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 down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)

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Lyokha Volkov
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
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MessageSujet: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Dim 9 Nov - 23:36

Tu échappes un soupir. Nouvel arrivage de taulards, et parmi le lot, un oiseau rare et assez attendu par beaucoup de détenus, rien que pour son identité. Samael Tudor. Qui l'aurait cru, un membre du gouvernement, chasseur. Ça te fait doucement rire, mais tu demeures totalement indifférent, froid, comme ta profession de gardien l'exige. S'il croit être la première célébrité à franchir ces murs, il s'enfonce le doigt dans l'oeil, jusqu'au coude, et tu ne donnes pas cher de sa peau entre les murs de cette prison, réputée pour être une des plus difficiles de votre monde. Tu en as gardé de nombreux souvenirs, quand tu y étais interné. Aujourd'hui, tu es du côté de la loi, mais ça, c'est une autre affaire. Tu regardes donc les détenus alignés, tu récupères la plaquette que l'on te donne avec une feuille indiquant les assignations de chacun. Super, on t'envoie aux chasseurs – comme d'habitude remarques-tu. Tu ne sais pas pourquoi ton chef t'assigne toujours aux chasseurs. Peut-être parce que tu es un des seuls à te maîtriser face à eux. À être aussi indifférent  que devant un arrivage de vampires. Mais aujourd'hui, des chasseurs, il n'y en a qu'un. Et c'est lui. Tudor. Tu l'observes un instant avant de lui faire un signe de tête, lui indiquant la direction avec toujours cette même indifférence. « Bouge-toi, j'ai pas la journée. » Dis-tu lorsqu'il passe devant toi. Et c'est en silence que se poursuit le reste de la marche, jusqu'à sa cellule. « Cellule B143. T'as de la chance, pas de co-détenu. Tu poses tes affaires et tu reviens tout de suite. » Tu attends qu'il s'exécute, et lorsqu'il revient vers toi, tu reprends. « Face au mur, mains plaquées contre, à hauteur de visage et jambes légèrement écartées. Tu bouges pas et tout se passe bien. » Mais à peine poses-tu tes mains sur ses épaules qu'il commence à s'agiter. Hé bien, il vient de capter ce qui se passe ? « Je t'ai dit de pas bouger détenu. » Que tu fais d'abord, en guise de première sommation, fronçant un peu les sourcils. Mais il s'agite de plus belle et tu te vois obligé de lui remettre les menottes pour continuer plus ou moins tranquillement la fouille. Ce qui apparemment ne suffit toujours pas. Alors tu glisses une main sur sa nuque, et tu le plaques un peu plus face contre le mur, pressant un peu ton corps contre le sien, dans son dos. C'est sûrement déplacé, mais ça fait partie des petites astuces de gardien, qu'importe combien c'est tordu, pour intimider ou déstabiliser le détenu. « Ecoute-moi bien princesse, j'ai l'impression que tu ne sais pas où tu es entré. Je donne les ordres, tu t'exécutes et tu la fermes, t'entends ? Les choses peuvent se passer de deux manières, et crois-moi, tu préfères que j'y aille gentiment avec toi. » Que tu souffles à son oreille, ramenant au passage une mèche de ses cheveux derrière cette même oreille. « Et en plus d'avoir un sévère penchant pour les hommes, j'ai des méthodes pas très conventionnelles parfois, méthodes que t'as pas envie de connaître, crois-moi. Alors tu te tiens tranquille ou ça va très mal se passer ensuite. » Et ceci-dit, tu le repousses brusquement contre le mur, le lâchant. Qu'il se calme. Après, il aura tout le temps de faire le fou fou avec ses copains chasseurs. Mais certainement pas avec toi.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Lun 10 Nov - 0:32

La capture, le jugement, la condamnation, et maintenant la case prison. Depuis peu, tu collectionnes les catastrophes. Tu n'aurais jamais dû te faire attraper, encore moins en tant que Chasseur. Mais cela a été le cas. Tu as joué et tu as perdu. Quelque part, cette possibilité avait toujours effleuré ton esprit mais tu ne voulais pas te saper le moral en réfléchissant trop à cette possibilité. Aujourd'hui, tu en payes les conséquences. Au moins, tu es le seul à avoir plongé pour ce choix et tu te félicites de n'avoir jamais parlé de cette activité nocturne à qui que ce soit. À présent, tu sais ce qu'il te reste à faire : garder la tête haute et le silence. Tu ne te fais pas d'illusions, c'est la mort qui t'attend au bout du couloir mais jamais tu ne trahiras les autres. Jamais. Aligné avec d'autres détenus, la tête haute, le regard fixe, tu fais honneur à ton nom malgré la tension que tu sens chez les autres. Ils sentent ce sang qui coule dans te veines, ils ont soif et tu ferais un parfait casse-croûte. Mais non, tu ne leur fera pas le plaisir de leur accorder ne serais-ce qu'une micro-seconde d'attention. Le seul qui réussit cet exploit n'est autre qu'un des matons, qui semble être chargé de s'occuper de ton cas. Tu dois te déplacer, tu le fais sans rechigner, bien trop ravi de pouvoir partir avant que tes envies de meurtre ne refassent surface. Tu marches, le regard rivé droit devant toi, accordant peu d'attention aux cellules... Jusqu'à ce qu'il t'arrête. Cellule B143. C'est... Le Tudor en toi a envie de désespérer. Tu n'es pas un immense adepte du luxe mais un minimum est toujours appréciable. Enfin, au moins, tu ne dormiras pas à même le sol ni n'auras de codétenu... Pour l'instant. Tu poses tes affaires, prenant ton temps juste histoire de faire savoir que ce n'est pas parce que tu es tombé en disgrâce que tu te laisseras faire comme un mouton docile, puis ressors de la cellule, observant le blond de ton regard sombre, chargé de mépris et de haine. Et tu manque de laisser échapper un juron. Fouille au corps. Tu y a déjà eu droit parfois, par le passé, mais tu as toujours détesté cela. Les contacts te rendent mal à l'aise. Mais tu serres les dents et t'exécutes, mains contre le mur, au niveau de la tête, et jambes légèrement écartées... Ce qui ne t'empêche pas de t'agiter dès qu'il pose ses mains sur ton corps. Et sa première sommation n'a guère d'effet puisque tu continues. Tu as du mal à ne pas lui envoyer ton poing en pleine figure, à ne pas l'insulter de tous les noms existants. Tu aimerais pourtant... Tu essayes même de le frapper, mais il te passe les menottes. D'accord, c'est vrai, tu n'es plus qu'un vulgaire taulard à présent. Il n'empêche que, lorsque ses mains se posent à nouveau sur ton corps, tu lui écrases le pied. Résultat, tu te retrouves plaqué contre le mur, sa main sur ta nuque, son corps contre le tien. Tu en frissonnes de dégoût, et cette fois tu ne peux te taire.

-Dégage ! siffles-tu, les dents serrées.

Et il reprend la parole, encore. Ils engagent des pipelettes ? Apparemment. Tu notes le "princesse" qu'il emploie contre toi mais le reste glisse sur tes pensées sans les atteindre. Tu ne l'écoutes pas, tu n'en as pas envie, même si ses lèvres sont presque collées à ton oreille. Même ses menaces ne t'affectent pas. Tu devrais avoir peur, Samael. Il n'en est rien. Entre le bluff et la réalité, il y a un gouffre à franchir. Et puis, de toute manière, qu'as-tu à perdre ? Tu ne possèdes plus rien, tu as tout perdu lorsque ta liberté t'a été ravie. Que peut-il faire de plus à un condamné à la torture puis à la mort ? Rien. Lors qu'il te lâche, tu te retournes vers lui sans la moindre envie de coopérer.

-Alors Blondie, ton truc à toi c'est l'intimidation ? D'accord, c'est un bon niveau... Pour un débutant. Épargne-toi ton speech habituel, ça n'aura absolument aucun effet sur moi.

Et ton vouvoiement habituel, jeune homme ? Parti, disparu. Tu brides Leo pour ne pas te faire massacrer dès les premiers instants mais ce n'est pas le neveu de l'empereur qui parle, non. C'est le jeune homme qui s'est forgé son caractère dans les rues, et qui ne laissera personne lui marcher sur les pieds.

-Cela dit, je n'ai absolument rien dans mes poches ni sous mes vêtements. Alors tu gardes tes mains dans tes poches, ou n'importe où ailleurs que sur moi, ou je te jure que la prochaine fois que tu me touches, je ne me contenterai pas de t'écraser un pied.

Ton ton est acide, agressif, mais il reste impérial. La colère fait vibrer chaque son s'échappant d'entre tes lèvres et pourtant tu arrives à garder un certain calme. En apparence. Le volcan commence à se réveiller et recevoir des ordres de la part d'une chauve-souris de sa trempe est une totale humiliation. Et tu comptes bien l'enfoncer un peu plus... T'enfonçant aussi, par la même occasion.

-Au fait, retourne sur les bancs de l'école. D'une, je ne suis pas de la famille royale mais impériale. Utilise donc les bons termes. De deux, je suis un homme, il me semblait que n'importe qui, même un enfant de quelques jours ferait la différence. Tous les gardiens ont ton niveau ou c'est juste ton cas ?

Il semblerait que ce soit raté pour un début discret. Tant pis.

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Lun 10 Nov - 10:33

Dégage ? Il est sérieux ? C'est tout ce qu'il a en réserve ? Tu ris. Tu te moques ouvertement de lui. Apparemment, il n'a pas compris comment les choses allaient se passer ici. Tu décides, il se soumet à tes ordres, et point. Il n'y a pas de discussion possible, ni avec toi, ni avec un autre. Il n'est rien de plus qu'un matricule que personne ne viendra pleurer ici, et s'il veut survivre un minimum, il a intérêt à prendre le pli. Tu le repousses contre le mur et il se tourne vers toi. Attends, il a pas dû comprendre. Tu lui as donné l'autorisation de se retourner ? Tu t'apprêtes à dire quelque chose mais il reprend la parole avant toi. Il est sérieux ? Blondie. Tu secoues un peu la tête. S'il croit avoir inventé la poudre à faire de l'eau, bien il peut redescendre sur terre, c'est loin d'être une lumière en matière de surnom. Ce qui est quand même marrant, c'est qu'il se croit au-dessus de tous les autres détenus. Comme si t'en avais pas vu d'autres, des petits merdeux dans son genre. Tu te contentes alors de croiser les bras contre ton torse et de l'écouter parler. S'il a besoin de vider son sac, qu'il le fasse, toi, tu trouves ça assez comique. Alors tu suis ses propos en hochant légèrement la tête, avec toujours ce même sourire collé aux lèvres. Si franchement il pense t'impressionner à jouer les grands méchants, il est... Tout bonnement pathétique. Et c'est qu'il continue à parler, encore. Il ne se contentera pas de t'écraser le pied la prochaine fois que tu le touches ? Tu meurs d'envie de voir ça. En général, les tentatives sont assez comiques. Puis, il ne doit pas être au courant, mais tu es un des plus vieux – si ce n'est le plus vieux vampire de cette prison. Alors s'il croit que ses pathétiques aptitudes de chasseur font de lui quelqu'un de menaçant pour ta sécurité... Encore une fois, tu as bien envie de rire. « Ouh, des menaces, j'en tremble. » Que tu soupires simplement, sans le prendre au sérieux le moins d'une monde. S'il pense qu'il est le premier à résister à l'ordre et la discipline de cette prison... Il comprendra très vite que d'autres ont tenté avant lui, et ce de manière parfois bien plus violente.

Et il reprend la parole, encore. Et après, c'est toi la pipelette ? Non mais franchement, il s'entend un peu ? En plus, si c'est pour te faire la morale sur ton utilisation du mot princesse, il peut bien se carrer ses principes de vocabulaire où tu penses. Il se fout clairement de toi, et si intérieurement ça commence à te taper sur le système, tu ne laisses pas paraître le moins du monde ton agacement. Ce n'est pas le premier à jouer sur tes nerfs, et ce ne sera sûrement pas le dernier, alors qu'il refroidisse ses ardeurs le petit ; il ne t'impressionne pas le moins du monde. « T'es pas au courant qu'on est tous attardés ici ? Maintenant tu vas la fermer un peu parce que ta voix commence clairement à me taper sur le système. Puis, d'où est-ce que t'as cru que tu pouvais te retourner ? J'ai dit face au mur. Maintenant. » Mais il ne veut pas coopérer. Comme tu t'y attendais, il refuse de se soumettre à ta volonté. Alors tu échappes un long soupir avant de t'approcher de lui, histoire de lui redonner sa position de force. Sauf que, si tu ne t'y attends pas, la suite est bien réelle ; il t'envoie un coup de pied. Il est sérieux là ? Tu passes brièvement ta main là où il a frappé, ne réagissant pas beaucoup à la douleur, même s'il ne t'a pas loupé. Tu retiens un juron mais tu t'approches de lui à nouveau, esquivant le prochain coup, même s'il ne passe pas loin. C'est qu'il est plutôt agressif le petit chasseur. Ceci-dit, dès que tu en as l'opportunité, tu lui assènes un violent coup de pied dans le genou droit, bien dans l'articulation. Il est déstabilisé, et sûrement qu'il doit douiller sur le moment. Alors tu ne perds pas de temps, et tu profites de cette petite diversion pour le plaquer au sol, t'appuyant dans son dos sur un genou, histoire de peser de tout ton poids. « Je pensais que t'aurais intégré ce principe ; tu fais pas le poids, encore moins face à moi. Autre chose encore, la fouille au corps est obligatoire, que ça te plaise ou pas, je mets mes mains où je veux sur toi, t'as perdu ton mot à dire le jour où t'as perdu ta liberté. » Ta main qui n'est pas appuyée sur ses poignets menottés remonte dans ses cheveux, tes doigts s'y mêlant pour mieux lui tirer la tête vers l'arrière, presque douloureusement. « T'es ma chose Tudor, que ça te plaise ou non, t'es devenu notre jouet dès que tu as franchi la porte de cette unité. Donc maintenant, tu vas aller gentiment te poser dans ta cellule et tu vas écouter mon « speech habituel » parce que c'est plus toi qui décide. » Et sur ce, tu te redresses, et tu l'aides à en faire autant. Il a mal à son genou apparemment... Tant mieux, au moins, il va retenir la leçon ; faut pas trop jouer avec toi. Tu le pousses presque brusquement dans sa cellule, refermant la grille derrière lui. Et toi, tu restes derrière les barreaux, à l'observer. Il y a deux ou trois trucs qu'il a intérêt à comprendre s'il veut survivre ici. « Cette unité est mixte. Par conséquent, tu as des voisins vampires comme chasseurs. Tu ne seras presque jamais en contact avec les premiers, sauf lors des activités ou des travaux d'intérêts généraux. Les heures de promenades sont aménagées de telle sorte que tu ne seras jamais dans la cour avec des vampires. Pareil pour les repas. Ici, tu vis à l'heure des vampires, pas à celle des humains ; ton jour devient ta nuit et inversement. » Un soupir t'échappe alors que tu réfléchis à la suite. Les privilèges et les interdictions... C'est peut-être bien d'en parler. « Tu as le droit à un appel de cinq minutes dans la semaine, à qui tu veux. C'est ton seul droit, avec la consultation à l'infirmerie. Sinon, la drogue et l'alcool sont prohibés, et te conduiront directement au trou si tu en as en ta possession. Il en va autant si tu commences à fricoter avec un gardien. Après avec les autres détenus, on s'en fout, mais si t'as des ennuis, c'est ton problème. » En somme, vous vous lavez bien les mains de ce qui peut se passer dans les douches ou sur les heures de battement. Vous n'êtes pas aveugles, vous n'en avez juste rien à faire d ce qui peut se passer entre eux. « Pour aborder la partie moins officielle du truc, y'a du troc entre prisonniers. Des paris sont fait pour les détenus, entre les détenus, sur les détenus généralement. Tous les samedis soir, il y a des combats clandestins organisés entre les détenus et les matons. Vampire contre vampire, vampire contre chasseur, chasseur contre chasseur, tout est permis. Sinon, pour t'attirer des privilèges ici, t'auras que trois moyens : être sous la protection d'un gros parrain ou d'un nom du monde criminel, coucher avec un gardien ou balancer tes petits amis. Aucun de ces trois moyens n'est éthique ou conseillé, maintenant, t'apprendras vite qu'ici, il faut faire des choix. » Là, c'est un peu l'ancien détenu qui parle, même s'il ne peut pas vraiment s'en douter. « Des questions détenu ? »

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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Lun 10 Nov - 15:00

Oui, ce sont des menaces. Et il a beau ne pas te craindre, qu'on te retire ces satanées menottes, qu'on te donne une arme et tu feras bien des ravages. Tu es Leo, tu es un Chasseur, tu... Es prisonnier. C'est sûr qu'on te prend moins au sérieux, ainsi. Mais tu ne peux pas t'en empêcher, parce que tu ne supportes pas qu'on te touche. Pas sans ton autorisation en tout cas. Pour le coup, il est vrai que tu te montres tout aussi bavard que le vampire. Puisqu'il t'a tapé sur le système, chacun son tour après tout. Tu le laisses parler, tu laisses ses répliques couler sur toi sans t'affecter. Mais il semble déterminé à te faire te retourner. Sauf que tu n'as pas l'intention d'obéir. Tu n'as pas l'intention de te laisser faire bien docilement. Il est hors de question qu'il te fouille et tu feras tout pour qu'il oublie cette idée. Il s'avance vers toi. Tu sais ce qu'il veux faire : t'obliger à reprendre ta position. Mais s'il pense pouvoir te soumettre si facilement à sa volonté, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au cerveau. S'il en a un, évidemment. Tes sens sont en alerte, tes muscles tendus, prêts à l'action. Ce qui fait qu'une fois suffisamment proche... Tu lui envoies ton pied dans l'estomac. En plein dans le mile ! Mais tu ne te fais pas d'illusions, cela ne suffira pas pour qu'il abandonne. La preuve, il recommence à s'avancer vers toi. Serrant les poings, tu te prépares à un nouveau coup... Et le rate. Ou plutôt, le blond s'esquive au dernier moment. Et tu en payes le prix fort quand son pied vient s'écraser contre ton genou. Tu jongles, tu as l'impression que tes jambes vont se dérober et, serrant les dents, c'est un miracle que tu ne tombes pas au sol. Enfin, puisque tu n'y arrives pas seul, l'autre t'aide à te retrouver sur le sol, face contre terre. Son genou faisant appui sur ton dos, sur ta colonne vertébrale, et tu retiens avec peine une grimace douloureuse. Tu voudrais l'insulter de toutes les manières possibles, tu voudrais l'envoyer balader, te retourner et le frapper ne serais-ce que pour avoir osé te toucher. Mais tu ne peux pas, tu n'en as pas, tu n'en as plus le droit. Une vague de découragement s'empare de ton esprit et tu cesses de te débattre. Tu te remets debout et rentre dans la cellule, allant t'asseoir et écoutant à peine son speech. Unité mixte. Ok. Vivre la nuit ne te dérange guère, tu dors peu et, de toute manière, les traques se sont toujours déroulées de nuit. Puis vient la question des privilèges. Cinq minutes d'appel par semaine. C'est peu, trop peu. Tu as une pensée pour ta chère Adelina, te disant qu'elle serait ravie de gaspiller lesdites cinq minutes à te disputer à cause ta capture. Antheia serait pareille, avec de multiples larmes. Ton oncle ne répondrait pas, ne reste plus que Léandre. Léandre qui se fera bien trop de soucis et qui cherchera comme te faire sortir de là, quitte à enfreindre les lois. Non, tu n'appelleras personne.

La suite, tu l'écoutes tout aussi discrètement. Pas de drogue, pas d'alcool, pas de fricotage avec les gardiens. Aucun risque. Puis le troc, les combats le samedi soir, et les moyens de s'attirer des privilèges. Sans importance. Tu n'en as rien à faire de tout cela. Tu ne comptes pas sortir de ta cellule, à part pour manger. Tu ne veux plus avoir affaire à qui que ce soit, tu ne veux plus te lier à qui que ce soit. C'est fini, tout est fini. Si tu as des questions ? Non. Aucune, tu ne veux rien savoir de plus. Tu secoues donc la tête, faisant un effort pour le regarder avec autant de mépris que précédemment sans dévoiler l'état d'abattement dans lequel tu te trouves.

-Je n'ai aucune question, Blondie.

Ou alors une seule, que tu te gardes bien de poser. Cette question est : As-tu oublié de terminer la fouille au corps ? Et la réponse est oui. Mais comme tu es bien content d'y avoir échapper, tu te tais. Seul un éclat de malice au fond de ton regard trahit ce motif de contentement. Rien d'autre ne vient trahir cette joyeuse pensée et c'est ainsi que tu le laisses partir.

~~~ quelques jours plus tard ~~~

Tu regardes le plafond, le regard vide, le sang battant à tes tempes pour seul fond sonore. Comme prévu, tu n'es pas sorti de ta cellule depuis ton arrivée, en dehors des horaires de repas. Tu restes assis ou allongé toute la journée, à fixer un point invisible à tous, toi compris. N'importe qui passerait par-là ne te reconnaîtrait plus. Toi qui ne trouvais jamais le temps de te reposer, toi qui étais toujours occupé à une tâche ou l'autre, tu ne fais plus rien. C'est comme si ton esprit avait déserté ton corps, ne laissant derrière lui qu'une coquille vide dirigée par un primitif instinct de survie. Apathique, voilà ce que tu es. Rien d'autre qu'un corps qui semble déjà perdre de ses forces. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le Samael qu'on a connu est toujours là, quelque part, prêt à reprendre la bataille si on commence à t'agresser. Et cela ne devrait pas tarder, étant donné qu'on vient te chercher... Séance de torture, hein... Un soupir discret t'échappe tandis que tu te redresses. Une main glisse dans tes cheveux bruns, les remettant dans un ordre très sommaire, par pur réflexe.

-Allons-y alors...

Allons-y. C'est tout ce que tu trouves à dire, résigné à ton sort, mentalement prêt à affronter le bourreau et à rester de glace. Il faut que tu te taises. Ce à quoi il ne t'encourage pas, soit dit en passant. Il t'explique que tu pourras arrêter la torture n'importe quand, il te suffit de balancer tes collègues. À ces propos, tu serres les dents, tournant vivement la tête vers lui. Une nouvelle lueur de révolte a fait son apparition au fond de tes prunelles.

-Je peux déjà dire que jamais, mais vraiment jamais, je ne dénoncerai qui que ce soit. Peu importe les tortures que les tiens pourront imaginer, rien ne me fera parler.

Deux visages se présentent à ton esprit, deux personnes que tu aimes énormément et qui font parti des personnes que tu pourrais dénoncer : Adelina et Prynce. Deux jeune femmes, ta sœur de cœur et celle que tu aimes. Non, jamais tu ne les trahiras. Tu emporteras ton secret dans l'au-delà et peu importe ce que tes bourreaux pourront inventer pour te faire avouer des noms. Tu es prêt. Enfin, tu le crois.

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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Lun 10 Nov - 17:43

Première séance de torture pour le petit nouveau. Tu souris rien qu'à cette idée, parce que tu as bien hâte de voir s'il joue toujours le grand Samael Tudor totalement indifférent face aux autres à la torture. Tu as hâte de voir s'il va toujours faire son téméraire, le gars qui n'a peur de rien, encore moins des vampires. Vous allez le faire flancher, comme vous avez fait flancher les autres avant lui. Personne ne résiste bien longtemps à la torture. Et si le frapper ne suffit pas, alors tu t'occuperas personnellement de son cas, jusqu'à ce qu'il en perde la tête. La torture mentale est... Une délicieuse manière de détruire quelqu'un. Enfin, pour l'instant, c'est en sifflant que tu rejoins la cellule précédemment attribuée à votre grande célébrité. Il n'en sort pas souvent, même pas pour s'aérer, juste pour les repas. C'est bien dommage, il va finir complètement fou à ce rythme. Tu le fais sortir de sa cellule, mains menottées dans le dos pour ne prendre aucun risque. Il sait parfaitement où vous allez, et il semble totalement résigné à son sort. Encore un qui se croit capable de résister à l'envie de parler... On verra combien de temps il pourra durer ainsi. Il n'est qu'humain après tout. Et vous, vous êtes des monstres. Le faire souffrir sera votre passe-temps pour les semaines, les années, les décennies à venir s'il le faut, qu'importe vraiment, il ne sortira pas d'ici vivant de toute façon. Bref, tu le conduis donc jusqu'à un autre étage bien inférieur, vers les salles d'interrogatoire et de torture. Les deux étant étroitement liés la plupart du temps, comme un couple inséparable qui fait de merveilleux résultats. Et c'est sur le chemin que tu lui fais clairement comprendre qu'il a les cartes en main, que tout peut s'arrêter, il lui suffit de donner des noms. Il se tourne vivement vers toi, avec un petit air de rebelle. Quoi, sérieusement, il pense encore s'en tirer et résister comme un agent secret qu'on ne voit que dans les films ? Tu hausses un peu les épaules, ricanant légèrement. « C'est ce que vous dites tous. Quand ils en auront fini avec toi, tu vendrais n'importe quel membre de ta famille pour survivre. » Ceci dit, toi aussi, tu as subi leurs méthodes de torture. Et tu es un des rares à avoir résisté jusqu'au bout, pour la bonne et simple raison que tu n'avais plus rien à perdre, ni famille, ni ami, ni rien. Ce qui n'est pas son cas, à ta connaissance.

Vous entrez dans une pièce, tu fermes la porte derrière vous et tu salues d'un bref geste de tête le bourreau. Mikhaïl. Ce n'est pas un des pires, mais pas un des plus doux non plus. Enfin, en général, la victime ne fait pas la différence. Il fait signe à Samael d'approcher, et tu suis ce dernier jusqu'au centre de la pièce. Des chaînes attachées au plafond pendent et vous en récupérez une chacun, entre toi et Mikhaïl pour lui attacher les poignets. « Retire-ton haut. » Ordonnes-tu. Il ne s'exécute pas tout de suite alors tu échappes un soupir et tu t'approches un peu de lui. Il finit par l'enlever. C'est qu'il a vraiment peur que tu le touches on dirait. Ça te fait sourire mais tu ne rajoutes rien puisqu'il s'approche. Alors vous lui attachez les poignets avant d'en faire autant avec les chevilles. Et voilà, immobilisé. Toi, tu as fini ta part du boulot alors tu vas te poser sur une chaise au fond de la salle, face à lui, récupérant le journal d'aujourd'hui. Ce n'est pas ton boulot d'interroger ou de torturer. Il fut un temps où tu remplissais cette fonction, mais maintenant, tu n'es que gardien, et c'est déjà bien. Tu laisses donc à l'autre russe le soin de choisir quels instruments utiliser, quelles questions poser. Tu entends quelques gémissements de douleur ici et là, mais tu n'y prêtes pas tellement attention. Tu entends le fouet claquer de temps à autres mais ça ne te fait ni chaud ni froid. Pour preuve, tu ne lèves pas une seule minute les yeux sur le corps mutilé de l'autre humain. Ce n'est qu'une fois que tu as fait le tour de ton journal que tu commences à t'impatienter. Ton tu te relèves, et tu viens te planter devant lui. Tu soupires à nouveau, secouant négativement la tête. « T'es pas décidé à lâcher le morceau hein. Pourtant, il va bien falloir que tu coopères tu sais... » Ta voix se fait légèrement mielleuse. Ton ton bien léger par rapport à la situation. Tu te rapproches un peu plus de lui, toujours sur tes gardes, alors que ton index droit part de son sternum pour glisser très lentement jusqu'au début de son pantalon de détenu. « Tu disais quoi déjà ? Que je n'avais pas le droit de te toucher ? » Un sourire espiègle, limite salace fait son apparition sur tes traits. Toi, tu n'as pas besoin de frapper pour pousser à bout les autres. Juste savoir ce qu'ils détestent, et tu en fais un atout de choix. Et malheureusement pour lui, tu as compris à quel point il hait ne serait-ce qu'être effleuré par ta personne. Amusant, pas vrai ? Pour toi peut-être, pas pour lui.

Ta main descend encore un peu avant de faire le trajet inverse. Ton sourire s'étire légèrement alors que tu glisses ta main sous son menton. Sa réaction est immédiate, et d'un mouvement de tête, ses mâchoires se sont refermées sur ta main. Tu serres les dents jusqu'à ce qu'il lâche prise, et pour le coup, tu ne souris plus du tout. Ah oui, il est comme ça. « Tu veux la jouer comme ça ? T'as toujours pas intégrer dans ta petite tête que c'était moi qui menait la danse et pas toi ? Mikhaïl, prépare un fix en seringue de 1. » L'interpellé hoche simplement la tête et s'affaire, tandis que tu vas récupérer un garrot élastique, pour le nouer autour de son bras droit, un peu avant la jonction du coude. Tu serres bien, et rapidement, l'outil a l'effet escompté, puisque les veines de Tudor ressortent. « Tu vas tellement regretter ce que tu viens de faire. » Tu récupères la seringue que ton collègue vient de te tendre et tu piques une des veines les plus visibles du bras du prisonnier, y injectant le contenu. La seringue vidée, tu t'en sers pour piquer à deux ou trois autres endroits, histoire que le tout ne paraisse pas bien précis. Ceci fait, tu retires le garrot et tu balances le tout dans un bac, sur une paillasse, avant de revenir masser un peu l'intérieur du bras de l'humain. Et non, tu en comptes pas lui dire ce que tu viens de lui injecter dans l'organisme. Tu te contentes de sourire, légèrement sadique, avant de t'avancer vers Mikhaïl. « Ce sera tout pour aujourd'hui. Je l'amène à la douche, et ce sera déjà pas mal. » Il t'aide à décrocher l'autre loque et tu lui jettes son haut d'uniforme au visage, peu patient dans ton attitude. Il va souffrir, oh que oui, il va souffrir.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Mar 11 Nov - 0:30

C'est ce que tout le monde dit. Ce que quasiment personne ne fait. Et pourtant, tu ne diras rien. Tu ne peux pas dévoiler d'informations, parce que tu as plus à perdre en parlant qu'en te taisant. Si tu parles, on s'en prendra à deux personnes que tu aimes sincèrement, elles subiront le même sort que toi et tu ne peux pas l'accepter. Jusqu'au bout, tu feras tout pour protéger ceux que tu estimes, ceux que tu aimes. Rien ni personne ne viendra à bout de ta volonté. Peu importe ce qu'il pourra penser, tu leur prouveras à tous que Samael Tudor n'est pas un traître. Tu arrives doc dans la pièce, refoulant ta rage, la contenant dans un coin fermé de ton esprit. Tu en auras besoin quand la torture commencera, pas avant. Tu te retrouves devant un autre vampire mais ce n'est pas ce qui attire le plus ton attention, non, ce sont les chaînes qui pendent du plafond. Soit, tu connais, il y a la même chose dans les cachots du palais, même si tu n'as jamais eu envie d'essayer les instruments de torture, que ce soit sur toi ou sur quelqu'un d'autre. Un nouvel ordre te remet les pieds sur terre : retire ton haut. Hein ? Tu n'as pas spécialement envie, bien que tu te doutes que si tu le gardes, ledit haut finira en piteux état. Mais dès que tu vois le blond s'approcher de toi, certainement pour te forcer à obéir, tu te recules vivement d'un pas et retire de toi-même le vêtement. Qu'il ne te touche pas. C'est tout ce que tu veux : qu'il ne te touche pas. Le haut retiré et jeté plus loin, tu te laisses attacher, enfermant ton esprit à double-tour pour t'interdire de prononcer le moindre mot, le moindre son.

Et la torture commence, tes muscles tendus par la tension exercée par les chaînes à tes poignets et chevilles. Peu importe la question, peu importe la douleur qui transperce ton corps, que ce soit par le fouet, des aiguilles, un couteau ou n'importe, tu ne prononces pas un mot. De temps en temps, un gémissement de douleur t'échappe, te révoltant un peu plus à chaque fois, raffermissant ta volonté. Tu te concentres sur ton corps malmené, les signaux d'alerte qui s'allument dans ton esprit, et sur rien d'autre. Tu n'écoutes pas les questions, tu ne regardes pas le bourreau. Tu ne fais rien qu'endurer, les dents serrées à 'en faire éclater les mâchoires. Tu ne lâcheras rien. Tant qu'il continuera ainsi, tu tiendras la cadence. Tu peux résister. Les minutes défilent, te paraissant être des heures, des jours, des semaines. Le sang coule de quelques plaies, tu écoutes le son que fait chaque goutte venant s'écraser au sol. Ou plutôt, tu l'imagines. Et tu continues, jusqu'à en être lassant, jusqu'à ce qu'un blondinet vienne devant toi. Surpris qu'il se soit déplacé, tu reprends douloureusement conscience avec la réalité, l'observant. Il va falloir que tu coopères ?

-Continuez à rêvez... Je ne dirai... Rien...

C'est difficilement que les mots franchissent tes lèvres, ta mâchoire est crispée, ta respiration saccadée, mais ton regard n'a pas changé, il y brille toujours la même étincelle de rébellion. Et pourtant, le malaise s'installe quand il pose un de ses doigts glacés sur ta peau, glissant de ton sternum au début de ton pantalon. Que ? Oui, tu disais qu'il n'a pas le droit de te toucher ! Un frisson de dégoût te parcourt tandis que sa main descend encore un peu. Cette fois tu t'agites, autant mal à l'aise qu'en colère. Le feu de la révolte brille au fond de ton regard mais tu serres les dents. Ce n'est pas encore le bon moment pour agir, ce n'est pas encore l'instant propice... Alors tu attends. Encore. Encore. Et quand son doigt atteint ton menton, tu le mords, sans sommation. Tu gardes sa main prisonnière de ta mâchoire quelques instants, jusqu'à le libérer. Si tu n'avais pas été un Tudor, tu lui aurais caché à la figure. Mais tu es un Tudor, un Tudor garde quand même certaine bonne manières, peu importe les circonstances. Ah, tu ne te débarrasseras donc jamais de l'ombre des Tudor...

-J'avais prévenu : ne me touche pas Blondie. siffles-tu, ton ton vibrant de colère et d'un dégoût certain pour sa personne. Vampire et bourreau, tout pour que tu le détestes.

La suite t'inquiète par contre. Il fait un garrot à ton bras, tu vois l'autre préparer une seringue de tu ne sais quoi. Tu ignores ce qu'il compte te faire mais cela ne sent pas bon, pas du tout. Par réflexes, tu tires sur tes poignets, essayant vainement de faire céder les chaînes... Sans succès, évidemment. Alors, comme tu sais que tu ne pourras rien faire, tu cesses toute agitation. Il faut que tu gardes tes forces pour autre chose, pour un moment où tu pourras vraiment agir. Seulement ton cœur bat trop vite, trop fort. Tu as peur, quelque part. Tu n'as pas l'intention de mourir tout de suite, pas sans leur faire comprendre que tu ne lâcheras jamais la moindre information. Mais tu sais ô combien tes allergies peuvent t'être fatales, si on ne réagit pas assez vite. N'y songe pas. Non, n'y songe pas. On détache tes poignets et tu ne sais par quel miracle tu ne t'écroules pas au sol. Un instant tu trembles, les jambes engourdies, le haut blessé, et tu manques de perdre à nouveau l'équilibre lorsque Blondie te jette ton haut à la figure. Tu l'enfiles aussitôt et, puisque tu n'as pas d'autre choix, lui emboîtes le pas. Du trajet jusqu'aux douches communes, tu n'en gardes aucun souvenir, ton esprit uniquement axé vers cette sangsue que tu haïs de plus en plus à chaque instant. Tu n'es peut-être plus qu'un prisonnier parmi tant d'autres, mais il est hors de question qu'il te prenne pour son jouet. Les douches. Un regard à droite, à gauche... À cette heure, c'est vide. Ce n'est pas plus mal. Ta tête tourne, tu mets cela sur le sang que tu as perdu quelques instants plus tôt. Une nouvelle fois, tu retires ton haut mais lorsque tu songes à retirer le bas, tu te retournes... Et oui, Blondie est encore là. Tu arques un sourcil, croisant alors les bras.

-Hé bien ? Tu comptes te rincer l'œil ? Navré pour toi mais tu devras attendre quelqu'un d'autre. Je ne suis pas ton spectacle de la journée.

Tu aimerais que les mots suffisent pour le faire se détourner de ta personne, mais tu ne te fais pas tellement d'illusions, tu sais que c'est loin d'être suffisant. Tu es fatigué, tu n'aspires qu'à une bonne douche et à retourner dans ta cellule et dormir, dormir des jours durant, malgré tes tendances insomniaques. Mais tu ne fais que rêver. Il se rapproche un peu plus de toi et, cette fois, tu refuses de reculer. Ton regard sombre vient affronter le sien, de glace.

-Tu es ainsi avec tout le monde ou serais-tu en train de craquer pour moi, Blondie ?

Tu es ridicule. Tu devrais te taire. Mais il ne semble toujours pas d'humeur à te laisser tranquille. Alors tu le laisses s'approcher, sourcils froncés, bras décroisés. S'il fait attention, il peut voir que tes muscles endoloris sont tendus, prêts à frapper. Tu ne le laisseras pas te toucher une nouvelle fois. Alors, encore, tu attends qu'il soit suffisamment proche et... Leo se réveille. Tu lui attrapes violemment un poignet et, tout aussi rapidement, en profites pour lui tordre le bras dans le dos, t'arrangeant pour que ce soit le plus douloureux possible. Dans un même temps, tu le plaques contre le mur, contre le bouton qui fait couler l'eau. Résultat, en quelques instants, vous êtes trempés. Qu'importe. Tu restes dans son dos, venant souffler quelques mots à son oreille.

-Je n'ai pas pour habitude de me répéter. Tu n'as nullement le droit de me toucher ! Je ne suis as ton jouet, peu importe ce que tu peux en penser. Et même dans mon état, je suis encore capable de t'éclater le nez et quelques membres. Alors tu vas te calmer et me lâcher un peu, vu ?

Oh, les menaces ne sont pas la meilleure idée possible mais qu'est-ce que c'est jouissif que d'avoir un semblant de contrôle sur la situation... Si tu sais que tu n'auras pas le dessus, tu peux au moins essayer de gagner un minimum de tranquillité. Tu ne sais pas pourquoi tu détestes ce type mais il y a quelque chose qui ne passe pas. Quelque chose que tu ne cherches pas à comprendre. Et bon sang, ta tête tourne de plus en plus, le sol semble trembler, les murs se déformer... Il n'a aucun mal à te repousser... Tu ne comprends pas ce qui t'arrive...

-Que m'as-tu injecté ?

Tu t'en veux d'avoir posé la question, tu t'en veux de t'inquiéter d'un pareil détail. Mais c'est la première fois que ton corps réagit ainsi, alors il te faut savoir pourquoi... Que m'as-tu fait ?

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Mer 12 Nov - 20:23

Il ne dira rien hein. Qu'est-ce qu'il croit, qu'il est plus fort que tous les autres avant lui ? Il finira par céder, tu le sais. Parce que immortel comme immortel, qu'importe combien on peut aimer, c'est un instinct de survie contre lequel on ne peut pas lutter. Les héros sont rares, les sacrifices encore plus. La nature humaine veut que le captif cède à un moment ou à un autre, pour s'assurer rien que quelques jours de plus en vie. Mais c'est bien, il essaye de résister. Il témoigne d'une certaine volonté malgré tout, et si c'est remarquable, c'est aussi incroyablement stupide et téméraire de sa part. Enfin, tout est question de temps, et toi, tu en as bien plus que lui à revendre. Toute une éternité, si lui peut à peine compter sur quelques années. Ton index glisse sur sa peau alors qu'un sourire carnassier étire tes lèvres. Sourire qui disparaît bien vite lorsqu'il referme les mâchoires sur ta main. Tu serres les dents, recouvrant tout ton sérieux en attendant qu'il te relâche. Ce qu'il ne tarde pas à faire d'ailleurs, sous ton regard noir. Il t'avait prévenu ? Peut-être. Mais s'il ne l'a toujours pas intégré, ce n'est pas lui qui donne les ordres, les directives. Ce n'est pas lui qui décide de ce qui va se passer ensuite, de son planning. Il n'a plus le contrôle sur rien, tout ce qui lui reste entre ses murs, c'est son corps et son âme. Tout le reste, les principes de respect de la vie humaine, tout ça n'est rien entre ces murs, rien qu'un ramassis de foutaises qui ne font plus de sens pour personne ici. Il va devoir s'y faire. Il n'est plus qu'un numéro pour vous. Un code dans une base de données. Le reste n'a aucune importance, et qu'il soit prince ou le dernier des bouseux d'Anarkia n'y change rien. C'est un chasseur, il a été pris sur le fait, capturé et condamné pour ses crimes. Qu'il en subisse les conséquences et point. Mais pour une fois, tu commences un peu à perdre patience. Alors tu récupères la seringue et lui enfonce le contenu dans le bras, avant de faire plusieurs petites traces maladroites. Il a voulu jouer au plus fort, il va amèrement le regretter, il peut te croire.

Les douches. Tu n'as pas non plus envie de t'attarder ici parce que franchement, tu as mieux à faire que d'attendre que sa majesté veuille bien se laver. Tu fermes la porte des locaux derrière vous, t'appuyant contre cette dernière avant de poser ton regard sur lui. Il enlève son haut, et tu croises les bras, espérant secrètement qu'il va un peu se bouger. Mais comme tu t'en doutais, ton regard le gène. Tu échappes quelques éclats de rire sarcastiques à sa remarque. Si tu comptes te rincer l'oeil ? Il ne te pousse qu'un peu plus à reprendre la parole. « Je te l'ai dit, j'aime les hommes, c'est pas un motif suffisant ? Tu devrais en être flatté Tudor. » Bien sûr que non, tu ne te prends pas au sérieux. Rien que de dire que tu aimes les hommes, c'est déjà tellement bidon. Mais tu agis comme si, parce que tu as bien remarqué que ça le met mal à l'aise. Tu fais un pas vers lui, sur le même principe que précédemment ; s'il refuse de se déshabiller, alors tu vas le déshabiller de force. Et s'il pense que son attitude de petit rebelle te fait hésiter, il s'enfonce le doigt dans l'oeil, bien profondément. Si tu es en train de craquer pour lui ? À nouveau un large sourire étire tes lèvres, tandis que tu fais un autre pas vers lui. « Voyons, tu n'es pas tout le monde, tu es le grand Samael Tudor, ça devrait suffire comme raison non ? Puis sinon, faut dire que t'es loin d'être moche, t'es même plutôt mignon. Mais laisse-tomber tu sais quoi, c'est la « pédale » en moi qui s'exprime, puisque c'est comme ça que tu dois me considérer non ? T'es pas très tolérant comme type au final. » Toujours jouer avec les nerfs. Remettre en question les conviction, à la moindre remarque. T'en sais rien au fond, de s'il a une aversion pour les homosexuels ou pas, et tu t'en fiches bien, mais tu t'en sers quand même histoire de le faire passer pour le méchant, quoi qu'il dise.

Tu te rapproches encore un peu, quoique toujours sur tes gardes. Et il finit par t'attraper le poignet et te tordre un bras dans le dos, tandis que tu te retrouves plaqué face contre le mur. Bon, tu l'as un peu mérité. Mais tu serres les dents, ignorant au mieux la douleur alors qu'il vient murmure quelques mots à ton oreille. Il n'est pas ton jouet ? Et super vous voilà trempés de la tête aux pieds... Ton uniforme te colle presque à la peau mais tu ne dis rien, tu te contentes de ta position actuelle en silence. Rien ne sert de t'agiter, tu sais que le produit ne va plus tarder à faire effet. Et d'ailleurs, au passage... « Tu n'as toujours pas compris la leçon pas vrai ? Ici, c'est moi qui donne les ordres. Je veux te suivre toute la journée ? Je le fais. Je te dis à genoux ? Tu te mets à genoux.Je te dis de reculer ? Tu recules. » Et sur ces derniers mots, tu le repousses violemment en arrière. C'est en te tournant vers lui que tu te rends compte qu'il ne va pas très bien. Oh, mais on dirait que la drogue commence vraiment à faire effet... Un sourire en coin étire finement tes lèvres. Que lui as-tu injecté ? « Ta première dose d'une longue série, si tu ne te tiens pas à carreaux. » Fais-tu avec cynisme. Il ne marche même pas droit, et tu échappes un éclat de rire sombre. « Tu devrais te dépêcher de prendre ta douche avant que les autres détenus n'arrivent. C'est jamais bon d'être défoncé quand les autres qui vous entourent sont parfaitement conscients. Ta lucidité se dégrade, tic toc tic toc. » Ton sourire s'étire un peu plus, tu n'as pas besoin d'être explicite pour qu'il comprenne que dans son état, les autres peuvent faire ce qu'ils veulent de lui, aussi bien le frapper que le pousser à la pire des absurdités, comme le persuader de sauter dans les escaliers parce qu'il sait voler.

~~~

Tu les observes. Ou plutôt, tu l'observes lui, qui vient de se mettre à dos quatre vampires. Les bras croisés, tu détailles la scène à quelques pas de là. Tu veux voir comment il s'en tire. Car non, tu ne comptes pas intervenir, du moins, jusqu'à un certain point. Et quand le premier coup part... Tu es un peu surpris, mais trois vampires restent à l'écart et observent leur collègue et le jeune Tudor se battre. C'est qu'il se débrouille plutôt bien, pour l'instant. Même très bien. Mais rapidement, les trois autres se rendent compte que leur ami est en difficulté, et ils se joignent à la petite fête. Un gardien à côté de toi – tout jeune et tout neuf dans le métier – esquisse un geste en avant, mais tu l'arrêtes dans son élan, lui signifiant qu'il doit laisser faire. C'est difficilement qu'il accepte, mais il reçoit tes ordres comme une leçon de sagesse. Tant mieux. Tu regardes donc les autres se battre. Et si l'un d'entre eux est tout bonnement au tapis, il est évident que le chasseur ne va pas faire long feu face à trois autres vampires qui s'acharnent contre lui. Tu laisses quelques coups passer, un peu perdu dans tes pensées. Tu aimerais qu'il te demande ton aide. Mais quelque chose te dit qu'il ne te fera pas ce plaisir, alors finalement, tu franchis la distance qui vous sépare, et prends la parole d'une intonation glaciale. « Détenus, arrêtez-ça, TOUT DE SUITE. » Ce haussement de ton soudain en fait sursauter un qui se tourne vers toi. Ton regard terriblement noir le dissuade de continuer dans la violence, et il s'éloigne un peu. Un second en fait autant, mais le troisième lui, semble bien décidé à en découdre. Tu jettes un coup d'oeil à Samael, et tu tires l'autre vampire par l'épaule, le sommant d'arrêter. Sauf qu'il ne se laisse pas faire. Alors brusquement, tu envoies un coup de pied dans un de ses genoux et tu entends un léger craquement. Il perd l'équilibre, tombe aux côtés de l'autre déjà k.o. Toi, tu saisis Tudor par le col. « Et toi, tu me suis, pauvre idiot. » Il semble encore sonné, déséquilibré. Pas étonnant, après la salve qu'il vient de se prendre. « Tu mets le bordel dans mon unité ? Tu vas voir. Je t'avais pourtant prévenu. » Et c'est d'un pas décidé que tu l'emmènes vers l'infirmerie. Il va voir oui, et il a intérêt à tenir le rythme, car tu ne comptes pas ralentir pour lui.

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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Jeu 13 Nov - 10:57

Les douches. Tu veux qu'il cesse de te reluquer ainsi. Pourquoi son regard te gène-t-il ainsi ? Tu ne saurais dire. Peut-être parce qu'il est un vampire, qu'il est le premier ici à te traiter à la dure, parce que... Tu ne sais pas, quelque chose te dérange chez lui, quelque chose que tu ne cherches pas non plus à comprendre. Tu veux juste qu'il te laisse prendre ta douche, seul. Il a déjà vu les blessures infligées par son collègue, il n'a pas besoin de te reluquer ainsi. Alors tu essayes, maladroitement, de le pousser à se détourner. En vain. Il aime les hommes, répète-t-il encore, comme au jour de ton arrivée. Tu serres alors les dents, essayant de passer outre. Et les mots s’enchaînent, de façon ridicule. Craquerait-il pour toi ? Tu n'y crois pas une seule seconde, c'est vrai mais tu essayes de le faire réagir, de le faire reculer, n'importe quoi. Et c'est là qu'une insulte te blesse, plus qu'elle ne le devrait. Intolérant. Ton meilleur ami est en couple avec un autre homme, tu as fini par laisser ta haine envers un certain vampire de côté pour que ta sœur soit heureuse avec son vampire, tu aides quiconque le mérite à tes yeux, et il ne te considère pas tolérant ? Tu secoues la tête, limite révolté par de tels propos, au point d'en perdre un instant tes mots. Toi, intolérant. On aura tout entendu. Et puis, de toute manière, tu comprends que tout ce que tu pourras dire sera retourné contre toi. Donc autant te taire et passer à l'action.

Lorsqu'il est suffisamment proche, tu t'empares de son poignet et lui tords le bras dans le dos, en profitant pour le plaquer contre un mur, ouvrant l'arrivée d'eau de la douche. L'eau est glaciale mais cela n'a guère d'importance à tes yeux, tu as bien l'intention de lui faire comprendre, d'une manière ou d'une autre, que tu n'es pas son jouet. Tu n'es le jouet de personne. Mais il ne se laisse pas faire, le blondinet. Il réplique puis te repousse violemment. Tu te sens mal, ta tête tourne, tu ne comprends pas ce qu'il t'arrive. Que t'a-t-il injecté ? Que 'a-t-il fait ? Il sourit et tu commences à très sérieusement t'inquiéter tandis que ta tête tourne de plus en plus. Ta première dose d'une longue série ? Tu comprends doucement mais lorsque tu t'appuies contre un mur, ta tête tournant un peu trop, il se met à rire. Ses propos terminent de t'éclairer. Il t'a drogué. Toi qui n'as jamais touché à ces choses, tu te retrouves sous l'emprise de stupéfiants. Tu serres alors les poings, t'avançant vers lui dans l'intention de le frapper... Mais t'arrête bien vite, constatant à quel point cela serait inutile et inefficace. Tu es sans défense pour le moment, même si tu as un peu de mal à en prendre conscience.

-Espèce de...

Un vertige t'empêche de finir. La drogue court dans tes veines. Dire que tu avais toujours été clean, cette première expérience n'a rien de réjouissant. Il faut que tu retournes dans ta cellule, que tu t'allonges et que tu attendes que ton organisme évacue la substance. Mais il est hors de question que tu ailles te coucher couvert de sang. Il faut faire un choix, Samael, et celui-ci est vite fait. Après un dernier regard noir, assassin, tu lui tournes ostensiblement le dos et termines de te déshabiller. Ta douche est aussi rapide que possible, glaciale dans l'espoir que cela te permettra de garder les idées claires, et tu termines juste de te rhabiller lorsque les autres détenus commencent à arriver. Tu n'es pas en état de faire quoi que ce soit d'autre que de suivre le vampire jusqu'à ta cellule, peinant à marcher droit. Tu le détestes. Et, quelque part, tu te jures qu'il finira par regretter ce qu'il a fait...

~~~

Une bagarre. Tu t'étais dit que tu ne te mêlerais de rien dans cette prison, tu t'étais dit qu'il ne se passerait rien de notable. Et pourtant tu es actuellement en train de te battre contre quatre vampires. À dire vrai, l'un est déjà au sol et a du mal à se relever. Tu n'avais pas cherché les ennuis pourtant. Dire que tu étais enfin sorti de ta cellule pour essayer une activité... Tu le regrettes. Quand un vampire est venu te chercher, tu as essayé de l'ignorer. Il a insisté, tu as fini par répondre... Et de là, la conversation s'est envenimée, le ton est monté, devant des amis qui s'en sont mêlés. Puis ils en sont venu aux poings. À un contre un, tu peux t'en sortir, comme tu l'as prouvé. Quelques coups esquivés, deux pris mais surtout plusieurs donnés et touchés. Jusqu'à ce que l'autre se prenne un coup de poing juste en dessous de la mâchoire. Résultat, il est tombé à la renverse et avec le magnifique coup de pied qu'il s'est reçu dans un genou, tu sais qu'il aura du mal à se relever. Seulement, ses potes ont décidé de te rendre la pareille. Après avoir lancé un « Lâches ! » bien sonore, tu essayes à présent de te défendre comme tu peux. Les coups pleuvent, dans le visage, sur le torse et le ventre. Ils ne visent pas les jambes mais tu sais que si tu flanches, tu n'auras pas seulement droit aux coups. Non, l'odeur de ton sang commence à enivrer l'un des agresseurs. Si tu lui en laisses la possibilité, il te mordra il y aura de grands risques pour que tu y passes. Tu as beau être dans le couloir de la mort, ce n'est pas ainsi que tu souhaites rendre ton dernier souffle. Alors tu renvoies les coups, perdant du terrain au fil des secondes, refusant pourtant de demander de l'aide à qui que ce soit. C'est avec surprise que quelqu'un intervient. Sur le coup, tu ne fais pas attention au concerné, bien trop occupé avec le dernier vampire aux prises avec toi. Son poing s'écrase une nouvelle fois sur ton nez que tu sens se briser, avant qu'il ne s'écroule à son tour, à cause d'un coup de pied dans le genou auquel tu es étranger. Pas le temps de plus réfléchir qu'un blondinet t'attrape par le col, t'ordonnant de le suivre. Grognant un peu, tu te laisses pourtant tirer plus loin, trop heureux de t'en sortir si simplement. Mais une fois à l'écart, tu t'arrêtes. Après tout, il t'a insulté et t'accuse d'avoir mis le bordel dans son unité.

-Navré d'avoir eu à me défendre. Mais si tu tenais mieux tes détenus, je n'aurais pas été obligé de "mettre le bordel" dans ton unité, comme tu dis.

Ta voix se fait acide et pourtant un peu plus rauque que d'habitude. Tu le suis tout de même, parce que tu n'as pas tellement le choix, en profitant pour faire le point sur tes blessures. Ton nez pisse le sang, il est très certainement brisé, ta lèvre inférieure est fendue et tu sens de nombreuse ecchymoses se former un peu partout sur ton corps, notamment une belle au niveau de l'articulation de la mâchoire, un peu en dessous de l'oreille droite. Tu sais que tu saignes aussi à d'autres endroits mais ce n'est que secondaire. Mais ce serait mieux si tu pouvais soigner cela, avant que tous les vampires n'aient réellement envie de te vider de ton sang. C'est avec surprise que tu constates que Blondie t'a amené à l'infirmerie. Tu pensais qu'il te punirait, qu'il ferait n'importe quoi, mais pas t'envoyer te faire soigner... Arquant un sourcil, tu le regardes ouvrir la porte puis entre... Et constates qu'il n'y a personne. Vous êtes seuls, dans l'infirmerie. Oh non. Tu te retournes vivement vers lui, un peu trop vite même, visiblement, puisque ta tête se met à tourner.

-Je sais me soigner seul.

C'est une mise en garde. Même s'il veut te soigner, il est hors de question que tu le laisses faire. Encore et toujours, tu ne veux pas qu'il te touche. Alors, sans plus lui accorder d'attention, tu pars à la recherche de pansements et de désinfectant. Seulement il ne semble pas avoir envie de te laisser faire. Dès qu'il s'approche tu recules. Qu'il reste loin de toi. Limite, tu es prêt à le frapper une nouvelle fois s'il t'approche de trop près. Et c'est ainsi jusqu'à ce que tu sentes une aiguille s'enfoncer dans ta peau. Dans un réflexe, tu te tournes vivement vers le vampire et lui envoies ton poing dans la figure !

-Arrête ça !

Malheureusement il est déjà trop tard. La substance court à nouveau dans tes veines et il ne te faut que peu de temps pour te sentir mal. Sans trop t'en rendre compte, tu te retrouves sur le lit trop blanc de l'infirmerie, laissant le blond s'occuper de ton cas. Peut-être y va-t-il un peu trop fort mais le circuit de la douleur est quelque peu endormi par la drogue dans ton organisme. De temps en temps tu protestes, tu essayes de le repousser parce que sentir ses mains sur ta peau te perturbe. Il se passe quelque chose d'étrange, d'inhabituel, mais tu ne saurais pas dire quoi. Ton esprit est trop embrouillé pour que tu puisses réagir. Alors tu te laisses plus ou moins faire, jusqu'à ce qu'il finisse son travail. Et le silence s'installe. Ton regard sombre vient se poser sur sa personne, cherchant son regard, cherchant des réponses. Pourquoi être intervenu ? Pourquoi t'avoir soigné, autre que pour t'humilier un peu, évidemment ? Tu ne le comprends pas, alors tu le regardes. Que se passe-t-il avec lui ? Qui est-il ? Toutes ces questions que la drogue fait naître en ton esprit tandis que tu l'observes, immobile, alors que lui s'approche. Pourquoi ? Tu ne sais pas, jusqu'à ce que... Hé bien, jusqu'à ce que ses lèvres viennent se poser sur les tiennes. Sur le coup tu ne réagis pas, trop surpris pour réagir, trop abasourdi pour le repousser. Tu te figes, sans comprendre. Un homme, un de tes gardiens, vient de t'embrasser. Ce n'est certes pas ton premier baiser échangé avec un membre de la gente masculine mais... Il y a comme quelque chose de différent sur l'instant. Quelque chose comme de la drogue, Samael ? Tu n'y penses pas, ton esprit est embrouillé et... Lorsqu'il se recule, sûrement à cause de ton manque de réaction, tu poses une main sur sa nuque et le ramènes contre toi, t'emparant de ses lèvres. Tu ne sais pas pourquoi tu fais cela, tu ne sais pas pourquoi tu veux qu'il revienne, pourquoi tu veux revivre cette curieuse expérience, mais tu le fais quand même. Voilà pourquoi tu n'aurais jamais dû toucher à de la drogue... Ta main libre glisse dans son dos, s'accrochant un peu à sa tenue, et tu fermes les yeux, profitant de l'instant d'une manière... Tout sauf normale, tout sauf saine. Mais tu aimes cette situation. La drogue ne te va pas. Tu l'embrasses, tu te laisses même allonger sur le lit, refusant de quitter ses lèvres. Mais il faut bien respirer, alors il final, vos lèvres se séparent. Ta respiration se fait courte et rapide, ton regard refait son apparition, plongeant avec délice dans le sien... Tu devrais le repousser, le frapper, n'importe quoi mais au lieu de cela, tu restes dans bouger, trop près de lui, à l'observer. Et de ton esprit embrumé s'échappe quelques petits mots...

-Je ne te comprends pas...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Jeu 13 Nov - 20:13

Les bagarres entre détenus sont monnaie courante, mais les trois quarts du temps, vous les empêchez ou vous vous interposez dès que cela commence. Du moins, quand c'est vampire contre vampire ou chasseur contre chasseur. Quand c'est vampire contre chasseur.. C'est un peu différent, car vous laissez faire jusqu'à ce que ça dégénère. Juste pour prouver à l'humain qu'il ne fait pas le poids face à plusieurs d'entre vous. Un seul suffit même parfois pour que l'autre s'écrase. Ce qui n'était pas le cas là, mais Tudor commençait à être en difficulté et c'est pour cette raison que tu es intervenu, les empêchant d'aller trop loin. Et dire qu'il ose encore contester... Tu lui jettes un regard noir, te tournant brièvement vers lui, profitant du fait que vous êtes arrêtés. « Tu veux y retourner peut-être ? » Où ça ? Se battre, bien évidemment. Tu serres les dents, te retenant de lui demander s'il a d'autres commentaires débiles du genre. Tu tiens très bien ton unité. Ta réputation parle pour toi, et en général, quand tu attends quelque chose d'un détenu, tu n'as pas besoin de te répéter deux fois. Car la deuxième fois, c'est déjà trop tard. Des rumeurs courent à ton sujet, tu n'es pas dupe, et tu laisses faire. Ça entretient le mystère et les inquiétudes te concernant, que demander de plus ? Tu le traînes donc derrière toi, sans même lui demander son avis. Ce n'est pas lui qui décide de toute façon. Et où allez-vous ainsi ? À l'infirmerie. Ce qui est sommes toutes, sympathique de ta part. D'autres se serraient contentés de l'envoyer au trou sans le moindre soin. Toi... Tu es différent, à ta manière. Aussi difficile à vivre, parfois plus même. Aussi terrifiant, parfois. Mais ce dont bien d'autres ne peuvent pas se venter, c'est que toi, tu inspires le respect. Car tu es toujours juste dans tes décisions. Droit. Les autres eux, ont tendance à faire en fonction de leur humeur. Tu l'as vécu en tant que détenu, et tu détestais ça.

Monsieur peut peut se soigner tout seul alors. Tu secoues un peu la tête, échappant un soupir désespéré. Il n'a toujours pas compris ; il n'a pas le choix ici. Tu fais un pas en avant vers lui, puis un autre. Il continue à reculer, et tu te demandes ce qui le dérange tant, dans le fait de se retrouver près de toi. De quoi a-t-il peur au juste ? Tu n'es pas de ces gardiens vicieux qui couchent avec les détenus sans aucun scrupule. Tu oses espérer que tu as encore quelques valeurs, parmi lesquelles un respect du peu de dignité qui est accordé aux détenus. Puis, tout ce que tu veux, c'est l'aider à se soigner. Parce que aucun infirmier n'est actuellement présent, et que toi, en tant qu'ancien infirmier de cette prison, tu en as encore le droit. Pour une fois que tu lui es bénéfique, pour une fois que tu ne lui veux pas de mal, franchement... Il recule toujours, et tu soupires, décidant finalement de t'en tenir au plan de base en lui enfonçant l'aiguille de la seringue dans une veine, en vidant rapidement le contenu. Sa réaction est instinctive, il se retourne vers toi et te frappe, t'ordonnant d'arrêter ça. Tu te contentes de reculer de quelques pas et de passer une main sur ton visage temporairement endolori. La dose étant un peu plus chargée, les effets sont plus rapides. Bientôt, il semble dans un état second, et tu serres les dents, le temps de t'assurer qu'il ne fait pas semblant. Seulement alors tu le guides et le pousses à s'asseoir sur le bord du lit de l'infirmerie, avant d'aller chercher de quoi le soigner. Désinfectant, quelques pansements, bandelettes et quelques sutures autocollantes histoire de refermer au plus les plaies les plus profondes. Et alors, on a l'impression que c'est une autre personne qui le prend en charge. Quelqu'un de tellement plus doux. Tellement plus attentionné. Tu t'empresses de lui prodiguer les soins nécessaires, termines en appliquant les sutures, et tu poses le reste sur la paillasse à côté, ton regard revenant vers lui.

Puis, un silence s'installe. Tu devrais sans doute le ramener à sa cellule. Ou plutôt, tu devrais l'envoyer au trou, rien que pour t'avoir frappé. C'est dans le règlement de toute façon ; frapper un gardien vous envoie un mois, si ce n'est plus, au trou. Pourtant, tu n'as pas envie de l'y envoyer. Ton subconscient s'en souvient. Et c'est lui, en partie, qui t'empêche de rédiger le rapport. Tu le fixes, tu détailles les traits de son visage. Et sans plus réfléchir, sans même comprendre pourquoi tu fais ça, tu l'embrasses. Bon sang mais que fais-tu ! Tu n'en as toi-même aucune idée. Tu as eu cette envie soudaine, cette pulsion et... Tu n'as même pas réfléchi, tu as juste agi, comme si c'était la bonne chose à faire. N'importe quoi. Il semble surpris, ne réagit pas plus que cela, alors tu te recules avant de baisser les yeux, un peu honteux de ton geste. Minute, toi, Lyokha Volkov, baisser les yeux face à un détenu ? La bonne blague. Et c'est à ta plus grande surprise que tu frissonnes en sentant sa main brûlante sur ta nuque, et que tu te retrouves sans vraiment comprendre comment, à l'embrasser. C'est lui. C'est qui vient de... De t'attirer à lui ? Tu essayes un instant de réfléchir, avant d'abandonner le projet pour te contenter de lui répondre. Que fais-tu bon sang... Tu n'en as aucune idée. Mais c'est agréable. C'est... Curieusement agréable. Tu fronces légèrement les sourcils et tu t'assois d'abord sur le rebord du lit, sans quitter ses lèvres un instant, puis tu l'invites à s'allonger naturellement, et tu t'installes au-dessus. Sa main dans ton dos te fait frissonner, et tu te perds un instant dans ce contact. Mais il finit par reculer pour te regarder en face, et tu en fais autant. Il ne te comprends pas ? Toi non pus tu ne te comprends pas. Et d'un coup, c'est comme si tu revenais à la réalité. D'un coup, tu te redresses et tu descends de ce lit, ne souriant plus le moins du monde. Tu es juste terriblement froid. « Tu te dépêches de te lever, tu retournes dans ta cellule, détenu. » Fais-tu, sec. Tu lui tournes le dos, regardant obstinément en face de toi, et tu réajustes machinalement ton uniforme avant de le tirer à l'extérieur, direction sa cellule.

Il parle sur la route. Du moins, c'est ce qu'il te semble. Peut-être que tu n'entends pas tout, mais il t'accuse. Et ça, ça commence sérieusement à t'énerver. Donc au bout d'un moment, sur votre route, quand vous passez près du placard à balais du bloc, tu le pousses à l'intérieur et toi avec, avant de refermer derrière avec le loquet. Tu croises les bras et tu l'observes, te décidant enfin à l'écouter. Ou plutôt, te décidant enfin à lui répondre, et ce, pas de la manière la plus délicate qui soit. « De ma faute ? Tu m'as embrassé. Et à ton avis, qui est-ce qu'ils croiront entre un chasseur qui touche à la drogue, et un gardien de prison ? C'est de ta faute. Point. » Tu craches presque tes mots. Mais quelque part, si tu es comme ça, c'est parce que au fond, tu sais qu'il a raison en partie. Mais tes propos ne suffisent pas. Il rejette toujours la faute sur toi, et tu en fais autant. Tu te répètes, c'est de sa faute, et pas autrement. Puis, il vient un moment où tu craques. Un moment où tu en as marre de l'entendre, alors tu le plaques contre le mur, et tu l'embrasses. Fougueusement. Avec bien plus d'assurance que tout à l'heure. Tu ne devrais pas pourtant... Tu le sais, tu ne devrais pas. Mais c'est plus fort que toi, et tu prends une peine terrible pour te reculer de quelques centimètres à peine, lâchant ses poignets pour poser tes mains contre le mur. « Là, c'est de ma faute. » Souffles-tu contre ses lèvres. « Et... J'admets, pour tout à l'heure... C'était aussi de ma faute... » Tu fermes brièvement les yeux, parce que le reconnaître, c'est étouffer ton orgueil, et ça te tue oui. Surtout pour ce type. Mais sur l'instant, les mots t'ont échappé, tu n'as rien contrôlé. Pas plus que tu ne contrôles la suite, et lui qui t'embrasse. Tu laisses tout bonnement faire, te contentant de répondre à ses avances, tout en glissant tes mains le long de son torse. Ce n'est pas bon ce que vous êtes en train de faire. Et il est... Bon sang, tu te rends compte qu'il est drogué, et qu'il n'a pas grande conscience de ce qu'il est en train de faire ? Il faut croire que l'information t'échappe. Ou alors, tu préfères l'ignorer, qui sait. Tu te fais un peu plus sauvage, un peu plus pressant sans même t'en rendre compte. Tu romps le baiser le temps de lui enlever son haut, et tu reviens immédiatement à l'assaut de ses lèvres, glissant tes doigts sur sa peau brûlante. Ce n'est pas bon tout ça, tu devrais juste arrêter... Et pourtant, tu le laisses faire lorsqu'il défait un à un les boutons de ta chemise, sans que l'idée de protester ne te te passe par la tête. C'est totalement... Incontrôlable ce qui t'arrive. Tu descends poser quelques baisers dans son cou, à gauche puis à droite, tu profites de chaque contact et tu te perds entre ses bras, même si c'est mal. Mais tu as toujours envie d'aller au bout, et rapidement de préférence, tu n'as pas envie de perdre ton temps ici, donc tu le pousses à se retourner, le plaquant contre le mur mais de face cette fois. Ton torse contre son dos, tu viens l'embrasser dans le cou à nouveau, avant de poser des lèvres dans sa nuque et le long de ses épaules. Pendant ce temps, tu viens chercher la boucle de ta ceinture, entreprenant de l'enlever... Mais c'est là que tu t'arrêtes. Presque soudainement. Ton souffle court rencontre sa nuque, et c'est comme si tu prenais tout à coup conscience de ce que tu t'apprêtais à faire. Tu lâches un juron en russe, secouant la tête. Tu restes là un instant, à te répéter à quel point c'est mal. Ce type est défoncé. Totalement inconscient de ce qui se passe. Et tu comptais en profiter ? Non, ce n'est pas toi. Pas du tout. Tu recules vivement, récupérant ta chemise par terre, l'enfilant en vitesse. « Tu t'habilles et vite. Je te ramène à ta cellule détenu. » Rien d'autre, à part tes propos froids. Tu te tournes vers lui, et il faut croire qu'il ne va pas assez vite à ton goût puisque tu t'énerves sans raison apparente. Il te pose une question totalement stupide d'ailleurs. De quoi as-tu peur ? « De rien espèce d'idiot. T'es carrément défoncé, tu ne réalises pas ce qui se passe, et je refuse d'être celui qui va profiter de ton état. » Et sur ce, tu récupères son haut et tu lui jettes au visage. « Bouge-toi j'ai dit ! » Tu es presque agressif. C'est la situation qui te rend dingue. Vivement que tu le ramènes à sa cellule, et que tu termines ton service pour aujourd'hui.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Ven 14 Nov - 23:45

Un corps contre le tien, toi entre lui et le lit, pendu à ses lèvres froides alors que quelques instants plus tôt il baissait les yeux après avoir simplement posé ses lèvres sur les tiennes. Qu'importe. Tu ne sais pas comment, tu ne sais pas pourquoi – même si la drogue joue un rôle majeur dans cette situation – mais tu aimes ce qu'il se passe. Tu aimes le sentir frissonner sous tes doigts, même s'il n'y a qu'une main de posée contre sa peau, l'autre en étant séparée par une couche de tissu. Il répond à ton baiser et c'est tout ce que tu demandes. Il y a quelque chose de différent aujourd'hui. Il était doux lorsqu'il fallait te soigner, il ne t'a pas réellement passé un savon pour la bagarre... Il y a quelque chose d'étrange aujourd'hui, mais tu es incapable de mettre le doigt dessus. Tant pis. Tu restes ainsi, contre lui, trop heureux de sentir ses mains sur toi, jusqu'à ce que tu finisses par reculer, permettant enfin à l'air d'entrer dans tes poumons. Et tu le regardes, tes grands yeux sombres plongés dans les siens, clairs comme la glace. Tu ne le comprends absolument pas. Tu ne comprends pas ses motivations, ni pourquoi il pose un tel regard sur toi. Et encore moins pourquoi il se redresse d'un coup, s'éloignant de toi, ayant perdu son sourire. Quoi ? Tu te relèves et tu retournes dans ta cellule ? Un soupir t'échappe mais tu obéis. Inutile de le retenir, tu n'es pas en état. Alors tu le suis... Mais cela ne veut pas dire que tu comptes te taire. Au contraire, même.

-Je ferai une unique remarque : ce qu'il vient de se passer est entièrement ta faute.

Tu te décharges ainsi de toute responsabilité concernant les baisers échangés. De toute manière, vu ton état, on ne peut pas tellement dire que tu es blâmable pour ce qu'il vient de se passer. Mais peu de temps après avoir prononcé ces quelques mots, il se retourne et te pousse à l'intérieur d'un placard, dans lequel il vous enferme. Ce n'est qu'à ce moment que, les bras croisés, il se décide à te répondre. Tu l'as embrassé, oui, certes, mais il est le premier à l'avoir fait, il n'a pas dit non lorsque tu t'es avancé et... Non, la réponse est trop évidente pour que tu la gardes pour toi. « Tu as commencé. Et comme c'est toi qui m'a drogué, je doute que tu sois si intouchable. » répliques-tu, un sourire étirant tes lèvres. Tu auras le dernier mot, même s'il te tient tête, campant sur ses positions. Tu fais de même et, durant un instant, vous continuez votre pseudo dispute dans un placard. Oui, dans un placard, la situation porte à confusion... Ou pas, étant donné que tu finis plaqué contre un mur, tes poignets prisonniers des mains du vampire, vos lèvres scellées en un nouveau baiser bien plus fougueux et plein d'assurance que le précédent. Tu ne devrais pas y répondre, et pourtant c'est ce que tu fais. Tu ne te comprends plus, ton esprit semble en bug, mais tu sais au moins une chose : tu aimes quand il t'embrasse. Par tous les Dieux de la Terre, Samael, le retour à la lucidité sera bien douloureux... Toujours est-il sur, sur le moment, tu suis le mouvement lorsqu'il se recule... Et avoue être coupable de ce baiser, et du précédent. Tu souris, c'est ce que tu voulais entendre. Vos lèvres se frôlent, trop proches, trop de tentations...

-Et là, c'est la mienne...

Quoi ? Non, tu ne devrais pas... Trop tard, tu franchis le peu de distance qui vous sépare et t'empares de ses lèvres, en un baiser passionné. Tu frissonnes en sentant ses mains glisser sur son torse, les tiennes se frayant un chemin sous son haut, caressant la peau de son dos. Ce n'est pas bien, tu ne devrais pas l'encourager, et pourtant tu ne parviens pas à t'arrêter. Tu deviens poupée entre ses mains, te perdant entre ses bras, répondant avec plaisir à ses avances. Ta tête tourne, ta température corporelle augmente un peu plus à chaque instant qui passe... Et pourtant tu te sens curieusement bien. Tu le laisses t'enlever ton haut tandis que tu t'occupes en déboutonnant tranquillement et un peu maladroitement sa chemise... Qui finit par tomber au sol. Chaque baiser t'arrache un nouveau frisson de plaisir, tu t'oublies, te laissant même être retourné et à nouveau plaqué contre un mur. Tu fermes les yeux, te concentrant sur les endroits où ses doigts se posent, sur cette chaire de poule qu'il provoque... Un seul point fait cependant que ton souffle se bloque. Il touche à ta ceinture, il la défait. Là, tu te tends. Même défoncé, tu n'en perds pas une partie de tes principes, de tes blocages. Il ne faut pas. Il ne doit pas. Un instant, vous ne bougez ni l'un ni l'autre, ton souffle se faisant à peine audible, restant à l’affût de la moindre de ses réactions. Ce n'est que lorsqu'il se recule qu'un poids semble s'envoler de tes épaules. Il ne le fera pas. Il n'ira pas jusqu'au bout. Tu te retournes alors vers lui, remettant machinalement ta ceinture, le laissant t'ordonner de t'habiller sans réagir. Il ne l'a pas fait. Tu devrais lui en être reconnaissant mais ce sont d'autres mots qui t'échappent.

-De quoi as-tu peur ?

Autrement dit : pourquoi n'est-il pas allé jusqu'au bout ? C'est un reste de lucidité qui pose maladroitement la question. Décidément, tu ne le comprends pas. Tu ne sais pas qui il est, ni ce que tu dois comprendre de son comportement envers toi. Il dit ne pas vouloir être celui qui profitera de toi, drogué. Tu ne sais pas si c'est ce que tu dois croire, tu ne sais pas si c'est ce qu'il faut comprendre. Tu as du mal à réfléchir mais, finalement, recevant ton haut en pleine figure.  Tu le remets par automatisme, secouant la tête lorsqu'il t'ordonnes à nouveau de bouger, agressif. Tu le laisses sortir du placard, tu lui emboîtes le pas, le laissant te conduire à ta cellule. Tu fais de ton mieux pour marcher droit mais le sol tangue sous tes pas. Le trajet, tu l'oublies bien vite. Tu ne réagis que lorsque tu te retrouves face à ta cellule. Tu y entres sans un mot, te retournant lorsqu'il referme derrière toi... Et tu le regardes...

-Merci ?

C'est tout ce que tu trouves à dire. Pour les soins, pour ne pas avoir été trop loin. Merci. Il faut vraiment que tu dormes, tu es tout sauf dans ton état normal...

~~~

Tu serres les dents. Tu frottes le sol avec acharnement, imaginant que c'est la tête du vampire blond que tu es en train de décaper. Tu le hais. Tu le hais vraiment. Il t'a drogué, embrassé, humilié. Il est allé trop loin. Il est gardien, certes, mais il y a certaines choses que tu ne peux pas accepter, pas supporter, et ce qu'il a fait dépassé les bornes. Tu frottes. Tu es de corvée, tu fais tes TIGs dans les douches. Nettoyage. Au moins, cela t'occupe l'esprit, cela te permet de faire autre chose que de tourner en rond dans ta cellule, lui laçant un regard assassin à chaque fois qu'il ose passer devant ta cellule sans pour autant pouvoir lui dire en face ce que tu as sur le cœur. Tu voudrais qu'il puisse être à ta merci, ne serais-ce que quelques minutes, le temps de lui faire passer l'envie de te toucher à nouveau comme il l'a fait. Et pourtant, il y a un petit quelque chose qui te gêne. Tu ne pensais pas prendre du plaisir à son contact, tu pensais être dégoûté, même sous l'emprise de la drogue. Mais cela n'a pas été le cas, au contraire. Tu ne comprends pas pourquoi ton corps réagit, plus encore avec lui. Un profond soupir t'échappe tandis que tu te relèves, jetant ta brosse au sol, décidant de prendre une minute de pause. Tu n'avais jamais fait ce genre de chose auparavant, c'est quasiment une première et cela ne te plaît guère plus que cela... Mais il te faut bien te plier à la règle, tu as joué et tu as perdu, il faut l'accepter. Des pas t'arrachent à tes pensées, tu te retournes vers le nouveau venu... C'est lui, c'est Blondie ! Ton sang ne fait qu'un tour. Vous êtes seuls, c'est le moment ou jamais. Alors tu l'attrapes par le col, sans la moindre sommation, et le plaques violemment contre un mur.

-Que fais-tu ici toi ? Aurais-tu encore l'intention de me droguer ? De reprendre là où tu t'es arrêté la dernier fois ?

Il semblerait que la colère consume tes prunelles, et pourtant, il y a autre chose au fond de tes prunelles. Il y a quelque chose d'étrange chez toi. Vous êtes proches, trop peut-être. Trop, car vos souffles se mêlent, tu sens presque sa peau au contact de ton poing serré sur son col. Tu devrais le frapper, lui dire ses quatre vérités mais un mystère demeure : pourquoi as-tu apprécié son baiser ? Certains, même s'ils sont rares, savent que tu as une certaine attirance pour les hommes, autant que pour les femmes. Mais il ne s'était jamais rien passé de similaire jusqu'alors. Rien qui te semblait si... Naturel, oui. Alors tu hésites, une seconde, une seule seconde. Et sans plus perdre de temps, tu viens t'emparer de ses lèvres, presque sauvagement. Une nouvelles fois, c'est comme si ton corps se réchauffait de quelques degrés, ton cœur semble rater un battement. Lorsque tu t'en rends compte, tu as l'impression de tomber dans un abyme sans fond, dont il te tire heureusement aussitôt, en répondant à ton baiser. Cela suffit pour te rappeler à l'ordre et... Lui envoyer ton poing en pleine figure. Tu es pourtant perdu...

-Connard...

L'insulte fuse, alors que tu es responsable de ce qu'il vient de se passer. Tu l'as embrassé, dans l'espoir de dissiper tout doute. Malheureusement, tu n'as fait que les confirmer, ce qui te perturbe d'autant plus... Jusqu'à ce qu'il te pousse, te faisant violemment tomber au sol, sur le dos. Tu grimaces, la douleur se propageant dans toute ta colonne vertébrale, mais tu ne dis rien, le regardant, l'écoutant te traiter de petit con. Ah, il veut jouer... Très bien, dans ce cas, puisqu'il ne semble pas te prendre au sérieux en tant qu'adversaire, tu en profites pour lui faire un croche-pied... Et il te retombe dessus. Le choc extirpe l'air de tes poumons et tu essayes de le repousser, en vain, il te bloque au sol. Tu t'agites un peu mais pas suffisamment pour perdre tes forces inutilement. Tu réfléchis, le laissant parler, le laissant t'ordonner de cesser de jouer avec lui. Tu fronces les sourcils, cessant de bouger. Toi, tu joues avec lui ? Un instant, ton regard se perd au fond de son regard de glace... Puis tu éclates de rire, purement et simplement.

-Moi, je joue avec toi ? Ouvre les yeux, Blondie. C'est toi qui cherches à provoquer cette situation depuis le début. C'est toi qui me cherches. Depuis mon premier jour ici. Mais j'aimerais que tu comprennes une chose. Une seule chose. Je ne suis pas ton jouet et je ne le serai jamais. Peu importe ta position hiérarchique ici, peu importe ta réputation, je ne suis le jouet de personne. Je ne suis plus le jouet, ni l'instrument, ni le pantin de qui que ce soit. Je ne retomberai plus là-dedans, peu importe comment. Alors oublie-moi.

Tu as été l'instrument de l'Empire. Un pantin enchaîné à ses responsabilités, un oiseau dans une cage dorée. Et aujourd'hui que tu en es sorti, même si c'est pour mourir, tu refuses de te faire enfermer dans une situation y ressemblant. Mais il ne semble pas vouloir le comprendre, il ne semble même pas t'écouter... Étant donné qu'il t'embrasse, encore. Cette fois, tu ne réponds pas à ses avances. Cette fois, au contraire, tu lui mords la lèvre à sang, jusqu'à ce qu'il se recule, jusqu'à ce que tu décides que le goût de son sang coulant sur ta langue t’écœure. À ce moment là seulement, tu le laisses se reculer. Tu n'as qu'une chose à dire.

-Lâche-moi. Dans tous les sens du terme.

Et qu'il relâche cette pression sur ton esprit... Surtout, qu'il cesse de créer des doutes au plus profond de tes pensée et, peut-être, au plus profond de ton cœur... Même si ce n'est pas encore pleinement conscient.

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Sam 15 Nov - 22:19

La situation est presque irréelle. Tu joues à un jeu dangereux avec un détenu. Le genre de jeu qui ne te ressemble pas. Tu ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu'il est différent. Peut-être parce qu'il te tient tête, qu'il n'a pas hésité à te frapper l'autre jour. Tu ne sais plus trop. Toi, tu n'es pas intouchable ? Tu échappes quelques éclats de rire totalement sarcastiques. « Je suis intouchable entre ces murs. » Telle est la vérité. Tu es gardien après tout, ton supérieur sera bien plus enclin à te croire toi que lui. Et quand bien même ce supérieur connaîtrait la vérité, ce serait le détenu qui prendrait le blâme et non toi, et ce pour deux raisons ; car tu es un de leurs meilleurs éléments, et parce que ce Samael est un chasseur. Bref, ce qui semble encore plus irréel, c'est la suite. Que tu le plaques contre ce mur pour l'embrasser. Que tu lui avoues tes torts. Qu'il t'embrasse en retour sur le même registre. Tu te perds, tu t'oublies un peu le temps de ce contact humain. Brûlant. Comme quelque chose de nécessaire que ton corps demande bien plus que tu ne veux l'admettre. Tu parcours sa peau de tes baisers, son corps de tes mains. Tu te laisses juste aller sans plus réfléchir aux conséquences. À l'impact que cela va avoir sur ton image si ça finit par se savoir, si les autres détenus l'apprennent. Tu décides finalement de passer à la vitesse supérieur, le plaquant face contre le mur. Tu embrasses toujours son cou, ses épaules, sans t'en lasser. Puis soudainement, tout s'arrête. Soudainement, c'est comme si tu revenais à la réalité. Tu fais un blocage, tout simplement. Alors tu t'arrêtes pendant quelques instants, tu t'arrêtes et tu te contentes de souffler sur sa nuque, fermant les yeux quelques secondes. Puis tu te recules. Presque sèchement, tu l'abandonnes là, te détournant pour reboucler ta ceinture et récupérer ta chemise. C'est mal, très mal ce que tu t'apprêtais à faire. Ce n'est pas toi. Tu ne veux pas être cet homme-là. Tu ne veux pas être celui que toi, tu as tellement haï par le passé. Tu te montres pressé. Presque agressif. Tu lui jettes son haut au visage avant de sortir de cette petite pièce, attendant qu'il en fasse autant. Et ceci fait, c'est dans le plus grand des silences que tu l'escortes jusqu'à sa cellule. Il n'y a rien à dire, tu ne veux pas l'entendre et point. Tu n'as pas besoin de te justifier, ce qui vient de se produire est assez perturbant, ça ne nécessite aucune explication à tes yeux. Il entre dans sa cellule, tu l'enfermes sans même un regard pour sa personne, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. Merci ? Tu le regardes un instant, une drôle de lueur brillant au fond de tes yeux... Jusqu'à retrouver un sourire en coin un peu méprisant, pour ne pas perdre la face. « Tu me remercieras moins quand tu auras évacué toute la drogue. » Et sur ce, tu récupères tes clés et tu files, n'en attendant pas plus de sa part. Il a assez donné et toi aussi, pas besoin de vous enfoncer dans les troubles.

~~~

Tu déambules dans les allées de la prison. Cette prison que tu connais maintenant par cœur. Les moindres détails. Les moindres recoins. Autrefois un pénitencier comme les autres à tes yeux. Aujourd'hui un refuge dont tu ne peux plus te passer. Car tu n'as plus que ça, même si c'est triste à dire. Cette prison t'a démoli. Changé. Détruit. Modulé à son image. Tu en es une autre partie aujourd'hui. Elle est devenue ta réalité, ton quotidien. Mais tu ne t'en plains pas. Tu avances donc jusqu'aux douches, faisant ton habituelle ronde lors des TIGs. Tu dois surveiller les détenus ou le détenu qui s'occupe des douches, c'est là que tu as été assigné. Et que le hasard fasse bien les choses ou pas, lorsque tu entres, tu reconnais un brun. Le jeune Tudor. Un sourire malicieux étire tes lèvres. Pas les siennes, non, lui semble carrément énervé, à voir la manière dont-il te fond dessus pour mieux te plaquer au mur, ayant saisit le col de ton uniforme. Tu arques les sourcils, ton sourire n'en disparaît pas. Tu restes juste incroyablement paisible. Et voilà que les premières questions tombent... Tu secoues légèrement la tête, prenant au moins la peine d'y répondre. « Je fais mon boulot. Je suis assigné à la surveillance des TIGs, pour aujourd'hui, au niveau des douches. J'ai pas choisi, d'accord ? Pour ce qui est de te droguer ; non, je viens en paix. Et pour reprendre où je me suis arrêté la dernière fois, je dis pas non, mais je préfère que tu sois à cent pour cent consentant tu vois. Sinon, si tu en as fini avec ton petit interrogatoire, je te demanderai de lâcher mon col parce que tu le froisses, mais je te suggère aussi de consulter le psy de la prison car tu vires carrément paranoïaque. » Tu as tout sorti avec un calme incroyable. Le calme que beaucoup te connaissent ici, quand tu n'as aucune raison de t'énerver. Ou presque. Il se s'empare presque sauvagement de tes lèvres, et c'est avec la même fougue que tu lui réponds, fermant brièvement les yeux. Le contact est bref, mais agréable. Tu en profites jusqu'à ce qu'il se recule pour te coller son poing dans le visage. Non mais sérieusement ? Tu échappes un grognement, ignorant son insulte pour le repousser par terre. « Petit con. » Siffles-tu simplement. Ce type est taré. Il t'embrasse comme un sauvage, te pousse au crime, et il te frappe et t'insulte par derrière ? T'es peut-être un peu maso, mais pas à ce point, que tu saches.

La suite, tu ne t'y attends pas plus. Et décidément, ce garçon est plein de surprises. Il te fauche les pieds et tu tombes. Sur lui. Mal joué pas vrai ? L'arroseur arrosé. Il n'a que ce qu'il mérite, et ça te fait doucement sourire, avec une pointe de sadisme pour border tes lèvres. Et toc. Tu le bloques, il s'agite un peu, mais il ne peut réellement rien face à ton poids et à ta force combinés. « Arrête de jouer avec moi. » Viens-tu siffler près de son visage. Qu'il arrête, ça commence à t'agacer. T'embrasser pour te frapper ensuite ? Non merci. Peut-être qu'on ne dirait pas, mais tu es une personne un minimum saine d'esprit, et il remet tout en question avec son comportement de sauvage. Et le voilà qui éclate de rire... Tu hausses les sourcils, écoutant juste ce qu'il a à te dire. Quoi, il n'est pas ton jouet ? C'est à ton tour d'échapper quelques éclats de rire. Il n'intégrera jamais la leçon alors... Tant pis pour lui. Pour ce qui est de l'oublier... Tu n'es pas sûr d'en être capable, désormais. « Attends un instant, tu n'es pas mon jouet, mais je dois accepter d'être le tien ? Tu m'embrasses. Puis tu m'insultes et tu me frappes ? Tu crois pas que c'est un peu le monde à l'envers là ? » Tu restes un moment silencieux, ton regard plongé dans le sien. Et c'est passionnément que tu viens l'embrasser, sans trop savoir ce que tu cherches à faire. Peut-être que tu veux juste l'agacer. Sûrement même. Ou alors, tu cherches à te venger. Ou un peu des deux, qu'importe, le résultat est le même ; il te mord violemment la lèvre inférieure à t'en faire saigner. Tu serres un peu les dents jusqu'à ce qu'il te relâche. Oh, monsieur veut que tu le relâches ? Tu passes le bout de ta langue sur ta lèvre endolorie alors que celle-ci cicatrise très rapidement. Un soupir t'échappe. Tu ne le comprends définitivement pas. Un coup à t'embrasser, l'autre à te blesser. Tu secoues légèrement la tête et tu te décides à te relever assez rapidement, replaçant correctement ton uniforme une fois debout. Le silence s'immisce entre vous pour un court instant, le temps de trouver tes mots. Alors seulement, tu reprends la parole. « Tu sais, tu as le droit de me détester, et c'est même légitime. » Tu marques une pause, replaçant bien le col de ta chemise. « Maintenant, même si tu ne veux pas les entendre, j'ai quand même un ou deux conseils pour toi. Prends-les ou pas, peu m'importe. » Tu hausses un peu les épaules, marquant un nouveau silence avant de reprendre. « Tu n'es pas sans savoir que si tu ne fais rien pour changer tes relations avec les autres ici, tu vas vite – très vite – mourir. Si c'est ton souhait, tant pis pour toi. Et je sais que tu te contre-fous de ma réputation ici et que tu n'as bien sûr pas besoin de moi, car je ne suis qu'un con qui a profité de toi. » Un soupir t'échappe. Tu n'as aucun mal à imaginer la manière dont il peut te considérer. « Mais je te propose tout de même mon aide parce que tu as piqué ma curiosité. Alors, comprends simplement que si tu te montres amical avec moi, ou que les autres nous voient ensemble de temps à autres... Le mot va passer que tu es sous ma protection. Et à ce moment là, il n'y en aura plus beaucoup, vampires comme chasseurs, qui voudront toujours te mettre la main dessus pour te faire tomber. Mais encore une fois, je suppose que tu t'en fous, n'est-ce pas ? Tu fais de ce que je viens de te dire, ce que tu veux, peu m'importe. Mais en plus d'être un chasseur, tu es un Tudor. Beaucoup tueraient pour un peu de ton sang, ou ton nom, ou tout simplement pour faire de toi un esclave au sein même de cette prison. » Tu te rapproches un peu de lui, jusqu'à te planter juste devant sa personne. « Et pour ta gouverne, on m'a déjà fait quelques offres pour que je t'isole dans une salle des soubassements avec quatre ou cinq vampires de certains grands parrains de cette prison. Alors, surveilles-tes arrières d'accord ? J'aurais beaucoup de peine à voir ton beau visage disparaître de la circulation. » Un doux sourire un peu charmeur se dessine sur tes lèvres alors que ton regard ne décroche pas du sien. Ce n'est qu'une mise en garde. Sa tête est mise à prix même ici, et elle vaut au moins celle de gros criminels qui résident entre ces murs. Un énième soupir t'échappe. « Mais ça ne tient qu'à toi. Tu peux essayer de vivre, ou te laisser mourir. Je ne fais que suggérer. » Et sur ce, tu te détournes. Il a des TIGs à terminer, et tu vas demander à quelqu'un de te relayer parce que franchement, tu n'as pas envie de rester ici avec lui une minute de plus. Tu préfères même le laisser seul face à lui même pour qu'il songe à tout ce que tu viens de lui balancer et qu'il prenne une judicieuse décision. Pourtant, tu t'arrêtes à quelques pas de la porte, te tournant une dernière fois vers lui. « Au fait. J'avais une proposition. Tu veux que je te lâche, exact ? J'ai un deal pour toi. Tu me mets K.O samedi soir aux combats clandestins et je te laisse. Le cas contraire, tu vas devoir me subir pour les... qui sait le nombre d'années qui te reste à tirer ici. Qu'en dis-tu ? » Tu croises les bras contre ton torse. Tu es sérieux pour le coup. Tu es prêt à parier ça, et s'il gagne, alors tu le laisseras tranquille. Tu n'as qu'une parole après tout. Mais le cas contraire, s'il perd... Il va te subir oui. Sans même avoir le droit de protester.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Dim 16 Nov - 0:58

Tu es agressif avec lui. Le tenir plaqué contre le mur, laisser parler ta colère... Cela ne te ressemble pas, Samael. Mais le simple fait de penser que, l'autre jour, il profitait de toi, de ton état de faiblesse te rend malade de dégoût. Il avait raison, quand il disait que tu le remercierais moins lorsque tu serais redevenu lucide. Et pourtant, et pourtant... Il existe un trouble au sein de ton esprit. Quelque chose ne va pas, quelque chose que tu ne comprends pas. Il t'a embrassé, il a laissé ses mains glisser sur ton corps, ce que tu n'as jamais autorisé qu'à un ou deux hommes depuis que tu es né. Et tu as aimé cet instant, à son contact. C'est pour cette raison que tu t'acharnes contre lui écoutant à peine ses explications, les réponses à tes questions. Qu'il soit là uniquement parce qu'on le lui a ordonné ne change rien pour toi, aveugle à toute logique. C'est comme s'il en faisait exprès, comme s'il faisait absolument tout pour troubler tes pensées. Tu n'es pas paranoïaque, non. Tu sais ce qu'il s'est passé et tu détestes ce souvenir. Et le fait qu'il t'annonce qu'il reprendrait bien là où vous vous êtes arrêté ne fait qu'augmenter ta colère d'un cran supplémentaire. Peu importe qu'il souhaite que tu sois consentant. Tu le détestes. Puis tu l'embrasses. Presque sauvagement. Tu voulais confirmer que ton trouble n'était dû qu'à l'alcool, qu'en étant clean tu ne ressentirais rien... Ce n'est pas le cas. Tu es toujours troublé, tu aimes toujours autant ses lèvres contre les tiennes. Le contact est bref, intense, mais tellement interdit, tellement passionné que ta tête en tourne légèrement. Tu pourrais te perdre ainsi. Tu pourrais. Mais ce n'est pas le cas. Puisqu'il répond à tes avances, tu te recules et le frappes violemment au visage avant de t'essuyer les lèvres du dos de la main. Connard. Celui-ci te fait tomber, d'ailleurs, et tu lui rends la pareille... Mauvais calcul, il te retombe dessus, te bloquant ainsi sur le sol.

Il te dit qu'il veut que tu cesses de jouer avec lui. C'est lui qui joue avec toi. Il te provoque, il te hante, il te... Que t'a-t-il donc fait, ce vampire ? Qu'a-t-il provoqué en toi ? Tu ne veux pas savoir, tu as peur de comprendre. Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour éprouver des sentiments envers quelqu'un, encore moins envers un des gardiens. Pour masquer ton trouble, tu éclates de rire. Tu n'es pas son jouet, tu n'es rien pour lui. Alors qu'il te lâche, qu'il t'oublie... C'est tout ce que tu veux : qu'il te laisse en paix... Mais c'est déjà trop lui demander, visiblement. Mais sa réponse à tes propos fait mouche. Tu n'es pas son jouet mais il doit être le sien ? Certes, tu t'es mal comporté, tu n'aurais pas dû l'embrasser... Tu devais baisser les yeux et lui demander pardon pour cette erreur, tu devrais tenter de te faire oublier. Tu devrais. Tu n'en fais rien. Au contraire.

-C'est désagréable, n'est-ce pas ?

Quoi donc ? De se faire traiter comme un jouet. Il faut que tu répliques, toujours, même lorsque tu te sais être fautif. Tu dois toujours répliquer, essayer d'avoir le dernier mot. C'est ainsi. Sur ces mots, il t'embrasse. Pourquoi ? Te faire taire ? Te prouver qu'ici, le jouet, c'est toi ? Peu importe ses raisons, tu lui mords violemment la lèvre inférieure. Son sang coule sur ta langue, t'écœurant. Mais tu ne le lâches pas tout de suite, non. Tu attends qu'il ressente bien la douleur, tu attends qu'il comprenne que tu ne comptes pas te laisser faire. Et ce n'est que lorsque le goût métallique du sang te donne trop la nausée que tu le lâches enfin. Qu'il se relève et qu'il te laisse. Qu'il te relâche. Tout de suite. Mais durant un instant, il ne bouge pas, se contentant de te regarder. Tu fais de même, masquant ton trouble par une dose maîtrisée de colère. Puis il se relève et tu en fais de même, remettant tes cheveux dans un ordre sommaire en y glissant tes doigts. Machinalement, tu remets plus ou moins correctement ta tenue de détenu, soupirant en t'en rendant compte. Les vieilles habitudes ont la vie dure... Enfin, toujours est-il qu'il reprend la parole. Comme si tu n'avais pas le droit de le détester... N'importe quoi. Et quoi, il veut te donner des conseils maintenant ?

-Je n'en ai rien à faire de tes conseils. Garde-les pour toi.

Bien sûr, il ne t'écoute pas et prend la parole. Puisque tu n'as pas d'autre choix, tu prêtes attention à ses propos. Tu sais bien que ton attitude n'est pas la meilleure à avoir mais tu te sais plus en danger en dehors de ta cellule qu'à y rester seul. Ce n'est pas un lieu fait pour toi, les vampires veulent ton sang, les chasseurs ont été envoyé ici par la loi de ton oncle et donc, indirectement, par ta faute. Et pourtant, tu tiens à rester à l'écart. Toi, le jeune homme sociable que tu étais, est en train de se renfermer sur lui-même à cause de ta résignation. Tu vas mourir, à quoi bon essayer de sauver ta peau puisqu'il n'y a rien au bout du chemin ? Rien d'autre qu'un mur sur lequel tu te briseras en tout cas. Bref. Tu le laisses parler, ses mots coulant sur toi sans t'atteindre, surtout que tu sais déjà tout ce que tu risques. Tu ne veux pas faire d'efforts. Qu'on en finisse avec toi, puisque tu leur tiendras toujours tête. Quel défaitisme... Ou quel réalisme, tout dépend du point de vue. Sa réputation aussi, tu t'en contre-fous. Il a fait plusieurs faux pas avec toi, tu n'es pas prêt de passer outre. Il serait peiné de te voir disparaître ?

-Tu serais ravi de me voir disparaître. répliques-tu aussitôt.

Continue à tout voir en noir, Samael. C'est ainsi que tu te protèges, c'est ainsi que tu essayes de préserver ta personnalité, tes principes, tout ce que tu étais autrefois. Tu affrontes son regard de glace, la tête haute et les prunelles indéchiffrables. Qu'il te laisse gérer seul ton existence. Qu'il te laisse choisir comment tu vas mourir, puisque c'est tout ce que tu peux espérer contrôler. Tu t'en sortiras seul, comme toujours. Enfin, c'est ce que tu espères. Allez, qu'il s'en aille, qu'il te laisse. Mais non, alors qu'il commençait à partir, il se retourne à nouveau vers toi. Si tu veux qu'il te lâche, il faut que tu le mettes KO samedi soir ? Il te propose un combat clandestin ? À ces mots, tu fronces les sourcils, ton esprit commençant à tourner à vive allure. Un duel pour ta tranquillité. Il faudrait que tu y réfléchisses. Une seconde passe, une deuxième...

-Dans ce cas, prépare-toi : samedi, tu vas mordre la poussière.

Ton assurance n'a d'égal que ta détermination. Tu as confiance en toi, en tes capacités, et depuis vos dernières confrontations tu as eu l'occasion de mesurer sa force et comment il donnait certains coups. Tu peux le faire. Sur ce, puisque le rendez-vous est donné, tu attends qu'il s'en aille. Au cas où il l'aurait oublié, tu n'as pas finis tes TIGs d'aujourd'hui et tu ne tiens pas à te faire punir pour cela...

~~~

Tu regardes le deuxième combat de la soirée. Tu n'es pas plus intéressé que cela mais tu y prêtes tout de même une certaine attention. Étant donné que tu vas y passer, ce soir, il faut que tu comprennes les règles et comment cela se déroule. Apparemment, tous les coups sont permis sauf les doigts dans les yeux et les morsures. C'est ce que tu en déduis en voyant le gardien éclater à coups de poing la tête du détenu, plaqué au sol, qui l'a provoqué en duel. Tu aurais peut-être mieux fait de t'abstenir. Tu ferais peut-être mieux de renoncer, de faire demi-tour... Sauf que tu es sur la liste et que tu sens les regards se poser sur toi. On t'attend sur le ring, on veut voir de quoi Samael Tudor est capable, tu sais qu'ils n'attendent qu'une occasion pour te descendre. S'ils veulent du spectacle, ils vont être servis. Enfin, ton nom est annoncé, ainsi que celui de Blondie. Alors tu t'avances, la tête haute, faisant un peu craquer tes doigts. Un bon petit combat fait toujours du bien, même si tu doutes que cette fois, ton adversaire retienne ses coups. Il faut que tu donnes tout ce que tu as, même si ton état de santé n'est plus au top depuis ton arrivée. Ce n'est pas grave, il t'en reste encore assez en réserve. Tu regardes le vampire. Une seconde, ton regard plonge dans le si, si clair, si glacial et pourtant si... Stop. Tu secoues la tête. Assez divagué.

-Prêt pour ta leçon, Blondie ?

Tu le regardes rire, tu l'observes, lui qui est dans la même tenue que toi : un simple short de sport, laissant voir le reste du corps. Même si le moment est mal choisi, tu te fais la remarque qu'il n'est pas mal fichu, tous comptes fait... Ce dont tu t'était plus ou moins rendu compte lors de l'épisode du placard. Tu te gifles mentalement, souriant légèrement en entendant les sifflements des spectateurs de votre duel. Et tu attends. Le bon moment, la bonne seconde pour frapper. Tu te mets en mouvement, poings relevés à la hauteur du visage, tes pas se faisant souples et rapides. Tu attends le moment propice, mais celui-ci ne vient pas... Alors tu commences par une feinte. Ton poing fonce vers son visage, il l'évite... Mais ce n'est pas le cas de ton pied. En effet, au dernier moment, tu pivotes et lui envoies ton talon en plein dans l'estomac. Bien, pour l'effet de surprise, c'est bon. Maintenant qu'il est mis en garde, il va falloir que tu fasses plus attention... Ce qu'il confirme. Tu sens son pied dans ton genou, une nouvelle fois, tu te tombes au sol, grimaçant de douleur. Mais comme l'adrénaline court dans tes veines, tu ne restes pas assez longtemps à terre pour qu'il puisse en profiter. Un point partout, il est grand temps de lui faire mordre la poussière. Les coups s'enchaînent alors, tu t'en prends certains, dont un particulièrement douloureux au niveau des côtes, mais tu en donnes d'autres. Vous ne serez pas très beaux en sortant de ce duel, mais ce n'est pas bien grave, tu veux gagner et tu gagneras. Peu importe comment. Les ecchymoses fleurissent sur ton corps mais tout ton être est concentré sur le combat et sur lui, sur ses coups qui se font plus violents, plus précis aussi. Il faut que tu gagnes. Il faut te battre. Il faut que tu... Que tu te retrouves derrière lui. Tu sais ce que tu vas faire, mais encore faut-il que tu le mettes en œuvre. Alors, quelques instants, vous continuez. Ce n'est plus Samael qu'on voit se déplacer, mais Leo. Leo qui est en mode chasse, Leo et son incomparable soif de vaincre, Leo qui n'a jamais essuyé qu'une seule défaire, le jour de son arrestation. Tu ne les entends pas, mais les chasseurs les plus récemment envoyés dans cette prison commencent à murmurer ton nom de code. Tu n'y prêtes pas attention, bien trop dans ta bulle, ton objectif bien en tête. Jusqu'à ce que tu te retrouves derrière lui, comme tu le souhaitais. Jusqu'à ce que tu lui envoies violemment ton talon dans son genou. Jusqu'à ce que tu attrapes son bras et le fasses basculer au sol. Oui, tu viens de lui faire une clé de bras et tu plies douloureusement son poignet, prêt à le briser à la moindre résistance, de même pour son bras. C'est le silence. Tu l'as vaincu, il ne peut plus bouger, il ne peut plus attaquer. Leo te laisse alors la place, tu regardes le blond sous toi, maintenu au sol par ton genou sur son dos, tout ton poids pesant sur lui, son bras bloqué... Et un sourire limite sadique, amusé, vient étirer tes lèvres...

-Alors ? Tu abandonnes ou il faut que je te casse quelque chose ?

Tu as gagné et tu le sais. Tu as gagné. Et, à nouveau, tu entends ton pseudo de chasseur être évoqué. Ils t'ont reconnu. Ils savent qui tu es, qui Leo était. Si tu gagneras certains alliés, tu n'es pas sûr que cette découverte soit, finalement, entièrement en ta faveur... Il n'empêche que... Conformément à la réputation de Leo, tu as vaincu un vampire. Il devra te laisser tranquille...

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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Mar 25 Nov - 14:28

Tu le regardes attentivement. Désagréable ? De quoi désagréable ? Tu prends quelques secondes avant de comprendre ce qu'il veut dire par là. Désagréable d'avoir le sentiment de n'être qu'un jouet. Du moins, c'est de cette manière que toi, tu l'interprètes. Mais curieusement, ça ne te dérange pas plus que cela. Tu as protesté pour la forme. Parce qu'il est le détenu, que tu es le gardien. Et que même si ça ne lui plaît pas, il te doit obéissance et c'est comme ça. Tu ne prends même pas la peine de répondre que tu viens à l'assaut de ses lèvres. La voilà, ta réponse. Un baiser pour un baiser. Un coup pour un coup. Tu es quelqu'un de juste jusqu'au bout, et là plus particulièrement, parce que ça t'arrange un peu, tu peux bien l'admettre. Il te mord presque violemment, jusqu'à te faire saigner. Tu serres les dents pour ne pas mal réagir. Pour ne pas être tenté de le mordre en retour ou lui briser quelque chose, là, tout de suite. Tu te contents alors de le regarder lorsqu'il relâche la pression exercée sur cette lèvre malmenée. La petite plaie qui s'y est formée cicatrise bien vite tandis que tu le dévisages. Une minute s'écoule ainsi jusqu'à ce que tu te relèves, lui donnant au passage quelques conseils. Il n'en a rien à faire ? Tant pis pour lui. Tu ne donnes pas cher de sa peau ici. Il est humain. Un Tudor de surcroît. Et par-dessus tout un chasseur. Les accidents arrivent vite et régulièrement ici, tu ne fais que le mettre au courant d'une réalité qui semble lui échapper. Ici, il n'est pas intouchable. Il n'est sous la protection de personne tant qu'il ne met pas un peu du sien ou qu'il s'impose clairement. Pour l'instant, il n'a pas fait de réelle démonstration à tes yeux pour forcer le respect des autres. Il essaye avec toi, mais tout ce qu'il y gagne, c'est punition sur punition. Enfin, qu'il continue, il verra bien quand un autre que toi lui tombera dessus. Tu es loin d'être le pire pour certaines choses... Il s'en rendra rapidement compte s'il continue sur ce chemin. Tu te contentes de hausser les épaules face à son manque d'intérêt. Ce n'est en rien ton problème. Il se croit capable de tout gérer ? Capable de tenir tête aux grosses barrettes de la pègre ? Tant mieux pour lui. La désillusion risque juste d'être fulgurante et douloureuse. Elle se produira avant qu'il n'en prenne conscience. Tant pis pour lui. Tu écoutes une fois de plus ce qu'il a à dire, puisqu'il répond du tac au tac dès que tu en as fini. Tu ne seras pas peiné ? Bien sûr que tu le seras. Tu seras déçu de perdre ton jouet favori en ces lieux. Il est ton nouveau chouchou s'il n'est pas au courant, et ce n'est pas vraiment un bonne chose apparemment. Tu te contentes de secouer la tête, le plus neutre possible. Il y a plus qu'une histoire de jouet. Tu en es intimement persuadé. Mais, de là à l'avouer ? Non. Tu as bien trop d'orgueil pour cela. « Si c'est ainsi que tu vois les choses. Je suis sincère tu sais. Vraiment. » Et tu l'es. Tu es sincère, pour le coup. Il n'a juste pas confiance en toi, et ça se justifie de toute façon. Mais c'est dommage. Tu fais rarement preuve d'une telle authenticité pour ce qui est de tes ressentis. Il semble incapable de s'en rendre compte. Sur ce, tu n'as rien de plus à ajouter, alors tu t'apprêtes à partir. Tu fais quelques pas, mais tu te ravises avant de quitter la pièce, te tournant une ultime fois vers lui. Il veut que tu le laisses tranquille ? Ok, tu as un défi pour lui. Un de ces fameux combats clandestins. Il gagne, il est tranquille. Il perd, il t'a sur le dos. Sa réponse t'arrache un sourire, autant que son assurance te donne envie de rire. Tu hoches légèrement la tête et tu ne réponds rien à cette petite provocation, te contentant de le laisser à ses travaux. Toi, tu as à faire, mieux que d'observer un détenu récurer les douches.

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Tu fais un peu rouler tes épaules, craquer ta nuque. Un léger échauffement avant d'affronter le candidat de ce soir. Un ou deux combats se sont déjà déroulés, aussi violents que d'ordinaire, sous l'oeil avisé de l'arbitre. Et voilà qu'on vous appelle. Toi, Volkov. Et lui, Tudor. Tu arrives rapidement sur les tatamis et tu le regardes. Vous voilà égal. Pas d'uniforme de taulard ou de gardien. Juste deux types en short – le tien étant noir – et une paire de gants de combat libre. Tu réajustes un peu les tiens, un sourire en coin alors que tu l'écoutes. Prêt pour ta leçon ? Il est sérieux ? Tu tapes une fois puis deux dans tes mains, te mettant en place alors que l'arbitre annonce le début du match. Quelques spectateurs sifflent, d'autres tapent sur les tapis, attendant les premiers coups. Il faut dire que le combat était attendu. Un chasseur contre un gardien presque invaincu. Un Tudor contre un vampire. Les paris sont nombreux. Variés. Tu n'y as pas prêté attention. Pour le coup tu es concentré sur ce qui se passe. Ce poing qui arrive sur toi, que tu esquives pour te prendre un coup de pied retourné. Tu te plies un peu sous le coup pour te redresser immédiatement, serrant les dents pour oublier la douleur. Toi qui prévoyais de retenir un peu tes coups... Finalement, ton pied vient trouver son genou puissamment. Dans l'idée de le déséquilibrer, de blesser une articulation déjà fragilisée ces derniers jours. Un coup vicieux si on peut dire cela ainsi. Il tombe à terre, mais tu restes un peu à l'écart. Tu pourrais en profiter pour le garder par terre, mais tu veux lui laisser une chance. Alors il se relève rapidement, et le combat est reparti. Les coups s'enchaînent, l'affrontement est plutôt serré. Mais toi, tu ne perds pas ton sourire. Jusqu'à ce qu'il te fasse tomber par terre pour te bloquer douloureusement un bras dans le dos. Tu sens une certaine douleur dans ton poignet et tout le long de ton bras, jusqu'à l'épaule. Tu serres les dents fort, ton regard se perdant un peu autour, sur toutes ces personnes qui vous regardent. S'il croit que tu comptes abandonner... Tu te débats un peu, jusqu'à te rendre compte que c'est inutile. Qu'est-ce qu'il dit ? Tu abandonnes ? Ça jamais. Il te casse quelque chose ? Même si c'est loin de te plaire, si c'est la seule option, tu préfères à en mourir te faire briser quelques os plutôt que de te soumettre. « Vas-y. » Siffles-tu entre tes dents, provocateur. Tu fermes les yeux un instant, expires profondément avant de prendre une grande inspiration, alors qu'il force un peu plus sur ton bras. Tu plisses d'autant plus les yeux sous la douleur, et un grognement remonte le long de ta gorge tandis que tu sens tes articulations non loin du point de rupture. Puis soudainement, c'est un rugissement qui t'échappe quand tu donnes un coup brusque vers le sol avec ton épaule.

Épaule qui vient de céder, de toute évidence. Tu le sens. La souffrance est telle. Mais tu l'ignores, du moins tu essayes. Il vient de te démettre l'épaule. Et tu profites de l'effet de surprise pour te dégager de là, te relevant rapidement pour lui faire face, à l'autre bout du terrain. Ton équilibre est un peu perturbé, cela se voit à ta posture ; ton épaule droite retombe carrément et te fait pencher d'un côté. Ton regard se fait noir, tu le poses sur lui. Certains sifflent, d'autres applaudissent, d'autres encore tapent sur le tapis, une fois de plus. Ta réputation n'est pas à refaire ; tu n'abandonnes jamais. Et même si ton épaule est douloureuse, tu comptes bien aller au bout de ce combat. « Allez, approche un peu. » Que tu fais à son attention, une flamme de provocation brillant au fond de ton regard. Ce n'est pas parce que tu as un bras invalide que tu ne peux plus te battre, même si tu es clairement désavantagé. Ton bras abîmé reste contre tes côtes en guise de protection, ton autre poing revenant à hauteur de visage. Tu es prêt pour la suite. Et si les coups s'enchaînent à nouveau – autant que les esquives – il a moins de mal à t'envoyer par terre. Un coup te fait d'ailleurs totalement perdre l'équilibre et tu t'étales par terre, une douleur fulgurante dans la joue. Un instant l'arbitre s'approche, entamant le décompte. Mais tu ne tardes pas à t'appuyer sur ton bras valide pour te relever, prêt à repartir à l'attaque. Et c'est ainsi que se déroule le match encore quelques longues minutes, toi refusant d'abandonner, même s'il a clairement l'avantage. Tu parviens quand même à donner quelques coups. La tournure de cet affrontement en devient même inquiétante... Tu refuses littéralement d'abandonner la partie, et certains parieurs ne sourient plus. Ils commencent à comprendre que quelque chose ne va pas. Seuls les plus anciens le comprennent, comme le vieux Tom qui est tout près du terrain et qui te regarde curieusement. Lui a compris. Il a compris que les choses vont vite déraper. Car malgré tout, tu as le sang chaud, et quand tu atteins un certain point, c'est dur de te faire redescendre en pression. Tu tombes violemment par terre une fois de plus, le regard dans le vague tant tu es assommé. Tu dois te relever. L'ordre est clair dans ton esprit, pourtant, Tom s'approche de toi, au plus près du terrain. « Lyokha, arrête là, reste couché. Ça en vaut pas la peine. C'est un Tudor, même s'il est en prison, c'est un Tudor, tu ne veux pas t'en prendre à lui. » Tu murmures un 'non' d'une voix enrouée, tu tousses un peu avant de te redresser difficilement. Tom secoue la tête et siffle l'arbitre qui hoche brièvement la sienne. Intérieurement, tu sais qu'il fait ça pour te protéger. Mais tu fais preuve d'une telle rage sur l'instant que rien n'a plus d'importance. Tu te rattrapes donc comme tu peux pour te redresser, mais l'arbitre est déjà en train d'annoncer l'humain vainqueur, levant son bras en l'air comme le veut la tradition. Il n'a pas compté jusqu'à dix. Il n'a pas respecté les règles. C'est en partie pourquoi tu refuses de t'incliner, en plus de ton orgueil sévèrement atteint. Battu par un chasseur, par ce chasseur... Un nouveau grognement t'échappe alors que redressé, tu t'approches d'eux, derrière, canines apparentes. Pour le coup, tu es si mauvais que tu serais prêt à mordre. Mais un de tes collègues t'attrape par ton épaule valide, t'attirant en arrière. « Lyokha, c'est fini, arrête. » Tu te débats un peu, le nouveau vainqueur se retourne et tu lui jettes un regard plutôt meurtrier. « Mais laissez-moi ! Je suis toujours prêt à me battre, amène-toi Tudor ! » Que tu cris à son attention. Quelques détenus échangent des regards inquiets, comprenant doucement qu'il y a quelque chose d'inhabituel qui se produit. « Lyo arrête tout de suite, tu veux un blâme ? » Tes supérieurs te connaissent bien. Dan te connaît bien. Il sait lui aussi qu'il y a quelque chose d'anormal et de rare qui vient de se produire. Tu serres les dents à t'en péter les mâchoires, le repoussant brusquement. « Lâche-moi toi aussi. Lâchez-moi tous. » Et sur ce, tu t'éloignes. Tu quitte la zone. Puis la salle, pour rejoindre les vestiaires des gardiens. Il t'a mis hors de toi, complètement. Tu as failli déraper. Aller trop loin. Heureusement que Tom s'en est rendu compte quelque part, heureusement pour ce cher Tudor.

---o---

Tu frappes. Plus fort. Toujours plus fort dans ce lourd sac de sable, suspendu par une chaîne à une armature de fer. Le silence règne, seul le bruit sourd de tes coups dans le cuir se font entendre. Le reste est terriblement calme. Normal, à cette heure-là, tous les détenus sont où à la cantine, où au film proposé le mercredi soir. À cette heure-là, plus personne n'a le droit de venir dans cette salle, sauf les quelques gardiens qui ne sont pas occupés ailleurs et qui tiennent à s'entraîner un peu. C'est ton cas. Et tu es bien le seul. Heureusement d'ailleurs, car si d'autres te voyaient, ils feraient immédiatement demi-tour ou ils s'inquiéteraient de te voir frapper aussi fort. Tu as juste de la colère a évacué. Les autres te connaissent pour être d'un calme olympien en temps normal. Cela s'explique car tu te défoules à côté, à l’abri des regards. Et ces temps-ci plus que précédemment tu en ressens le besoin. Donc tu frappes dans le sac, quand tu n'es pas en train de monter à la corde ou de t'entraîner à la poire. Tu frappes, et tes mains te font tellement mal qu'elles sont totalement anesthésiées. Ton souffle se fait court, et quand tu arrives au bout de cette série, tu te recules le temps d'aller boire un peu d'eau. Tu jettes d'ailleurs inconsciemment un coup d'oeil à tes mains, aux zones des bandes blanches qui ont pris une teinte carmin. Mais ça ne te freine pas le moins du monde, puisque tu repars à l'assaut de la poire. Beaucoup de choses te traversent l'esprit si tu ne t'occupes pas. Sur le plan professionnel comme plus personnel. Tu penses à Tudor notamment. Remarque, il doit l'avoir amère, sa victoire, vu comme tu le traites depuis. Comme le dernier des détenus de cette prison, un moins que rien qui ne manque pas ta considération. Il a des problèmes ? Il se débrouille seul. Tu n'assistes même plus à ses séances de torture, tu es juste, aussi distant que promis. Et aussi terrible que les autres gardiens. Il l'a mérité. Mais il n'est pas le seul dans tes pensées. Non, tu as aussi revu ton ex l'autre jour. Tu es passé chez elle pour récupérer quelques bouquins, et c'est à peine si elle t'a considéré. Et enfin quand tu as pris la parole, vous vous êtes un peu plus pris la tête. Vois le bon côté des choses ; tu n'as définitivement plus rien à faire avec elle. Bref, tu la chasses de tes pensées en entendant du bruit derrière toi. Alors tu t'arrêtes dans ta série et tu te tournes vers le nouveau venu. Et très rapidement tu vois noir, en constatant qu'il est là. « Qu'est-ce que tu fais là détenu ? » Un drôle de sourire se dessine sur tes lèvres. Un sourire qui ne présage rien de bon.

Il vient ici pour faire du sport. Vraiment ? Tu vas lui en faire faire du sport, il va comprendre très vite qu'il aurait mieux fait de passer plus tard oui, comme il le dit. Tu as un rire un peu sarcastique pour le coup. « Mais bien sûr, tu ne veux pas non plus qu'on t'aménage des plages horaires juste pour toi ? Tu viens d'aller à l'encontre du règlement détenu, tu n'as rien à faire là. Je t'envoie au trou pour une semaine, t'as gagné. » Non, ce n'est pas justifié. Et il s'en rend compte, à écouter sa remarque. Il croit que tu n'as aucun motif valable pour l'envoyer au trou ? Pauvre naïf qu'il est. Sa voix ne vaut rien contre la tienne. Et si tu veux l'envoyer au trou pour un mois, tu vas le faire, alors qu'il la mette en veilleuse un peu s'il ne veut pas augmenter sa peine. Il proteste, et il a bien raison. Mais il est temps de comprendre qui commande réellement ici. Qu'il intègre que ce n'est pas parce qu'il s'est fait une petite réputation grâce au combat de l'autre jour que ça y est, tout est gagné. Tu es le gardien, il est le prisonnier, fin de l'histoire. Tu vas récupérer les menottes qui sont avec ton uniforme dans ton sac, à quelques pas de là, et tu reviens vers Tudor. « Tes mains. Dans ton dos. » Mais comme tu t'y attendais, il oppose une certaine résistance. Il commence à se débattre, à essayer de se libérer avant même d'être attaché. Il veut vraiment se battre ? Tu mets un terme à ce ridicule petit affrontement avec un coup de coude sec et bien placé dans son visage. Il est légèrement désorienté, tu en profites pour lui faucher les jambes. Il s'étale, et rapidement tu le retournes face contre terre, les bras dans le dos. Il ne te faut pas longtemps pour serrer les menottes autour de ses poignets. Ceci fait, toujours un genou dans son dos, tu glisses une main dans ses cheveux pour lui tirer sans ménagement la tête vers l'arrière. « T'as déjà oublié que je suis flic de formation ? T'es sûrement pas ma première arrestation avec tentative de fuite. » Ceci dit, tu le relâches et tu te relèves pour aller chercher quelque chose dans ton sac. Un couteau plié, couteau que tu gardes toujours sur toi mais qui pour le coup, était avec le reste de ton uniforme dans ton sac. Puis tu reviens vers Tudor, et sans le lui montrer, tu en passes brièvement le manche dans entre ses mains liées, le faisant un peu tourner entre ses doigts avant de le récupérer. Oui, dit comme ça, c'est totalement incompréhensible ce que tu viens de faire. Mais qu'il se rassure, il va vite comprendre. Tu l'aides à se remettre au moins sur ses genoux et tu viens te planter devant lui, ouvrant le couteau au passage. Puis, serrant légèrement les dents, tu t'infliges volontairement quelques marques, tranchant un peu ta peau sur ton torse, non loin de ton cou, sur ton omoplate droite et à l'intérieur de ta main gauche. Ceci fait, tu refermes l'arme et la colles au fond de la poche de ton short de sport. « Détenu, je t'envoie au trou pour agression sur un gardien avec arme blanche, illégalement procurée de surcroît. Période à définir, je dirais un mois minimum. » Ton sourire s'élargit un peu plus encore, sadique. Sensiblement le même que le sien, cette fois où il t'a déboîté l'épaule. Tu l'aides à se remettre debout, et tu viens lui murmurer quelques mots. Ton sourire demeure, lui. « T'aurais dû obtempérer dès la première sommation détenu. Maintenant tu peux me suivre bien gentiment, ou continuer à faire comme si tu avais encore le choix et te prendre des jours en plus. » Et sur ce, tu l'attrapes fermement par le coude droit et tu l'invites à te suivre. Sa nouvelle cellule l'attend. Et tu ne comptes pas changer d'avis en route, alors qu'il se prépare à passer les pires nuits de son existence.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Kenrick G. Haynes
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Mar 25 Nov - 22:26

Un combat, des coups, et finalement la soumission de l'adversaire. Leo est habitué à cela, Leo n'a plus perdu un combat depuis des années. Enfin, techniquement parlant, Leo n'a jamais perdu le moindre combat sinon il serait mort. Mais toi, Samael ? Toi, qu'en est-il ? Toi, en tant que Samael Tudor ? Tu n'as jamais donné tout ce que tu avais en toi, tu n'as jamais affronté sérieusement quelqu'un en tant que neveu de l'empereur. Parce que tu devais garder tes compétences secrètes, parce que tu ne devais pas non plus dévoiler que tes capacités dépassaient largement ce qu'on avait pu t'enseigner. Apprendre sur le terrain t'avait rendu plus fort en quelques mois que ce qu'aurait donné des années d'entraînement en salle. C'est pour cela que tu gardes la tête haute, c'est pour cela que tu es sûr de toi : tu n'as jamais essuyé de défaite et ce n'est pas ce soir que cela commencera. Alors tu le maintient au sol, tordant douloureusement son poignet tout en maintenant son bras, de l'épaule au poignet, dans une position hautement inconfortable. Qu'il avoue sa défaite et tu lui laisseras son bras. Sauf qu'il 'encourage à le casser, au contraire. Il ne te croit pas capable d'aller au bout ? Très bien, tu vas lui prouver qu'il se trompe. Tu augmentes la pression sur son bras et tu sais qu'il souffre, tu le vois, tu l'entends, tu le sens. Il a mal, mais tu attends sa soumission, tu ne le lâcheras pas avant. Sauf qu'il a une réaction très stupide à tes yeux : il s'agite brusquement, au point de démettre son épaule. C'est stupide mais au moins il a le mérite de te surprendre suffisamment longtemps pour se dégager. Une seconde, tu observes son bras qui pend mollement. Il veux sérieusement continuer le combat das son état ? Ce n'est pas que cela te dérange mais... Un peu quand même. Seulement tes pseudo scrupules disparaissent quant il te provoque à nouveau. Il veut jouer ? Vous allez jouer. Tu replaces donc quelques mèches brunes correctement puis le combat se prolonge peut se prolonger. Les coups et les esquivent s'enchaînent. Il est déséquilibré, c'est l'évidence même, tu as donc moins de mal que précédemment à l'envoyer au tapis. Ce que tu fais à plusieurs reprises. Tu ne penses à rien d'autre qu'au fait qu'il a tout intérêt à déclarer forfait, puisque tu n'abandonnes jamais un combat, et au prochain coup que tu vas porter ou esquiver. Mais quelque part, tu constates que quelque chose a changé dans son attitude. Tu ne sais pas quoi mais la donne a changée. Tu l'as mis en colère. Pourquoi, à cause de son épaule ? Tu ne l'aurais pas démise s'il ne s'était pas agité ! Toujours est-il que, après l'avoir fait tomber une énième fois au sol, l'arbitre t'annonce comme étant le vainqueur de ce combat. Tu pâlis instantanément. Les règles n'ont pas été respectée, tu ne peux pas accepter ! Mais tu n'as pas le temps de protester qu'on te coupe l'herbe sous le pied. « La ferme toi, ou vous aurez des ennuis ! » Tu te tournes vers celui qui vient de parler mais tu n'as pas le temps de l'apercevoir que l'arbitre s'empare de ta main et la lève haut, en signe de victoire. Mais toi tu restes aux aguets, te retournant vivement en l'entendant se rapprocher. Mais on l'arrête, on le  pousse à faire profil bas. Alors il s'éloigne. Pour ta part, tu essuies du revers du gant le filet de sang qui coule de ta lèvre inférieure, le laissant s'éloigner. Tu as gagné et perdu à la fois.

~~~

Tu marches, perturbé. Depuis que tu as gagné le combat de samedi soir, les choses ont commencé à changer. Leo est le pseudo qui a fait le tour des chasseurs et si on ne t'a pas partout accueilli à bras ouverts, tu as tout de même des alliés ici et là, avec lesquels tu peux discuter. Et puis, il faut avouer que ta petite démonstration a fait son effet, même si tu sais qu'on te traite de tricheur dans ton dos. Ce n'est pas grave, tu n'es en rien responsable de la décision de l'arbitre, tu voulais protester mais tu n'en as pas eu le temps. Tu secoues la tête, t'éloignant de la cantine. Tu as besoin de te défouler. Depuis ce fameux jour, Blondie te traite comme n'importe qui et ce n'est pas plus mal. Par contre, tu le vois moins. En quoi est-ce gênant ? Disons que, en rentant du combat précédemment cité, tu t'es légèrement défoulé sur le mur de ta cellule... Et tu en as fait bouger une pierre. Curieux, tu as observé cela de plus près et as découvert un vieux journal dans la cachette. Tu l'as lu, en entier. Et plus tu avançais dans la lecture, plus tu apprécier la personne qui avait inscrit tout cela. Mais en même temps, un sentiment de malaise s'était installé en toi. Comme si tu connaissais l'auteur, comme si tu l'avais déjà rencontré, comme si tu lui avait déjà parlé. Alors tu as mené ton enquête, discrètement. Petit à petit, les pièces du puzzle se sont assemblée : le loup sur la nuque, son poste de gardien, le LCVI-113-B143 sur son poignet, tout correspondait : Blondie. Aussi nommé Lyokha Volkov. Et si tu apprécies celui qui a commencé le journal, celui qui l'a conclu te plaît bien moins. Tu aimerais comprendre ce qu'ils lui ont fait pour qu'il change. Oui, tu aimerais comprendre... Dans l'optique de faire un peu d'exercice, espérant que cela fera disparaître les pensées trop nombreuses qui assaillent ton esprit tu entres dans la salle d'entraînement... Et te retrouves face à lui. Un instant, tu restes sur place, l'observant... Puis il se retourne, abordant un sourire tout sauf engageant. Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ok... Je ne venais que pour faire un peu d'exercice, mais je peux revenir plus tard aussi.

Il te hait depuis l'épisode du combat. Cela se voit, tu ne devrais pas insister et le laisser se calmer, même si tu meurs d'envie de le gifler, étant donné qu'il réagit comme un gamin de six ans. Toujours est-il que tu commences à faire demi-tour quand il t'empêche de t'en aller. Une semaine au trou pour l'avoir interrompu ? Non mais c'est une blague ? Tu secoues la tête, croisant les bras, ton regard sombre se posant sur sa personne.

-Mais bien sûr, tu n'as aucun motif valable pour m'envoyer au trou, Blondie.

Tu ne devrais pas le chercher, tu ne devrais pas le provoquer. Mais c'est plus fort que toi, parce que tu sens une menace venant de lui et il est hors de question que tu le laisses faire n'importe quoi avec toi ! Tu as réussi à éviter le trou jusqu'ici, tu ne comptes pas découvrir ce dont il s'agit. Les propos que tient ce détenu qui a partagé ta cellule le siècle dernier te suffisent largement. Il s'éloigne un peu, tu ne bouges pas. Tu devrais peut-être, puisqu'il revient avec des menottes. Sérieux ? Tes mains, dans ton dos ? Non mais il rêve là ! Tu le repousses, refusant de te laisser faire prisonnier pour une raison absolument non valable ! Sauf qu'il insiste, le bougre. Tu lui écrases le pieds en même temps qu'il t'envoie son coude dans la figure, avant de te faucher les jambes. Résultat, tu retombes violemment au sol, ta colonne vertébrale se faisant douloureuse. Ton souffle est coupé, il en profite pour te placer sur le ventre et te menotter les poignets. Tu serres les dents, d'autant plus lorsqu'il te tire la tête en arrière. Tu n'es pas sa première arrestation avec tentative de fuite ?

-Vu comment tu imposes peu le respect, ce n'est pas étonnant ! siffles-tu, acide.

Encore de la provocation. Mais tu n'as pas l'intention de le laisser te diriger. Détenu, d'accord, mais tu n'es pas un mouton qu'on dirige selon son bon vouloir. Pendant qu'il va chercher à nouveau quelque chose, tu t'arranges tant bien que mal pour te replacer en position assise. C'est plus compliqué qu'avec des mains mais c'est faisable. Résultat, quand il revient, tu es assis. Que fait-il donc ? Tu sens qu'il fait passer quelque chose entre tes mains puis, après t'avoir aidé à te remettre sur les genoux, vient se positionner en face de toi... Et s'entaille avec un couteau. QUOI ??? Il t'envoie au trou pour agression sur un gardien avec une arme blanche ??? Tu serres les dents à t'en éclater les mâchoires tandis qu'il te relève, venant murmurer à ton oreille que tu aurais dû obtempérer dès le début. Tu devrais le suivre. Sauf que tu refuses de bouger lorsqu'il te tire par le coude.

-C'est une méthode de lâche ! De plus, si je t'avais agressé avec un couteau, les blessures seraient bien plus profondes que celles que tu viens de te faire, Blondie. Et pis, ne disais-tu pas que tu ne souhaitais le trou à personne, pas même à un ennemi ? Pourquoi avoir changé d'avis ?

Que viens-tu de dire ? Oui, tu commences à évoquer le journal que tu as trouvé dans ta cellule, votre cellule. Tu veux qu'il comprenne, mais il se contente de te dire de cesser ton délire et de te laisser faire. Il en est hors de question. Il faut que tu le fasses réagir, que tu donnes une information suffisamment parlante pour qu'il comprenne. Alors tu réfléchis, n'ayant pas appris les passages par-cœur. Mais un te revient en mémoire, un que tu cites. « La dose était sûrement plus forte car les effets ont mis plus de temps à s'estomper, allant jusqu'à provoquer une crise de somnambulisme. Ça a beaucoup fait rire les autres, quand j'ai cru que je pouvais voler et que j'ai sauté de la passerelle pour m'écraser lamentablement en bas. » Mais il semblerait que tu espères en vain. Ou alors, il fait bien semblant de ne pas comprendre de quoi tu veux parler. Il t'énerve, il t'agace, il faut que tu trouves comment le faire réagir, quitte à l'énerver un peu davantage... Et là, un sourire limite machiavélique étire tes lèvres. Tu cesses de t'agiter, observant le blond à tes côtés.

-Tout le monde a ses petits secrets, Volkov. Mais vu ce que j'ai appris en lisant ton journal, tu es littéralement à nue devant moi à présent... Et la vue n'est pas mal.

… Samael... Oui, tu as honte de toi, tu as honte de ton comportement, de ces propos que tu peux avoir. Tu as honte. Et pourtant... Pourtant... Tu te prends une gifle mais cela te fait sourire. Il ne voit pas de quoi tu veux parler, hein ? Oh que si, il voit. Il refuse juste de l'admettre. Et tu ne sais pas si c'est une réaction de défense ou la manifestation d'un trouble quelconque, mais il te demande si tu essayes de le séduire. Une semaine de plus pour corruption, mais bien sûr. Ton sourire s'étire un peu plus. Il est en train de te tendre une perche bien trop belle pour que tu ne t'en empares pas. Tu ne rates donc pas l'occasion.

-Tout ton corps indique qu'une tentative de séduction de ma part te plairait.

Comment lui faire fermer son bec, en trois répliques. Tu es fier de toi, même si tu es descendu bien bas pour y parvenir. Pour quoi passes-tu à présent, hein ? Tu ne sais pas et tu ne veux pas savoir à dire vrai. Il se contente de t'ordonner d'avancer et tu obéis, riant légèrement. C'est ridicule. Cette situation est ridicule. Cette chose qui vous relie est ridicule. Mais ta victoire est de bien courte durée, puisqu'il finit par te mettre au défi de te séduire, une fois que vous êtes arrivé devant la cellule d'isolement et qu'il t'ait retiré tes menottes. Tu le regardes alors, le jugeant rapidement du regard. Tu n'aimes pas quand tes mains sont attachées, tu aimes être libre de tes mouvements, surtout quand tu dois faire des bêtises du genre... Il n'y a personne dans les parages, pour l'instant. Personne. Tu te places alors juste devant lui, le fait que vous fassiez quasiment la même taille t'aidant beaucoup... Et tu viens frôles ses lèvres, vos souffles se mêlant...

-Tu es bien insistant je trouve... Faudrait-il que je te prouve que je n'ai pas grand chose à faire pour te séduire, comme tu dis si bien ?

Chaque mot murmuré vient doucement se déposer sur ses lèvres accompagné de ton souffle chaud. Sur ce, tes lèvres viennent s'emparer des siennes, en un baiser étrangement passionné. Il a voulu que tu entres dans le jeu ? Tu l'as fait. Et il semblerait qu'il décide de jouer le jeu lui aussi, puisqu'il te répond. Alors, sans trop savoir pourquoi, tu fermes les yeux et te laisse aller dans ce baiser. Tu ne comprends pas pourquoi tu y trouves un quelconque plaisir, aussi ténu soit-il. Tes mains glissent sur sa nuque, tu le maintiens contre toi, contre tes lèvres, sans comprendre ce qui t'arrive. Tu es sincère, alors qu'il ne devait s'agir que de bluff. Tu te perds, Samael Tudor. Mais lui, au contraire, ne perd pas le nord puisqu'il te pousse brusquement, te faisant entrer dans la cellule et refermant derrière toi. « Bien essayé. » annonce-t-il. Tu serres les dents, crier ne servirait à rien. L'insulter non plus. Alors une seule chose s'échappe d'entre tes lèvres alors que l'obscurité s'empare de toi. Une affirmation.

-Tu as aimé.

~~~

-Hé bien, il a perdu de sa fougue, le Tudor ?
-D'un côté, tu as vu ce qu'on lui a mis ?


Leurs éclats de rires t'insupportent. Tu voudrais te relever, leur éclater la figure, leur faire payer ce qu'ils viennent de te faire, mais tu ne parviens même plus à te relever. Tu trembles, étalé au sol, toujours maintenu par un des quatre détenus qui sont entrés dans ta cellule d'isolement. Ta tenue gît un peu plus loin, en piteux état. Tu es totalement nu, des hématomes fleurissant un peu partout sur ton corps, quelques traces de morsure ont aussi fait leur apparition par endroits... Tu es dans un piteux état. Tu es faible, tu te sens faible, brisé, souillé. Tu voudrais pleurer mais ce qu'il te reste de fierté t'en empêche. Tu ne t'es pas laissé faire, tu n'as pas laissé une seule seconde de répit aux intrus. Mais que pouvais-tu faire, seul contre quatre ? Rien du tout, tu étais condamné. Tu n'avais aucune chance de t'en sortir. Tu trembles. De froid, de peur, de dégoût. Tu veux mourir, maintenant. Tu veux mourir, cesser d'exister, oublier ces derniers instants. Ils garderont très certainement un temps les marques que tu leur as faites, surtout que tu as presque réussi à sectionner le doigt d'un de tes violeurs qui ne se méfiait pas assez. Cet acte de révolte a accéléré les choses. Tu es fatigué, tu veux qu'ils en finissent une bonne fois pour toutes. Vêtements déchirés, inutilisables, ton corps exposé à leurs regards trop avides de tu ne sais quoi. Tu es perdu. Soudain, deux doigts viennent glisser sur ta joue, appuyant sur une magnifique ecchymose. Tout ton corps frissonne du plus profond dégoût dont tu peux faire preuve. Cet acte ravive en toi cette flamme de révolte qui te caractérise si bien. Du coup, comme tes jambes sont mois bien maintenues, tu en libères une... Et vient éclater la mâchoire du quatrième, venant y écraser ton pied. Il hurle et si tu es bien fier de ton coup, tu te prends aussitôt un voilent coup de pied dans la mâchoire. Tu tournes la tête, étourdi.

-Finalement, il n'est pas encore assez mâté. On lui accorde un nouveau tour ?
-Non, tue-le.
-Avec plaisir.


Quoi ? Tu essayes de t'agiter, tu cherches à échapper à l'étreinte qu'exercent les autres sur tes membres. Mais tes efforts sont vains et pathétiques. Tu ne peux même pas crier, ils t'ont neutralisé en fourrant un morceau arraché à ta tenue dans ta bouche. Tu ne peux plus rien faire. L'un de tes agresseurs entreprend de s'asseoir sur ton torse, pose ses mains sur ta gorge... Et serre. Ce qu'il reste de ton instinct de survie te pousse à t'agiter un peu plus mais tu n'as guère plus de force dans les bras, si bien que celui qui te maintenait les poignets finis par te lâcher. D'instinct, tu essayes de retirer ces mains qui coupent l'arrivée d'air dans tes poumons et l'arrivée de sang à ton cerveau. Sans succès. Tu te sens bien vite tourner de l’œil... Jusqu'à entendre deux mots, soufflés, annonçant peut-être, enfin, une bonne nouvelle :

-Et merde.

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: down here, it's survival of the fittest. (tudor/prison)   Mer 26 Nov - 19:45

Aucun motif valable. Ça va être facile de lui en trouver un, qu'il ne s'inquiète pas pour cela. Alors, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu reviens vers lui avec une paire de menottes. Ton sourire se fait carnassier. Alors, il disait ? Que tu ne pouvais pas l'envoyer au trou ? Tu fais ce que tu veux ici, et s'il ne l'a pas encore compris, c'est bien dommage pour lui. Mais ce n'est plus ton problème, tu l'as assez prévenu comme cela à ton goût. Comme tu t'y attendais, il te repousse lorsque tu t'approches. Tu arques légèrement les sourcils, ton sourire ne se faisant qu'un peu plus grand. Oh, il veut résister en plus ? Tout ce qu'il gagne à t'écraser le pied, c'est ton coude dans la face et les jambes fauchées. Résultat, il s'écroule, et tu t'empresses de le mettre face contre terre pour le menotter. Et voilà le boulot. Monsieur peut se défendre autant qu'il veut, tu n'en as rien à faire. Sa petite remarque te fait d'ailleurs sourire, et tu ne manques pas d'y répondre. « Le respect, ça se gagne. » Du moins, c'est ainsi que toi tu fonctionnes. Te respecter, c'est la première étape. Quand il te respectera, alors peut-être que tu le respecteras en retour. Mais accepter sa victoire injustifiée de l'autre jour, c'est loin d'être un bon point pour gagner ton respect. Tu le relâches brusquement, te redressant pour aller récupérer ton couteau dans ton sac. Couteau que tu viens soigneusement glisser entre ses mains, histoire de recoller de ses empreintes un peu partout dessus. Une bonne chose de faite. Tu reviens devant lui, t'entailles à divers endroit, relativement profondément. Et tu lui annonces la suite ; il est envoyé au trou pour agression à l'arme blanche sur gardien. Oui, c'est injuste. Oui, c'est faux. Il va devoir s'y faire, intégrer pour de bon qu'il ne contrôle rien ici. Sur ce, tu l'aides à se relever. Il est temps qu'il aille découvrir ce que c'est que le trou. Et il va amèrement regretter la moindre des fois où il a haussé le ton avec toi. Tu l'attrapes donc par le coude. Mais une fois de plus, il refuse de bouger, et tu te tournes vers lui. Une méthode de lâche ? S'il veut. Ce n'en est pas moins rusé, que ce soit juste ou pas, ça, tu n'en as rien à faire. La vie est injuste s'il ne l'a toujours pas saisi. La dernière partie de sa phrase t'interpelle à peine. Qu'est-ce qu'il raconte ? N'importe quoi de toute évidence. Et s'il n'a pas totalement tort, toi, tu n'en sais plus rien ; tu as oublié ce passage de ton journal. Et même ce fameux journal, dans son intégrité. Alors, non, ça ne te fait pas réagir ce qu'il dit là. En revanche, tu commences à perdre patience. « Ah oui ? Tu penses qu'ils ne me croiront pas ? Tu as voulu m'attaquer dans le dos, je me suis avancé au dernier moment, la lame n'a que légèrement tranché au niveau de mon omoplate. Je me suis immédiatement retourné, tu as tenté un autre coup au niveau du torse, puis du cou. À chaque fois j'ai esquivé de justesse. Enfin, j'ai posé ma main sur la lame pour te désarmer. Tu crois toujours que ce n'est pas crédible ? Ma parole contre la tienne. Celle d'un gardien contre celle d'un criminel. » Tu laisses échapper un éclat de rire moqueur, avant de lui recoller un peu de ton sang sur son uniforme, jusque un peu. « Oups, on dirait que c'est une preuve supplémentaire. » Sourire en coin. Est-il enfin décidé à te suivre ? « Et arrête ton délire maintenant. Tu me suis, et basta. »

Mais il ne semble pas de cet avis puisqu'il reprend la parole. Comme s'il citait quelque chose. Tu fronces les sourcils, car ces mots te semblent étrangement familiers, mais quelque chose bloque dans ton subconscient. Quelque chose qui fait que tu n'arrives pas à faire le lien entre ce passage qu'il récite et toi. Tu te contentes alors de ton indifférence et de hausser les épaules sans grand intérêt, attendant juste qu'il te suive. Ce qu'il ne fait évidemment pas. Mais devant ton silence, il arrête de s'agiter, et c'est un bon point à tes yeux. Tout le monde a ses petits secrets oui... Mais bon sang, de quel journal est-ce qu'il est en train de parler encore ? Tu fronces légèrement les sourcils, l'observe, lui, son sourire assez machiavélique. Tu ne comprends pas quel est son problème, son obsession pour un certain journal. Ton journal... De quoi parle-t-il bon sang ? La vue n'est pas mal... Tu perds un peu de ton sérieux pour quelques éclats de rire sarcastiques. C'est ça oui. Qu'est-ce qu'il cherche à faire, hm ? Te séduire ? C'est pathétique. Et c'est plus fort que toi, il t'énerve avec son histoire de journal. La claque part. Si seulement ça pouvait le faire taire... Mais non, il se contente de sourire, et tu ne sais pas trop quoi faire pour qu'il arrête avec ce sourire. « Qu'est-ce que tu tentes encore ? Me séduire ? Tu veux te prendre une semaine de plus pour tentative de corruption ? » Tu as retrouvé ton sérieux et ton habituel petit sourire en coin, alors que tu t'es fait un peu plus proche. Sa réponse ne tarde pas, et tu peux le dire ; elle te laisse sans voix. Ton corps indique le contraire ? Tu fronces légèrement les sourcils, l'observant un moment. Tu en as marre. Non là, il commence sérieusement à jouer avec t'énerve. Et il t'agace oui... Il t'agace, surtout car tu ne parviens pas à trouver quelque chose à répondre du tac au tac. Alors tu préfères le silence. Te taire plutôt que de sortir une énormité. « Avance. » Ordonnes-tu presque sèchement, le poussant à avancer. Tu en as marre de sa répartie. Marre de ses propos, marre de lui tout simplement. Un séjour au trou ne lui fera pas de mal, et tu ne t'en porteras que mieux. Tu commences sérieusement à le détester. Il arrive à semer le doute là où les autres n'ont jamais réussi. Tu dois le considérer comme n'importe quel détenu, tu te souviens ? Et ni ses histoires de journal ou quoi que ce soit ne doivent affecter cela. Le trajet jusqu'aux cellules d'isolement se passe dans le plus grand des silences. Il n'y a rien à dire. Ton esprit lui, tourne à plein régime. Tu réfléchis à une manière de le faire taire pour de bon. Qu'il arrête avec son insolence. Qu'il comprenne que toi aussi, tu peux facilement déraper pour rentrer dans son jeu. Alors une fois devant sa cellule de sécurité maximale, tu lui retires ses menottes et tu attends qu'il se tourne vers toi. « Alors essaye, vas-y, je t'en prie. Essaye de me séduire. » … Quoi ? Tu te rends compte que c'est complètement insensé ? Peut-être. Mais tu as envie de voir jusqu'où il est capable d'aller rien pour avoir raison. Donc tu le laisses se rapprocher. Tu ne recules pas d'un pas, tu ne recules pas du tout. Droit face à lui. Affrontant son regard, tes yeux glissant par moment sur ses lèvres qui frôlent les tiennes. Avides d'un souffle chaud qui s'y dépose à chaque mot murmuré. Il n'a pas grand chose à faire pour te séduire ? Alors c'est cela, il te considère comme une proie facile ? Un léger sourire espiègle étire tes lèvres. Tu ne cilles pas. Et comme tu t'y attendais, il finit par t'embrasser. Ta réaction est immédiate, tu lui réponds. Tu n'as rien à cacher, tu apprécies ce contact. Tu fermes les yeux, frissonnes légèrement en sentant ses mains glisser sur ta nuque. Les tiennes passent de ses côtés à sa taille, alors que tu te perds dans ce baiser. Ça te semble tellement plus réel que les fois précédentes. Tellement plus authentique. C'est comme se consumer lentement de l'intérieur. Brûler d'un désir que tu ne devrais même pas ressentir. Tu t'efforces de penser que c'est purement physique. Que tu le détestes, comme tu détestes n'importe quel chasseur, comme n'importe quel détenu. Mais tu dois bien l'admettre, il t'attire, d'une manière inexplicable. D'une manière que tu ne devrais pas tolérer en tant que gardien. Votre échange gagne encore en intensité, mais rapidement, tu reprends contact avec la réalité. Tu le repousses presque brusquement dans sa nouvelle cellule avant de fermer la porte de métal derrière lui, jetant un coup d'oeil par la petite fenêtre de la porte. Un sourire victorieux étire tes lèvres alors que tu croises les bras. Bien essayé. Tu le sens en colère, peut-être un peu frustré aussi. Tant mieux. Tu as aimé ça ? Tu hausses un peu les épaules, lentement, ne le quittant pas des yeux. Puis tu te détournes. Tu n'as pas plus de temps à perdre avec lui, et il faut avouer qu'il fait un peu frais ici pour se retrouver juste en short de sport.

---o---
Tu regardes le réfectoire d'un œil avisé. La pièce se remplie au fur et à mesure, mais toi, tu as déjà pris ton repas. Alors, tu t'apprêtes à retourner vaquer à tes occupations. De nouveaux détenus arrivent aujourd'hui et tu aimerais bien consulter leur dossier avant, histoire de voir un peu à qui tu vas avoir à faire. Mais tu t'arrêtes devant une table reculée, bien à l'écart des autres. La table des gardiens à laquelle tu aperçois quelqu'un qui ne devrait pas s'y trouver. « Watson ? » Questionnes-tu simplement. L'interpellé lève le regard vers toi, attendant sûrement la suite. « Qu'est-ce que tu fais là au juste ? Tu t'occupes pas de surveiller l'isolement normalement ? » Tu fronces légèrement les sourcils, l'autre hausse légèrement les épaules. Ce qui ne présage rien de bon. Alors tu t'approches encore un peu de lui. Tu es son supérieur après tout, alors s'il pense contourner la vérité avec toi, il se trompe. « Des détenus avaient des affaires à régler avant le repas du soir. » Tu le fixes un instant. Des affaires à régler. Dans votre jargon, c'est le raccourci pour dire 'des détenus ont payé pour rendre visite ou pour régler le compte d'un de leurs collègues'. Tu inspires, regardes ailleurs un instant. Tu hoches légèrement la tête et tu sors simplement du réfectoire, marchant tranquillement dans les couloirs de l'établissement. L'isolement... Tu sais que Tudor s'y trouve. Mais qui te dit que c'est lui que les détenus sont venus embêter ? Tu n'en sais rien. Tu... Tu te mords la lèvre. Doucement, ça devient une évidence à tes yeux. Ils sont si nombreux à vouloir le coincer, rien qu'à cause de son nom... Non, arrête ça tout de suite. Tu lui as proposé ton aide, il a craché dessus. Maintenant, c'est son problème. Tu dois t'y faire et basta. Tu continues donc ta marche jusqu'au poste de surveillance pour récupérer les quatre dossiers que tu dois feuilleter, saluant au passage les deux qui gèrent ce poste. Et tu ne peux t'empêcher de glisser un regard vers les multiples écrans qui couvrent toutes les caméras de cette aile de la prison, du dernier étages aux sous-sols. Et tu crois capter quelque chose, lorsque un écran passe sur la caméra des isolements de l'aile B. Tu fronces légèrement les sourcils, demandant à un des deux techniciens de revenir sur la caméra précédente. Et là, c'est net. Tu vois, au bout du couloir, une porte entre-ouverte. Ce qui n'est pas normal, puisque toutes les portes sont fermées, que la cellule soit occupée ou non.  Ça ne te dérangerait pas, si cette cellule n'était pas occupée. Ça ne te dérangerait pas, si ce n'était pas sa cellule, à lui. Échappant un juron, tu lâches les quatre dossiers sur le bureau et tu sors de là en vitesse, courant au plus vite vers les escaliers.

Tu ne t'arrêtes pas un instant de courir jusqu'à rejoindre son étage d'isolement. Tu marques un temps d'arrêt, constatant que la porte est toujours un peu ouverte. Normal, s'il y a du monde dedans ; dès que la porte est refermée, c'est à clé. C'est le principe même de la sécurité maximale. Silencieux, tu récupères ton arme de service que tu charges, avançant rapidement mais silencieusement vers la cellule. Tes doutes se confirment peu à peu en entendant quelqu'un se débattre, des bruits d'agitation et des paroles. L'un d'entre eux t'a certainement entendu puisqu'il passe sa tête derrière la porte, signalant au passage aux autres qu'il y a un problème. « Toi ! Tu t'allonges par terre, mains sur la tête et tu bouges plus, TOUT DE SUITE ! » Tes ordres sont clairs, et il s'exécute puisqu'il s'allonge au bout du couloir, les mains sur la tête. Tu continues ta progression et tu ouvres la porte en grand, avant de constater ce qui vient de se passer ici même. Tu serres les dents, essayant de ne pas perdre la face. Tudor. Nu. Des morsures sur le corps et... Tu n'as pas envie d'imaginer le reste, c'est déjà bien flagrant. Il y en a d'ailleurs un qui l'étrangle, et tu ne tardes pas à lui envoyer un coup de crosse dans le visage. Il tombe plus loin, les autres reculent légèrement et lèvent les mains par réflexe. « Tous les trois contre le mur, et que j'en vois pas UN SEUL bouger, sinon je vous tue. » Ton ton est froid. Terriblement inquiétant. Tout en les gardant en joue, tu te penches un peu sur Tudor pour vérifier qu'il a encore un pouls. Et c'est le cas. Tu gardes pour toi ce soupir de soulagement qui te brûle les lèvres, et tu te fais la réflexion qu'il n'y a pas tellement de quoi se réjouir, vu le piteux état dans lequel il se retrouve... Tremblant, du sang marquant sa peau claire par endroits. Tu déglutis un peu plus difficilement que d'ordinaire, parce que soudainement, tu te sens hors de toi. C'est monstrueux. Et tu te fais la réflexion que les quatre n'ont plus longtemps à vivre après ce qui vient de se produire. Tu leur jettes un regard sombre, et l'un d'entre eux sourit. « Harrisson, t'as intérêt à enlever ce sourire de ta sale gu- » Tu n'as pas le temps d'aller plus loin que quelqu'un t'attrape par le cou dans ton dos, te bloquant la gorge avec son bras, appuyant le plus fort possible. Sous le choc, tu as fait tomber ton arme de service, et c'est en tâtant par terre que tu la retrouves. Tu te dis que tu n'aurais pas dû sous-estimer ce gars et lui tourner le dos, sous le prétexte que ce n'est qu'un humain et que tu n'as rien à craindre d'eux. Mais heureusement pour toi, quelques secondes à peine, tu pointes l'armes sous sa mâchoire, une détonation se fait entendre et il s'écroule derrière toi, te libérant au passage. Tu inspires profondément, massant rapidement ta gorge tout en visant les autres. Tu ne veux pas imaginer l'état dans lequel est le détenu que tu viens d'abattre. Tant pis. Ta main passe sur ta nuque et un peu dans tes cheveux, tu constates qu'il y a du sang. Le sang de l'autre détenu. « Vous êtes les prochains sur la liste. Maintenant, dégagez. » Fais-tu, acide. Ils hochent la tête en panique et tu les observes s'enfuir. Samael lui, s'agite légèrement, et tu t'empresses de revenir vers lui. « Hé, hé, je suis là, ça va aller, tu tiens le coup ok ? » Est-ce vraiment de l'inquiétude qui fait trembler ta voix ? Tu n'en sais rien, mais ça ne te ressemble pas. Tu regardes un peu partout partout autour de toi. Ses vêtements sont définitivement inutilisables... tu réfléchis, mais bien vite, tu décides d'enlever ton pull que tu lui mets rapidement, tandis qu'il te file entre les doigts, sombrant dans l'inconscience. Tu ne cherches pas à le maintenir éveillé, ta priorité étant de l'évacuer de là. Tu récupères la couverture sur le lit et tu l'enroules comme tu peux dedans, histoire de le couvrir. Ceci fait, tu récupères le portatif accroché à ta chemise pour transmettre un message à la surveillance. « Ici Volkov, coup de feu envers détenu pour agression suite à séparation d'une bagarre. Détenu violent, pas d'autre solution, rapport suivra. Nécessite nettoyeur isolement aile B, cellule seize, terminé. » Ce n'est pas l'entière vérité ; mais qui a besoin de l'entendre, ça semble tellement évident. Samael semble profondément endormi et tu en profites pour le porter loin de là. Dans un endroit qu'il ne connaît pas, et que toi, tu ne connais que trop bien.

---o---

Tu termines de laver ta tasse. Et tu as toujours cette image dans la tête. Ce souvenir encore très frais de la veille. Lui, tremblant, par terre. Les quatre autres avec leur sourire. Toi, tu ne souris pas. Tu essayes juste de ne pas trop t'empoisonner l'existence à l'idée que tu es en train d'aller à l'encontre du règlement. Pourquoi ? Parce qu'il y a un détenu ta chambre. Dans ton appartement de fonction. Et en plus de briser les règles de la prison, tu brises les tiennes. Tu n'es pas censé te montrer aussi protecteur envers un détenu, qu'importe ce qu'il est en train de traverser ou de subir. Et pourtant... Tu t'es occupé de lui. Tu l'as endormi et tu l'as soigné de ses plaies, passé sous la douche, désinfecté les morsures, habillé et mis au chaud dans un lit propre et confortable, pour changer du matelas de dix centimètres d'épaisseur sur lequel doivent dormir les détenus. Tu t'es réveillé au moindre bruit qu'il a fait, à la moindre inspiration plus difficile. Et le pire, c'est que tu n'arrives pas à comprendre pourquoi est-ce que tu fais tout cela. Tu secoues légèrement la tête, fermant l'arrivée d'eau, te séchant rapidement les mains. Et tu récupères le plateau sur le comptoir, faisant attention de ne rien renverser. Inutile de préciser que c'est bien meilleur que ce qui se sert au réfectoire de la prison. Habilement, tu te rends jusqu'à ta chambre et tu poses le plateau sur la table de chevet, t'apprêtant à repartir sans le moindre bruit. Tu peux bien le laisser dormir après tout, ce n'est pas comme s'il avait quelque chose de prévu aujourd'hui. Alors tu te détournes et tu viens pour franchir le pas de la porte, une main sur la poignée. Mais tu entends les draps qui se froissent un peu, et tu te retournes vers lui. Lui qui semble éveillé. Quoique légèrement assommé encore. Tu restes silencieux, te contentant de le regarder sans dire un mot. Silence qui devient vite pesant et que tu finis par briser, légèrement mal à l'aise. « Comment tu te sens ? » C'est complètement stupide comme question. Comment veux-tu qu'il se sente après ce qui s'est passé, hein ? Tu fais juste de ton mieux pour rendre la situation un peu moins dramatique... Mais tu ne sais pas trop quoi dire sans risquer de le blesser un peu plus encore. Tu te pinces légèrement les lèvres, te décidant à reprendre. « Tu... Tu es chez moi en fait. Toujours à la prison mais de l'autre côté, là où il y a les appartements de fonction. » Tu ne sais pas s'il se situe, ou même s'il en a quelque chose à faire. Tu dis juste ça pour briser le silence qui te met un peu mal face à lui. Tu croises son regard, le captes un instant. Tu échappes un soupir et tu reprends la parole. « Je sais ce que tu traverses. Je sais comment tu te sens. Je connais la douleur. Mais tu devrais manger. Commencer à reprendre des forces. Ils ne te laisseront pas le temps de t'apitoyer sur ton sort. » Qui ? Les gardiens. Les bourreaux. Les autres détenus qui ne manqueront pas de rire de lui ou de balancer des rumeurs, qui doivent déjà circuler dans le réfectoire, à cette heure-ci. Les trois compères doivent se venter de ce qui s'est passé, en fermant les yeux sur la mort de leur collègue. Tu baisses légèrement les yeux, décidant simplement que quitter la pièce est la dernière bonne solution à prendre pour l'instant. « Ils paieront pour ce qu'ils ont fait. Sois-en sûr. » Tu hoches légèrement la tête. Poses une fois de plus ton regard clair sur son visage. Les bleus qui parsèment sa peau, de ses tempes à ses mâchoires. Que peux-tu faire ou dire de plus de toute façon ? Il n'y a rien à dire. Le mal est fait. La vengeance est à venir.

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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