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 The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel

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Mirza
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Humain (de Lyokha)
♆ âge : 23 ans (et fou amoureux de Lyokha)
♆ métier : Intendant impérial en formation (et amoureux de Lyokha)
♆ célébrité : Ben Barnes
♆ crédits : Tatsuki
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♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...


MessageSujet: The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel   Ven 5 Sep - 13:31

Tu ne bouges pas, le regard dans le vague. La nouvelle n'est pas encore officielle mais Léandre, sa femme Cerys et leur fille sont morts. Un meurtre, un attentat au sein même du palais, la police enquêe actuellement sur place. Tu revois encore les cadavres, tu en frissonnes de peur, de dégoût aussi. Tu sais bien que ce sont les risques du métier mais tu ne pensais pas que cela arriverait, encore moins à un moment où tu étais occupé aux écuries. Tu aurais dû être là, avec eux. Tu aurais peut-être pu faire quelque chose, tu aurais peut-être pu sauver au moins ta jeune cousine... Elle n'avait que douze ans bon sang ! Douze petites années... Et déjà six pieds sous terre... Recroquevillé sur toi-même, dans un coin de la salle du trône, tu écoutes d'une oreille très distraite les conseillers discuter de la situation. Tu vois même Aaron. Étant donné sa proximité avec celui que tu considérais comme ton oncle, tu trouves cela normal. Et toi, ne devrais-tu pas te mêler de cette affaire ? Non, tu ne penses pas, tu ne veux pas. Tu es trop choqué pour prendre une décision correcte. Tu ne souhaites qu'une chose : qu'on te laisse faire ton deuil, tranquillement. En quelques instants, tu as perdu quatre précieux membres de ta famille. Quatre ? Oui, parce que ta mère était présente aussi... Elle a subi le même sort... Et tu ne pourras pas avoir le plaisir de traquer et faire condamner le meurtrier puisqu'il s'est lui-même donné la mort sitôt son acte accompli... Attentat suicide... Tes mains glissent dans tes cheveux, effleurant tes joues encore sèchent, étant donné que les larmes refusent de couler. La douleur compresse ton cœur, tu voudrais tant retourner dans le passer... Mais c'est impossible, il n'y a pas de retour en arrière possible, il n'y a plus de retour en arrière possible. Ils sont morts. Tous. Il ne te reste plus que Sindbad, qui est loin sur l'océan, et sa mère. Tu n'as plus personne d'autre. Tu te sens mal, terriblement mal, coupable aussi... Mais tu n'as pas le temps de te morfondre plus longtemps que tu vois les autres hommes s'approcher de toi. Tu flaires les mauvaises nouvelle mais tu n'as pas la force de bouger...

-Jeune homme... Comme nous tous ici, nous vous présentons nos condoléances... La perte de l'empereur, de sa femme et de leur fille est une véritable tragédie...
-S'il vous plaît... Gardez votre baratin pour les médias... Je veux être seul...
-Ramiel, ce n'est pas si simple...
-S'il vous plaît, écoutez-nous...
-Non, laissez-moi !


Tu ne veux pas les entendre. Tu ne veux pas qu'ils parlent, tu ne veux pas qu'ils t'expliquent. Tu veux qu'ils te laissent en paix, qu'il t'autorisent à partir dans tes appartements, t'y enfermer à triple tour et n'en ressortir que le jour de leur enterrement. Tu ne veux rien de plus. Tu acceptes tout de même la main du professeur de combat qui se pose doucement sur ton épaule, réconfortante. Lui partage ta douleur, lui aussi les aimait, tous. Il a veillé sur eux, sur toi aussi depuis ta naissance. Lui seul peut comprendre, les autres ne les pleurent que de manière hypocrite, ou alors du point de vue professionnel. D'ailleurs, en parlant de cela, n'aurais-tu pas oublié ton rang ? Tu es un Tudor, jeune homme. Tu es le dernier à présent. Le seul à pouvoir monter sur le trône. Oui, ta jeune cousine aurait pu gouverner, Léandre avait fait changé la loi, autorisant une femme à gouverner, bouleversant les traditions. Il avait de bonnes idées, le jeune empereur. Tu parles déjà au passé... Quelques longues secondes, tu fermes les yeux, profitant du contact avec ton professeur. Puis tu les rouvres, le regardant. Il se retient, lui aussi a envie de craquer. Il revit ce qu'il a vécu il y a vingt-trois ans, avec ton père. Tu voudrais te relever, le serrer dans tes bras dans une vaine tentative de le réconforter, mais tu n'en as pas le temps.

-Ramiel Tudor. L'empereur, sa femme et sa fille sont morts en ce jour.
-Tais-toi...
-L'héritier le plus proche serait la jeune Sindbad. Seulement, jamais le peuple n'acceptera d'être gouverné par un loup-garou.
-La ferme !
-Donc à ce jour... Vous êtes le seul à pouvoir reprendre les rênes de l'empire...


Tu écarquilles les yeux. Le seul. Non, c'est impossible. Non, tu ne veux pas l'entendre, tu ne veux pas le croire. Toi qui a toujours été heureux écarté du trône, des questions de succession et tout ce qui allait avec... Voilà que tu vois toutes ces responsabilités te tomber dessus, sans prévenir. Tu secoues la tête, sentant ton rythme cardiaque accélérer. Non. C'est impossible, ils n'ont pas le droit de te faire un coup pareil. Tu n'es pas fait pour vivre en cage, tu es un oiseau libre, jamais ils ne t'enfermeront ! Et tu as peur de ce rôle, tu as peur des ces responsabilités, de te retrouver avec la vie de milliers d'humains entre tes mains. Tu ne peux pas accepter une telle chose, c'est dix fois trop pour toi. Tu n'es déjà pas capable de prendre les bonnes décisions pour toi-même, comment est-ce que tu pourrais y arriver pour d'autres ? Non, à tes yeux c'est impossible. La panique te donne la force suffisante pour te relever, faire face aux hauts dirigeants de l'empire. Tous te regardent avec espoir, tu le sais, tu le sens. Mais ils semblent avoir oublié qui tu es.

-Et si je refuse ?
-Ramiel, tu ne peux pas, c'est ton devoir de le faire...
-Je ne suis pas fait pour ce rôle. Je ne peux pas. Je refuse cette responsabilité.
-Vous ne pouvez pas vous esquiver.
-Personne ne m'y obligera.
fais-tu, acide.

Tout le monde te regarde. Les visages sont fermés voir indignés. Tu refuses cette responsabilité, les prenant de court. Oui, ils ont oublié que tu es Ramiel et non un quelconque autre Tudor. Tu les sens se tendre, tu sais qu'ils n'accepteront pas aussi facilement ton renoncement. De plus, tu connais l'intendant, il n'hésiterait pas à te confiner dans tes appartements le temps que tu réfléchisses à la situation, que tu finisses par accepter la responsabilité. Mais tu ne peux pas, tu ne veux pas. Alors quand l'homme fait un pas dans ta direction, tu fais la chose la plus stupide possible : tu prends la fuite. Oui oui, tu prends la fuite. En quelques instants tu as quitté la salle puis tu traverses les couloirs à toute vitesse, n'ayant que faire des serviteurs qui te regardent d'un air aussi triste que surpris. Ils savent mais ils ont eu l'interdiction de dévoiler ce qu'il s'était passé avant une annonce officielle. Ils veulent attendre, prendre les bonnes décisions. Mais elles seront prises sans toi. Tu ne peux pas rester plus longtemps, tu fuis le plus loin possible. Tu ne retournes pas aux écuries, tu ne veux rien d'autre que fuir ce palais empli de fantômes. Tu cours à en perdre haleine, tu devances les ordres de l'intendant impérial qui demande aux gardes de t'empêcher de quitter le palais. Mais les rares qui entendent l'ordre n'ont pas le temps de t'intercepter. Les derniers se reçoivent un coup de poing dans la figure, ce qui les déconcentre suffisamment longtemps pour que tu puisses leur échapper. En quelques minutes, tu es dans les rues de Spes.

Ta course ne s'arrête pas pour autant, au contraire. Il faut que tu fuies, que tu ailles loin, là où ils ne penseront pas à te chercher. Mais où peux-tu te réfugier ? Tu as une idée en tête, un nom, un visage... Lyokha Volkov. Ce cher Lyokha, que tu as rencontré il y a trois ans déjà. Les débuts ont été un peu mouvementés, un peu difficiles, plus encore lorsque ta mère s'en est mêlée. Mais aujourd'hui, vous êtes ensembles. Ce n'est certes pas officiel, tu as toujours tenu à ce que vous soyez très discrets sur votre lien. Cela ne vous empêche pas de vous voir à chaque fois qu'il le peut, cela ne vous empêche pas de filer le parfait amour. Tu es heureux avec lui, tu l'aimes profondément, sincèrement. Et c'est vers lui que tu te tournes. Tu ne vois personne d'autre capable de t'aider, de te soutenir comme tu en as besoin. Tu as besoin de lui, de sa présence, de son regard posé sur toi, de son contact, de... De tout. Il t'es indispensable. Alors, pas une seule seconde tu ne ralentis ta course. Au contraire, tu accélères encore un peu plus, autant que cela t'est possible tout en veillant à ne pas finir totalement essoufflé. Cours, ne t'arrête sous aucun de prétexte. Tu sais où il est aujourd'hui. Lorsqu'enfin tu t'engouffres dans son immeuble, tu ne perds pas une seule seconde et entre dans l’ascenseur, appuyant sur le bouton te menant à son étage. Tu ne tiens pas en place, regardant nerveusement les murs. Non non, tu n'as pas l'impression que les gardes vont surgir sans prévenir et te ramener de force au palais. Ou peut-être un petit peu. C'est pour cela que dès que les portes s'ouvrent, tu disparais dans le couloir, fonçant jusqu'à sa porte. Et là, tu as une seconde d'hésitation. Il dort, très certainement. Et s'il t'ouvre, ne risque-t-il pas de se retrouver face au soleil. Tu regardes autour de toi, hésitant, et va tirer le rideau opaque de la seule fenêtre du couloir. Voilà. Ceci fait, tu reviens devant sa porte et... Tant pis, tu frappes. Sans prendre la peine d'être discret.

-Lyokha ? Lyokha, ouvre s'il te plaît !!! Je t'en prie !

Ta voix se fait aussi désespérée que les coups frappés contre sa porte. Pourvu qu'il soit là, pourvu qu'il t'ouvre, pourvu... Et s'il n'est pas là, que feras-tu ? Tu devras trouver un autre endroit où aller. Sauf que c'est avec lui que tu veux être, lui dont tu seras séparé si jamais ils te font monter sur le trône... Tu t'y refuses, tu as besoin de lui. Alors qu'il ouvre ! Tu es prêt à implorer tous les dieux que tu connais, aussi peu nombreux soient-ils, pour qu'il te fasse le moindre signe de vie, pour qu'il se manifeste, pour qu'il t'ouvre sa porte ! Tu es obligé de patienter un peu, et pendant ce temps tu ne peux t'empêcher de continuer à regarder nerveusement autour de toi. Et lorsqu'enfin la porte s'ouvre... Tu ne fais pas attention à sa mine ronchonne, tu lui sautes plutôt dans les bras, refermant aussitôt la porte derrière toi. Sitôt fait, tu l'enlaces désespérément, te collant à lui...

-M... Merci... Ne me laisse pas... Repartir, s'il te plaît... fais-tu, essayant de reprendre ton souffle, ce qui se révèle être plus difficile que prévu.

Cela se voit que tu ne vas pas bien : ton regard reste incapable de se poser que quoique ce soit plus d'une seconde, tu trembles, ta respiration est saccadée, ton rythme cardiaque totalement anarchique. Tu n'as jamais été dans un tel état, jamais. Tu aurais peur si tu te voyais mais ce n'est pas le cas. Tu te contentes de trembler contre lui, dans ses bras, tout en sachant qu'il doit être de mauvaise humeur parce que tu l'as réveillé... Tu ne le lâches plus, tu n'en as pas envie. Et, pour la première fois depuis le drame, tu sens tes larmes couler sans que tu ne puisses les retenir. Avec lui, tu peux te lâcher. Alors les perles d'eau salée descendent le long de tes joues. Tu te sens tellement mal, tu n'as jamais voulu que cela arrive, tu ne l'avais pas même prévu... Tu ne voulais pas imaginer qu'un tel drame frapperait ta famille ainsi que l'empire. Ton cœur en lambeaux, c'est à lui que tu le confies... Lui, le vampire, l'homme que tu aimes. Et il ne doit rien comprendre à la situation, à la raison de ton état actuel. Il faudrait peut-être que tu lui expliques ce qui t'arrive, ne crois-tu pas ? Oui, il faudrait. Alors tu essayes de parler, difficilement...

-Ils sont morts... J'étais aux écuries... J'ai rien vu venir... Si j'avais été là je... Ils seraient peut-être pas... Tous les quatre... Je... Et maintenant il n'y a plus que Sin et moi... On est les derniers... Lui est un loup... Pas moi... Et ils veulent que.. Que je...

Que tu reprennes le trône. Tu ne peux pas, tu ne veux pas, ce n'est pas pour toi. Alors tu fonds un peu plus en larmes. Tu n'aurais pas dû t'enfuir, on n'échappe pas à son devoir. Ou alors on est un lâche. En es-tu un, Ramiel ? Non, mais jamais personne n'a pu t'obliger à quoi que ce soit. Peu importe l'importance du rôle pour des milliers de personnes, tu ne vois que quelques points de cette responsabilité : tu n'es pas à la hauteur, on te privera de Lyokha et de ta liberté. C'est beaucoup, plus que tu ne peux en supporter. Alors tu es venu ici, dans l'espoir qu'il t'aidera à prendre la bonne décision ou, à défaut, qu'il t'emmènera avec lui quelque part où vous ne serez que deux. Aujourd'hui, c'est à lui de décider de ton avenir, de votre avenir. Les cartes sont entre ses mains...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel   Ven 5 Sep - 22:24

Tu es. Exténué. Tout simplement. La nuit a été très longue, ça fait soixante-douze heures que tu n'as pas dormi et même si cela ne t'est pas vraiment nécessaire, tu en as pris l'habitude, alors tu te sens fatigué quand tu y manques. C'est pourquoi tu es un peu moins attentif à ce que tu fais et que tu te rends à peine compte que tu laisses tomber tes clés dans le cendrier, plutôt que sur la table. Tu ne t'en rends même pas compte. Et quand bien même tu le remarquerais, tu n'aurais sans doute pas la foi de les récupérer et de passer un coup dessus pour enlever les quelques cendres. C'est ainsi que tu déambules jusqu'à l'étage, te prenant au passage le coin d'une table dans la hanche. Tu grimaces un peu, mais c'est surtout une moue boudeuse qui prend sa place sur ton visage. Allez, va te coucher, ça te rend grognon la fatigue. Tu te déshabilles donc en vitesse dans le dressing, ne gardant sur toi que ton sous-vêtement et un jogging qui fera parfaitement l'affaire. Ceci fait, tu retournes dans ta chambre et... Tu te laisses juste tomber dans les draps, ne prenant même pas la peine de t'installer correctement. Dormir, tu veux dormir. Tu plonges donc rapidement dans le sommeil, étendu sur le dos, tête basculée en arrière. Hé bien, quel superbe tableau. Bref, toujours est-il que tu ne vas ni dans le monde du rêve ou du cauchemar, mais ça ne t'empêche pas de penser, inconsciemment. De penser à quelqu'un en particulier. Et non, ce n'est pas de cher Samael dont tu parles. Mais plutôt de son fils. Oui, c'est très étrange dit comme cela, si on a loupé plusieurs épisodes mais... C'est bien de son fils qu'il s'agit. Ramiel. Ramiel Tudor... Les débuts ont été... Difficiles. Il faut l'avouer. Parce que vous ne vous êtes pas rencontrés dans les meilleures conditions, parce que vous en avez fait du chemin pour finir par vous avouer vos sentiments respectifs... Toi le premier, tu as été une catastrophe au début. Parce que tu le voyais comme Samael, et non pas comme lui en tant que personne, en tant que Ramiel. Puis, à l'époque tu étais... Tu courrais les trottoirs pour de l'argent facile on va dire. Inutile de préciser comment. Ou même pourquoi, vu que c'est la mort de Samael qui t'avait plongé dans un tel état. Mais c'est du passé pas vrai ? Les choses ont été compliquées d'abord, surtout à admettre, notamment pour lui qui se pensait uniquement hétéro, lui qui haïssait son père et qui a fini par comprendre que tu étais l'amant de ce dernier. Alors certes, il y a eu beaucoup d'orage avant le calme, mais au final, c'est lui qui t'a aidé à remonter la pente. Lui pour qui tu es devenu quelqu'un de meilleur. Lui pour qui tu as dit stop à la drogue et à l'alcool. C'est lui, le seul à t'avoir tendu la main malgré ton agressivité parfois. Le seul a t'avoir apprivoisé, et toi aussi, tu l'as apprivoisé, à ta manière. Et aujourd'hui... Vous filez l'amour parfait oui, tu ne peux pas dire le contraire. Tu le vois autant que possible, vous ne vous êtes pas énormément pris la tête depuis que vous êtes en couple, ou du moins, rien que pour des broutilles sans intérêt. Votre relation n'en est pas moins secrète, à sa demande. Et quand il t'en a parlé, quand vous en avez discuté, tu n'as pu t'empêcher de penser à Samael qui était pareil. Qui tenait à ce que tout cela demeure secret aux yeux des autres. Tu ne l'as pas mal pris, tu aurais pu en réalité, mais tu as respecté la décision du jeune Tudor sans en demander plus. Tant que tu peux vivre ton idylle avec lui, qu'est-ce que cela change que les autres savent ou non ? Après tout, le strict minimum est déjà au courant, à savoir son cousin Sinbad – qui t'a gentiment menacé en l'apprenant – et sa mère, Adelina. Qui elle aussi, au passage, n'a pas vraiment apprécié que tu passes du père au fils. De ton côté, on peut dire que la nouvelle a été un peu mieux reçue, même bien mieux reçue, et seuls ton frère, ta sœur et Lucky sont au courant. Tu n'as pas voulu en informer le Maximus qui t'aurait fait une nouvelle scène à tous les coups. Enfin. Là n'est pas le sujet, comme dit précédemment, tu dors. Et sans retenue, c'est le cas de le dire, vu comme tu te tords dans tous les sens pour essayer de t'enrouler dans ta couverture. Sauf que rappelles-toi, tu t'es étalé dessus. Donc elle est sous toi Lyokha. Donc tu risques d'avoir du mal, tu comprends ? Non, pas vraiment apparemment puisque tu tires dessus dans ton sommeil, jusqu'à tout bazarder pour te retrouver à moitié enroulé, à moitié piégé dans la couette. Bon, c'est toujours ça de pris vu qu'apparemment, tu t'en contentes.

Puis quelqu'un frappe à la porte. Brusquement. Ça te prend du temps pour te réveiller mais quand tu reviens au monde réel, tu pousses un long soupir. Non mais ça va pas la tête ? Tambouriner sur ta porte comme ça ? Tu échappes un grognement peu engageant, roulant vers le bord de ton lit pour te relever. Mais pris dans la couette, tu te ramasses sur le plancher. Super. Voilà qui te mets encore plus de bonne humeur. Et l'autre qui continue à frapper à la porte... Bon sang, il veut que tu lui fasses bouffer le bois ou quoi ? Oui oui, tu es de mauvaise humeur. Mais comme toujours quand on te réveille brusquement. Enfin, tu sors plus ou moins vite de tes draps et tu descends à l'étage inférieur, t'approchant de ta porte en passant une main dans tes cheveux, coiffés en bataille. « Lyokha ? Lyokha, ouvre s'il te plaît !!! Je t'en prie ! » Tu fronces les sourcils. Oh mais tu connais cette voix, c'est Ramiel ! Ce qui ne te fait guère plus réagir en fait, vu que tu es encore un peu dans les vapes. Tu te demandes ce qui lui prend de s'attaquer à ta porte comme il le fait, tu as même envie de balancer une bêtise du genre 'quoi, t'as fait un cauchemar ?' Mais il n'en est rien. Tu arrives donc à ta porte et tu t'empresses de l'ouvrir. Faudrait quand même pas qu'il se fracasse les mains contre ou qu'il l'abîme. Oui, tu penses autant à la porte qu'à lui. Mais une fois de plus, on ne peut pas te blâmer, tu dormais particulièrement bien – depuis dix heures soit dit en passant – et on t'a réveillé. Alors oui, tu es un peu ronchon. Bref, tu ouvres la porte, et tu es un peu surpris quand il la referme derrière et te saute dans les bras en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Tu écarquilles les yeux, soudainement totalement éveillé. Il faut dire que c'est très inattendu comme réaction. Et doucement, tu comprends que quelque chose ne va pas. Mais vraiment pas. Tu n'as jamais vu Ramiel dans un tel état. Oui, il t'en fait des câlins mais là... Vu comme il s'accroche à toi... Tu fronces un peu les sourcils, refermant maladroitement tes bras dans son dos. Il respire comme un forcené, et puis son rythme cardiaque est plutôt affolé, il faut le dire. Mais que peut-il lui arriver pour qu'il soit aussi nerveux, aussi essoufflé aussi ? « M... Merci... Ne me laisse pas... Repartir, s'il te plaît... » Tu hoches un peu la tête, commençant sérieusement à t'inquiéter. C'est très étrange ce qui se passe là. Il tremble entre tes bras mais tu le gardes contre toi, t'efforçant de le soutenir. Tu te retiens d'ailleurs de poser bien des questions, mais le choc t'en coupe l'envie. Qu'est-ce qui se passe ? Ou qu'est-ce qui s'est produit, pour qu'il soit dans un tel état ? Tu te poses bien des questions intérieurement. Pourquoi, comment, où, quand. Tu espères que ce n'est pas grand chose pour lui, mais son attitude te prouve le contraire. Et la surprise va en grandissant quand tu l'entends pleurer, quand tu sens ses larmes humidifier légèrement ta peau. Oh la la... Tu n'as aucune idée de ce qui se passe et tu te mords sérieusement la lèvre pour ne pas être tenté de lui demander ce qui lui arrive. S'il veut en parler, il en viendra de lui-même, tu sais que c'est inutile de le brusquer. Tu glisses donc une main dans ses cheveux, essayant d'être rassurant, présent pour lui aussi. « Tu ne vas nulle part, ne t'inquiète pas, je ne te laisse aller nulle part... » Murmures-tu à son attention, puisque c'est ce qui semble tant l'inquiéter. Tu hoches légèrement la tête, le gardant bien contre toi. C'est... Tu veux savoir ce qui s'est passé. Voir si tu peux y faire quelque chose. Améliorer la situation ou s'il n'y a plus rien à faire. Tu préférerais très honnêtement pouvoir arranger les choses pour lui, mais quelque chose te laisse penser que la situation est sans espoir d'amélioration. Et d'ailleurs, le motif de sa venue ne tarde pas à tomber. « Ils sont morts... J'étais aux écuries... J'ai rien vu venir... Si j'avais été là je... Ils seraient peut-être pas... Tous les quatre... Je... Et maintenant il n'y a plus que Sin et moi... On est les derniers... Lui est un loup... Pas moi... Et ils veulent que.. Que je... » Tu écarquilles un peu plus les yeux, prenant doucement compte de la situation. Ils sont morts. Tous les quatre. Il parle de... Tu fronces légèrement les sourcils ensuite, perplexe. Il n'y a pourtant eu aucune information à la tv ? Ou alors tu dormais quand le flash info est passé. Tu baisses doucement les yeux. Léandre, sa femme, leur fille... Tu réfléchis un instant mais finis par comprendre qui est cette quatrième personne. Adelina... Même si tu devrais te réjouir de cette perte, tu n'y arrives même pas. Tu te contentes de fixer un point dans le vague, gardant Ramiel bien contre toi. Ramiel qui continue à pleurer, soit dit en passant. Ils veulent qu'il ? Qu'il monte sur le trône, évidemment. Il est le dernier descendant à pouvoir hériter du titre d'empereur. Tu déglutis difficilement, prenant un peu plus conscience de ce qui se passe. S'il devient empereur... Tu deviens... Rien du tout, pas vrai ? Tu te pinces un peu les lèvres, le gardant encore contre toi un instant. Ne pas y songer, pas encore.

Puis tu finis tout de même par te détacher de lui, au moins un peu, car vous ne pouvez pas rester indéfiniment ainsi. Alors doucement, tu te recules, glissant tes mains sur ses joues, encadrant son visage pour mieux plongé ton regard dans le sien, rougi par les larmes. Tu esquisses un sourire triste, parlant d'un ton doux, rassurant. « Calme-toi, juste essaye de respirer et calme-toi... » Tu sais que c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais s'il veut passer par-dessus cette crise de panique, il doit y mettre du sien, peu importe combien il souffre sur l'instant. « Suis-moi... » Souffles-tu, tandis que tu l'entraînes délicatement vers le sofa où tu l'incites à s'asseoir. Ceci fait, tu vas en vitesse chercher un verre d'eau que tu poses sur la table basse, avant de t'asseoir juste à côté de lui, lui faisant face. Tu attrapes ses mains dans les tiennes par réflexe, plongeant une fois de plus ton regard azuréen dans le sien. Tes yeux brillent d'inquiétude, vraiment. Pourtant, tu ne trouves pas les mots justes. Les mots que tu devrais dire. Tu as connu de nombreuses pertes toi aussi, mais c'est plus difficile quand cela touche quelqu'un qui nous est cher apparemment... « Écoute je sais ce que tu traverses et je sais à quel point c'est dur, crois-moi... Mais il faut que tu... Essayes juste de respirer normalement. Calme-toi et après on en parlera si c'est ce que tu veux. Mais là j'ai besoin que tu respires... » Tu es terriblement doux et protecteur sur l'instant. Loin du vampire qu'il a connu il y a trois ans. Mais tu veux l'aider, vraiment, autant que possible, même s'il n'y a malheureusement pas grand chose à faire à part l'aider dans son deuil. Quatre membres de sa famille d'un coup... C'est tout de même dur, tu dois le reconnaître. Mais s'il est assez fort, il passera à travers. Tu es passé à travers. Tu passes une main dans ses cheveux, avec toute la tendresse qu'il peut te connaître. Hé non, tu n'es pas qu'un monstre sanguinaire, tu sais être tellement plus humain avec ceux que tu aimes... Avec lui notamment. Il se calme peu à peu, et un doux sourire illumine tes traits alors que tu lui portes toute l'attention du monde. Tu veux qu'il sache que tu es là pour lui, quoi qu'il arrive. « Les décisions viendront plus tard, ce n'est pas vraiment le moment et tu le sais mieux que quiconque... Tu sais que tu es ici chez toi et que je ne compte pas t'abandonner, quoi qu'il arrive, je t'ai promis que je serai toujours là. » Mais doucement, en plus de la compassion, l'inquiétude se fait une place dans ton esprit. De comprendre la situation. De savoir que, s'il prend le trône, tu seras mis sur le banc de touche au profit d'une jeune humaine pouvant lui donner au moins un fils. Mais pas seulement, aussi parce que tu es un vampire. Un criminel... Tu ne veux pas trop y penser, mais l'idée se fait de plus en plus pressante dans ta tête, et ça te fait peur, oui. Tu as peur de le perdre. Mais tu ne peux pas penser à tes propres maux tant que tu n'as pas pansé les siens. Alors tu viens lui voler un baiser brièvement, gardant ton front contre le sien, une main contre sa joue. « Je serai toujours là. » Murmures-tu à nouveau. Toujours oui. Même si tu te doutes qu'à l'avenir les choses deviennent bien plus compliquées...

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel   Sam 6 Sep - 14:16

Il est là, il t'a ouvert. Alors tu lui sautes dans les bras, tout tremblant. Peu importe qu'il soit grognon parce que tu viens de le réveiller, tu as besoin de lui, de ses bras dans ton dos, de son corps contre le tien. Qu'il ne te laisse pas partir, qu'il empêche les autres de vous séparer... Tu pleures dans ses bras, toute la pression retombant d'un coup. Tu t'autorises enfin à te lâcher, loin du regard des autres, loin de ceux qui se permettraient de te juger. Tu pleures la mort de ta famille. Tu pleures ce que tu viens de perdre et ce que tu perdras à l'avenir. Tu te colles à lui ne voulant plus bouger, ne voulant plus qu'il te lâche, plus jamais. « Tu ne vas nulle part, ne t'inquiète pas, je ne te laisse aller nulle part... » Ses mots t'arrachent un triste sourire... Tu voudrais le remercier, lui dire combien tu lui en es reconnaissant, combien tu l'aimes, mais les mots ne veulent pas venir alors tu te tais, te collant juste plus contre lui. Le pauvre quand même, il ne doit rien comprendre à ce qu'il se passe, à ce qu'il t'arrive. C'est vrai que tout le onde s'est arrangé pour garder le secret sur ce qu'il s'est passé au palais. Ils attendent d'avoir une bonne nouvelle à annoncer, ou n'importe quoi qui pourrait rendre la nouvelle moins tragique. Tu les connais, tu sais comment ils fonctionnent au palais même si tu n'as pas été formé à la politique. Mais, très sincèrement, tu doutes qu'ils trouvent une quelconque bonne nouvelle. Mais Lyokha doit savoir, il doit comprendre pourquoi tu te sens si mal. Alors tu essayes de parler, d'expliquer. Tes mots se font hésitants, difficiles à prononcer entre ton souffle que tu n'as pas encore repris et ces larmes qui coulent encore sur tes joues. Ils sont morts. Tous les quatre. Et à cause de cela, tu es le seul héritier au trône, le seul qui puisse reprendre les rênes et c'est tout sauf que ce que tu veux...

Il finit par se reculer un petit peu et si tu as lus que tout envie de rester contre lui, tu le laisses faire. Ses mains glissant sur tes joues te font frissonner tandis que tu plonges dans son regard d'azur. Te calmer... C'est plus facile à dire qu'à faire, mais tu essayes, suivant ses conseils. Tu fermes un peu les yeux, te forçant à prendre de profondes inspirations, essayant de retrouver ton calme. Mais pour l'instant, cela ne fonctionne pas. Tu pleures toujours, tu trembles tout autant. Alors tu le suis jusqu'au sofa, t'y asseyant, posant tes mains sur tes bras, recroquevillé sur toi-même. Lorsqu'il revient avec un verre d'eau, tu esquisses un tendre sourire. Pourtant, tu ne touches pas au verre d'eau, le laissant plutôt s'emparer de tes mains, te laissant une nouvelle fois absorber par son magnifique regard, celui que tu aimes tant... Tu vois qu'il est inquiet, tu voudrais tant le rassurer, lui dire que cela passera, mais tu as tellement peur de la suite que tu en es incapable. Il sait ce que tu traverses ? Sûrement, mais pour le moment la douleur est tellement vive que tu as du mal à y croire. Tu as tellement mal... Il a besoin que tu respires, que tu te calmes... Alors tu fermes les yeux, essayant d'obéir. Inspirer, expirer. Lentement, tranquillement. Il ne faut pas que tu songes à tout ce qu'il s'est passé, à tout ce qui t'attend. Il ne faut vraiment pas. Alors tu essayes, pour lui. Parce que c'est lui qui te le demande. Lui qui passe une main dans tes cheveux bruns, avec cette tendresse que tu lui connais. Peu importe les avis négatifs qu'on t'a donné sur lui, tu es heureux d'être passé au travers, tu es heureux d'être avec lui aujourd'hui, malgré vos débuts difficiles. Tu l'aimes tant... Doucement, ton rythme cardiaque redescend, ta respiration se fait plus mesurée, plus contrôlée. Alors tu rouvres les yeux, lentement. Et lorsque tu vois son doux sourire, un autre vient étirer tes lèvres...

-Merci...

C'est tout ce que tu arrives à dire, c'est tout ce qui s'échappe d'entre tes lèvres. Merci. D'être là, de te rassurer, de t'aimer comme il le fait. Merci. Sans plus réfléchir, tu lui voles un doux baiser, espérant qu'il ressentira tout ce que tu veux faire passer : de la reconnaissance et de l'amour à n'en plus finir. Puis il t'explique que les décisions viendront plus tard, que ce n'est pas le moment. Tu baisses alors les yeux... Non, ce n'est pas le moment de prendre des décisions mais tu sais que, vu l'importance de la situation, on ne te laissera pas le temps de réfléchir. Il faut que tu montes sur le trône, c'est ce que tous attendent de toi. Oui, tu sais que son appartement est le tien, qu'il sera toujours là, mais... Cela risque de ne bientôt plus pouvoir être le cas, si les événements se déroulent comme cela semble écrit. Tu ne veux pas de ces décisions, tu ne veux pas qu'on décide à ta place. Tu ne te sens pas capable de survivre à ces chaînes auxquelles tu as toujours réussi à échapper. Et, surtout, tu ne veux pas le perdre. Vous avez eu du mal à former votre couple mais aujourd'hui tout est parfait, tu l'aimes, sincèrement, profondément. Tu ne veux pas le perdre... Ce baiser qu'il te vole ne parvient pas à te rendre le sourire mais tu relèves tout de même le regard lorsque vous vous retrouvez front contre front. Il sera toujours là ? Tu te mordilles la lèvre...

-Lyokha... souffles-tu contre ses lèvres.

Tu n'en dis pas plus, venant plutôt l'embrasser. Et tandis qu'il te répond, tu fermes les yeux, glissant une main dans ses doux cheveux blonds, l'autre dans son dos pour l'attirer contre toi. Tu as tant besoin de lui, peut-être plus encore qu'il ne peut l'imaginer. Tu l'aimes, et c'est ainsi que tu le lui prouves : dans un baiser aussi doux que passionné. Tu te sens tellement bien avec lui, comme apaisé, protégé de tout. Ce n'est certes qu'une illusion mais c'est tellement agréable de se laisser bercer et de juste profiter de vos instants d'intimité que tu n'as plus envie d'ouvrir les yeux. Tu l'aimes. Mais il te faut bien respirer, et c'est donc à contre-cœur que tu te recules doucement, lentement. Tu rouvres alors les yeux, l'observant tendrement, avant de te mordiller la lèvre inférieure. Tu lui voles un nouveau baiser puis te recule, t'empares du verre d'eau et le vide en quelques gorgées. Puis tu glisses une mains dans tes cheveux, nerveux. Oui oui, nerveux, à nouveau.

-Ils ne vont pas me laisser le choix... Ce n'est peut-être pas le moment de prendre des décisions mais je ne peux pas ne rien faire... Ils veulent que je monte sur le trône mais... Je ne suis pas... Je ne suis pas fait pour ça, je ne peux pas assumer une telle responsabilité... Tu peux le comprendre, hein ?

C'est à cet instant que ta montre s'active, laissant apparaître un hologramme. Lorsque cet outil agit ainsi, c'est qu'il s'agit d'un flash info de la plus haute importance. Tu sais de quoi il s'agit, tu n'as pas besoin de l'entendre, tu ne veux même pas qu'on te rappelle cela. Mais tu n'as pas d'autre choix que de rester là et attendre que le message se termine. Tu sais que, quelque part sur l'océan, Sin va voir ce flash lui aussi. Tu sais qu'il a griller tout son forfait pour t'appeler, te demander des explications et te disputer parce que tu ne l'as pas mis au courant. Mais peut-on vraiment te blâmer de ne pas avoir eu la tête à le lui dire ? Cela reste discutable... « Ici en direct du palais impérial pour de nouvelles informations. On vient d'apprendre que, en début d'après-midi, avait eu un attentat suicide au sein même du bâtiment. Le terroriste a quatre victimes à son actif dont l'empereur, sa femme et sa fille unique. La police est actuellement sur place pour déterminer à quelle fraction appartenait l'assassin. Nous sommes aussi sans nouvelles du dernier héritier au trône, Ramiel Tudor... » C'est sur cette dernière phrase que l'hologramme perd de sa netteté, avant de disparaître en laissant deviner qu'un numéro a été mis en place si jamais qui que ce soit avec une information concernant ce qu'il s'est passé au palais ou si on t'a vu. Tu te mords alors violemment la lèvre. À tout moment, quelqu'un peut appeler pour dire qu'il t'a vu te réfugier ici. Tu ne veux pas qu'on te ramène au palais impérial, pas encore, pas tant que tout ne se sera pas calmé, pas tant que... Tu ne veux pas y retourner. C'est alors qu'une idée insensée, qui t'avait déjà effleuré l'esprit plusieurs fois en sa présence, franchit la barrière de tes lèvres.

-Et si on prenait la fuite ? Quelque part où on pourrait être tranquille, sans la moindre pression sur les épaules ? S'il te plaît, Lyokha, je ne veux pas, je ne peux pas vivre ça...

Tu ne peux pas vivre le trône, les responsabilités. C'est trop dur, trop pour toi, à tes yeux. Tu ne t'imagines même pas à cette place, c'était tellement impossible, improbable. Et maintenant, tu tombes de haut en voyant que tu t'étais trompé sur toute la ligne. Et à ton plus grand désespoir, Lyokha ne te soutient pas totalement dans ton idée. Il aime ton idée, oui tu t'en doutes. Mais il faut que ce soit mûrement réfléchi ? Mais c'est mûrement réfléchi ! Tu ne peux pas être empereur ! Et c'est là qu'il place une petite réflexion qui te fait baisser les yeux. Tu ne peux pas abandonner les humains comme cela. Tu ne peux pas... Tu baisses les yeux, un nouveau poids venant se déposer sur ton cœur. Il a raison, le peuple a besoin d'être guidé. Depuis qu'Anarkia est habitée, les humains ont toujours eu un empereur, ta famille les guide depuis presque tout ce temps. Les Tudor ont toujours été de bons empereurs, tu le sais parfaitement bien. Mais, puisqu'il a soulevé le problème, il te faut bien lui répondre...

-Je... Les humains ont besoin d'être dirigés par quelqu'un qui saura les écouter, qui saura prendre les bonnes décisions... Je sais écouter mais je peine à prendre les bonnes décisions quand elles me concernent, comment pourrais-je faire mieux pour tout un peuple ? Je n'en suis pas capable, je ne suis pas taillé pour ce rôle... Je ne ferais que causer des problèmes, je n'ai pas été formé à la politique non plus... Je ne suis pas Léandre, je ne suis pas un de mes ancêtres non plus... Je ne suis que Ramiel et... De plus...

Tu fais une pause, ton regard luisant d'une nouvelle tristesse. L'un comme l'autre, vous savez ce que cela signifie. Être empereur a de nombreuses contraintes. Tu devras te trouver une femme, avoir un enfant d'elle, un garçon de préférence, qui pourra plus tard monter sur le trône... Ce qui veut dire : adieu Lyokha. Jamais on acceptera que tu sois en couple avec un homme, un vampire de surcroît, un criminel pour couronner le tout. Jamais, c'est impossible. Ce cher Léandre a déjà chamboulé les lois en autorisant une femme à gouverner, tu ne pourras pas aller plus loin peu importe combien tu le voudrais. Accepter le trône, c'est donc...

-Je te perdrais si j'acceptais... On ne pourrait plus être ensemble, ce ne serait plus autorisé... Il faudrait que je me marie avec une femme, que je... Tu n'aurais pas ta place au palais, on ne l'autoriserait pas... Et je ne veux pas te quitter, Lyokha... Je ne veux pas te perdre... Je t'aime...

Ta voix s'est faite murmure sur la fin. Le perdre. Ce n'est même pas envisageable. Et ce n'est pas uniquement par égoïsme, non. Certes, tu as besoin de lui, de son amour, de sa présence, mais tu as aussi besoin de le savoir heureux, de le voir sourire sincèrement. Si tu n'es plus là, comment le vivra-t-il ? Il a remonté la pente en trois ans, il va mieux aujourd'hui, tu l'as aidé de ton mieux ! Et tu as bien compris que c'est la mort de ton père qui l'avait envoyé au fond du gouffre... Si toi aussi, tu venais à l'abandonner, que se passerait-il ? Tu ne veux pas le rendre malheureux, tu ne le supporterais pas. Vraiment pas. Tu l'aimes trop pour prendre une décision qui le blesserait, au mépris de tout ce qu'on pourrait qualifier de raisonnable...

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel   Dim 7 Sep - 19:54

« Merci... » Et c'est peu d'avouer que la reconnaissance n'a aucune importance face à ce qui se déroule sous tes yeux. Tout ce qui compte, c'est qu'il aille mieux. Toi, tu es bien secondaire dans cette histoire. Tout ce que tu veux, c'est qu'il se calme, et c'est bien ce qu'il finit par faire, allant jusqu'à te voler un baiser. Tu lui offres un maigre sourire car à tes yeux, la situation est loin de se prêter à des effusions de joie. Alors tu te contentes d'un peu de ta tendresse en lui volant un baiser à ton tour, posant ton front contre le sien. Tu seras toujours là. Toujours. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il dise, quoi qu'il se passe. Même dans l'ombre, même si vous devez fuir, vous cacher, tu seras là pour lui, tu lui as promis et les dieux savent que ta parole, quand elle est sincère, n'est que rarement compromise. Puis, ce n'est pas uniquement une promesse faite à sa personne. C'est une promesse que tu t'es fait à toi aussi. Tu n'as pas été capable de protéger son père comme tu l'aurais voulu. Et il est hors de question que la même erreur se reproduise avec son fils. Tu ne veux pas, tu ne peux pas te permettre de reproduire le même schéma. Aleks est certes mort, les conditions sont bien différentes et Ramiel ne craint pas autant de problèmes venant de ta famille mais... Tu ne te sens pas de le perdre lui, après avoir perdu son père. Une fois c'était déjà trop. Alors deux ? Tu ne veux même pas l'imaginer. « Lyokha... » Un souffle contre tes lèvres, un doux sourire qui illumine ton visage, puis il t'embrasse. Avec amour. Il y a quelque chose de reconnaissant aussi, dans ce baiser. Mais toi, tu te contentes de lui répondre avec ta passion habituelle. Quelque chose qui signifie que tu seras là pour lui, quoi qu'il advienne de vous. Tu es prêt à bien des sacrifices pour lui, même s'il ne peut pas en prendre pleinement conscience encore. Tu le sens un peu désespéré, mais tu le soutiens. Parce que tu es là pour ça, après tout. Là pour lui, quoi qu'il se passe, dans les bons comme dans les mauvais moments, pas vrai ? Tu frissonnes un peu en sentant ses mains, une dans tes cheveux désordonnés, l'autre dans ton dos. Tu profites de ce moment aussi précieux que bref, mais tu le laisses se reculer lorsqu'il le veut. Il attrape le verre d'eau, le vide, tu l'observes en silence, prêt à l'écouter, quoi qu'il ait à dire. Mais à nouveau, il a l'air nerveux, et tu laisses échapper un discret soupir. Tu dois te montrer compréhensif, et tu fais de ton mieux, sincèrement. Tu veux juste qu'il se calme un peu, aucune décision ne peut être prise en précipitant. « Ils ne vont pas me laisser le choix... Ce n'est peut-être pas le moment de prendre des décisions mais je ne peux pas ne rien faire... Ils veulent que je monte sur le trône mais... Je ne suis pas... Je ne suis pas fait pour ça, je ne peux pas assumer une telle responsabilité... Tu peux le comprendre, hein ? » Tu hoches doucement la tête, te contentant de gestes et non de mots. Que pourrais-tu dire de toute façon ? Il ne veut pas monter sur le trône. Il ne veut pas de ces responsabilités, il ne veut pas prendre les décisions pour une nation. Tu aimerais lui dire que l'empereur est conseillé, entouré. Qu'il a cela dans le sang, malgré lui. Mais tu n'ajoutes rien.

Et de toute façon, sa montre coupe court à tout envie d'argumenter quand un flash info se présente. Ah. C'est donc l'annonce officielle. Tu écoutes les propos du reporter plutôt distraitement, plus occupé à observer le jeune homme qui ne semble pas bien. Normal d'un côté, on lui rabâche ce qu'il essaye d'atténuer dans son esprit, on appuie sur le bleu, on remue douloureusement le couteau dans la plaie. Une de tes mains vient chercher une des siennes et tu lies tes doigts aux siens, rien que pour garder le contact, pour lui signifier que tu es toujours là et que tu vas l'aider, peu importe ce qu'il a à traverser. Alors c'est ainsi, ils vont lancer des gens à sa recherche ? Au moins, tu es sûr qu'ils ne viendront pas le chercher ici. Sauf si Sindbad le balance. Tu sais pour ta part que aucun de ceux qui sont au courant de ta famille, n'irait donner une quelconque information vous concernant. « Et si on prenait la fuite ? Quelque part où on pourrait être tranquille, sans la moindre pression sur les épaules ? S'il te plaît, Lyokha, je ne veux pas, je ne peux pas vivre ça... » Tu esquisses un sourire sincère, arquant légèrement les sourcils. Parce que non, tu ne t'y attendais pas vraiment. Et si cette idée t'enchante, il y a pourtant une partie raisonnable en toi qui dit que vous ne pouvez pas vous permettre une telle folie. Tu glisses une main dans ses cheveux, t'efforçant d'être réaliste, malgré cette envie de lui dire oui et de partir dès maintenant. « Ramiel, tu sais que ça me plairait. Tu sais que j'irai n'importe où avec toi. Mais ce n'est pas une décision à prendre à la légère, ce doit être mûrement réfléchi... Et tu sais aussi que tu ne peux pas abandonner les humains ainsi... » Et où est-il, le Lyokha égoïste qui aurait dit oui sans réfléchir un instant de plus ? Loin. Il s'est perdu en route, en trois ans aux côtés du jeune Tudor. Il s'en est allé, et ce n'est pas plus mal. Mais oui, tu meurs d'envie de t'enfuir avec lui. Mais est-ce la bonne solution ? C'est bien rare, quand tu doutes ainsi. Pour un fois, tu cherches juste à te montrer juste vis à vis de tout le monde, de lui, de toi, de son peuple. Qu'il n'ait pas de regret, qu'il ne vienne pas te reprocher les choses après coup, aussi. Tu veux le soutenir quelque soit sa décision parce que quelque part, c'est ça l'amour, non ? Aussi. « Je... Les humains ont besoin d'être dirigés par quelqu'un qui saura les écouter, qui saura prendre les bonnes décisions... Je sais écouter mais je peine à prendre les bonnes décisions quand elles me concernent, comment pourrais-je faire mieux pour tout un peuple ? Je n'en suis pas capable, je ne suis pas taillé pour ce rôle... Je ne ferais que causer des problèmes, je n'ai pas été formé à la politique non plus... Je ne suis pas Léandre, je ne suis pas un de mes ancêtres non plus... Je ne suis que Ramiel et... De plus... » Tu te mords un peu la lèvre. Tu aimerais tellement le rassurer. Lui dire que malgré lui, il est fait pour ça. Que c'est dans ses veines, que c'est purement génétique. Tu as compris au fil des jours à quel point il est quelqu'un de bien, de juste. Il ne se reconnaît pas comme toi, tu peux le reconnaître pour ce qu'il est. Une nouvelle fois tu ne dis rien, attendant juste qu'il poursuive sa phrase, silencieux. Tu redoutes le point qu'il va aborder. Mais il n'a pas besoin d'ouvrir la bouche que tu sais déjà ce qu'il va dire. Tu t'y prépares juste mentalement, au moins un peu. « Je te perdrais si j'acceptais... On ne pourrait plus être ensemble, ce ne serait plus autorisé... Il faudrait que je me marie avec une femme, que je... Tu n'aurais pas ta place au palais, on ne l'autoriserait pas... Et je ne veux pas te quitter, Lyokha... Je ne veux pas te perdre... Je t'aime... » Tu baisses un peu les yeux. Car tu as beau le savoir, la vérité est toujours dure à entendre. À comprendre. Il n'a pas tort, s'il accepte, on attend de lui qu'il entretienne une relation avec une femme. Qu'il se marie dans le protocole. Puis qu'il ait des enfants, au moins un garçon pour hériter du trône. Qu'il représente la famille modèle. Et non pas qu'il ait pour amant un vampire connu pour ses méfaits, un homme de surcroît qui ne peut lui apporter rien de plus que de l'amour. Tu ne sais pas si tu es capable de traverser ça. De le regarder s'éloigner en sachant pertinemment que tu lui as donné le feu vert. Tu ne sais pas si tu es prêt à le perdre, mais pas comme son père non, le perdre de ton grès, de le voir monter sur le trône aux côtés d'une femme qu'il n'aimera peut-être pas. Tu ne veux pas qu'il souffre de ton absence comme toi, tu ne veux pas souffrir de la sienne. Doucement, à peser le pour et le contre, il semblerait que tes résolutions s'envolent. « Je t'aime aussi Ramiel. Je t'aime tellement... » Un murmure. Tu serres un peu les dents, inspirant profondément. Tu as soudainement l'impression que votre existence se joue là, maintenant, en quelques mots. C'est aussi excitant que grisant comme sensation. Ta main glisse sur sa joue, jusqu'à son menton et tu viens lui voler un baiser. Puis tu récupères son verre et tu le relèves, allant machinalement le déposer dans l'évier. Tu ne le regardes plus, tu te contentes de laver le récipient en silence avant de le sécher et de le ranger. Tu n'es pas tellement maniaque, et même si ta décision est déjà prise depuis longtemps, tu aimes te dire que tu y auras réfléchi au moins un peu.

Un soupir t'échappe et tu poses donc le torchon, revenant finalement te planter non loin de lui, terriblement neutre. Un léger sourire amer flotte sur tes lèvres tandis que tu baisses les yeux. Comme si tu allais lui annoncer une sale nouvelle, une autre. « Écoute je... » Un autre soupir t'échappe et finalement, tu te laisses tomber doucement à genoux devant lui qui demeure assis, attrapant une fois de plus ses mains dans les tiennes. Puis tu plonges ton regard azuréen dans le sien, avant d'échapper un léger rire et de retrouver ton large sourire sincère. « Bien sûr que je prends la fuite avec toi. Dès ce soir si tu veux. Je dois juste passer un coup de fil ou deux pour arranger  le trajet et les quelques affaires que je ne pourrais plus traiter sur place mais... On part ce soir, sans faute. » Et sans plus attendre, tu glisses tes mains sur sa nuque et tu l'attires doucement à toi, l'embrassant avec passion. La voilà, ta réponse. Tu veux partir avec lui. Et tu as une petite idée d'où aller. Un paradis à Anarkia où personne ne viendra le chercher. Un endroit calme où vous pourrez rester le temps qu'il faudra, loin des capitales, loin des obligations. Tu restes pendu à ses lèvres un instant, autant que permis du moins, mais tu sais qu'il a besoin d'air alors tu finis par le relâcher pour te contenter de lui voler un baiser. « Tu me fais confiance pour la destination ? » Un doux sourire étire tes lèvres alors que tu glisses ton index contre les siennes, le dissuadant de poser toute question sur le où ou le comment. Tu t'occupes de tout. Tu peux gérer ça, tu es loin de manquer de ressources en bon Volkov que tu es. Ta famille n'est pas l'une des plus fortunées de ce monde pour rien, même si on passera les détails du pourquoi du comment. Tu te redresses donc et tu vas choper ton portable, composant un premier numéro qui n'est autre que celui de Hänz qui décroche bien vite. Tu lui expliques plus ou moins la situation, te passant de mentionner le jeune Ramiel que tu décris comme un ami t'accompagnant, sans citer de nom. Il n'a pas besoin de savoir, même si ce n'est pas lui qui irait balancer le jeune Tudor, oh que non. Hänz est plutôt de ceux qui doivent jubiler à l'idée d'un déclin de l'empire. Tu lui fais comprendre que tu as besoin d'un jet pour ce soir, et d'un pilote accessoirement car l'idée, ce n'est pas de se crasher au milieu de l'océan. Il ne pose pas plus de question que cela et te confirme que c'est un plaisir de te rendre ce service, tu le remercies une fois de plus et la conversation s'arrête là. C'est avec Lucky que cela risque d'être plus long. Elle décroche tout aussi vite que ton autre ami vampire mais elle, se montre bien plus curieuse. Elle comprend bien vite qu'il s'agit de Ramiel mais tu ne pouvais lui cacher, et de toute façon, tu sais que ça ne craint rien. Elle est un peu triste de te laisser partir là-bas, mais c'est toujours comme ça avec elle, triste pour le moindre départ, même si c'est pour revenir une semaine plus tard. Ce qui ne t'empêche pas de sourire devant ses petites attentions, et puisqu'elle le propose, tu acceptes, lui demandant de déposer bien deux valises de vêtements à l'aéroport privé ce soir. La connaissant, elle va se régaler à faire chauffer ton compte en banque, mais ça n'a aucune importance à tes yeux. Et tu sais aussi que de deux valises, vous allez passer à quatre mais... Qu'importe, au moins, Ramiel aura de quoi s'habiller. Elle semble heureuse de sa tache et raccroche à son tour, toi, tu souris un peu plus et tu reposes ton portable. « Et voilà qui est réglé. Le jet nous attend ce soir à 20 heures à l'aéroport privé d'un bon ami. » Tu n'en dis pas plus. Juste qu'il ne se fasse pas de soucis pour être repéré ou pas, et si ça l'inquiète, il pourra toujours se la jouer grande célébrité – ce qu'il est, au passage – avec une casquette et des lunettes de soleil. Tu t'avances un peu vers lui, réfléchissant. Toi, tu as pas mal de choses à faire. Lui en revanche... Il peut se reposer. Ce serait même conseillé. « Bon, vu que ma vie prend encore un autre tournant là maintenant, j'ai quelques trucs à faire. Comme préparer mes bagages, prendre une douche aussi, arrêter de t'embrasser pour ne plus perdre de temps et... Tu devrais en profiter pour te reposer un peu je pense. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je t'en prie, si tu veux dormir tu sais où est ma chambre et... En fait tu fais comme chez toi. » Tu viens planter un baiser sur ses lèvres et tu te détournes rapidement de lui, montant deux à deux les marches pour l'étage. Ce n'est pas que, mais toi, tu as des bagages à préparer. Tu te rends compte un peu, des sacrifices que tu fais pour lui ? Si ce n'est pas de l'amour, alors qu'est-ce, qu'on te l'explique. Mais tu te sens prêt à tout pour Ramiel, tout jusqu'à te perdre, jusqu'à tomber, comme tu es tombé après avoir perdu son père. Tu gagnes le dressing, sors les sacs et valise et entreprends de remplir le tout, tout en restant attentif au moindre bruit de pas qui se ferait entendre à l'entrée de la pièce.

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Mirza
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MessageSujet: Re: The moment to live and the moment to die, the moment to fight... | Lyo/Miel   Mar 9 Sep - 21:19

Tu sais que l'idée lui plaît, tu sais qu'il t'accompagnerait n'importe où si tu le demandais, ce que tu fais. Qu'espères-tu ? Qu'il te le confirme ? Oui, évidemment. À tes yeux, rester serait une erreur. Tu ne peux être empereur, ce serait la pire chose qu'il puisse arriver à l'empire. Tu te sous-estimes grandement, mais c'est ainsi, malheureusement. Il te faudra du temps pour comprendre que tu es tout à fait prêt à assumer cette responsabilité. Tu lui expliques ton point de vue, tes doutes, tes peurs... Et tu finis par celle qui vous touche tous les deux : votre séparation. Elle serait inévitable, si tu acceptais. Et cela, tu le refuses. Pour lui. Tu sais combien la perte de ton père a été douloureuse pour ce pauvre Lyokha, tu ne veux pas qu'il ait à revivre quelque chose y ressemblant, avec toi. Tu veux qu'il soit heureux, tu veux qu'il n'ait plus à subir de peines de cœur. Et s'il faut que tu restes éternellement avec lui, tu accepterais sans hésiter. Seulement, cette liberté, on te la ravira aussi si tu deviens l'empereur. Tu ne vois qu'une impasse face à toi. Un mur sur lequel tu vas foncer et te briser, sans la moindre chance de faire marche arrière. Alors qu'il accepte de partir avec toi, loin de tout cela, par pitié... Tu l'aimes tellement... Et tu sais que c'est réciproque, il n'a pas besoin de te le prouver. Il le fait pourtant, avec des mots, avec des gestes. Tu frissonnes lorsque sa main glisse sur ta joue jusqu'à ton menton, puis qu'il te vole un baiser. Tu as à peine le temps de fermer les yeux qu'il s'est déjà relevé, ton verre d'eau entre les mains. Tout se joue maintenant, avec une seule décision. Tout... Peut-être pas mais c'est à ce que tu penses, ce que tu crois. C'est à lui de décider ce qu'il veut faire, ce qu'il souhaite voir advenir de vous. Tu attends qu'il ait fini de laver et ranger le verre, l'observant du coin de l’œil. Puis il revient devant toi, yeux baissés. Ton rythme cardiaque accélère à nouveau, inquiet face à son air grave et son sourire amer. Tu te mordilles la lèvre, d'autant plus inquiet lorsque es soupirs s'enchaînent, qu'il semble hésiter... « Écoute je... » Il quoi ??? Ton regard se fait paniqué. Il veut quand même que tu accomplisses ce que les autres qualifient de devoir ???

-Tu quoi ??? fais-tu, terriblement inquiet.

Et là, il se met à genoux, attrapant tes mains dans les siennes. Ton cœur bat à nouveau rapidement, jusqu'à ce que son rire et son sourire te rassurent avant ses propos. Bien sûr qu'il prend la fuite avec toi. Et dès ce soir si c'est là ce que tu veux. Tu hoches vivement la tête, sans la moindre hésitation. Oui, que vous partiez ce soir ! Qu'il passe tous les coups de fil qu'il veut, tant que vous partez et que... Ah, oui, il a des affaires à régler ici, tu ne veux pas lui attirer de problèmes par ta faute. Alors tu ouvres la bouche dans l'espoir de lui demander si c'est bon pour lui, de tout plaquer pour fuir avec toi, mais il ne t'en laisse pas le temps, venant t'embrasser. Tant pis pour ta question, tu es plus occupé par ses lèvres, répondant à son baiser avec autant de passion, autant de fougue que possible. Qu'est-ce que tu l'aimes, ce vampire... Vous restez ainsi, dans cette position, jusqu'à ce qu'il se recule parce que tu commences à manquer d'air. Cela ne t'empêche pas de suivre le mouvement, peu désireux de le voir s'éloigner... Mais tu ne dis finalement pas non à une bonne bouffée d'air. Tu souris largement lorsqu'il vient te voler un baiser, lui en volant un en retour. Si tu lui fais confiance pour la destination ? Tu laisses échapper un léger rire, le regardant tandis qu'il laisse son index lisser sur tes lèvres...

-Est-ce que j'ai réellement le choix ?

Tu en doutes. Mais c'est mieux ainsi, si tu ignores votre destination, il y a de grandes chances pour que personne ne pense à aller t'y chercher. Sur ce, tu le laisses s'occuper du reste, préférant te laisser aller dans le sofa, écoutant d'une oreille distraite les conversations du blond au téléphone. Tu somnoles un peu, maintenant que toute la pression qui te tirait vers le bas s'est écroulée. Tu sens à nouveau la tristesse s'emparer de ton esprit, accompagnée d'une profonde fatigue. Tu as quasiment tout perdu il y a quelques heures, il est temps de l'accepter. Mais avant, il faut que tu te reposes, que tu dormes, que ton esprit puisse réorganiser toutes les dernières informations. Dans un état second, tu manques de sursauter lorsque Lyokha revient devant toi. Tes yeux qui s'étaient fermés, tu les rouvres brusquement lorsqu'il reprend la parole. Un jet vous attend ce soir à 20 heure ? Un sourire quelque peu amusé étire tes lèvres tandis que tu fais un effort pour te redresser dans le sofa.

-On ne se refuse rien, un jet privé hein... Je suis vraiment très curieux de savoir quelle est notre destination, Monsieur l'organisateur de notre fuite.

C'est un doux sourire amusé qui étire tes lèvres. Il faudrait peut-être dire Monsieur le kidnappeur mais tu retiens ce qualificatif. Il serait trop heureux que tu le dises. Alors tu te tais même si ton regard malicieux parle pour toi. Il enchaîne bien vite, t'expliquant que sa vie prend un nouveau tournant, ce qui te fait baisser les yeux. Tu ne voulais pas chambouler cette vie qu'il avait réussi à reconstruire, tu ne voulais pas qu'il perde tout ce qu'il avait récupéré. Mais encore une fois, tu n'as pas le temps de lui dire le fond de ta pensée puisqu'il enchaîne. Il doit arrêter de t'embrasser pour ne plus perdre de temps... Toi tu aimes qu'il perde du temps ainsi. Tu aimes quand il est proche de toi, quand vos lèvres sont scellées. Mais ce n'est peut-être pas le moment. Il a raison, tu dois te reposer. Et tu t'en rends d'autant plus compte lorsque tu n'as pas le temps de l'attraper pour l'empêcher de se sauver après t'avoir volé un nouveau baiser. Quel sale gosse... Enfin, tant pis, il va le regretter. Sitôt sorti du salon, tu te relèves et prends le chemin menant jusqu'au dressing, prenant soin de ne pas faire le moindre bruit en marchant. Tu retires même tes chaussures afin de mieux le surprendre. La porte est restée ouverte, cela te facilite la tâche et si tu sais qu'il te repère à l'odeur de ton sang... Cela ne t'empêche pas de lui sauter sur le dos sitôt entré dans le dressing. Tes lèvres viennent se déposer dans son cou, tes mans glissant plutôt sur son torse.

-Je vais me reposer alors, sale gosse... Mais ne t'habille pas trop Lyokha, tu es tellement mieux torse-nu... Voir avec rien sur le dos... En attendant, si monsieur trouve du temps et me pardonne de l'arracher à son quotidien... Tu me retrouveras dans ta chambre ?

C'est une invitation, purement et simplement. Une invitation à le faire venir avec toi, dans son lit. Peut-être pour quelques folies, peut-être pour être un peu plus rassuré en sa présence, tu ne saurais le dire exactement. Mais tu as besoin de lui, quoi qu'il en soit. Tu as aussi besoin qu'il te pardonne ce départ précipité, ce chamboulement que tu provoques dans son existence, peut-être pas de la meilleure manière cette fois... Toujours est-il que tu lui embrasses le cou un nouvelle fuis, puis encore, avant de le décoiffer puis de le lâcher. Tu lui souffles un baiser en sortant de la pièce, te trouvant ridicule, et file dans sa chambre. Tu te laisses tomber sur le matelas et... T'endort comme une masse. Oui oui. Très romantique, Ramiel.

~~~ Quelques heures plus tard. ~~~

Vous voici arrivés sur place. Tu as laissé tomber tes lunettes de soleil ridicules en pleine nuit et ton manteau à capuche masquant ton visage. Le voyage s'est bien passé, pour toi en tout cas. Tu n'as pas cessé de vanner ce pauvre Lyokha sur tous les sujets possibles. Enfin, il a l'habitude avec toi, quand tu es de bonne humeur tu aimes plaisanter. Ou embêter les autres. Et puis, il y a embêter et embêter, n'est-ce pas ? Il ne pourra pas dire que les baisers échangés l'ont dérangé. Bref. À présent que le jet est repart après vous avoir déposé dans le "jardin", tu regardes la demeure illuminée. Tu regardes la piscine extérieure, les grandes baies vitrées, les dalles blanches au sol... Rien que depuis l'extérieur, tu vois qu'il ne s'agit pas de la petite cabane au bord de la mer mais bel et bien une magnifique villa très confortable. Ton regard noir est grand ouvert sur toutes ces choses nouvelles. C'est réellement superbe. Tellement que tu sautes à nouveau sur le blond pour l'embrasser à pleine bouche. Ce baiser, c'est de l'amour à l'état pur, de l'excitation aussi, un peu. Tu es heureux de cette surprise. Perdus au milieu de la mer, sur une île privée... Tu en oublies déjà tout ce que vous avez laissé derrière vous...

-C'est... Magnifique... Je ne m'attendais vraiment pas à ça...

Pour ne pas dire que tu ne t'y attendais pas du tout. C'est assez ironique d'un côté, tu sais qu'il n'aime pas ceux des hautes sphères mais il fait parti des familles les plus riches de la planète... Curieux paradoxe. Enfin, tant pis. Quelque chose de bien plus simple aurait tout aussi bien pu faire l'affaire mais puisqu'il a choisi cet endroit... Alors vous y vivrez loin du monde. Y vivre... Tu fronces un peu les sourcils, une brève seconde. Tu n'es pas sûr de lui suffire question repas. Oui oui, c'est bel et bien la seule question qui t'effleure l'esprit. Mais il a dû prévoir ce point. Oui, il a dû. Alors tu reviens lui voler un baiser avant de le décoiffer.

-Allez, explique-moi. Où est-ce qu'on est exactement ? Quelles sont les règles ? Et, surtout... Qu'est-ce que tu as prévu pour qu'on s'occupe ?

Oh, Ramiel, on connaît ce regard malicieux. L'empire te semble déjà à des années lumières de là, tu es pleinement concentré sur ton amant. Vous êtes loin de Cinis Luna, tu le sais à la position des étoiles. Cela suffit pour que tu puisses tout laisser de côté. Vous êtes, a priori, seuls et tu comptes bien en profiter pleinement. Un séjour de durée indéterminée, en amoureux... Presque une lune de miel... Une lune de miel...

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