité, tu estimes que ce n'est pas plus mal que ton cousin soit un peu confronté à la réalité et aux citoyens de l'Empire. Au palais, les serviteurs ont tendance à s'écraser en sa présence, seule sa famille et Aaron, votre professeur de combat, se permettent de lui tenir tête et, surtout, de le réprimander. Pourtant tu sais qu'il n'a pas mauvais fond, Philip est quelqu'un de très gentil, de passionné, de travailleur, mais seulement quand il veut. C'est là son défaut : il n'agit que quand il veut. Alors, face à ce que le blond vient de faire, un tout petit mot t'échappe :

-Merci...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Mar 25 Nov - 23:01

Les autres te désespèrent, tu dois bien l'admettre. À agir comme si c'était l'événement du siècle, franchement.. Ce n'est là que la visite de quatre types sur des chevaux, ils sont peut-être à la tête de l'empire, ça ne change rien. Vos amis continuent à mourir sur le front pendant qu'ils ne prennent pas les bonnes décisions. Tu ne peux pas les blâmer de cette guerre, c'est sûr... Mais tu te méfies. S'ils viennent pour vous demander d'en faire plus, alors qu'ils prennent les armes pour se battre à vos côtés. Tu es à peine surpris de voir Samael avec eux. Mais une fois de plus, ça ne te fait ni chaud, ni froid. Tu restes avec ton cheval, à t'en occuper soigneusement, balançant quelques mots que tu ne penses pas vraiment. Juste histoire de te faire remarquer comme toujours. Et aussi un peu de montrer que toi, tu ne te contentes pas de faire profil bas face à eux. L'Empereur est déjà plus loin, donc tu ne fais que t'adresser à Samael et... Philip, l'héritier. Léandre lui est légèrement en retrait. Mais tes mots eux, ne sont que pour Samael. Celui à qui tu dois un jeu de cartes. Tu jettes un bref coup d'oeil aux deux autres, sans plus. Ils ne t'intéressent pas vraiment, en réalité. Mais apparemment, l'un d'entre eux a du mal à tolérer tes propos. Soldat ? Garde tes commentaires pour toi ? Tu échappes un éclat de rire peu discret avant de secouer la tête, soutenant sans mal le regard de ce type. Tu as une réplique qui te démange, mais Samael prend le relais avant puisqu'il répond à son cousin. Lequel répond encore... Décidément. Tu en reviens simplement à ton cheval, ignorant les deux jusqu'à ce que celui qui se prénomme Philip ne se décide à reprendre la parole. Pour te provoquer de toute évidence. Peut-être qu'à la base, ce n'est pas dans ce but qu'il te parle, mais c'est ainsi que tu le reçois. Tu ignores totalement ce qu'il raconte, insolent au possible. Et quand il a fini sa petite tirade, tu daignes enfin lui montrer un peu d'attention. « Arrêtez de m'appeler soldat. Ce galon, là, j'ai travaillé pour l'avoir ok ? Je suis sergent. S-e-r-g-e-n-t. Mais qui pourrait vous blâmer de ne pas connaître les grades, c'est vrai, ce n'est pas comme si vous étiez soldat et que vous y connaissiez quelque chose sur l'armée ou la guerre. » Tu soupires légèrement et tu en reviens à la crinière de ton équidé. Un bref silence se fait entendre. Juste avant qu'il ne te réponde. « Que veux-tu, il y en a qui sont faits pour commander. Les autres... » Pas besoin de le regarder dans les yeux pour comprendre ce qu'il veut dire. Alors c'est ça ? Il se croit plus fort, meilleur, plus important que le premier d'entre vous ? Tu fronces légèrement les sourcils. Préférant le silence à l'insulte. Et tu reposes tes ciseaux sur le tabouret, t'approchant du cheval de cet héritier un peu trop pédant à ton goût. Ta main passe sur son encolure, glisse jusqu'à son tapis... Et en quelques secondes à peine, tu envoies violemment ton poing dans le visage de son propriétaire. Une fois qu'il se retrouve à terre, tu l'observes, avec ce même mépris qu'il semble utiliser sans modération. « Répète pour voir ? » Tu as abandonné le vouvoiement. Et la suite, hé bien... Elle est simple, il se bat. Tu te bats avec lui. Vous échangez quelques coups, cherchant à tirer l'autre par terre, s'y retrouvant par moments. Alors là, il va regretter ses mots. Clairement. Et oui, tu t'en fous que ce soit l'héritier, clairement.

Quelqu'un finit par vous séparer. Tu fronces les sourcils, mais en croisant le regard de Samael, tu n'insistes pas plus. Tu te laisses même entraîner plus loin, encore sur les nerfs. Il peut te dire ce qu'il veut, tu t'en fiches bien désormais.  L'autre n'avait qu'à pas te considérer comme il l'a fait. Il a eu ce qu'il méritait, point. Et tu es... plus que surpris quand Tudor se montre de ton avis. Enfin, il pèse le pour et le contre mais il te... Remercie d'avoir remis son cousin à sa place ? Heu... Tu ne sais pas trop comment prendre la chose. Alors pendant un instant, tu ne dis rien. Tu es littéralement en bug parce que c'est loin d'être logique. Tu t'attendais plutôt à ce qu'il demande à voir ton supérieur, à ce qu'il te frappe, te... Tu passes une main dans tes cheveux, pas tellement sûr de comprendre. Mais tu ne vas pas chercher plus loin. Alors tu hausses légèrement les épaules. « Heu... De rien ? » Fais-tu simplement, dans la plus grande politesse. Qu'il ne prenne pas ça pour de la provocation ou quoi que ce soit, c'est juste sincère. De rien oui. Tu ne t'attendais pas à ce qu'il te remercie et... Bref. Tu te rends compte qu'il n'a pas l'air très en forme. Il a même l'air épuisé. Tu réfléchis un peu, repenses à ces affaires de sommeil. Dans le fond, peut-être qu'il a vraiment besoin de sommeil. Peut-être qu'il n'arrive pas à dormir aussi. Naturellement et avec cet altruisme que tu as toujours eu en toi, tu te penches un peu vers lui. « Vous voulez... Vous asseoir deux minutes ? C'est juste que vous n'avez pas l'air très en forme. » Et toi, tu dois aller te changer, accessoirement nettoyer ton arcade droite qui saigne à cause de ta petite altercation. Tu ouvres donc la marche jusqu'à la tente de ton unité qui n'est pas si loin, le laissant y rentrer à ta suite. Le confort est plus que sommaire. Mais c'est toujours mieux que de dormir par terre. Tu lui attrapes une chaise que tu poses non loin, allant pour ta part chercher des vêtements secs et propres dans ta malle. Un uniforme qui ne soit pas couvert de boue tout du moins. Puis tu t'empresses de te changer, laissant tes affaires sales par terre le temps d'enfiler ce que tu as de propre. Tu n'as rien à cacher non, tu as juste froid. Que peut-il bien voir à part ta peau pâle ? Quelques rares tatouages et cicatrices, rien de plus. Tes dog tags qui déclinent identité, matricule, compagnie et tout le bataclan. Ce bracelet qui ne quitte jamais ton poignet, une double lanière de cuir, sur laquelle sont suspendus deux petits pendentifs de bois ; la tête d'un loup et un geai en vol. Présent de ta sœur qui ne t'a pas quitté depuis des années maintenant. Tu fermes brièvement les yeux en y repensant, avant de te concentrer sur lui à nouveau. « Vous avez donc vraiment des difficultés pour dormir ? » Et tu veux bien le croire. Celui qui dort sur ses deux oreilles en ces temps de guerre... Tu ne le connais pas. Tu enfiles ton haut, ta veste d'uniforme que tu refermes vite. Puis, tu vas récupérer une petite boîte de bois dans ta malle de soldat. Tu l'ouvres et parmi les fioles multicolores et autres petites boîtes, tu récupères un sachet que tu lui tends. « Tenez. C'est au moins aussi efficace qu'un somnifère, si ça ne l'est plus. Puis, ça n'en a pas les inconvénients. Ça vous aidera juste à vous endormir, les effets s'estompent très rapidement donc vous ne serez pas sonné à votre réveil. » Tu ne sais pas si tu rêves, mais tu sens un peu de réticence à l'idée de prendre ce qui lui donne. Après tout, qu'est-ce qui dit que ce n'est pas un poison mortel ? Rien. Juste toi et ton envie de toujours aider. « Rien qui vous rendra malade, vous en avez ma parole. Juste des racines séchées et quelques fleurs transformées en granulés. » Secret de famille, s'il veut en savoir plus. D'aussi loin que tu te souviennes, c'est ta grand-mère côté maternel qui avait trouvé ce remède pour ton grand frère et ses troubles du sommeil.

Tu ne t'attardes pas plus là-dessus. Tu regardes dans le miroir en face de toi. C'est dingue comme tu as changé. Tu étais si souriant autrefois. Si plein de vie. Tu t'efforces de l'être, autant que tu peux, pour les autres. Mais tu ne peux pas te voiler la face. Tes yeux sont plus creusés qu'avant. Le bleu de tes iris plus pâle, moins vif. Tes mèches dorées ont perdu de leur éclat, et ton sourire semble un peu moins authentique. Et cette arcade sourcilière qui saigne... Tu soupires et vide un peu du contenu d'une fiole sur ton index, étalant une pâte transparente sur la plaie. Ni plus ni moins qu'une aide à la cicatrisation. Ceci fait, c'est avec une petite grimace que tu colles deux bandes de stéri-strip. Puis, tu te tournes vers lui. « Vous voulez du thé ? Autre chose ? » Toi en tout cas, tu en prépares un. Tu as froid et tu ne sais plus comment te réchauffer. Tu sors le thé de ta mystérieuse boîte de bois encore, te rendant à peine compte qu'il va finir par te prendre par un drôle charlatan-pseudo magicien avec toutes tes bizarreries. Qu'importe. Il préfère du café ? Tu arques un sourcil, réfléchissant un instant... Et tu lui fais signe de rester où il est, pour ta part, tu t'éloignes un peu dans la tente pour aller demander à James s'il n'a pas du café en plus. Il te désigne une casserole encore bien chaude et tu en récupères dans une tasse pour l'amener à Tudor. « Bon. Je sais pas ce que ça vaut mais c'est du café. » Tu hausses un peu les épaules, lui laissant la tasse à proximité, récupérant la tienne avant de te laisser tomber sur une chaise. Enfin un peu de repos. Tu te frottes légèrement les yeux, avant de te reconcentrer sur lui. Le silence ne dure pas bien longtemps puisqu'il reprend la parole. Si c'est ennuyant de rester ici ? Stressant ? Tu hausses un peu les épaules une fois de plus, réfléchissant à ta réponse. Tu ne prends pas tellement le temps de réfléchir en réalité. C'est le genre de chose qui doit être spontané pour être sincère, alors tu reprends relativement vite la parole. « C'est ennuyant oui. Et stressant, aussi. C'est paradoxal en réalité. Vous savez... Quand on est ici, on s'ennuie. On a l'impression de perdre notre temps, même si on se repose un peu. D'un autre côté... Quand on est là-bas, on a pas envie d'y rester bien longtemps, on a envie de revenir au camp. Même si on est plus utiles là-bas, c'est évident... » Tu marques une pause, souffle un peu sur ton thé. Tu jettes un regard sur l'extérieur et soupires profondément en repensant au front. « Les premières fois c'est stressant. Très. Mais le plus stressant au fond... C'est pas de courir au milieu de la zone de combat. Le plus stressant, c'est la route qui vous y mène. » Du moins, c'est ainsi que tu le ressens. Tu es toujours nerveux quand on vous transporte jusque là-bas. Une fois au milieu du terrain, le taux d'adrénaline est tel que tout le reste te semble sans importance. « Mais le stress, l'ennui, c'est pas ce qu'il y a de plus terrible. Quand vous êtes en train de courir au milieu de ce no man's land, c'est votre instinct qui guide le moindre de vos pas. C'est totalement primitif, et on ne pense plus à rien sauf à se battre. On oublie tout ce qu'on a laissé derrière nous. Tout ce qu'on risque de perdre. » Ton regard s'est perdu dans le vague. Tu ne souris plus. C'est comme si une vague de colère et de tristesse venait de t'envahir intérieurement. Tu baisses les yeux, secouant un peu la tête, avant de reporter ton regard azuréen sur lui. « La guerre vous savez, nous la vivons, mais ce sont nos proches qui la subissent. »

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MessageSujet: Re: the war outside our door keeps raging on. (war/mae)   Mar 2 Déc - 23:46

Tu n'as rien écouté de la discussion que ton cousin et le blond ont eu. Ce n'est peut-être pas plus mal, parce que tu aurais encore une fois été désespéré des réactions de ton cousin. Bref. Tu n'as pas envie d'y songer. Tu as séparé les deux qui se battaient dans la boue comme deux gamins et cela t'a fait dépenser les quelques réserves d'énergie qu'il te restait. Tu es vidé, complètement. Et tu le remercies pour cela, parce que, grâce à lui, ton oncle va pouvoir réprimander son héritier. C'est toujours à toi de maîtriser ton cousin, c'est toujours à toi de le gérer lorsqu'il tient des propos déplacés. Pour une fois, c'est au père de s'occuper du cas du fils et tu considères que ce n'est pas plus mal. Tu es le cousin, l'intendant, limite le garde-du-corps mais pas son père. Tu ne fais pas figure d'autorité auprès de tes cousins, mais de conseiller, de protecteur. Bref. Tu lui souris doucement. Tu devrais le réprimander, demander à voir ses supérieurs, le faire punir pour avoir perdu sons sang-froid... Mais tu n'en fais rien. Tu n'en as pas envie. À dire vrai, tout ce dont tu rêves, c'est de te poser cinq minutes. Mais il ne faut pas trop en demander, tu le sais. Et pourtant... Il y vient de lui-même, il te demande si tu veux t'asseoir deux minutes. Tu arques un sourcil, un peu surpris. Tu as trop l'habitude de paraître fort Samael, qu'au final tu ne parviens plus à masquer ton état d'épuisement plus qu'avancé. Tu n'es pas en forme non, c'est le moins qu'il puisse dire. Ta peau est pâle, tu as de magnifiques cernes et tes cousins t'ont demandé si tu avais de la fièvre. Oui, en effet, tu n'as pas l'air très en forme. Un léger soupir t'échappe.

-Je crois que je ne suis pas en état de refuser...

Malheureusement voudrais-tu ajouter, mais tu n'en fais rien. Tu voudrais rester fort, avoir le mental suffisant et le physique suffisamment résistant. Mais ce n'est pas le cas. Ton corps a certes l'habitude d'être mis à rude épreuve mais jamais à ce point, non, jamais. Sur ces paroles, tu le suis jusque dans une tente que tu supposes être celle à son unité. C'est avec plaisir que tu acceptes la chaise qu'il te propose, t'y laissant tomber sans aucune classe. Ouf. Enfin assis. Tu t'endormirais presque, tant c'est agréable. Oui, c'est bel et bien l'effet que te procure le fait d'être assis sur une chaise. C'est affolant, jeune homme. Tu ne t'endors pourtant pas, puisque le jeune homme se déshabille devant toi... Tu ne sais pas trop pourquoi tu laisses ton regard se poser sur lui, le détaillant avec plus ou moins de discrétion. Sa peau pâle, quelques tatouages et cicatrices, son corps bien dessiné... Tu secoues la tête et détourne vivement le regard, ne comprenant pas ta réaction. C'est un homme, tu en es un, tu n'as pas besoin de l'observer de cette manière, tu sais comment c'est fait un corps d'homme. Tu essayes de te concentrer sur autre chose, tu essayes de ne penser à rien, tu fermes même les yeux, essayant de trouver le sommeil... En vain. Tes sens sont en alerte, à l'affût du moindre de ses mouvements. Et il reprend la parole, te demandant si tu as vraiment des difficultés pour dormir. Non, sans blague, personne n'est au courant...

-J'ai des tendances insomniaques naturellement. Mais depuis le début de la guerre, je n'ai simplement plus le temps de me poser quelques heures et dormir. Rien de plus.

Tu dis la vérité, essayant de minimiser la situation. Non seulement tu n'as plus le temps de dormir, mais en plus le stress s'accumule sur tes épaules, un peu plus chaque jour. Chaque nouvelle victime est un poids sur ta conscience, un poids sur ton âme déjà bien endeuillée. Tu veux trouver une solution à cette guerre. Tu veux y mettre un terme et pour cela tu y mets toute l'énergie qu'il te reste. Donc non, tu ne dors plus. Tu n'en as pas le temps, parce que pendant que tu te reposes, d'autres meurent sur le front et, à tes yeux, c'est insupportable. Perdu dans tes pensées, tu reviens à la réalité lorsqu'il t'apporte un étrange petit sachet. Aussi efficace qu'un somnifère ? Ça n'en a pas les inconvénients ? Mais que... Pourquoi ? Tu le regardes sans comprendre, quelque peu interloqué et... Méfiant, oui. Tu es méfiant. Oui oui, méfiant et il semble le remarquer puisqu'il t'explique ce dont il s'agit : des racines séchées et des fleurs transformées en granulés. Tu te mordilles la lèvre, acceptant le sachet par politesse même si tu doutes de l'utiliser un jour... Ou pour tenter le diable et essayer, peut-être.

-Merci... C'est juste que... Je suis allergique à un certain nombre de substances, je ne peux donc pas me permettre de prendre n'importe quoi...

Un pauvre sourire étire tristement tes lèvres. Toi et tes allergies. Pas d'anti-douleurs. Pas de drogue, pas de cigarette, pas d'alcool. Quand tu es malade, il faut généralement t'envoyer à l'hôpital pour qu'ils déterminent quel médicament on peut te donner. C'est une vraie galère. Ta santé devrait te poser énormément de problèmes mais ce n'est pas le cas. Au contraire, et à ton plus grand bonheur, tu as habituellement une santé de fer et il est exceptionnel que tu tombes malade plus d'une fois dans l'année. Mais tu n'es pas là pour parler de tes soucis de santé. Le silence s'installe entre vous, un instant, tu somnoles sur ta chaise, te reposant doucement. Et c'est ainsi jusqu'à ce qu'il te demande si tu veux du thé ou autre chose. Comme le thé a tendance à t'assoupir plus qu'autre chose, tu lui demandes s'il n'a pas plutôt du café, si ce n'est pas trop demander. Un bon café bien fort te ferait du bien et t'aiderait à tenir jusqu'au retour au palais impérial. Il s'éclipse alors, tandis que ton regard traîne sur l'équipement minimaliste de la tente. D'un côté, ils ne font pas du camping, vous êtes en guerre et tu ne l'oublies pas. Non, tu es bien loin de pouvoir l'oublier. Il revient bien vite, une tasse légèrement fumante entre les mains. Tasse qu'il te donne. Il ne sait pas ce que cela vaut ? Rien qu'à l'odeur, tu fais une petite grimace. Quelque chose te dit qu'il va être très corsé, celui-là. Et c'est le cas. La première gorgée confirme immédiatement cette impression.

-Wow... Il est fort. Bien plus que celui dont j'ai l'habitude. Mais ce n'est pas plus mal, tous comptes faits. Merci pour tout ce que vous faites depuis tout à l'heure. Sincèrement.

Tu passes ton temps  le remercier, t'en rends-tu compte ? Oui, et ce n'est pas habituel. Tu n'as jamais l'occasion de remercier quelqu'un, alors qu'aujourd'hui, il semblerait que ce soit tout ce dont tu sois capable... Le remercier et poser des questions. Tu devrais te reposer mais ta curiosité prend le dessus sur toute ta fatigue, que le café aide à éloigner de ton esprit.

-Dites-moi... Comment est-ce qu'on se sent ici ? Est-ce ennuyant ? Stressant ?

Tu veux savoir. Parce que tu n'es pas Samael Tudor pour rien. Tu veux savoir ce que les autres vivent, ce que les autres ressentent. Tu veux comprendre le point de vue de tous, parce qu'à tes yeux, ce n'est qu'ainsi qu'on peu prendre les bonnes décisions. Tu lui laisses un peu de temps pour te donner une réponse mais, finalement, celle-ci tombe bien vite. C'est ennuyant et stressant. Tu l'écoutes t'expliquer son point de vue, essayant de le comprendre, de te mettre à sa place. L'ennui, l'envie d'être sur le terrain puis l'envie de repartir le plus tôt possible... Oui, tu le comprends. Tu peux tout à fait concevoir tout cela. Et cela ne fait que renforcer un peu plus ton inquiétude. Sa dernière phrase tombe lourdement dans tes oreilles, comme la sentence ultime. Ce sont eux qui font la guerre, mais ce sont leurs proches qui la subissent. Ton regard sombre se baisse, se posant sur un point au sol tandis que tu te mordilles un peu plus la lèvre. Tu penses à tes amis dispersés dans certains camps, d'autres en route pour le champ de bataille, et d'autres encore déjà six pieds sous terre, enterrés à la va-vite afin de faire rapidement de la place... TU te sens mal. Pour eux, pour lui. Pour tout le monde.

-Je ne suis pas du même côté que vous... Mon nom m'interdit d'aller sur le front, et j'ai trop de responsabilités au palais pour tout abandonner et me battre à vos côtés... Mais j'ai des amis qui sont partis pour le front, d'autres qui sont déjà rentrés, les pieds devants... Je sais ce que ressentent vos familles, Volkov. Je connais leurs inquiétudes et leur désespoir. Je voudrais pouvoir faire quelque chose...

Tu voudrais. Ce n'est pas possible. Tu n'es ni l'empereur ni l'héritier, tu n'as aucun poids politique officiel. Officieusement tu sais qu'on t'écoutera, qu'il y aura toujours quelqu'un pour prêter une oreille attentive à ton avis, à tes propos. Mais ce ne sera pas le cas des chefs des autres pays. Alors non, tu ne pourras pas te montrer utile, pas autant que tu le voudrais en tout cas. Timidement, tu relèves le regard, plongeant celui-ci dans le sien, d'azur. Tu t'y perds un peu, inconsciemment. Tu aimes son regard... C'est quoi cette réflexion ? Tu ne sais pas. Tu ne cherches pas à comprendre ce qui t'arrive. Tu sais juste que tu aimes le bleu de ses yeux et que tu voudrais t'y noyer... Ouh là. Heureusement, un hennissement suivit d'un bruit de sabot impatient te ramène à la réalité. Tu tournes alors ton regard sombre vers ta jument, qui te demande visiblement de sortir de cette tente et de rejoindre ta famille. Un soupir mi-lassé mi-amusé t'échappe tandis que tu vides la tasse de café, avalant cul-sec le reste, puis te relèves.

-Ma présence est requise pour le discours de l'Empereur. Encore une fois, merci pour cette chaise et le café. Et... J'espère vous revoir.

Ton sourire, quoi qu'hésitant, est purement sincère. Tu fais une légère révérence devant lui puis, drapé dans une classe impériale naturelle, tu fais demi-tour, la tête à nouveau haute, pour faire bonne figure. Tu laisses ta jument te guider jusqu'à ta place. Tu essuies sans sourciller le regard noir de Philip ainsi que celui, très inquiet, du jeune Léandre. Qu'importe. Tu as hâte de rentrer et de pouvoir continuer à chercher une solution à ce conflit. Pendant ce temps, tu laisses ton esprit vagabonder... Et revenir, curieusement, plusieurs fois sur le jeune homme aux cheveux blonds et au regard d'un bleu plus qu'envoûtant...

~~~

Tu as mal. C'est tout ce dont tu as conscience : la douleur, dans le bras droit, dans les côtes, sur une jambe et un peu partout sur le corps. Tu ne le sais pas encore, mais ton corps est couvert d'ecchymoses qui ont fleuri cette dernière heure. Tu as aussi le bras droit de cassé, un bleu virant au noir au niveau des côtes et les infirmiers du palais sont septiques quant à ta blessure à la jambe. Tu es dans un bien triste état, Samael Tudor. Que t'est-il arrivé ? Tu ne sais pas. Tu es inconscient. Tu as perdu connaissance et tu as bien du mal à émerger du brouillard. Tout est blanc, de temps en temps tu vois quelque chose bouger mais comme tes paupières n'arrivent pas à s'ouvrir correctement, tu n'arrives pas à distinguer de quoi il s'agit. Ton corps et ton esprit te hurlent de te laisser sombrer, de laisser ton corps récupérer de ces derniers temps. Et pourtant, sans savoir pourquoi tu te forces à rouvrir les yeux. Tu te forces à regarder le plafond, le temps que tout ce qui t'entoure devienne plus net. Et lorsque c'est enfin le cas, tu tournes la tête, à la recherche d'un indice ou n'importe quoi qui pourrait t'indiquer ce qu'il s'est passé... Et tu te figes en croisant un regard azuréen qui te dit quelque chose. Il te faut une bonne seconde pour que son nom te revienne en mémoire : Lyokha Volkov. Et c'est sa voix, d'abord lointaine, qui perce la bulle de silence qui t'entourait. Le prince du sommeil est enfin réveillé ? Tu fronces les sourcils, ayant du mal à capter. D'un côté, vu ton mal de crâne, il est possible que tu te sois cogné la tête. Tu regardes à droite, à gauche... C'est l'infirmerie du palais.

-Que... Ta voix est faible et rauque, tu te racles alors un peu la gorge, te forçant à reprendre un peu plus fort. Que faites-vous ici ? Et que... Que m'est-il arrivé ?

Il t'explique alors qu'il est infirmier. Il est vrai que le palais a ouvert son infirmerie pour les soldats des camps voisins. Vous avez donc des invités supplémentaires, ce qui a causé une nouvelle agitation au sein du personnel et qu'il t'a fallu gérer. Puis il t'explique ce qu'il s'est passé. On t'a retrouvé en bas des escaliers, complètement inconscient. Il t'énonce tes blessures tandis que toi, tu essayes de te souvenir. Tu n'as plus dormi depuis la visite de ton oncle au camp. Tu n'as eu de cesse de travailler, de jour comme de nuit. Alors aujourd'hui, ton corps a dit stop. Alors que tu descendais des escaliers, prenant quelques notes, tu as eu un vertige. Puis un deuxième. Au troisième tu t'es endormi, purement et simplement. Résultat, ton corps s'est lamentablement écroulé au sol et a dégringolé sur les quelques mètres restants. C'est malin. Très malin. Très stupide surtout. Tu te sens ridicule. Minable. Tu voudrais disparaître quelque part, même sous la couette... Mais tu ne bouges pas, tu as trop mal. Tu te contentes de tourner à nouveau la tête vers le plafond.

-Je n'ai même pas envie de savoir de quoi j'ai l'air... Et, s'il vous plaît, ne me le dites pas quand même, au risque de vous prendre de l'eau dans la figure.

Pourquoi cela ? Parce qu'il y a un verre d'eau à portée de main et que tu es tout à fait capable de lui envoyer son contenu à la figurer s'il te fait une remarque. Tu te sens faible, épuisé, à bout, physiquement comme mentalement. Tu n'en peux plus. Tu essayes de t'enfoncer un peu plus dans l'oreiller, de disparaître, mais cela ne fonctionne pas. Tant pis. Mais bouge-toi donc Samael ! Tu n'as pas le droit d'abandonner ! Depuis le début tu te bats, ce n'est pas pour abandonner maintenant ! Il semblerait pourtant que tu ne soit plus d'humeur à garder la tête haute et à faire semblant. Tu es épuisé. Littéralement. Et pourtant... Pourtant, tu le regardes, tu l'observes même... Et un doux sourire fait inconsciemment son apparition sur tes lèvres. Il est encore là...

-Alors ? L'infirmier en chef du palais a laissé ses jolies assistantes s'occuper de vos collègues, et a fait de moi votre patient ? Ou ce n'est que provisoire ?

Finalement, ton sourire est devenu légèrement moqueur, sans que cela soit méchant pour autant. Non, tu essayes de penser à autre chose. Tu essayes de détendre l'atmosphère aussi. Et tu l'imagines avec la jupe et le tablier blanc d'une infirmière... Ce qui provoque en toi un léger fou-rire ravivant la douleur au niveau de tes côtes. Non, décidément, tu ne vas pas bien Samael. Tu as de la fièvre, peut-être est-ce donc un peu normal que tu réagisses étrangement. Toujours est-il que, mort de honte et de rire, tu finis par véritablement te cacher sous le drap trop blanc de ton lit, essayant de masquer ton hilarité et tes joues rouges de honte devant une telle pensée... Surtout que tu es prêt à parier qu'il arriverait à être sexy, ainsi vêtu.

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