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 Saturday night fever | Théaven

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Draven C.S. Twain
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MessageSujet: Saturday night fever | Théaven   Ven 23 Aoû - 22:56



Saturday night fever

Théa & Draven


DATE ► Début avril.
HEURE ► La nuit.
MÉTÉO ► Depuis le fond du lac, on s’en fiche un peu. xD
LIEU ► Une des boîtes de nuit les plus branchées de l’Atlantide.
STATUT ► Privé.
RÉSUMÉ ► C’est la fête au cœur de l’Atlantide. Comme toutes les nuits. Ce soir, Théa est de la partie et Draven a été invité à jouer quelques morceaux. Il semblerait qu’un léger incident permette une nouvelle rencontre pour les deux...
VOX POPULI ► Non merci, on s’en sortira.

crédit icônes ©️ Tatsuki

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Draven C.S. Twain
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MessageSujet: Re: Saturday night fever | Théaven   Ven 23 Aoû - 22:58

Tu sembles figé sur ta chaise. Pas un geste, hormis les mouvements de tes yeux. Ton regard suit le ballet aquatique des poissons du lac. Tu aimes ce genre de spectacle, c’est la nature qui agit, qui est harmonieuse. Elle suit le rythme de la musique, les mouvements des spots lumineux. Et les bancs de poissons rivalisent pour créer le plus beau spectacle. C’est ainsi que tu le vois, même si tu doutes que ce soit leur but. Ces pauvres animaux dérangés durant la nuit... Ton regard se tourne vers le rottweiler couché à tes pieds. Tu sais qu’il observe la même chose que toi mais pour des raisons différentes. S’il n’y avait pas cette vitre qui vous protégeait de l’eau, il plongerait volontiers pour aller s’avaler quelques uns de ces repas ambulants. Un léger sourire vient alors étirer tes lèvres suite à cette pensée. Dire qu’il a eu à manger juste avant de partir. Et puis, il a l’habitude de veiller la nuit. Tu l’emmènes toujours partout avec toi. Même quand tu vas travailler, si le propriétaire te donne l’autorisation. Ce soir tu l’as. Le propriétaire, tu le connais, il a déjà employé ton frère par le passé et tu accompagnais parfois celui-ci. Tu es donc ici avec ton chien. Personne d’autre n’en a le droit. Tu es un privilégié en quelque sorte, mais tu n’iras pas t’en vanter.

Tu restes donc sur place. Tu attends qu’on t’appelle derrière les platines mais tu ne passes qu’en fin de nuit alors tu as encore le temps. Largement. Alors tu patientes, assis sur une chaise haute, les coudes sur ta petite table, menton dans les mains. De temps en temps, un peu de liquide disparaît de ton verre. Tu ne bois pas d’alcool. Pas avec la dose de calmants que tu prends par jour, c’est dangereux. Alors tu remplaces les boissons alcoolisées par des cocktails fruités. De préférence très sucrés. Le sucre est ta drogue, tu y as toujours été accroc, de mémoire. Souvent, Hunter se moquait gentiment de toi en expliquant que tes nombreuses réflexions et défis que tu te lançaient ou qu’il te lançaient étaient à l’origine de ton "addiction". Ton sourire devint légèrement nostalgique. Ton frère te manque affreusement. Si seulement il était encore là, avec toi... Pour t’encourage, te protéger, te contrôler. Pour tout. Il te manque trop mais tu as depuis longtemps cessé d’espérer. Pas depuis que tu l’as vu, ce jour-là. Il est mort, il ne reviendra jamais, peu importe combien on peut prier, peu importe combien on peut espérer avoir une chance de revenir en arrière. Tu ne peux donc qu’aller de l’avant et espérer. Espérer qu’il se passe quelque chose qui vienne changer ton quotidien, quelque chose qui puisse te convaincre que la bonne période de ta vie n’est pas passée mais à venir. Peut-être qu’un jour, cela viendra. En attendant, tu survis. Pour ton frère. Pour garder son image intacte.

Tu tends quelque peu l’oreille. Le DJ qui passe met un son signé Twain, justement. Un des sons de Hunter. Tu t’arraches alors à la contemplation des poissons. Tu veux voir autre chose. Tu te tournes donc vers la piste de danse, tu observes les réactions des personnes. Ils n’ont pas l’air de détester. D’un côté, à tes yeux, ton frère était un pur génie. Comment détester ses sons ? Impossible. Tu regardes les autres danser sur ses sons. Tu souris, ton regard pétille depuis le dessous de tes lunettes de soleil. Oui, tu portes des lunettes de soleil alors qu’il fait nuit. C’est tout toi. Tu ne quittes jamais ces lunettes, tu n’aimes pas montrer tes yeux. De toute manière, avec les lentilles violettes que tu portes en plus, personne ne voit jamais la réelle couleur de tes iris. Donc, pourquoi souris-tu, jeune homme ? Parce que tu es heureux de voir qu’on se souvient encore de ton aîné. La vie est éphémère mais les souvenirs peur devenir éternels. Tant qu’il y a encore quelqu’un pour se souvenir, on ne meurt jamais totalement... Tu feras tout pour qu’on ne l’oublie pas, c’est ton but. Tu veux aussi qu’il soit fier de toi mais... Ce ne sont pas deux buts qui se contredisent, au contraire. Mais là, ce qui te rend heureux, c’est de constater que tu n’es pas le seul à passer sa musique. D’autres le font et les gens aiment. C’est tout simplement parfait à tes yeux.

Tu tournes à nouveau le regard vers les poissons, récupérant ton verre afin d’en avaler une gorgée. Vide. Zut. Tu fais un peu la moue. Il va falloir que tu regagnes le comptoir, et il n’est pas très proche. Au contraire, tu es pour ainsi dire carrément à l’opposé. Un soupir t’échappe. Bon, quand il le faut... Personne ne vient jamais dans ce coin, tous ceux qui se dirigent par-ici finissent sur la piste de danse avant d’atteindre cet endroit. Tu siffles alors un peu, indiquant à ton chien que tu pars et que tu veux qu’il te suive. Celui-ci est immédiatement debout et sur tes talons. Vous longez la piste de danse, évitant de vous mêler aux danseurs. Tu n’es pas là pour danser mais pour animer le tout. Au fait, ne devrais-tu pas revoir tes morceaux ? Oui, peut-être. Sauf que tu n’as qu’à y songer pour qu’ils résonnent dans ton esprit avec précision. Tu sais exactement ce que tu dois faire, tu as tout préparé. Tu es prêt. Alors tu laisses ton esprit divaguer tandis que tu zigzagues souplement entre les personnes. Tu as vite fait de gagner le comptoir en vérité. Tu siffles le barman et lui présentes ton verre lorsqu’il s’approche.

-La même chose que tout à l’heure, s’il vous plait.
-Ça marche Draven.


Tu esquisses un sourire et t’apprêtes à patienter. Sauf que Chase, ton chien, se met à grogner. Aussitôt sur le qui-vive, ton regard parcourt rapidement les alentours. Qu’est-ce qui le dérange ? Bien vite, tu repères le problème. Halvor. Tu ne connais que son prénom, étrangement. Mais là n’est pas le problème. Non, le problème vient du fait que ce type a tendance à créer des problèmes quand il est ivre. Ce qu’il est actuellement, visiblement. Comment le vois-tu ? Oh, peut-être à la manière dont il se tient au comptoir. Où à la manière dont il embête une demoiselle. Demoiselle qui ne semble pas vouloir se laisser faire d’ailleurs. Un soupir t’échappe. Personne ne semble vouloir intervenir. Elle n’a pas l’air d’avoir besoin d’aide non plus d’un côté mais... Puisque tu es là, autant te rendre utile. Dans un soupir, tu les rejoins donc rapidement et vient poser une main sur l’épaule du brun. Celui-ci sursaute et se tourne vers toi, manquant de perdre l’équilibre.

-Cesse donc de boire, tu sais que tu deviens invivable après.
-De quoi il se mêle encore le gosse ?
-Le but de la soirée est de s’amuser, pas de se battre. Je préfère intervenir avant les videurs.
-Dégage.
-Pas tant que tu ne seras pas parti.


Il bout, tu trouves cela affligeant. Surtout, tu lis la colère au fond de son regard. Tu sais ce qu’il va faire. Tu y es préparé. Alors quand son poing file vers toi, tu pivotes juste légèrement, regardant sa main passer à un petit centimètre de ton visage. Il recommence mais cette fois tu lui dévies le poing d’un léger coup. Ce n’est pas compliqué, ses gestes sont ralentis par rapport à l’ordinaire. Et plus tu évites les coups, plus il s’énerve. Pour peu, tu baillerais. Tu ne le fais pas, par respect pour l’autre. Une seconde, tu regardes la demoiselle, lui adressant un sourire d’excuse. Qu’elle t’accorde quelques instants de plus et elle n’aura plus à le supporter. Un coup te frôle et tu recules d’un bond, en position de garde. Apprendrait-il à viser ? Apparemment. Mais tu lâches un profond soupir.

-D’accord. Qu’est-ce que tu cherches à faire ? À me remettre à ma place ?
-Perspicace ?
-Tu ne fais pas le poids face à moi, et tu le sais. Mais je n’ai pas envie de me battre, s’il te plait. Rentre sans créer d’embrouilles, pour une fois.


Il n’a guère l’air d’être d’accord. Tant pis pour lui. Tu regardes Chase, qui n’a pas bougé depuis tout à l’heure. Autrement dit, il est derrière le brun. Tu le fixes une petite secondes... Puis siffle d’une manière bien spécifique. L’ordre est clair pour ton animal : Attaque. Ce qu’il fait sans hésiter, venant mordre Halvor. Les crocs se referment sur une fesse et le chien semble s’amuser à tirer sur le pantalon, baissant un peu plus celui-ci à chaque coup. L’autre hurle mais les personnes qui se retournent vers vous commencent à rire. Toi, un sourire amusé vient flotter sur tes lèvres. Mais il ne faut pas que tu laisses les choses dégénérer non plus, alors tu siffles une seconde fois, un autre ordre : Stop. Chase lâche alors sa "proie" afin de revenir sagement à tes côtés. Ton adversaire du moment est hors de lui mais le message est clair : soit il s’en va, soit tu lâches ton chien sur lui. Il préfère la fuite, comme tu t’y attendais. Mais pas sans chercher à avoir le dernier mot.

-Tu vas me payer ça, Twain.

Tu te contentes de hausser les épaules, comme si cela ne t’affectait pas. Tu n’en as rien à faire, en vérité. Il dit toujours la même chose et il ne fait jamais rien. Tu le laisses s’en aller, sa fierté avec lui. Pour ta part, tu accordes un regard amusé à Chase. Il a fait un magnifique trou dans le pantalon de l’autre, justement au niveau de la fesse. Les moqueries vont bon train et toi, pour ta part, tu ne peux que rire un peu de lui. Hé bien, finalement, tu as eu une petite distraction. Juste une petite. Tu vas plutôt t’asseoir à côté de la demoiselle. Tu comptes dire quelque chose mais le barman t’apporte ton verre, en profitant au passage pour te remercier du coup de main. Tu te contentes de hausser les épaules. Ce n’est rien, il faut bien que tu serves à quelque chose. Enfin, ton cocktail de jus d’orange, de pomme, de citron et de sirop d’érable à la main, tu te tournes enfin vers elle.

-Pardon pour cette scène. Vous ne sembliez pas avoir besoin d’aide mais j’ai préféré intervenir avant qu’il ne fasse vraiment des bêtises... Il n’est pas comme ça en temps normal, mais l’alcool a cet effet sur lui, malheureusement. J’espère qu’il s’est quand même un minimum tenu.

Serais-tu en train de chercher à engager la conversation ? Tu ne sais pas. Non, peut-être pas. Tu n’agis ainsi que par politesse. Tu sais que dans une ou deux minutes, il n’y aura plus aucune raison de parler et dans ce cas tu retourneras dans ton coin. Ou alors quelqu’un sera intervenu et aura fait une remarque sur toi. Peu importe ce qui se passera en fait, il y a toujours quelque chose qui ne va pas, qui t’empêche d’avoir une réelle conversation avec quelqu’un. C’est malheureux mais tu t’es fait une raison, depuis longtemps. Résigné à ton isolement, à ta solitude plus ou moins volontaire. Tu n’as plus qu’à attendre qu’elle te demande de partir.

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Théa P. Earnshaw
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MessageSujet: Re: Saturday night fever | Théaven   Dim 25 Aoû - 22:34

Tu refermes la serviette blanche autour de ton corps, filant vers ta chambre pour prendre une tenue. Ce soir, tu sors, c'est décidé. Parce que c'est samedi, que tu n'as aucune mission de prévue pour ce week-end, et que c'est une occasion comme une autre de faire la fête. Y aller seule ? Non. En réalité, vous vous rejoignez là-bas pour faire la tournée des boîtes les plus branchées de l'Atlantide, avec quelques potes. Juste une soirée détente comme une autre, où tu vas pouvoir danser, te lâcher un peu et faire par conséquent retomber la pression de toute une semaine de travail. Tu entends du bruit dans ton dos, et c'est tenant encore plus fermement ta serviette que tu te retournes. C'est lui, Ethan, qui est dans le cadre de la porte, te détaillant. « Voyeur ! » Tu lui cries après, peu sincère puisque tu ris, alors qu'il prend la fuite. Et il se marre. C'est bien lui ça, rire, toujours rire de tout et de rien. Tu secoues la tête, revenant plutôt à tes tenues. Oui, c'est sûr que la situation peut prêter à confusion, mais que les choses soient claires d'avance, entre toi et Ethan, il n'y a strictement rien. Rien sauf un lien fraternel qui s'est construit au fil des années, et qui fait de vous deux inséparables. Il faut croire qu'à défaut d'avoir eu une vraie famille un jour, les deux Whittemore t'ont adoptée... Enfin, là n'est pas la question. Le problème, c'est maintenant de choisir une robe. Tu entends à nouveau des bruits de pas, mais cette fois-ci, tu ne te retournes pas. « Tu sors ? » Tu souris un peu, posant une main sur une hanche, le détaillant. « Très perspicace. » Il sourit un peu et s'approche, tu le laisses faire, quoique sur tes gardes vu que tu n'es jamais à l'abri d'une surprise avec lui. Il semble pourtant sérieux, lorsqu'il jette un coup d'oeil au dressing. Tu croises les bras, le regardant juste faire. « Quoi, tu veux m'en emprunter une peut-être ? » Il sourit sincèrement, mais reste concentré sur la sélection d'une tenue. Et au bout de quelques longues minutes à laisser ses doigts parcourir les diverses étoffes, il te sort un cintre, sur lequel est suspendu une robe noire. Courte, peut-être trop. Mais c'est ce qu'il faut, de toute façon. « Celle-là. Elle est juste parfaite. » Tu secoues d'abord un peu la tête, le regardant. Il est sérieux ? Bien sûr qu'il est sérieux, alors tu attrapes la robe avant de le dégager de ta chambre à coup de pied aux fesses. « Allez, dégage, je dois me préparer, sale gosse. » Il t'empêche de fermer la porte, rien que pour te narguer encore un peu. « Le sale gosse a un mois de plus que toi, tigresse. » Tu lui fais la grimace, accompagnée d'un « Gnagnanana. » Très puéril, et c'est en lui tirant la langue que tu finis par claquer la porte. Enfin, tu peux te préparer. S'il est toujours comme ça ? Bien sûr. Et tu n'es pas mieux avec lui, il faut dire.

Maquillée, les cheveux arrangés et surtout, la robe revêtue, montée sur tes escarpins, tu sors de ta pièce. Tu passes rapidement par le grand salon, alors qu'Ethan est en train de geeker sur la console. Tu secoues un peu la tête, le regardant, et lorsque son personnage meurt, tu ne perds pas un instant pour te moquer de lui. « T'es vraiment nul. Moi, je l'ai passé du premier coup, le pont. » Il te tire la langue à son tour, et met sur pause, t'accompagnant jusqu'à la porte. Mais quel gentleman. Tu ne sais pas s'il fait ça pour s'enfoncer un peu plus encore dans l'ironie ou quoi, mais tu comprends bien vite que c'est juste pour fermer le verrou derrière toi. Quelle galanterie. « Passe une bonne soirée Théa. » Tu souris, l'embrassant sur la joue. « Tss. Tu sais à quel heure vous venez avec Ismaël ? » Il secoue brièvement la tête. « Quand il arrivera, certainement. Je t'envoie un message pour qu'on voit où est-ce qu'on se retrouve avec les autres. » Tu souris un peu, et il referme la porte derrière toi. Tu es déjà le nez dans le garage, à démarrer la voiture. Direction l'Atlantide, et tu ne perds pas un seul instant. La soirée promet d'être longue, mais avant tout sympathique, alors, hors de question d'être en retard. Tu connais déjà votre point de rencontre de toute façon, alors, le trajet est rapide. Tu atteins bien vite le parking, et c'est tout aussi rapidement que tu t'introduis dans la boîte. La file d'attente curieusement, n'était pas trop longue. Sûrement car tu as déjà un peu d'avance, et que les entrées se font plus par vague qu'autre chose. Peut-être que la majorité sont déjà rentrés, aussi. Bref, ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres, et ce soir, tu mets ton esprit d'analyste de côté. Tu veux juste passer une bonne soirée, t'amuser. Sans chercher à comprendre quoi que ce soit. Juste mettre ta vie sur pause et faire comme si tu étais quelqu'un de normal.

Tu contournes un peu la piste de danse, dans l'espoir de rejoindre le bar. C'est ici que vous êtes censées vous retrouver, de toute façon, alors, tant qu'à faire, autant commander quelque chose pour passer le temps. « Mojito s'il te plaît. » Le barman de gratifie d'un léger sourire, et continue à préparer ses cocktails. Pendant ce temps, tu t'accoudes un peu au bar, regardant la boîte dans l'ensemble. C'est sympa, il y a un bon son ; l'ambiance est là et les gens bougent en général. Un sourire se dessine sur tes lèvres, et tu te retournes quand tu entends un verre se déposer devant toi. b à peine le temps de lui sourire qu'il retourne à ses petites affaires. Ton verre en main, tu restes pourtant contre le comptoir, vérifiant de temps à autres ton téléphone, patiente. Et c'est alors qu'un type vient t'aborder. Jusque là, tout est normal, du moins, en boîte. Ce qui l'est déjà moins, c'est que ce gars est carrément imbibé d'alcool et qu'il t'adresse la parole comme si tu allais lui donner un peu de ta considération. « Je t'offre un verre ? » Fait-il en deux hoquets. Tu essayes de l'ignorer au début, mais il insiste. Tu regardes devant toi, faisant comme si de rien n'était, mais il insiste, encore. Finalement tu soupires, te retournant vers lui, secouant ton verre à sa hauteur pour lui dire 'non, c'est bon, tu peux dégager.' « Bon, on danse alors ? » Tu hausses les sourcils, partagée entre la pitié et le dégoût. Il ne peut pas juste partir, comme le ferait toute personne normalement constituée face à toi ? Ah oui, personne n'est au courant. Des fois, tu aurais envie qu'ils sachent tous qui tu es réellement, rien que pour avoir la paix. Mais non, c'est interdit, tu ne tiens pas ce secret depuis des années pour le balancer à un alcoolique ce soir. Tu secoues un peu la tête, regardant droit devant toi. Le bar lumineux. C'est sympa, en accord avec le reste de la décoration. C'est à peu près le seul endroit éclairé ici, de toute façon. Tout le reste n'est qu'un ballet de néons, de projections, d'aquariums éclairés. C'est un spectacle agréable pour les yeux, mais que tu ne peux pas savourer à cause de l'autre abruti sur ta gauche. « Dégage de là. » Non, tu n'as pas envie d'être plus polie. Ce pauvre type est en train de te faire monter en pression, et nombreux sont ceux qui savent que ce n'est pas une bonne chose. « Au fait, moi c'est Halvor. » Tu le regardes, te mettant à sourire largement, limite niaise. « Oh, c'est magnifique. » Tu gardes ton air de gamine écervelée, reprenant. « Moi c'est va te faire. » Et tu perds tout sourire, buvant plutôt un peu de ton cocktail. Il met du temps à comprendre en plus, puisqu'il reste peu crédule, devant toi. Bon sang, quel pot de colle, il n'est donc pas décidé à te lâcher pour ce soir, c'est ça ?

Puis, quelqu'un rejoint le semblant de conversation que tu tenais jusque là avec l'autre ahuri. Tu ne le connais pas, mais tu ne cherches pas à intervenir, tu le regardes juste faire. Il porte des lunettes de soleil. À l'intérieur. Wtf ? En fait, tu n'as même pas envie de savoir, il veut juste te filer un coup de main, et c'est tout à son honneur. « Cesse donc de boire, tu sais que tu deviens invivable après. » Tu as une petite moue ironique. Sans blague ? « De quoi il se mêle encore le gosse ? » « Le but de la soirée est de s’amuser, pas de se battre. Je préfère intervenir avant les videurs. » « Dégage. » « Pas tant que tu ne seras pas parti. » Sur le coup, tu te dis qu'il y a plusieurs possibilités. Ou ce garçon n'a rien d'autre à faire que de jouer les justiciers dans cette boîte, où il cherche à attirer toute ton attention sur sa personne, pour bravoure et tu ne sais quoi. Toujours est-il qu'il essaye de se débarrasser de l'autre, et rien que pour ça, tu pourrais lui refiler ton numéro. Halvor, puisque c'est ainsi qu'il se prénomme, commence à bouillir sur place. Toi, tu restes calme, tu regardes juste les deux gars en buvant tranquillement ton mojito. Si les choses virent mal, tu vas devoir intervenir, et tu n'as pas tellement envie... Mais d'un côté, l'autre brun est plutôt mignon, ce serait bête qu'il finisse la tête fracassée contre le comptoir. Tu soupires un peu, et l'autre finit par lancer une offensive. Bien, cela devait finir par arriver de toute façon... Mais vu comme il est ralenti, il n'est même pas capable d'atteindre le plus jeune. Tu soupires à nouveau. C'en devient presque risible. Le cadet d'ailleurs, se recule un peu pour se mettre en garde. Sérieusement ? Il compte se battre ici ? « D’accord. Qu’est-ce que tu cherches à faire ? À me remettre à ma place ? » « Perspicace ? » « Tu ne fais pas le poids face à moi, et tu le sais. Mais je n’ai pas envie de me battre, s’il te plait. Rentre sans créer d’embrouilles, pour une fois. » Sur le coup, tu as quand même envie d'intervenir. Sans forcément frapper, mais juste histoire de faire dégager l'autre nuisible, histoire que ta soirée ne vire pas à la bagarre général, et que tu te retrouves embarquée au poste de police, accusée à tort dans une stupide affaire.

Mais, non. Le garçon n'attaque pas. Pas directement du moins ; c'est le rottweiler qui bondit sur l'alcoolique, lui saisissant douloureusement l'arrière-train. Tu ne peux t'empêcher de rire un peu, en voyant l'animal lui baisser le pantalon. C'est pire que risible, c'est ridicule, et honteux pour celui qui se fait appeler Halvor. Quelques personnes se retournent en entendant les gloussements de l'autre crétin, et la plupart se mettent à rire. C'est tellement... Stupide. Nouveau sifflement, le chien lâche sa victime et revient aux côtés de son maître. « Tu vas me payer ça, Twain. » L'interpellé en question hausse les épaules, indifférent, et tu le regardes, alors que l'autre s'empresse de disparaître dans la pénombre du nightclub. Tu restes un peu perplexe face à lui, buvant ton mojito par petites gorgées. Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Il ne te connaît même pas. Il semblerait que ta seconde hypothèse se confirme... il récupère son propre cocktail, assis juste à côté de toi. Il compte engager la conversation, ou il attend des remerciements ? Pas le temps d'y réfléchir, il reprend la parole. « Pardon pour cette scène. Vous ne sembliez pas avoir besoin d’aide mais j’ai préféré intervenir avant qu’il ne fasse vraiment des bêtises... Il n’est pas comme ça en temps normal, mais l’alcool a cet effet sur lui, malheureusement. J’espère qu’il s’est quand même un minimum tenu. » Tu souris doucement, à la fois amusée et reconnaissante... Il te vouvoie en plus ? C'est que c'est un vrai en gentleman, ce garçon. Tout le monde se tutoie en boîte, ou presque. Tu ne sais pas ce que tu dois dire, donc tu te contentes de te mordre la lèvre inférieure, le détaillant toujours... Avant de finalement lui offrir un large sourire sincère, faisant contraste avec ce côté farouche qui brûle au fond de tes prunelles. « Héros modeste et gentleman par-dessus tout, je ne pensais pas que cela existait encore aujourd'hui... Mais non, ton ami ou qui qu'il soit, n'a pas été trop entreprenant. » Tu le fixes toujours, et te rapprochant un peu de lui, tu reprends. « Je ne l'aurais pas laissé faire. » Oui, dit comme ça, la plupart des gens s'attendent à ce que la fille se contente de donner une claque au type. Toi, tu l'aurais jeté par terre, tu lui aurais éclaté son verre contre le crâne, tu lui aurais fait manger des tessons de bouteille, tu lui aurais fait siroter son cocktail avec une paille, mais en trachéotomie. Bref, que de joyeux tableaux que les autres ne peuvent pas s'imaginer, en te regardant toi. Douce jeune femme, mais aussi sauvage et mystérieuse. Et tellement d'autres choses qu'ils ne peuvent même pas espérer...

« Et tu peux me tutoyer tu sais, on est pas à ça près ici. » Fais-tu avec un sourire un peu plus amusé encore. Enfin, encore une fois, ce n'est qu'un détail.. Tu sembles en oublier le plus important. C'est pourquoi, tu reposes ton verre sur le bar, secouant un peu la tête, avant de reprendre d'un ton légèrement confus. « Et, merci au fait. De l'avoir fait partir. J'espère que ça ne te posera pas trop de problèmes par la suite. » Enfin, à vouloir jouer les héros, il doit en connaître les conséquences. S'il a des ennuis avec ce type par la suite, tu n'y pourras rien. C'est en partie pour cela qu'il aurait mieux valu qu'il te laisse faire ce soir... Franchement, ce n'était pas la mort, de faire dégager ce crétin... Mais bon, il a voulu être gentil, attentionné un peu, et tu ne peux pas le blâmer pour ça. C'était sympa de sa part. Même si maintenant, c'est lui qui risque de s'en prendre plein la tête. Bref, tu n'as pas vraiment envie d'épiloguer sur cela plus longtemps... Si bien que tu te redresses un peu sur ton tabouret, regardant tout autour de toi dans l'espoir d'apercevoir tes amis. Mais non, encore une fois, il n'y a personne... Tu vérifies à nouveau ton téléphone, pour voir si Ethan t'a envoyé quelque chose. Rien. De toute façon, lui et sa bande ne devraient arrivés que bien plus tard, donc pour l'instant, tu guettes l'arrivée de tes potes. Personne. Soupirant profondément, tu te retournes vers le brun. Tu détailles longuement les traits de son visage, même si tu ne peux pas voir ses yeux... Ce qui est dommage, car tu jurerais qu'ils sont merveilleux. Attend, tu ne dérives pas un peu là ? N'importe quoi. Tu souris, et finalement, tu te relèves, lui attrapant la main. « Allez, lève-toi, tu m'as sauvée, je te dois bien une danse non ? » Fais-tu, presque ironiquement. Il est toujours assis, donc tu lâches sa main, même si tu ne le quittes pas du regard. Tu tournoies un peu jusqu'à la piste, le fixant toujours, et tu danses, avec les autres. Tu bouges au rythme de la musique, à la fois provocatrice et joueuse... Tu veux qu'il te rejoigne, juste un instant. Pour faire passer le temps en partie... Mais aussi car quelque part, tu as envie d'en savoir un peu plus sur lui... Après tout, il t'a aidé, le mystérieux inconnu aux lunettes sombres...

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    in our darkest moments, when life flashes before us, we find something. something that keeps us going. something that pushes us. when all seemed lost i found a truth and i knew what i must become. a survivor is born, and this time, believe me, i'll be ruthless.

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Draven C.S. Twain
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MessageSujet: Re: Saturday night fever | Théaven   Lun 26 Aoû - 22:42

Au final, ta soirée ne va peut-être pas être aussi tranquille que ce que tu croyais au départ. Tu pensais t’ennuyer jusqu’à passer derrière les platines, pas à intervenir en voyant une certaine personne déjà bourrée aborder une demoiselle. Pourquoi as-tu agi, Draven ? Tu ne sais pas exactement. Peut-être parce que tu n’aimerais pas être embêté alors que tu es là pour t’amuser, te détendre. Peut-être parce que tu veux aussi éviter que la soirée vire en bagarre. Ou tout simplement parce que, au bout du compte, tu aimes bien rendre service, même si on ne le voit pas toujours. Ce soir, tu as aidé une demoiselle même si elle n’avait visiblement pas besoin de toi. Tant pis, tu l’as quand même fait. Qu’attends-tu en retour ? Rien. Vraiment rien. Tu estimes avoir fait ce que tu devais, tu ne souhaites même pas avoir de remerciements ou quoi que ce soit d’autre. Tu n’attends rien des autres, mais après avoir récupéré ton verre, tu engages tout de même la conversation. Pourquoi donc ? Tu sais pourtant bien que tu vas bien rapidement prendre congé, que tu vas retourner dans ton coin et rêvasser, repasser mentalement tes morceaux. Quel est alors l’intérêt d’essayer de lui parler ? Par politesse dirais-tu. Par soucis du protocole peut-être. Toujours est-il que tu parles. Tes anciens camarades pourraient en être surpris mais ils oublieraient bien vite que si tu es solitaire, tu n’es pas non plus un associable. Pas si tu as une occasion de parler juste un peu. La brune sourit à tes paroles avant de se mordre la lèvre. Pourquoi ? Tu ne sais pas. Tu ne comprends pas les réactions humaines. Tu ne les as jamais réellement comprises alors pourquoi est-ce que cela changerait maintenant ? Il n’y en as aucune raison.

Finalement, elle t’adresse un sourire. Toi, un héros ? Tu arques légèrement un sourcil. Non, tu n’en es pas un. Tu es même plutôt tout le contraire aux yeux de bien des personnes mais elle n’a pas à le savoir. Gentleman ? Si elle le dit... Halvor, ton ami ? Non. Tu secoues d’ailleurs la tête. Non, ce n’est pas ton ami, à peine une connaissance. Que sais-tu de lui ? Son prénom. Sa tendance à faire n’importe quoi une fois alcoolisé. Son relatif bon caractère quand il est sobre. C’est tout. Donc non, tu ne peux pas dire qu’il s’agisse de ton ami. Elle te rassure tout de même : il n’est pas allé trop loin. Un léger sourire quelque peu soulagé vient alors flotter sur tes lèvres. C’est une bonne nouvelle qu’elle te donne, là. Elle ne l’aurait pas laissé faire ? Tu ne peux t’empêcher de sourire un peu plus tout en sirotant quelque peu ton Honeymoon. Elle n’a pas l’air de plaisanter en disant cela. Elle pense sérieusement pouvoir s’en sortir seule ? Une seconde, ton regard dévie de son visage pour la jauger... Avant de détourner légèrement la tête, replongeant dans ton verre, essayant de noyer un début de chaleur dans tes joues. Sa robe noire est peut-être un peu trop courte. Tu devrais pourtant avoir l’habitude avec Nilda et ses tenues parfois provocantes mais ce n’est pas pareil. Nilda c’est ta protectrice, elle c’est une demoiselle dont tu ne connais même pas le nom.

-Je vous crois sur parole. Mais il vaut mieux prévenir que guérir.

Tu n’es nullement ironique. Tu es sincère. Tu la crois. Si elle dit qu’elle se serait débrouillée, tu ne vois pas pourquoi elle ne l’aurait pas fait. Il ne faut pas juger les autres seulement sur le physique, tu le sais mieux que quiconque. Tu ne vois pas quoi dire d’autre. Contrairement à elle, apparemment. Elle reprend la parole, tu reportes donc ton regard sur elle. Tu peux la tutoyer ? Oh, heu... Tu esquisses un sourire incertain, en réponse au sien. Il est vrai que, comme tous les jeunes, tu pourrais la tutoyer, plus encore en ces lieux. Mais tu as tellement peur de faire un pas de travers avec les autres que tu te cantonnes au protocole. Mais si elle t’en donne l’autorisation, peut-être que tu peux bien laisser ce principe de côté...

-Si tu veux. Ah, je m’appelle Draven, au passage. Et la grosse bête noire et feu que tu as vue à l’action et qui bave actuellement par-terre se nomme Chase. Et toi ?

Hé oui, il faut bien que tu fasses les présentations. C’est un joyeux sourire qui étire tes lèvres. Le chien redresse la tête en entendant son nom et aboie relativement discrètement, comme s’il disait "enchanté". Puis il se recouche au pied de ton siège. Tu l’observes, tu notes chacune de ses réactions. Allez, tu attends son prénom et après tu la laisses. Tu ne vas tout de même pas t’imposer, si ? Non, bien sûr que non. Un mot cependant t’étonne. Merci ? Mais de quoi ? De l’avoir fait partir ? Ah, heu... Tu souris quelque peu, ne sachant pas trop comment réagir. Ce n’était vraiment pas grand chose, très sincèrement. Elle espère que tu n’auras pas trop de problèmes par la suite. Tu hausses un peu les épaules. Oui, tu vas avoir quelques ennuis. Halvor ne sera pas forcément ravi d’avoir une fesse en compote. Mais après, il ne t’arrivera rien de bien grave. Tu étais dans ton droit et tu le sais parfaitement. Tout le monde le sait, et puis il vaut mieux cela que les videurs interviennent d’une manière plus... Brutale. Il n’y a perdu qu’un peu de fierté et gagné quelques difficultés à s’asseoir.

-Ce n’était rien, vraiment. Comme je disais, on est là pour s’amuser, pas pour se prendre la tête avec un alcoolique. Quant à la suite... Non, je pense pas qu’il me cherchera. Il va sans doute râler mais bon, il ne fera rien de spécial à part s’énerver. Normalement.

Oui, normalement. Tu n’avais jamais demandé à ton chien d’attaquer, pas ainsi. Tant pis, tu t’en sors toujours. Vous vous êtes sûrement tout dit à présent. Les présentations, quelques mots... Il est grand temps pour toi de repartir dans ton coin, ne crois-tu pas ? Si. Mais tu restes tout de même sur place, à la regarder, à la détailler depuis l’autre côté de tes lunettes de soleil. D’ailleurs, est-ce que tu y vois quelque chose ? Oui, bien sûr. Tu les portes toujours, tu es habitué à cette obscurité. Et puis, après tout, tu es un enfant de la nuit. C’est normal que tu y voies avec tes lunettes. Tu vois d’ailleurs qu’elle attend quelqu’un. Comment ? Elle se redresse, observe son portable, son regard fait le tour de l’établissement... Elle n’est pas seule. Tu t’en doutais. Quelle importance ? Un léger soupir s’échappe simplement d’entre tes lèvres, se perdant dans le liquide que contient ton verre. Chase redresse les oreilles à ce bruit et, comprenant d’avance le message, se remet debout, attendant que tu te relèves à ton tour afin de regagner votre petit coin tranquille. Ce que tu comptes faire d’ailleurs, te tournant sur ton siège.

-Je ne vais peut-être pas m’imp...

*poser plus longtemps.* Tu ne finis pas ta phrase. Elle est debout et t’a attrapé la main. Te lever ? Danser ? Mais... Tu ne danses pas toi. Tu n’es pas là pour cela. Tu es musicien, rien d’autre ! Oui, tu sais quand même danser mais ce n’est pas ta spécialité quoi... Mais est-elle vraiment en train de t’inviter à la rejoindre sur la piste ? Il semblerait bien, oui. Que faire ? Tu n’en as pas la moindre idée. Tu es tiraillé entre l’envie d’aller danser avec elle, ne serais-ce qu’un seul instant, et l’envie d’aller retrouver tes petites habitudes. Tu regardes ton chien, il te regarde. Tu as bien fait de lui retirer ses lunettes de soleil. Finalement, un timide sourire fait son apparition sur tes lèvres. Tu te remets debout, le chien saute à ta place, la gardant, la langue pendante avec toute la classe du monde. Tu lui accordes une caresse puis tu la rejoins, un peu maladroit. Il faut que tu te concentres pour ne pas faire de faux-pas. Tu essayes d’être à sa hauteur, tu essayes on a bien dit. Tu t’amuses en fait. C’est amusant. Et tu n’arrives pas à détacher ton regard d’elle... Que t’arrive-t-il donc, Draven ? Tu n’en as pas la moindre idée. Peut-être que, au final, tu te sens à l’aise... Malheureusement, il semblerait que cela ne puisse pas durer. Quelqu’un intervient.

-Oh, comme c’est étrange ! On dirait que le cinglé joue les personnes normales !

Tu retiens un sursaut et te retournes vivement vers le nouveau venu. Un de tes anciens camarades de classe. Tu détestes retomber sur tes ex-camarades. Ils savent ce que tu as fait, ils connaissent ton passé, tout du moins la partie la plus sanglante. Tu serres les poings et, du coin de l'œil, tu remarques que ton chien montre les crocs. Il faut que tu te débarrasses de lui. Tout de suite. Seulement, tu n’as pas le temps de répliquer que la demoiselle intervient, à ta plus grande surprise.

-Peut-être, mais vu ton comportement mon gars, il a plus de chance de repartir avec une fille que toi avec le dernier des travestis de cette boîte.

Tu arques un sourcil, te retournant vers elle. Elle qui se rapproche un peu plus de, comme pour appuyer ses propos. Tu déglutis, te sentant rosir très légèrement. Pourquoi a-t-elle réagit ainsi ? Elle ne te connait pas après tout, elle n’a aucun intérêt à se mêler de toute cela... Et pourtant elle le fait. Tu n’es pas le seul à être surpris, puisque ton ex-camarade fronce les sourcils. Tu fais signe à la brune de ne pas intervenir.

-Wow. C’est qu’elle a des crocs la minette.
-C’est bon, arrête, laisse-la. Tu ne peux pas t’empêcher d’agir comme au lycée ?
-Pas avec toi, non. Tu ne pourrais pas tout simplement disparaître ? Je ne sais pas, style, définitivement ? Je pense que ça en arrangerait plus d’un.
-Je sais. Mais en attendant je suis là à la demande du patron alors si tu as une plainte à déposer, va le voir. Maintenant, peux-tu te pousser ? J’ai besoin d’air et tu pollues le mien.


Le ton n’est pas monté de son côté. Du sien non plus. Seulement, en faisant attention, ta voix a adopté un ton sec, ferme. Une menace sous-entendue. Tu ne le laisseras pas marcher sur les pieds et il n’a pas intérêt à être sur ta route si jamais tu t’énerves. Tu en es loin, certes, mais l’autre sent la menace et recule d’un pas. Tu n’en demandes pas tant et quittes la piste de danse d’un pas décidé. Finalement, tu aurais mieux fait de t’isoler aussitôt après être intervenu. Tu n’entends pas l’autre, tu ne sais pas s’il la met en garde contre le cinglé que tu es aux yeux de beaucoup. Certainement. Tant pis... Tu sors deux calmants de tes poches et les avales rapidement, les faisant passer avec une bonne gorgée de ta boisson. Puis, le verre en main, tu repars, le rottweiler sur tes talons, parfaitement sage. Tu fais juste une halte devant la demoiselle. Juste une. Elle ne le voit pas mais tes yeux fixent le sol. La tête basse, tu as honte de tout ce qui te tombe sur le dos, à chaque fois. Alors tu souffles un léger « Désolé... » avant de repartir dans ton coin, évitant agilement les danseurs, ton verre à moitié vide entre les mains. Tu regagnes ta table, ton siège sur lequel tu te laisses tomber. Ton casque, tu le passes à ton cou et met ta musique en route, faisant contraste avec le son qui tourne dans la boite. Les bras croisés sur la table, le regard fixe, tu veux disparaître... Tu voudrais être un poisson, loin de tous ces ennuis... Tu es, une fois de plus, malheureux... Même s’il y a un point positif : il ne t’a pas publiquement traité de monstre.

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MessageSujet: Re: Saturday night fever | Théaven   Dim 12 Jan - 21:40

Il t'a aidée. Pourquoi, ça, tu n'en sais rien. C'est la première fois que tu tombes dans ce cas de figure, et honnêtement, ça ne te déplaît pas plus que cela. Bon, ok, tu préfères de loin de débrouiller toute seule, puisque tu en es largement capable. Mais tu ne vas pas cracher sur son aide, loin de là. C'est tout à son honneur de t'avoir aidé, et maintenant, tu dois le remercier, tu le sais bien. Mais il engage la conversation avant, et tu te contentes de l'écouter, buvant tranquillement ton cocktail à côté. Il se recule, juste un peu pour te détailler dans ton ensemble. Bien quoi, il ne t'en croit pas capable ? Ceux qui ne jugent que par le physique de leur cible s'en sortent en général moins que les autres alors... Tu le vois revenir sur son verre, et tu te contentes de sourire un peu, à la fois amusée et intriguée par ce curieux personnage qui n'a de cesse de te vouvoyer. « Je vous crois sur parole. Mais il vaut mieux prévenir que guérir. » Tu hoches très légèrement la tête. Évidemment, il a raison, en un sens. Non, il a raison tout court. C'est juste que toi, tu es plutôt du genre à frapper d'abord et discuter après, avec ce genre de personnages. Bref, incident clos, tu lui fais au passage remarquer qu'il peut te tutoyer. Après tout, tu n'as pas vraiment l'impression d'être une quinquagénaire hautaine et mauvaise, à traiter tous les petits jeunes de voyous. Non, ce n'est pour ainsi dire, pas du tout toi, et ce ne le sera certainement jamais. Quel exemple stupide. Tout ça pour dire qu'il peut te tutoyer, quelle importance, franchement... Surtout ici, en boîte de nuit. Tout le monde se connaît sans réellement se connaître, on donne un prénom pour un autre, une conversation sans but précis. C'est aussi cela, le monde de la nuit ; découvrir d'autres personnes, faire des rencontres. Et des rencontres pas toujours très intéressantes, vu l'autre alcoolique qui est venu t'aborder... Heureusement ils ne sont pas tous comme cela. Mais le spécimen que tu tiens devant toi t'intrigue tout particulièrement. Il a un air un peu timide, un peu réservé, et tu ne sais pas trop si c'est ce qui t'attire chez lui, outre ses traits plutôt angéliques et son petit sourire un peu charmeur. Il avait ta curiosité, et maintenant, il a toute ton attention.

« Si tu veux. Ah, je m’appelle Draven, au passage. Et la grosse bête noire et feu que tu as vue à l’action et qui bave actuellement par-terre se nomme Chase. Et toi ? »
Tu souris largement. Voilà un peu de progrès, il te tutoie. Draven. Non, en effet, tu ne connais pas. Tu connais des personnes portant des noms originaux, mais tu ne connais pas de Draven possédant un Chase pour chien. Tu souris un peu plus en constatant que l'animal est aux pieds son maître, et tu reportes toute ton attention sur ce dernier. Est-ce que tu joues un peu, ou est-ce que tu lui donnes ton prénom d'entrée ? Tu hésites un peu, et finalement, tu te rapproches un peu de lui, histoire que ta voix porte suffisamment pour couvrir le bruit de la musique de la boîte. [color=#cc3366]« Moi ? C'est Théa ! » [/color]Et tu en profites pour lui glisser quelques remerciements. Oui, tu aurais très bien pu t'en sortir seule, mais bon... Il est venu à ton aide, et la moindre des choses est quand même de l'en remercier. Surtout que les conséquences vont lui retomber dessus... Enfin, tu ne t'inquiètes pas tellement pour lui non plus, surtout avec le molosse qui le suit constamment. Ce chien a l'air d'être une vraie teigne quand son maître lui ordonne d'attaquer, si bien que tu t'en méfierais, si tu étais un ennemi de ce dernier. Bref, tu pourrais débattre encore une heure sur le comportement des animaux, et plus particulièrement des chiens, mais la boîte de nuit n'est ni le lieu, et il n'est ni l'heure pour tenir ce genre de conversation trop sérieuse. D'ailleurs, il te répond, ce qui t'empêche de t'embourber trop profondément dans des pensées... barbantes. « Ce n’était rien, vraiment. Comme je disais, on est là pour s’amuser, pas pour se prendre la tête avec un alcoolique. Quant à la suite... Non, je pense pas qu’il me cherchera. Il va sans doute râler mais bon, il ne fera rien de spécial à part s’énerver. Normalement. » Oui, et malheureusement, les personnes ici ont une différente notion de l'amusement. Enfin, tu ne peux pas blâmer ce pauvre type, il tolère juste mal l'alcool. Et il ne s'est pas montré particulièrement entreprenant, juste... Pénible, lourd. Comme la plupart des gars qui veulent jouer les grands séducteurs alors qu'un shot de vodka leur fait tourner la tête. Tu secoues un peu la tête, reprenant. « Arrête toi là monsieur modeste, c'était adorable de ta part, c'est tout. » Quelques éclats de rire accompagnent tes mots. C'est fou comme tu as l'air douce, calme, gentille. Il ne faut pas trop s'y fier pourtant... Même si lui, tu ne risques pas de lui faire du mal. Il n'a pas l'air mauvais pour deux sous.

Tu aimerais bien voir ses yeux, mais c'est impossible. Et particulièrement perturbant. Peut-être qu'il est aveugle, tu n'en sais trop rien... Non, il n'aurait pas pu t'aider comme il l'a fait sinon. Mais c'est curieux, et tu ne peux t'empêcher de te demander pourquoi. Ça t'embête un peu, car quelque par, le regard des gens est toujours un indice sur leur personne. Sur ce qu'ils comptent faire. Sur ce qu'ils attendent de toi. C'est vecteur de bien des choses... Et il est normal que tu te sentes un peu perdue là. Reprenant une gorgée de ton mojito, tu regardes autour de toi, cherchant du regard Ethan, son frère, ou les autres. Personne. Aucun message sur ton téléphone. Un soupir franchit la barrière de tes lèvres quand une idée te vient. Tu pourras bien inviter ce garçon à danser, puisque tu n'as rien d'autre à faire, et qu'il est quand même assez sympathique dans son genre. Alors tu lui attrapes la main, un instant. « Je ne vais peut-être pas m’imp... » Ton sourire a gagné quelque chose d'un peu plus joueur, d'un peu plus provocateur. Tu t'éloignes en silence jusqu'à la piste où tu commences à bouger, sur le rythme de la musique, sans pour autant le lâcher du regard. Tu le sens hésiter un peu, mais quand tu le vois descendre de son tabouret, tu sais que la partie est gagnée, ou presque. Il te rejoint, et tu ne peux que laisser s'échapper un « yeah » qui laisse savoir que tu es satisfaite. Tu continues à danser, toujours aussi à l'aise, parfois levant un peu les bras, d'autres à tourner en bougeant les hanches et en roulant les épaules. Tu aimes vraiment danser, la nuit est définitivement ta période, celle où tu te sens le mieux, que ce soit en boîte ou dans les rues. « Oh, comme c’est étrange ! On dirait que le cinglé joue les personnes normales ! » Tu te retournes vivement vers le nouveau venu, fronçant un peu les sourcils. Minute, c'est à Draven qu'il vient de dire cela ? Même si tu ne connais pas vraiment ce garçon, tu te sens quand même un peu redevable envers lui, et ta réaction est immédiate, alors que les mots fusent. « Peut-être, mais vu ton comportement mon gars, il a plus de chance de repartir avec une fille que toi avec le dernier des travestis de cette boîte. » Et comme pour appuyer tes mots, tu te rapproches encore du jeune brun qui est venu t'aider. Tu ne ferais pas vraiment ça d'ordinaire, mais tu lui dois bien ça, et ce qui était une simple danse un peu serrée en deviendrait presque un flirt peu innocent. Tu t'en fiches. Et à en voir la tête que l'autre type tire avec ses potes, ta réaction a fait son petit effet. Tant mieux, c'est tout ce que tu voulais, lui montrer qu'il ne pouvait s'en prendre comme cela à Draven parce qu'il s'ennuyait ou qu'il avait simplement envie d'être méchant. Tu n'es pas du genre protectrice avec les inconnus, mais ce gars, c'était juste l'intervention de trop, d'après toi. On ne te cherche pas, surtout pas toi, quand tu t'amuses. Les derniers qui ont voulu troubler la fête ne s'y sont jamais réessayés. Mais le type n'est pas le seul perturbé, puisque tu notes aussi un léger changement d'attitude dans ton partenaire de danse. Quoi, tu l'as choqué lui aussi ?

L'autre bougre reprend la parole. Tu aimerais le mettre en garde, lui dire de lâcher l'affaire, de partir tant qu'il en est encore temps. Qu'il prenne la fuite avant que tu ne dérapes vraiment. « Wow. C’est qu’elle a des crocs la minette. » C'est exactement le moment où tu lui colles ton poing dans le nez. Mais tu n'en fais rien, car Draven t'en empêche. Il ne te connaît pas, d'un côté... Tu foudroies du regard ce type qui se croit tout permis. La minette. Et puis quoi encore ? Ce n'est même pas flatteur, c'est vulgaire à ton oreille. Ce type n'est personne. Il n'est rien, mais alors rien du tout. D'où il se permet une telle familiarité avec toi ? Tu aimerais bien lui faire ravaler sa fierté. Mais encore une fois, le brun joue les médiateurs. « C’est bon, arrête, laisse-la. Tu ne peux pas t’empêcher d’agir comme au lycée ? » Laisse-la. Tu ne sais pas si tu dois lui en être reconnaissante. Son geste te touche, un peu ; ce n'est pas tous les jours qu'un inconnu est prêt à déclencher une bagarre pour défendre ton honneur. Tu ne dis rien, tu le regardes juste parler. Comme au lycée ? Ainsi donc les deux se connaissent. Ce qui explique quelque chose, d'une part. « Pas avec toi, non. Tu ne pourrais pas tout simplement disparaître ? Je ne sais pas, style, définitivement ? Je pense que ça en arrangerait plus d’un » Tu ne sais pas ce qui te retient de prendre part à la conversation. Tu pourrais même étaler ce type et y mettre un terme, du genre, définitivement comme il le dit si bien. Tu te contentes de serrer les dents, d'écouter les deux, même si ça ne te plaît guère d'agir ainsi. Tu n'es pas du genre passive non, tu es plus sur l'offensive d'ordinaire. Enfin, cette histoire concerne uniquement Draven à ce qu'il paraît, et tu t'es déjà faite remarquer une fois, inutile d'en rajouter – pour l'instant. « Je sais. Mais en attendant je suis là à la demande du patron alors si tu as une plainte à déposer, va le voir. Maintenant, peux-tu te pousser ? J’ai besoin d’air et tu pollues le mien. » à la demande du patron ? C'est tout ce qui retient réellement ton attention sur le moment, mis à part son ton un peu trop ferme. À la demande du patron. Tu es curieuse d'en savoir plus à son sujet soudainement... Ou du moins, de savoir qui il peut bien être pour être demandé par le patron de cette boîte qui sommes toutes, est assez populaire.

Tu ne sais pas trop quand s'achève cette conversation, c'est lorsque le brun bouge que tu comprends que c'est fini. Ah. Tu le suis du regard sans rien dire, et quelque part, il te fait un peu de peine. Mais il fait une brève halte devant toi, et tu essayes de capter son regard, ce qui est une fois de plus inutile à cause de ses lunettes de soleil. « Désolé... » Tu aimerais bien le retenir, mais il s'est déjà éloigné, casque sur les oreilles. Et l'autre est juste à côté de toi, en train de te baragouiner quelques mots dont tu ne comprends pas le sens. Quoi ? Qu'est-ce qu'il raconte lui ? Tu es un peu frustrée de la tournure que prennent les choses, à cause de ce type sorti de nulle part. Mais d'un côté, tu pourrais simplement rejoindre Draven. Mais... Tu es tiraillée entre ton vrai caractère, et celui que tu es censée montrer aux autres. Et l'autre qui n'arrête pas de parler, bon sang qu'il t'énerve ! Tu aimerais bien lui en coller une, histoire qu'il se taise un peu. Et puis tu ne comprends rien bon sang, avec la musique de la boîte, comment veut-il que tu entraves ses tirades, ou plutôt, son monologue ? Tu lui ferais bien comprendre définitivement que tu t'en fiches de lui, que tu n'es pas intéressé et que non, il ne t'a pas sauvé d'une mauvaise soirée comme il le prétend, mais tu serais bien trop sèche. Et tu y perdrais tout intérêt. Alors un plan se met rapidement en place dans ton esprit, et tu te retournes vers ce même type, un léger sourire espiègle se dessinant sur tes lèvres. « Hé, mais c'est que tu as envie de parler toi ce soir... » Une voix légère, un peu taquine. Un éclat de rire cristallin. Pour peu, on pourrait croire que tu sympathises avec ce gars. Et même s'il semble un peu surpris au début, il doit finalement croire que tu n'es qu'une naïve jeune femme qui passe d'un bras à un autre sans se soucier de ce qu'elle fait. Oh, c'est bien lui qui est naïf sur le coup ; il ne voit que la rose, pas ses épines. Un nouveau morceau débute, et tu en profites pour mettre ton plan à exécution, te remettant à danser. Comme tu t'y attendais, l'inconnu en fait autant, et tu glisses tes mains sur sa nuque, le rapprochant un peu de toi. C'est pas bien compliqué, il fait ta taille, et tu es perchée sur tes talons. Tu te répugnes un peu d'agir ainsi, mais tu guéris bien vite ta conscience en imaginant la suite.

Car en effet, tu ne comptes pas rester là, contre ce type pour tout le morceau. Alors, dès qu'il glisse ses mains un peu trop bas, dès qu'il essaye d'aller plus bas que ta taille, tu ne le loupes pas ; tu viens doucement attraper sa main pour brusquement la retourner dans son dos. Il est surpris, mais surtout pris de cours, et à en juger par sa mine, il douille le pauvre petit. Ton sourire se fait légèrement sadique, quand tu lui tords un peu plus le bras dans le dos encore. « Alors, t'as toujours autant envie de danser ? » Il serre les dents pour étouffer un gémissement de douleur, ce qui te fait sourire plutôt qu'autre chose. « Tu vas me suivre mon mignon, t'avais envie de parler, je vais t'en donner l'occasion ! » Oh que oui. Ton sourire ne perd pas de sa vigueur, alors que tu l'entraînes vers Draven. En fait, tu ne tardes pas à le rejoindre, et tu tapotes légèrement sur son épaule étant donné qu'il a de la musique dans les oreilles. Tu attends qu'il se retourne, ou du moins, il fasse attention à toi et tu lui souris un peu. À charge de revanche, tu lui dois bien ça. Alors sans ménagement, tu resserres ta prise sur le poignet du gars qui commence sérieusement à souffrir. « Alors maintenant, tu vas dire pardon à mon pote, d'accord ? » Il grogne un peu, et tu ne sais pas trop si tu dois prendre cela pour un refus. Tu hausses un sourcil, fronce un peu l'autre, perplexe. « Salo... » Il n'a pas le temps de continuer qu'un premier craquement se fait entendre. Ce n'est pas l'os non, pas encore. Il gémit de douleur et tu n'en perds pas pour autant ton sourire. « Continue et je te flingue tout le bras. » Il hoche précipitamment la tête, et c'est là que tu peux vraiment dire que tu as gagné. Alors tu relâches la pression, juste un peu, histoire de ne pas lui bousiller le bras sans raison. Quoique, il t'a touchée, c'est une raison suffisante. Mais non. « Je... Je m'excuse Dra-aaaa-ven. » Oui bon, tu avoues, tu as joué sur son bras pendant qu'il s'excusait. Mais il ne parlait pas assez fort d'après toi. Ton sourire s'étire encore un peu, et tu lui cognes sèchement la tête contre la table. Il titube, recule, et d'après ce que tu vois, il prend la fuite en te traitant de cinglée. C'est toujours plus flatteur que fille facile, ou n'importe quoi qu'il aurait pu sortir à ses potes après avoir dansé avec toi.

Tu soupires profondément et reportes toute ton attention sur ledit Draven. Tu n'as pas envie de lui expliquer pourquoi, ou même comment, tu l'as fait et puis c'est tout. Bref, sans plus de cérémonie, tu t'assois à côté de lui, croisant un peu les bras sur la table. Tu le regardes, avec toujours cette même lueur de curiosité au fond de tes prunelles... Il t'intrigue. Mais ne pas voir ses yeux, c'est encore plus perturbant. Bref, tu finiras bien par t'y faire. Ou peut-être pas. Là n'est pas la question. Tu secoues un peu la tête, comme si tu te rendais compte que tu avais réagi un peu vivement... Il est vrai que tu n'aurais pas dû, tu aurais pu compromettre ta couverture. Non, tu ne dis pas qu'une demoiselle est incapable de se défendre, mais là.. Bref, tu n'as pas tellement envie de revenir là-dessus. « Je suis désolée, je sais très bien que tu t'en sortais tout seul, et j'espère que ce type te causera pas de problème, mais... Je pouvais pas laisser passer, c'est tout. » Il faut dire que ta fierté en a pris un coup aussi, quand ce type t'a appelée Minette. Non mais franchement. Comment a-t-il pu oser, tu te le demandes encore. Enfin, là n'est pas la question, tu es avec Draven désormais, et l'autre, c'est déjà du passé. Tu t'intéresses à ton cadet, vraiment. Parce que sa réaction de tout à l'heure t'a surprise, parce que ce n'est pas tous les garçons qui se salissent les mains en boîte, non, beaucoup préfèrent jouer les victimes. Et il a eu le cran de t'aider. D'habitude, tu serais partie en ruminant, mais là... Tu te sentais redevable, et voilà qui est fait. Et maintenant ? Tu n'as rien d'autre à faire, et puis, il est plutôt sympathique, et surtout mystérieux. Il a su attirer ta curiosité, et il n'est pas près de se défaire de toi. Et puis, quelque chose qu'il a dit un peu plus tôt dans la soirée te revient à l'esprit, oui, tu veux bien parler du fait qu'il bosse pour le patron. Ce serait une bonne manière de lancer la conversation, non ? Tu soupires un peu, calmée, et un sourire serein de dessine sur tes lèvres. « Au fait... Tu as dit que tu bossais pour le patron tout à l'heure, c'est vrai ou c'était du bluff ? » Parce que toi, tu n'as plus l'habitude de différencier le vrai du faux. Tu es tant habituée à vivre dans tes propres mensonges, que des fois, tu en perds le sens de la réalité... Oui, tu restes quand même les pieds sur terre, bien réaliste. Mais il t'arrive de te perdre dans tes propres paroles, et dans celles de quelqu'un qui fait comme toi, qui ment, continuellement. Qu'en sais-tu, peut-être que ce garçon est un complet mythomane, peut-être que c'est lui, le danger, le psychopathe. Mais tu as bien du mal à y croire.

Et puis, tu finis par réaliser qu'en fait, ce garçon a peut-être juste envie d'être tout seul. Peut-être qu'il veut rester dans son coin, avec sa musique, et que tu l'embêtes. Peut-être qu'il n'a pas envie de répondre à tes questions, pas envie de discuter avec toi tout simplement. Peut-être qu'il veut juste être tranquille, boire un coup et passer sa soirée sans qu'une brune ne l'épie ainsi, bien peu discrètement. Tu es certainement de trop, entre lui et son chien, et tu ne peux rien dire s'il veut que tu t'en ailles, tu comprendrais en fait. Mais jusque là, ce n'était pas naturel pour toi de t'en aller. Maintenant qu'il a ton attention, ta curiosité... Tu n'as pas vraiment envie de le lâcher là et de faire demi-tour. Tu pourrais pourtant, vous êtes quittes désormais. « Pardon, je suis un peu envahissante des fois, et certainement trop curieuse... Je, j'ai pas envie de te déranger alors, bonne soirée ? » Tu hésites. Tu n'as pas envie de partir, pas encore. Si c'est pour retourner au bar, siroter ton cocktail en attendant les autres... Tu as besoin de te sortir un peu la tête de ton cadre habituel, faire de nouvelles rencontres. Ce n'est peut-être ni le lieu, ni le moment, mais tu tiens un curieux spécimen sous la main. Ce garçon t'intrigue, va savoir pourquoi. C'est quelque chose dans sa manière d'être, de sourire. Il est discret, et presque déstabilisant par sa prestance. Tu ne sais pas quoi en penser, et tu n'as pas envie de réfléchir. « Et encore merci, Draven... » C'est curieux, parce que dans ta voix, ça se sent que tu n'as pas envie de partir. Mais vraiment pas. Finalement, tu te relèves et tu viens l'embrasser sur la joue, presque tendrement. Parce qu'il a sauvé ta soirée, quoi que tu en dises. Il fait partie de ces gens qui restent dans l'ombre. Les courageux discrets. Les héros silencieux.

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    in our darkest moments, when life flashes before us, we find something. something that keeps us going. something that pushes us. when all seemed lost i found a truth and i knew what i must become. a survivor is born, and this time, believe me, i'll be ruthless.

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MessageSujet: Re: Saturday night fever | Théaven   Sam 18 Jan - 16:34

Théa. Tu souris. Théa... C'est assez original tu dois avouer. Mais c'est un beau prénom. Tu hoches la tête, c'est ta manière de dire enchanté. Tu es parfois un peu moins expressif que Chase. Souvent même, mais tu n'as jamais été des plus à l'aise avec les autres, on te pardonnera. De toute manière, ton sourire est largement suffisant pour faire comprendre ce que tu souhaites faire passer. Elle te remercie tout de même pour ton intervention. Non, comme tu le lui dis, ce n'était vraiment rien. Et puis, elle n'a pas à s'inquiéter pour toi. Le jour où quelqu'un se décidera enfin à s'en prendre à toi, tu seras prêt à riposter. En attendant, ils ont tous trop peur pour oser s'en prendre à toi. Ce ne sont rien que des lâches... C'est pour cette raison que tu as fini enfermé à l'asile. C'est parce qu'ils avaient trop peur de s'en prendre à toi, parce qu'ils n'étaient pas suffisamment intelligents pour comprendre rapidement aussi. Ne pas y penser, cette période est loin derrière toi. Tu es calme, tu ne causes plus réellement de problèmes, tes calmants sont effet, tout est parfait ou presque, il ne faut pas revenir sur le passé. D'ailleurs, elle te demande de t'arrêter là, avec tes justifications. C'était adorable ? Tu sens tes joues se réchauffer très légèrement tandis que ton regard dévie ailleurs. Elle ne peut pas le voir, mais tu es un peu perturbé sur le coup. Tu n'as quasiment jamais entendu ce genre de paroles t'être adressées. Heureusement, tes lunettes masquent ton regard si étrange et, à part cela, tu n'es pas très expressif. Tu préfères plutôt replonger le nez dans ta boisson. Moins perturbant.

Tu la laisses rire si elle en a envie, tu voulais juste donner un coup de main, rien d'autre... Tu n'attendais rien en échange, pas même un merci. Tu n'as jamais rien attendu des autres. Rien. De toute manière, les gens te fuient bien assez rapidement. De toute manière, tu ne comptes pas t'imposer. D'autant plus qu'elle attend au moins une personne, alors tu ne vois pas pourquoi tu resterais plus longtemps. Tu te lèves donc, dans l'intention de regagner ton coin, mais tu n'en as pas le temps. Quoi ? Elle veut danser avec toi ? Mais... Voilà qui doit bien être une première ! Personne n'a jamais vraiment demandé, et puis tu ne sais pas vraiment danser... Tu n'es pas un expert, toi tu es là uniquement pour ta musique, celle si chère aux yeux – et aux oreilles – de ton frère... Pourtant, après un instant d'hésitation, tu finis par la rejoindre sur la piste. Tu peux bien faire un effort. Tu peux bien essayer un peu... C'est ce que tu fais. Tu te surprends à apprécier la situation, à te détendre. Tu es plus calme que tu pensais pouvoir l'être. Tu t'amuses. Tu essayes de faire le moins de faux pas possibles. Tu te débrouilles pas trop mal, même si tu es très loin de te débrouiller aussi bien qu'elle. Tu l'observes beaucoup. Ses mouvements, chaque geste. Tu n'as pas appris la théorie du corps mais tu ne cherches pas à analyser ce qui se passe dans son esprit. Elle s'amuse, pourquoi gâcher le moment ? Non, il ne faut pas, ce serait un crime. Ahah... Pas drôle. Tu te rapprocherais bien mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Tu restes à une distance raisonnable, tout simplement.

Jusqu'à ce qu'on vous interrompe. Oh non, pas lui, encore... Depuis le lycée, il ne te supporte pas. Il a peur de toi aussi, d'un côté, mais cela ne l'empêche pas de t'attaquer verbalement, en public. Tu ne comptes plus le nombre de fois où il t'a traité de monstre devant toute une foule... Autant que possible, tu aimerais éviter. Mais avant de pouvoir réagir, elle prend ta défense. Pourquoi donc ? Qu'as-tu fait pour qu'elle se décide à intervenir ? Elle n'a pas besoin de s'en mêler, ce sont tes affaires, à toi de t'en sortir seul après tout... Tu ne comprends pas ce qui la motive, surtout qu'elle vient se coller à toi. Tu es, sur le coup, tout aussi surpris que perturbé. Que dire ? Que faire ? L'empêcher de s'attirer des ennuis, c'est le moins que tu puisses faire. Alors, malgré ta gêne, tu reprends la parole. Tu es calme, un peu trop peut-être. Mais l'autre te connaît. Il est capable de deviner au simple son de ta voix les menaces que tu peux proférer. La discussion tourne court. Comme toujours, tu l'écartes de ton chemin et va t'isoler. Comme à l'orphelinat. Comme à l'école. Comme toujours. Cela finit toujours de cette manière de toute façon. Alors tu t'éloignes, tu vas récupérer ton chien et ton verre, puis tu retraverses la piste. Tu prends tout juste le temps de t'arrêter à côté de la demoiselle. Désolé pour le bazar. Désolé pour la scène. Désolé pour tout. Puis tu t'en vas, aussi agile que d'habitude...

Ton casque autour du cou, ta musique assez fort pour l'entendre malgré l'ambiance générale, ton regard se perd dans le lac. Est-ce que les poissons multicolores que tu vois se posent les mêmes questions existentielles que toi ? Est-ce que, eux aussi, ils souffrent de la mort des leurs, dévorés par des poissons plus gros ? Est-ce qu'ils ressentent la même douleur que toi, le même désespoir ? Mais ils ne sont jamais seuls, eux. Ils vivent en banc. Ils veillent les uns sur les autres. Quand l'un se fait dévorer, les autres survivent, sont soutenus. Peut-être que tu aurais dû naître en tant que poisson. Tu te sentirais peut-être moins seul. Tu aurais peut-être une réelle place dans le banc de poissons, tu ne serais peut-être pas un éternel solitaire. Tu te laisses bercer par ta musique, même s'il est bien inutile que tu te remettes ton programme en mémoire. Tu le connais par-cœur. Tu l'as tant et tant de fois répété... Tu travailles toujours énormément. C'est une grande qualité, le génie ne fait pas tout et tu es bien placé pour le savoir. Tout à coup, quelque chose t'interpelle. Chase regarde derrière toi, comme intrigué. Tu fronces les sourcils. Que se passe-t-il donc ? Tu n'as pas l'impression d'avoir besoin de te retourner, tes sens ne sont pas en alerte mais quelque chose intrigue ton chien. Tu patientes donc, ce n'est très certainement pas pour toi. Pourtant, un gémissement de douleur et sens une légère tape sur ton épaule. Plus encore intrigué, tu te retournes alors, baissant le volume de tes écouteurs. Oh ! Mais ? C'est Théa ? Avec ton ancien camarade de classe ? Mais que ? Tu ne comprends pas ce qu'il se passe jusqu'à ce que tu remarques ce bras tordus dans son dos, cette grimace de douleur et le juron qu'il allait dire. Tu serres un peu les poings. Tu n'aimes pas ce genre de démonstration de violence. Tu n'aimes pas quand les gens se battent, toi, tu ne le fais qu'en tout dernier recours... Tu laisses faire, cependant. Parce que tu ne vois pas quoi dire ni faire dans pareille situation. Personne ne prend jamais ta défense, sauf Hunter. Hunter... Tu te mords violemment la lèvre. Ne pas songer à lui, il ne faut pas... Le cri de l'autre t'arrache à tes pensées avant que tu t'y perdes. Il s'excuse ? Hein ? Quoi ? Hé bien... Au final, tu ris. Sincèrement. Il est tellement ridicule dans son état, tellement lamentable, que tu ne résistes pas. Elle le lâche enfin, après lui avoir cogné la tête contre la table. Tu souris, t'étant quelque peu écarté au dernier moment. Puis il se redresse en titubant...

-Aussi cinglés l'un que l'autre...
-Va te réfugier dans les jupes de tes potes.
fais-tu, hilare.

Il ne demande pas son reste et file. Tu ris de bon cœur, même si tu sais que tu ne devrais pas. Le pauvre, personne ne devrait avoir à se battre. Mais depuis le temps que tu rêves de le voir recevoir une leçon... Tout le monde l'aime bien, lui. Pas toi. Alors c'est normal que la sympathie des autres lui revienne en toute circonstance. Même la fois où tu l'as ridiculisé dans la cantine. Tout le monde a rigolé mais, au final, ils ont quasiment tous pris sa défense. Mais pas elle. Elle, elle est venue se ranger de ton côté. Alors tu la regardes, intrigué, te calmant. Sacrée Théa... En effet, elle n'avait pas besoin de ton aide pour se défendre. Tu souris à cette constatation. Ne jamais juger sur le physique. Jamais. Mais quelle étrange demoiselle que celle-ci... Tu ne sais pas vraiment quoi en penser. Mais Chase parle pour vous deux, aboyant joyeusement. Toi, tu sais ce que cela veut dire. Qu'elle vous a fait rire, que vous appréciez son geste, même si elle n'aurait pas dû. Un sourire rêveur flotte sur tes lèvres tandis que tu glisses une main dans le doux pelage de ton chien. Calme, ce n'est pas le moment de se faire remarquer. Elle finit par reprendre la parole, te demandant pardon pour son attitude. Elle ne pouvait pas laisser passer ? Tu arques un sourcil depuis le dessous de tes lunettes de soleil tandis que tu éteins tes écouteurs.

-Je peux comprendre que tu n'aies pas aimé ce qu'il t'a dit... Mais ce n'était vraiment pas la peine d'agir comme ça parce que je crois que, là, c'est toi qui viens de t'attirer des ennuis... Jamais sa bande et lui n'oseront me toucher, ils ont tous bien trop peur de moi. Mais toi... Tu n'as rien à voir dans toute cette histoire, je m'en voudrais de t'y entraîner... Je t'assure, tu n'aurais pas dû, j'ai l'habitude de ce genre de réaction de sa part mais... Enfin, c'est fait... J'espère qu'il n'aura pas l'idée de s'en prendre à toi... Et... Merci. Ça fait un moment que je n'avais pas eu l'occasion de rire un peu.

C'est un timide sourire qui étire tes lèvres. Elle n'aurait pas dû intervenir et pourtant, elle l'a fait. Tu lui en es sincèrement reconnaissant, même si tu es loin de tout comprendre. Les humains sont difficiles à analyser, quand tu n'es pas en condition d'enquête. Analyser le comportement d'un criminel est bien différent, à tes yeux, de l'analyse des pensées d'une inconnue qui agit différemment avec toi. Après, tu n'as pas fait d'études de psychologie alors... Tant pis. Tu apprécies le geste. Et puis, comme tu l'as dit, tu n'as pas tellement souvent l'occasion de rire. Les enquêtes, même si officiellement tu es tenu à l'écart, ne sont pas des sujets propres à la plaisanterie, plus à la désolation. Alors le simple fait d'être parvenue à te faire rire est quelque chose qui te fait chaud au cœur. Cependant, une autre question t'interpelle. Tu bosses pour le patron ou est-ce du bluff ? Tu as une tête à mentir ? Non, c'est vrai, ce n'est pas écrit sur ton front que tu préfères l'honnêteté au mensonge, même si ton statut ne joue pas toujours en ta faveur. Elle a un joli sourire... Tu gardes le tien, réfléchissant un peu. Elle ne sait pas qui tu es. Elle ne sait rien de toi, à part ton prénom et celui de ton chien. Si tu lui dis ce que tu es, est-ce qu'elle comprendra ? Est-ce qu'elle a entendu les rumeurs ou... Ah la la... Tu n'aimes pas mentir. Tu sais bien comment les gens réagissent de toute manière. Ils sont tous pareils, même si leur instinct semble un peu trop basé sur l'apparence de leurs interlocuteurs.

-C'est la vérité. Je passe derrière les platines en fin de nuit, quand l'autre en aura fini avec ses morceaux. Je sais pas si tu seras encore là...

Comme tu vas passer en dernière partie, tu sais que la boîte sera un peu plus vide que sur le moment. Tant pis, tu ne demandes pas grand chose, à partir du moment où tu peux jouer tu es heureux. Qu'est-ce que cela change, si elle est encore là ou non ? Pas grand chose, en temps normal. Mais elle t'a aidé, elle a l'air sympathique... Encore une fois, il ne faut pas se fier aux apparences Draven, tu le sais mieux que quiconque. Pourtant, en moins d'une demie heure, elle en a fait bien plus que quasiment toutes les personnes que tu as pu rencontrer au cours de ta vie. Mais il ne faut pas rêver, tu te sais condamné à rester seul, pourquoi chercher à apprécier quelqu'un ? Tout finit toujours de la même manière. Mais tu sens un léger changement dans son comportement. Elle hésite, elle se trop envahissante, trop curieuse... Tu te mordilles la lèvre... Pourquoi un tel changement d'attitude ? Tu n'as pourtant rien fait pour qu'elle croie qu'elle t'importune d'une quelconque manière ! Tu es un peu perdu sur le moment. Tu ne comprends jamais rien aux humains, c'est tellement difficile de trouver la bonne manière de réagir... Sur le moment, tu ne sais pas quoi lui dire, pas quoi lui répondre. Si elle veut partir, tu ne vas pas la retenir mais... Elle vient déposer un baiser sur ta joue. Que ? Tu te sens virer rouge pivoine. Tu disparaîtrais bien sous la table tellement tu te sens gêné, mais tu restes figé sur place, complètement déstabilisé. Que faire ? Que dire ? Tu ne sais rien du tout, ton esprit est complètement vide. Tu as l'impression d'être sur un nuage, tes pensées sont embrouillées. Ouh là... Draven, on sait que tu n'as pas tellement l'habitude des autres mais tu réagis bien vivement pour un simple baiser sur la joue. Tu te mordilles la lèvre... Ce n'est pas une bonne idée qu'elle reste avec toi, tu es dangereux, tu risques de lui attirer des ennuis... Et pourtant tu pivotes sur ton siège, te tournant bien face à elle.

-T... Théa... Tu peux rester si... Si tu veux... Je n'ai pas l'habitude d'avoir de la compagnie mais... Ça fait du bien un peu de changement...

Tu hésites beaucoup, cela se voit. Tu ne sais pas comment t'y prendre, c'est étrange. Les échanges avec les autres, hormis essuyer quelque insultes, quelques remarques, ou parler travail, tu ne sais pas comment les mener. Les humains sont étranges à tes yeux, tu préfères les animaux, ils sont tellement plus facile à comprendre. Tu ne dis pas qu'ils sont moins intelligents mais l'instinct dicte davantage leurs actes et, pour toi, c'est plus facile à comprendre. Par bonheur, elle ne s'en va pas. Au contraire, elle reste sur place. Tu souris timidement, heureux de voir qu'elle reste un peu quand même... Tu devrais te souvenir que cela ne durera pas. Il ne faut pas que tu t'attaches aux gens, tu seras toujours déçu. Tu n'es pas normal, tu sors du moule, tu n'y es même jamais entré. Elle n'en sait encore rien. Elle ne sait rien de toi, de ton passé, de tout ce qui gravite autour de toi. Quand elle le saura, elle partira. Rares sont ceux qui acceptent le fou que tu es, au yeux de la communauté. Tu essayes de t'y préparer. Tu essayes de ne pas t'attacher. Tu essayes de rester dans ta bulle, là où rien ne peut t'atteindre. C'est difficile, parce qu'elle t'intrigue. Tu sens qu'il y a quelque chose de différent chez elle. Quoi, tu ne sais pas encore. Le sauras-tu un jour ? Peut-être. Qui sait ? Pas toi en tout cas. Le futur est une équation complètement inconnue. Tu lui souris...

-Merci...

De quoi ? D'être restée. De ne pas t'avoir abandonné, comme tout le monde le fait toujours. Tu lui proposerais volontiers d'écouter un peu les morceaux que tu comptes passer plus tard dans la nuit quand tu vois Chase retrousser les babines, se mettant à grogner. Ok... Tu as compris, la bande se ramène. Ils ne te lâcheront donc jamais ? Apparemment pas. Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres tandis que tu fais rapidement signe à la brune de ne pas bouger. Que fais-tu, toi ? Tu retires tes lunettes, laissant apparaître pour la première fois depuis le début de la soirée tes prunelles violettes et le maquillage de la même couleur autour de tes yeux. C'est étrange mais tu ne laisses plus tomber cette manie depuis quatre ans. Tant pis. Tu lui fais un clin d'œil tandis qu'une de tes mains attrape l'un des couteaux à ta ceinture, masqués par ta veste. Soudain, sans prévenir, tu te retournes, envoyant l'arme fendre l'air. La lame effleure le manteau du premier qui s'avance avant d'aller cogner contre l'une des vitres, retombant au sol dans un bruit métallique. La bande se fige.

-Vous ramener à plusieurs contre un, c'est lamentable...
-Je t'avais dit de ne jamais le toucher.
-Je m'en souviens. Mais en contre-partie vous deviez tous me laisser tranquille.
-Et pourquoi on respecterait l'accord ? Ton frère est mort, Draven.


Tu serres les dents. Il n'a pas le droit de dire cela. Il n'a pas le droit de le rappeler. Il n'a pas le droit d'utiliser cet argument contre toi. Tu pourrais lui exploser sa jolie petite tête, tu es sûr que les requins de lac se feraient un plaisir de dévorer sa carcasse. Inutile de le tuer, juste un ou deux coups de couteaux bien placés, il pourrait se vider de tout son sang et attirer tous les prédateurs en quelques petites minutes. Il ne resterait plus grand chose comme preuves. La colère brille au fond de tes prunelles tandis que tu serres les poings. Chase gémit et va se cacher sous la table, tremblant. Non, ne pas s'énerver. Tu dois rester calme, il ne faut plus que tu craques. C'est interdit. Mais il a osé rappeler la mort de ton frère, il a osé le dire, il a osé... Non, tu ne peux pas laisser passer. Oui, mais tu es légèrement effrayant là... Tant pis. Tu fais craquer tes doigts. La plupart des types reculent d'un pas. Parfait, tu n'as pas besoin de trop forcer pour leur faire peur. Mais s'ils ont besoin que tu leur rappelle qui tu es, très bien, tu vas le leur rappeler. Même si tu es un peu gêné de le faire devant Théa... Elle n'a rien à voir dans cette histoire... Et justement, il ne faut pas qu'ils la mêlent à tes affaires.

-Vous êtes tous ridicules. Vous savez qui je suis. Vous savez parfaitement que je n'ai besoin de personne pour me défendre, encore moins contre vous.
-Dixit celui qui se fait défendre par une fille...
-Dixit celui qui s'est fait ridiculiser par une demoiselle.


Ta voix est calme, posée, mais ton sourire est d'un sadisme extrême. Ils se souviennent du gamin étrange du lycée. Ils se souviennent des quelques leçons que tu leur as donné, sans l'intervention de Hunter. Ils se souviennent de cette tête qui a fini en asile pour multiples homicides. Ils savent que tu n'as besoin de l'aide de personne pour tuer et c'est justement ce qui les terrorise.

-Sincèrement, je n'ai pas envie de prouver à tout le monde que je suis capable de tous vous envoyer au tapis. Alors allez-vous en, s'il vous plaît.
-Cesse de nous chercher dans ce cas.
-Jusqu'à preuve du contraire, c'est vous qui me cherchez. Qui la cherchez aussi. Parce que si c'était l'inverse, je peux vous assurer qu'il y aurait déjà eu des dégâts.


La menace est claire : qu'ils continuent et ils le regretteront amèrement. Finalement, ils se détournent, battant en retraire en te traitant une nouvelle fois de cinglé. Voilà qui est parfait. Avec quelqu'un qui ne te connaît pas, la situation aurait été un peu plus compliquée mais pas avec eux. C'est le seul avantage. Tu soupires profondément, te calmant lentement... Peu à peu, Chase sort de sa cachette, timidement, tandis que tu vas ramasser ton couteau et le ranger à ta ceinture. Tu ne devrais pas porter d'armes mais c'est un réflexe. Malheureux réflexe dans certains cas, comme garder de quoi nettoyer des traces de sang sur toi. Tu n'as jamais pu te défaire de cette habitude. Tant pis. Tu reviens t'asseoir et, automatiquement, tu replaces tes lunettes sur ton nez. Mieux quand même, de retrouver les ténèbres. Tu n'aimes pas qu'on observe tes yeux, tu sais que ceux-ci peuvent tout trahir alors il vaut mieux les masquer. Selon ton propre avec. Et puis, tu es plus à l'aise avec cet objet sur le nez. C'est un écran de protection contre ce monde, une part de ta bulle. Un nouveau soupir t'échappe tandis que tu te retournes vers la demoiselle.

-Encore désolé... Je n'aime pas vraiment agir comme ça mais par moment, je n'ai pas trop le choix... Encore une chance que les menaces suffisent avec eux, je déteste me battre.

Tu es sincère. Tu n'aimes pas frapper, tu n'aimes pas faire usage de tes poings. Les mots sont plus efficaces dans la plupart des cas. Les menaces aussi, d'un côté, surtout quand tu as en face de toi des personnes qui ont une petite idée de ce dont tu es capable. Juste une petite idée, personne ne t'a réellement vu complètement à l'action. Tu es un peu malheureux, ton regard vient plutôt plonger dans ton verre que, au final, tu vides en quelques petites gorgées. Ce n'est pas le genre de comportement que tu devrais avoir en société, tu le sais bien. Mais lorsque tu es en colère, tu as bien du mal à te contrôler. Une chance que tu ais avalé tes calmants quelques instants plus tôt, c'est ce qui t'a permis de rester toi-même, et non pas Suly. D'une caresse sur la tête, tu rassures ton chien qui, au bout de quelques secondes, se couche une nouvelle fois à tes pieds. Bien, tout est redevenu calme. Enfin... Il reste peut-être un dernier point à régler : Théa. Tu n'aurais jamais dû agir ainsi devant elle. C'était une erreur. C'est la seule solution qui t'est venue à l'esprit pour les éloigner sans avoir besoin de créer une bagarre. Tu baisses les yeux, mal à l'aise...

-Tu peux partir hein... Je comprendrais...

Oui, elle peut partir. Qu'elle le fasse, qu'elle te laisse seul. Elle en a déjà fait énormément pour toi, bien plus que tu n'as jamais espéré, bien plus que tu ne l'aurais jamais rêvé. Elle peut s'en aller, pour sa protection. Ce serait mieux pour elle. Qu'elle t'oublie. Qu'elle ne cherche plus à se mêler de tes affaires, elle sera ainsi plus en sécurité... Tu gardes la tête baissée, laissant un doigt glisser inlassablement sur le sommet de ton verre... Tu ne veux pas lui attirer d'ennuis. Elle a été gentille avec toi, le moins que tu puisses faire, c'est la protéger en retour. C'est ce que tu as fait, en faisant fuir la bande. Tu regrettes d'avoir engagé la conversation, tu aurais juste pu virer l'autre ivrogne et repartir comme tu étais venu. Au lieu de quoi, tu l'as entraînée dans tes histoire... Quelle catastrophe ambulante es-tu...

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Saturday night fever | Théaven

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