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 i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Lun 13 Oct - 19:46

« Et ce soir, à l'occasion de la purge annuelle, nous recevons sur le plateau le Professeur Fichnett pour un débat ouvert et, vous le constaterez, les avis sont partagés. Professeur, je vous en prie. » Tu jettes un coup d'oeil au téléviseur de la pièce avec un drôle de sourire carnassier pour étirer tes lèvres. C'est le grand soir et tout le monde se prépare depuis ce matin pour cet événement annuel. Tu fais le tour de la table de billard et tape une fois de plus dans une boule colorée, creusant un peu plus ton avance sur tes deux adversaires. Tous sont sereins, comme toi. Tous dissimulent leur excitation. Leur impatience qui s'exacerbe de minute en minute. Chacun guette du coin de l'oeil l'horloge de ce bar à vampires et toi, tu penches un peu la tête, faisant mécaniquement craquer ta nuque. Vivement, vivement. Mais en attendant, vous avez le droit aux beaux discours de la haute société. « En effet, ce soir, La Purge fête son dixième anniversaire, et pour un petit morceau d'histoire, je pense qu'il est bon de rappeler à chacun pourquoi la purge a été créée, et pourquoi – à mon humble avis – ce fut une difficile, mais très bonne décision de la part des quatre nations. Regardez autour de vous, la population ne s'en porte pas que mieux ? Taux de chômage au plus bas, criminalité en profonde baisse, conflits désormais lointains entre les nations. Tout ce qu'il faut accorder au peuple, c'est cette seule et unique nuit. » Et tu ne pensais jamais être d'accord avec un de ces aristocrates barbants, pourtant, tu lui lèverais bien ton verre à ce Monsieur. Ce type a raison. Les nations avaient besoin de cette purge. « Ce que l'on fait, c'est autoriser chacun, n'importe lequel d'entre nous à échapper toutes ses pulsions sur une durée de douze heures seulement. Une seule nuit dans l'année Edouard, une seule nuit pour améliorer le confort général sur l'entièreté de l'année ; le sacrifice vaut le coup pas vrai ? Puis, nous rappelons tout de même que personne n'est dans l'obligation d'y participer, la preuve, beaucoup préfèrent se cloîtrer chez eux. Ceux qui ont des différents eux, sortent dans la rue, mais au péril de leur vie, car pour cette seule nuit dans l'année, que vous soyez noble, sans situation stable, vampire ou sorcier, dangereux criminel ou bon citoyen ; tous sont sur le même niveau. Tous les coups sont permis. » C'est un processus barbare, tout le monde s'accorde pour le dire, et toi aussi. Mais regardez-donc tous les bienfaits de cet événement planétaire. Une nuit où le nombre de morts ne compte plus. Une nuit où créatures surnaturelles et chasseurs peuvent s'affronter sans la moindre réprimande. Une nuit ou personne n'est épargné par une quelconque immunité. « Ce que je pense de cette année ? Bien, les études statistiques prévoient... Une purge particulièrement violente. Les dix ans y sont pour quelque chose je pense, comme un anniversaire plutôt morbide pour cette réforme. Maintenant, on essaye de s'attendre au pire, comme toujours. Alors je laisserai un simple conseil à ceux qui veulent pas prendre part à cette tuerie ; restez chez vous, barricadez les portes et fenêtres et faites profil bas. Car à dix-neuf heures ce soir, ce sera la guerre ici-bas. » Fin de ce reportage. Tu échappes un ricanement plutôt sarcastique, car tu ne vois pas comment quelques planches de bois pour renforcer peuvent écarter tout risque d'attaque. Après tout, la volonté est bien plus forte que quelques matériaux de dissuasion.

Sept heures moins cinq. Bientôt l'heure. Un de tes collègues arrive et dépose un sac en plein milieu de la table de jeu, ouvrant la fermeture pour en dévoiler le contenu. Les masques, soit tout ce qui vous manquait. Tu en pioches un au hasard, avant de te rendre compte que vous avez tous plus ou moins foncé dans le même thème. Quelque chose de glauque. Des crânes de squelettes, des visages trop parfaits et limite inquiétants de poupées, des guy fawkes mal peints, des masques de hockey répugnants... Tu tombes sur celui-ci et l'inscription sur le front 'only gods forgive' – soit 'seuls les dieux pardonnent' – te fait plutôt sourire, vu à quel point c'est adapté à la situation. Car non, ce soir, vous ne vous attaquez pas à des inconnus dans la rue. Loin de là. Ce soir, c'est un bien plus grand projet qui vous attend. Et il porte le doux nom de palais impérial. Bien oui, pour les dix ans, il fallait voir les choses en grand, non ? Et depuis le temps que tu attends cette occasion de te venger des Tudor... Oh bon sang, tu n'en es que plus émoustillé à l'idée de t'y rendre. Tu es bien loin de penser à tous les chasseurs que tu traques habituellement pendant la purge. Non, là, tout ce qui compte c'est... Avoir un des descendants Tudor. Pour tenir ta promesse faite au père quelques années plus tôt. Tu t'en frottes les mains d'avance, mais les réjouissances viendront plus tard ; tu ajustes ta veste, et si ton élégance est totalement décalée avec l'événement, ce n'en sera que plus marquant. Tous les autres ont joué le jeu d'ailleurs. Les filles sont vêtues de robes blanches, amples, manches longues avec quelques pièces de dentelle, cheveux détachés. Les garçons eux, vêtus comme des garçons de bonne famille. L'histoire de votre gang et de votre coup d'état de cette dixième purge n'en sera que plus mémorable. Une alarme familière retentit lourdement dans les rues. Vous levez la tête un bref instant de vos derniers préparatifs, écoutant le message. « Ceci n'est pas un test. Ceci est un message de vos gouvernements annonçant le début de la purge annuelle. Toutes les armes sont autorisées, chacun peut participer. À la suite de la sirène, tout crime, incluant le meurtre, sera autorisé pour une durée continue de douze heures. Tous les services d'urgence tels que les autorités, les secouristes ou encore les pompiers seront suspendus jusqu'à demain matin sept heures. Puisse la chance être avec vous. » Et alors seulement, elle se fait entendre, cette fameuse sirène stridente qui fait soudainement monter la fréquence cardiaque de tous les mortels. Mais vous aussi, vous trépignez d'impatience. Pourtant, vous ne pouvez pas vous rendre au palais tant que les experts ne seront pas passés outre les défenses. Tu vas donc devoir prendre ton mal en patience, mais ce n'est pas du temps perdu, tu peux toujours aiguiser un peu plus tes deux machettes, après tout.

Vous voilà dans le palais. Masques sur les visages. Amusés de tout ce qui vous entoure. C'est incroyablement flippant comme attaque, pas pour vous non, mais pour tous ceux qui ont le malheur de croiser votre chemin. Imagine un peu, un long couloir, pas d'éclairage si ce n'est celui de là lune, une silhouette inconnue au bout... Tes camarades en robe dansent comme d'innocentes enfants, sifflant quelques airs de cour de récréation dans leur robe blanche... Avec une hache de bûcheron à la main. Pourtant, tout semble incroyablement silencieux... Tu continues à déambuler à la recherche de la victime idéale, laissant par moment le bout des deux machettes tracer des lignes dans la peinture du mur. Ta démarche est lente et assurée et il t'arrive aussi de murmurer quelques airs de berceuses macabres... C'est tout bonnement horrible ce que vous faites. Mais tu n'as aucun scrupule, loin de là. Le sang sur les lames en est la preuve. Les quelques gouttes qui perlent de ton masque aussi. Mais tu gardes le sourire et tu poursuis ta route. Tu ouvres quelques portes de temps à autres, pour trouver un ou deux réfugiés, de simples domestiques qui peuvent s'estimer heureux d'être tombé sur toi et pas sur un autre de tes collègues. Tu te contentes de poser ton index contre tes lèvres et de refermer la porte pour continuer ton chemin, reprenant de plus belle tes berceuses inquiétantes. Tu espères sincèrement tomber sur un des enfants Tudor... Ta rancune vient de loin, mais elle est justifiée à tes yeux. Tu as une promesse à tenir. Un Tudor à faire souffrir pour te venger de ces temps de captivités en ces mêmes cachots. Des mois à subir le knout, la verveine, la torture physique et mentale constante... La famine aussi, avec quelques trop rares repas. Puis des coups de fouet, encore. Des canines arrachées. De l'alcool versé sur les plaies... Les positions complètement inconfortables... Mais toi, non, tu ne comptes pas t'abaisser à cela. Tu as tellement mieux à offrir que de la torture physique. Tu sais à quel point le mental peut faire plus de dégâts, ravager une personne... Et tu comptes bien en profiter. Mais en attendant, tu cherches la perle rare, alors tu te perds un peu dans les corridors, dans l'optique de la trouver. Puis, il y a cette énième porte que tu ouvres. Sur ce qui semble être une salle de musique. Et tu aperçois quelqu'un dans la pénombre, quelqu'un qui de toute évidence, ne tient pas beaucoup à la vie. Tu échappes un soupir, t'apprêtant une fois de plus à tomber sur un domestique quelconque... Mais ces traits... Ces cheveux... Le peu que tu peux en apercevoir dans le noir te dissuade de faire demi-tour. Il semblerait que tu l'as trouvé, ton Tudor. Et tu esquisses un sourire carnassier derrière ton masque, même s'il ne peut le voir. « N'as-tu pas entendu les alarmes ? N'as-tu pas entendu la mort frapper aux portes du palais, et s'immiscer dans ses couloirs ? Nous venons pour vous ce soir. » Tu fais un pas, puis deux dans la pièce, faisant distraitement tourner les machettes dans tes mains. Tu penches légèrement la tête, observant le garçon face à toi. Il est si jeune... Bien trop pour mourir. Mais son nom lui offre un exceptionnel passe-droit pour mourir. « Tu dois être Samael n'est-ce pas ? Samael Tudor. Vois-tu, c'est sur toi que j'espérais tomber secrètement. » Tu marques une courte pause, échappant un soupir avant de légèrement hausser les épaules. « Des promesses doivent être tenues. Une promesse plus particulièrement que les années n'ont pas effacé. Maintenant, tu as le choix de faire profil bas et de simplement te rendre. Ou d'opposer résistance, et je me verrais contraint de faire couler le sang un peu plus en cette nuit citoyenne. » Mais que la vérité soit dite ; tu n'as pas envie de l'abîmer tout de suite. Tu veux garder cela pour plus tard. Mais tu te doutes bien qu'il ne va pas se plier à tes volontés... Et il faudra te faire violence pour ne pas céder à tes pulsions soudainement.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Lun 13 Oct - 22:13

La purge. Quelle idée, quelle désastre. Tu aurais voulu que jamais cette chose ne soit autorisée. Tu n'aimes pas ces douze heures de meurtres sans précédent. Tu aurais voulu que ton oncle s'y oppose, qu'il tienne bon, que les lois protègent votre peuple. Mais non, cette nuit encore, les meurtres seront de mise. Tu écoutes d'une oreille distraite le présentateur de télévision. Tu sais comment cela va se passer. Dix ans que la loi a été votée. Dix ans que, il faut l'avouer, les peuples sont plus calmes. Mais tu n'aimes toujours pas cela. Cette nuit, tu ne sortiras pas. C'est trop dangereux, tu ne peux pas te permettre de prendre le moindre risque. Alors tu restes là, bien à l'abri au sein du palais, à jouer aux échec avec ton cousin sous le regard amusé d'Aaron. Tu les bats tous les deux à ce jeu, même si tu ne faisais absolument pas le poids face à ton père. Lui disait qu'un stratège hors-pair pourrait vaincre n'importe qui aux échecs. Tu n'en es pas un visiblement, tu es juste un peu doué. Tu as appris à réfléchir et à établir rapidement des plans de bataille, les changeant au besoin face à des difficultés imprévues. C'est ce que les Chasseurs t'ont appris. Bref. Une nouvelle fois, tu gagnes par un échec au roi. Aaron se détourne en éclatant de rire tandis que, toi, tu souris devant la mine boudeuse de Léandre.

Les heures passent ainsi, doucement, jusqu'à ce que la fameuse sirène se fasse entendre. Il est sept heures du soir, l'heure des crimes. Tu te mordilles un peu la lèvre, ayant un mauvais pressentiment, mais prends tout de même le temps de terminer ta partie – et une nouvelle victoire pour toi. Puis tu te lèves et choisis de gagner la salle de musique. Les couloirs si familiers s'enchaînent sous ton regard, jusqu'à ta salle préférée, celle qui abrite te cher piano, celui que ta mère t'a légué. Tu t'assois sur le banc, effleures les touches blanches et noires, hésite un petit peu... Puis te lance. C'est une berceuse qui s'échappe d'entre tes doigts. Une berceuse que tu n'aimais pas, enfant, car elle laisse derrière elle une forte sensation de malaise. C'est une musique angoissante sur les bords, pile ce qui convient à la soirée morbide qu'est celle-ci. Tu continues donc, jusqu'à ce qu'une alarme te tire de cette transe dans laquelle tu te plonges, lors que tu joues du piano. Il y a des intrus dans le palais. Pire, il y a des ennemis ! Et durant une nuit pareille... Une étincelle de panique fait son apparition dans ton regard sombre. Léandre ! Oui, c'est le premier nom qui t'est venu à l'esprit : celui de ton cousin. C'est lui que tu dois protéger, coûte que coûte. Heureusement, celui-ci a la présence d'esprit de débarque exactement au même moment dans ta salle.

-Des vampires !

Tu fronces les sourcils. C'est pire que ce que tu croyais. Les gardes sont formés pour faire face à ce genre de situation mais tu doutes qu'ils puissent faire grand chose face à un certain nombre de suceurs de sang. Ils n'ont pas ton expérience, ils n'ont pas ton habileté ni ton habitude. Non, ils ne seront pas assez efficaces. Alors il va falloir que tu le protèges, seul. Mais à ta manière.

-Léandre. Il faut que tu quittes le palais. Tout de suite !
-Pendant la purge ? Tu tiens à ce que je me fasse éliminer ailleurs que chez moi ?
-Non... Je... On n'a pas le temps de discuter ! Tu vas prendre un des passages secrets et y rester jusqu'à ce que la purge soit terminée !
-Les passages ? Tu les...
-Ne discute pas !
-Et si j'ai envie de me battre, de me défendre, de te défendre ? Tu n'as pas le droit de m'en empêcher, Mae ! Tu n'as pas le droit de me mettre sur le banc de touche !
-Oh que si, j'en ai parfaitement le droit ! Parce que, je me permets de te le rappeler, tu es l'Héritier ! Si tu meurs, l'Empire en subira les conséquences !
-Je refuse de t'abandonner !
-Tu n'as pas le choix, c'est ton devoir ! Agis comme un homme et tire-toi !


Pendant que vous vous disputiez, tu as ouvert le passage secret et, sans plus de cérémonie, le balance sans ménagement à l'intérieur du passage. Tu le regardes perdre l'équilibre, tomber, puis le mur se referme. Il ne pourra pas le rouvrir de là où il est. Maintenant, tu croises les doigts pour qu'il ait la présence d'esprit de se déplacer. Quant à toi, tu vas rester ici et protéger l'entrée du passage. D'une main sûre, tu t'empares de ton épée rétractable et laisses la verveine couler le long de la lame. Tu es prêt, qu'ils s'amènent ! Un premier fait son apparition dans la pièce. Il sembla voir tout juste le temps de te voir que tu laisses ton arme filer vers son cou... Et le trancher net, d'un seul coup. C'est un coup précis, imparable si l'autre est surpris, marque une seule seconde d'hésitation. C'est ce qu'il vient de se passer. Tu regardes la tête tomber au sol dans un bruit écoeurant, vite suivie du reste du corps. Le sang s'écoule de la plaie béante. C'est... Un frisson de dégoût parcourt ta colonne vertébrale. Tu n'aimes pas l'odeur du sang, c'est tellement... Dégoûtant. Tu retournes plutôt au niveau du piano et entreprends d'essuyer doucement les taches de sang qui sont venues l'éclabousser.

Tu tournes le dos à la porte – fatale erreur – lorsque celle-ci s'ouvre à nouveau... Sur un autre vampire. Aussitôt tu te retournes, arme en poing... Et marque une seconde d'hésitation. C'est étrange, sa tête te dit quelque chose. Cela ne devrait pas être possible, les vampire que tu croises en tant que Samael sont des personnes haut placé, qui ne s'abaisseraient pas à cela. Et les autres, c'est Leo qui les rencontre et, généralement, ne les laisse pas partir "vivants". Aussitôt, tu t'en veux. Tu n'aurais jamais dû baisser ta garde, il aurait pu te tuer en un instant ! Mais il ne l'a pas fait. Il te regarde, tu le devines malgré son masque. Si tu n'as pas entendu les alarmes ? Si, bien sûr que si. Mais tu as quelque chose à faire, dans cette pièce. Tu serres les dents, t'interdisant de regarder le mur derrière lequel ton cher cousin a disparu. Allez, soit fait et fait ce pourquoi tu t'es tellement entraîné : pour protéger les tiens, au péril de ta vie.

-C'est une idée bien suicidaire que celle d'attaquer les Tudor sur leur propre territoire.

Une microseconde, tu observes les machettes dans ses mains et tu n'en resserres que davantage ta poigne sur ton épée. Qu'il s'approche, et il subira le même sort que son collègue. C'est là que ton prénom s'échappe d'entre ses lèvres. Merveilleux, il sait comment tu t'appelles. Comme tous ceux qui se sont un minimum intéressé à ta famille, quoi. Magnifique, et en plus il espérait tomber sur toi. Tu secoues la tête, désespéré.

-Tu m'en vois navré si je t'ai volé la fille que tu convoitais, mais que veux-tu, personne ne me résiste. Et puis, je n'en ai aucun souvenir, cela ne servait à rien de venir jusque là.

Tu ne sais pas ce qu'il te veut en particulier mais tu sais qu'il y a quelque chose là-dessous, de plus profond que cette seule histoire de purge. Il en veut à ta famille, à toi, mais tu ne sais pas pourquoi. Mais tu ne vas pas tarder à en deviner la cause. Une promesse ? Faite il y a des années ? Tu es jeune. Très jeune encore, tu n'as que vingt-trois ans. Tu ignores de quand date cette promesse mais il y a peu de chances pour qu'elle t'ait été faite. Ta sœur ? Non, sans doute pas, elle est trop adorable pour se faire des amis. Tes parents ? C'est le plus plausible à tes yeux... Tu fronces les sourcils, le regardes. Ton pressentiment se renforce. Les choses vont mal tourner, tu le sais, tu le sens. Mais s'il croit que tu vas t'incliner gentiment et te rendre, il se fourre le doigt dans l’œil. Jamais tu ne céderas. Jamais.

-Je préfère mourir plutôt que me rendre.

Au moins c'est dit. Jamais tu ne t'inclineras devant un vampire. Tu ne t'inclineras même devant personne. Alors tu resserres encore un peu plus ton poing gauche sur la garde de ton épée, à tel point que tes doigts blanchissent. Qu'il ose s'approcher encore un peu. Juste un pas... Et tu lances l'attaque. Trop lent, il bloque ta lame avec une de ses machettes. Tu as tout juste le temps de reculer, évitant de justesse la seconde. Seule ta veste a souffert, mais il s'en est fallu d'un cheveux. Soit il est vraiment très rapide et tu as probablement affaire à un très vieux vampire, soit c'est toi qui es plus lent que d'habitude. Tu ne saurais dire, mais ce n'est pas le plus important pour l'instant. Cette fois, tu tentes une feinte. Qu'il pare à nouveau, avant que tu ne fasses de même lorsque sa machette arrive vers toi. Il va falloir que tu évites le corps à corps et que tu joues sur la longueur de ta lame pour le tenir à distance. Ou alors... Un éclair traverse ton regard, juste avant que tu ne changes de stratégie. Ton coup suivant, c'est dans le manche d'une de ses machettes que tu frappes, de toutes tes forces, dans l'espoir de lui faire lâcher une de ses armes. Tu savais que l'autre viendrait te toucher, tu sens un liquide chaud couler de ton bras, mais ce n'est pas encore assez profond pour t'arrêter. Alors tu serres les dents et, cette fois, ton épée parvient à créer une entaille sanglante dans son abdomen. Entaille dans laquelle coule de la verveine, soit dit en passant. Tu te recules, tu le regardes, le gardant au mieux à distance. C'est un adversaire coriace, celui-ci... Mais tu espères, si tu ne peux en venir à bout, que ta mort sera rapide et définitive... Et peut-être qu'une petite provocation pourra te permettre d'arriver l'une ou l'autre de ces solutions.

-Dernière sommation. Soit tu te rends gentiment et je consentirai peut-être à t'épargner, soit tu continues et je peux t'assurer que tu ne repartiras jamais de ce palais !

Dire que ton père lui avait déjà promis que la demeure des Tudor serait son ultime prison... Tel père, tel fils. TU ne lui as jamais autant ressemblé qu'en cet instant...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Mar 14 Oct - 19:11

Mais ce garçon, tu le connais. Bien mieux que tu ne veux l'admettre. Ce garçon s'est interposé entre son père et toi. Il t'a plus ou moins aidé à t'échapper des cachots. Et c'est vraiment lui que tu vas prendre pour cible ? Bien, ne trouvant pas la fille Tudor, tu dois t'en contenter. Alors tu hausses un peu les épaules et tu avances dans cette salle, considérant au passage le cadavre d'un de tes collègues au sol. Décapité. Tu échappes un soupir un peu consterné avant de relever le regard vers celui qui se prénomme donc Samael. Est-ce une mise en garde ? Non parce que si c'est le cas, tu n'es pas le moins du monde impressionné. « C'est une idée bien suicidaire que celle d'attaquer les Tudor sur leur propre territoire. » Parfaitement détendu, tu te permets même de jouer avec tes machettes. S'il croit t'impressionner, franchement, c'est loupé. Alors à nouveau, tu hausses les épaules, penchant légèrement la tête sur le côté, le détaillant. Ses yeux... C'est incroyable de constater qu'il n'a pas peur. C'est remarquable et plutôt frustrant en même temps. Mais tant mieux, la suite n'en sera que plus amusante, et tu sens que tu vas devoir t'acharner avant d'obtenir des résultats avec lui. Tant pis, ce n'en sera que mieux. « Suicidaire j'en doute, étant donné que moi et mes vingt autres amis ici présents, sommes déjà tous morts. » Soupires-tu simplement, sans grand intérêt. S'il pense te faire peur, une fois de plus, il se trompe. Tu n'as peur de personne, encore moins d'un morveux dans son genre. Il a quoi ? Vingt-trois ans ? À tout casser, pas plus. Alors s'il pense faire le poids face à un vampire de cinquante fois son âge, c'est plutôt risible. Tu secoues la tête une fois de plus. Franchement ridicule comme situation. « Tu m'en vois navré si je t'ai volé la fille que tu convoitais, mais que veux-tu, personne ne me résiste. Et puis, je n'en ai aucun souvenir, cela ne servait à rien de venir jusque là. » Là, c'est plus fort que toi. Tu te mets à rire, d'un rire plutôt sarcastique. Volé la fille que tu convoitais ? Non là c'est carrément ridicule. Il est carrément ridicule. Mais s'il met en avant ses capacités de Don Juan, qu'il soit sûr que tu gardes cela sous le coude pour t'en resservir plus tard, et à ce moment là, il regrettera sérieusement sa vanne. Personne ne me résiste.... Tu en ris encore bien quelques longues secondes avant de doucement te calmer. Tu n'en perds pas pour autant ton sourire carnassier, même s'il ne peut le voir, derrière ton masque. « Du calme Don Juan, je ne cours pas après ces gens-là, en réalité, je ne les laisse même pas repartir avec la fille en général. Ils rendent l'âme bien avant. » Discours macabre pour conversation macabre. S'il pensait vraiment que sa théorie était plausible, bien tu viens de la démonter en quelques mots. Non franchement, c'est plus que ridicule comme idée.

« Je préfère mourir plutôt que me rendre. » Tu ricanes à nouveau. Il préfère mourir que de se rendre.... Voilà qui est plutôt héroïque. Mais qu'il redescende vite sur terre, il n'a pas le choix. Tu ne lui laisses pas ce luxe de choisir, ou presque pas. « Alors soit, ce sera la mort, après t'être rendu. Et laisse-moi te prévenir ; tu risques de perdre l'usage de tes deux genoux si tu continues à croire que tu as encore une chance, même infime de t'en tirer. » Car à tes yeux, il est tout bonnement hors de question de le laisser partir. Et si tu dois l'esquinter un peu physiquement, hé bien soit, tu vas l'esquinter. Bref, sur ces quelques mots, tu t'avances, sur tes gardes, et tu es à peine surpris lorsqu'il lance l'attaque. Alors naturellement tu pares de l'une de tes lames sans grande difficulté. Hé bien, c'est qu'il est un peu trop prévisible le jeune homme en face de toi. Toi, tu ne perds pas ton temps pour attaquer en tout cas, n'y allant pas non plus trop fort pour éviter de le tuer. Ce serait du gâchis à tes yeux. Et c'est ainsi que vous échangez quelques coups inutiles, jusqu'à ce qu'il tape fort dans le manche d'une de tes machettes. Et plutôt que de perdre l'équilibre, tu préfères lâcher l'arme qui retombe par terre. L'autre elle en revanche, ne manque pas de trancher dans la chair de son bras. Mais tu n'as pas le temps de poursuivre l'attaque que sa propre lame entaille ton abdomen. D'ordinaire, tu n'en ressentirais pas la douleur. S'il n'y avait pas de verveine dessus... Ce qui n'est évidemment pas le cas tout de suite. Alors tu échappes un grognement peu engageant, déçu de cette stratégie de lâche à tes yeux. « Dernière sommation. Soit tu te rends gentiment et je consentirai peut-être à t'épargner, soit tu continues et je peux t'assurer que tu ne repartiras jamais de ce palais ! » Cette fois c'est plus fort que toi, tu éclates de rire. Est-ce qu'il est sérieux au moins ? N'importe quoi. Tu serres les dents, oubliant peu à peu la verveine sur ta plaie comme un acide. Il est ridicule à tes yeux. Complètement ridicule. « Tu sais ce qui est marrant ? Il m'avait fait la même promesse, et regarde un peu, je suis plus libre que n'importe lequel d'entre vous... » Son père t'avait promis qu'il te garderait dans ses cachots pour une durée indéterminée et donc bien longue... Et tu t'es retrouvé libre bien plus vite que prévu. Alors s'il pense venir à bout de toi... Ce qu'il n'a pas compris, c'est que tu es un survivant dans l'âme. Rien n'est encore venu à bout de toi, si ce n'est... L'amour. Mais c'est un tout autre sujet. Sujet sur lequel tu ne veux pas revenir. Par simple provocation, tu viens faire glisser la lame de ta machette contre celle de son épée. Allez, qu'il attaque, tu es prêt. Mais certainement qu'il réfléchit à ta dernière tirade, vu qu'il ne réagit pas tout de suite. Alors tu en profites pour t'approcher furtivement de lui et lui asséner un violent coup de coude contre le nez, de manière à le faire reculer un peu. Et tu profites de ce léger déséquilibre créé pour lui envoyer un coup de pied derrière le genou, histoire d'affaiblir un peu plus encore sa posture. Et au passage, tu évites de justesse un coup d'épée. Oups. Allez, assez joué, tu dois le mettre à terre. Et c'est avec une feinte d'attaque au visage que tu en profites pour lui faucher les jambes, le faisant lourdement retomber par terre avant de donner un coup dans sa lame, histoire qu'il la lâche. Mais un simple moment de déconcentration lui suffit à te faire tomber par terre et tu en lâches ta machette, le rejoignant au sol. Okay, il veut la jouer comme ça ? Il te maintient à terre et malgré ton masque, tu le fixes, ton regard dans le sien. « C'est bon, c'est bon t'as gagné. Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, tu vas me tuer, vraiment ? » Et pendant que tu as parlé, ta main s'est faufilée jusqu'à une de tes poches, y récupérant une seringue. « Si tu comptes me tuer, avant, je veux juste savoir ; est-ce que tu te souviens de moi ? » Des mots murmurés. Une inquiétude palpable dans ta voix. Le silence plane quelques secondes encore, et pourtant, tu ne perds pas de vue ton objectif, puisque très rapidement, tu viens planter la seringue au niveau de sa carotide, lui injectant dans l'organisme un très profond somnifère. Ceci fait, tu le réceptionnes avant qu'il ne se cogne par terre et tu te redresses, grimaçant un peu à cause de ta plaie à l'abdomen. Quel crétin franchement... Tu secoues la tête, récupérant plutôt du gros scotch pour lui lier les pieds. Et au passage, tu récupères le grand manteau noir à capuche de feu ton camarade, et ceci fait, tu habilles le jeune Tudor avec, pour finir par lui lier les mains. Finalement, ça n'aura pas été aussi difficile que cela. Même si vous devez encore traverser les rues jusqu'à ta villa, tu ne crains pas vraiment les autres lors de la purge. Même s'il est toujours possible, par malchance, de tomber seul face à un groupe de chasseurs...

***

Il doit être midi à peu près quand tu consultes ta montre, constatant que les effets du produit ont dû se dissiper depuis quelques bonnes minutes déjà. Pourtant, tu prends ton temps pour finir ton verre avant de descendre dans les sous-sols de la villa. Tu appuies sur l'interrupteur pour allumer les lampes et tu constates que monsieur commence à s'agiter. Tant mieux. Cette position est loin d'être confortable ; c'était la tienne quand Lionel Tudor te torturait ; attaché par les bras. C'est très désagréable, oh que oui... Mais le pire est à venir. Et pour une première séance, tu es bien tenté de t'inspirer de ce cher Lionel. Après tout, il semblait plutôt à l'aise en torture pure, et même si tu es plus de ceux qui s'attaquent à l'esprit, tu te dis que ça ne peut pas faire de mal, de faire couler un peu le sang. « Mais, on dirait que mon hôte est réveillé, merveilleux ! » Fais-tu avec un grand sourire, écartant les bras, chaleureux. Qu'il ne s'y fit pas. La souffrance va venir, et bien plus vite qu'il ne peut le penser. « Vois-tu, je me suis dit qu'il pourrait être pas mal de s'inspirer un peu des légendaires séances de torture de ton père. Mais vu que tu n'as pas ma résistance, on va essayer d'y aller doucement, d'accord ? » Ton sourire est loin d'être rassurant, et alors que tu fais le tour de sa personne, tu en profites pour récupérer cette arme qui lui a souvent servi, à l'autre chien. Ce n'est pas tout à fait un fouet, non. Pour être exact, c'est un knout. Arme de ta mère patrie, celle qui servait à punir délinquants et autres criminels... Tu t'en es pourtant pris des coups, durant ta jeunesse. Mais cette époque est lointaine, révolue, et tu échappes un soupir alors que les lanières claquent dans le vide. « Ceci est un knout. Ton père adorait s'en servir avec moi. Mais il a – négligeant comme il était – malheureusement toujours oublier de désinfecter la peau avant aussi. Alors je ne vais pas reproduire ses erreurs, ce serait bête, tu ne penses pas ? » Ceci dit, tu poses le knout sur la paillasse sur ta droite, et tu récupères une bouteille d'alcool à quatre-vingt-dix degrés, la débouchant en t'approchant de lui. Et c'est sans vraiment t'appliquer que tu lui en verses un peu partout dans le dos. D'un côté, tu n'as pas tort ; tu désinfectes avant d'inciser, comme le ferait n'importe quel chirurgien. D'un autre côté, c'est surtout car tu sais que ça fera d'autant plus mal quand sa peau s'ouvrira. Ceci fait, tu fronces un peu les sourcils. Car il y a un autre détail qui te chagrine. Ses cheveux... Rah, tu y reviendras plus tard. Pour l'instant, tu vas récupérer ton instrument de torture, tu remontes les manches de ta chemise et tu viens te placer derrière lui. « Sache que ça peut s'arrêter à tout moment. Tout ce que tu as à dire, c'est que tu es désolé pour ce que ton père m'a fait. » Et sans plus attendre, les lanières de cuir atteignent sa peau une première fois. Mais il ne dit rien. Rien qui qui t'intéresse du moins. Alors tu recommences, une seconde fois. C'est qu'il te semble plutôt coriace... Tu penches légèrement la tête, avant de redonner un coup, bien plus fort que les deux précédents. Tu ricanes légèrement, et son dos doucement part en lambeaux. « Oups. On dirait que je ne maîtrise pas ma force... » Et un quatrième coup se fait entendre. Tu ne cilles pas. Tout ce que tu veux, ce sont des excuses. Qu'il se montre docile, totalement soumis. Et tu es prêt à aller très loin pour cela, très loin pour le faire souffrir comme toi, tu as souffert à cause de son père.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Mar 14 Oct - 21:45

Oui, c'est suicidaire de venir vous attaquer sur votre territoire. Parce que, comme tu l'as prouvé avec le vampire qui est entré un peu plus tôt dans ta fameuse salle de musique, être mort une fois ne l'empêchera pas de mourir à nouveau. Il ne semble toutefois pas une seule seconde inquiété par la présence du cadavre décapité d'un de ses semblables. Méfie-toi Samael, ce vampire est légèrement différent de ceux que tu as déjà éliminés. Mais cela ne change rien à ta détermination. Tu es là pour protéger ton cousin, c'est ton unique objectif. Tu tentes quelque chose, quelques paroles parfaitement débiles. Comme si tu étais un Don Juan, toi. Tu n'en es pas un, trop plongé dans ton travail pour perdre du temps à draguer. Mais tu essayes de le faire réagir, espérant qu'il te révèle la raison de sa présence. Tout ce que tu obtiens comme réaction, c'est quelques éclats de rire. S'il comptait te faire frissonner de peur lorsqu'il déclare que ceux qui essayent de voler celle qu'il convoite rendent l'âme très vite, il n'en est rien. Tu ne cilles même pas, largement immunisé. Tu n'as rien de plus à lui répondre et s'il pense que tu vas te rendre sans te battre, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu'au cerveau – s'il en a un évidemment. Comme tu le lui annonces, tu préfères mourir plutôt que te rendre. Tu mourras après t'être rendu ? Non. Jamais, parce qu'il ne te fera jamais plier. Jamais. Il peut croire ce qu'il veut, il n'a pas la moindre idée de qui tu es et encore moins de l'obstination dont tu sais faire preuve.

Sur ce, tu attaques. Premier coup manqué pour les deux, il faut que tu te concentres un peu plus que cela. Quelques coups sont donnés dans le vide, les parades s'enchaînant. Habituellement, Samael, tu fais mieux que cela. Alors reprends-toi ! Tu finis par taper fort dans une de ses machettes. Il lâche son arme et l'autre vient t'entailler le bras. Tu serres les dents mais tu l'avais prévu. Alors, ignorant la douleur, ta propre lame vient lui entailler le ventre. Tu vois la verveine couler sur la plaie, tu imagines la brûlure qu'elle doit provoquer. C'est ta dernière sommation, la prochaine fois tu enfonceras l'épée dans son corps. Même si tu es curieux de savoir qui il est... Bref, n'y songe pas. Qu'il s'en aille, maintenant. Mais non, il se contente d'éclater de rire. Il t'avait fait la même promesse ? C'est tout ce que tu retiens. Il t'avait fait la même promesse. Doucement, les souvenirs remontent. Tu te souviens de tes passages dans les cachots, tu blond qui y était enchaîné, des poches de sang que tu lui amenais. Un vampire, enfermé là par ton père. Un vampire dont tu as gardé le jeton qu'il t'avait laissé. Non, ce ne peut pas être... Non... N'y pense pas. Élimine-le, tu auras tout le temps de réfléchir plus tard. Il fait glisser la lame de sa machette sur celle de ton épée, tu te tends, attendant qu'il lance la prochaine offensive. Ou peut-être restes-tu troublé par la pensée qui vient de te traverser l'esprit... Sûrement, puisqu'il t'assène un violent coup de coude contre le nez. Par réflexe, tu recules de deux pas, reprenant instantanément ton équilibre. Mais bon sang, ce genre de coup fait vraiment mal... Tu n'as malheureusement pas le temps de répliquer qu'il t'envoie un nouveau coup, dans le genou cette fois. Ton épée vient le frôler et tu as du mal à garder ton équilibre, ton appui se faisant plus hésitant. Tu ne serais pas contre un peu d'aide, tous comptes faits, mais tu sais que tu n'y auras pas droit. Il faut que tu t'en sortes, seul. Et c'est très mal parti, étant donné qu'il te fauche les jambes et te fait lâcher ta lame au passage. Bien, puisqu'il l'a voulu, tu en profites pour lui faucher rapidement les jambes et le faire lamentablement tomber au sol. Il en lâche même sa machette. Parfait. Puisque vous êtes à égalité, tu en profite pour prendre l'avantage, le maintenant au sol. Il faut que tu récupères rapidement ta dague, tu n'auras pas de seconde chance ! Si tu vas le tuer ?

-J'y compte bien, vampire !

Le dernier mot sonne comme une insulte. C'est une insulte, même si tu as la décence, en tant que Samael, d'utiliser les termes en vigueur et non pas ceux qu'emploie quotidiennement les Chasseurs et autres personnes du peuple. Du coin de l’œil, tu repères un mouvement de sa main mais le fait qu'il reprenne la parole te déconcentre. D'abord, il veut savoir si tu te souviens de lui ? Vous vous êtes déjà rencontré ? Sa voix, sa carrure... Peut-être que... Tu ne devrais pas, et pourtant tu lui retires son masque. Et là, tu te figes. À cause de l'aiguille qui s'enfonce dans ton cou, à cause du somnifère qui court dans tes veines. Mais s'il te regardait dans les yeux, il aura vu que tu te souviens. Un pseudonyme qu'on t'a appris à haïr. Un visage qui t'avait marqué par son piteux état, la souffrance dans son regard. Le Mad Hatter... À cette pensée, tu perds connaissance...

***

Tu as mal aux bras, au dos. Tout ton corps t'élance douloureusement et ta tête tourne. Tu ne comprends pas tout ce qui t'arrive, tu as du mal à rassembler tes pensées. Où es-tu ? Tu ne sais pas, il fait noir. Tu n'es très certainement plus au palais mais c'est tout ce dont tu es certain. Cela, plus le fait que tu es enchaîné. Tu tires sur tes poignets, un cliquetis métallique se fait entendre sans pour autant que tu puisses soulager tes membres douloureux. Ton rythme cardiaque commence à accélérer sous le coup du stress. Ne pas paniquer. Essaye de garder l'esprit clair, en quête d'une solution. Sauf que, malgré tes efforts, tu ne vois rien... Jusqu'à ce que quelqu'un allume la lumière. Quelqu'un qui se rapproche de toi, que tu peines à distinguer, le temps que tes yeux s'habituent à la lumière vive. Lorsque ta pupille a repris une taille normale, tu le regardes. Et là, tu te souviens. La purge, le palais, les vampire, le Mad Hatter. Tu t'es fait enlever, selon toute vraisemblance. Mais ce n'est, alors, pas pour toi que tu t'inquiètes. Non, c'est pour Léandre, pour ton oncle, pour les multiples domestiques qui étaient, ce soir, au palais impérial ! S'en sont-ils sortis ? Tu l'espères tellement fort... Il reprend la parole, t'arrachant à tes pensées, te ramenant à la triste réalité. Ta triste réalité. S'inspirer des légendaires séances de torture de ton père ? Tu serres les dents. Qu'il y aille doucement ou pas, tu n'es pas sûr de tenir bien longtemps. Tu n'es qu'un humain après tout...

-Je ne vois pas d'où vient la légende... Tu es le seul à y avoir goûté, Mad Hatter.

Il est le seul. Enfin, c'est ce que tu penses. Ton père n'était pas aussi extrémiste que toi, il a juste perdu les pédales lorsqu'on s'en est pris à son fils. Tu ne le regardes pas. Enfin, après avoir vu ce qu'il compte utiliser sur toi, tu ne le regardes plus. Le knout. Inutile qu'il t'en fasse la description, tu sais parfaitement de quoi il s'agit. Tu as étudié les objets de torture, cela faisait parti de tes leçons, jeune adolescent. Mais si tu avais imaginé les tester, jamais cela n'aurait été dans une telle situation. Non, tu pensais plutôt que ce serait en tant que Chasseur, envoyé chez les vampires pour y subir une longue torture mortelle... Pas chez le seul vampire que tu ais jamais aidé de ton existence. Tu aurais dû le laisser pourrir dans son cachot... Tu ne l'écoutes pas mais tu sursautes lorsque tu sens un liquide froid et un peu piquant glisser sur ton dos. De l'alcool. Là, tu serres réellement les dents. Tu sais que tu vas jongler. Et il veut que tu lui dises que tu es désolé pour ce que ton père lui a fait subir ? Tu secoues négativement la tête.

-Rêve ! Je n'ai rien à te dire !

Aussitôt, le premier coup vient claquer dans ton dos, sur ta chaire. Tu serres fortement les dents, retenant un gémissement de douleur. Aussitôt le fouet écarté de ta peau, tu sens l'alcool s'insinuer dans ta chaire, brûlant l'épiderme à vif. Mais tu ne dis rien. Et il recommence une seconde fois. Tu te cabres un peu, serrant les dents à s'en faire éclater les mâchoires. Mais rien ne t'échappe. C'est au troisième coup que tu lâches un hurlement de douleur. Tu as l'impression que ta peau se décolle littéralement de ta colonne vertébrale ! Et si cela ne suffisait pas, les flammes provoquées par l'alcool viennent empirer la blessure. Mais tu ne lui feras pas le plaisir d'hurler à nouveau. Pourtant ce n'est pas l'envie qui t'en manque, comme si cela pouvait te soulager... Cela ne servira à rien, à part le satisfaire... Il ne maîtrise pas sa force ? Tu l'insulterais bien mais un quatrième coup se fait entendre. Alors tu te mords la lèvre, faisant ton possible pour ne pas laisser transparaître ta douleur. Tout ton corps vibre sous les coups de fouet, ce qui est amplifié par ton actuelle position. Tu ne te sens pas bien... Mais cela ne veut pas dire que tu comptes capituler. Alors, deux coups plus tard, avalant ta salive mêlée de sang, tu reprends la parole d'une voix brisée.

-Si tu voulais... Des excuses... Il fallait venir... Quand il était... Encore vivant...

Tu n'es que son fils, pas son porte-parole. Mais il n'en a visiblement rien à faire, puisque les coups continues à s'enchaîner. Le regard vide, posé sur un point invisible à tous, même à toi, tu finis par laisser parler ta douleur. Tes hurlements de douleur se répercutent contre les murs, te reviennent en pleine face, te montrant ta propre faiblesse. Mais tu ne peux rien faire d'autre. Tu ne peux te défendre, alors tu lui tiendras tête. Jamais il ne te brisera. Non, jamais. Combien de coups s'enchaînent ? Tu ne sais pas, tu perds le compte au bout du dixième. Petit à petit, tu sens ta conscience foutre le camp et tu as hâte qu'elle le fasse. Tu serais heureux de t'évanouir, histoire d'échapper un petit peu à cette torture. Malheureusement, ton tortionnaire ne semble pas d'accord. Il doit avoir vu que tu allais lui filer entre les doigts, puisqu'il cesse de frapper. Tu ne le regardes pas s'éloigner, ta tête tombant mollement, chaque inspiration enflammant tes poumons. Qu'il s'en aille... Malheureusement, tu n'as pas cette chance. Non, tu le vois revenir... Un couteau en main. Ton rythme cardiaque devrait s'accélérer mais non, tu te contentes de rester mou, tel une poupée de chiffon. Ton dos est en sang, tu es vidé de toute énergie, tu ne pourras plus bouger... Et donc lorsqu'il te penche violemment la tête en avant, la maintenant dans une position inconfortable, laissant ta nuque bien en évidence, tu ne réagis pas plus... Jusqu'à ce que tu sentes la lame s'enfoncer dans ta chaire. À ce moment là, tu rassembles ton énergie et tu t'agites, essayant de te soustraire à son étreinte... Sans y parvenir. La lame vient découper la chaire tendre de ta nuque, laissant une marque qui doit vaguement ressembler à un V. L'alcool vient enflammer un peu plus la blessure. Le sang coule de ta nuque, laisse des traînées carmin sur ton torse, ton ventre, et commence à tenter le devant de ton sous-vêtement de carmin. Tu te sens tellement mal... Tu as l'impression que la situation ne pourrait pas être pire. Et pourtant. Quand tu le vois arriver avec une paire de ciseaux, tu te réveilles subitement !

-Non ! Je t'interdis ne serais-ce que d'y penser ! Ne me touche pas, enfoiré !

Rien à faire, c'est lui qui commande. Et tu as beau t'agiter, essayer de lui donner un coup de tête, il t'attrape par les cheveux et les mèches commencent à tomber. Tu as toujours pris plaisir à porter les cheveux plus longs que la moyenne, c'est ce qui te démarquait des autres, ce qui t'amusait et amusait ta cadette autre fois, parce qu'elle pouvait te faire des tresses – no comment. Et aujourd'hui, il coupe cela... Tu as envie de pleurer, de hurler de rage, de désespoir, de l'insulter de tous les noms mais tout ce que tu peux faire, au final, c'est retomber mollement, suspendu par les poignets. Tu n'es plus qu'une loque, un lambeau humain ne ressentant plus que de la douleur, physique comme mentale. Quand il a fini, tu vois les mèches sombres au sol. C'est comme si, tout d'un coup, un nouveau poids tombait sur tes épaules. Tu ne sais pas d'où il vient ni ce dont il s'agit, mais cela semble t'enfoncer un peu plus bas que terre. Juste encore un peu plus... Ta tête tourne, tu ne l'écoutes plus, tu ne le regardes plus. Ton esprit fait d'incessants aller-retours entre la réalité et quelque chose d'entièrement noir mais délicieusement reposant. Mais on te tire encore en arrière, vers la réalité. Une main s'est emparée de ton menton, te forçant à relever la tête... Et il t'embrasse. Tu sens ses lèvres glaciales contre les tiennes et... Tu le mords, te toutes tes forces. Si tu peux lui arracher un morceau de lèvre, ce serait merveilleux. Bref, il se recule et tu le fixes, une flamme de révolte brillant au fond de ton sombre regard, presque éteint par la douleur...

-Tu... N'obtiendras rien de moi, vampire... Rien du tout... Jamais... Donc tu perds ton temps... Autant... M'achever tout de suite... Ce sera plus utile...

Qu'il te tue... Tu ne demandes rien d'autre. Mais il ne te fera pas ce plaisir, tu peux déjà le parier. Alors il te faudra résister, jusqu'à ce que ton corps ne tienne plus ou que quelqu'un te retrouve et te sauve. À vrai dire, la première option est la plus probable à tes yeux... Un jet d'eau met un terme à tes réflexions. La puissance du liquide sur ton corps ravive les plaies, tu hurles à nouveau... Avant de, purement et simplement, sombrer enfin dans une bienfaisante inconscience...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Mer 15 Oct - 13:58

Aperçu de la villa, clique ici : http://blogs.cotemaison.fr/archiboom/2013/04/21/stupefiante-villa-a-toronto/

« Je ne vois pas d'où vient la légende... Tu es le seul à y avoir goûté, Mad Hatter. » Un ricanement sarcastique. Tu es peut-être le seul à y avoir goûté, tu en as quand même bien souffert. Totalement perdu dans le temps, dans l'espace. Des positions douloureuses et des coups qui t'ont fait ressentir la plus profonde souffrance dans chaque parcelle de ton être. Du bout de tes pieds au sommet de ton crâne. Tes mains qui n'arrêtaient plus de trembler. Tes provocations incessantes et cette envie constante que tout s'arrête. Qu'on te libère. Contrairement à ce qu'un autre aurait pu faire, toi, tu ne l'as pas tué son fils. Tu l'as même ramené à lui. Tu t'es abstenu d'aller trop loin par gentillesse. Voilà comment on t'en a remercié. Un soupir t'échappe tandis que tu secoues un peu la tête, ne prenant même pas la peine de répondre. Lionel Tudor était un chien, il a agi comme tel, et aujourd'hui tu t'abaisses à son niveau pour tenir une promesse faite depuis quelques années déjà. Celle de faire souffrir un de ses descendants. Aussi bien physiquement que mentalement, même si pour le coup, vous vous trouvez plutôt dans la première phase. Tu n'es pas vraiment maître en l'art de la torture, mais il n'y a pas besoin d'un quelconque diplôme pour manier le knout. Tu vas juste verser un peu d'alcool dans son dos, et s'il sursaute rien qu'à ce contact, tu sens que tu vas bien rire par la suite des événements. Enfin, avant de commencer, tu tiens à lui rappeler que tout peut s'arrêter. Tout ce que tu désires, c'est qu'il capitule. Ce qu'il ne compte pas faire, apparemment... « Rêve ! Je n'ai rien à te dire ! » Tu secoues la tête, un ricanement moqueur t'échappant. Il ne compte rien dire alors ? Tant pis pour lui, tu as bien hâte de voir combien il peut encaisser avant de s'effondrer ou mieux, de te supplier d'arrêter. « C'est ce qu'on verra. » Souffles-tu simplement, avant de faire claquer une première fois le fouet contre son dos. Les premières marques vives se font voir, et lui s'efforce de contenir silencieusement sa douleur. Oh, patience, il finira bien par plier et hurler sa souffrance. Il n'est qu'humain, après tout. Et d'ailleurs, en parlant de souffrance... Au bout du troisième coup, un hurlement de douleur résonne dans toute la pièce. Et tu retrouves ton joyeux petit sourire. « Tu vois, tu n'es pas aussi fort que ce que tu prétends, Samael. » Fais-tu avec un peu de mépris, constatant simplement que comme n'importe quel autre mortel, il est faible. Toi, tu pouvais encaisser bien plus. Lui apparemment, ne vaut pas mieux que ses semblables. Bon, il faut avouer que tu y es allé un peu fort aussi, sur ce troisième coup... Un soupir t'échappe, et tu essayes de retenir un peu plus ta violence, prenant d'ailleurs une pause en regardant le sang couler. C'est qu'il a déjà le dos bien abîmé, le pauvre... Tu secoues légèrement la tête, te reprenant. Et les coups s'enchaînent. Encore. « Si tu voulais... Des excuses... Il fallait venir... Quand il était... Encore vivant... » Tu souris un peu plus... Apparemment, il n'a toujours pas compris. Les excuses, ce n'est que sa clé pour s'en tirer. Il y a bien plus que des excuses derrière cette séance de torture, derrière ce kidnapping. Il y a cette promesse, et que les dieux t'en tiennent, tu es un homme de parole, quoi qu'on en dise. Une promesse est une promesse. Celle-ci était plus que sincère, et aujourd'hui, tu l'appliques. « Tu n'as donc rien compris ? Je ne fais pas cela pour des excuses. Je fais cela car je tiens une promesse faite à ton chien de père il y a bien des années déjà. Tu ne peux lui en vouloir qu'à lui. » Et sans plus attendre, tu continues à frapper. Sans trop de retenue, sans pour autant te laisser vraiment aller à la cruauté. Et peu à peu, il semble céder. Peu à peu, il accepte sa douleur et se remet juste à hurler. Tu aurais pu le bâillonner, mais entendre sa faiblesse rayonner dans toute la pièce est tellement plus jouissif.  Puis, ce n'est pas comme si quelqu'un risquait de l'entendre, dans cette immense villa, perdue dans un bout de forêt, à quelques dizaines de kilomètres de la prochaine ville. Et de l'autre côté ? La mer, l'océan. Une large plage privée et totalement sauvage de sable blanc. Il peut toujours tenter de s'enfuir, à la nage ou à la course dans les bois, tu ne donnes pas cher de sa peau.

Bref, tu sens qu'il va finir par flancher. Alors après un dernier coup, tu reposes le knout  sur la paillasse et tu vas plutôt récupérer un couteau. S'il y a bien quelque chose qui t'a marqué – sans mauvais jeu de mots – c'est cette obstination qu'avait Lionel à inscrire le T de sa famille dans ta nuque. Alors tu vas en faire autant. Tu reviens donc dans son dos, lame à la main, et lui dégage la nuque sans ménagement. Puis la point de la lame creuse dans sa chair, et il commence à s'agiter. Tu protestes un petit peu, mais tu achèves rapidement ton œuvre, donc tu le relâches et tu t'écartes. Et voilà un peu plus de sang encore pour teinter sa peau normalement légèrement halée... Voilà, ça, c'est fait. Et maintenant, tu t'empresses de récupérer une paire de ciseaux. Car il y a un dernier petit détail que tu tiens à rectifier. Ses cheveux. Ce n'es pas que tu n'aimes pas sa coupe, mais ça ne va pas être franchement pratique pour lui. Alors autant lier l'utile au beau, et lui offrir une petite coupe de cheveux. Certes, tu n'es pas coiffeur, mais quand même, tu te défends bien. Alors toujours avec le même sourire, tu t'approches de lui et tu retournes dans son dos. « Non ! Je t'interdis ne serais-ce que d'y penser ! Ne me touche pas, enfoiré ! » C'est plus fort que toi, tu échappes quelques éclats de rire. Hé bien, c'est qu'il y tient, à ses cheveux. Pourtant, c'est loin de te dissuader concernant ton plan de départ, et il peut s'agiter, ça ne changera rien à tes résolutions. « Roh, mais arrête de t'agiter un peu, ça ne va ressembler à rien ! » Le reprends-tu, avec toujours ce même sourire un peu moqueur. Tu t'amuses de sa souffrance, c'est plutôt terrible pas vrai ? Ça ne t'empêche pas de mettre quelques coups de ciseaux dans sa chevelure, laissant les longueurs tomber par terre peu à peu. Hé bien, c'est un changement... Radical. Mais tu le préfères ainsi en réalité. Ça lui apporte un petit quelque chose... Tu ne sais pas trop, mais tu préfères. Lorsque tu as suffisamment coupé à ton goût, tu passes une main dans ses cheveux, les désordonnant un peu plus. Voilà qui est parfait, que cela lui plaise ou pas, c'est toi qui décide de toute façon. « Voilà, c'est juste parfait comme ça ! » Tu balayes négligemment ses épaules des quelques mèches de cheveux qui y tenaient équilibre, et tu t'écartes, repassant devant lui une fois de plus. Ça lui change carrément le visage, ces cheveux courts... Ton sourire ternit un petit peu, et sans trop comprendre pourquoi, tu glisses une main sous son menton. Tu... Ne devrais pas. Et pourtant tu t'approches encore un peu. Pourtant, tu poses tes lèvres contre les siennes pour un baiser voler. Mais il te retient. Non pas pour prolonger votre échange, plutôt parce qu'il est en train de te mordre très sérieusement la lèvre inférieure. Tu grognes un peu, parce qu'il te fait mal, mine de rien. Mais rapidement, la pointe des ciseaux se pose contre sa gorge, et tu appuies un peu, histoire qu'il recule. Tu parviens donc à te dégager assez rapidement et tu craches un peu de sang plus loin. Quelques secondes suffisent à cicatriser pourtant. « Crétin. » Murmures-tu simplement. « Tu... N'obtiendras rien de moi, vampire... Rien du tout... Jamais... Donc tu perds ton temps... Autant... M'achever tout de suite... Ce sera plus utile... » Tu secoues légèrement la tête. Ne rien obtenir de lui ? Il y croit vraiment ? Tu soupires un peu, croisant tes bras contre ton torse un instant. Pour ce qui est de le tuer, tu ne comptes pas lui faire ce plaisir, oh que non. Ce serait l'issue facile, et ça, tu t'y refuses. Toi aussi, il y a eu des jours où tu aurais préféré mourir, dans les cachots des Tudor. Lionel ne t'aurait pas fait ce plaisir non plus. Alors il va devoir s'habituer à la souffrance. En faire une amie, garder la tête haute, et aller de l'avant, comme toi tu l'as fait. « Tu en es vraiment sûr ? Moi non. Loin de là. Pour ce qui est de perdre mon temps ; qu'importe, je suis immortel, le temps n'a aucune limite pour moi. Le tien en revanche, t'est compté et si tu ne veux pas passer ta vie à hurler dans cette cave, tu as plutôt intérêt à réfléchir et à prendre la bonne décision. » Sur ces quelques mots, tu t'écartes pour aller récupérer le tuyau d'eau un peu plus loin, tu le mets en marche et tu t'occupes de l'arroser avec. Le débit n'est pas très important, mais il peut encore faire mal, contre les plaies à vif. Le jeune homme en face de toi semble s'éteindre, c'est la fin de la conversation, et ce n'est peut-être pas plus mal, pour vous deux.

~~~

Tu pianotes nerveusement sur la table basse du salon, jouant inlassablement avec le jeton rouge sang du casino de sanguinem luna entre tes doigts. Ton regard est perdu sur un point dans le vague, alors que les questions t'oppressent. Tu soupires profondément, constatant à quel point tu es perdu. Tu l'es vraiment, en réalité. Tu es perturbé aussi. Tu ne sais plus si ce que tu fais est réellement la chose à faire. Tu ne sais pas si tu t'y prends de la bonne manière, et tu en doutes de plus en plus. De le voir dépérir peu à peu... Mourir pour les fautes commises par son paternel... Les enfants ne devraient pas subir les fautes de leurs parents, à la base. Et la torture physique... Ce n'est pas ce qu'il faut. Il faut que tu t'attaques à lui d'une manière bien plus douce, bien plus insidieuse, mais toute aussi dévastatrice. Pourtant, de plus en plus, tu te rends compte que c'est mal. Qu'il souffre vraiment. De plus en plus, tu ouvres les yeux, pour mieux les refermer par la suite. Tu passes une main dans tes cheveux savamment arrangés, les mettant un peu plus en bataille, et tu enfonces ce jeton que tu as retrouvé dans ses affaires au fond de ta poche. Il y a un peu de cela qui te perturbe aussi. Savoir qu'il est toujours, quelque part, ce petit garçon qui t'a sauvé il y a bien des années. Celui qui s'est montré si sympathique avec toi, à te nourrir malgré le danger, malgré l'avis de son père... ça, et le fait qu'il ait – sûrement malgré lui – répondu à ton baiser il y a deux jours. Tu ne sais plus trop où tu en es. Dans quel sens partir. Tu es toujours aussi déterminé, et d'un autre côté, tu te sens un peu flancher. Pourtant, tu ne dois pas céder, tu t'es fait une promesse, tu as fait une promesse à cette homme. Seulement, tu as besoin de basculer sur une autre méthode. Une méthode qui t'affectera moins toi. Tu t'es montré tellement barbare. Entre les coups de knout, les coupures au couteau, quelques rares brûlures au fer rouge... ça ne te ressemble tout bonnement pas. Tu te relèves du sofa et tu décides de descendre à la cave. Une nouvelle fois, tu n'allumes qu'une seule lumière cette fois, elle se trouve dans son dos. Vu qu'il dort encore, autant ne pas le réveiller... Tu es déjà passé il y a deux heures. Pour lui donner ton sang notamment, un peu à son insu, mais bon. Au moins, sa cicatrisation sera presque totale, et les plaies tireront beaucoup moins. Il n'en gardera pas autant les marques que toi. Toi qui ne cicatrisait que très mal à cause de la verveine... Ton dos est désormais parsemé de nombreuses cicatrices, de traces plus foncées, dont on comprend sans mal l'origine. Bref, tu lui as donc donné ton sang, mais tu as aussi passé du temps à étaler un mélange d'argiles et de plantes sur la moindre de ses plaies. C'est une aide naturelle à la cicatrisation, une mixture que tu connais depuis bien longtemps et dont les preuves ne sont plus à faire. Et là, tu entreprends d'en retirer la moindre trace, avec un peu d'eau tiède et quelques gestes terriblement doux. C'est un... Grand contraste avec la violence dont tu as fait preuve ces derniers jours. Mais l'autre ne se réveille pas, c'est qu'il doit être particulièrement épuisé. Tu esquisses un petit sourire en constatant que la combinaison argile et sang ont fait quand même bon ménage. Il lui reste des marques, mais c'est amoindri par ces deux aides. Ceci fait, tu vas te rincer les mains et tu reviens vers lui, le détachant tout en faisant attention à ce qu'il ne tombe pas lourdement par terre. Tu le rattrapes, il ne bouge toujours pas. Tant pis, autant le transporter par toi-même jusqu'aux étages.

Tu souffles profondément lorsque tu arrives au troisième étage. Ce n'est pas qu'il est lourd, mais franchement... Tant d'escaliers à monter avec lui dans les bras, ce n'est pas non plus une partie de plaisir. Heureusement que tu as quelques capacités surnaturelles, sinon tu l'aurais encastré dans le monte-charge quitte à lui briser quelques os pour qu'il atteigne le troisième étage. Bref, tu arrives dans ce qui sera sa chambre, et tu le déposes sur un large fauteuil avant de te redresser, reprenant ton souffle. Alors seulement il commence à s'agiter. Tu recules d'un pas ou deux par précaution et tu t'appuies contre l'embrasure de la porte, attendant simplement qu'il revienne à la réalité. Tu arbores un petit sourire qui n'a rien de méprisant ou de cruel, non, juste un sourire calme, reposé. « Enfin réveillé. Comme tu peux le constater, on a un peu changé de décor. Tu te trouves actuellement dans ta chambre. Et la porte de l'autre côté donne sur ta salle de bain. Il y a des affaires propres dans l'armoire. » Tu lui fais un rapide état des lieux. Il ne trouvera toutefois rien d'intéressant à faire. Il n'y a ni livre, ni ordinateur. Juste un écran plat au mur, histoire de tuer le temps s'il n'a que cela à faire. « Oh, et juste au cas où ; tu peux casser le miroir dans la salle de bain si ça te fait plaisir, ou utiliser la lame du rasoir, si tu veux te tuer, sache juste que tu as assez de mon sang dans l'organisme pour revenir à la vie comme un vampire. Alors je serai toi, j'éviterai de faire du grabuge pour rien. » C'est tout ce que tu voulais lui dire, quelque fois qu'une drôle d'envie d'en finir lui passe par la tête. Après, s'il veut tout casser... Bon bien tant pis, il cassera tout, mais c'est quand même bête ; la chambre est nickel, tout comme la salle de bain. Alors ça te prendrait un peu la tête de devoir passer une journée à faire des travaux pour les caprices de monsieur. « Oh et aussi, tu n'as pas le droit de sortir de ta chambre pour l'instant. Et inutile de forcer les serrures, ça ne prendra pas. Quitter ta chambre fait partie des privilèges que tu pourras gagner avec le temps, si tu t'en montres digne. » C'est la meilleure manière de gagner sa confiance à tes yeux. Ne pas tout lui donner tout de suite. Se montrer gentil, mais dans une certaine mesure. Et peu à peu, céder du terrain... Il n'y a pas grand chose à faire dans cette chambre. Mais s'il fait des efforts, il pourra avoir des bouquins. De quoi dessiner. Puis pourquoi pas sortir de sa chambre pour profiter du piano  à l'étage inférieur. Ou même pouvoir faire le tour de la villa. Et qui sait, par la suite, peut-être en sortir et profiter de la plage un peu. Enfin pour l'instant vous en êtes loin, alors qu'il ne tire pas de plan sur la comète. « Maintenant je te laisse vaquer à tes occupations, si on peut dire ça comme ça. Je reviens dans... Disons une heure avec ton repas. » Ajoutes-tu simplement, avec un léger hochement de tête. Oui, c'est cela. Laisse-le tranquille un peu, le changement d'attitude et d'environnement est déjà radical. Puis... Il a peut-être envie de prendre une douche aussi. Profiter du luxe, après le confort inexistant des chaînes et du garage humide. Toi, tu descends jusqu'au rez-de-chaussée, à la cuisine, allant préparer de quoi manger ce midi. Pas pour toi non, voilà longtemps que tu ne manges plus de nourriture humaine. Mais... Tu n'as de cesse d'imaginer le trouble que ce doit être dans son esprit. De bourreau, tu es passé à haute. De cruel, à sympathique. Pour un temps seulement, malheureusement... Un court répit avant la suite des hostilités.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Mer 15 Oct - 22:00

« C'est ce qu'on verra. » Mais c'est déjà tout vu, ne l'a-t-il pas compris ? Tu ne céderas pas un bout de terrain. Tu n'as rien à lui dire, rien à céder. Mais si t veux être fort, le knout te fait bien rapidement flancher lorsque le troisième coup, plus fort que les deux autres, t'arrache un hurlement de douleur. Non, tu ne possèdes pas une incroyable résistance, et oui tu pensais pouvoir te taire plus longtemps que cela. Finalement, il semblerait que tu te sois surestimé. Tant pis alors, tu feras de ton mieux mais tu ne seras pas grand chose de plus qu'un jouet entre ses mains, aussi longtemps qu'il le désirera. Les coups s'enchaînent alors. Parfois, tu parvient à étrangler ton cri au fond de ta gorge mais, le plus souvent, celui-ci t'échappe et résonne dans la pièce, les murs te renvoyant ton propre cri comme une preuve supplémentaire et accablante de ta faiblesse. Tu as honte de toi. Jamais tu n'aurais dû te laisser piéger aussi facilement, jamais tu n'aurais dû laisser la douleur te contrôler. Et pourtant c'est ce qu'il s'est passé et tu en pleurerais volontiers de désespoir... Tu continues pourtant à paroles, même si tu sais que les mots ne t'aideront pas à sortir de ce cauchemar. Il ne fait pas cela pour des excuses, mais pour ce que ton père lui a fait subir autrefois, alors que toi, tu l'aidais contre la volonté de ton paternel... Tu le détestes, parce qu'il n'a aucun honneur de s'en prendre à toi de cette manière, alors qu'il aurait plutôt une dette envers toi... Ce n'est pas à ton père que tu en veux, mais à la momie blonde. Uniquement à lui. Les coups continuent à s'enchaîner, jusqu'à ce que tu te sentes sur le point de t'évanouir. Ce n'est qu'à cet instant qu'il cesse, déposant le knout et allant chercher... Un couteau. Tu t'agites mollement, vidé de ton énergie, il n'a donc pas le moindre mal à graver dans ta chaire ce qui ressemble à un V. Un instant, tu espères qu'il ait fini, qu'il va enfin s'en aller, avec le sentiment d'avoir réussi à être assez cruel. Mais non, il revient encore... Avec une paire de ciseaux. Là, tu refuses ! Tu t'agites, tu l'insultes, il est hors de question qu'il te coupe les cheveux ! Pourquoi ? Parce que c'est ta petite touche de rébellion, parce que ta mère voulait que tu les portes li-longs, parce que ta sœur adorait te faire des tresses autrefois. Tes cheveux, c'est une part de ton passé, de qui tu as été, et une autre manière de marquer ta différence. Et il essaye d'effacer tout cela. Qu'il cesse de rire et qu'il s'en aille ! Mais non, il ne fait que dire que si tu continues, la coupe ne ressemblera à rien.

-Dans ce cas ne me touche pas, cela continuera à ressembler à quelque chose !

Tu ne veux pas céder le moindre bout de terrain mais cela ne sert à rien : tu n'es pas en position de force. Les mèches finissent par tomber au sol, sous ton regard soudainement abattu. C'est idiot mais, cette fois, tu veux mourir. Tu y tenais, à ce détail de son apparence. Tu y tenais plus que personne ne peut l'imaginer. Tu cesses de bouger, le regard vide. En quelques instants, il t'a mentalement fait bien plus de mal qu'il ne t'en a physiquement fait ces dernières minutes. Il ne le saura jamais. Maintenant, il faudrait que tu perdes conscience, c'est tout ce que tu demandes. Tout. Mais encore une fois, il n'en as pas encore fini avec toi. Tu sens sa main glaciale attraper ton menton, te forcer à relever la tête, puis... Ses lèvres sur les tiennes. Dans un regain d'énergie, tu lui mords violemment la lèvre inférieure, avec la ferme intention de ne pas le lâcher tout de suite. Tu es pourtant bien obligé de le faire lorsque tu sens la pointe des ciseaux sur ta gorge. Malheureusement pour toi, tu n'es pas suicidaire et donc recules un peu à contre-cœur... Bien qu'un sourire victorieux vienne étirer tes lèvres lorsque tu vois un mince filet de sang s'échapper des siennes, meurtries. Il peut t'insulter tout ce que tu veux, tu as eu ta petite vengeance. Maintenant, qu'il te tue. Il a assez joué. Mais tu n'auras pas le droit à ce privilège. Tu vas devoir continuer à mener ton existence de mortel abandonné au bon vouloir du prédateur... Leo en hurle de colère au fond de ton esprit mais ne peut sortir, tu es bien trop faible... Mais il y a au moins une chose dont tu es certain : tu ne plieras pas. Il n'obtiendra rien de toi, peu importe la manière dont il s'y emploiera. Point final. C'est distrait que tu l'écoutes parler, avant que je jet d'eau dont il s'asperge ne vienne raviver la douleur de tes plaies, soufflant ainsi ta conscience aussi facilement que la flamme d'une bougie.

~~~

Tu dors. C'est étonnant, à voir ta position actuelle, toujours suspendu par les bras, maintenu ainsi de cette manière. Il faut croire que ton corps et ton esprit étaient bien trop à bout pour que tu puisses rester conscient plus longtemps. Voilà des jours – des semaines à tes yeux – que tu es ainsi prisonnier, maintenu en vie par tu ne sais quel miracle que tu maudis un peu plus chaque jour. Chaque parcelle de ton corps te fait souffrir, même des parties internes dont tu ne soupçonnais même pas l'existence jusqu'à lors. Tu voudrais que cela s'arrête, tu voudrais que cesse se cauchemar et te retrouver dans ta suite, ou même au sol dans une des rues de Spes, n'importe où sauf ici. Mais tu ne peux pas, parce que c'est la triste réalité. Toujours est-il que ce pseudo sommeil est plus reposant que les précédents. Tu ne comprends pas trop pourquoi ton corps te fait moins souffrir, comme si tes plaies commençaient à se refermer. C'est impossible, étant donné que le vampire les aggrave un peu plus à chaque coup de fouet. Ce dernier n'a pas suffit d'ailleurs puisqu'il a aussi utilisé, entre autres, le couteau et le fer rouge...Ce n'est pas normal que tu te sentes mieux, mais tu comptes bien en profiter, craignant que cela ne dure pas longtemps. Tu sombres dans un sommeil si profond que tu ne sens pas qu'on te descend, qu'on te retire tes chaînes et qu'on te transporte ailleurs que dans le garage. Tu as aussi du mal à reprendre contact avec la réalité tandis qu'on te déplace. Tu sais que tu devrais te réveiller, faire face, mais les bras de Morphée sont si apaisants que t'en tirer est un véritable défi. Quel est l'élément déclencheur ? Te retrouver sur quelque chose de confortable.

Ton regard endormi fait son apparition tandis que tu observes ce qui entoure, déboussolé. Tu n'as plus mal aux poignets, tu n'es plus tendu, tiré de part et d'autre par les membres. Tu ne comprends pas ce qu'il se passe. Le vampire est devant toi, à quelques pas et il te regarde. Quoi ? Il a déjà assez vu ta tête, il n'a pas besoin de te dévisager de la sorte. Et puis, toi, tu ne veux plus le voir. Tu te souviens très vaguement, complètement épuisé et au bord de l'évanouissement, d'avoir répondu à un de ses baisers... Beurk. Un frisson de dégoût parcourt ton corps en y repensant. C'est répugnant. N'y pense plus, concentre-toi sur autre chose. Et tout ce que tu parviens à faire, c'est l'écouter. Il te fait un bref topo : tu as changé de cellule, tu seras confiné dans cette chambre, avec une salle de bain. Si tu essayes de te suicider, tu deviendras un vampire. Magnifique. Non, très franchement, c'est merveilleux. Tu ignores ce qu'il est en train d'inventer comme nouvelle torture mas une chose est sûre : le lit t'attire de manière quasi-irrésistible. Mais tu fais preuve de retenue. Tu le regardes s'en aller, tu voudrais lui poser une question, lui demander d'arrêter de faire semblant d'avoir changé d'avis. Mais aucun son ne veut franchir tes lèvres. Tu ne criais déjà plus lors des dernières séances de torture, pas uniquement à cause du fait que tu t'en endurci, non, mais tout simplement parce que ta voix a fini par se briser. Tu n'es plus capable d'émettre le moindre son. Condamné au silence, tu le regardes partir et entends le bruit de la clé tournée dans la serrure. Enfermé.

Tu devais agir, chercher une échappatoire, mais tu es tellement rincé que tu n'as pas la force de faire tout cela. De débarrassant de ce sous-vêtement que tu n'as pas quitté depuis ton arrivée chez le Mad Hatter, c'est avec délice que tu vas te glisser sous l'eau chaude de la douche. Tu n'y restes pas longtemps, juste assez pour constater que ton corps va mieux et que tu as une tête effrayante. T'emparant d'un rasoir, tu fais disparaître la barbe apparue depuis le début de ta captivité... Puis arrange un peu tes cheveux massacrés à tes yeux. Quelle horreur... Tu en pleurerais de désespoir, si tu possédais encore ne serais-ce qu'un once de liquide à l'intérieur de ton corps. Tu étanches ta soif, regarde ce pouce que tu as coupé sans t'en rendre compte... Avant de hausser les épaules et de retourner dans la chambre. Là, tu fais un peu plus couler le sang et inscris sur le mur un « POURQUOI ? » en lettres de sang. Ceci fait, tu arrêtes la pseudo-hémorragie en glissant le pouce dans ta bouche tandis que tu vas enfiler des sous-vêtements propres, une chemise... Puis te glisses dans les draps, dans attendre une seconde de plus. Aussitôt, le sommeil t'emporte sans sommation. Il pourrait en profiter pour t'éliminer, peu importe. Tu es au paradis dans ces draps et n'en bougerais pour rien au monde.

~~~

Tu regardes les différents papiers initialement cachés dans un tiroir du bureau, tes sens à l’affût. Tu ne devrais pas être là, cette pièce t'est interdite. Elle était même fermée à clé, à dire vrai. Comme si une simple serrure pouvait t'arrêter. C'est vrai qu'il ne te connaît pas, mais quand même, c'était du niveau débutant. Que fais-tu ici ? Tu ne sais pas trop. Tu cherches une idée pour sortir d'ici, de manière définitive. Tu cherches le plan d'évasion infaillible, sans qu'il ne te vienne à l'esprit. Seul face à un vieux vampire – russe – tu ne fais pas tellement le poids. Tu ignores quel âge il a, mais c'est suffisant pour que tu ne puisses pas le vaincre sans renforts. Et là où tu es, tu n'en espères pas tellement. Un soupir t'échappe tandis que tu observes une page rédigée en cyrillique. Tu connais cet alphabet, tu as étudié le Russe quand tu étais plus jeune, tu n'as donc pas trop de mal à comprendre ce qui y est écrit. C'est un plan d'une banque que tu ne connais pas. Cela te désespère, mais peut-être pourrais-tu t'inspirer de tout cela pour tes propres plans... C'est à voir.

Un son t'arrête net dans tes investigations. C'est une mélodie qui se fait entendre dans la demeure, une mélodie jouée au piano ! L'instrument ayant toujours eu un effet presque hypnotique sur toi, tu quittes le bureau, fourrant le plan dans une de tes poches, et referme soigneusement la porte derrière toi. Inutile, il découvrira bien vite que tu y es allé. Tant pis. Pour l'instant, tout ce à quoi tu penses, c'est au piano. Tu veux y aller, tu eux sentir les touches sous es doigts, les mélodies s'enchaîner, ressentir ces sensations uniques que ce type d'instrument te procure. Tu te laisses guider par le musique, jusqu'à arriver dans la pièce recherchée... Czeslaw y est, installé sur le banc, jouant. TU ne penses pas qu'il s'agisse de son véritable prénom, mais c'est plus facile de l'appeler ainsi. Surtout que tu n'as pas le moindre problème d'accent lorsqu'il s'agit de prononcer un prénom. Tu l'écoutes, les yeux mi-clos, installé contre la porte, un sourire nostalgique flottant sur tes lèvres... Le piano a le don de t'apaiser... Et ce n'est que lorsqu'il termine son morceau que tu avances vers lui, venant te placer juste derrière.

-C'était beau... Permets-tu ?

Tu veux le piano, il n'y a pas d'autre solution. Heureusement, il te l'accorde, même si le voir rester sur le banc ne t'enchante guère. Enfin, tan pis. Tu t'assois, laisses tes doigts glisser sur les touches sans appuyer dessus, prenant tes repères... Puis tu commences à jouer. Ce n'est rien de compliqué, il ne s'agit que d'une petite berceuse. Tu aimes jouer ces petits morceaux simples pour t'échauffer, parce que cela ne requière pas une attention particulière et que tu peux ainsi prendre tes repères sur un instrument auquel tu n'es pas habitué. Un doux sourire étire tes lèvres, tu te sens bien, à l'aise, pour peu tu en aurais presque oublié la présence du vampire. Presque. Une fois la berceuse terminée, tu te tournes vers lui. À voir cette étincelle d'inquiétude au fond de ton regard, quelque chose te tracasse sincèrement. Et cette chose porte un nom : Léandre.

-Puis-je poser une question ? Qu'est-il arrivé à Léandre, mon cousin ? Est-ce qu'il est...

Mort ? Non, tu ne pourrais pas le supporter. Tu t'étais juré de le sauver, de faire en sorte qu'il échappe au macabre destin de ta famille. Si sa vie t'a été arrachée, il te faudra quitter cet endroit vivant afin de retrouver et faire payer le responsable. Heureusement, il te répond, il te rassure. Ton cousin est vivant. Une seconde, tu hésites à le croire. Après tout, il pourrait te raconter n'importe quoi. Mais te dire qu'il est mort aurait été plus dévastateur pour toi, il doit bien l'avoir compris. Alors une lueur d'espoir vient remplacer celle qui illuminait précédemment tes prunelles. Ton cousin est vivant, il a échappé aux massacres. Il y a sans doute eu moult pertes, ce que tu déplores, mais le plus important pour toi est que ton jeune cousin ait survécu. Tu as réussi à faire ton devoir, cette fois. Ton vrai devoir. Tu hoches un peu la tête, lui adressant un sourire en guise de remerciement... Et entames un morceau terriblement compliqué. Tu pourrais parler, voilà une semaine que tu ne mets plus les pieds au cachot, tu as donc quelque peu retrouvé ta voix. Seulement tu économises celle-ci autant que possible, parce qu'elle reste encore fragile. Les notes s'enchaînent à une vitesse impossible pour les non initiés, mais ce n'est qu'une formalité pour toi. Tu sais exactement, au millimètre près, où tu dois poser ton doigt et c'est ce que tu fais. Tu es précis, comme toujours. Ton don s'exprime d'une telle manière qu'on pourrait croire que la mélodie complexe que tu joues en devient facile. Seule preuve de ta concentration : tes yeux mi-clos. Si tu étais détendu, ils seraient entièrement fermés. Petit à petit, tu évacues le stress en jouant, au point que lorsque la dernière note est jouée tu pourrais presque te laisser aller et poser ta tête sur l'épaule du blond, resté à tes côtés. Au lieu de cela, tu le regardes... Puis ressors de ta poche ce plan que tu avais subtilisé dans son bureau et le lui agite un peu sous le nez.

-Tu devrais mieux surveiller tes affaires, vampire.

Ce dernier mot, tu l'as prononcé en Russe. Tu comprends les annotations inscrites sur la feuille, son plan n'a presque aucun secret pour toi. Pourquoi le lui révéler ? Parce qu'il t'a répondu pour Léandre... Alors, pour ne rien lui devoir, tu le préviens que tu n'es pas n'importe qui. Si tu t'es tenu tranquille une semaine, c'était uniquement dans le but de reprendre des forces. À présent que tu es suffisamment en forme, tu es prêts à subir sa colère. Il est temps de voir jusqu'où tu peux aller, quelles limites tu ne peux franchir... Et composer avec tous ces paramètres afin de mieux retrouver ta liberté.

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Jeu 16 Oct - 19:39

C'est bizarre, ce besoin que tu as éprouvé, une semaine plutôt, à arrêter la torture physique. Voir le sang couler ne te fait pas pâlir. Blesser ne te fait pas ciller. Pourtant, tu ne te sentais plus d'aller dans ce sens, alors tu l'as guéri. Tu t'es occupé de lui comme un père de son enfant, ou un frère de son cadet, au choix. Tu as pensé ses blessures, tu y as pris du temps. Tu l'as remis sur pied en le nourrissant correctement, en lui offrant le luxe d'une chambre et d'une salle de bain. Tu lui as offert tout ce qui te demeurait purement utopique, du temps où son père  te torturait. Pourquoi ? Tu n'as pas vraiment compris. Un simple déclic. Le voir dépérir aussi, un peu. L'idée cruelle que la torture physique ne suffirait pas avec lui. Alors tu vas t'y prendre avec patience, et faire ce que tu sais faire le mieux ; faire souffrir les autres rien que par ta présence ou même tes regards. Faire naître regret et culpabilité là où il n'y en a pas, par bien des procédés dont toi seul semble connaître les rouages. Et il ne s'agit pas seulement de quelques insultes pour le rabaisser. De quelques remarques désobligeantes. Non, ce dont on parle là est bien plus subtil. Tellement insidieux. La personne ne comprend ce qui se passe que lorsqu'elle se retrouve dans une souffrance si profonde qu'elle n'a plus la force de relever la tête. C'est le genre de souffrance que l'on ne soupçonne pas un instant d'exister. Purement psychologique, qui a fait ses preuves sur bien des esprits forts. Le seul inconvénient est que le marionnettiste peut s'y perdre lui-même. Mais tu as confiance en toi, et tu ne vois pas en quoi un sale gamin dans son genre y changerait quelque chose, pas vrai ? Totalement. Il peut être mignon – surtout les cheveux courts – il n'en est pas moins un Tudor, et tu abhorres cette famille depuis que l'autre s'est permis de te tenir captif pendant un bon bout de temps. Bref, là n'est pas la question, tu sors un peu de tes pensées et termine de ranger quelques bouquins dans la grande bibliothèque murale. Puis tu descends de l'échelle et te retourne vers le piano. Tu l'observes un instant, hésitant à t'y installer, alors que du boulot t'attend à ton bureau. Mais finalement, tu t'accordes cette petite pause puisque tu vas t'asseoir sur le banc et tu lèves le couvercle, le rabattant délicatement vers l'arrière. Tes doigts effleurent les touches, à la recherche d'un morceau que tu pourrais bien jouer... Puis il te vient naturellement, alors après une bonne inspiration, tu te lances. Tu entames donc ce morceau (clique ici pour le morceau) avec aisance et légèreté, mettant un point d'honneur à garder le bon tempo. Tu n'es pas un professionnel du piano, mais tu te défends plutôt bien. Tu n'as pas de don, mais tes morceaux n'en sont pas moins appréciables. Et tu avais besoin d'en entendre la mélodie avant de te remettre au boulot. Juste comme ça, par envie. Alors, attentif à ce que tu fais, tu profites de ce petit moment tranquille. Du son presque doux de l'instrument. Des vertus de la musique.

Puis le morceau s'achève. Alors tu reviens doucement à toi, tu redescends sur terre tranquillement, t'échappant de tes pensées. Quelques bruits de pas se font entendre dans ton dos, suivis d'une voix. De sa voix. « C'était beau... Permets-tu ? » Un léger sourire étire tes lèvres. Pas tant pour le compliment non, plus de voir qu'il ne t'évite pas. C'est un bon pas pour la suite, voilà la réflexion que tu te fais avant de légèrement hocher la tête, te décalant un peu sur le banc pour lui laisser de la place. « Je t'en prie. » Rajoutes-tu simplement, alors qu'il s'installe à tes côtés. S'il veut faire un peu de piano, libre à lui. S'il y tient tant d'ailleurs, tu te demandes pourquoi il n'est pas venu dans cette pièce avant. Sûrement parce qu'il ne pensait pas qu'il y avait un piano ici. Un bref soupir t'échappe et son morceau débute. Tu en écoutes chaque note avec attention, même si ton regard demeure rivé sur le brun. Le tout a un air de berceuse. C'est plutôt agréable à l'oreille, et tu es curieux, à chaque seconde un peu plus. Il joue bien. Très bien même. Le morceau n'a peut-être rien de compliqué, le jeune homme parvient tout de même à en faire quelque chose d'exceptionnel. Cela s'achève un peu trop vite à ton goût même, mais tu reviens à toi et tu ne décroches plus ton regard de lui, avec un léger sourire pour flotter sur tes lèvres. Et c'est presque étonnant de le voir sourire en retour... Toutefois, il y a ce petit quelque chose sur son visage qui te laisse présager une question. Quelque chose de curieux, qui s'apparente à de l'inquiétude. Et pas loupé, la question ne tarde pas à tomber. « Puis-je poser une question ? Qu'est-il arrivé à Léandre, mon cousin ? Est-ce qu'il est... » Tu fronces très légèrement les sourcils, essayant de te rappeler de l'état des lieux. Qui est mort, qui est vivant... Tu sais qu'il y a eu des dégâts du côté des personnels et autres soldats qui montaient la garde, pour ce qui est de la famille des Tudor... Tu peux affirmer que oui il va bien, et ce avec certitude. Le nom t'aurait été communiqué sinon, il serait parmi tous ceux qui figurent sur la liste des victimes de la purge de cette année. « Non. Non, il n'est pas mort. Je ne peux pas te dire qu'il va bien, mais je peux t'assurer qu'il est en vie. » Poursuis-tu simplement, essayant de le rassurer au possible. Il semble vraiment y tenir, à son cousin... Au moins autant que toi, tu peux tenir à Zéphyr et Finnick. Alors tu le comprends, du moins tu comprends son inquiétude et c'est tout à fait normal à tes yeux que tu lui dises la vérité, même si tu pourrais t'en servir pour le détruire un peu plus.

Un autre morceau qui te transporte. Tes yeux glissent de sa personne à ses doigts qui s'attardent quelques dixièmes de seconde sur les touches. C'est si léger une fois de plus. Si agréable à écouter... Tu te sens apaisé, détendu. Comme sur un petit nuage. La musique est quelque chose de tout bonnement magnifique, et avoir le loisir d'en écouter un de ses prodiges... Tu ne t'attendais pas à ce qu'il te fasse ce plaisir, même s'il joue plus pour lui-même que pour toi. Tu profites donc de cet instant de répit, à l'écoute, silencieux. Un autre morceau qui s'achève bien trop vite, mais tu retrouves rapidement ton sourire. « C'était magnifique. » Murmures-tu simplement, comme pour ne pas perturber la quiétude de la pièce. Oui, c'était magnifique. Sublime. C'était à l'oreille ce que le velours est sous les doigts ; une caresse satinée dont on ne se lasse pas. Il te regarde, et un instant, vous restez silencieux. Pas un instant, tu te doutes que ton humeur va changer du tout au tout. Et pourtant, il sort quelque chose de sa poche et attise sa curiosité. Tu fronces légèrement les sourcils en apercevant quelques lettres cyrilliques par-ci, par-là. Allons donc, qu'est-ce encore ? C'est, de plus, ton écriture que tu reconnais. Est-ce qu'il aurait... Où est-ce qu'il a pu récupérer cela ? Tu ne perds pas vraiment ton sourire, mais à l'intérieur, tu sens la colère qui gronde. Tes sourcils se froncent légèrement et tu récupères cette feuille pliée qu'il agite sous ton nez, la dépliant brièvement. Oh. C'est le plan d'une banque d'Ululatus Luna... Tu serres les dents, partagé entre l'envie de lui refermer le couvercle du piano sur les doigts, et juste t'éloigner pour ne pas faire un massacre. Pourtant, tu te contentes de replier la feuille et de la ranger dans la poche de ton pantalon. Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Est-il suicidaire d'avouer ainsi qu'il est rentré dans ton bureau ? Qu'il y a fouiné ? Une chance qu'il ne soit pas tombé sur les armes. Tu t'efforces de sourire pour ne pas perdre la face, calmant la colère qui pointe le bout de son nez. Allez, reste calme, tu ne vas pas envoyer en l'air tous les efforts de ces derniers jours ? À être sympathique, à cuisiner pour lui, à lui laisser plus de libertés que tu n'y aurais cru il y a de cela deux semaines. Ne ruine pas tout cela pour un simple coup de sang. « Tu devrais mieux surveiller tes affaires, vampire. » Tu notes le mot vampire prononcé dans ta langue natale. Alors il parle russe ? Du moins, quelques mots. C'est toujours ça de pris, et tu sens qu'il va en devenir un peu plus intéressant. Mieux surveiller tes affaires ? Ton sourire passe de neutre à espiègle alors que tu te penches un peu sur lui. « Et toi tu ferais mieux d'arrêter de fouiner dans ce qui n'est pas à toi, à moins que tu veuilles que je te brise la moindre phalange de tes dix doigts. Ce qui serait fâcheux puisque je n'aurais plus le loisir de t'entendre jouer un de tes délicieux morceaux... » Ta voix s'est éteinte peu à peu, passant de parole normale à simple murmure. Ton regard de glace est plongé dans le sien, et s'il prend sûrement ce que tu viens de dire sur le ton de l'amusement, toi, tu t'en sais parfaitement capable. Ce ne serait pas la première fois en fait que tu fais un polyfracturé des mains à coup de marteau.

Ton sourire ne ternit pas. Tu détailles son visage en silence. Ça peut avoir quelque chose de perturbant. De dérangeant même. Quelque chose d'inhabituel. Cette manière d'observer comme si tu voulais ancrer ses traits au plus profond de ton esprit. Peut-être que c'est le cas, inconsciemment. Mais tu ne réfléchis pas plus, tu ne réfléchis pas assez, et tu te laisses porter par une pulsion soudaine. Tes lèvres contre les siennes, une fois de plus. Un baiser volé. Une tentative minable de t'attirer un peu d'affection, ou peut-être de le tester aussi. Tu as besoin que ce soit clair, besoin de savoir qu'il ne t'a répondu que parce qu'il ne savait plus ce qu'il faisait, l'autre fois. Et pour le coup, il te repousse. Était-ce la réponse que tu désirais ? Pas vraiment. Puisque cela signifie que tu as encore de la route à faire avec lui. Tu regardes ailleurs, comme confus. Non mieux, tu baisses les yeux et tu te mords un peu la lèvre. Tu sens son regard sévère porté sur toi et tu n'oses rien dire, jusqu'à ce qu'il te demande d'arrêter de l'embrasser. Tu secoues un peu la tête, n'osant même plus lever les yeux vers lui, préférant te confondre en excuses, comme embarrassé. « Je-je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris, je... J'ai cru que, enfin je suis désolé, je ne voulais pas... » Ton dernier mot s'est fait souffle, tu secoues la tête une fois de plus avant de juste te relever, t'éloignant du piano, de lui, puis de cette pièce. Alors seulement tu redresses la tête, retrouvant un petit sourire. Oui, tu as un peu joué la comédie, tu peux l'admettre. Mais quand tu étais humain, tu étais ainsi, alors il y a de très, très grandes chances pour qu'il n'y ait vu que du feu. Au pire, il te prendra pour un fou. C'est toujours mieux que rien. Tu montes à l'étage, allant dans ta chambre pour te changer rapidement, abandonnant tout pour un simple short de bain noir qui fera parfaitement l'affaire. Car oui, tu veux profiter que le soleil se soit couché pour aller un peu profiter de la piscine, Samael ou pas Samael, baiser ou pas baiser. C'est donc la serviette par-dessus l'épaule que tu sors de ta chambre, descendant à l'étage inférieur. Tu passes devant la salle au piano, mais tu ne prends pas la peine de jeter un coup d'oeil pour savoir s'il y est toujours. Non, tu descends encore d'un étage pour atteindre le rez-de-chaussée, tu ouvres la grande baie vitrée, et te voilà dehors, sous les étoiles et la lune.

Tu prends une grande inspiration, laissant la serviette sur le côté. Puis sans plus réfléchir, tu viens plonger dans la piscine que les lumières vertes pâles et bleues d'eau éclairent très bien. Tu sors la tête de l'eau et dans un léger geste tu ramènes tes cheveux un peu en arrière, totalement décoiffés. L'eau commençait à te manquer, voilà quelques temps que tu n'avais pas profité d'une nuit claire pour aller nager. C'est revigorant, apaisant, bien des choses qui te détendent totalement. Mais des bruits de pas se font entendre et tu te tournes, restant en sur-place au milieu de la piscine alors que le brun s'en approche. Allons donc, que veut-il ? Il a des questions ? Pourquoi, comment ? Est-il resté figé sur le baiser, ou c'est encore autre chose qui le tracasse. « Qu'est-ce qu'il y a encore ? Tu te sens seul ? Les humains ne sont pas censés dormir à la nuit tombée ? » Fais-tu sans plus d'intérêt, avant de t'approcher du bord pour souplement te hisser hors de l'eau.  Tu te relèves et tu passes non loin de lui, ton sourire toujours aussi charmeur/espiègle accroché aux lèvres. « Ou alors tu es venu boire un verre ? En tout cas si tu es venu pour te baigner, ta tenue n'est pas vraiment appropriée, si tu n'es pas au courant. » Ton regard glisse de ses pieds à sa tête et inversement, avec insistance. En réalité ça t'importe peu qu'il se baigne habillé, si cela lui fait plaisir. Mais tu trouves cela un peu ridicule. Bref, tu t'éloignes un instant, repassant par la baie vitrée pour accéder au salon et à un placard en particulier où sont rangés tous les alcools. Tu attrapes une bouteille de vodka et tu reviens avec deux shooters. Tu poses le tout sur la paillasse et tu remplis les deux verres, avant d'en approcher ton briquet pour allumer les deux shooters. Deux flammes bleues se dessinent dans la nuit alors que tu reviens vers lui, pour lui donner le sien. Plus qu'à attendre une minute et ce sera parfait. Tu jettes un coup d'oeil au ciel, reviens à lui à nouveau. Puis tu souffles la flamme de ton verre et tu bois cul-sec le contenu du shooter, le posant à l'envers sur la paillasse. Tu attends qu'il en fasse autant et tu ne peux retenir un léger sourire. C'est marrant, l'intendant impérial qui boit... ça te semble tellement décalé. Enfin, lorsqu'il a fini son propre verre, tu tends la main pour récupérer son propre shooter. Et lorsqu'il te le tend, hé bien... Ce n'est pas le récipient que tu récupères. C'est son poignet. Et dans un mouvement totalement imprévisible et très précis, tu lui tords le bras dans le dos, l'obligeant rapidement à avancer pour mieux le pousser dans la piscine. Alors seulement, tu éclates de rire. C'était simple comme bonsoir, il ne s'est douté de rien. Et en bonus, tu as réussi à attraper son shooter avant qu'il ne tombe. Tu es définitivement trop fort, sans trop vouloir te venter. Tu ris un peu plus en le voyant refaire surface, et tu retournes remplir un verre, lui portant un toast. « A toi, qui vient de te faire avoir comme un bleu. Et à moi aussi un peu, parce que je t'ai eu justement. » Et sur ces quelques mots sages, tu avales le contenu du verre, avant de remplir les deux à nouveau. Tu reviens vers la piscine, et tu t'assois sur le bord, posant un des deux shooters à côté de toi, pour lui, gardant le tien à la main. Tu le regardes dans ta piscine, et tu calmes ton rire pour te contenter de sourire. « Elle est bonne pas vrai ? Et je parle de l'eau aussi. Enfin la vodka aussi est bonne mais... » Tu t'arrêtes là. Tu en as assez dit à tes yeux. Alors tu te contentes de le regarder en silence, comme si cette situation était la plus normale du monde. Comme si tu n'étais pas son geôlier, et lui, ton prisonnier.

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Ven 17 Oct - 0:32

Tu as toujours aimé le piano. Même dans le ventre de ta mère, apparemment, tu réagissais lorsqu'elle jouait de son instrument fétiche. Lorsque quelqu'un sait en jouer, la mélodie parvient toujours à te transporter à des milliers de kilomètres de cet univers que tu connais si bien. Alors si tu avais su plus tôt qu'il y avait un piano dans cette demeure, tu n'aurais plus quitté la pièce, même pour aller dormir. Enfin, tu l'as trouvée, tu sait qu'il est là, maintenant tu pourras y passer tout ton temps sans avoir le moindre remord. Tu n'as plus aucun devoir à accomplir, à part t'enfuir mais cela demande du repos et de la patience. Tu peux donc te permettre de t'accorder un instant de pause, non ? Oui, surtout qu'il accepte de te laisser t'asseoir sur le banc. Ce que tu fais avec un plaisir non dissimulé, ne perdant pas de temps et commençant presque immédiatement une berceuse. Tu te sens bien, les notes te transportent, t'emmènent loin de cette prison... Malheureusement toute mélodie a ne fin et tu arrives rapidement au bout de celle-ci. Tu fais une pause. Si tu te sens mieux, une question te brûle les lèvres. Tu es inquiet depuis que tu t'es réveillé dans son garage, et pas pour toi non, mais pour ton jeune cousin. Tu ne sais pas s'il a survécu à cette nuit de purge. La question franchit tes lèvres, tu livres là un de tes points faibles en parlant de lui. Il ignore que si tu t'es fait prendre, c'était pour t'assurer que ton jeune cousin s'en sorte. Tu n'aurais jamais pu te pardonner si tu l'avais perdu, lui aussi. Heureusement, il te rassure sur ce point : Léandre est en vie ! Ton cœur bat vite, bat fort. Il est en vie ! C'est la meilleure nouvelle qu'on pouvait t'annoncer, même s'il ne semble pas s'en rendre compte. Tu lui souris, heureux, et retourne à ton piano. La mélodie suivant s'échappe instinctivement de tes doigts, la mélodie envahit la pièce, la tapissant d'un velours musical. C'est bien, c'est beau, c'est Bosh mais il fait bien que la mélodie cesse, une nouvelle fois. C'est à contre-cœur que tu lâches les touches, étant surpris par un compliment inattendu. « C'était magnifique. » Tu ne peux t'empêcher de baisser très légèrement le regard. On t'a déjà complimenté sur cette manière dont tu jouais du piano, de manière techniquement parfaite, mais lorsque tu as un public tu joues rarement avec ton cœur. Là, c'est ce que tu as fait et il a aimé... Tu relèves enfin e regard vers lui et, quelques secondes, vous vous dévisagez en silence... Tu devrais peut-être lui dire quelque chose, lui adresser un remerciement, n'importe quoi. Mais la parole n'est que d'argent alors que le silence est d'or.

Alors, au lieu de parler, tu sors ce plan de banque que tu as emprunté dans son bureau et le lui agite un peu sous le nez, jusqu'à ce qu'il s'empare de la feuille. À partir de ce moment-là, tu te contentes de le regarder, neutre, déclarant qu'il ferait mieux de surveiller ses affaires. Et tu appuies ta phrase par un mot qui serait banal si tu ne l'avais pas prononcé dans une langue terrienne, dans une forme de Russe que tu as appris plus jeune. Et lorsqu'il te répond, dans la même langue, tu ne peux t'empêcher de sourire. Si tu mets une seconde à déchiffrer ses paroles, tu ne t'en sens pas le moins du monde inquiété. Ce n'était qu'une mise en garde. Tu n'es pas là pour te tourner les pouces mais pour lui fausser compagnie, qu'il ne l'oublie pas. Donc lorsqu'il déclare qu'il pourrait te briser chaque phalange si tu venais à recommencer, tu hausses les épaules, regardant plutôt à nouveau le piano, réfléchissant à ton prochain morceau. Tu ne lui fais pas confiance mais tu ne le crains pas non plus. Tu le laisses te détailler, même si cela te met légèrement mal à l'aise. Et tu es à nouveau surpris lorsque tu te retrouves avec ses lèvres contre les tiennes. Un baiser volé, encore un. Ce n'est pas la première fois qu'il essaye mais les fois précédentes, tu étais enchaîné, au bord de l'évanouissement. Alors, cette fois, tu le repousses brutalement, sans préavis, et t'essuies les lèvres du revers de la main.

-Cesse ce petit jeu ! Cesse de m'embrasser !

Crétin. Idiot. Abruti. Et c'est censuré. Tu gardes les insultes pour toi mais cette étincelle de colère au fond de ton regard sombre est suffisamment parlante pour qu'il comprenne. Il est cinglé, il n'y a pas d'autre possibilité. Il est cinglé. Tu n'y crois pas une seule seconde à son petit jeu de jeune homme innocent qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Il n'a pas à agir de la sorte avec toi, pas après ce qu'il t'a fait subir. Certes, il est plus doux depuis une semaine mais tu ne lui fais pas confiance pour autant. Tu le laisses s'en aller, tu ne veux plus le voir, tu reportes plutôt ton attention sur le piano et ses touche noires et blanches. Il t'a embrassé, encore. C'est quoi son problème, à par le fait d'être complètement cinglé ? À quel jeu veut-il jouer à présent que tu es un peu plus libre ? Tu aimerais bien le savoir, il faudrait que tu puisses t'y préparer afin de mieux y résister. L'inconnu n'est pas une variable que tu aimes prendre en compte. Au final tu restes sur le banc, perdu dans tes réflexions sans faire entendre la moindre note de musique. Un profond soupir s'échappe d'entre tes lèvres tandis que tu le vois passer devant la pièce, uniquement vêtu d'un... Short de bain ? Sérieux ? Il te désespère. Mais tu vas quand même le rejoindre devant la piscine.

Lui est déjà dans l'eau, toi tu n'as pas l'intention d'y aller. Tu regardes l'eau couler de ses cheveux blonds, tu suis des yeux le trajet d'une goutte... Puis soupire profondément. Tu ferais mieux d'aller te mettre au lit, la nuit est tombée, il vaudrait mieux que tu te reposes. Il te le fait d'ailleurs remarquer. Oui, les humains sont censés dormir la nuit mais tu n'es pas comme n'importe qui. Dans ton état habituel, tu dors peu, la majeure partie de tes nuits de déroulant à la Chasse aux Créatures infernales dont il fait parti. Tu ne réponds pas, le laissant sortir de l'eau, le détaillant au passage... Juste avant de te détourner. N'importe quoi. Tu reportes aussitôt ton attention sur ses paroles plutôt qu'autre chose. Non, pour te baigner, ce n'est pas la tenue. Mais qu'en est-il de boire un verre ? Tu réfléchis une micro-seconde avant d'esquisser un sourire...

-Je ne dirais pas non à un verre, si c'est une proposition que tu viens de faire.

Il semblerait que c'en soit une, étant donné qu'il revient avec une bouteille de vodka et deux shooters qu'il remplit bien vite. Tu le laisses y mettre feu puis t'empares de ton verre, te perdant quelques instants dans la contemplation de la flamme bleue. Tu aimes le feu. Cet élément te ressemble bien plus que tu ne veux bien l'admettre : beau mais indomptable, rassurant ou terrifiant selon les situations, doux ou destructeur. Bref. Tu souffles la flamme et avale le contenue du verre cul-sec. Et voilà le travail, maintenant il faut que tu arrêtes de boire. Tu t'es toujours imposé ce genre de rigueur pour être toujours capable de te contrôler. Bref. Il tend la main, tu supposes que c'est pour récupérer le verre même si tu peux très bien le reposer toi-même... Sauf qu'il s'empare de ton poignet lorsque tu lui tends l'objet, te tord le bras dans le dos et... Te pousse dans l'eau. PLOUF. C'est magnifique, tu es sous l'eau tout habillé. Tu refais bien vite surface, inspirant à toute vitesse une bonne bouffée d'air, avant de passer, instinctivement, ne main dans tes cheveux. Sauf que ceux-ci ne masque plus ton champ de vision, sauf que ceux-ci ne glissent plus aussi longtemps entre tes doigts. Alors tu te figes dans ton geste, malheureux. Tu ressens comme un manque, tu te sens incomplet ainsi. Et une nouvelle flamme fait son apparition au fond de ton regard tandis qu'il se moque de toi, qu'il se jette des fleurs. Tu le regardes avaler le contenu de son verre puis revenir au bord de la piscine avec les deux shooters à nouveau pleins. Si l'eau est bonne, hein... Tu te rapproches, comme pour venir t'emparer à nouveau de ton verre.

-Excellente. Je ne comprends pas pourquoi tu en es sorti.

Pas le temps de répondre que la main que tu ne tendais pas vers le verre se referme sur sa cheville. Tu le tires alors d'un coup jusque dans l'eau. PLOUF fait le vampire avec son shooter. Quel gâchis, de la si bonne vodka. Mais tu ne peux t'empêcher de rire lorsque sa tête émerge de l'eau. Tu as l'impression d'agir comme un enfant et voilà bien des années que tu ne t'étais pas détendu à ce point. C'est le comble, sachant que tu es actuellement chez lui, prisonnier. Quelle étrange tournure des événements... Enfin, pour le moment tu ris de le voir avec toi, dans l'eau... Et tu en profites pour l'éclabousser un peu plus !

-Je crois que cela ne servirait à rien de lever ton verre pour cette magnifique chute. Après tout, tu es malencontreusement en train de te baigner dans son contenu. Quel gâchis, elle est bonne cette vodka, tu aurais dû lâcher ton verre avant d'aller dans l'eau.

C'est un sourire moqueur qui étire tes lèvres tandis que, toi, tu lèves ton verre laissé intact sur le rebord de la piscine. Mais tu ne bois pas, non. Tu l'observes, sans détourner une seule seconde le regard. Tu devrais peut-être te déshabiller non ? Oui, cela ne servirait à rien de rester totalement habillé dans l'eau. Alors, rapidement, toutes les couches de vêtement se retrouvent en dehors de l'eau. Toi, tu restes en sous-vêtement, tu n'as pas envie de remonter pour aller te trouver quelque chose à mettre. Ceci fait, tu recommences à l'observer, en train d'évoluer dans l'eau. Peu importe que tes blessures soient exposées à son regard, il est responsable d'une grand partie d'entre-elles et ne peut pas deviner d'où viennent les autres. Tu le regardes, lui et son corps tout aussi marqué. Et le baiser de tout à l'heure te revient en tête... Ce baiser auquel tu n'as pas répondu. Tu te mordilles la lèvre, te rapprochant tout doucement de lui... Glisse tes mains sur sa nuque et... Déposes tes lèvres sur les siennes. Tu sens sa surprise mais tu ne te démontes pas pour autant, non. Puisqu'il te répond. Aussi étonnant que cela soit à tes yeux, tu fermes les tiens et prolonge un peu ce moment... C'est étrange, tu embrasses un homme, vous êtes tous deux presque entièrement nus et... Non, ne laisse pas tes pensées divaguer. Tu restes donc là, pendu à ses lèvres, une main venant jouer un peu avec ses cheveux... Puis tu te recules... Et le pousse brusquement, de manière à ce qu'il retombe dans l'eau. Et toc.

-Quoi, c'était juste cela que tu cherchais ? Mes baisers te manquent, depuis que j'ai commencé à y répondre ? Hé bien, il ne t'en a pas fallu beaucoup pour devenir accroc, dis-moi. Mais ne rêve pas : tu n'es pas mon genre. Navré de te décevoir.

N'importe quoi. Non, vraiment, c'est du grand n'importe quoi. Pourquoi l'as-tu embrassé ? Parce que tu cherchais à comprendre ce qu'il te veut. Tu n'es guère plus avancé mais tu as comme l'impression que, quelque part, il avait vraiment envie d'y répondre... On aura tout vu. Faut-il qu'il commence à développer le syndrome de Lima ? Cela t'arrangerait bien d'un côté mais tu sais qu'il ne faut pas aller trop vite en besogne et encore moins quand il s'agit d'un vampire. Allez, puisqu'il te regarde, tu en profites pour lui envoyer plein d'eau à la figure. SI tu pouvais le noyer ce serait bien mais bon... C'est peine perdue et tu le sais.

-Plus sérieusement. Combien de temps suis-je censé rester ici ? Que je sache si j'ai le temps de refaire la décoration de la chambre que tu m'as attribuée ou si ce n'est pas la peine de commencer.

Tes questions sont légères, mais ton regard est sérieux. Tu attends une réponse et tu veux qu'elle soit claire. Dans le pire des cas, tu feras e ton mieux pour décrypter les traits de son visage. Mais tu préférerais qu'il soit sincère avec toi... Et t'avoue qu'il compte te voir mourir ici. Très peu pour toi. Alors qu'il te donne une période minimale, que tu puisses développer le meilleur plan d'évasion possible... Non, tu n'as pas oublié ton objectif et tant que le blond restera ton geôlier, tu ne l'oublieras pas.

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Dim 19 Oct - 22:24

Tu n'aurais pas dû l'embrasser. Tu en as conscience. Mais... Tu te devais d'essayer. De voir si c'était la bonne stratégie, d'observer ses réactions... Il ne se laissera pas avoir facilement, et tu en as d'autant plus pris conscience quand il t'a repoussé. Il n'est pas un garçon facile. Tant mieux, ça rendra le jeu un peu plus pimenté mais... Tu ne sais pas, tu as un drôle de pressentiment. Les choses vont être différentes, plus dures certainement, et ce n'est pas vraiment cela qui te cause problème c'est juste que... Tu ne sais pas, tu as l'impression, la curieuse sensation que quelque chose va être différent cette fois. Et tu n'as aucune idée des éléments sur lesquels tu fondes ces impressions, c'est juste tellement bizarre... Enfin, ces événements balayés d'un revers de main, tu profites plutôt de l'eau tiède de la piscine, sous la lueur de la lune et des étoiles qui brillent en cette nuit dégagée. « Je ne dirais pas non à un verre, si c'est une proposition que tu viens de faire. » Et c'était bel et bien une proposition. Un large sourire étire tes lèvres lorsque tu sors de l'eau pour aller chercher une bouteille de vodka et deux shooters. Quoi de mieux qu'un petit verre pour entamer la nuit. Tu sais que tu es un peu décalé par rapport aux habitudes des humains, parfois... Qu'importe vraiment. Ce n'est pas comme si tu avais vraiment besoin de t'en soucier. Bref, après avoir respectivement vidé vos verre, tu tends la main pour récupérer le sien. Oui, ton plan est tout autre. Tu sais qu'il peut très bien le reposer tout seul. Mais tu es joueur ce soir... Plus que joueur même. Un peu naïf te concernant, il te tend la main comme si de rien n'était, et tu en profites pour l'envoyer à l'eau. Voilà le travail. Tu ris un peu et tu vas plutôt te servir un autre verre, le levant à son honneur alors qu'il sort la tête de l'eau. « Allons donc, ne fais pas cette tête là, tu sais très bien pour quoi c'était ! » Et oui, il le sait. Tout simplement pour être rentré dans ton bureau. C'est ta petite vengeance, rien de plus, rien de moins. Juste une manière comme une autre de le rappeler à l'ordre sans pour autant avoir à t'énerver.

Tu reviens finalement t'asseoir au bord de la piscine, bien peu sur tes gardes, avec les deux shooters. Au moins, tu as eu la décence de le resservir, alors qu'il ne vienne pas se plaindre, même s'il faut l'admettre, il s'est fait avoir comme un bleu. Il se rapproche de toi, te répond au passage. « Excellente. Je ne comprends pas pourquoi tu en es sorti. » Et ton sourire ne ternit pas, loin de là. À croire que tu ne t'attends vraiment pas à la suite... Et c'est le cas, puisqu'il faut l'admettre, tu es un peu surpris quand, en peu de temps, tu te retrouves dans la flotte. Super. Un shooter de gâché. Ça ne t'empêche pas de rire lorsque tu sors la tête de l'eau pourtant, allant poser le verre sur le rebord de la piscine. Quel sale gosse alors... Hé mais ! En plus, c'est qu'il t'éclabousse ! Tu ne perds pas une seconde pour en faire autant, jusqu'à ce que naturellement, le jeu se calme. Tu te contentes alors d'un large sourire, l'observant silencieusement. Réfléchissant à ce que tu peux bien dire. Mais tu ne dis rien finalement, tu te contentes d'attendre que lui reprenne la parole. « Je crois que cela ne servirait à rien de lever ton verre pour cette magnifique chute. Après tout, tu es malencontreusement en train de te baigner dans son contenu. Quel gâchis, elle est bonne cette vodka, tu aurais dû lâcher ton verre avant d'aller dans l'eau. » Et son sourire moqueur... Pour quelqu'un qui est censé te détester, te haïr du plus profond de tes entrailles, il semble quand même s'amuser au moins un peu en ta compagnie. Alors soit il commence doucement à souffrir du syndrome de Stockholm, soit il t'est reconnaissant de l'avoir arraché à son quotidien terriblement ennuyant. Tu hausses un peu les épaules, signifiant par-là que ça ne fait rien. Il lève son verre à son tour mais ne le boit pas. Ah. Monsieur serait-il donc raisonnable ? Pas toi, puisque lorsqu'il s'en éloigne, tu le récupères pour le vider d'une traite, le reposant ensuite sur la bordure de la piscine. Et voilà le travail. Ceci fait, tu recules un peu dans la piscine, l'observant. Lui non plus ne te lâche pas du regard, et tu es légèrement surpris lorsqu'il commence à se déshabiller. Allons donc, il compte rester un peu dans l'eau ? Tu n'es pas contre, c'est juste que tu ne t'y attendais pas vraiment... Enfin, tu demeures silencieux, faisant du surplace au milieu de la piscine. Ton regard s'attarde un peu sur quelques unes de ses blessures, quelques cicatrices dont tu te sais entièrement responsable, notamment celle dans son cou... Mais de bien plus récentes, comme les longues traces fines dans son dos, laissées par le knout. Tu ne cilles même pas, tu te contentes de te perdre un peu dans tes pensées, en silence. Seul le clapotis de l'eau que vous agitez par vos gestes lents se fait entendre. Et cela a quelque chose de reposant. D'appréciable. De nécessaire, même.

Il s'approche de toi. Et si tu recules un peu d'abord, tu cesses de t'éloigner en sentant ses mains sur ta nuque. Ses doigts glissent sur ta peau, t'arrachent un frisson. Il t'embrasse. Samael t'embrasse. Celui qui, quelques minutes plus tôt, t'as demandé de ne pas recommencer. Tu es surpris, et c'est naturellement que tu fronces les sourcils, avant de juste te laisser aller à ce baiser, glissant par automatisme tes mains le long de ses flancs. Puis, tu fermes les yeux. Tu te laisses juste aller, alors que votre échange gagne un peu en intensité. Voilà qui était totalement inattendu... Tu sens le bout de ses doigts dans tes cheveux, et tu n'en frissonnes un peu plus, curieusement à l'aise. Tu ne saurais dire précisément combien de temps votre petit écart dure, mais lorsqu'il te repousse, tu te retrouves une fois de plus brièvement sous l'eau, et tu reviens vite à toi. Refaisant rapidement surface. Hé bien, c'était... Inattendu. Mais agréable à la fois. Il est rare que l'on parvienne à te surprendre à ce point, et pourtant... Il a marqué un point, tu dois l'admettre. Tu ne dis rien, de toute façon, tu n'en as pas le temps. Il t'observe, moqueur. « Quoi, c'était juste cela que tu cherchais ? Mes baisers te manquent, depuis que j'ai commencé à y répondre ? Hé bien, il ne t'en a pas fallu beaucoup pour devenir accroc, dis-moi. Mais ne rêve pas : tu n'es pas mon genre. Navré de te décevoir. » Et tu te contentes de quelques éclats de rire, avant de retrouver ton large sourire. Si seulement il savait... Pense-t-il vraiment que tu es en train de craquer pour lui ? Tant mieux d'un côté, ça va peut-être faciliter la suite des événements. C'est toujours cela de pris, même si tu es loin de ressentir quoi que ce soit pour lui. « Dans le mille ! Non, sérieusement, je suis littéralement tombé amoureux de toi. Et pour ta gouverne, je suis le genre de tout le monde. » Un petit clin d'oeil à la fin de tes propos histoire de souligner tes paroles et tu t'écartes un peu à la nage, avant de te recevoir l'eau qu'il t'envoie dessus. Non mais, quel sale gosse alors. Tu nages donc un peu, gardant ton sourire aux lèvres. Ce garçon t'intrigue, tu dois bien l'avouer. Tu as du mal à y voir clair dans son jeu, il est... Il agit étrangement. Il est censé te haïr, et pourtant te côtoyer ne semble pas l'affecter outre mesure. Il n'a pas encore essayé de te tuer, ou même de prendre la fuite... Il vient de t'embrasser... Il semble si différent des autres que oui, il te perd un peu en route. Mais tu ne perds pas de vue ton objectif initial. Loin de là. Et lui non plus, apparemment. « Plus sérieusement. Combien de temps suis-je censé rester ici ? Que je sache si j'ai le temps de refaire la décoration de la chambre que tu m'as attribuée ou si ce n'est pas la peine de commencer. » Tu hausses un peu les épaules, une expression neutre au visage. Tu es sincère pour le coup, ta réaction était spontanée, tu n'en sais clairement rien. Tu es de ceux qui vivent au jour le jour, ceux que le temps ne chagrine plus depuis longtemps. Le temps pour toi est quelque chose auquel tu ne peux te référer. Quelque chose de si futile... Tu réfléchis un peu, formulant mentalement ta réponse pour ne pas dire n'importe quoi. Puis tu reprends simplement la parole. « Honnêtement ? Je n'en sais rien. Tout dépend de toi, et uniquement de toi. Tout ce que je sais, c'est que... Quand je t'autoriserai à partir, c'est toi qui refusera de t'en aller. » Voilà qui peut prendre des airs d'énigme. Mais si ton plan se déroule comme prévu, c'est ce qui se passera ; il ne voudra plus te quitter. Et c'est sur ces quelques mots que tu te détournes pour continuer à nager, comme si de rien n'était. Espérant juste qu'il se retire dans sa chambre pour réfléchir, méditer sur ce que tu viens de lui dire.

***

Tu récupères le manteau de la jeune femme, l'accrochant avec le tien sur le porte-manteau à l'entrée de la villa. « Je t'en prie, tu peux faire comme chez toi. » Souffles-tu simplement à son attention. Elle t'accorde un doux sourire un peu amusé avant de s'avancer dans le salon, laissant raisonner le claquement de ses escarpins au sol. Tu l'observes un court instant avant de revenir vers elle. Mais tu n'es pas totalement tranquille, non. Tu te demandes bien où est passé Samael, jusqu'à ce qu'il pointe le bout de son nez. Te voilà un peu plus détendu. Il est là ne compte apparemment pas te faire une mauvaise surprise. Pas ce soir, tu ne peux pas te le permettre, pas en étant aussi près de conclure un deal avec miss Wilsworth ici présente. Elle salue le jeune Tudor, et c'est à ce même moment que tu te rapproches d'eux, histoire de faire les présentations. Loin de toi l'envie que le brun balance sa réelle identité. C'est tout, sauf ce qu'il te faut sur le moment, même si tu trouverais bien quelque chose pour improviser. « Oh, Mila, je te présente Alexeï Romanov, un ami proche qui séjourne ici pour quelques temps. Alexeï, je te présente Mila Wilsworth, notre invité de ce soir. » Ton regard est doux, ton sourire l'est tout autant. Mais quelque chose au fond de tes prunelles fait que le message est clair ; s'il fait foirer ton coup, il va en entendre parler. Et s'il ne veut pas se voir supprimer tous ses petits privilèges, il a plutôt intérêt à se tenir à carreaux. Tu les laisses donc tous les deux, te retirant dans la cuisine pour déboucher une bouteille de vin rouge et récupérer des verres, demandant au passage au jeune Tudor s'il vous rejoint pour un verre. Mais, comme tu t'y attendais, sa réponse tend vers le négatif. Tu échappes un bref soupir, te disant que ce n'est peut-être pas plus mal... Mais c'est avec surprise que tu entends Mila renchérir. « Allons Alexeï, je serai ravie de faire plus amples connaissances avec vous, venez donc prendre un verre. » Tu aperçois de loin son délicat sourire, son regard de biche. Cette jeune humaine a définitivement tout pour elle... Étonnant qu'elle soit encore célibataire, ou non promise à un quelconque jeune homme. Enfin, ce n'est pas toi qui aura des scrupules quoi qu'il arrive par la suite. Samael finit par accepter et tu sors donc un troisième verre à vin, les remplissant modérément avant d'en donner un à chacun. Voilà qui est parfait. Tu en profites pour approfondir un petit peu les présentations, surtout à Samael, étant donné qu'il ne connaît rien de la jeune femme en face de lui – du moins, à ta connaissance, il est probable qu'il l'ait déjà croisé. « Mademoiselle collectionne les œuvres d'art, plus précisément les tableaux. Et tu les restaures aussi, n'est-ce pas ? » Elle hoche légèrement la tête, son regard alternant entre toi et le pseudo Alexeï à tes côtés. « Oui c'est exact. À ce propos Czeslaw, ne devais-tu pas me montrer cette merveilleuse pièce dont tu m'as parlé tout à l'heure à l'exposition ? » Ton sourire s'élargit un peu plus. Merveilleuse pièce oui... Tu es collectionneur aussi, à ta manière. Disons que, entre les cambriolages sur les mille dernières années, les deals avec de grosses barrettes de la société... Tu as pu récupérer plusieurs – beaucoup – d'oeuvres d'artistes aujourd'hui disparu. Le tout dissimulé dans des chambres fortes, et pourtant, quelques unes de ces œuvres ont trouvé leur place dans diverses demeures des Volkov. Celle-ci en est pleine, des tableaux de toutes les époques, un peu de photographie aussi. Des générations étendues en peinture ou en papier glacé sur les murs. Tu hoches donc légèrement la tête, les invitant à te suivre tous les deux vers la grande bibliothèque.

Elle reste une bonne dizaine de minutes à observer le tableau en question avec des yeux d'enfant. La scène est superbe, presque vivante. Les couleurs toujours aussi vibrantes malgré les années que ce tableau a traversé. Elle finit pourtant par s'en écarter – difficilement – quoique toujours aussi émerveillée. Toi, tu n'as pas lâche Tudor du regard, quelque fois que l'envie de faire une bêtise lui vienne. Et lorsqu'elle revient vers vous, elle s'approche du piano, glisse ses doigts sur le bois de l'instrument avant de relever son regard émeraude sur lui, puis toi. « Aurais-je la chance d'écouter un morceau ce soir ? Czeslaw, pourrais-tu ? » Tu souris un peu, secouant pourtant négativement la tête. Non tu ne comptes pas jouer. Tu n'es pas l'artiste. C'est lui, le pianiste professionnel. « Navré Mila, mais Alexeï ici présent est bien meilleur pianiste que moi. » Elle se ravise un peu, avant d'offrir un sourire un peu charmeur à ce Alexeï en question. Toi, tu guettes ses réactions. « Et ce jeune homme me ferait-il ce plaisir ? Juste le temps d'une valse, je vous en prie... » Tu serres un peu les dents. Qu'il dise oui. Parce que s'il ne dit pas oui... Oh hé bien c'est simple, à refuser de jouer ce soir, il ne jouera plus, et ce pour une sacrée période. Oui, tu es sadique. Mais tu ne perds pas le nord non plus. Heureusement, il répond par l'affirmative. Et tu retiens un soupir de soulagement. Elle s'appuie légèrement sur le piano alors qu'il vient prendre place sur le banc, et tu les observes. C'est qu'il joue avec une aisance... A en rendre jaloux les autres musiciens. Toi tu restes un peu en retrait. Du moins, jusqu'à trouver que le regard de la petite mortelle brille un peu trop pour Alexeï. Alors seulement, tu reviens par surprise derrière elle, glissant une main sur sa taille. « Et toi Mila, me ferais-tu ce plaisir, m'accorder une danse ? » Elle échappe un rire cristallin, à la fois surprise et amusée. Et finit par hocher légèrement la tête, posant son verre pour se mettre en place pour cette valse improvisée. Ah, les valses... Voilà qui te rappelle grandement ta Russie natale. Un sourire un peu nostalgique prend place sur tes lèvres, mais tu ne fais pas le moindre faux pas, même si la danse se montre intense, même si son regard plongé dans le tien pourrait s'avérer un peu perturbant. Tu ne vois pas les minutes défiler, à valser dans l'immense pièce, à échapper sourires et quelques éclats de rire parfois à certaines remarques... Le morceau s'achève pourtant au bout d'un certain temps, vous restez silencieux, à vous observer. Puis tu la relâches, et elle accorde un grand sourire à Samael. « Vous êtes tellement doué... C'était juste merveilleux. Toutes ces émotions, en un seul morceau... Vous avez un don, n'est-ce pas ? » Tu les observes tous les deux. Elle semble vraiment émerveillée. Et tu te dis qu'au final, Samael se révèle être un atout non négligeable, si elle l'apprécie. Peut-être qu'il devrait dîner avec vous. Sûrement même. Un téléphone sonne et elle soupire légèrement, vous demandant de l'excuser car elle doit prendre l'appel. Tu te contentes de hocher légèrement la tête tandis qu'elle disparaît de la pièce pour rejoindre le balcon. Et toi, tu t'approches du piano. Croisant les bras face au jeune Tudor. « C'est bien, tu as joué le jeu. Merci. » Tu hoches la tête. Tu es sincère. Tu le remercies vraiment pour ne pas t'avoir mis des bâtons dans les roues, même si quelque chose, profondément enfoui en toi te dit qu'il ne va pas y manquer dès qu'il en aura l'occasion. « Il est évident que tu es convié à dîner avec nous tout à l'heure. » Poursuis-tu alors. Après tout, Mila poserait des questions. Et puis, Samael a bien le droit de manger avec vous. C'est mérité, et tu ne vois pas pourquoi tu le priverais de repas. Il a beau être ton prisonnier... Il a plus pris des allures de convives ces derniers temps. Mais cela, c'est un autre sujet. Tu as juste une petite mise en garde avant la suite des événements. Car ce serait fâcheux qu'une soirée aussi bien partie tourne au vinaigre à cause d'un malentendu. « Je tiens toutefois à mettre une chose au point. N'essaye même pas de la séduire, de la charmer. N'essaye pas non plus de me mettre des bâtons dans les roues. Tu pourrais amèrement le regretter. Alors faisons en sorte que ce dîner se passe pour le mieux, d'accord ? » Tu es, une nouvelle fois, totalement sincère. Tu commences un peu à lui faire confiance. Tu as lâché du lest, ce serait bête qu'il te pousse à aller dans l'autre sens, à supprimer tous les progrès pour un quiproquo. Alors tu établis les règles d'avance, tu mets tout à plat. Même si, une nouvelle fois, quelque chose te dit que rien ne va se passer comme prévu...

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Kenrick G. Haynes
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MessageSujet: Re: i still believe that somewhere inside that cold, lifeless exterior, there's an actual human soul. (samael)   Mar 21 Oct - 22:31

Bien sûr que tu sais pourquoi tu es à l'eau. Bien sûr que tu as compris que c'est sa manière de punir ton intrusion dans son bureau. C'est étrange, parce que tu t'attendais à autre chose. Tu pensais que la leçon serait plus violente, plus douloureuse. Non, il t'a simplement envoyé à l'eau et c'est... Perturbant. Tu n'avais pas imaginé qu'un jour, tu te ferais enlever et encore moins pensé que ton ravisseur jugerait qu'un plongeon serait une bonne punition pour un écart de conduite. Il est étrange, tu as du mal à le cerner. Tu as du mal à comprendre où il veut en venir avec toi, même si tu ne doutes pas un seul instant qu'il n'a pas oublié la raison pour laquelle il t'a enlevé. Il semble avoir juré de te détruire et tu n'espères pas y échapper. Pas si tu ne fais rien pour regagner ta liberté en tout cas. Il faut que tu trouves une faille dans son comportement, dans son esprit. Dès que tu l'auras, tu pourras l'exploiter. Mais il faut la trouver, ladite faille. Et pour cela, il serait préférable qu'il ne se méfie pas trop de toi. Il ne faut pas qu'il puisse te cerner, il faut que tu restes incompréhensible. C'est faisable. Mais avant toute chose, il va falloir qu'il paye pour t'avoir balancé à l'eau. Non, tu n'es pas rancunier. Ou alors, juste un peu. Tu parles pour l'endormir, pour baisser sa méfiance, jusqu'à ce que tu t'empares de sa cheville et le fasses brusquement tomber à l'eau. PLOUF. Et voilà le travail. Un sourire moqueur vient étirer tes lèvres tandis que tu te moques assez gentiment de lui. Quel gâchis de vodka, très sérieusement. Samael, n'agirais-tu pas étrangement ? Si, peut-être un peu. Toi qui as toujours détesté l'enfermement, comment peux-tu être aussi détendu, enfermé entre quatre murs, prisonnier, livré au bon vouloir du vampire ? C'est simple, tu prends ton mal en patience et récupères doucement toutes tes forces. Tu en auras besoin, dans quelques temps. Ne perd pas le nord ni tes objectifs.

Et pourtant tu te déshabilles, devant lui. Et pourtant tu l'observes, avec un peu trop d'insistance. Et pourtant, tu viens l'embrasser. Pourquoi ? Tu ne saurais trop le dire. Peut-être est-ce pour comprendre pourquoi il en a fait de même, quelques minutes auparavant. Peut-être est-ce pour savoir pourquoi tu lui as répondu, l'autre jour. Tu ne sais pas pourquoi tu agis ainsi, au final, mais une chose est sûre : tu es bel et bien pendu à ses lèvres, tes mains sur sa nuque, son corps frissonnant sous tes doigts tandis qu'il répond à ton baiser. Tu es curieusement à l'aise, alors que ce n'est pas ton genre d'agir de cette manière. Tu ne comprends pas tous les mystères liés à ton propre corps et, vu comme tu réagis, tu ne préfères pas savoir. Tu te contentes de frissonner quelque peu lorsque ses mains glissent sur tes flancs, les yeux fermés, profitant de cet instant impossible. Lorsque tu décides que cela a assez duré, tu le repousses brusquement et il retourne faire un tour sous l'eau. D'un geste instinctif et très rapide, tu t'essuies les lèvres du revers de la main, sans même y penser. Et lorsqu'il refait surface, tu te moques légèrement de lui. Comme s'il pouvait avoir des sentiments pour toi... Non, tu n'y crois pas. Les vampires n'ont pas de sentiments, pas des positifs en tout cas. Il a beau te dire qu'il est tombé amoureux de toi, tu sais que c'est impossible. Donc tu éludes ses paroles d'un « Mais bien sûr. » totalement ironique par rapport au fait qu'il est, selon lui, le genre de tout le monde. Il a beau être pas mal, il n'est pas ton genre. Trop... Vampire. Allez, assez ri. Tu es allé trop loin niveau détente, il est temps de retourner dans tes plans. Combien de temps compte-t-il te garder ? Il l'ignore ? Tu ne sais pas trop si tu dois y croire mais sa dernière phrase te fait froncer les sourcils. Tu il t'autorisera à partir, c'est toi qui refuseras de t'en aller ? Il croit vraiment que tu vas t'attacher à lui ? Il se fourre le doigt dans l’œil jusqu'au cerveau – s'il lui en reste un. Tu secoues alors la tête.

-Je peux donc refaire la décoration alors. Parce que, crois-moi, tu ne parviendras pas à me retenir ici indéfiniment. Sur ce, bonne nuit, Czeslaw.

Sur ces paroles tu te hisses hors de l'eau, récupères tes affaires, lui vole sa serviette avec un sourire espiègle et disparais dans la demeure. Il n'avait qu'à pas t'envoyer dans l'eau. Mais si ta destination est bel et bien ta chambre, tu ne comptes pas dormir de sitôt. Non, parce que maintenant qu'il a plus ou moins avoué que tu allais rester là un long moment, il est grand temps de commencer à établir un plan d'évasion infaillible. Et pour cela, tu va devoir récupérer quelques affaires plus que nécessaires.

~~~

Tu fermes doucement la porte du bureau du vampire derrière toi. Cette fois, elle n'était pas fermée à clé donc tu ne t'es pas tellement gêné. De toute façon, à chaque fois qu'il est occupé à quelque chose, tu trouves toujours le moyen d'aller y fouiller un petit peu. Tu as trouvé à peu près tout ce dont tu as besoin, hormis les informations clé pour maîtriser le système de sécurité. Et pour les obtenir, tu sais qu'il ne te reste plus qu'une seule chose à faire : accéder au réseau et pirater le tout. Ce qui risque d'être assez compliqué si tu n'as rien pour te connecter. Il faut donc que tu puisse récupérer une de tes affaires : ta montre. Elle est certes multifonction, comme beaucoup de celles qui sont en vente, mais celle-ci est réservée à la famille Tudor. En outre, tu as quelques connaissances ici et là qui ont accepté de trafiquer ta montre afin d'y intégrer des programmes que toi seul connais et maîtrises. Bref. Ce soir, tu vas jouer un peu étant donné que tu as un moyen de pression : son invitée. Oui oui, il a une invitée et tu vas pouvoir essayer d'en jouer un petit peu. Non, tu n'es pas du tout manipulateur. Ou alors juste ce qu'il faut.

Tu les rejoins au salon, restant un instant dans l'embrasure de la porte, à regarder la demoiselle avancer dans la pièce, ses escarpins claquant au sol. Tu ne connais pas la jeune femme, tout du moins tu n'en as pas l'impression. En conséquence, elle ne doit pas te connaître non plus. Ce sera plus facile, même si te reconnaître aurait pu être un plus, étant donné qu'elle pourrait laisser filtrer l'information. Tu imagines bien Léandre se remettre difficilement du carnage de la purge, et peut-être te chercher. Peut-être. N'y songe pas, tu te fais du mal. Tu t'avances donc, saluant la demoiselle d'un hochement de tête auquel elle répond poliment. Un doux sourire étire alors tes lèvres... Le blond en profite alors pour s'avancer et faire les présentations. Enfin, les pseudo-présentations. Si le nom de la demoiselle ne t'est pas inconnu – après tout, tu es un Tudor et connaître le "beau monde" a fait parti de ta formation – le vampire change complètement le tien. Alexeï Romanov. Bien sur. Tu as bien l'intention de protester mais tu te ravises. Pour le moment, il vaut mieux jouer le jeu et voir comment cela évolue. En fait, tu retournerais bien à la bibliothèque, pour rejouer du piano en attendant le moment propice pour gâcher la soirée de ton cher geôlier. Sauf qu'au moment de prendre congé, le blond t'arrête, te demandant si tu veux prendre un verre. Selon ton humble avis, il n'a pas tellement envie que tu traînes dans ses pattes à dire vrai.

-Non merci, je vais vous laisser à vos affaires.

C'était censé être le bon plan pour t'éloigner et établir une bonne stratégie. Sauf que la demoiselle te retient, te demande de rester afin de faire "plus amples connaissances". Et là, tu as un instant d'hésitation. Et tu changes tes plans dans la seconde, ton sourire s'étirant un peu plus.

-Puisque vous le demandez, Miss Wilsworth...

Hé bien quoi ? Tu as bien le droit de changer d'avis après tout. Tu récupères donc le verre de vin que le vampire te tend en revenant vers vous mais choisis de ne pas y toucher. Tu n'aimes pas spécialement cette boisson, tu ne l'avales que par politesse, quand on t'en offre. Tu écoutes la suite des présentations, tu l'écoutes t'expliquer que la jeune femme collectionne les tableaux et les restaures. Tu connaissais la première information mais pas la seconde. Silencieux mais attentif, tu te contentes de hocher la tête. Il n'a pas le temps d'aller plus lui que, suite à une demande de Miss Wilsworth, vous migrez dans la bibliothèque. Tu la laisses contempler ce tableau que tu as déjà eu maintes fois l'occasion d'admirer, regardant plutôt le piano avec une envie – volontairement – mal dissimulée. Cet instrument t'attire, tu ne peux pas le dissimuler. Et lorsqu'il est enfin question du piano, tu sembles te réveiller. Le vampire n'est pas mauvais pianiste, pourquoi refuser de jouer et te placer sur le devant de la scène ? Après tout, il est censé te haïr même s'il ne le montre pas tellement depuis qu'il t'a libéré de son garage, de ta salle de torture. Enfin, s'il veut que tu joues pour lui, il se met le doigt dans l’œil. Sauf que ce n'est pas lui qui te le demande, mais elle. Elle qui se sourit, charmeuse. Samael, les sourires des humains sont ta faiblesse. Alors, une nouvelle fois, tes résolutions s'envolent tandis que tu accordes un de tes plus beaux sourire à la demoiselle.

-Juste pour le temps d'une valse alors.

Tu ne te fais pas plus prier pour rejoindre le banc et t'y asseoir. Comme à ton habitude, tu t'accordes quelques secondes devant ces touches noires et blanches pour les effleurer du bout des doigts, comme un fauve que tu caresserait avant un spectacle pour qu'il se montre plus docile. Tu cherches une musique à jouer et c'est à ton instinct que tu laisses le choix, à tes souvenirs aussi. La première note arrive assez tôt, bien vite suivie des autres. Et, petit à petit, c'est ce morceau qui s'impose à ton esprit, ce morceau qui envahit la pièce, te rendant presque sourd au reste. Tu la vois à peine, appuyée sur le piano. Tu vois à peine le blond poser les mains sur sa taille et l'embarquer dans une danse. Tu les laisse faire, bien trop plongé dans ce merveilleux morceau pour leur prêter une quelconque attention. Certains diraient que tu es en transe et ils auraient peut-être raison. Tu ne joues pas de la musique, tu la vis. Tu ressens chaque note, chaque son du plus profond de ton être. Tu ne te contentes pas de jouer, tu es la mélodie. Il n'y a pas de place pour autre chose, en toi. Tu n'existe plus, tu n'es rien d'autre qu'une extension du piano. Et c'est ainsi jusqu'à ce que la dernière note soit jouée, c'est ainsi jusqu'à ce que tout se termine. Jusqu'à ce que tes yeux acceptent enfin de voir le monde qui t'entoure, le piano et les deux autres qui se sont enfin arrêté de danser. Un étrange sourire indéfinissable étire tes lèvres tandis que tu te tournes enfin vers eux, les observant. Et ton sourire change, devenant plus chaleureux lorsque Mila te complimente. Tu as un don ? Tu baisses un peu les yeux, modeste...

-J'essaye de convaincre ma famille du contraire, justement. Je n'ai aucun mérite...

Aucun, non. Parce que tu as cela dans le sang, parce que la musique, tu la vivais avant même de naître. Tu as peut-être un don mais tu ne veux pas même en entendre parler, parce que cela voudrait dire que tu aurais pu faire autre chose de ta vie que d'être formé pour devenir le futur intendant, parce que cela voudrait dire que tu as perdu des années de ta vie à faire quelque chose alors que tu aurais pu t'épanouir avec le piano. Ton père n'a jamais rien voulu entendre et tu sais que tu dois penser que le piano n'aurait rien apporté dans ton existence. Bref. Son téléphone sonne et tu la regardes partir vers le balcon afin de prendre l'appel. Tu te retrouves donc seul avec Czeslaw. Celui-ci te remercie d'ailleurs pour avoir joué le jeu. Tu te contentes d'un haussement des épaules. Qu'il en profite, cela ne durera pas. Et tu es invité à dîner avec eux ? Là tu le regardes, arquant un sourcil.

-Tu as l'air de me faire confiance... Serais-tu malade ?

Il faut l'être, pour t'accorder une confiance aveugle alors qu'il a un invité. Mais il te fait bien vite comprendre que ce n'est pas le cas, qu'il s'attend – et à juste titre il te faut bien l'avouer – à un coup fourré. Alors il te met en garde. Ne pas séduire la jeune Wilsworth, ne pas la charmer, ne pas lui mettre de bâtons dans les roues, tu pourrais le regretter. N'est-ce pas un sourire très légèrement sadique qui vient, alors, étirer tes lèvres. Si, très certainement. Tu n'as pas l'intention d'obéir bien gentiment. Tu n'es ni son ami ni son chien, tu es son prisonnier et tu as bien l'intention de lui rappeler que tu ne comptes pas rester bien docilement ici, à lui rendre service.

-J'aimerais que tu me rendes ma montre. J'en ai besoin.

Sauf que tu doutes très sincèrement qu'il te la rende bien gentiment, sans la moindre condition. Et il te le confirme quasi instantanément, te le refusant. Alors tu hausses les épaules, commençant à t'éloigner mais sans te départir de ton étrange sourire...

-Dans ce cas, sache que je vais te pourrir ta soirée.

L'hameçon est lancé, l'appât avec. Il ne reste plus qu'à voir si le poisson va mordre ou pas, ce soir. Il n'a qu'à te rendre ta montre, mais ce serait amusant qu'il ne le fasse pas tout de suite, juste pour détruire un petit peu sa réputation. Bref. Sur ces paroles, tu le laisses aller préparer le repas tandis que tu t'installes à nouveau au piano, jouant une petite mélodie enfantine en attendant que l'invitée du russe en ait fini avec sa conversation. Lorsque c'est fait, elle revient vers toi, t'écoute jouer... Puis vous entamez une conversation sur le piano, puis la musique en général. Tes propos sont passionnés, limite enflammés. Tu n'as pas souvent l'occasion de parler de cette passion que tu as depuis toujours, mais aujourd'hui tu t'en donnes à cœur joie. Ce soir, tu bavardes joyeusement, échangeant ton point de vue avec la demoiselle. Résultat, lorsque vous gagnez la table pour dîner, vous n'interrompez pas votre conversation. Bien au contraire, vous la poursuivez et... Elle commence à poser des questions sur toi.

-Mais dites-moi, Alexeï, où avez-vous appris le piano ?
-Hé bien, c'est... Comment dire... Ma mère qui m'a montré comment faire. Elle n'a pas eu le temps de réellement m'enseigner l'art du piano mais elle m'a montré ce qu'on pouvait faire avec cet instrument. Elle m'a montré qu'on pouvait ne faire qu'un avec, et ainsi jouer les plus belles mélodies possibles, en créer de plus belles encore... Elle était douée pour les créer... Mais ce que vous avez appelé don n'est rien comparé à ce qu'elle était capable de faire. C'était tellement... Tellement...


Ton regard se perd un peu dans le vide. Ta mère, tu n'avais que cinq ans à sa mort. Mais par tous les dieux de la Terre, qu'est-ce que tu l'aimais... Tu aurais tout fait pour la voir sourire, pour qu'elle soit fière de toi. Tu as fait ton possible pour garder son image bien vivante au fond de ton cœur, mais le temps a tout abîmé, hormis l'amour que tu lui portais et que tu continues à lui porter. Lorsque tu reprends contact avec la réalité, ce n'est pas à cause d'une quelconque remarque de la demoiselle, non. C'est le blond qui semble en avoir assez de vous voir discuter l'un avec l'autre, le laissant à l'écart alors que, à la base, c'est pour lui qu'elle est venue. Tu rirais bien de la situation, étant donné que tu as réussi à lui voler la vedette. Mais non, il y a autre chose à faire, de plus intelligent, de plus... Humiliant peut-être, pour lui. Il ne s'est visiblement pas rendu compte que, ses propos, tu pouvais les tourner à ton avantage. Résultat, tu baisses une seconde le regard avant de le plonger dans le sien, d'azur.

-Oh, pardonne-moi Czeslaw, j'avais oublié que le fait que quelqu'un s'intéresse un peu trop à moi te rendait jaloux. Mais si tu avouais officiellement que nous sommes en coup... Heu... Que tu avouais pour nous, tout serait bien plus facile...

Bon, là, c'est l'humiliation pour vous deux. Oui, tu viens très clairement de laisser sous-entendre que vous êtes en couple. S'il comptait donc séduire la demoiselle, il risque de rater son coup grâce à ta petite intervention. En apparence, tu es gêné. Tu joues très bien la comédie, exercice appris auprès de tes cousins mais surtout auprès de tes professeurs particuliers. Mais lui ne s'y trompera pas. Ton regard pétille de malice, d'amusement et... De provocation. Le message est clair : tu veux ta montre. Et s'il ne te la rend pas, tu risques d'enfoncer davantage le clou, que ce soit ce soir ou la prochaine fois qu'il invitera quelqu'un en ta présence. Personne n'enferme un Tudor sans en subir les conséquences, et il est temps qu'il le comprenne.

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