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 Scene of the crime (Lyokhael)

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Kenrick G. Haynes
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Scene of the crime (Lyokhael)   Ven 25 Juil - 17:38


Les notes qui s'enchaînent sous tes doigts, le silence presque religieux de la salle, tous les regards tournées vers toi. Tu as l'habitude de ce genre de situation, si le toit de l'opéra de Leporem venait à exploser tu n'es pas sûr de réagir tellement tu es concentré, perdu dans ta partition. Voilà un moment que tu avais prévu cette représentation, même si tu n'as guère travaillé tes morceaux. Voilà six siècles que tu pratiques quotidiennement ta musique, que tu perfectionnes ton art, jour après jour, morceau après morceau. Qui es-tu donc ? Tu es celui qu'on surnomme affectueusement le Roi du piano, Samael Tudor de ton nom de naissance. Un vampire qui ne compte plus ses anniversaires depuis bien sa première mort. Le temps s'est arrêté pour toi, alors à quoi bon s'y intéresser. Les mortels doivent y prêter attention, ce n'est plus ton cas. Tu es hors du temps, perdu entre le passé que tu ne retrouveras et un futur en lequel tu ne crois pas. Alors tu vis l'instant présent, sans en demander plus. Tu existes, tu t'occupes, tu te rends utile ou tu fais rêver les autres en enchaînant les notes. Tu les emmènes avec toi pour suivre les cours d'eau. Vous commencez là où l'eau tombe, la pluie. Puis c'est l'infiltration dans le sol, les rivières souterraines, le long parcours tranquille jusqu'à la source. Puis l'eau regagne la surface en un petit cours d'eau qui se transforme en rivière agitée, avec ses rapides, ses cascades. Ensuite elle redevient fleuve calme, jusqu'à gagner l'océan. Lorsque ce n'est pas l'eau que tu suis de ta musique, ce sont les tempêtes de l'automne sur les plaines de Cinis Luna, les courses des caducas enflammant les moissons, les prairies et les forêts sur leur passage, le vol des sequors, les slurps se dorant au soleil... Tu parles beaucoup de la nature lorsque tu composes tes propres morceaux. Ou alors tu fais quelque chose d'assez triste, mélancolique, comme ton tempérament. Il t'arrive aussi de composer des musiques spécialement pour la danse, même si tu as horreur de cela. Mais quand ta nièce te le demande, tu ne peux pas le lui refuser. Ta nièce ? Elle s'appelle Arielle, elle est la dernière famille qu'il te reste. Fille unique de ta sœur, tu veilles plus que tout sur elle. Elle est la prunelle de tes yeux, presque ta propre fille. Tu l'aimes plus que tout et tu ferais n'importe quoi pour cette demoiselle un peu trop agitée la plupart du temps. Demoiselle que tu as eu aussi du mal à laisser partir avec un autre, pour faire sa vie. Mais bref.

Ta dernière note se fait entendre au moment même où tu reprends pied dans la réalité. Tu quittes tes songes pour retrouver la grande salle de l'opéra où tu viens de jouer. Le silence est bien présent, presque lourd, étouffant pour qui n'en a pas l'habitude. Ce n'est pas ton cas. Pour ta part, tu te relèves lentement, te tournes vers les spectateurs... Et t'incline légèrement vers eux, comme le veut la tradition. Un nouveau concert commence, mais d'applaudissements cette fois. C'est moins juste, mains doux à tes oreilles mais cela te fait tout de même plaisir de voir qu'on aime encore la musique classique, le son simple du piano. Tout à l'heure tu t'es fondu dans la masse en jouant dans un orchestre, histoire de dépanner, mais là c'est ton talent qu'on reconnaît et, peu importe ce qu'on en dira, peu importe que tu ne sois pas sensible à la flatterie, tu aimes toujours autant cette marque d'admiration pour ce travail que faisait ta mère, autrefois. Un léger sourire orne tes lèvres tandis que tu t'inclines à nouveau, puis tu fais demi-tour et gagnes les loges.

Il ne te faut que peu de temps pour parvenir à celle qui t'a été attribuée, tu connais presque par-cœur ces couloirs. Tu fermes derrière toi et te laisses aussitôt lamentablement tomber sur le canapé de la pièce. OUF. Fini. Non pas que tu avais hâte de partir parce que tu as peur de la foule ou quoi que ce soit, au contraire, mais tu es littéralement à bout de forces. Ne manger que le strict minimum ne te permet pas d'être constamment dans une forme éblouissante et rester concentré tout un concert en étant à jeun depuis une bonne semaine t'a achevé. Ton ventre gargouille d'ailleurs d'une manière tout à fait compréhensible : tu as faim. Ou soif plutôt, dans ton cas. Retenant un soupir, tu puises dans tes dernières forces pour te déplacer jusqu'au petit réfrigérateur, l'ouvre, attrape une bouteille de sang que tu emportes toujours avec toi, au cas où, l'ouvre et... Bois au goulot, directement. Il n'y a personne pour te disputer après tout, et tu ne connais pas grand monde à part ta nièce qui pourrait te le reprocher. Tu as soif, tu bois, point. Tu n'as pas besoin de verre ou de n'importe quel autre artefact pour y parvenir, puisque de toute manière, peu importe comment tu auras bu, le sang finira au même endroit : dans ton estomac. Alors les bonnes manières, elles peuvent aller voir ailleurs si tu y es. La moitié de la bouteille y passe puis tu la refermes, la range, et retournes dans ton canapé, te débarrassant au passage de ta longue veste. C'est tellement plus agréable quand tu n'es pas coincé dans des vêtements trop près du corps, c'est tellement plus confortable quand les tissus sont amples. Tu ne t'es toujours pas fait aux tenues jugées acceptables lorsqu'il s'agit de se présenter à une soirée. Tout ce qui est huppé est enfoncé dans tout un tas de codes que tu estimes idiots. Chacun a le droit de s'habiller comme il veut après tout. Tu secoues la tête, souriant un peu. Le temps passes mais, une fois de plus, tu constates que tu ne changes pas. Tes idées d'humain restent profondément ancrées en toi et tu changes difficilement d'opinion. Plus encore sur les nobles et personnes s'en rapprochant, qui regardent les simples gens du peuple de très haut, les traitant comme des moins que rien, des sous-hommes, des animaux parfois. Des merdes. Tu étais de ces personnes, autrefois. Tu étais de ces humains qui bossaient plus que possible pour s'en sortir. Aujourd'hui tu n'as plus besoin de courir dans tous les sens, de t'épuiser à la tâche, tu as grimpé les marches, mais tu ne te considères pas comme ces personnes. Tu ne te considères pas même comme un bourgeois, ou quoi que ce soit. Non, dans ton esprit, tu es resté le même jeune homme qui se doit d'aider ceux qui en ont réellement besoin. Un soupir t'échappe, une main glisse dans tes cheveux, les décoiffant complètement. C'est un vrai plaisir de sentir les longues mèches brunes retomber n'importe comment sur ta nuque. Tellement mieux que ces coiffures qui t'horripilent... BREF. C'est fini pour ce soir, tu vas pouvoir rentrer. Enfin, évidemment, après être passé à la réception de la soirée, avec les autres musiciens mais aussi les journalistes et autres. Mais sincèrement tu ne comptes pas y aller, parce que cela t'ennuie profondément, tout en restant poli.

Des coups sont frappés à la porte de ta loge. Tu manques de sursauter et tournes plutôt la tête vers la porte, curieux. Qu'est-ce qui peut bien venir à cette heure ? Les collègues ne viennent jamais si tôt, le directeur prend toujours rendez-vous et tu ne vois pas ce que l'équipe technique pourrait bien te demander puisque tu as fini ton passage sur scène. Un visiteur ? On laisse bien peu de personnes entrer dans les loges. Peut-être ta nièce, mais tu en doutes sincèrement. Elle est occupée jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Alors qui cela peut-il bien être ? Retenant un soupir, tu te relèves donc, poussé par la curiosité. Cela ne t'empêche pas d'hésiter sur le pas de la porte. Mais que pourrais-tu bien craindre, sincèrement ? Tu n'as pas tellement d'ennemis. Tu es ridicule, tu t'en rends bien compte. Tu secoues donc un peu la tête puis ouvre la porte. Tu te retrouves alors nez à nez avec un jeune homme aux cheveux blonds, qui t'est parfaitement inconnu soit dit au passage. Ton regard sombre fait très rapidement le tour de sa personne, notant une foule de petits détails comme ses vêtements qui semblent d'excellente qualité, parfaitement bien taillés, ses cheveux un peu trop bien coiffés, ses beaux traits et... Ce regard d'azur qui retient le tien, quelques secondes. Quels yeux magnifiques... Mais cesse donc de divaguer. Fronçant un peu les sourcils, tu reviens sur terre, te concentrant à nouveau sur la situation.

-Oui ? Je peux vous aider ?

Quoi ? Ce n'est pas parce que ce jeune homme qui doit avoir 23 – 24 ans à tout casser est vraisemblablement quelqu'un de la haute que tu vas d'emblée lui demander de dégager. Tu as quand un soupçon de savoir vivre et de retenue. De toute manière, il ne t'a encore rien fait alors tu n'as aucune raison de te montrer désagréable. Monsieur s'est probablement perdu en cherchant les toilettes. Ou alors il voulait voir quelqu'un d'autre, ce serait plus probable et cela expliquerait qu'on l'ait laissé entrer dans les loges. Pas une seule seconde, tu ne penses qu'il est venu là pour te voir. Ce ne serait certes pas une première mais ce n'est tout de même pas habituel. Appuyé d'une épaule contre l'embrasure de la porte, tu l'observes, attendant une réponse quelconque, curieux. Que veut-il donc ? Tu n'en sais rien et il te faudra du temps pour comprendre que ce petit blondinet risque d'avoir une certaine influence sur toi, d'ici plus ou moins longtemps...

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Lyokha Volkov
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MessageSujet: Re: Scene of the crime (Lyokhael)   Ven 25 Juil - 20:07



Tu soupires un peu, observant les artistes qui se succèdent sur la scène. Tu apprécies l'art en temps normal, et si l'opéra n'est pas ce que tu préfères, tu t'es fait une raison. Et puis ce soir, tu n'es pas là pour rien. On t'a donné quelques noms à auditionner. Ce soir, tu cherches la perle, celui qui te fera frissonner avec quelques notes au piano. Tu cherches celui à qui tu proposeras un job qui, pour les gens de ton milieu, sera d'une importance capitale. Un pianiste pour le gala célébrant l'anniversaire de l'entreprise familiale. Et autant dire qu'on vous attend au tournant, avec la présentation des dernières innovations, les invités qui se comptent par centaines... Toi, tu n'appréhendes pas cet événement le moins du monde ; tu baignes dedans depuis tout jeune en réalité. Mais pour les journalistes, pour les investisseurs, les associés... C'est autre chose. C'est le genre de rencontre où on peut se faire remarquer, la réception idéale pour se faire mousser un peu, développer de nouvelles affinités à but purement lucratif, ou non. Et toi, dans tout cela, tu es l'héritier, celui qui un jour ou l'autre reprendra les rênes de la boîte. Tu n'appréhendes pas ce jour non plus, tu t'y prépares depuis à peu près toujours, et tu es plutôt bien entouré. À commencer par ton assistante, Lucky, assise à ta droite dans cette loge plus que sombre. Assistante et plus si affinités dans le passé, si on peut dire. En réalité, votre relation est un peu bizarre... Vous êtes à mille lieues de former un couple, mais une partie de votre comportement laisse penser que vous êtes plus que des amis. Amis avec bénéfices, si on peut dire cela ainsi. Enfin, ce soir, elle est là pour t'aider à repérer votre perle rare. Et tu espères bien que vous allez la trouver ce soir, car tu peux adorer la musique, au bout de quatre concert à écouter sensiblement la même chose, tu n'as plus tout à fait la même concentration. Même plus du tout, quand on sait que tu es plus occupé à embrasser ta stagiaire sur ta gauche plutôt que de regarder le type qui s'exécute sur scène au violon. C'est très joli, qu'on ne se méprenne pas. Mais là, tu as comme qui dirait, la tête ailleurs. Lucky désespère un peu, mais ne fait aucun commentaire. Ce n'est pas comme si on vous voyait, à une loge du quatrième étage, entièrement plongée dans le noir comme le reste de la salle. Et puis, de toute façon, tu n'en as rien à faire. Tu fais passer le temps ainsi, et la stagiaire semble apprécier son stage. Une pierre deux coups, pas vrai ? Pff. T'es vraiment qu'un sale gosse. Du genre qui ne se fait rien refuser. Influent, peut-être un peu trop conscient de son charme, et qui en joue. Mais qui peut t'en vouloir ? Toi, tu n'as jamais connu la misère, l'amour, le vrai. La vie de n'importe quel citoyen. Tu es né dans une des plus grandes villas du pays, les rideaux de ta chambre en fil d'or, ton berceau recouvert finement de feuilles d'or. Ouais, non, c'est pas vrai, c'est juste pour l'image. Mais pas loin. On ne t'a jamais rien refusé, tu as toujours tout obtenu d'un claquement de doigts, et aujourd'hui encore, il t'a fallu quelques regards pour que cette fille de trois ans ton aînée te saute dans les bras. Pauvre chose naïve. Enfin, tu sais que tu n'auras pas de regret : elle sait qui tu es, elle connaît ta réputation avec le sexe opposé. Maintenant, elle est prévenue, qu'elle ne s'attende pas à être exceptionnelle, elle ne l'est en rien. Elle est belle – c'est en partie pour ça qu'elle bosse pour toi – assez intelligente, mais ça s'arrête là. Et oui, tu es un vrai connard. Mais ça, c'est loin d'être une nouveauté.

« Lyokha, est-ce que tu pourrais lâcher Daisy, le prochain fait partie des noms sur la liste. » Un soupir t'échappe mais tu te tournes vers Lucky. Elle sourit un peu, visiblement ravie de te casser ton trip. Enfin. Tu t'efforces de t'intéresser à celui qui vient d'arriver sur scène. Il semble si jeune... Ton âge en réalité. Physiquement du moins, puisqu'il s'agit d'un vampire. Tu arques un sourcil, le jauge brièvement. Il est plutôt mignon. MAIS. Lyokha, on s'en fout ! Tu es là pour la musique. La. Musique. Tu finis donc par te concentrer par la mélodie qui s'échappe du piano. Et bien vite, tu n'as aucun effort supplémentaire à faire ; tu es littéralement absorbé par sa musique. Les yeux rivés vers lui, son piano. Tout s'efface progressivement autour de toi, et tu n'entends plus que la douce mélodie de l'instrument, tu ne vois plus rien autour de toi, à part lui. C'est à peine si tu sens la main de Daisy dans la tienne. D'ordinaire, c'est pas toi toutes ces niaiseries. Mais tu es tellement plongé dans le morceau que tu en oublies tout. C'est terriblement... Captivant. À un tel point que tu ne te rends pas compte que ce n'est pas un seul morceau, mais plusieurs qui s'enchaînent. C'est tellement harmonieux, jusque dans les transitions. C'est si travaillé, si précis, si... Agréable à l'oreille. Tu ne te rends pas tout de suite compte que sa partie est finie, même quand il se relève pour recevoir les applaudissements de la foule entière. Tu es encore le regard rivé sur lui, incapable de bouger. Les applaudissements ne sont qu'un bourdonnement à tes oreilles. « Lyokha ? » Tu reviens enfin à la réalité, et Lucky semble un peu surprise, c'est bien la troisième fois qu'elle t'appelle en réalité. Tu sors un peu de ta bulle et enfin tu y prêtes attention, l'observant un instant. Puis un léger sourire se dessine sur tes lèvres, alors que tes yeux se reportent sur la scène et sur Monsieur Tudor qui s'éclipse après de longues minutes sous les félicitations du public. « Je crois qu'on a trouvé l'homme de la situation. Profitez du reste du concert, moi, je dois aller discuter affaires avec ce monsieur... Tudor. » Fais-tu simplement, te relevant. La jeune Dillinger hoche un peu la tête et te laisse t'éclipser, gardant un œil sur la stagiaire. Toi, tu te frayes un chemin jusqu'aux loges, et ce n'est pas bien dur de s'y rendre, avec un léger sourire et quelques mots glissés aux bonnes personnes.

Loge de Samael Tudor. Joli prénom, c'est la première réflexion qui te traverse l'esprit. Mais tu n'es pas là pour parler de patronyme, alors tu frappes trois fois à la porte, attendant que l'on vienne t'ouvrir. Oui, tu sais que ça peut paraître assez malvenu, que de s'introduire ainsi dans les loges d'un type que tu ne connais même pas... Mais si tu as bien retenu quelque chose pendant toutes ces années à observe de plus ou moins près le business, c'est que le culot, c'est ce qui fonctionne le mieux dans votre monde. C'est certainement pour cela que ta famille s'est longtemps faite remarquer en affaires d'ailleurs : vous êtes réputés pour oser, et ne jamais reculer. Bref, quelqu'un vient t'ouvrir, et un nouveau sourire fait sa place sur tes lèvres alors que tu observes le type en face de toi. Il fait sensiblement ta taille, physiquement du même âge. Cheveux bruns, yeux sombres. C'est vrai qu'il a tout pour lui... Mais tu dérives à nouveau. De toute façon, il te ramène bien vite à la réalité, s'appuyant contre le cadre de la porte. « Oui ? Je peux vous aider ? » Tu souris un peu. Oui il peut t'aider, plus qu'il ne l'imagine. Tu lui tends ta main, par politesse, attendant qu'il s'en saisisse. Ce qu'il ne tarde pas à faire, et tant mieux, te prendre un vent, non trop peu pour toi. « Enchanté, je m'appelle Lyokha Volkov. » Les présentations avant tout non ? Oui, c'est cela. Et quelque part, tu te dis que s'il connaît ton nom, c'est pas plus mal. Après tout, la Volkov Incorporation fait partie des entreprises les plus célèbres de votre petit monde. Mais ça, ce n'est qu'un petit plus, tu es sûr de pouvoir le convaincre à toi tout seul. Tu reprends d'ailleurs bien rapidement. « Je voulais vous féliciter aussi pour votre prestation de ce soir qui était vraiment, impressionnante. » Fais-tu d'abord. Et c'est plus que sincère pour le coup, tu le penses. Voilà longtemps que quelqu'un n'avait pas ainsi retenu ton attention avec un piano. C'était même.. Bizarre de voir à quel point tu étais captivé par son talent. « Vous m'avez captivé. » Tu baisses les yeux un court instant. Quelque part, tu es très sincère. Mais il y a toujours ce côté un peu faux de toi qui est présent. Pour le coup, c'est à se demander si tu ne cherches pas un peu à le séduire, pour mieux l'amadouer. Non mais franchement... Tu humidifies un peu tes lèvres inconsciemment, avant de plonger ton regard dans le sien à nouveau. Et tu te fais une fois de plus la réflexion qu'il a de beaux yeux. « Et même si je me doute bien qu'un talent comme le votre n'a pas de prix, j'ai un job à vous proposer. Une heure ou deux, un gala d'anniversaire. Je cherche depuis longtemps celui qui pourrait subjuguer nos invités, et je crois qu'il se trouve juste devant moi. » Une voix légèrement suave. C'est presque involontaire. Le charme naturel, qui revient au triple galop. « Votre prix sera le mien. » Conclus-tu simplement.

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MessageSujet: Re: Scene of the crime (Lyokhael)   Ven 25 Juil - 22:02

Sur quel énergumène es-tu encore tombé cette fois, hein ? Non parce que ces types qui viennent comme ça, frapper à la porte de ta loge, il n'y en a pas eu dix mille en six siècles. Alors tu observes le jeune homme. Homme ? Peux-tu te fier aux apparences ? Oui, parce que même si tu n'es pas un vampire sanguinaire, tu n'en es pas moins capable de différencier les différentes odeurs de sang. Celle des sorciers est différente de celle des humains et celle des lycans est encore différente. Celui que tu as devant toi, c'est un humain. Tu ne saurais dire quel groupe mais cela ne t'intéresse pas, tu viens de boire, tu n'as plus soif pour l'instant et tu ne te risquerais pas à mordre. BREF. Tu regardes donc le blond qui sourit suite à ta question. Oui, d'accord. Et après ? Ce serait bien de savoir ce qu'il te veut. Tu peux lui indiquer la direction des toilettes, c'est sans problème. De même pour la sortie. Mais non, il te tend la main. Un seconde tu fronces les sourcils, surpris et quelque peu hésitant. Alors, serait-il vraiment là pour te parler, à toi ? Peut-être... Enfin, c'est ce qu'il laisse supposer. Tu lui mettrais volontiers un beau vent mais tu fais tout de même preuve de politesse en échangeant une poignée de main avec lui. Et il en profite pour se présenter. Lyokha Volkov hein. Tu hoches un peu la tête, répondant par automatisme :

-Enchanté, je suis Samael Tudor.

Enchanté... Pas tant que cela mais c'est la formule d'usage. Tu récupères bien vite ta main et la glisse dans tes cheveux à présent en bataille, virant quelques mèches folles qui avaient osé pénétré dans ton champ de vision. Minute. Volkov ? Comme Volkov Incorporation ? C'est une célèbre boîte de recherche, de mémoire. Enfin, tu n'en as pas grand chose à faire. Tu te contentes de le regarder avec un peu plus de curiosité que précédemment. Il voulait te féliciter pour ta prestation ? Hein ? C'est juste pour cette raison qu'il est venu jusqu'ici ? Tu n'y crois pas. Pas le moins du monde même. Les compliments n'ont guère beaucoup d'effet sur toi alors ce n'est pas ainsi qu'il parviendra à quoi que ce soit. Mais il faut avouer que lorsqu'il te dit que tu l'as captivé, tu regardes ailleurs une seconde. Les enfants de l'orphelinat te disent souvent la même chose lorsque tu leur joues quelques morceaux pour ensuite les leur apprendre. Ne pas y songer. Tu secoues donc un peu la tête, avant de reporter toute ton attention sur lui.

-Je suis ravi de voir que les solos au piano plaisent encore à certaines personnes. Mais plus sérieusement, et si vous cessiez de tourner autour du pot ? Parce que je ne pense pas que vous soyez descendu jusqu'ici uniquement pour me parler de ma prestation de tout à l'heure.

Le temps c'est de l'argent, ça, il devrait le savoir. Cette réflexion manque d'ailleurs de t'arracher un sourire, que tu t'efforces de masquer. Il ne manquerait plus qu'il pense que tu te moques de lui. S'il doit le croire, il faut que ce soit réellement le cas. Heureusement pour lui, il enchaîne finalement bien vite avec le réel but de sa visite. Et il recommence avec un peu de flatterie, histoire de bien te brosser dans le sens du poil, sauf que cela te fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose. Qu'il accouche, par tous les dieux de la Terre. Il a un job à te proposer ? Allons bon. Tu ferais mieux de lui claquer la porte au nez et d'aller te reposer, sauf que ta curiosité t'en empêche. Il te propose une heure ou deux à jouer du piano à un gala d'anniversaire ? Tu fronces les sourcils, le regardant, limite le toisant de la tête aux pieds. Les autres compliments te passent totalement par-dessus la tête. Plus encore avec sa voix suave, son regard posé sur toi... C'en serait presque troublant. Presque. Et ton prix sera le tien, bin voyons. Tu essayes de ne pas rire, tu as du mal à te retenir. Comment rester calme alors que, en quelques minutes, il a réussi à faire très mauvaise impression. Mais avant de lui dire de partir, tu as quand même une question.

-Je vois... Et ce serait un gala d'anniversaire de quoi, exactement ?

Tu le regardes, toujours appuyé contre le cadre de la porte. Tu profites un peu de quelques secondes de silence pour détailler ce jeune homme qui est tout de même venu là, au culot. Sa famille a d'ailleurs un peu cette réputation, pour ce que tu en sais. C'est d'ailleurs l'une des rares choses que tu sais, parce que tu en entends régulièrement parler mais tu n'y prêtes pas plus attention que cela. Tu patientes un peu, observant ces beaux traits, son visage d'ange. Mais tu ne dois pas te laisser avoir par les apparences. Chez de genre de personne, si l'extérieur est souvent intéressant, l'intérieur est inexistant. Aucune profondeur, rien qui ne vaille la peine de s'y intéresser. Il suffit de regarder, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Puis il te répond : le gala d'anniversaire de la Volkov Incorporation. Tu fronces un peu les sourcils. Tu t'attendais un peu à quelque chose dans le genre. Un soupir finit par t'échapper tandis que tu secoues la tête. Tu l'as écouté poliment, on ne pourra pas te le reprocher. Mais s'il pense pouvoir te faire venir dans ce genre de soirée, il se trompe lourdement.

-Je ne suis pas intéressé. Si vous cherchez un pianiste talentueux, je peux vous adresser à des personnes que je connais et qui seraient ravies d'accepter votre proposition.

Voilà : tu n'es pas intéressé par ce qu'il te propose. Il peut aller voir ailleurs maintenant ? Non ? Non, apparemment pas, puisqu'il est encore là, à te regarder. Tu imagines un peu la tête que ferait Arielle dans ta situation, ma magnifique moue qu'elle lui accorderait et tu ne peux retenir un léger rire amusé. Allez, un peu de sérieux, Samael Tudor. D'autant plus qu'il reprend assez rapidement la parole, te posant une question. Qu'est-ce que tu veux alors ? Comment ça, qu'est-ce que tu veux ? C'est un non que tu viens de lui dire, n'a-t-il pas encore compris ? Un non est un non définitif avec toi bon sang. Tu te ferais volontiers un magnifique facepalm mais pas devant un parfait inconnu, tu as tout de même un minimum de retenue. Mais le profond soupir que tu lâches parle pour toi : il commence à t'ennuyer. Sérieusement.

-Dans l'art de mener les affaires, n'y a-t-il pas une leçon qui explique comment adapter sa méthode à la personne en face ? Parce qu'il me semble que vous ne l'avez pas apprise. Ou alors elle n'existe pas mais je trouve ça dommage. C'est si facile de faire échouer un contrat ou n'importe quoi y ressemblant parce qu'on a très mal jugé l'autre...

C'est un sourire limite carnassier qui fait son apparition sur tes lèvres. Ce n'est pas parce que tu es un musicien que tu n'y connais rien en affaires. Humain, tu négociais beaucoup de choses. Tu as très vite appris à te débrouiller pour t'occuper de ta sœur et tes cousins, autrefois, puisque tu étais l'aîné et que les adultes étaient toujours trop pris par leur travail. Mais laisse le passé où il est, il ne reviendra pas. Tu secoues à nouveau la tête, glisses à nouveau une main dans tes cheveux sombres, dégageant ta vue des multiples mèches souplement retombées sur ton front. Mine de rien, c'est très sexy comme attitude... *la joueuse sort* Allez Samael, à toi de cesser de tourner autour du pot.

-Plus sérieusement. Vous n'avez rien à m'offrir qui m'intéresse. Absolument rien. Ma proposition pour vous adresser à d'autres pianistes tient toujours mais, si vous voulez bien, j'aimerais me reposer. Alors si vous souhaitez que je vous montre la sortie, c'est sans problème.

En résumé : tu me pompes l'air, va voir ailleurs. Ce n'est pas parce qu'il est mignon et qu'il te proposes de jouer du piano que tu vas accepter tout et n'importe quoi venant de lui. Ce n'est pas ton genre, cela ne l'a jamais été. Aller jouer du piano pour des personnes qui ne rêvent que de gagner un peu de notoriété et d'autres essayant de péter plus haut que leur c*l, très peu pour toi. Tu es très bien dans ton petit univers, tu n'as pas l'intention de te mêler à eux. D'autant plus que tu as un emploi du temps assez chargé en ce moment. Non pas de concerts, mais de multiples coups de mains que tu as promis de ci de là.

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