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 Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥

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Andrew F.K. Firearrow
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Sorcier
♆ âge : 22 ans
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MessageSujet: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Sam 7 Sep - 15:26



Ne jamais cacher un lourd secret

Seth & Andrew


DATE ► Début avril.
HEURE ► Dans l'après-midi.
MÉTÉO ► Le soleil brille dans le ciel. Il fait un peu frais mais rien de bien dérangeant.
LIEU ► Appartement de Seth Jakotrov.
STATUT ► Privé.
RÉSUMÉ ► Andrew reviens chez Seth après quelques semaines de boulot intense. Seulement, à la découverte d'une lettre de l'hôpital adressée à son époux, il semblerait que les retrouvailles ne soient pas aussi joyeuses que ce qu'Andrew espérait.
VOX POPULI ► Nop, merci.

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Sam 7 Sep - 15:27

C'est fini. Enfin. Voilà près de trois longues semaines que tu bosses sans relâche pour tout gérer. La comédie musicale, les derniers détails dans les paroles, les musiques, l'obtention de lieux pour passer les auditions... Sans compter tes propres enregistrements pour ton prochain album, les réunions avec le patron... Tout. Tu as un emploi du temps de ministre. Tu doutes que même Samael ait autant de travail. Enfin, tu ne t'en plains pas. Tu es un passionné et tu te donnes toujours à fond dans tout ce que tu entreprends. Il n'empêche que tu es plus que fatigué aujourd'hui, raison pour laquelle tes collègues t'ont viré des studios avant l'heure. Tu devais partir le soir, et non pas le midi. D'un côté, tu t'en endormi en plein enregistrement, de quoi les affoler... Heureusement qu'ils n'ont pas le numéro de Seth sinon ils seraient bien capables de le prévenir. Tu es juste fatigué, ce n'est tout de même pas la fin du monde. Pour eux si, apparemment. Bref. Toutes tes affaires sont dans ta valise que tu traînes derrière toi, dans les rues de la capitale. Tu ne te fais pas trop de soucis pour ton anonymat, tu sais que tu es méconnaissable dans ta tenue actuelle. Quoique, quelqu'un te connaissant bien... Bref.

Si tu es méconnaissable, ta voix ne l'est pas. Tu ne peux pas t'empêcher de chanter en marchant. C'est une manie, tu as toujours fait cela quand tu étais de bonne humeur. Et tu l'es. Après l'effort le réconfort. Tu vas enfin pouvoir retrouver ton Seth d'amour, lui sauter dessus, l'embrasser, le taquiner, l'embêter, le faire rire, le mordiller, vous allez finir dans le lit et... En bref, tu vas le bouffer tout cru. Ahem, un peu de retenue voyons. Non, tu n'as pas l'air de vouloir. Il te manque trop pour que tu puisses faire preuve de retenue. Tu as juste trop hâte de le retrouver et de pouvoir juste te blottir dans ses bras. Rien que cela peut te suffire en fait. Sa simple présence, ses sourires, sa voix. Tu l'aimes, il n'y a aucun doute là-dessus. Tu l'aimes passionnément, à la folie et bien plus encore. Il est ta muse, ton cœur et ton âme. Il est ton tout, ta raison de vivre et il le sait. Tu l'aimes. Et d'ici peu de temps vous pourrez rester une longue semaine en tête à tête. Voir bien plus longtemps, étant donné le projet que tu as en tête... Il faut absolument que tu parviennes à le convaincre. S'il accepte de jouer dans la comédie musicale, tu seras le plus heureux du monde ! En bonus, vous pourrez rester presque toute la journée ensembles. Que rêver de mieux ? Non, c'est le paradis à tes yeux. Il faut vraiment que tu trouves les bons arguments. Lui faire tes grands yeux de chien battu devrait suffire. Incorrigible.

Après une bonne marche dans les rues de Potestatem, tu arrives enfin devant l'immeuble. C'est haut. Un sourire vient étirer tes lèvres. Tu te fais la même réflexion à chaque fois. Si tu poussais tes réflexions un peu plus loin, tu pourrais dire que cet immeuble est un arbre et que l'appartement de Seth, au sommet, est votre petit nid. Tu vires guimauve, jeune homme. Tant pis, c'est parce que tu es en manque de ta sucrerie. Tu iras bien vite mieux. En attendant, tu pousses les portes, entrant tranquillement. Le gardien te regarde bizarrement. Pourquoi donc ? Oh, peut-être parce que tu es déguisé en policier. Tu as tout : le pantalon, la veste, les bottes, la casquette et même une fausse plaque. Qu'est-ce que tu ne fais pas comme bêtise, franchement. Tu adresses donc à l'homme un salut de la main avant d'aller vérifier s'il y a du courrier. Et il y en a. Il semblerait qu'il y en ait un qui ait oublié de descendre aujourd'hui. Ou alors tu es passé juste après le facteur... Peu importe. Tu ne fais pas attention aux lettres que tu ranges dans une de tes poches. Chaque chose en son temps. Ceci fait, tu vas prendre l'ascenseur. Tu pourrais marcher mais avec ta valise et ton état de fatigue avancé, il vaut mieux ne pas prendre le risque. Tu ne tiens plus en place, tu es limite en train de sautiller sur place dans l'ascenseur. Les gens te regardent de travers mais tu te contentes de leur sourire. Tout le monde sort avant toi et tu es seul à descendre à ton niveau. Ouf, bientôt rentré. Mais avant, une dernière petite chose. Tu te racles tranquillement la gorge, te positionnant bien devant l'entrée puis frappes sans la moindre douceur à la porte. À tous les coups tu vas le faire sursauter.

-Seth Jakotrov ? Police, ouvrez !

N'importe quoi. Non, franchement. N'importe quoi. Surtout que tu as modifié exprès ta voix pour qu'il ne puisse pas la reconnaître. Tu es infernal. Un vrai gosse. Mais on t'aime ainsi après tout. Tu essayes de rester sérieux, les lunettes de soleil bien sur ton nez afin de tenter de masquer ton identité. Il te reconnaîtra quasiment aussitôt, tu ne te fais pas d'illusions. Tu adores rentrer habillé de manières diverses et variées. Le seul doute qu'il pourrait avoir, c'est à cause de l'heure. Tu es censé être en studio actuellement, et non devant sa porte. Ah la la... Toujours est-il que tu es tout occupé à sautiller sur place, sans cesse. Tu attends avec impatience qu'il vienne t'ouvrir. Le temps te paraît extraordinairement long. Pourtant depuis le temps que tu ne l'as pas vu, quelques minutes de plus ne devraient pas faire la différence... Mais pour toi, oui, elles font toutes les différence. Tu ne tiens plus en place, tu veux entrer, tu veux lui sauter dessus et ne plus le lâcher. Un peu de calme voyons. Ta patience est d'ailleurs bien vite récompensée : il ouvre. Et toi tu souris, tout à fait sérieux. Tu descends un peu tes lunettes sur ton nez et l'observes.

-Vous êtes en état d'arrestation pour vol et détention illégale du cœur du dénommé Andrew Firearrow. Rendez-vous sans résister.

Tu as beaucoup de mal à ne pas rire. De ta bêtise, de la tête qu'il fait. Tes lunettes viennent rapidement disparaître dans une de tes poches. Elles te masquaient trop la vue à ton goût. Et sur ce, tu lui sautes dans les bras, venant tout simplement l'embrasser avec passion. Il t'a manqué, affreusement. Trop. Tes mains glissent sur sa nuque tandis que tu fermes les yeux, te collant complètement à lui. Seth. Il est là, tu es là, enfin. Oui, enfin. Tu ne veux plus le lâcher, plus du tout, plus jamais. Mais malheureusement pour toi, il faut bien que vous respiriez. C'est donc à contre-cœur que tu te recules enfin, plongeant ton regard bleu-vert au fond du sien, noisette. Tu l'aimes. Tu lui voles un nouveau baiser avant de le lâcher et retourner récupérer ta valise laissée dans le couloir. Ce n'est l'affaire que de quelques secondes, tu es bien vite de retour dans ses bras...

-Tu es mon prisonnier pour toute la semaine, Sucrerie ?

Non, tu n'as pas fini. Tu n'es rien d'autre qu'un grand gamin en sa présence, Andrew. Tu es un grand gamin la plupart du temps et tu ne veux pas changer. C'est ainsi qu'il t'aime. Et pour qu'il te dise oui, tu lui fais ta tête de chien battu. Il va être ton prisonnier hein ? Oui, bien sûr, de toute manière tu ne lui laisses pas le choix. Tu as ta semaine de vacances et tu la passeras avec lui. Pas le choix. De toute manière, il ne s'en plaint jamais. Tu en as déjà oublié le courrier dans tes poches. Malheureusement, tu as sur toi quelque chose qui risque de contrecarrer tes plans... En attendant, tu te contentes juste de rester dans ses bras, à le regarder, à lui sourire... Oui, un vrai gamin. Mais on t'aime ainsi.

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Lun 9 Sep - 20:26



› it's to late to apologize.


Tu regardes en face de toi. Ta respiration est lente, paisible. Tu ne fais pas un bruit, tu souffles doucement, de manière à passer inaperçu. C'est à peine si tu cilles, de toute façon, tu ne bouges plus. Tu n'as pas tellement envie de faire fuir ta cible. Tranquillement, tu tires sur la corde de ton arc, jusqu'à ce que celui-ci soit suffisamment tendu. Tu essayes de viser, plissant un peu un œil. Et tu retiens ta respiration. Tu le vois, le petit animal. Il n'est pas si loin, tu sais que tu peux l'avoir sans problème. Alors tu lâches la corde, et tu regardes la flèche filer. Pas manquer ; l'animal a à peine le temps de prendre la poudre d'escampette qu'une flèche vient se loger dans son cou. Un léger sourire étire tes lèvres, et toi, tu repars tranquillement au pas de course, venant chercher le gibier. Mort sur le coup. Tant mieux, avec un peu de chance, tu lui as épargné bien des souffrances, à l'animal. Tu te baisses, attrapant l'animal pour le fourrer dans ta besace, remettant ta flèche dans ton carquois. La chasse. Voilà un bout de temps que tu n'étais pas venu en forêt, ici, pour chasser un peu. Ça te rappelle des bons souvenirs, du temps où ton père était encore dans ce monde, le temps de l’insouciance et du bonheur. Le temps où tu avais une famille. Ton sourire ternit un peu, mais tu le retrouves bien vite en pensant à lui... Andrew. Tu as tellement hâte de le revoir, il te manque. Et d'un côté, tu redoutes de devoir affronter son regard à nouveau, en sachant que tu lui caches un bien lourd secret. Bref. Tu soupires, et tu te remets en route. Il doit bien être quinze heures, et tu es dans ces bois depuis sept heures ce matin, il serait peut-être temps de rentrer pour manger quelque chose, non ? Et accessoirement te reposer un peu ; tes nuits sont agitées, et même si tu n'es pas un grand dormeur, tu as comme qui dirait un coup de barre qui menace. Qu'est-ce qui t'empêche de dormir en ce moment ? Oh, beaucoup de choses. Notamment cette inquiétude qui s'est faite une place de choix dans ton cœur, à cause de cette maladie qui plane au-dessus de ta tête depuis quelques semaines déjà. Tu n'as pas peur, non. Tu n'y arrives pas. Tu n'arrives pas à être terrorisé à l'idée de te dire que oui, tu vas peut-être mourir. Terrorisé à l'idée que désormais, ta vie, c'est cinquante-cinquante. Terrorisé à l'idée que tu ne guérisses pas, et que tu doives quitter ce monde.

Non, ce qui te fait le plus peur, c'est lui, Andrew. Tu ne lui as encore rien dit, et tu appréhendes sa réaction. Et si tu ne parviens pas à t'en tirer cette fois ? Et si tu es contraint de lui dire au revoir, pour de bon. Non, tu ne veux même pas t'imaginer avoir à l'abandonner... Tu ne veux pas l'imaginer loin de toi, ce qu'il pourrait faire après ta mort. Soupir. De toute façon, tu n'en es pas encore là, oh que non ; déjà, tu ne lui as rien dit. Pourquoi ? Parce que c'est ça qui te fait peur, aussi. Sa réaction. Qu'est-ce qu'il va dire, qu'est-ce qu'il va en penser ? Tu sais bien que plus le temps s'écoule, plus les choses seront difficiles à avouer. Tu crains de devoir le lui cacher, encore un bout de temps. Car tu es tout bonnement incapable de lui dire la vérité, cette information pourtant capitale. Pas de secret entre vous deux ? Pff. Tu n'es même pas fichu de tenir ta parole. Tu secoues la tête, comme balayant loin de là ces pensées sombres qui reviendront malheureusement bien trop vite. Tu préfères avancer, sortir des bois et continuer ta route. Où vas-tu ? Chez toi. Tu dois rentrer, prendre une douche, te reposer aussi, accessoirement... Enfin, en attendant tu empruntes un petit chemin sinueux. Tu sais précisément où il te mène, et c'est pour cela que tu le suis ; tu sais très bien qu'au bout de ce dernier, tu vas te retrouver dans une petite clairière, ombrée par les feuilles des arbres. L'endroit est paisible, la plupart du temps inconnu puisqu'il est presque inaccessible, et pourtant, en traversant quelques ronces, tu y parviens. Un léger sourire orne à nouveau tes lèvres, empreint d'une certaine mélancolie. C'est petit, mais c'est magnifique. Cet endroit est figé dans le temps, et même si quelque part, il ne représente rien de bien joyeux, tu aimes t'y rendre. Tout simplement car c'est ici que tu viens quand tu ne te sens pas bien, et qu'il n'est pas là pour te rassurer. C'est l'endroit où est enterrée ta famille.

Tu avances un peu et tu viens t'asseoir en face de la pierre tombale du milieu. Celle de ta mère. Tu te laisses tomber doucement dans l'herbe, essayant d'éviter les chocs dans ton dos qui se fait douloureux. Et tu soupires, à nouveau. Tu regardes les trois prénoms, et finalement, tu baisses les yeux, secouant un peu la tête. Tu t'en veux d'être aussi nul. Tu te souviens de ta réaction, quand ton père t'a dit pour lui ? Imagine un peu que tu sois à sa place. C'est exactement ce que tu fais vivre à Andrew en ce moment même, en le laissant dans l'ignorance la plus totale. Nouveau soupir. « T'aurais su quoi faire toi, m'an. Je me sens juste... Nul. Mais tu sais, j'ai peur de lui dire. J'ai peur de ce qu'il va en penser... Il a déjà tellement à gérer avec son boulot... Je sais bien que ce n'est pas une excuse, mais tu sais, j'ai vraiment peur. Plus que de la maladie en elle-même. J'ai peur de la manière dont-il va réagir... Et j'ai surtout peur de ce qui va se passer si je ne m'en sors pas. C'est tellement compliqué... S'il l'apprend, tu crois qu'il va m'en vouloir de ne rien lui avoir dit avant ? Ce n'est pas comme si je l'avais appris hier... Mais j'ai cette désagréable sensation que, plus je le fais attendre, plus sa réaction sera terrible. J'aimerais lui dire. Mais je n'y arrive pas... Et s'il se sentait abandonné, hein ? J'ai pas envie. Je ne veux pas que tout recommence... je ne veux pas qu'il se retrouve en dépression, où dans je ne sais quel état par ma faute... J'ai juré de l'aimer pour toujours et à jamais, et j'ai l'impression que je ne pourrais pas tenir ma promesse, si... Enfin, si les choses se compliquent quoi... » Tu soupires encore, arrachant un énième brin d'herbe par terre. Tu fixes toujours le sol, machinalement. Et c'est en se faisant que tu reportes ton regard sur ta montre. Non, décidément, il est vraiment l'heure de rentrer. De toute façon, tu as fini ta petite ronde, alors tu récupères un bouquet de fleurs sauvages que tu as cueillies sur ton parcours, et tu les déposes devant une des pierres tombales. Ceci fait, tu te relèves, repassant carquois et arc dans ton dos. Tu secoues un peu la tête, déglutissant et finalement, tu reprends. « Je dois rentrer. Andrew rentre ce soir justement, et je devrais me reposer un peu avant qu'il n'arrive... Vous me manquez papa, maman, Salem. » Un petit sourire triste se dessine sur tes lèvres et tu te détournes, repartant dans la forêt sombre. Oui, en effet, tu dois rentrer. Et l'idée qu'il soit là ce soir t'enchante plus que tout. Il te manque lui aussi, il était temps qu'il rentre... même si une fois de plus, cela va être dur de lui dissimuler la vérité. Bref, tu prends le chemin du retour, pressant un peu le pas.

Arrivé à l'appartement, tu vas ranger tes affaires, avant de te rendre à la salle de bain ; mine de rien, chasser les petits animaux, c'est du sport. Alors tu te glisses sous la douche, te rafraîchissant et te lavant au passage. Finalement, tu ne vas peut-être pas te reposer, tu dois encore ranger l'appartement un minimum, préparer un repas digne de son retour... Non, décidément, la sieste, ce ne sera pas pour aujourd'hui. Glissant tes mains dans tes cheveux, tu arrêtes l'eau, et à peine as-tu le temps de mettre un pied hors de la douche que tu entends quelqu'un frapper brusquement à la porte. Tu sursautes un peu, surpris, manquant par ailleurs de glisser... Mais non, tu te rattrapes. Bon sang, qui peut bien te rendre visite à cette heure-ci ? Aurais-tu oublié quelque chose au cabinet de Freyja ? Ou bien est-ce Altaïr qui vient te chercher pour tu ne sais quel délire encore... Tu secoues la tête, non, ce n'est pas possible, tu lui as dit que tu n'étais pas disponible aujourd'hui. « Seth Jakotrov ? Police, ouvrez ! » Tu écarquilles les yeux, déglutissant presque péniblement. Quoi ? La police ? Oh la. Oh la la, c'est quoi encore cette histoire ? Qu'est-ce qui peut bien se passer pour que les autorités débarquent chez toi, comme ça ? Tu t'inquiètes un peu, même si à ton goût, tu n'as rien à te reprocher... Pour peu que ce soit une erreur. Tu t'empresses d'enrouler une serviette autour de ta taille, rejoignant au pas de course la porte. Il ne vaut mieux pas les faire attendre, et c'est pourquoi tu ouvres brusquement, une expression d'ahuri collée à la face. « Vous êtes en état d'arrestation pour vol et détention illégale du cœur du dénommé Andrew Firearrow. Rendez-vous sans résister. » Tu fronces un peu les sourcils au début. Hein ? Quoi ? Et c'est alors que tu le reconnais derrière ses lunettes. Andrew. C'est on Andrew, ton blondinet, ta princesse. Un large sourire se dessine sur tes lèvres, exprimant toute ta joie et pourtant, tu n'as le temps de rien dire qu'il te saute dans les bras, capturant tes lèvres. Bien entendu, tu réponds à son baiser, en profitant pour l'enlacer, même s'il faut avouer que tu es encore bien mouillé. Tu es encore surpris mais... il faut dire que tu ne t'attendais pas du tout à le voir ici ! Encore moins à cette heure-là ! Certes, il devait rentrer, mais ce soir, pas en milieu d'après midi... Tu es heureux qu'il soit rentré, vraiment.

Il finit par te relâcher. Est-ce qu'il voit, cette lueur de joie qui brille au fond de tes prunelles ? Tu es heureux. Toujours plus quand il est avec toi, et c'est une belle surprise qu'il te fait en débarquant à cette heure. Tu frissonnes un peu avec ses mains sur ta nuque, et tu gardes les tiennes dans le bas de son dos. « Mais... Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-là ? » C'est une interrogation sans réelle importance puisque, au final, tout ce qui compte réellement, c'est qu'il soit là. Tu plonges avec plaisir dans son regard bleu vert, y détaillant une joie comparable à celle qui t'anime sur l'instant. Il t'a tellement manqué... Il te vole un baiser d'ailleurs, et tu fais de même quelques secondes plus tard. C'est quand tu le retrouves que tu te rends compte à quel point il te manquait réellement ces derniers jours... Tu essayais de ne pas y penser, mais maintenant qu'il est là, tu ne peux que t'en rendre compte un peu plus encore. « Tu es mon prisonnier pour toute la semaine, Sucrerie ? » Tes yeux se plissent un peu alors que tu ris. Toi, son prisonnier ? Tu aimerais dire que c'est plutôt l'inverse, mais vu sa tenue, il a raison. Tu souris franchement, reprenant alors. « Toute la semaine, et toutes les suivantes, monsieur l'agent. » Tu l'embrasses à ton tour, presque fougueusement. Ses lèvres, elles t'ont tant manquées, comme l'entièreté de sa personne ! Comme toujours, tu es persuadé qu'il a beaucoup à dire. Et toi aussi, même si c'est hors de question. Non, tu ne risques pas de pourrir ces retrouvailles avec... Enfin, tu sais avec quoi. Tu relâches ses lèvres un instant, te contentant de les frôler, conservant ton plus beau sourire. « Ou peut-être devrais-je dire princesse ? » Tu attrapes une de ses mains dans ta nuque, la ramenant à toi pour en embrasser le dessus. Oui oui, un vrai gentleman. Tu ris un peu, encore, et tu lui voles encore un baiser – oui, tu es accroc, on peut le dire. « Toujours est-il que, si monsieur m'y autorise, j'aimerais bien aller enfiler autre chose qu'une serviette de bain... » D'accord ou pas, tu te dérobes doucement, allant à reculons vers ta chambre. Je reviens. Voilà les deux petits mots qui se dessinent sur tes lèvres. Et c'est rapidement que tu vas à ladite pièce, récupérant quelques vêtements que tu enfiles rapidement. D'ailleurs, en voulant ranger ta veste, tu fais tomber une petite boîte d'une des poches. Une boîte orangée, transparente ou presque qui contient tes cachets. Immédiatement, tu perds ton sourire, pressant nerveusement le contenant au creux de ta main. Et voilà, tout va bien, mais non. Il faut bien qu'il y ait un petit élément pour te rappeler que ce conte de fées que tu vis est éphémère, et qu'il serait grand temps de le prévenir, lui. Tu secoues la tête, avalant un cachet au passage alors que tu planques les autres quelque part où il ne cherchera pas, tout au fond du dressing.

Tu reviens à la pièce principale, soupirant un peu tout en retrouvant ton joyeux sourire. « Alors mon ange, qu'est-ce que tu racontes de beau ? » Ton sourire est sincère, mais sa réponse ne vient pas, alors tu relèves le regard vers lui. Qu'est-ce qu'il fait ? On dirait qu'il est figé sur quelque chose. Une lettre. Tu fronces un peu les sourcils, faisant un pas en avant, puis deux. Qu'est-ce que c'est ? Tu es perplexe, et inquiet. Tu viens juste devant lui, te penchant un peu sur la tête en question. Et ce que tu vois te fait pâlir. Tu reconnais, même à l'envers, le cachet de l'hôpital. Oh non. Oh bon sang, il n'était pas censé tomber là-dessus. Tu serres un peu les dents, ton sourire ternissant... Et tu finis par le récupérer, même s'il est bien plus nerveux. « Oh non, encore. » Tu secoues la tête, récupérant la lettre même sans son avis. Tu y jettes un bref coup d'oeil, soupirant, continuant à feindre l'indifférence. « Décidément, je ne sais pas qui distribue le courrier, je reçois beaucoup de lettres des voisins d'en dessous... » Nouveau soupir, presque désespéré. Tu secoues encore la tête, gardant précieusement la lettre dans ta main droite, passant à côté d'Andrew rapidement. Vite. Fuir. Aller planquer ça, faire comme si de rien n'était. Tu peux le faire, tu es bon comédien après tout. Mais tu stresses, ça ne se voit pas, ça se sent. « Je vais rapporter ça au concerné, je reviens tout de suite ! » Fais-tu joyeusement, t'apprêtant à ouvrir la porte. Hé non. Non, Seth. C'est trop tard, même si tu ne le sais pas encore. Il sait que cette lettre est de l'hôpital, et qu'elle t'est destinée. Il y a ton nom, ton adresse dessus, il a du le voir. Pourtant, tu agis comme s'il n'en était rien. Tu espères tellement fort, tu veux croire qu'il n'a rien vu. Non, Seth. C'est trop tard. Beaucoup trop tard.

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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Mer 11 Sep - 22:28

Tu es heureux. Tu as du mal à tenir en place. Tu n'as même pas envie de patienter sur le palier, le temps qu'il daigne t'ouvrir. Tu as les clés après tout, tien ne t'empêche de t'incruster. Tu ne sais pas dans quelle activité tu le surprendrais. Peut-être à dormir. Oh oui, en train de dormir ! Et tu pourrais le réveiller en mode prince qui vient sauver la belle au bois dormant ! Ahem, n'importe quoi. Il doit plutôt être en train de lire. Ou de jouer à la console. Oui, c'est même très probable. Ou alors tu es arrivé bien trop tôt et il est encore dehors... Non, il doit être là, tu n'as pas envie d'être le premier entré ! Quoique, tu pourrais aussi lui faire une surprise mais... En fait non, tu veux jouer ton rôle de policier ce soir. Tu ne tiens pas en place et les pensées se bousculent dans ton esprit. Tu veux le voir. Tu es en avance autant en profiter pour passer plus de temps encore avec lui ! Tu sautilles presque sur place. Et s'il n'est pas là, hein, tu fais quoi ? Heureusement, la question ne se pose pas plus longtemps : il ouvre. Seulement vêtu d'une serviette de bain. Sous tes lunettes tu arques un sourcil tout en retenant avec peine un fou-rire. Non mais dans quelle tenue il t'ouvre... Tu te forces un peu à lancer ta belle réplique, un grand sourire accroché aux lèvres mais... En fait, tu aurais plutôt envie de lui sauter dessus, de lui retirer sa serviette, de l'entraîner dans la chambre et... Non, Andrew, voyons... Tu es incorrigible. Mais tu voudrais. Tu es quasiment sûr qu'il n'est pas contre en plus. Mais chaque chose en son temps, pour le moment tu préfères lui sauter dans les bras, venant l'embrasser avec passion. Il t'a manqué, affreusement. Et tu fermes les yeux, profitant pleinement de sa présence, de ses lèvres sur les tiennes, de tes mains sur sa nuque, de les siennes dans ton dos... Tant pis s'il mouille ta veste, tu n'en as rien à faire. Il est là, tu es dans ses bras, c'est ta place et personne ne t'en délogera. Jamais. Enfin, sauf un besoin pressant de respirer. Tu le relâches alors sans toutefois t'écarter et l'observes, parfaitement heureux. Tu vois une joie comparable à la tienne étinceler au fond de ses prunelles. Tu es tellement heureux en cet instant... Comment peux-tu vivre loin de lui plus que quelques heures ? Tu n'en as pas la moindre idée, cela te paraît tellement impossible en cet instant... Et tu souris franchement à sa question, espiègle... Tu n'iras pas lui dire la vérité mais...

-Je te fais une surprise, Monsieur l'exhibitionniste. Mais c'est quoi cette tenue hein ? T'es trop à croquer juste enveloppé dans une serviette de bain, ce devrait être interdit. Je rajoute cette infraction à ta liste de te tout ce que les forces de l'ordre que je représente ont à te reprocher !

Oh que oui, à croquer... Tu as envie de le manger tout cru, tel la sucrerie qu'il est à tes yeux. Mais tu te retiens, difficilement. Tu as deux-trois choses à faire avant de le kidnapper afin de le garder rien que pour toi. Tu lui voles donc un baiser avant de t'éclipser quelques maigres secondes, le temps de ramener ta valise dans l'appartement puis tu reviens récupérer ta place. Il te vole un baiser et tu ne fais que sourire un peu plus avant de lui faire ton regard de chiot battu. Il est ton prisonnier n'est-ce pas ? Il rit. Oui, tu sais bien, à ses yeux c'est toi son prisonnier mais il peut bien faire semblant un peu, non ? Au moins une fois. Et ouiiiiiiiiiiiiii !!! Il joue le jeu ! Tu es trop trop trop content et tu réponds à son baiser avec fougue, laissant une main sur sa nuque, l'autre venant descendre le long de sa colonne vertébrale avant de glisser sur son ventre et de tout doucement remonter jusqu'à son torse... C'est trop bon de sentir sa peau encore mouillée frissonner sous tes doigts... Trop bien, trop bon... Tu es sur un petit nuage, comme toujours en sa compagnie. Tu as rejoins ta bulle, ce petit univers dans lequel vous vivez. Une bulle d'amour pur qui, tu en rêves, n'éclatera jamais. Le vie n'est pas toujours aussi douce qu'on le voudrait Andrew, tu le sais bien. Mais tu veux y croire, l'espoir fait avancer. En attendant, tu profites de chaque seconde dans ses bras, contre lui. Tu n'as besoin de rien de plus pour être heureux. Il finit par te relâcher... Naaaaaan ! Tu suis le mouvement, refusant de le laisser t'échapper. Cependant tu le laisses quand même faire... C'est vrai qu'il a aussi besoin de respirer. Ah la la... Parfois on se demande si tu ne serais pas capable d'oublier de respirer pour simplement rester avec lui... Peut-être, peut-être pas. Toujours est-il que tu le laisses juste reprendre les commandes, comme toujours. Cependant, tu ne peux t'empêcher de te mordiller la lèvre alors qu'il réemploie ton surnom : princesse. Tu fais d'ailleurs la moue tandis qu'il te fait un baise-main.

-J'suis pas une princesse, je te l'ai déjà dit, chaton en sucre.

Chaton en sucre. Et toc. Il n'avait qu'à pas te traiter ainsi. Tu n'es pas une fille, même si cela t'est déjà arrivé de te ramener à l'appartement déguisé en princesse. Juste pour le fun. Tu avais tellement ri ce jour-là, à voir la tête de ton cher Seth, de ton petit biscuit d'amour. Il avait ri avec toi d'ailleurs. C'était tellement drôle... Mais là, tu n'es pas en robe ni même en jupe. Tu es déguisé en représentant des forces de l'ordre alors tu ne supportes pas un tel affront. Non mais. Tu le laisses tout de même te voler un nouveau baiser, parce que tu restes accroc à ses lèvres. Quand vas-tu lui passer les menottes ? Tu attendras ce soir. Normalement. Seulement il se défile. Il veut aller s'habiller ? Tu fais aussitôt la moue. Non. Non, hors de question, tu ne veux pas !

-Mais non, tu as des générations de retard ! La mode, maintenant, c'est de se balader à poil chez soi ! Suis un peu les mouvements de mode voyons!

Mais non, il s'en va afin de s'habiller. Tu fais profondément la moue. Tu le détestes, tu voulais le voir apwal toi. C'est pas comme si tu ne l'avais jamais vu complètement nu alors... Quoi, il a peur de prendre froid ? Oh, le pauvre chou, c'est vrai qu'il fait encore frais en ce mois d'avril. Il ne faudrait pas qu'il s'enrhume. Tu restes une second en bug... Puis tu éclates simplement de rire. N'importe quoi. Pauvre Seth qui va devoir supporter toutes tes bêtises. Enfin, il a l'habitude. Tu te retrouves donc seul, cherchant quoi faire. Soudain, les lettres refont surface dans ton esprit. Tu fouilles alors dans tes poches, en retirant ce que tu as collecté dans la boîte aux lettres quelques instants plus tôt. Tu les classes alors sommairement. Pub. Pub. Factures. Beurk. Un soupir t'échappe et tu comptes bien aller piquer un petit somme sur le canapé, lorsque tu te figes. Une des lettres capte toute ton attention. Une lettre à l'attention de ton cher Seth. Une lettre sur laquelle est apposé un cachet que tu connais bien : celui de l'hôpital. Non. Non, ce n'est juste pas possible. Tu rêves. Non, tu fais un cauchemar ! Ce ne peut pas, il ne peut pas... Quelqu'un s'est trompé d'adresse, n'est-ce pas ? Tu sens ton rythme cardiaque accélérer sensiblement. Une pointe d'inquiétude vient transpercer ton cœur, même si tu essayes de ne pas paniquer. Tu te fais peut-être du soucis pour rien. Tu vas demander une explication à Seth, il te rassurera.

Seulement, tu es tout de même profondément plongé dans la contemplation de cette enveloppe que tu fais tourner entre tes doigts. Au point de ne pas entendre ton amour quand il te rejoint dans la pièce à vivre. Tu ne l'entends pas, tu ne réponds donc pas. Tu ne réagis que quand la lettre disparaît d'entre des doigts. Tu sursautes avant de relever le regard, l'écoutant enfin, l'observant aussi. Il est nerveux, tu le connais suffisamment pour le savoir. Tu fronces alors les sourcils, ne bougeant pas du tout. Tu ne le crois pas. Il te ment, il veut simplement te cacher cette lettre. Comment vas-tu réagir, Andrew ? Mal, c'est à prévoir. Vous n'êtes pas censés avoir de secrets l'un pour l'autre, faut-il le lui rappeler ? Tu croises les bras et tu le fixes.

-Seth. Ta voix est ferme, sérieuse. Tout ce qui ne te ressemble pas. Mais tu ne veux pas le laisser prendre la fuite. Je te rappelle que j'ai passé un temps à travailler à l'hôpital, je reconnaîtrais ce cachet entre mille. Et c'est bien ton nom et ton adresse qui sont inscrits. Je suis peut-être distrait par moments mais je ne suis pas aveugle. Enfin, je n'en ai pas l'impression. Je me trompe peut-être ?

C'est de l'inquiétude qui brille au fond de tes prunelles. Il ne réagirait pas ainsi s'il avait quelque chose à te cacher. Et s'il te cache quelque chose tu as peur que ce soit important. Voir, grave. Tu veux te tromper, évidemment. Il ne devrait pas te cacher des choses, c'était convenu entre vous. Mais tu as peur. Peur de comprendre que ces règles ne s'appliquent qu'à toi, peur de comprendre qu'il se passe quelque chose et que tu ne t'en sois jamais rendu compte. Qu'as-tu encore raté ? Qu'as-tu encore mal fait ? Tu ne sais pas et c'est ce fait qui t'inquiète au plus haut point. S'il ne se passait rien, il n'aurait pas réagit ainsi. Ton rythme cardiaque a sensiblement accéléré. Tu regardes alternativement ton petit brun et la lettre qu'il tient dans une main. Tu fixes cette porte qu'il s'apprête à franchir. Non. Non, il ne prendra pas la fuite. Tu es quelqu'un d'instable et il le sait très certainement mieux que quiconque. Pour le moment, ta magie est bien contenue mais elle pourrait t'échapper pour claquer la porte et l'empêcher de s'enfuir. Tu ne veux pas que cela puisse arriver alors tu essayes de te rassurer. Difficile... Mais tu essayes tout de même. Tu décroises les bras et le rejoins. Toute cette joie qui faisait étinceler tes prunelles a été remplacée par de l'inquiétude.

-S'il te plait... Ne dis pas qu'il ne se passe rien, tu ne réagirais pas comme ça sinon... Tu ne peux pas me mentir aussi facilement... Qu'est-ce qu'il se passe pour que tu stresses autant ?

Tu veux savoir. Tu veux comprendre. Pas de secrets entre vous n'est-ce pas ? Alors qu'il respecte sa parole, lui aussi. Tu es têtu, tu ne le lâcheras pas tant qu'il ne t'aura pas expliqué ce qui l'inquiète autant. Et puis, s'il te le refuse, tu pourras toujours lui piquer la lettre et la lire. Il sait que tu en es capable. Seulement tu préférerais qu'il te l'explique lui-même plutôt que tu sois obligé de fouiller un peu plus dans ses dossiers... Tu l'aimes, ton Seth. Passionnément, plus qu'à la folie. Il est ton rayon de soleil, ta muse, ton cœur, ton âme, celui qui te fait te lever le matin, celui qui te fait rêver la nuit, celui que tu attends de revoir avec impatience, celui que tu quittes toujours avec un profond déchirement au cœur... Mais s'il commence à te cacher des choses, votre bonheur ne risque-t-il pas de se dégrader ? Votre... Ou ton bonheur. Est-il réellement heureux de votre situation ? Oui, tu sais que c'est idiot de douter. Tu sais qu'il t'aime, peut-être pas autant que toi tu l'aimes, mais il t'aime, il est heureux de te voir... Mais suffisamment ? Non, franchement Andrew, tu ne devrais pas douter, tu te fais du mal et tu risques de lui en faire. Seulement c'est plus fort que toi. Ton univers vacille, tu ne peux que suivre le mouvement...

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Ven 20 Sep - 21:40

Son sourire. C'est bien tout ce dont tu as besoin pour retrouver le tiens, pour te sentir bien, à nouveau. Il t'a manqué, oui. Il te manque tout le temps, de toute façon... Enfin, ce n'est pas comme s'il partait pour toujours à chaque fois qu'il franchissait cette porte, mais... Presque. D'un côté, ton existence tourne autour de la sienne. Il ne va pas bien ? Toi non plus. Et puis, qu'en sera-t-il si un jour, les médias en viennent à découvrir votre relation... Ah, ça, tu sais que tu ne vas pas passer à côté. Un jour où l'autre, il se passera quelque chose ; qu'on vous voit en public, qu'une photo soit malheureusement prise lors d'un moment plutôt inopportun.. Tu te demandes comment est-ce que vous avez fait pour passer à côté jusqu'à aujourd'hui, d'ailleurs. Certes, d'un côté, cela pourrait vous être bénéfique, mais d'un autre... Tu sais bien que les journaux peuvent faire beaucoup de mal à leurs cibles, surtout les presses people. Et tu as peur de ce qui se pourrait se passer s'ils creusaient dans ton passé... Non, tu n'es pas un meurtrier sanguinaire, ou un psychopathe violent, tu n'as rien de bien important à te reprocher. Mais des photos de toi et d'autres personnes circulent encore sur la toile, lors de soirées peut-être trop arrosée. « Je te fais une surprise, Monsieur l'exhibitionniste. Mais c'est quoi cette tenue hein ? T'es trop à croquer juste enveloppé dans une serviette de bain, ce devrait être interdit. Je rajoute cette infraction à ta liste de te tout ce que les forces de l'ordre que je représente ont à te reprocher ! » Tu te contentes de rire sincèrement, amusé par sa remarque. Oui, tu joues les exhibitionniste, mais d'un côté, tu n'attendais personne à cette heure-ci ! Une infraction de plus ? Tu n'es plus à cela près avec lui de toute façon, et s'il te jugeait pour tous tes crimes, tu cumulerais au moins trois peines capitales, et six cent trente-huit années fermes dans les prisons d'Aurea Luna. Non non, tu n'exagères pas du tout !

Tu l'embrasses, et il te répond. C'est tout ce que tu demandes. Tu frissonnes d'ailleurs, en sentant ses mains glisser sur ton corps. Tu es si bien avec lui... Tu aimerais vraiment qu'il reste. Au moins le week-end, après, s'il doit repartir... hé bien, tu feras semblant. Tu te contenteras de sourire en disant qu'il doit filer, s'il a du boulot. Que cela ne te dérange pas, même si c'est totalement faux. Oh, autrefois, cela te dérangeait un peu moins. Mais aujourd'hui... Maintenant que tu sais que tes jours sont plus que jamais comptés... Oui, le voir partir est terrible, dans le sens où tu as peur qu'il le regrette, par la suite. Qu'il se dise un truc du genre « j'ai pas été là pour lui, j'ai pas compris ce qui se passait assez tôt » et qu'il recommence ses bêtises... Tu as peur de ce qui va se passer par la suite. Mais tu dissimules toute cette inquiétude derrière baisers et sourires, étant juste toi. Il sera bien assez vite au courant, et tu n'as pas envie de bousiller vos petites retrouvailles à cause de ce détail mineur. Détail... Bref. Tu le préviendras demain. Ou la semaine prochaine. Ou dans un petit mois. Non, non Seth. Tu dois le faire au plus vite, et tu le sais. Oui, mais pas tout de suite. Pas maintenant que tout est parfait. Tu sais que ça va lui faire mal, et tu ne veux pas... Pas maintenant quoi. D'ailleurs, tu relâches ses lèvres, reculant un peu. Tu te contentes de lui sourire, de plonger avec délice tes yeux dans les siens... Ah, son regard vert, comment l'oublier ? Tu ne peux pas. Et c'est avec plaisir que tu le captes à chaque fois que tu le peux. Il y a quelque chose d'apaisant au fond de ses prunelles, de rassurant même. Il fait un peu la moue, et ton sourire ne s'en élargit que plus encore. « J'suis pas une princesse, je te l'ai déjà dit, chaton en sucre. » Et il s'élargit. Encore. Avec lui, tu pourrais sourire à en avoir mal aux joues, rires à en finir à l'hôpital. L'aimer à t'en détruire. À l'en détruire aussi, n'est-ce pas ? Ah la la. Les pensées sombres reviennent, mais tu les masques, encore. Parce que tu lui dois bien cela, au moins pour aujourd'hui.

Tu lui voles un baiser. Un nouveau, et certainement pas le dernier. Ses lèvres t'attirent, c'est incroyable ! Le manque, la distance... Il t'a manqué, tellement ! Comment lui faire comprendre, si ce n'est par cette succession de gestes plus explicites les uns que les autres ? C'est tellement bon de le revoir ! Les semaines te paraissent longues, quand il est loin de toi... Alors, quand tu peux l'avoir, il est évident que tu lui montres tout l'amour du monde, concentré dans un corps pourtant trop petit. Et trop malade. Rah ! Stop. Mais non. Tu peux toujours chercher à penser à autre chose, c'est inévitable ; la maladie te préoccupe. Tu sais bien, il va finir par s'en rendre compte. Mais tu n'es pas prêt à tout lui dire, comme ça, de but en blanc... Bref. Tu lui fais la remarque tu dois aller t'habiller, et quelque part, sa réponse ne te surprend même pas. « Mais non, tu as des générations de retard ! La mode, maintenant, c'est de se balader à poil chez soi ! Suis un peu les mouvements de mode voyons! » Tu te mets à rire d'ailleurs, légèrement. Quoi, il te veut à poil, encore ? Bien, il aura toutes les nuits à venir pour redécouvrir ton corps - si parfait, ok tu sors - si c'est ce qu'il attend. Tu secoues un peu la tête, l'embrassant doucement sur le bout du nez. « Alors pourquoi t'es pas déjà à poil, monsieur l'agent ? » Fais-tu en te mordillant la lèvre inférieure. Non, non non, tu ne veux pas le tenter... Mais peut-être un peu en fait. Enfin, la journée est loin d'être finie, et même si t'envoyer en l'air avec lui maintenant, tout de suite, t'enchanterait plus qu'autre chose, tu serais plutôt d'avis à aller faire un tour avec lui, dehors. D'ailleurs, tu files t'habiller sans plus attendre, l'abandonnant dans le salon. Que cela lui plaise, ou non ! Tant pis, si tu n'es pas à la mode, tu n'en n'es pas moins civilisé, et tu n'as pas trop envie de sortir à poil dans les rues d'Aurea Luna.

Enfin, tu te dépêches ; tu es à quelques mètres seulement, et il te manque déjà affreusement. Alors tu te dépêches de t'habiller, d'engloutir discrètement un cachet. Et tu retournes dans la pièce à vivre. Tu poses une question, dans le vide apparemment, puisqu'il ne te répond pas. Alors, automatiquement, tu t'intéresses à ce qu'il fait. Ou plutôt, à ce qu'il lit. C'est une lettre qu'il a entre les mains. Pas encore ouverte, certes, mais tu n'as pas envie d'attendre plus longtemps pour découvrir qui te l'a envoyée. L'hôpital. Mais bien sûr... Tu en pâlis brusquement, la récupérant rapidement. Non, il ne doit pas voir ça. Tu n'es pas prêt. Et lui non plus n'est pas prêt à t'entendre... Non, non et re-non. Tu dois trouver quelque chose, n'importe quoi ! Une idée, un mensonge, même complètement bidon. Tu dois tenter le tout pour le tout, pour éviter que le pire ne se produise là, maintenant. Alors, tu inventes une histoire. Purement bidon, c'est sûr. Le courrier d'un voisin ? Mais oui, bien sûr. Un voisin qui s'appelle Seth Jakotrov, et qui vit en haut d'un immeuble. Tout à fait. Il n'est pas dupe, tu le sais bien, et pourtant, tu essayes. Pourquoi ? Tu ne sais pas. Car c'est ta dernière chance, tu le sais bien. Tu sais que, s'il découvre que cette lettre t'est adressé, il va comprendre. Il va l'ouvrir et tomber sur quelque chose que... Tu ne veux pas qu'il voit. Alors, oui, tu mens. Mais un mal pour un bien, pas vrai ? Tu gardes nerveusement le papier dans tes mains, t'apprêtant à sortir. Mais sa voix t'arrête. Elle te pousse à te retourner vers lui, alors que ses bras sont croisés contre son torse. Oh, tu vas passer un sale quart d'heure, sans aucune ironie. « Seth. » Tu déglutis un peu, te tournant vers lui. Tu t'efforces de retrouver ton sourire, de faire comme si de rien n'était. « Je te rappelle que j'ai passé un temps à travailler à l'hôpital, je reconnaîtrais ce cachet entre mille. Et c'est bien ton nom et ton adresse qui sont inscrits. Je suis peut-être distrait par moments mais je ne suis pas aveugle. Enfin, je n'en ai pas l'impression. Je me trompe peut-être ? » Tu lis l'inquiétude sur ses lèvres, autant que dans ses prunelles. Oui, c'est vrai qu'il y a bossé, et par conséquent, il est un peu évident qu'il connaît toute leur paperasse. Tu es grillé Seth, il vient de te l'envoyer en pleine face. Tu ne sais pas quoi faire, te contentant alors de hocher négativement la tête, baissant légèrement les yeux. Pour le coup, tu ne souris pas. Tu n'y arrives plus. « C'est rien... » Soupires-tu. Non, ce n'est pas rien. Il le sait, tu le sais. Alors pourquoi le faire attendre plus longtemps ? La peur. La peur Seth.

Tu plisses un peu le front, pinçant tes lèvres. Oui, il sait que quelque chose ne va pas. Vous le savez tous les deux, et c'est bien cela qui t'inquiète. Tes yeux parcourent brièvement l'enveloppe que tu tiens dans tes mains, retraçant distraitement le cachet de l'hôpital. Ton identité en lettres capitales, et juste en-dessous, ton adresse. Oui, quoique tu dises, cette lettre t'est destinée. « S'il te plait... Ne dis pas qu'il ne se passe rien, tu ne réagirais pas comme ça sinon... Tu ne peux pas me mentir aussi facilement... Qu'est-ce qu'il se passe pour que tu stresses autant ? » Nouveau soupir de ta part. Non, en effet, tu ne peux pas lui mentir ; il te connaît trop bien, il se rend bien compte que tu lui racontes des histoires. Il ne manque pas de te le faire remarquer, et tu sais qu'il a raison. Tu sais que ce n'est pas bien, d'essayer de lui cacher ce qui se passe. Lui n'a - enfin, tu l'espères - aucun secret pour toi. De quel droit pourrais-tu en avoir pour lui, hein ? Surtout que celui-ci... Non, ce n'est pas une simple histoire d'une nuit dans une boîte, ou de je-ne-sais quelle chose stupide tu as bien pu faire en soirée il y a quelques années. Non, cette fois-ci, c'est plus que sérieux. Et mine de rien, cela le concerne, autant que toi. Tu relèves un peu la tête, juste pour croiser son regard. Et rien que ça, ça fait mal. Au début, tu hausses un peu les épaules, reprenant timidement la parole. « C'est rien, juste des papiers car je me suis fait mal en vélo il y a quelques jours... Rien d'important, je ne voulais pas t'inquiéter. » Tu essayes de prendre un air des plus sérieux, juste pour sembler crédible. Mais le silence, voilà ce qui suit tes paroles. Et c'est inquiétant. Car non, tu n'as pas dit la vérité, encore une fois, et tu doutes honnêtement qu'il gobe encore tes mensonges. Allez, tu peux faire un petit effort non ? Ce sera douloureux au début. Après aussi. Mais tu lui dois bien ça, pas vrai ?

Tu secoues la tête à nouveau, et tu laisses tes bras retomber le long de ton corps, alors que tu baisses un peu les yeux. Comment dire ça. Comment tourner les choses de manière moins douloureuse ? Tu doutes. Tu hésites. Tu veux choisir précautionneusement tes mots, pour éviter les faux pas que tu sais durs pour lui. « Andrew je... Je dois t'avouer quelque chose. » Fais-tu d'abord, alors que tu relèves ton regard brun vers lui. Tu as peur de la suite. Peur de lire de la déception sur son visage, de la colère au fond de son regard si tendre. Mais ce dont tu as peur avant tout, c'est de la souffrance que tu vas causer, par ce pur égoïsme qu'était le tiens, lorsque tu lui cachais cette affaire. Tu te mords un peu l'intérieur des joues, et ce regard grave que tu portes sur sa personne ne laisse présager rien de bon. Tu inspires profondément, et tu essayes de capter ses yeux, même si ça te fait mal. « Je... J'aurais certainement dû te le dire plus tôt, et j'en suis désolé, d'avance... Je sais que c'était égoïste de ma part, mais après tout, tu as le droit de savoir... » Oui, tu fais durer la chose. Mais tu appréhendes tant sa réaction ! Tu as si peur que les mots semblent bloqués au fond de ta gorge. Encore une fois, tu aspires une grande goulée d'air. Tes yeux se font plus humides que d'ordinaire, ils brillent, car tu as mal pour lui, pour vous. « Je suis... Je suis malade Andrew. » Aïe. Tu la sens, cette pointe qui s'enfonce dans ton petit coeur ? Tu n'as pas chaud, tu as froid. Et pourtant, ta peau est brûlante. Ton coeur s'est arrêté de battre, non ? Oui, peut-être. Qu'importe. Tu respires encore ? Certainement. Quoique. Quelle importance. Tu le regardes, hésitant un instant à poursuivre. Et puis, tous comptes faits, tu es lancé, alors pourquoi ne pas continuer hein ? Quitte à t'enfoncer un peu plus. « C'est pas... Rien. Enfin, j'en sais rien, je suis pas médecin. Mais je vais devoir suivre un traitement particulier, et ce sont des papiers pour suivre un programme, enfin, c'est compliqué... » Et pourquoi ne lui dis-tu pas ce que tu as, Seth ? Parce que les mots longs font peur. Parce qu'il a des notions en médecine, et qu'il comprendra bien que ce que tu as, ce n'est pas rien. Tu passes nerveusement une main dans tes cheveux sombres, reniflant un peu. Tu te mords la lèvre, tu regardes partout ailleurs. Non, affronter son regard, c'est juste trop. Alors tu essayes de te raccrocher à tout, à n'importe quoi. Mais, cela ne sert à rien, au contraire ; tu t'énerves contre toi-même. Tu serres les dents, secouant encore la tête, avant de ramener ton regard dans le sien, péniblement et surtout, au bord de ces larmes qui menacent de tomber depuis qu'il est arrivé. « Neurofibrosarcome Schwannome. C'est un cancer, Andrew. »

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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Lun 4 Nov - 22:04

Tu es accroc, définitivement. À ses lèvres, au contact de sa peau contre la tienne, à cette sensation que te procure le fait de glisser tes doigts dans ses cheveux, à sa présence, à son regard, à son sourire, tout. Tout en lui n'est qu'un prétexte de plus pour l'aimer. Tu vis pour lui, par lui. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde loin de lui est une torture et tu ne t'en rends totalement compte que lorsque tu le retrouves enfin. Comment fais-tu pour vivre loin de lui plus de quelques heures ? Tu ne sais pas et c'est une énigme que tu ne veux pas élucider. Tu veux que vous restiez ensembles toute votre vie, heureux. Mais là, ce que tu veux surtout, c'est qu'il retire cette satanée serviette. Il te tente trop, c'est affreux. Pourquoi n'est-il pas à poil un peu, en plein milieu de l'après-midi ? Certes, tu aurais profondément boudé s'il avait ouvert à quelqu'un dans cette tenue mais comme c'est toi, tu adores. Allez, qu'il te fasse ce plaisir... Hé bien non. Il préfère t'embrasser sur le bout du nez. Tu rosis légèrement, un sourire étirant un peu plus tes lèvres, avant de refaire la moue. Non mais oh, s'il croit qu'il va t'acheter aussi facilement... Pourquoi n'es-tu pas déjà à poil ? Ohoh... Cette fois, c'est à ton tour de rire avant de lui voler un baiser à ton tour. Quelle question stupide, il devrait le savoir pourtant.

-Parce que j'attends que tu me retires ce que j'ai sur le dos, Sucrerie.

Tu lui accordes un grand sourire que tu qualifierais volontiers de débile mais tu t'en fiches. Tu sais que tu racontes toujours des bêtises, il le sait tout autant que toi. Il a trop l'habitude pour s'en formaliser. En attendant, tu réfléchis. Il va te fausser compagnie pour aller s'habiller, le sale gosse... Oui mais non. Tu profites du fait qu'il ne fasse plus autant attention à toi pour lui voler sa serviette. Et toc, tu auras quand même eu ce que tu voulais : le voir apwal en plein milieu de l'après-midi. C'est littéralement mort de rire que tu le laisses enfin t'échapper, hésitant à aller t'effondrer dans le canapé. Non, quand même pas, mais tes côtes te font mal à force de rire, plus encore quand quelques pensées plus ou moins déplacées viennent faire leur apparition dans ton esprit. Tu es incorrigible et tu l'assumes. Mais c'est tellement mieux de passer son temps à rire qu'autre chose... Bref. Il te faut quelques instants pour te calmer, puis tu portes ton attention sur le courrier. Rien d'intéressant, sincèrement. Sauf... Une lettre. De l'hôpital. Tu déglutis, tu sens un vent de panique souffler sur tes pensées, sans vouloir trop y croire. C'est une erreur. Ou alors ce n'est rien de grave et Seth te rassurera aussitôt. Il ne faut pas que tu paniques mais c'est si difficile...

Tu restes en bug sur cette lettre, jusqu'à ce que le brun arrive et te l'arrache des mains. Heu... Ok, quelque chose ne va pas. Ce simple geste veut tout dire, et tu n'as qu'à l'observer pour confirmer tes doutes. Il est nerveux, il te cache quelque chose. Il ment et tu n'aimes pas cela. Pas du tout même. Alors tu l’interromps alors qu'il essaye de se sauver. Pas besoin de bouger, le ton ferme de ta voix est largement suffisant. Mais si elle est ferme, tout en toi indique ton inquiétude. Ce n'est pas normal qu'il réagisse aussi vivement. Il se passe quelque chose, une chose que tu n'aimeras très certainement pas une fois au courant. Il ne sourit pas, il ne sourit plus. Tu sais que tu as touché juste. Tu le connais suffisamment bien pour le savoir. Baisser les yeux, secouer la tête de cette manière, lâcher quelques mots en un soupir... C'est rien ? Non, c'est faux et vous le savez tous les deux. Tu ne sais pas quoi faire. Tu as peur. Pour lui. Peur d'avoir encore fait une erreur et de le voir en payer les conséquences. Peur de comprendre que tu as été incapable de comprendre quelque chose d'évident et, pour l'instant, tu ignores à quel point tes craintes sont fondées. Tu essayes de te rassurer, bien inutilement. Tu essayes de te contenir. Ta magie est instable et tu as tout sauf envie d'en perdre le contrôler pour quelque chose de peut-être non justifié. Alors tu finis par lui demander une explication. Tu en as besoin sérieusement. Tu as besoin de comprendre, c'est vital à tes yeux. Tu fixes d'ailleurs ceux-ci dans les siens, quand il relève enfin son regard noisette. Tu attends. Et il te ment, encore. N'a-t-il toujours pas compris que tu savais le percer à jour quand il agissait ainsi ? Un soupir lassé t'échappe tandis que tu secoues la tête. Tu ne feras aucune remarque, tu te contentes plutôt de froncer les sourcils. C'est largement suffisant. Tu veux la vérité.

Finalement, il reprend la parole sans que tu ais eu à le faire avant. Il hésite et tu sens une nouvelle vague de panique s'infiltrer dans ton esprit. Non, du calme... Il faut que tu te calmes... Mais qu'est-ce qui peut être grave au point de le faire réagir ainsi ? Tu ne sais pas et c'est bien ce qui te fait peur. Tu ne sais pas ce que tu vas faire, ce que tu vas dire, alors plutôt que rester debout, planté sans rien faire, tu vas t'asseoir. Sage idée. Oui, très sage idée, puisque la révélation qu'il va te faire risque d'être très dure à avaler. Tu voudrais qu'il t'explique enfin ce qui ne va pas mais il en semble incapable. Il aurait dû te le dire plus tôt ? Mais quoi donc ? Il te fait vraiment peur ! Ton rythme cardiaque accélère sensiblement, c'est une lueur de panique qui brille au fond de tes prunelles. Pourtant, tu essayes encore de te calmer. Tu passes une main sur ton visage avant de la faire glisser dans tes cheveux... Calme Andrew. Oui, voilà, c'est bien. Mais... Il peut dire qu'il est égoïste, que tu as le droit de savoir, il ne dit toujours rien.

-Alors explique-moi. S'il te plaît, cesse de tourner autour du pot et dis-moi enfin ce qui ne va pas ! Je t'en prie... Seth...

Comment rater la panique dans ta voix ? Impossible. Tu n'arrives pas à la maîtriser aussi bien que d'habitude. Tout ce qui touche Seth t'affecte plus que tout. Il est tout pour toi. Celui à qui tu penses constamment, celui qui te fait sourire le matin, celui qui t'aide à t'endormir le soir, celui qui te redonne courage par sa simple présence, celui pour qui tu es encore de ce monde à ce jour. Il est toute ta vie, tout ton univers, même s'il a été forcé de te partager avec la musique et, plus tard, un peu avec tes fans. Mais tu l'aimes, du plus profond de ton cœur, du plus profond de ton âme. Tu l'aimes comme tu n'as jamais aimé personne et comme tu n'aimeras personne d'autre, c'est impossible. Pourquoi vous faire souffrir en masquant ainsi une information qui semble aussi destructrice ? Parce qu'il n'y a pas que toi qui es mal à l'aise, non. Il l'est aussi et, cela, tu le supportes encore moins bien. Qu'il lâche le morceau, ce sera plus facile après ! Qu'il le dise, tout simplement !

Seulement, lorsqu'il reprend enfin la parole, tu te sens perdre toutes tes couleurs. Malade ? Il est malade ? Mais qu'est-ce qu'il a ? Qu'est-ce que tu n'as pas vu ? Qu'est-ce que tu as été incapable de détecter ? Ton cœur loupe un battement, puis deux. Que dire ? Que faire ? Tu ne sais pas, c'est à peine si tu essayes de réfléchir. Malade. Tu ne l'as pas vu. Ce n'est pas rien ? Mais... Mais... Tu as l'impression que tu vas tourner de l’œil. Tu as bien fait de t'asseoir, sinon tes jambes ne te porteraient très certainement plus en cet instant. Il doit suivre un programme ? Alors oui, ce doit être assez grave... Mais quoi ? Qu'a-t-il donc ??? Tu te sens mal, tu as envie de prendre la fuite, de ne plus rien entendre, d'oublier, mais tu veux aussi savoir. Pas de secrets entre vous. Si tu peux l'aider, tu le feras. Si tu peux... Allez, qu'il lâche enfin le morceau ! Qu'il te dise ce qui ne va pas ! Tu n'arrives pas à parler, à le lui demander mais ton regard implorant et un peu trop humide devrait suffire. Qu'il te dise. Tu ne supportes pas de voir ce regard au bord des larmes. Ton cœur te fait mal, tu as l'impression de chuter mais tu en es encore loin. Tu allais te lever, aller lui faire un câlin pour ne pas le voir pleurer lorsqu'il lâche enfin le morceau. Neurofibrosarcome Schwannome. Tu te figes. Non. Non, ce n'est pas... Les yeux écarquillés, vides, tes deux mains viennent se glisser dans tes cheveux.

-Non... Tu ne peux pas... C'est...

Injuste. Méchant. Cruel. Tu tires sur tes cheveux. Tu ne te sens pas bien. Tu sais, quand on est certain qu'il reste une marche en haut d'un escalier alors qu'en fait, on en est au bout. A ce moment là, ton pied se perd un instant. Une seconde, tu éprouves un sentiment de chute vertigineuse. C'est exactement ce que toi, tu es en train d'éprouver en ce moment. Perdu entre plusieurs univers, dans un chaos sans nom où se mêlent le désespoir, la colère, une douleur intense et une peur sourde. Tu ne sais pas quoi penser mais, là, tu es bien incapable de maîtriser tous ces sentiments qui te détruisent de l'intérieur. Pour preuve de ton désarroi, l'air vibre autour de toi. Les objets vibrent. Les vitres. Ton regard ne parvient pas à se stabiliser sur quoi que ce soit, il faut que tu te calmes, que tu te fixes sur une émotion pour ne pas imploser. Mais laquelle ? Le désespoir ? Non, il ne faut plus. La douleur ? Non. Ta peur ? Possible... Mais il semblerait que ce soit plutôt la dernière qui fasse son apparition : la colère. Ce sentiment fait apparaître une étincelle au fond de ton regard bleu-vert, malgré les larmes qui le masquent quelque peu.

-Et tu sais ça depuis combien de temps, hein ? Depuis quand tu le sais ? Depuis quand tu me le caches ? Et surtout, tu comptais me le dire ? Apparemment pas, à te voir... Mais merde Seth, un cancer ! Tu avais dit pas de secrets entre nous !

Tu as envie de le frapper, de le serrer dans tes bras, de pleurer contre lui, de prendre la fuite. Tu ne fais rien de tout cela, tu te contentes de le fixer, de très mauvaise humeur. Une ampoule explose, tu n'y prêtes même pas attention. Tu es quelqu'un d'instable Andrew et personne n'est jamais parvenu à contrôler tes débordements. Seulement tu ne veux pas le blesser. Tu ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit par ta faute... Tu t'en veux. Tu aurais dû le voir, tu aurais dû faire quelque chose, l'orienter plus tôt vers quelqu'un pour que... Que quoi ? Qu'il suive un traitement ? C'est gérable, un cancer de la moelle épinière ? Tu ne sais pas, tu n'es pas spécialiste. Tu n'es pas resté longtemps à l'hôpital, tu ne sais pas tout. Mais tu as si peur pour lui... Trop pour le supporter. Tu as envie de crier, encore, mais lorsque tu ouvres la bouche, une nouvelle ampoule explose. Tu te tais alors, quelques secondes de plus, le temps de passer tes mains sur ton visage. Te calmer. Bon sang, il faut que tu te calmes... Plus facile à dire qu'à faire, très sincèrement. Il faut penser à autre chose. Il faut... Tu retires tes mains, tu le fixes. Tu trembles. Tu te relèves et tu t'approches de lui.

-Est-ce que tu te rends compte de ce que ça me fait ? Oui, j'avais le droit de savoir ! Et j'estime avoir bien plus que le droit de savoir ! Ça veut dire quelque chose pour toi, ça ? fais-tu en lui montrant cette fameuse bague que tu n'as pas quitté depuis qu'il te l'a offerte. On est lié, peu importe ce qui se passe ! Si l'un a un problème, l'autre est là ! Je suis là pour toi, tu l'as oublié ? J'en ai l'impression ! Je ne suis pas un jouet, Seth ! Je ne suis pas une chose avec laquelle tu peux jouer quand ça te plaît et me tenir à l'écart de tes histoires quand ça t'arrange !

Et voilà, tu pleures. Tu ne cherches même pas à retenir ces fameuses perles salées qui dévalent le long de tes joues. Tu as trop mal au cœur. Tu as l'impression qu'il vient de te poignarder, en plein dans l'organe vitale. Seth est malade, la vérité fait tant de mal... Elle est dévastatrice. Tu te sens coupable, tu avais bien dit que les personnes autour de toi finissaient par mourir ou être malheureuses... Cette fois, c'est pire que tout. Tu risques de le perdre, lui, et tu ne t'en es même pas rendu compte. Tu as fais comme si de rien n'était alors que tu aurais pu passer plus de temps avec lui. Tu aurais pu l'aimer plus encore. Rien. Tu n'as rien fait. Tu te détestes. Et les larmes coulent, encore. Tu recules, tu t'éloignes de lui, tu vas plutôt t'appuyer contre le canapé. Tout est en train de virer à la catastrophe, si tu n'arrives pas à te contrôler, tu vas finir par provoquer un accident ! Mais tu en es incapable, ta magie s'échappe par vagues et chacune détruit un peu plus l'appartement. Il ne faut pas que tu restes ici, tu es dangereux. Tu ne sais pas quoi faire, quoi dire. Tu ne devrais pas te mettre en colère mais c'est plus fort que toi. Il n'y a que de cette manière que tu acceptes de répondre, parce que tu lui as promis de ne plus jamais sombrer dans la dépression. Autant que possible, tu aimerais tenir cette promesse, pour lui... Mais en attendant, les larmes coulent encore. Quelque chose explose, encore, tu ne tiens plus.

-Au final, je ne suis pas assez important à tes yeux. Je ne mérite pas de savoir ce qui t'arrive. Je ne sers à rien d'autre qu'à te faire passer le temps. Je te déteste Seth. Je te DETESTE !

Tu ne tiens plus. Tu l'écartes de ta route et tu disparais de l'appartement, claquant la porte derrière toi. Que fais-tu donc ? Tu prends la fuite ? Tu quittes l'immeuble, la ville ? Non. Tu te laisses simplement tomber juste à côté de la porte, assis sur le sol, dos contre le mur, genoux ramenés contre toi, tête posée dessus et tu laisses libre court à tes larmes. S'il souhaite te rattraper, il n'aura pas à aller bien loin... En attendant, ta magie est hors de contrôle, toutes les lumières explosent, tu te retrouves immédiatement dans le noir. De plus, on a l'impression qu'un courant d'air glacial parcourt le couloir. Il semble même pleuvoir. On dirait que le couloir se transforme en une forêt lors d'un début d'orage. Tu ne sais plus quoi faire. Tu ne sais plus comment réagir. Seth, ton Seth adoré risque de mourir... Comment pouvais-tu bien réagir ? Tu ne pouvais pas. Parce que s'il disparaît, tu n'auras plus personne à qui faire la promesse de rester en vie... Ton Seth... Tu es tellement désolé d'avoir réagi ainsi mais tu ne pouvais pas prendre le risque de le blesser ou de faire pire que te mettre en colère... Tes pensées suicidaires sont encore là, quelque part, enfouies au fond de ton esprit et si jamais elles viennent remonter à la surface, devant lui... Non, jamais, tu ne veux plus lui faire autant de mal... Seth... Ton chaton en sucre... Pardon Seth... Pardonne-moi de t'avoir porté malheur... Finalement, je ne sais faire que ça : apporter le malheur aux personnes que j'aime...

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Ven 3 Jan - 23:44

« Parce que j'attends que tu me retires ce que j'ai sur le dos, Sucrerie. » Tes lèvres s'étirent souplement une fois de plus, dans un large sourire. Sérieusement, en plein milieu de l'après-midi ? Bah, ce ne serait pas la première fois, surtout avec Andrew... Mais tu préférerais rester habillé pour le coup, au moins pour vous balader dans les rues cet après-midi. Après, ce soir, tu ne dis pas, bien au contraire, tu serais totalement partant pour... On a pas tellement envie de savoir ce qui se passe dans ta tête sur l'instant, alors tu files t'habiller et c'est sans surprise que tu te retrouves nu, puisque le petit blond a eu la bonne idée de te dérober ta serviette. Un éclat de rire s'échappe d'entre tes lèvres, et tu ne tardes pas à atteindre le dressing ou tu prends quelques vêtements rapidement. Une fois habillé et prêt, tu reviens vers lui. Mais ton bonheur n'est que de courte durée quand tu découvres la lettre qu'il tient dans ses mains. La lettre de l'hôpital. Il semblerait que le destin s'acharne contre toi, en insistant pour que tu dises la vérité au sorcier devant toi. Si seulement c'était si simple... Tu tentes d'esquiver le sujet, de faire comme si cette lettre n'était pas à toi. Mais il grille rapidement la parade et tu es contraint d'inventer autre chose. Une chute en vélo. C'est plus que plausible, vu comme tu te déplaces avec ce dernier ; pas de freins, juste un plateau. Sans parler des figures de bmx auxquelles tu t'essayes régulièrement, et qui ne te réussissent pas toujours. Il devrait te croire quand tu dis ça, et pourtant, tu sens bien qu'il n'est pas rassuré. Il sait quand tu mens, alors pourquoi continuer à mentir ? Car tu as peur. Tu as plus que peur de ses réactions, tu es terrorisé. Tu sais bien qu'il a tendance à être plutôt... Instable. Et c'est bien ce qui te fait peur. Car tu n'as aucune idée de ce qui va se passer quand tu vas lui annoncer pour ta maladie. Et ça te fait plus que peur. Tu balances donc cette histoire de vélo, et comme tu t'y attendais, il te perce à jour. Il secoue un peu la tête, soupire, comme exaspéré. Et la peur grandit en toi, alors que tu vois la panique grandir dans ses yeux.

Tu reprends la parole de toi-même. Même si ça ne t'enchante guère, tu sais que tu dois passer aux aveux. Et plus vite ce sera fait, plus vite... Plus vite tu pourras parer les réactions d'Andrew. Parce que au final, c'est lui qui t'inquiète le plus, pas toi. Ta maladie est presque secondaire, à côté de ses réactions à lui. Tu as peur de ce qu'il va faire, ou dire, il pourrait très bien prendre la fuite, comme il pourrait fondre en larmes devant toi. Et ces deux situations sont loin de correspondre à tes attentes, même s'il ne faut pas te leurrer, il ne réagira pas bien, tu n'as pas envie de le détruire par cette simple nouvelle. Tu le revois débarquer, tout heureux, tout fou. Et là, là... Tu sais très bien quel effet dévastateur ta nouvelle va avoir, et c'est très certainement pour cela que tu choisis précautionneusement tes mots. Tu n'as pas envie de faire de faux pas, pire encore ; tu ne peux pas. Tu ne peux pas te le permettre. Il fronce un peu les sourcils, tu distingues un curieux mélange de ressentis au fond de ses prunelles ; de l'inquiétude, beaucoup. Il t'inquiète, mais tu sais que tu l'inquiètes doublement, et tu détestes cela. « Alors explique-moi. S'il te plaît, cesse de tourner autour du pot et dis-moi enfin ce qui ne va pas ! Je t'en prie... Seth... » La panique fait trembler sa voix. Tu veux juste lui faire comprendre que tu aurais dû lui dire avant, tu t'excuses au passage pour t'être montré égoïste, et tu sais que tu choisis mal le moment pour cela, puisque la crainte ne fait que monter crescendo en lui. Tu n'es pas à l'aise, toi non plus, et ça se lit sur tes traits, au fond de tes yeux. Tu ne te sens pas bien. Mais pas bien du tout. Et ce n'est pas la douleur dans ton dos qui fait ça, non. C'est la douleur que tu lis dans ses yeux à lui. La panique qui le dévore peu à peu. Qu'est-ce que tu as fait encore ? Tu aurais dû lui dire bien plus tôt. En l'apprenant par exemple. Quand il était encore temps de tout lui dire sans tout détruire dans son cœur en même temps... Tu te sens tellement mal. Et tes yeux plus humides que la normal en témoignent.

Tu es malade. Voilà la première chose que tu oses lui dire. Ça pourrait être rien, mais vu ton intonation, c'est beaucoup. Tu t'en veux de l'inquiéter comme ça, et encore, tu n'as pas lâché le morceau... Tu le vois déjà perdre toutes ses couleurs. Toute sa joie s'est évaporée, et ses yeux sont plus humides que d'ordinaire. Oh, non, tu ne veux pas qu'il pleure... Pas pour toi... Comment peux-tu lui demander cela, hein ? C'est normal qu'il s'inquiète. Il t'aime, tout autant que toi, tu l'aimes. Comment réagirais-tu s'il t'avait caché une telle information ? Mal, de toute évidence... Un soupir tranche dans le silence, et tu reprends non sans peine, n'osant même plus le regarder dans les yeux pendant un instant. Et enfin, quand tu te sens prêt, vraiment, tu le fixes. Tu as envie de pleurer. Vraiment. Mais tu n'en fais rien, tu dois rester fort, c'est à toi de rester fort pour vous deux, pas à lui de porter un tel fardeau. Tu dévoiles enfin le nom de la bête, et sa réaction est sans appel ; il se fige. Il glisse ses mains dans ses cheveux, nerveusement. Ta nouvelle a eu – comme tu t'y attendais – l'effet d'une bombe. Bon sang. Tu ne voulais pas... Tu ne voulais pas que cela se passe ainsi. Par ta faute... « Non... Tu ne peux pas... C'est... » Malheureusement, tu peux. La preuve est sur les divers scanners qu'ils t'ont fait passer. Que tu le veuilles ou pas, tu es malade. Vraiment malade. Tu sens l'air vibrer autour de vous, c'est sans aucun doute la magie du jeune Firearrow qui fait des siennes. Tu ne cilles pas, car si tu le fais, tu sais que les larmes vont tomber, elle qui sont en équilibre sur le bord de tes yeux. Oh Andrew... Tu es tellement désolé. Désolé, même si tu n'y es pour rien. Surtout désolé, car tu aurais dû le prévenir, tu aurais dû lui dire avant, tu es... Désolé. Tu regardes ailleurs, parce que soutenir son regard devient insupportable. Tu l'as blessé. Profondément. Et tu le sais.

Il reprend la parole. Mais ce n'est pas de la tristesse ou de l'inquiétude qui fait vibrer sa voix. C'est de la colère. « Et tu sais ça depuis combien de temps, hein ? Depuis quand tu le sais ? Depuis quand tu me le caches ? Et surtout, tu comptais me le dire ? Apparemment pas, à te voir... Mais merde Seth, un cancer ! Tu avais dit pas de secrets entre nous ! » Tu te mords la lèvre. Qu'il se calme, par pitié... Tu ne voulais pas... Il t'aide à culpabiliser un peu plus encore, à te haïr pour ce que tu lui as fait. Tu le sais depuis... Quelques temps déjà. C'est vrai que ça fait même un bout de temps que tu le sais. Mais il était hors de question de le lui dire, non pas car tu ne voulais pas, mais parce que tu ne te sentais pas prêt. Ce n'est pas comme si c'était si simple, d'annoncer ce genre de choses... Tu serres les dents comme tu peux. Si tu comptais lui dire un jour ? Bien sûr. Mais pas tout de suite. Et peut-être pas demain. Ni même après-demain. Car tu voulais vous accorder un peu de répit avant la tempête, un peu de bonheur avant la tristesse. Tu voulais attendre d'être posé pour lui dire. De préférence nu dans le lit, histoire qu'il ne se barre pas soudainement en courant. Tu connais Andrew et sa facilité à fuir de telles annonces, tu sais qu'il peut partir à tout instant, et tu n'es pas sûr de pouvoir le rattraper. Tu te mords la lèvre un peu plus encore, presque à sang. La pression devient rapidement insoutenable pour toi, et pourtant, tu t'efforces de rester calme, encore un peu. Ne pas céder à ta propre colère, tu lui dois bien ça, il souffre suffisamment par ta faute. « Bien sûr que je comptais te le dire... Mais crois pas que c'est si simple, bordel ! Tu crois pas que c'est assez dur à gérer comme ça ? J'ai que vingt ans merde, tu crois vraiment que c'est si facile, de se réveiller tous les matins en savant que je vais mourir bien plus tôt que je n'aurais dû ? J'avais pas envie de te faire paniquer Andrew... Ma propre panique me tue assez comme ça... » Tu finis par cligner des yeux, et quelques larmes coulent rapidement sur tes joues. La colère, une certaine haine contre toi même, et surtout de la peur font trembler ta voix. Tu ne veux pas le blesser. Mais qu'il n'aille pas croire que c'est aussi simple que cela pour toi. Tu te rends à peine compte que tes paroles étaient un peu dures, tes mots un peu secs... Tu ne voulais pas... Mais ça te fait littéralement péter un câble toute cette histoire. Est-ce qu'il peut le comprendre, ça ?

Il tremble. Il se relève et s'approche de toi. Son regard accusateur n'aide en rien à te sentir mieux. Tant pis, tu l'as mérité, apparemment. Alors tu ne dis rien, tu restes silencieux, tu retiens tes larmes comme tu le peux. Tu te sens mal, et qu'est-ce que tu regrettes, oh qu'est-ce que tu regrettes de ne pas lui avoir annoncé plus tôt... « Est-ce que tu te rends compte de ce que ça me fait ? Oui, j'avais le droit de savoir ! Et j'estime avoir bien plus que le droit de savoir ! Ça veut dire quelque chose pour toi, ça ? » Tu fronces les sourcils. Il semble presque agressif dans sa manière de s'adresser à toi. Tu ne lâches pourtant pas son regard, même pas quand il te plante sous les yeux votre bague de mariage. « On est lié, peu importe ce qui se passe ! Si l'un a un problème, l'autre est là ! Je suis là pour toi, tu l'as oublié ? J'en ai l'impression ! Je ne suis pas un jouet, Seth ! Je ne suis pas une chose avec laquelle tu peux jouer quand ça te plaît et me tenir à l'écart de tes histoires quand ça t'arrange ! » Tu serres les dents. Parce que tu sens que la colère s'accapare de toi au fur et à mesure que le blondinet parle. Du calme, du calme. Inspire et expire. Mais ce n'est pas si simple. Il te rend dingue quand il parle. Certes, vous êtes deux. Certes, tu n'aurais jamais dû garder cela pour toi. Mais égoïstement, tu as envie de lui répondre que ce n'est pas lui qui a cette maladie, que ce n'est pas lui qui va mourir jeune. Encore une fois, tu pourrais te montrer très méchant quand il te dit qu'il est là pour toi. Car c'est faux. Il n'est pas là pour toi, pas autant qu'il le voudrait et que toi le désirerais. Mais tu étouffes tes paroles assassines et tu te contentes de l'écouter, encore un peu. Finalement, quand le silence retombe, tu ne tiens plus, et tu reprends la parole à ton tour. « Et à moins d'être médecin spécialiste Andrew, qu'est-ce que tu peux faire de plus pour moi ? Que tu l'apprennes aujourd'hui, trois semaines plus tôt ou dans un mois, qu'est-ce que ça change au résultat, hein ? » Tu es plus dur encore que ce que tu n'aurais voulu. Tu as l'impression de t'enfoncer à chaque mot que tu prononces. Mais ta douleur et ta colère font un drôle de cocktail, c'est le volcan qui rencontre le météore, ça ne donne rien de bon, juste une autre apocalypse dans ton petit monde. « Et pour ce qui est de jouer quand ça me plaît, il me semble que t'es plutôt mal placé pour dire des trucs comme ça. » Fais-tu d'une voix plutôt faible. Tu t'en veux déjà, de dire des trucs comme ça... Tu es affreux, tu te détestes. Mais tu t'efforces de rester impassible alors que ses larmes dévalent jusqu'à ton cœur.

Il s'énerve, encore plus. L'appartement en subit les conséquences, puisque des ampoules explosent. Et certainement bien d'autres objets, puisque tu entends quelques trucs qui se brisent. Tu gardes tes yeux rivés sur sa personne, tu ne te sens définitivement pas bien. Mais alors pas du tout. « Au final, je ne suis pas assez important à tes yeux. Je ne mérite pas de savoir ce qui t'arrive. Je ne sers à rien d'autre qu'à te faire passer le temps. Je te déteste Seth. Je te DETESTE ! » Tu n'as même pas le temps de réagir qu'il a claqué la porte, te faisant sursauter. Et immédiatement, tu perds ce masque impassible, et tu te mets à hoqueter. Andrew est parti. Andrew n'est plus là. Où est-ce qu'il est passé ? Tu n'en sais rien. Tu n'as même pas la force de lui courir après. Tes jambes ne te portent plus, et tu recules, jusqu'à heurter un mur. Ou plutôt, la grande vitre. Tu te laisses glisser contre cette dernière, et une fois à terre, tu ramènes tes genoux à toi. Les sanglots sont de plus en plus rapprochés, et tu te mets simplement à pleurer. Andrew. Il te déteste. Tu réalises à peine la portée de ses mots, à quel point ils peuvent être véridiques. Il te déteste. Voilà qui fait écho dans ton esprit, et même si tu ne le penses pas capable de dire quelque chose comme ça, c'est bien ce qu'il vient de se passer. Il te déteste. Il glisses tes mains dans tes cheveux bruns, tirant légèrement dessus. Tu te sens affreusement mal, et tu ne sais pas quoi faire. Tu n'arrives même plus à arrêter de pleurer. Te mords un peu la lèvre, hésitant légèrement... Chanter un peu aide des fois. Ça te ferait penser à autre chose. Et en fait, tu ne réfléchis même pas, ça vient comme un automatisme, tu ne réfléchis plus. « If I die young, bury me in satin, lay me down on a bed of roses... sink me in the river at dawn, send me away with the words of a love song... » Tes mots sont coupés par de nombreux sanglots, mais ils s'espacent, jusqu'à devenir de plus en plus rares. C'est la chanson que tu as chanté, gamin, pour 'l'enterrement' de ta petite soeur, Salem. Ce n'est pas le plus tendre de tes souvenirs, en effet... Mais tu te sens si mal... Pour toi, pour Andrew... Ta colère s'est calmée, tout autant que tes larmes qui ont séché. Tu renifles une dernière fois, et tu te décides à te relever. Tu ne sais pas si ce que tu veux faire est bien, si c'est ce que tu devrais faire... Pourtant tu t'approches de la porte, décidant d'aller chercher le blond. Et c'est peu étonné que tu le vois là, assis à côté de la porte, tout recroquevillé sur lui même.

Tu ne fais pas un bruit, et tu viens te planter devant lui. Tu attrapes ses mains, et rapidement, tu l'aides à se relever. Il n'a pas le temps de dire un mot, pas le temps de te regarder que tu viens l'embrasser. Peut-être qu'il va t'en coller une et quelque part, tu n'attends que cela de sa part. Mais contre toute attente, il te répond. Tu poses ses mains sur sa taille, tu l'attires un peu plus à toi. Il est hors de question de le lâcher, tu ne veux plus le lâcher, pour rien au monde... Il y a de la passion dans ce baiser, cette fougue qui te caractérise aussi. Un peu de tristesse que tu n'arrives pas à étouffer. Mais avant tout, il y a tout cet amour que tu lui portes, et que tu lui porteras toujours. Tu finis par relâcher ses lèvres, au moins un peu. Tu veux capter son regard, juste un instant. « Je suis désolé Andrew... Je suis tellement désolé, j'aurais dû te le dire à la première minute, j'aurais dû, vraiment... Et je m'en veux aujourd'hui, je n'ai jamais voulu te blesser, et je me rends compte que j'aurais mieux fait de te le dire... Pardonne-moi, vraiment, je... je m'en veux, cruellement... » Ton regard est suppliant, autant que ton ton de voix. Tu es plus que sincère, son pardon t'es presque vital, tu ne sais pas comment tu ferais sans lui... Tu lui voles un baiser, puis un autre, et ce n'est pas ton espace de vision réduit qui t'empêche de le faire reculer, qui t'empêche de l'entraîner dans l'appartement à nouveau. Tu refuses catégoriquement de le lâcher, c'est hors de question. Enfin, calme-toi un peu quand même. Parce que avant d'avoir son pardon, il faudrait peut-être lui fournir des excuses. Tu glisses deux doigts sous son menton, l'obligeant à te regarder dans les yeux, même s'il n'en a peut-être pas envie. « Je suis désolé, j'aurais jamais dû dire ça, c'était... cruel de ma part. J'aurais besoin de toi. Plus que de n'importe qui pour surmonter tout ça... » Tu glisses tes mains sur ses joues, presque tendrement. Tu es presque complètement calmé, même si tu appréhendes encore sa réaction. Tu te pinces un peu les lèvres, et finalement, tu te décides à reprendre la parole. « Je t'aime Andrew. Plus que tout, et je pourrais pas traverser ça sans toi... » Tu veux qu'il comprenne qu'il est ton seul vrai médicament, que tu auras besoin de lui à chaque étape. Il est encore libre de partir si c'est ce qu'il veut. Mais à ce moment-là, tu n'auras plus la foi de survivre.

Tu l'embrasses sur le front avant de le serrer contre toi, fort. Peut-être un peu trop. Mais tu te sens tellement mieux quand tu es avec lui... Tu réfléchis un peu à ce que tu pourrais faire, pour te faire pardonner... Et la suite te vient presque comme une évidence, toi qui n'a de cesse de faire des bêtises. « Hm... » Fais-tu d'abord, avant de le relâcher. Un malicieux sourire se dessine sur ton visage, et tu reprends. « Je crois que... Pour me faire pardonner, je devrais t'inviter à sortir. » Ton sourire s'élargit un peu plus, et une pointe reflétant ton côté diabolique fait son apparition. Tu es apaisé, mais excité en même temps. Il faut dire que tu n'as pas tellement envie de penser à ce qui vient de se passer, à la maladie, tout ça... Voilà qui te pourrit suffisamment le quotidien, vous aurez tout le temps d'en parler plus tard. Tu as assez donné pour aujourd'hui d'après toi, que ce soit en larme ou en colère, et lui aussi. Tu n'as pas envie de le peiner plus qu'il ne l'est déjà. Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres, tu es d'humeur légère et tes yeux se remettent à pétiller légèrement. « Alors on va sortir. Je vais t'emmener... à la patinoire. Et ne dis pas non, parce que tu n'as pas le choix. Et après je te traînerai jusqu'au cinéma. Et enfin... Je t'inviterai à dîner au restaurant le plus cher de la ville. » Tu hausses un peu les sourcils, guettant sa réaction. Tu sais que tu as l'air un peu euphorique, on dirait que tu passes du coq à l'âne, en oubliant subitement ce qui vient de se passer entre vous... Mais tu tiens tellement à passer à autre chose. Tu n'as pas envie de t'attarder sur ce qui te pourrit déjà la vie... Tu veux profiter du temps qu'il te reste avec lui. Le plus possible. Vivre chaque seconde à fond, comme si elle était la dernière. Tu te détaches un peu de lui pour attraper ton manteau, et tu attends qu'il se décide. Est-il partant, ou préfète-t-il te haïr toute la nuit durant ? Tu es à la fois excité et inquiet de sa réaction, car comme déjà dit, il semblerait que tu changes bien vite de sujet... Mais peut-être cela fera disparaître les traces laissées par ses larmes plus facilement ? Vous aurez bien l'occasion de parler en route, et tu ne pourras pas dire non, tu le sais... Tu lui dois bien ça, avec le mal que tu lui as fait.

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥   Sam 4 Jan - 15:59

La peur, le désespoir, la colère... Tu ne sais plus où tu en es, tout est confus dans ton esprit. Tu tires sur tes cheveux, tu ne te sens pas bien. Mais pas bien du tout. Tu as l'impression de tomber, que ton cœur s'émiette, que chaque morceau tombe dans un gouffre sans fond. Tu es détruit, s'en rend-t-il compte ? Comprend-t-il à quel point tu te sens mal ? Ta magie t'échappe, l'air vibre tandis que tu es partagé entre tant de sentiments contraires. Comment réagir face à une telle déclaration ? Il est malade, il a un cancer. Il risque de mourir et toi, tu n'as rien vu venir, tu n'as rien compris. Tu t'en veux comme jamais, la culpabilité te poignarde un peu plus alors que tu sens tes yeux s'humidifier. Tu ne regardes rien en particulier, tu essayes vainement de te calmer. Il ne faut pas que tu désespères, tu te l'es interdit. Pas devant lui. Mais que faire d'autre ? Paniquer ? Non, ce n'est pas une bonne idée non plus. Alors le seule sentiment qui finit par prendre le contrôle, c'est la colère. Tu es moins dangereux quand tu es énervé, d'un côté. C'est peut-être le plus facile à gérer pour tout le monde, tu en as malheureusement conscience... Alors tu te montre plus agressif que tu ne le voudrais, tu laisses libre court à ta colère. Tu voudrais le frapper, l'embrasser, pleurer dans ses bras, fuir au loin, mais tu ne fais rien d'autre que parler. Il t'a menti. Il t'a caché quelque chose de très important. Et tu as beau voir que tu le mets un peu plus mal à l'aise, tu as beau savoir qu'il n'est pas dans un meilleur état que le tien, tu continues. Parce que tu es blessé, parce que, quelque part, tu cherches à lui faire comprendre combien tu souffres de cette déclaration. Il répond tout de même à tes accusassions. Tu déglutis difficilement, sa colère fait écho à la tienne, même s'il la contrôle mieux que toi, et tu n'en es que plus blessé encore... Tu préférerais qu'il ne te réponde pas, qu'il te laisse te lâcher sans prononcer un mot... Tu ne sais trop bien qu'il n'a que vingt ans, tu sais que c'est injuste ce qui lui arrive, tu te doutes que ce n'est pas simple pour lui. Et pourtant, tu ne veux rien entendre. Tu te plaques les mains sur les oreilles, secouant la tête. Ses larmes te détruisent trop pour que tu lui répliques quoi que ce soit... Tu voudrais tellement disparaître, aller loin de lui... Si tu ne l'avais pas approché, peut-être qu'il serait plus heureux aujourd'hui, en meilleure santé...

Pourquoi t'es-tu mis en colère Andrew ? Tu sais pourtant à quel point elle peut être dévastatrice. Tu n'es pas un fils de loup pour rien, lorsque tu montres les crocs, même si ce n'est qu'une métaphore, tu as tendance à rapidement mordre. Tu veux parler mais tu n'y parviens pas, une ampoule explose avant. Alors tu essayes de te calme, tu passes les mains sur ton visage. Il faut que tu contrôles ta magie, elle est trop instable. Il ne faut pas que tu le blesses par accident, jamais tu ne te le pardonnerais. Jamais. Malheureusement, tu n'y parviens pas. Tu trembles, de rage, de peur, de désespoir. Tu te rapproches de lui, tu es à nouveau agressif. Tu lui montres votre bague de mariage, histoire de le faire réagir. Sauf que tu n'y parviens pas. Tu te sens tellement mal... Tu est tellement désolé de t'énerver ainsi, tu es désolé, tu voudrais y aller plus doucement, le prendre pas trop mal, le serrer dans tes bras, lui dire que tout ira bien, que vous vous en sortirez, mais sur le coup tu n'y parviens pas. Tu estimes qu'il n'avait pas à te tenir à l'écart de cette histoire. Tu l'aimes ! Pourquoi t'a-t-il caché une telle chose ? Tu lui en veux, même si tu aimerais que ce ne soit pas le cas. Et lui aussi finit par se mettre en colère. Qu'est-ce que ça change, que tu le saches maintenant, il y a trois semaines ou dans un mois ? Tu secoues la tête. Tu serres les dents tandis que tes larmes dévalent le long de tes joues. Tu le regardes, tes yeux emplis d'une tristesse sans fond...

-Ça aurait changé beaucoup de choses ! J'aurais pris plus de temps pour toi, pour nous... Je suis peut-être pas un spécialiste mais je connais des gens qui s'y connaissent !

Minute. Toi, tu es plutôt mal placé pour dire qu'il joue avec toi quand cela lui plaît ? Non. Non, il n'a pas le droit de dire ça, il n'a pas le droit de te faire ce reproche ! Tu fais de ton mieux pour concilier votre vie de couple et ton travail. Tu as toujours fait au mieux, malgré ta tendance à toujours trop travailler, à t'en rendre malade. D'accord, tu n'es pas aussi présent que tu le voudrais, que tu le devrais. Et tu en souffres, bon sang ! Tu en souffres affreusement d'être toujours loin de lui, de ne le voir que les week-ends, de ne pouvoir lui prouver combien tu l'aimes que deux jours par semaine et lors de tes vacances... Sur le coup, tu le détestes. Il n'a pas le droit de te faire ce reproche. S'il veut que tu restes, il n'a qu'à le dire et tu enverras ta carrière aux orties, pour juste rester constamment avec lui ! Peu importe si, au bout d'un moment, vous vous retrouverez avec des difficultés à joindre les deux bouts, tant que c'est ce qu'il veut ! Il n'a qu'un mot à dire. Réellement. Et il le sait. Tu secoues la tête, à nouveau. L'air vibre, d'autres objets éclatent un peu partout dans l'appartement. C'est dangereux pour toi de rester là, il ne faut pas que tu prennes le risque de le blesser. C'est hors de question. Mais...

-Je fais ce que je peux ! Tu sais très bien que je fais mon possible pour tout gérer en même temps ! Si tu crois que ça m'amuse d'être loin de toi, si tu crois que ça m'amuse d'avoir mon frère qui me déteste, de devoir régulièrement aller chercher mon père à l'hôpital parce qu'on l'a trouvé ivre en pleine rue ! J'ai toujours fait de mon mieux ! Toujours ! Mais ça suffit jamais !

Tu n'arrives pas à tout gérer mais tu as toujours fait tout ton possible. Tu as tellement mal, tu t'en veux affreusement. Tu ne peux pas rester ainsi, aussi désespéré. Tu le mets en danger dans cette situation, avec tout qui explose autour de toi. Alors, une dernière fois, tu laisses libre court à ta colère. Tu mens. Tu ne le détestes pas, tu en es incapable. Et pourtant tu le dis. Comme un animal sauvage blessé, tu attaques afin de mieux prendre la fuite. Tu l'écartes sans ménagement de ton chemin et prends la fuite, claquant la porte derrière toi. C'est là que tu t'écroules, sans chercher à aller plus loin. Glissant contre le mur, assis sur le sol, jambes contre ton torse, tête sur les genoux, tu pleures. Tu t'en veux affreusement. Tu voudrais disparaître, ne jamais être entré dans sa vie. Tu savais pourtant que tu lui porterais malheur. Tu savait que tout finirait mal. Et pourtant tu as voulu y croire. Vous étiez heureux, il était heureux, et c'est tout ce que tu demandais. Qu'il continue à sourire, qu'il reste aussi fou qu'avant. Mais tu te sens tellement coupable... Tu t'en veux pour tout ce que tu lui as dit, tu t'en veux d'être allé si loin... Tu voudrais revenir en arrière, te calmer, ne pas crier, ne pas t'énerver, juste aller dans ses bras, sans dire un mot... Mais si c'était à refaire, tu sais que tu te remettrais en colère. Tu as trop mal. Tu as l'impression que c'est ta faute. Tu as pourtant essayé de le protéger par le passé, pourquoi lui as-tu finalement cédé ? Égoïstement, tu dirais que c'était parce que tu avais besoin de lui. Tu avais besoin de sa présence, de sa folie, de son amour... Besoin de lui, tout simplement, pour retrouver ta joie de vivre. Il est ton rayon de soleil, ta muse, ton cœur, ton âme. Et tu as tout détruit, au final. Il risque de mourir et c'est ta faute. Cette satanée malédiction ne te lâchera donc jamais ? Les larmes continuent à coulent, doucement, tandis qu'il fait noir dans le couloir. Ta magie t'échappe toujours par vagues, détruisant un peu plus le couloir à chaque fois. Le noir, le vent, la pluie... Tout s'accorde à ton état d'esprit dévasté. Ton esprit ressemble à une ville après le passage d'un cyclone. Il ne reste que quelques débris. Et encore, c'est bien mieux que l'état dans lequel est ton cœur... De lui, tu as l'impression qu'il ne reste plus rien. Il a été poignardé à plusieurs reprises, écrasé, émietté et jeté dans un gouffre sans fond. Comment pourrais-tu un jour le récupérer ? Tu ne sais pas. Tu voudrais tellement disparaître, cesser de lui porter malheur... Tu es tellement désolé, tu t'en veux tant... Tu ne chantes même pas, tu n'as plus de voix, tu n'as plus envie de rien. Tu n'es plus rien, sans lui...

Cependant, un bruit te tire de tes sombres pensées. La porte s'ouvre. Seth ? Tu ne relèves pas la tête, pleurant toujours. Tu ne veux pas qu'il te voie dans cet état, il doit toujours voir ton sourire, rien d'autre... Pourtant, il t'attrape les mains, te poussant à te relever. Tu n'as pas la force de résister, tu le laisses faire... Et avant d'avoir compris ce qu'il se passait, tu te retrouves contre lui, vos lèvres scellées. Tu ne prends pas la peine de réfléchir, tu lui réponds aussitôt. Tu en as trop besoin. Tu as trop besoin de lui pour continuer à être en colère, tu ne penses même pas une seule seconde à le repousser. Tu frissonnes alors que tu sens ses mains glisser sur ta taille, t'attirant contre lui. Tu te laisses complètement faire, passant tes mains dans son dos, te rapprochant d'autant plus. Vous êtes collés l'un à l'autre. Votre baiser a un peu le goût des larmes, et pourtant... Tu peux ressentir tout ce que le brun essaye de faire passer. Sa fougue habituelle, de la tristesse... Mais aussi tout cet amour qu'il te porte... Un amour bien égal au tien, ce que tu essayes de lui faire comprendre... Tu lui demandes pardon, avec ta passion et ta douceur habituelle... Tu l'aimes, tu es tellement désolé pour ce qu'il vient de se passer... Qu'il te pardonne pour toute cette histoire, qu'il te pardonne pour tout... Tu l'aimes... Il finit tout de même par se reculer, sauf que tu n'as pas envie de le laisser t'échapper alors tu suis le mouvement, aussi longtemps que possible. Malheureusement, il faut bien que tu respires... Donc tu le laisses s'écarter, un peu, tandis que tu entrouvres tes yeux embués de larmes... Il te demande pardon. Tu as bien envie de le lui accorder mais tu as encore trop mal au cœur pour cela. Tu refermes rapidement les yeux, quelques nouvelles larmes t'échappant...

-Oui, j'aurais... Vraiment préféré... Que tu m'en parles au début...

C'est le plus douloureux pour toi : qu'il te l'ait caché. Pourtant, tu viens lui voler un baiser. Doucement, lentement, tes larmes se tarissent, tu te calmes. Tu as mal de l'entendre te supplier ainsi. Tu sais qu'il s'en veut, toi aussi, mais qu'il t'accorde encore quelques instants... Tu as besoin de quelques minutes pour digérer tout ce que vous avez pu vous dire. Juste quelques minutes, est-ce trop lui demander ? Tu le laisses te voler un baiser, puis un autre. Tu n'as ni la force de lui résister, ni l'envie. Tu le laisses alors te ramener dans l'appartement, restant complètement collé à lui. Tu as besoin de sa présence, de sa chaleur... Tu as terriblement besoin de lui, il est tout ce dont tu as réellement besoin, ne l'a-t-il donc jamais compris ? Tu ne peux pas lui résister, tu ferais tout pour lui... Tu as accepté de vivre pour lui, tu mourrais plusieurs fois pour qu'il soit heureux, en bonne santé. Pour que sa vie soit parfaite, un conte de fée comme tu en rêves pour lui... Il le mérite, sincèrement... Tu sens deux doigts glisser sous ton menton, te faisant relever la tête. Tu suis alors le mouvement, rouvrant tes yeux bleu-verts. Tu plonges au fond de son regard noisette avec délice et douleur. Tu lui as fait mal, plus que tu ne voulais, plus que tu ne te le serais jamais autorisé. Tu l'écoutes te demander pardon, une nouvelle fois. Tu savoures ses mots, ceux qui te rassurent. Il aura besoin de toi... Et toi de lui... Vous êtes complémentaires, vous vous relevez toujours mieux à deux que seuls... Tu ne réponds pas, tes larmes ont cessé de couleur, tu profites juste de sentir la chaleur de ses mains sur tes joues... D'ailleurs, tu viens poser tes mains sur les siennes, les maintenant sur place... Qu'il ne te laisse jamais... De nouveaux mots lui échappent et, enfin, tu retrouves ton fameux sourire. Il t'aime. Tu viens juste lui voler un baiser avant de plonger ton regard dans le sien...

-Je t'aime aussi, Seth... Je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours... Pas une seule seconde, je n'ai songé à partir réellement... Je veux rester à tes côtés, je veux t'aider, autant que je le pourrai... Même si ce n'est pas grand chose, juste une présence, mes bêtises pour te faire rire, des massages, des parties de peinture, te suivre dans tes bêtises, je ne te laisserai pas... Je ne te laisserai pas affronter ça sans être à tes côtés... Tu as été là pour moi, Seth... Je suis tout autant là pour toi... On se relève toujours plus facilement à deux que seul... Et si jamais tu en as besoin... Dis-le, que tu veux que je stoppe ma carrière pour rester avec toi...

Sur ce, tu l'embrasses à nouveau, fermant les yeux. Tu as été on ne peut plus sincère. Tu es là pour lui, tu seras toujours là pour lui. Même si tu as l'impression que c'est ta faute, ce qui lui arrive, tu feras ton maximum pour lui. Tu ne le laisseras pas, comme il te le demande. Cela ne t'a pas une seule seconde effleuré l'esprit. Ta place est à ses côtés... Tu fais passer tout son amour dans ce nouveau baiser. Tu l'aimes. Au-delà de la raison, au-delà de la folie même. Tu l'aimes, il est le seul qui compte réellement à tes yeux, le seul en qui tu auras toujours confiance, le seul pour lequel tu te feras autant de soucis, le seul qui te fera si peur lorsqu'il va faire ses acrobaties... Tes mains lâchent les siennes, allant plutôt se glisser dans ses cheveux. Tu le gardes contre toi, tu refuses de le lâcher. Tu es trop bien avec lui, jamais tu ne le laisseras. Sauf si c'est réellement ce qu'il faut que tu fasses, pour lui, pour son bien. Mais tu ne veux pas y songer. Vous êtes encore ensembles, tous les deux. Il faut profiter de chaque instant, de chaque seconde. Et tu l'aimeras tout ce temps. Tu l'aimeras toujours.

Mais il te faut bien le relâcher au bout d'un moment, ce que tu finis par faire, à contre-cœur. Tu rouvres les yeux et le laisse t'embrasser sur le front. Ton sourire s'élargit tout doucement tandis que tu le laisses t'étouffer contre lui. Tant pis, tes mains retrouvent leur place dans le bas de son dos, et tu ne bouges plus. Tu ne veux plus bouger, parce qu'il est tout ce dont tu as besoin, tout ce dont tu as toujours eu besoin. Il a beau te relâcher, toi, tu ne le fais pas. Tu restes contre lui, collé. Il est hors de question qu'il t'échappe. Toutefois, tu relèves les yeux, détaillant avec joie ce malicieux sourire qui se dessine sur ses lèvres... Lui, il a une idée derrière la tête. T'inviter à sortir ? Tu arques un sourcil, intrigué. Allons bon, que va-t-il encore inventer ? Tu attends la suite, curieux de savoir ce qu'il te prépare. Tu aimes quand ses yeux pétillent ainsi... Tu l'aimes... Minute. Patinoire ??? Il est sérieux ??? Il sait combien tu es maladroit, tenir sur des patins relève de l'exploit pour toi ! Tu allais protester mais il te coupe avant. Pas le choix. Tu fais alors la moue. Mais heu. Puis cinéma... Et enfin un dîner au restaurant ? Tu le regardes. Tu sais ce qu'il essaye de faire. C'est gentil, c'est adorable même, mais tu n'es pas tellement d'humeur à sortir... Tu voudrais être un peu au calme pour réfléchir à tout cela... Tu as besoin de repos, rien de plus. Pourtant, tu le laisses aller chercher son manteau. Il a l'air excité à l'idée de sortir... Ne vas-tu pas gâcher sa joie si tu refuses ? Ne vas-tu pas te montrer cruel avec lui en refusant d'entrer dans son jeu ? Tu ne sais que faire, tu te mordilles la lèvre, inquiet... Et finalement, un soupir t'échappe tandis que tu croises les bras.

-Tu crois franchement que je suis en tenue pour sortir ? Attend deux minutes, papillon.

Tu lui fais un magnifique sourire, viens lui voler un baiser, attrapant ta valise au passage, et file te changer. Tu es bien en tenue de policier, mais ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de mieux pour sortir. Il ne te faut que peut de temps pour troquer la tenue officielle pour quelque chose de plus passe-partout. Une chemise, un jean noir, une veste noire, une échappe ample, qui ne te serre pas trop le cou, dorée, et un grand chapeau de la même couleur, sous lequel tu pourras te cacher. Tu récupères tes fameuses lunettes de soleil, des gants, obligatoire pour toi, quelques coussins, une trousse à pharmacie... Et tu le rejoins enfin, lui sautant dessus avec les coussins, le frappant gentiment avec tout en criant :

-Attaque de coussins !!!

Tu éclates rapidement de rire en voyant que tu l'as décoiffé. Tu as retrouvé ton sourire, tes yeux pétillent de joie, à nouveau. Parce que tu as enfermé les précédents instants dans un coin de ton esprit. Tu ne comptes pas y songer cet après-midi, tu le feras plus tard, au calme. Tu laisses les coussins, t'occupant plutôt de le recoiffer avec tes doigts. Mieux. Bien mieux. Tu lui souris alors... Purement et simplement.

-Ok pour la patinoire, sale gosse. Mais prend des coussins, tu en auras besoin si je te tombe dessus. Pour le cinéma, tu me laisses le choix du film et tu me laisses en regarder au moins la moitié. Mais pour le restaurant, sincèrement, je préfère un bon dîner aux chandelles ici, rien qu'avec toi... Je choquerais tout le monde si je décidais de te croquer avant le dessert.

Et toc. Tu l'attrapes par la main et l'entraînes plutôt à ta suite, dehors, attrapant une planche un peu spéciale au passage. Tu l'attends, le temps qu'il ferme la porte de l'appartement. Toi, tu t'occupes plutôt de positionner la planche sur la rampe d'escalier. C'est dangereux, c'est n'importe quoi. Mais puisqu'il faut s'amuser un peu... Tu ne l'as pas bricolé toi-même, mais Seth t'a donné l'idée un jour que tu le regardais, au skatepark, et tu en as parlé à quelques personnes. Résultat, on vous a fabriqué une luge pour rampe d'escalier. Tu as eu la trouille la première fois que tu l'as essayée mais, finalement, c'est drôle. Sauf quand vous croisez quelqu'un en route et que cette personne vous déséquilibre durant la descente, généralement ça finit étalé dans les escaliers. Tant pis. Tu ne lui laisses pas le choix, tu l'attrapes par le col, le fais monter dessus et... C'est parti pour la descente ! Depuis le sommet de l'immeuble jusqu'en bas, il y a quand même un certain nombre d'étages à passer, vous prenez de la vitesse et... Boum ? Non, même pas. Ou si, juste un peu, au moment où la rampe finit. Ce que Seth n'avait certainement pas vu, c'est le coussin que tu as gardé sur toi. Résultat, si ton chapeau et tes lunettes valsent plus loin, la chute est amortie. Et toi, tu reste au sol, Seth sur toi, mort de rire. N'importe quoi. Un vrai gamin. Tu vois à peine le gardien te lancer un regard désapprobateur, tu es trop occupé à rigoler.

-J'avais oublié que ça allait aussi vite !

Tu ris, encore. Tu attends que Seth se pousse, parce qu'il est quand même plus lourd que toi, même si ce n'est que du muscle. Ah, rien qu'à repenser à son corps parfait... Tu le regardes, tes yeux pétillants de malice, et peut-être un peu d'inquiétude... Il ne s'est pas fait mal au moins ? Tu espères que non... Et auquel cas... Tu te relèves à ton tour et viens l'embrasser avec fougue. Tes mains, quant à elles, glissent dans son dos tandis que ta magie diffuse de tes mains, laissant s'échapper une douce chaleur réparatrice... Tu sais comment faire pour apaiser les douleurs, mais tu es incapable de toutes les soigner... Tu aurais peut-être dû continuer tes études de médecine, au lieu de commencer une carrière de chanteur. Tu aurais peut-être pu faire quelque chose pour lui... Non, il ne faut pas y songer. Tu ne dois pas. Alors tu te concentres juste sur vos lèvres, les yeux fermés. Tu es bien, contre lui...Tu ne veux plus bouger... Mais il a prévu d'aller à la patinoire. Mais tu attends que ce soit lui qui se recule. Lui d'abord. Et tu suis le mouvement, avant de finalement rouvrir les yeux, lui souriant...

-Alors, on y va, à cette patinoire ?

Sans lui laisser le temps de répondre, tu lui voles un baiser avant de te sauver en dehors du bâtiment, récupérant juste au passage ton chapeau et tes lunettes, que tu replaces correctement. Voilà. Le gardien a l'habitude de vos bêtises, de vos délires, tu le vois récupérer votre luge. Vous la reprendrez à votre retour, comme si souvent. Tu attends Seth à la sortie du bâtiment et, lorsqu'il sort, tu lui sautes dessus, venant lui voler un baiser. Puis, à nouveau, tu te sauves en riant. N'importe quoi. Enfin, tu es toi, enfin. Tu as retrouvé ton grain de folie habituel. Tu attends qu'il te rejoignes et ce n'est qu'à ce moment là que tu lui attrapes le bras, te collant à lui. Tu es bien, ainsi. Très bien, trop bien. Vous marchez, tout simplement. Même si tu te mords un peu la lèvre... Le moment est peut-être étrangement choisi pour en parler mais, suite aux révélations qu'il t'a faites... Tu le regardes, de multiples interrogations brillant au fond de ton regard.

-Dis, Seth... Tu sais, ça fait quelques temps que je travaille sur autre chose que mes albums et mes concerts... Ruy, tu sais, Ruy Castillo, l'auteur de pièces de théâtre... On a fini d'écrire une comédie musicale ensemble. Je tiens beaucoup à ce projet, le théâtre, c'est quelque chose que j'adore, donc mêler ça à la musique et au chant, c'est... Bref... Le problème, c'est qu'à la fin du mois, y'aura les castings, puis les répétitions donc je vais être énormément occupé... Sans compter les enregistrements à côté...

Tu te mords la lèvre. Dit comme ça, c'est comme si tu allais l'abandonner et tu détestes cette idée. Tu as cessé de marché, tu le regardes simplement. Tu te mords franchement la lèvre, tu regardes ailleurs, mal à l'aise... Comment aborder correctement le sujet ? Tu l'ignores. Mais quand il faut y aller... Tu ne veux pas lui laisser le temps d'être triste. Tu as quelque chose à lui demander.

-Je vais jouer dedans... Et... J'aimerais que tu fasses parti de l'aventure, toi aussi. On serait ensemble pratiquement toute la journée, le soir aussi ! On se lâcherait plus ! Je voulais vraiment être plus proche de toi, ces derniers temps... Et puis, j'avoue que, un des rôles, je l'ai créé spécialement pour toi... C'est pas trop compliqué hein, juste un peu de théâtre, et... Un duo avec moi... S'il te plaît...

Ta voix a pris des intonations suppliantes, de même que ton regard. Tu y tiens. Tu prendras toutes les dispositions nécessaires pour qu'il puisse suivre les répétitions et un traitement en même temps. Tu essaieras de ne pas trop le fatiguer. Tu feras tout pour qu'il soit bien ! Mais par pitié, qu'il accepte... Ce serait l'occasion d'être réellement ensembles, bien plus que vous ne l'avez été ces derniers temps... Et puis, tu ne lui as pas encore avoué que tu te vois mal embrasser quelqu'un d'autre que lui, même pour les besoins d'une pièce de théâtre. Oui, parce que d'un côté, c'est aussi un prétexte pour avouer au monde entier que tu es marié. Avec ton Seth d'amour. Alors, pitié, qu'il dise oui... Tu ne pourras pas le laisser...

_________________
just you and me
Between us, it's a long story. With good and bad times, with a lot of laughs and tears. You're the only one for me, I want you to smile all the time. I love you. Forever.

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Ne jamais cacher un lourd secret | Seth ♥

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