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 just one last time. ♆ lyokael.

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Theodore Volkov
♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
♆ métier : Fouteur de m**** (et amant de Samael à plein temps).
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MessageSujet: just one last time. ♆ lyokael.   Jeu 21 Mar - 20:11



just one last time

bisounours & petit poney

DATE ► début de l'intrigue, premier matin.
HEURE ► tout début d'après-midi.
MÉTÉO ► un magnifique soleil perché dans le ciel, de bonnes températures.
LIEU ► les couloirs du palais impérial.
STATUT ► privé.
RÉSUMÉ ► lyokha est humain, pour aujourd'hui du moins, il en profite pour s'infiltrer dans le palais impérial et retrouver ce cher Samael qu'il harcèle depuis leur dernière rencontre.
VOX POPULI ►nop, on a déjà un placard ikea.

crédit icônes © nancy babich & dolphingay

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Theodore Volkov
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Jeu 21 Mar - 20:26

Lui. Seulement lui.

Tu restes allongé, là, à réfléchir. À te demander comment tout cela est possible, qu'est-ce qui t'arrive, qu'est-ce qui ne tourne pas rond ce matin. La lumière du jour se faufile à travers les épais rideaux de la suite de cet hôtel de Spes, venant lécher le mur d'en face. Tu te redresses curieux, t'adossant au mur auquel est collé le lit. Qu'est-ce qui se passe, hein ? Tu ne comprends plus. Tu es à la fois perdu, euphorique. Tu es bien des choses, sauf calme. Tu déglutis un peu, passant timidement une main sur son torse. Ton coeur bat. Tu les sens, ces battements réguliers, signe primaire de la vie. Un sourire vient alors étirer tes livres. Tu ne veux pas y croire, tu dois être en train de rêver... Et pourtant, non, tu es bien éveillé, et on ne peut plus vivant c'est le cas de le dire. Tu regardes ta peau, en détaillant chaque parcelle pour être sûr de ne rien louper. Elle a pris une curieuse teinte, un peu plus sombre que d'habitude... Et qu'en est-il de ta température alors ? Tu n'es plus aussi.. Froid, aussi glacé. Tu peux même sentir sous tes doigts, le sang qui bat contre tes tempes... C'est tellement... Étrange ! À la fois effrayant et excitant... Tu es si vulnérable, si humain... Voilà qui peut être une excellente, comme une très mauvaise chose... Surtout que tu n'as aucune idée de combien de temps cette histoire va durer... Enfin, ce n'est pas tellement la question tu te poses sur l'instant, bien trop occupé à te redécouvrir. C'est tout simplement dingue. Tu n'en reviens pas. Comment ? Pourquoi ? Tu souris un peu plus... Tu aimerais bien tester quelque chose, mais tu n'es pas sûr que ce soit une bonne idée... Enfin, tant qu'à faire, autant tenter ! Tu t'avances un peu plus dans tes draps, tendant la main devant toi, pour essayer d'effleurer du bout des doigts ce rayon de soleil qui traverse la pièce. Qui ne tente rien n'a rien, après tout ! Alors, ta main droite atteint rapidement son but, et c'est en riant que tu constates que rien ne se passe. Ta main ne s'embrase pas, tu ne ressens rien, si ce n'est que la légère et agréable brûlure causée par le soleil... C'est si bon, si délectable... Sans plus attendre, tu sors alors du lit, te relevant. Peut-être que c'est ta seule journée, en tant que tel... Autant en profiter. Peut-être que ce n'est qu'un autre rêve bidon, alors autant le vivre, avant qu'on ne vienne te réveiller. Glissant hors du lit, tu ouvres alors grand les rideaux, et c'est à nouveaux quelques éclats de rire qui brisent le silence ambiant de l'appartement. Tu es humain. Pour une fois depuis un millier d'années, ton coeur bat dans ta poitrine. C'est... Incroyable.

Le soleil emplit rapidement la pièce, alors que tu tournes en rond, constatant avec euphorie que tu n'en crains plus la brûlure. C'est si... Tu manques de superlatifs pour qualifier cette sensation de bien être ! Tu ne peux le nier, tu as déjà rêvé de revivre comme un humain, rien qu'une fois... Et là... Tu en as mal aux zygomatiques, à force de sourire comme un idiot ! Et regarde-toi franchement, à sauter dans tous les sens... Tu passes encore une fois une main sur ton coeur, rien que pour le sentir battre, à un rythme un peu plus important cette fois. Être essoufflé ne te manquait pas tellement, mais pour le coup, tu n'en as rien à faire ! Tu es si... Heureux. Passant devant la glace, reprenant tranquillement ton souffle, tu te détailles. Physiquement, il n'y a trop rien à noter, à part comme tu le pensais plus tôt, cette couleur de peau ambrée, ces yeux un peu plus vifs... Et ces joues légèrement rougies par l'effort. C'est merveilleux. Tu en perds tous tes mots... D'un côté, tu devrais te réjouir, vraiment... D'un autre, tu ne sais plus comment réagir... C'est à la fois super, et incroyablement dangereux pour toi. Que serait le Mad Hatter sans sa paire acérée de canines, hein ? Rien. Un simple humain, n'importe qui ; le premier mortel que l'on croiserait dans la rue. Rien d'autre ne change pourtant, tu es toujours le même... Enfin... Quelque part, tu ne peux pas t'empêcher de penser à celui que tu étais avant. L'humain, le vrai. Celui qui savait aimer sincèrement. Celui qui était un peu maladroit avec les demoiselles. Celui qui était bien trop naïf pour survivre à un monde cruel. Celui qui était si gentil, si doux, si généreux. Mais aussi celui qui s'est soumis à la volonté de son père. Celui qui n'a pas su dire non, de peur de le décevoir. Celui qui a voulu faire comme ses frères et soeurs. Celui qui a été trop lâche pour se révolter. Tu serres les dents, plissant les yeux. Hé oui Lyokha, tu étais bien des choses, avant tout cela... 1143 ans... Tu te rends compte un peu, de toutes ces années passées, sans se douter un seul instant qu'un jour, ton coeur battrai à nouveau dans ta poitrine ?

Tu t'approches du balcon, appuyant tes avant-bras sur la rambarde pour regarder quelques personnes s'activer tout en bas. Un frisson te prend, lorsqu'une fine brise vient souffler à ton étage, et tu souris. Ça t'avait... Manqué ? Non, pas vraiment... Tu ne veux pas l'avouer en fait, mais c'est vrai que ça fait plaisir... Enfin, tant que ce n'est pas définitif hein... Quoique. Non. Non, et re-non. Ta nature de monstre est parfaite, il n'y a rien à rajouter là-dessus, non mais. Tu te mords la lèvre un instant, réfléchissant à ce que tu vas faire de ta journée. Déjà, tu peux écarter l'idée de la passer enfermé ; voilà trop longtemps que tu n'as pas affronté les rayons de l'astre solaire. Il est grand temps d'y remédier ! Alors, que faire ? Aller te promener ? Hum... Oui, mais non... En réalité, tu aimerais bien voir quelqu'un... Ce n'est pas une bonne idée. Il ne doit pas te voir humain, tu as peur que... Que quoi au final ? De lui montrer qui tu es réellement ? Voyons, tu n'as pas de craintes à avoir ; tu n'es plus le même qu'avant. Secouant un peu la tête, tu fais les quatre cent pas dans l'appartement. Oui. Non. Oui, bien sûr. Non, hors de question. Ce ne serait pas raisonnable, non. Mais, bien sûr que tu vas le faire ! Alors sans plus attendre, tu files sous la douche : tu n'as pas une minute à perdre. Ce n'est que le début d'après-midi, si tu en crois l'horloge, alors, tu peux encore le choper avant qu'il ne retourne vaquer à ses occupations ! Rapidement près, tu sors en vitesse de l'appartement, prenant tout juste le temps de fermer la porte à clef. Bon. Le palais. Quelle stupide idée franchement Lyokha... Tu veux te retrouver dans les cachots, c'est ça ? En plus, il va falloir que tu montes un plan et... Rah la la. Tant pis. L'occasion se présente, tu ne vas pas la laisser filer !

Quelques rues et autres avenues plus loin, tu arrives enfin en face d'un imposant palais. Et comment tu veux t'introduire là-dedans, hein ? Tu ne crois tout de même pas que tu vas te présenter à la porte comme ça, et balancer un truc du genre : « Oh bonjour, je viens voir Samael Tudor, je suis un des pires ennemis de ce peuple, mais tout va bien ! » Sincèrement, c'est pire que nul comme entrée en matière. Tu réfléchis, te creusant profondément le cerveau en regardant de gauche à droite. Qu'est-ce que tu pourrais bien faire, hein ? Tu n'en as aucune idée... Te faire passer pour un professeur de danse ? C'est vrai qu'il en aurait besoin -sort- mais bon, c'est pas terrible. Te faire passer pour le nouveau jardinier ? Et pourquoi pas une soubrette tant qu'on y est ! Fronçant les sourcils, perplexe, tu cherches du regard quelque chose qui pourrait t'aider à t'introduire dans cette forteresse. Hinhin. Bingo. Tu remarques une petite boutique de fleurs... et dire que tu lui envois des roses rouges tous les jours... Il doit désespérer à force. Enfin, pourquoi ne pas en profiter pour lui amener toi-même ces roses, hein ? Excellente idée ! Retrouvant un curieux petit sourire, tu retournes donc vers le marchand de fleurs. Une fois à l'intérieur, tu en as mal aux yeux, tellement que c'est ... coloré. Tu t'avances jusqu'au comptoir, évitant adroitement les quelques personnes qui contemplent chaque petit bout de verdure, puis enfin, tu peux t'adresser au vendeur. « Trente roses rouges, s'il vous plaît. » Il hoche légèrement la tête, et pendant qu'il prépare le bouquet, tu regardes tout autour... Il te faudrait... Oui, une veste, ou quelque chose qui fasse un minimum livreur de fleurs... Et oui, tu aperçois bel et bien une veste, avec le logo et tout ce qui va en plus. Parfait, c'est ce dont tu as besoin ! Attrapant quelques billets dans la poche de ton pantalon, tu reprends alors. « Est-ce qu'il serait possible d'avoir cette veste avec ? » Tu as certainement l'air débile, mais tu n'en as rien à faire : il te la faut à tout prix. « Heu... Non, on ne vend pas les vestes du magasin. » Tu soupires un peu et rajoute un billet sur le comptoir. Il ne réagit toujours pas, alors tu en poses un autre. C'est qu'il te coûte cher, ce bougre...Enfin, c'est ironique, sachant que cet argent ne t'appartient pas le moins du monde... Il finit par déposer la veste sur le comptoir en te gratifiant d'un sourire, tu souris à ton tour avant de filer à toute allure. « Merci ! »

En quelques pas, tu es devant le palais en question, la veste sur le dos et un lourd bouquet de fleurs perdu dans tes bras. Maintenant ce n'est qu'une question de... De quoi au juste ? De théâtre ? C'est on domaine, alors, tu ne te poses pas trop d'interrogations ! Bref, tu arrives devant l'entrée. Grande porte de trois mètres de haut environ, deux gardes répartis de part et d'autre du porche. Bien. Planté là, le premier t'interpelle. C'est vrai, ils ne laissent pas rentrer n'importe qui, par ici... « Vous êtes ? » Tu souris, naturel. « Le livreur de fleurs. J'ai une livraison de trente roses rouges pour Monsieur Samael Tudor. » Un petit hochement de tête, et tu accèdes à l'intérieur du palais. Maintenant le plus dur, le trouver... Et dire que ces couloirs sont réputés pour être un incroyable labyrinthe ! Du coin de l'oeil, je regarde un peu à gauche, puis à droite. Il doit bien y avoir un passe, quelque chose, quelqu'un... C'est alors que tu l'aperçois, elle. Une jeune domestique qui dépoussière paisiblement un tableau. Tu t'en approches, comme le prédateur aborde sa proie. « Heu... Bonjour, excusez-moi de vous déranger... Je cherche, hm. L'intendant impérial ? » Elle se retourne, un sourire étirant délicatement ses lèvres. « Oh, Monsieur Tudor ? Qui le demande ? » Tu montres un peu plus les fleurs, ton sourire grandissant encore. « Je vois... Écoutez, je ne sais pas où il est précisément. Monsieur travaille en se déplaçant, il est tout le temps dans les couloirs... Et vous aurez bien du mal à le trouver sans un passe. » Tu hoches un peu la tête, faussement confus. « D'accord... Hé bien, je ne vais pas vous importuner plus longtemps alors. Enfin, permettez ? » Un peu de rouge vient colorer tes joues, plus ou moins volontairement. Tu attrapes une rose dans ton bouquet, ne la quittant pas des yeux, elle. Et tout en glissant la fleur dont tu viens de briser une partie de la tige dans sa poche, tu lui subtilises ce fameux passe qu'elle gardait dans ladite poche. La faisant passer dans ta manche, ni vu, ni connu, tu feintes de partir. Ça, c'est une autre bonne chose de faite !

Tu profites qu'elle ne te regarde pas pour te glisser dans les couloirs, te servant de ce passe tant convoité. C'est vrai que c'est plutôt pratique... Et encore, tu as bien du mal : cet endroit est un vrai labyrinthe ! Enfin, tu finis par entendre des bruits de pas. Quelqu'un n'est pas loin. Tu regardes devant toi avant de l'apercevoir. Lui. Ses cheveux bruns, sa démarche. Ce ne peut-être que lui... Et soudainement, tu sens quelque chose en toi. Comme si ton coeur se soulevait, loupant un bond ou deux. Ce n'est pas douloureux, c'est même plutôt agréable. Tu hésites un instant, resserrant ta prise sur le bouquet de roses rouges... Et puis, enfin, tu te lances. Tu avances, rapidement, le rejoignant. Sans attendre qu'il ne te remarque, tu le chopes par le col, le plaquant contre le mur du corridor pour lui voler un baiser. Non en fait, tu l'embrasses carrément. Fougueux, ardent. Le premier baiser humain que tu as donné depuis plus d'un millier d'années déjà.

Et sur l'instant, il n'y a plus qu'une chose qui compte. Lui. Seulement lui.

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Samael A.S. Tudor
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Sam 23 Mar - 23:26

Casse-tête. Plongé sur ta tablette, voilà bien une heure que tu changes et rechanges l’emploi du temps. Les horaires ne peuvent pas convenir, il y a toujours un problème technique. Tu n’y comprends plus rien, c’est la folie depuis ce matin. Il paraît que c’est la pagaille chez les autre peuples, qu’il y a partout des soucis de dernière minute. Résultat, tout ce qui avait été prévu aujourd’hui a été annulé, reporté et autres. Et qui doit se débrouiller pour arranger la situation ? Toi. Encore toi. C’est le travail de l’Intendant Impérial, bien sûr, ce que tu n’es pas encore, mais tu te mêles de tout ça quand même. Il faut bien que tu donnes ton avis. De ton point de vue, l’autre ne prend pas assez en compte la personnalité de l’Empereur et celle de l’Héritier. Hors, si on ne pense qu’au poste et non à la personne qui tient ce rôle, on accumule les erreur. Ce n’est pas le lieu où on peut se permettre la moindre chose, tu te dois d’y veiller. Parce que tu es né pour ça : protéger ta famille, veiller sur l’Empire aussi, en un sens. Alors tu fais ton devoir, consciemment, même si tu sais que toutes les responsabilités ne pèsent pas encore sur tes épaules. Tu détestes autant que tu apprécies cela. Tu es libre de t’accorder des pauses quand tu en as envie, tu es libre d’avoir le comportement que tu souhaites. Enfin, en théorie...

Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres et tu éteins la chose. Suffit, il est grand temps que tu manges ! C’est ce que tu finis par faire, même si tu n’as pas très faim. Tu grignotes ce qu’il y a dans ton assiette, sans grande conviction. Tu te forces parce que tu sais que si tu gardes le ventre vide, tu n’auras pas assez d’énergie pour tenir jusqu’au soir. Assez d’énergie ? Ton travail est donc si pénible ? Non, pas du tout, mais comme tu réfléchis mieux en marchant, lorsque tu travailles, tu ne tiens pas en place. Résultat, tu marches continuellement, parcourant les couloirs sans cesse. Tout le monde en a l’habitude, ici. Et certains détestent cette manie parce que tu es toujours introuvable lorsqu’on te cherche pour quelque chose d’urgent. Il faut alors passer par d’autres moyens, généralement par utiliser la communication via les montres. Plus simple et plus sûr, étant donné que tu l’as constamment sur toi. C’est ainsi, tu as tes petites manies. Et celle-là, tu ne l’as pas héritée de ton père. Il faut croire que tu as encore besoin de dépenser un trop-plein d’énergie, comme lorsque tu étais petit.

Ta fourchette se plante dans un légume que tu fais tourner, lentement, distraitement, devant tes yeux. Pas très appétissant tout cela. Tu sais que tu n’as pas la moindre remarque à faire puisque tu ne sais pas cuisiner. Tu ne saurais même pas faire le plat le plus simple de la planète, c’est pour dire. Tu as d’autres priorités d’un côté, c’est aux autres de se charger de ce genre de détail. C’est ainsi que tu justifies ton ignorance sur ce sujet. Le légume finit dans ta bouche, tu l’avales rapidement puis t’attaque au dessert. Fondant au chocolat. Philippe adorait ce genre de dessert... Surtout quand vous pouviez faire une bataille de pâtisseries. Un sourire nostalgique flottant sur tes lèvres, tu avales rapidement ta part puis te lève. Un mot de remerciement pour le repas de ta part se fait entendre alors que tu disparais dans les couloirs, à nouveau. Même si tu reviens très vite pour récupérer la tablette oubliée sur la table. Ce n’est pas le moment d’être distrait voyons ! Le précieux objets entre les mains, tu repars donc. On est encore en début d’après-midi, tu vas avoir besoin de toutes ces heures devant toi pour régler ce casse-tête qui s’est imposé aujourd’hui. Fort heureusement, tu as passé la nuit à dormir, tu y vois donc un peu plus clair que d’habitude. Un peu.

À nouveau, te voilà qui déambules dans les couloirs, les yeux rivés sur ta tablette. Tu passes ton temps à changer ce que tu viens d’écrire. Si tu acceptes une réunion à cette heure, il faudra prévoir beaucoup trop de choses et à cette heure, ce sera compliqué. Il faut le déplacer. Si la délégation sorcière arrive tel jour, les préparatifs ne seront pas prêts. Sans compter le fait que tu dois encore t’occuper de tout ce qui concerne l’organisation du palais. De temps en temps, tu es obligé de te stopper à la demande d’un serviteur ou de n’importe qui d’autre. Ne pourrait-on pas t’oublier un peu ? Non, parce que tu ne veux pas qu’on t’oublie. Ta place est ici après tout. Tu te plais dans ton rôle, tu te plais dans toutes ces petites affaires. Tu t’accordes une petite pause quelques instants, le temps de discuter un peu avec Miss Maura, te renseignant un peu sur ce dont tu n’as pas le temps de te préoccuper, puis tu t’éclipses à nouveau, retournant à tes occupations officielles. Ton esprit est constamment occupé, et ce n’est peut-être pas plus mal... Tu sais que tu ne dois pas te laisser distraire stupidement, alors travailler t’empêche de réfléchir à un certain blond qui te "harcèle" depuis votre dernière rencontre. Ta suite est devenue un jardin de roses rouges. Il t’empêche de l’oublier, et pourtant qu’est-ce que tu aimerais y arriver... Il te perturbe, il a un bien étrange effet sur toi et tu en as peur... Tu as peur de ces sentiments que tu ressens pour lui, parce que c’est doublement voir triplement interdit. Et voilà, tu avais dit que tu ne penserais plus à lui de la journée ! Tu n’es même pas capable de tenir une journée sans songer à lui... Pathétique.

Lâchant un profond soupir, tu ranges la tablette, préférant ressortir un carnet et un stylo. Tu es peut-être un fan de la technologie, comme tout humain qui se respecte, il t’est parfois plus facile de réutiliser les outils classiques. Mais il faut avouer que les carnets s’enchaînent à un rythme effrayant. Ce que tu fais actuellement ? Tu mets à plat ton propre emploi du temps. C’est toujours plus facile de noter ce que tu dois faire, même s’il faut avouer que tu ne suis que rarement les plans que tu établis toi-même. C’est pire quand on t’impose quelque chose... Bref. Il faudrait peut-être que tu quittes les couloirs surveillés, si quelqu’un s’amuse à regarder les vidéos de surveillances, il va finir par avoir le tournis avec tes nombreux allers-retours. C’est donc plus ou moins consciemment que tu changes ton parcours, gagnant une aile plus isolée du palais. Là où il y a peu de surveillance, on te trouve moins facilement. Et puis, c’est là aussi que les serviteurs s’accordent des pauses non autorisées. Tu n’aimes pas tellement jouer la police du palais mais c’est aussi ton rôle : veiller à ce que chacun fasse son travail en temps et en lieu. Mais apparemment, ce n’est pas encore l’heure des pauses clandestines puisque tu ne rencontre que quelques rares personnes au travail. Parfait. Tu te concentres alors pleinement sur ton carnet et ce que tu y notes. Enfin, c’est ce que tu comptais faire...

Des bruits de pas se font entendre dans le couloir. Sur le moment, tu n’y prêtes pas attention puisque tu es en mode automatique. L’autre va t’éviter ou, au pire des cas, tu t’écarteras au dernier moment. Généralement, c’est ainsi que les choses se passent. Mais pas cette fois. Une main se referme sur ton col, et toi tu retiens un sursaut, relevant instantanément le regard. Tu n’as le temps de rien faire que tu te retrouves plaqué contre un des murs du corridor, l’autre personne t’embrassant avec fougue ! Ton carnet et ton stylo se sont retrouvés au sol dans la précipitation. Il faut avouer que c’est la première fois qu’une telle scène t’arrive et tu ne sais trop comment réagir. Les yeux écarquillés tu observes l’autre sans comprendre, un peu trop long à la détente à ton goût. Ces lèvres chaudes sur les tiennes, ces yeux bleus que tu parviens à voir, cette impression que ton cœur loupe un battement à son contact... Combien d’épisodes as-tu loupé encore ? Trois, quatre ? Sans doute. Il te faut bien une seconde pour le repousser violemment et inverser les positions. Cette fois, c’est l’autre qui se retrouve le dos plaqué contre le mur, une dague le menaçant. Qu’est-ce que tu fabriques avec une arme sur toi, Samael ? Ah, c’est vrai. Tu dois être capable de défendre un de tes proches en toute circonstance... Et te défendre aussi, tant qu’à faire. Et là, tu es menaçant une fraction de secondes avant d’écarquiller bien grand les yeux, baissant instantanément ton arme. Lui ? LUI ???

-Lyokha ? Qu’est-ce que tu fais ici ? En pleine journée qui plus est ! Tu n’es plus masochiste là, tu es plutôt suicidaire ! Et comment es-tu arrivé jusqu’ici ?

Les questions t’échappent sans que tu puisses les retenir. Tu es trop surpris de le voir là... Surpris et perturbé. Il est sur ton propre domaine, il s’est risqué jusqu’à toi... Pour quelle raison au final ? Venir t’embrasser ou t'embarrasser encore plus ? A-t-il compris cet étrange effet qu’il a sur toi ? Non, impossible. Tu te sens mal, tu le sens mal... Et ton cœur qui fait des siennes, il bat trop vite, trop fort... Tu as encore ta dague en main ? Oui, il semblerait, puisque tu jettes un coup d'œil à celle-ci... Puis tu la ranges. Tu n’as rien à craindre de lui. En silence, tu l’observes, tu te remémores ce baiser que vous venez d’échanger aussi. Ses lèvres étaient chaudes. Sa peau est moins pâle que d’ordinaire. Tu trouves un étrange éclat au fond de ses yeux... Et sous cette main qui agrippe son col, sous ces doigts collés contre son torse, tu sens quelque chose battre. Tu l’observes, c’est bel et bien de l’incompréhension qui brille au fond de ton regard. Qu’est-ce qui se passe ? Rêverais-tu ? Tu te pincerais volontiers mais tu ne veux pas sembler perdu devant lui alors tu te l’interdis. Tu cherche quelque chose à dire, quelque chose sur quoi te baser, sur quoi tu pourrais avoir une quelconque emprise... Et tu trouves très vite, lorsque ton regard se pose sur ce bouquet de roses rouges qu’il tient dans ses mains et cette veste qu’il porte sur son dos. Tu esquisses alors un sourire légèrement moqueur...

-Cette veste ne correspond pas à ton style vestimentaire. Il a fallu que la princesse Epraviska en arrive là pour venir me porter ses fleurs en personne ? En aurais-tu assez des intermédiaires ?

… N’importe quoi. C’est du grand n’importe quoi ce que tu viens de raconter. Qu’est-ce que tu fais exactement ? De la provocation ? De la moquerie ? Tu ne sais pas toi-même. Le voir ici te perturbe au plus haut point, tu ne sais même pas quel argument utiliser contre lui. La situation n’est pas normale et si tu t’en rends plus ou moins compte, ce n’est pas ta principale priorité. Tu le détailles sous toutes les coutures, cherchant ce qu’il y a de différent chez lui. Pourquoi est-il venu ? Aurait-il prit ce risque pour... Toi ? Non, quand même pas... Il ne peut pas... Il ne doit pas... Oh non, tu sens que tu vas encore avoir un comportement étrange... C’est commun avec lui. Trop commun... Juste parce que c’est lui. Uniquement lui. Lyokha...

Spoiler:
 

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Theodore Volkov
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Jeu 28 Mar - 21:24

On se révolte, on se soumet.

T'aurais pu aller ailleurs. Profiter de ce court instant de répit pour aller te promener, faire le tour de la planète. En randonnée avec Lucky, à savourer cet instant avec ton frère et ta soeur. Mais non. C'est lui qui occupe ton esprit, c'est lui que tu as vu, quand tu t'es réveillé. C'est son regard, que tu as cherché dans le reflet du miroir. Il ne devrait pas t'obséder autant. En fait, tu ne sais même plus pourquoi tu t'intéresses à ce gamin. Le laisser tranquille serait bien plus sage, et surtout, bien moins dangereux, pour toi comme pour lui. Enfin, pour lui surtout. Tu refuses peut-être de l'admettre parfois, mais tu as bien du mal à te contrôler Lyokha, et tu n'as aucune idée du mal que tu pourrais lui faire. Enfin, d'un côté, n'est-ce pas la promesse que tu avais faite à Lionel, lorsque celui-ci te torturait dans les geôles de ce même palais ? N'est-ce pas à lui que tu as juré les pires souffrances, lors de la mort de ses deux enfants ? Bien entendu. Mais maintenant qu'il est mort, est-ce toujours réellement dans tes objectifs ? Tu devrais dire oui, puisque les promesses que tu peux faire, tu les tiens. Mais là... Tu ne veux pas avouer que l'idée de le tuer te révulse. Tu ne veux pas te dire que tu peux être si faible, face, et pour un humain. Pour cet humain particulièrement... Mais, aussi étrange que soit votre relation, n'êtes vous pas maudits, à vous tourner autour à jamais ? Souviens-toi, des années en arrière, quand pour la première fois vous vous êtes rencontrés. À cet instant, jamais tu ne te serais douté que le mordre enfant lierait vos vies à tout jamais. Enfin, à tout jamais... Si. Tu as raison. Car tu sais comment ce petit jeu va se terminer. Et si cette issue, aussi terrible soit-elle, aurait étiré un large sourire carnassier sur la surface de son visage, aujourd'hui, elle t'en arrache quelques maigres frissons de dégoût. Tu ne sais plus où tu en es, ce que tu dois faire, et une chose reste sûre ; dès qu'il est dans les parages, la limite entre jeu et sincérité devient tout de suite bien plus floue. Tu essayes pourtant, de te dire que ce n'est qu'une passade. Que tu vas le tuer, pour tenir ta promesse. Que tu vas jouer avec lui, jusqu'à le pourrir de l'intérieur. Jusqu'à ce qu'il t'aime, à s'en détruire, à en crever. Là, tu auras réellement gagné la partie. Là, tu pourras dire que tu as tenu ta promesse. Mais qu'est-ce que tu obtiendras, au final ? Une rechute, et définitive celle-là, si tu t'attaches trop à lui...

Enfin, il n'est pas tellement temps d'y penser. Non, pour l'instant, ce qui te préoccupes, c'est bien où tu vas. Il est dans les couloirs d'après ce qu'on t'a dit, mais bon, faut-il encore tomber sur le bon ! C'est un vrai labyrinthe, ce palais. Des culs de sac, des corridors à n'en plus finir... Comment tu veux le retrouver, alors que tous les deux, vous êtes en perpétuel mouvement ? Lui tourne à gauche, quand toi, tu vas vers la droite. Vous vous rapprochez, avant de partir à l'opposé de l'autre. Un ballet involontaire dans ces couloirs qui te paraissent un peu trop étroits, chacun plus que le prochain. Sans compter que là, tes sens ne sont pas aussi aiguisés que d'ordinaire... Ton ouïe, ton odorat. Même ta vue n'est pas aussi précise que d'habitude. Bon courage pour retrouver le petit brun... Bref, tu continues d'avancer. À gauche, puis à droite. Tu as l'impression de tourner en rond, de repasser une bonne dizaine de fois devant le même tableau. De prendre le même chemin à chaque fois, d'ouvrir une porte pour atterrir dans un autre de ces couloirs, pour emprunter une nouvelle porte identique à la précédente... Un vrai calvaire, tu détestes ça. Et tu désespères de le trouver ! C'est enfin par tu ne sais quel coup de chance que tu l'aperçois, au bout du corridor. Tête baissée, il doit être plongé dans une occupation quelconque, toujours est-il qu'il ne te remarque pas. Du moins, tu ne penses pas, puisqu'il ne bouge pas pour se retourner, pour chercher du regard celui qui vient perturber son silence. Tu hésites un instant, et finalement, tu te lances. Un pied devant l'autre, tu avances, tout droit pour tenter de le rejoindre. Et tu presses un peu le pas, car lui aussi avance, et tu aimerais pouvoir l'atteindre avant qu'il ne disparaisse à nouveau.

C'est ce que tu fais. Tu l'attrapes par le col de sa chemise pour le plaquer contre le mur d'en face, l'embrassant fougueusement. Tu l'as surpris apparemment ; il en lâche son carnet et son stylo qui tombent tous deux à terre. Toi, tu restes pendu à ses lèvres, un instant encore. C'est pas que tu as l'air un peu bête, mais il n'a pas envie de coopérer, il ne répond même pas à ton baiser. D'un côté... Si un inconnu te chopait dans la rue et t'embrassais, farouche, que ferais-tu ? Tu l'enverrais balader plus loin, avant de lui casser quelques côtes. Voir lui briser la nuque. Ah la la... Que tu peux être extrême, certaines fois ! Mais sur l'instant, tout ce qui compte, c'est lui. Ce sont ses lèvres qui comme la première fois, brûlent les tiennes. C'est sa simple présence qui encore une fois, te déstabilise, toi qui d'ordinaire, est sûr de toi. Rapidement, sans que tu ne puisses contrer le geste, il te repousse violemment contre le mur opposé. Et il ne lui faut pas plus de temps pour te menacer du bout de sa dague. Par réflexe, tu plaques l'arrière de ton crâne contre le mur, regardant cette lame qui n'attend qu'une chose : te transpercer. « Si tu fais ça, je suis pas sûr de m'en sortir cette fois. » Un murmure, rien de plus. Il baisse d'ailleurs rapidement son arme, sans que tu n'y sois pour rien apparemment. La surprise le gagne à nouveau ; ses yeux, grands ouverts, te jaugent encore. Tu as réussi ton coup à ce que tu peux constater, il est même plus que surpris ! Et tant mieux, même si tu viens de risquer ta peau, encore ! Et ne perds pas de vue Lyokha que cette fois, les plaies ne cicatriseront pas seules, non. Avec une telle dague, il aurait vite fait de t'achever. Tu déglutis un peu, retrouvant une fréquence cardiaque à peu près normale. C'est que ce crétin t'a flanqué la frousse, avec son couteau. « Lyokha ? Qu'est-ce que tu fais ici ? En pleine journée qui plus est ! Tu n'es plus masochiste là, tu es plutôt suicidaire ! Et comment es-tu arrivé jusqu'ici ? » Tu souris. Franchement. Tes lèvres s'étirent, encore un peu. Tu es content, sur-excité, heureux... Tu es bien des choses que lui n'est pas, sur l'instant. En fait, tu ne sais pas ce qu'il ressent. Tu ne peux pas entendre le rythme saccadé de son coeur. En voilà beaucoup, des questions ! Il ne peut pas se calmer un peu, et reprendre plus doucement ? L'écoutant sans un mot de ta part, tu laisses tes yeux dériver jusqu'aux siens, où ils se fixent. Il n'a pas remarqué, pas encore. Enfin, tu ne penses pas. En pleine journée hein... Il n'a en effet, pas dû calculer, vu la manière dont il réagit. Patience, cela viendra bien assez vite. Suicidaire... Oui, ce n'est pas non plus la première fois que l'on te le dit. Et voilà que tu le prouves, en ne faisant pas suffisamment attention avec le jeune Tudor. Jeune... Pour le coup, vous avez sensiblement le même âge... à deux ans près. Comment tu es arrivé jusque là ? En voilà une autre question sur laquelle tu pourrais épiloguer... soupirant un peu, ton sourire ne te quittant pas, tu attends qu'il ait vraiment fini avant de reprendre la parole. « Ce que je fais ici... C'est un peu évident, non ? » Tu marques une pause, laissant tes yeux glisser sur sa personne, le détaillant de la tête aux pieds avant que tes prunelles ne fassent le chemin inverse pour revenir se planter dans les siennes. C'est alors que tu reprends, à nouveau. « Je pense que ça n'a pas tellement d'importance, de savoir comment je suis arrivé là. Tout ce qui compte, c'est que je sois ici, tu ne penses pas, mon cher Samael ? » Pour toi, c'est tout ce qui compte réellement : que tu sois devant lui. Comment vont se passer les choses par la suite ? Tu n'en as fichtrement aucune idée ! Il peut très bien te virer d'ici à coups de pied au c*l. Comme il peut te faire sortir plus discrètement. Ou t'amener dans sa suite. Enfin, ne rêve pas trop, vu comme s'est achevée votre dernière rencontre... Ahem.

Un court instant, le silence revient peser entre vous deux. Il est bien plus léger cette fois, même si tu le sens dans l'incompréhension la plus totale. Toi aussi, tu étais dans le même état en te levant ce matin... Il a enfin pigé, ou toujours pas ? Tu n'en sais trop rien, tu n'oses pas le brusquer, tu préfères qu'il s'en rende compte par lui-même. Il a l'air perdu... Toi de même, lorsque tu as senti ton coeur battre dans ta poitrine. Un sourire moqueur se dessine sur ses lèvres, et tu ne bouges toujours pas, bien trop occuper à le détailler. Et l'écouter, aussi. « Cette veste ne correspond pas à ton style vestimentaire. Il a fallu que la princesse Epraviska en arrive là pour venir me porter ses fleurs en personne ? En aurais-tu assez des intermédiaires ? » C'est vrai que cette veste de fleuriste est splendide de mauvais goût... Enfin, pour le coup, tu n'avais pas tellement le choix. Princesse Epraviska... Ah, ça y est. Voilà qui lui revient à l'esprit. Quelle idée de lui sortir cela aussi... Un sourire débile orne désormais tes lèvres. Hé bah, c'est du joli tout ça. Assez des intermédiaires ? Tu ne dirais pas les choses ainsi, mais... « Je sais. Mais si ma veste te dérange à ce point, tu peux me l'enlever tu sais. Il en va de même pour ma chemise. Pour mon pantalon. Pour... Je m'égare. » Tu t'arrêtes volontairement, tout aussi moqueur que lui. Il veut jouer, il va être servi ! Il doit commencer à avoir l'habitude de toute façon, avec toi... « Tu n'es pas sans savoir que c'est dur pour moi, de t'apporter des fleurs au milieu de l'après-midi... » Il a dû faire le lien depuis quelques minutes déjà, tu l'espères. Lui plantant les roses sous le nez comme pour le faire reculer, tu attends qu'il te relâche pour poser ce fameux bouquet sur une petite console sur ta gauche. Et ceci, fait, tu reprends la main. Enfin.

Tu te décolles doucement de ton mur, le faisant reculer jusqu'à ce que son dos touche le sien. Vous êtes proches. Très. Trop même. Toi, ça ne te dérange pas, une tellement proximité... Il faut dire que... Non, ne pas y repenser. Tu viens tranquillement attraper une de ses mains, puis tu la glisses sous ta veste, sur ton torse. Au niveau de ton coeur. Tu perds un peu de ton sourire, mais il en devient plus sincère. Plus réel. Plus toi. « ...Tu le sens ? » Dis moi que je ne rêve pas. Dis-moi qu'il bat, qu'il est bien là. Dis-moi que tu l'entends, que tu le sens, sous tes doigts. Tu souhaites que tout comme toi, il sente que quelque chose bat là-dessous. Qu'il se rende compte qu'à nouveau tu es... Humain. Heu. Physiquement du moins. Alors que tu gardes encore sa main contre ton torse, tes yeux font d'incessant aller-retours entre son regard et ses lèvres, dont tu te rapproches lentement, venant les frôler du bout des tiennes. Tu fermes un peu les yeux, puis complètement. Et tu viens l'embrasser, calmement. Ce baiser n'a rien à voir de celui que tu as pu lui voler tout à l'heure. Celui-ci est bien différent. Beaucoup plus sincère. Un peu trop sincère, même... tes paupières tombent complètement, ta main fait tranquillement passer la sienne le long de ton flanc. Puis tu le relâches. Pas besoin d'en faire trop, c'est déjà suffisant. Puis, vous êtes dans les couloirs alors... « C'est un argument suffisant pour venir te livrer les fleurs en personne ? » Tu penches légèrement la tête sur le côté, innocent, et tu t'accroupis pour récupérer son carnet et son stylo. Te redressant, tu lui redonnes alors. « Je crois que vous avez fait tomber ça, monsieur l'intendant impérial. »

Mais que tu peux être joueur quand tu t'y mets... Alors, tu ne vas pas laisser passer une telle occasion. Te reculant légèrement, tu lui tends ses effets. Et lorsqu'il s'approche un peu pour les récupérer, tu recules la main, l'obligeant à se pencher en avant. Ceci fait, tu viens lui voler un baiser, avec un peu plus d'assurance cette fois-ci. Taquin, tu souris, et tu finis par lui rendre ses affaires... Et encore, toujours, tu le regardes droit dans les yeux. Tu es captivé par ces derniers. À un tel point que tu n'entends pas que quelqu'un arrive non loin...

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Samael A.S. Tudor
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Ven 5 Avr - 20:20

Un baiser fougueux, voilà ce qui t’es accordé sans que tu en comprennes la raison. Tu ne t’attendais absolument pas à te faire déranger ici, encore moins de cette manière. Tu n’y comprends plus rien, habituellement le respect naturellement dû aux Tudor suffit pour tenir les autres éloignés de toi, plus encore quand ils veulent agir de manière déplacée. Tu n’as pas tellement eu l’occasion d’avoir à faire face à une telle situation, raison pour laquelle tu es si surpris et si lent à la détente. Si tu étais capable de réfléchir, tu te dirais que ta situation est dangereux parce que, ainsi figé sous ses lèvres chaudes, tu es à sa merci. Mais non, tu ne parviens pas à avoir deux pensées cohérentes. Ton cœur bat trop vite, trop fort pour ce que soit normal. Et ces yeux bleus que tu as à peine eu le temps d’apercevoir... Non, la situation n’est vraiment pas normale. Alors, au final, ton esprit se reconnecte. Tu n’es pas un jouet et tu comptes bien le prouver ! Résultat, l’autre se retrouve contre le mur opposé, vos positions inversées. Tu ne devrais pas employer tes réflexes de chasseur mais comme il s’agit de réflexes, tu ne peux pas les retenir. Pourtant, tu n’as pas tellement l’impression d’être agressé... Curieux. Toujours est-il que ta dague semble sortir de nulle part, apparaissant d’un coup dans ta main pour se pointer sur sa gorge. L’autre recule la tête, l’appuyant contre le mur. C’est bien, qu’il se méfie... Tu ne comptes pas lui pardonner une telle bêtise.

Pourtant sa voix te stoppe instantanément. Cette voix... Non, impossible que ce soit... Tu l’observes, curieux, intrigué. Suspicieux. Ce ne peut pas... Et pourtant si, c’est bel et bien lui. Lyokha. Le fameux Lyokha. Ce satané vampire qui n’a de cesse de t’envoyer des roses depuis votre dernière rencontre. Là encore, c’est la surprise qui domine. Tu ne comprends pas ce qu’il fabrique ici, tu ne vois pas ce qu’il vient faire là, encore moins en pleine journée. Tu la sens mal, cette histoire, mais les questions t’échappent sans que tu puisses les retenir. Et lui, il sourit. Vous n’avez visiblement pas du tout le même vision de la situation. Tu as peur. Pas forcément pour toi sur le coup, mais beaucoup pour lui ! En plein jour, à la vue de tous... Si les gardes lui tombent dessus, il se fera envoyer au frais quelques temps ! Il te met mal à l’aise, ce blondinet... Tu n’arrives pas à comprendre ce qui lui traverse l’esprit et ton cœur qui fait des siennes ne t’aide pas à te concentrer... Tu le regardes droit dans les yeux. Dans ses magnifiques yeux bleus qui brillent d’un éclat que tu n’avais encore jamais vu... Quelque chose a changé. Il a un petit quelque chose de plus... Voir un gros quelque chose en plus. Ton esprit refuse de croire ce que tes yeux lui apportent comme information... Tu l’écoutes te répondre, attentivement. Tout ce qui compte, c’est qu’il soit là ? C’est ainsi qu’il voit les choses ou ne dit-il cela que pour t’embarrasser ? Tu le fixes en refusant de comprendre. Il voulait te voir pour simplement passer du temps avec toi ? Non, impossible. Tu dois vraiment être perturbé pour avoir de telles pensées... Tu ne réponds donc pas, te contentant de le fixer. Tu fais tout ton possible pour ne rien laisser paraître de ces pensées qui te perturbent au plus haut point...

Alors tu tentes de trouver un autre sujet de conversation, tu tentes de trouver quelque chose sur lequel tu pourrais avoir un minimum de maîtrise. Mais ce que tu sens battre sous sa chemise, sous ce col que tu tiens... La couleur plus sombre de sa peau, la chaleur inhabituelle de celle-ci... Comment peut-il sembler aussi... Humain ? Il y ressemble trop pour que tu continues à le menacer. De toute manière, tu n’as rien à craindre de lui de ton point de vue. Non, ne te laisse pas distraire par toutes ces questions qui fourmillent dans ton esprit ! Alors tu trouves autre chose, réemployant ce surnom que tu t’étais juré de lui ressortir si tu le croisais à nouveau. Voilà une bonne chose de faite. Mais pourquoi lui rappeler toutes ces journées où il t’a envoyé des fleurs ? Voilà qui est bien maladroit de ta part... Que voulais-tu faire au départ ? Te moquer ? Le provoquer ? Tu ne sais plus, il te perturbe. Tu n’arrives pas à réfléchir aussi bien que d’habitude lorsqu’il est dans les parages... En tout cas, ta réplique le fait sourire, c’est toujours cela de gagné. Si sa veste te dérange, tu peux la lui enlever ? Heu... Tu clignes des yeux, surpris, avant de sourire à ton tour. Qu’il n’entre pas sur un domaine glissant, il pourrait s’en mordre les doigts.

-Si je puis me permettre de te donner un conseil, Lyokha... Ne me tente pas.

Tu plaisantes, bien évidemment. Tu n’iras pas le déshabiller, même si... Lors de votre dernière rencontre... Non. Non et re-non. Tu restes joueur, tu ne veux pas le laisser te déstabiliser plus qu’il ne le fait déjà en temps normal. Alors tu entres sur son terrain quelques instants. Tu n’as de cesse de l’observer, de le détailler. Tu veux voir tout ce qui a changé depuis la dernière fois. Oui, il a changé. Tu as l’impression qu’il est réellement parvenu à devenir humain. Tu ignores par quel tour de magie, tout ce que tu sais, c’est qu’il est vivant. Et là, devant toi. Il reprend la parole, quelque peu plus sérieux, pour te répondre. Pas sans savoir que c’est dur pour lui de t’apporter des fleurs en plein milieu de l’après-midi... En effet, tu sais bien qu’il ne peut pas sortir de jour puisque les rayons de l’astre solaire le consumeraient sans pitié. Tu ne veux pas que cela puisse lui arriver, alors tu l’observes tout en hochant la tête. Tu observes ce blondinet qui perturbe ton cœur...

-Je sais bien... Plus encore en plein milieu de la journée... C’est ce qui m’étonne...

Tu n’as pas pu t’en empêcher. L’après-midi vient juste de commencer, le soleil est presque à son zénith et lui... Il est là. Malgré tous ces risques qu’il peut courir en venant ici... Il y est. Et il te met d’ailleurs son bouquet sous le nez. Tu recules donc, le lâchant enfin... Malheureusement, tu sais bien que quand tu fais un pas en arrière, il en profite pour en faire un en avant. Toujours. Tu recules à chaque pas qu’il fait, jusqu’à te retrouver bloqué à ton tour. Zut. Tu ne bouges donc pas, n’observant que lui. Lui qui se rapproche beaucoup de toi. Trop peut-être. Ta respiration n’est pas aussi calme qu’elle devrait l’être, elle est légèrement plus rapide. Elle suit ton rythme cardiaque, de toute manière. Tu espères qu’il ne le verra pas, ou qu’au moins il n’en comprendra pas les raisons. Il attrape une des tes mains et tu arques un sourcil, étonné. Pourtant tu le laisses faire, trop curieux pour la récupérer. Il la pose sous la veste, au niveau de ce cœur que tu sens battre. Ton regard est fixé sur ta main qui t’es pourtant invisible. Il bat réellement. Tu ne réponds pas à sa question, pas tout de suite. Tu préfères profiter de cette sensation, comme si elle pouvait disparaître d’un instant à l’autre... Comme si ce n’était qu’une illusion... Il est... Humain... Ton regard se relève enfin, plongeant dans le sien...

-Oui... Oui, je le sens...Mais comment est-ce poss...

Ta question meurt sur tes lèvres quand tu le vois s’approcher de toi, ses lèvres des siennes. Tu ne bouges pas, ne sachant pas quelle attitude adopter. Le repousser ? Ce serait mieux pour vous deux, tu le sais bien. Et pourtant, tu en es incapable. Tu regardes ses yeux d’azur disparaître petit à petit sous ses paupières, hésitant. Mais celle-ci disparaît lorsqu’il t’embrasse. Ce baiser n’a absolument rien à voir avec le précédent, il est bien plus doux, plus... Plus... Tu ne sais pas comment le qualifier mais quelque chose passe. Alors tu fermes les yeux et lui réponds, ton cœur battant bien trop fort dans ta poitrine. Tu ne peux pas le nier : tu aimes cette sensation, tu aimes comment les choses tournent... Même si c’est dangereux, même si c’est interdit, tu aimes. Et tu le laisses guider ta main sur son flanc... Tu voudrais l’attirer contre toi mais tu te retiens, tu ne sais comment. Tu profites juste de l’instant, jusqu’à ce qu’il te relâche, jusqu’à ce qu’il recule... Instinctivement, tu suis le mouvement. Tu ne veux pas qu’il te lâche, tu ne veux pas qu’il se retire. Mais tu le laisses aller, rouvrant rapidement les yeux. Il faut absolument que tu te reprennes, jeune Tudor. Sauf que tu n’as pas l’air d’en avoir spécialement envie. Il est vivant, pourquoi le blesserais-tu ? Tu n’as plus aucune raison de le faire... Pour le moment... Il arrive à t’arracher un sourire tandis qu’il te demande si tout cela est un argument suffisant pour qu’il vienne te livrer ses fleurs en personne... Tu te passes de commentaire, essayant de reprendre un minimum de contenance. Tu l’observes ramasser tes affaires qui t’ont échappé des mains quand il est venu t’attraper. Et tu lèves les yeux au plafond. Intendant impérial...

-Officiellement, je ne suis que l’apprenti de l’Intendant impérial. Quant à ton argument... Oui, il est valable. Mais je pense que c’est une bien mauvaise idée que tu as eue de venir jusque là...

Tu es sincère, il risque gros ici. Tu voudrais bien le virer du palais pour sa propre sécurité, parce qu’il t’énerve aussi... Mais à présent qu’il est là en personne... Tu as bien du mal à le faire sortir de tes pensées en temps normal, mais à présent... Tu sais d’ores et déjà que ce sera impossible de le faire partir. Pas sans une raison valable en tout cas. En attendant d’en trouver une, tu tends la main afin de récupérer tes affaires... Sauf qu’il recule la main au dernier moment. Fronçant les sourcils, tu t’avances légèrement pour les attraper... Et il en profite pour te voler un baiser. Tss. Sale gosse. Tu le foudroies du regard puis reprends tes affaires d’un geste ferme et les ranges dans une des poches de ta veste. Une bonne chose de faite. Une fois que c’est bon, tu le regardes droit dans les yeux. Il t’énerve, il t’attire. Que faire ? Bonne question. Tu fais un pas vers lui, un seul, sans le lâcher une seule seconde du regard... Mais tu te stoppes bien vite, tes sens en alerte. Quelqu’un marche dans l’un des couloirs non loin. Il ne faut pas qu’on vous voit ensembles ! Alors tu lui fais signe de se taire puis l’attrapes par le poignet, récupérant le bouquet de roses de l’autre main, et l’entraînes à ta suite dans les couloirs. Tu fais bien d’ailleurs, parce que du coin de l'œil tu repères ton "supérieur" et s’il y a bien une personne que tu ne veux absolument pas voir, c’est lui. Encore moins dans un contexte aussi particulier que celui dans lequel vous vous trouvez tous les deux... Tes sens en alerte, tu parcours les couloirs, à la recherche d’un autre où vous pourriez être tranquilles. Il vous faut en parcourir une bonne dizaine pour que tu t’arrêtes, soufflant un bon coup. Tu finis enfin par te retourner vers lui, lui remettant le bouquet de roses entre les mains.

-Écoute. Tu ferais vraiment mieux de partir... Tu ne devrais pas t’entêter à ce point avec moi... Tu devrais simplement m’oublier... Ce serait mieux pour nous deux...

… Te rends-tu compte que tu n’es pas crédible ? Tu le dévores littéralement du regard. Ne tu peux pas t’en empêcher, tu observes alternativement ses yeux et ses lèvres. Tu secoues imperceptiblement la tête, essayant de calmer les battements de ton cœur. Traite-le donc comme n’importe quelle personne ! Impossible, parce que tu sais que vous êtes liés. Pour le meilleur ou pour le pire ? À tes yeux, cela ne peut être que la seconde solution... Rien de bon ne pourra sortir de votre lien, il t’a déjà accordé deux cicatrices, ton père l’a torturé... Il devrait te haïr et réciproquement, alors pourquoi n’est-ce pas le cas ? Tu n’en sais rien. Tout est confus dans ton esprit. Tes bonnes résolutions disparaissent en sa présence. Choisissant de te reprendre, tu tournes les talons, comptant repartir... Mais en fait tu changes d’avis. De nouveaux bruits de pas. Pourtant, d’habitude, peu de personnes parviennent à te trouver ! Il faut croire que ce n’est pas ton jour. Et comme tu n’as pas envie de fuir... Tu vas plaquer l’ex-vampire dans un placard du couloir, là où, normalement, on ne viendra pas te chercher... Et tu l’embrasses avec fougue, histoire qu’il se taise. Tant qu’à faire... Une de tes mains vient se glisser sous sa veste, sous sa chemise, tandis que l’autre vient se caler sur sa nuque afin de mieux approfondir le baiser. Et par tes ancêtres, qu’est-ce que cela change de sentir que sa peau est chaude sous tes doigts ! Dans l’obscurité du placard, tu fermes les yeux, en profitant un maximum... Tu es définitivement accroc à lui. Tu vas très sérieusement devoir envisager une cure de désintoxication. Rapidement, le silence se fait à nouveau dans le couloir. Pourtant, tu restes encore un peu pendu à ses lèvres... Juste encore un peu... Mais il faut bien que tu le lâches, ce que tu fais. Ta respiration est irrégulière, mais moins que le rythme de ton cœur... Que fais-tu ? Des erreurs, encore et toujours. Tu ne sais faire que cela... Plus encore avec lui... Un soupir t’échappe donc tandis que tu te recules, allant t’adosser à l’autre paroi du placard.

-Je n’ai agi ainsi que pour que tu te taises et ne nous fasses pas repérer.

Tu mens très mal. Il ne peux pas ne pas avoir compris qu’il te fait de l’effet, il ne peut pas l’ignorer. Et toi, tu ne peux même plus le nier... Tu peux toujours faire comme s’il ne s’agissait que d’un attirance passagère, tu sais bien qu’il y a autre chose... Tu ne t'attacherais pas aussi facilement à n’importe quel vampire... Et lui... Lui... Il n’a qu’à te regarder, il n’a qu’à poser ses lèvres sur les tiennes pour que tu fondes, pour que tu craques. Lui et seulement lui... C’est une très mauvaise idée... Mais cette pensée a bien du mal à se frayer un chemin dans ton esprit, vu que celui-ci ne pense qu’à une seule et unique personne : lui. Rien que lui... Où sont cachées les cordes ?

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Theodore Volkov
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Jeu 16 Mai - 19:50

Ses lèvres. Tu pourrais y goûter une centaine de fois, tu sais que jamais tu ne t'en lasserais. N'est-ce pourtant pas un jeu dangereux auquel tu joues ? Coloré par les teintes de la provocation, de quelques faux sentiments qui paraissent si vrais... Même toi parfois, tu finis par douter de la sincérité de tes sentiments. Ce n'est pas bon, et pourtant, tu t'entêtes, tu t'enfonces plus profondément encore dans le jeu. Quelle mauvaise idée. Mais tu n'es pas du genre à souligner les conséquences, tant que tu peux jouir des bonnes choses. Tu n'es pas du genre à chercher les points sombres d'une affaire, quand tout est blanc autour de toi. Enfin, tu lui fais tout de même que remarquer que s'il te transperce de sa lame, tu n'es pas vraiment sûr de t'en sortir, cette fois-ci. En tant qu'humain, tu n'as rien de plus que les autres mortels. Tu es comme eux ; vulnérable, pouvant mourir à chaque instant. Une fiole de poison, une dague un peu trop affûtée, un temps sous l'eau un peu trop long... Un milliard de manières d'en finir avec cette vie d'humain. Une bonne centaine, quand en tant que vampire, tu n'en as que très peu... Enfin, là n'est pas la question. Et ce n'est pas à toi de poser toutes sortes d'interrogations, c'est plutôt son style à lui. Et pas manquer, il en pose des questions... Trop, bien trop pour toi. Bien trop pour y répondre, à toutes... Tu t'attardes sur ce qui te semble important, tu te contentes de répondre au reste par quelques sourires légers et sincères. Il n'y a pas besoin de mot, pour décrire la conversation qui se fait avec les yeux. Il n'a pas besoin de parler, ni même de demander, tu es persuadé qu'il sait déjà pourquoi tu es là. Pour lui, bien entendu. C'est d'une évidence même ! S'il refuse de l'admettre ? Tu n'es malheureusement pas dans sa tête, alors, ça...

Epraviska. Non, c'est vrai que ce n'est pas vraiment la tenue adéquate pour une tsarine russe. Veste de vendeur de fleurs, tout ça... Ce n'est pas tellement dans ton style vestimentaire, et après ? Tous les arguments sont bons pour venir le voir de toi-même. Puis, autant en profiter, tu n'as aucune idée de pour combien de temps tu vas rester humain, alors ! Profites-en à fond, en lui apportant les fleurs toi-même par exemple. Bref... Comme tu le lui fais remarquer, si tes fringues le dérange, hé bien il peut aussi te déshabiller. Est-ce ironique ? Hé bien... Oui, mais... Allez, arrête donc, tu ne vas pas le laisser faire au milieu du couloir, hein ? Bien sûr que non. Et c'est d'ailleurs pour cela que tu proposes : tu sais qu'il n'osera jamais, pas ici, pas dans ce corridor où n'importe qui peut vous tomber dessus. Il n'a pas le cran nécessaire, tu le sais. Alors, tu ne prends pas tant de risques, au final... « Si je puis me permettre de te donner un conseil, Lyokha... Ne me tente pas. » Tu hausses brièvement les sourcils, un 'oooh' assez provocateur s'échappant du fond de ta gorge. Tu le déstabilises, tu le sens. Il le cache plutôt bien pourtant... Mais c'est d'une évidence même. Il peut le nier autant qu'il veut, je ne le verrai qu'un peu plus. Il résiste, il cache un maximum ce qui crève l'oeil. Enfin, il fait comme il veut, pour le moment...

Il te détaille, et tu fais de même. Tu ne peux pas le lâcher des yeux, cela te semble purement impossible. Tu aimes le regarder, l'observer, chercher à comprendre ses réactions. On pourrait jurer que tu cherches à imprimer chacun de ses traits au fond de ton esprit, comme par peur de l'oublier un jour. Et dire que tu dois te ressaisir... Pour l'instant, tu te laisses totalement aller. À croire que tu as oublié ton objectif premier. Et c'est d'ailleurs terrible, que de te rendre compte à quel point tu t'es piégé, comme un crétin. Il semble remarquer lentement que quelque chose a changé chez toi. Et ce n'est pas qu'un futile détail, non ; ton coeur bat à nouveau. Et de manière totalement saccadée, quand tu te retrouves face à lui. « Je sais bien... Plus encore en plein milieu de la journée... C'est ce qui m'étonne... » Un fin sourire vient étirer tes lèvres, alors qu'il réalise peu à peu ce qui se passe pour toi. Étonnant ? Ah ça oui, c'est le cas de le dire. Le soleil, haut perché dans le ciel, t'aurait consumé d'ordinaire. Et pourtant, tu te retrouves là, devant Samael, en chair et en os. Tout ce qu'il y a de plus vivant. Il est d'ailleurs tant de le lui montrer vraiment, c'est pas que la position actuelle n'est pas confortable, mais tu préfères avoir la main ! Alors, tu lui recolles le bouquet de roses flamboyantes sous le nez, l'obligeant à reculer. Tu déposes le bouquet en question, et tu attrapes sa main, la faisant glisser devant ton coeur. Il le sent, pas vrai ? Tu plonges tes yeux dans les siens, encore une fois. « Oui... Oui, je le sens...Mais comment est-ce poss... » Et plus rien. Il n'achève même pas son interrogation, il se tait tout simplement. Et toi, tu t'approches doucement de ses lèvres... De l'hésitation ? Non, pas vraiment. Tu l'embrasses et c'est avec une pointe d'étonnement que tu constates qu'il ne cherche pas à te repousser, bien au contraire : il répond à ton baiser. De manière toute aussi douce et passionnée... ça ne te ressemble pas tant, de faire dans la dentelle. Mais il voulait un motif, le voilà. Est-il suffisant ? C'est malheureusement à lui d'en juger. Enfin, rien qu'à détailler son sourire, tu comprends plus ou moins qu'il est content de te voir là. Du moins, tu le crois. « Officiellement, je ne suis que l'apprenti de l'Intendant impérial. Quant à ton argument... Oui, il est valable. Mais je pense que c'est une bien mauvaise idée que tu as eue de venir jusque là... » A ton tour, tu lui dévoiles un superbe sourire. Oui, apprenti... Bientôt, un de ces jours, il sera l'intendant impérial. Comme si c'était toi ça, de retenir de si infimes détails... Ahah ! Il avoue que ton argument est valide. Une mauvaise idée ? Tu te mets à rire un peu, amusé. « Une mauvaise idée... Peut-être, mais au final, ça te plaît que j'ai de telles idées, pas vrai ? Bien sûr que oui, tu ne vas pas dire le contraire... » Et s'il ose le dire, c'est que c'est un très grand et pitoyable menteur.

Bon, lui rendre ses affaires, accessoirement ? Oui, ce serait pas mal. Alors, tu tends un peu la main. Juste un petit peu... Lui tend la sienne pour récupérer ses effets. Mais joueur, tu préfères te reculer au dernier moment. Hinhin, non non mon petit, disent tes yeux : c'est moi le maître du jeu. Il s'avance un peu, et tu en profites pour lui voler un baiser. C'est tellement bon. Jeux d'enfants, qui reflètent une certaine innocence qui est pourtant loin d'être tienne. Il n'a pas l'air content, puisqu'il te foudroie du regard. Roh, il peut bien rire un instant, se détendre, un peu au moins. Tu as fait tout ça pour lui, et voilà qu'il arrive encore à tirer la tronche au moindre pas de travers. Qu'il peut être psychorigide, par moments ! Enfin, pas le temps de lui en faire la remarque, il te fait signe de te taire. Et en effet, des bruits de pas se font entendre, et semblent se rapprocher de vous deux... Ce qui est potentiellement dangereux. Samael est prudent lui, il n'attend pas de découvrir la suite des événements, il préfère te choper par le poignet pour t'entraîner plus loin. Hé bien... Soit, tu te laisses emmener, tu le suis. Et quelle course folle que celle qui t'attend : les couloirs, presque tous identiques, s'enchaînent alors que vous avancez dans le paysage. Parfois, tu as l'impression de passer plusieurs fois au même endroit, avant de te rendre compte que finalement, il y avait quelque chose de différent. Un détail insignifiant, qu'il s'agisse d'un tableau, d'une console, de la couleur du mur qui a un peu plus déteint à un endroit. Enfin, pas tellement le temps de t'attarder sur le paysage ; il met terme à tes songes rapidement en se stoppant net pour te fourrer le bouquet dans les bras. Mais c'est pour lui, il a toujours pas compris ?

« Écoute. Tu ferais vraiment mieux de partir... Tu ne devrais pas t'entêter à ce point avec moi... Tu devrais simplement m'oublier... Ce serait mieux pour nous deux... » Tu souris doucement, sincère. Partir hein ? Et qui a dit que tu avais envie de partir ? Non, tu es là pour lui, et tu veux rester là, avec lui... Même si tu devrais sérieusement te remettre en question, et repartir sur les rails. Ce n'est pas une bonne idée, il est le premier à le dire, alors pourquoi t'entêter ? Car tu t'appelles Lyokha Volkov, que tout ce que tu peux vouloir, tu finis par l'avoir. Fin de l'histoire. Secouant légèrement la tête de gauche à droite, tu reprends alors la parole, relativement doucement au cas où quelqu'un n'arrive par surprise. « Parce que toi, tu veux oublier ? Allons Tudor, ce n'est pas tellement ce que disent tes yeux, et tes lèvres, et tes mains. » Tu hausses un peu les sourcils, à la fois provocateur et amusé. Qu'il ose dire le contraire, que tu puisses rire de lui, encore un peu ! Sauf que des bruits de pas se font entendre, encore. Mais bon sang, ce pauvre crétin ne peut pas vous laisser tranquille un peu ? Alors que tu te prépares mentalement à prendre la fuite encore une fois, l'autre te pousse dans un placard. Hé bien, c'est ainsi que l'on traite ses invités, au palais impérial ? Tu retiens la remarque qui te brûle les lèvres, tu préfères sourire bêtement, car tu as sérieusement envie de rire. Tu dois rester silencieux, alors tu t'exécutes. Pas un bruit, ce serait bête de vous faire griller... Surtout pour lui en fait. Que dirait ce mystérieux inconnu, s'il retrouvait le futur intendant impérial et... Toi, dans un placard ?

De toute façon, tu n'as même pas le temps d'envisager dire quelque chose. Ses lèvres encore une fois, se plaquent contre les tiennes dans un baiser tout sauf innocent. Et après, il veut te faire gober qu'il est indifférent à ta personne ? Mais oui, bien sûr. Et ça, c'est de l'indifférence à l'état pur aussi. Foutaises. Il n'a pas besoin de parler, de dire quoique ce soit, sa manière d'agir s'exprime pour lui. Tes yeux se ferment doucement, et tu sens comme cette chair de poule parcourir ta peau lorsque sa main glisse sous tes vêtements. Un frisson un peu brusque remonte le long de ta colonne vertébrale ; c'est donc ça, être vivant. Tu passes tes propres mains dans son dos, légèrement hésitantes encore. C'est comme si tu redécouvrais tes sens. Comme si tu apprenais encore une fois ce que c'était, que d'être humain. Il finit par se reculer. Un peu trop vite à ton goût d'ailleurs, mais tu le laisses t'échapper. Tu t'avances un peu, et quand il est un peu trop loin, tu cèdes. C'est affreux, tu as l'impression de devenir dingue ; tu voudrais sauter à son cou, capturer ses lèvres, jusqu'à ce que tu en crèves. Il se recule, il s'adosse au mur. Tu le détailles dans le noir, tu essayes de distinguer ses traits, sa bouche. Lui tout entier, de dessinant dans l'obscurité de ce placard. « Je n'ai agi ainsi que pour que tu te taises et ne nous fasses pas repérer. » Un sourire s'épanouit sur tes lèvres. Mais bien sûr. Qu'il continue à mentir, comme ça. Qu'il continue à faire semblant, ce n'est pas comme si cela avait la moindre espèce d'importance. Tu secoues un peu la tête, tes yeux fixant le sol, avant de remonter lentement jusqu'à son propre regard. « Mais bien sûr. En général, quand on veut faire taire quelqu'un, plaquer la paume de sa main sur ses lèvres suffi amplement. » Mais tu peux continuer à mentir Tudor, peu importe. Puisque toi Lyokha, tu connais la vérité. Tu sais ce qu'il en est. Et c'est là tout ce qui compte réellement à tes yeux.

Tu t'approches un peu de lui. Juste pour plaquer tes mains contre la surface lisse du placard, histoire de te pencher un peu sur lui, d'aller un peu plus encore contre lui. Tes lèvres viennent frôler les siennes, sans pour autant oser les toucher. Tu préfères jouer à ce jeu dangereux, de celui qui se brûlera le premier. « Allez Samael, dis-moi que tu ne ressens rien... Dis-moi que tout cela n'est qu'un jeu, que rien n'est vrai à tes yeux... » Tu t'égares un peu, passant sur l'arrête de sa mâchoire pour descendre dans son cou. Tes mots ne sont que murmures, ils viennent se perdre contre sa peau, et ils disparaissent, comme s'ils n'étaient que quelques illusions. Une de tes mains passe dans le bas de son dos, pour remonter sous son haut, et l'autre elle, reste contre la paroi pour te maintenir un minimum en équilibre. Il ne peut pas faire semblant. Pas à ce point, c'est carrément impossible. Tout ce qui se passe, c'est électrique, chimique ; il ne peut pas aller contre les réactions de son propre corps. Il ne peut pas maîtriser les frissons qui parcourent son échine, ni même ces mordillements un peu nerveux qui martyrisent sa lèvre inférieure. Pas plus que toi, tu ne peux le faire. Tes lèvres font le trajet inverse, et remontent lentement jusqu'à rencontrer les siennes, et c'est dans ce baiser langoureux que tu t'abandonnes totalement à lui. Est-ce que tu as conscience que ce que tu fais dépasse le principe même de ton petit jeu ? Il est déjà loin ce jeu. Très loin. Extrêmement loin. Il n'y a plus désormais que lui qui compte, et seulement lui. Ta main libre se fait un peu plus entreprenante encore, allant jusqu'à déboutonner le début de sa chemise, sans le brusquer. Est-ce que tout ce que tu fais va enfin de le faire réagir ? Tu te prends bien trop au jeu Lyokha. Regarde-toi. On dirait que tu... Que tu l'aimes. Non, bien sûr que non ! Mais à force de mentir, on finit par gober ses propres mensonges. Et ça, tu le perds de vue. Vraiment. Inconsciemment, le bout de tes doigts s'enfonce un peu dans la peau de son torse. Légère pression qui souligne à quel point c'est bon, ce que tu es en train de vivre. Bon, et totalement faux.

Puis, tu le repousses sans préavis contre le placard. Tu reprends comme une grande inspiration, ta fréquence cardiaque légèrement anarchique. Ce n'est pas le fait d'avoir couru quelques minutes avant, non. C'est lui qui te fait ça. Tu te mords la lèvre en le détaillant, ton sourire a depuis longtemps fané sur tes lèvres, laissant place à cet air un peu plus sérieux. Et incroyablement plus vrai. Détaillant ses yeux, tu reprends alors la parole, d'une voix toujours aussi calme que précédemment. « C'est vrai. J'ai oublié que tu ne ressentais rien. » Et c'est en remettant correctement tes propres vêtements que tu sors du placard, assuré que personne ne vous attende à l'extérieur. Tu refermes d'ailleurs la porte derrière toi, qu'il y reste, si c'est ce qu'il veut. Toi, tu as vécu dans le noir trop longtemps, il faut que tu profites de la lumière du jour. Alors l'autre gus, il fait ce qu'il lui plaît. Toi, tu préfères l'extérieur. Tu entends la porte s'ouvrir, alors, tu te retournes un instant pour le regarder, un léger sourire un peu douloureux planant sur ton visage. « Puisque tout ça n'a strictement aucune importance pour toi, je ne vois même pas pourquoi je m'entête. Ni même pourquoi j'ai pris tant de risques pour venir ici. Ni même pourquoi je m'intéresse à la seule personne au monde qui me déteste pour essayer d'être quelqu'un de meilleur. » Tu tournes les talons. Tu n'as aucune idée de par où tu peux bien passer, mais ça n'a aucune importance. Il ne va pas prendre le risque de te laisser partir et de trahir votre petite rencontre. Alors tu avances, d'un pas décidé. « A... Un jour peut-être, Tudor. » Et c'est serrant les mâchoires que tu t'éloignes dans le corridor. Saletés de sentiments.

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Samael A.S. Tudor
♆ Je m’enivre de ce poison, à en perdre la raison...
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Jeu 6 Juin - 13:11

Pourquoi faut-il que vous vous embrassiez à chacune de vos rencontres ? Pourquoi faut-il que tu sois toujours incapable de lui résister ? Pourquoi te laisses-tu aller quand il est avec toi, pendu à tes lèvres ? Mystère. Ce vampire a un bien étrange effet sur toi... Oui, vraiment très étrange. Tu devrais le virer, tu sais que c’est dangereux pour lui et pour toi de vous revoir aussi souvent. Et pourtant tu ne peux t’empêcher de répondre à son baiser. Tu essayes de te trouver des excuses, après tout pour le moment il n’est plus vampire, il n’a rien à craindre de toi... Mais si jamais on vous trouve, si jamais on découvre que tu as un faible pour une personne telle que lui... Non, rien à faire. Les yeux fermés, une fois de plus tu lui réponds, appréciant de sentir ta main glisser sur ses côtes, à son initiative. Tu profites juste de l’instant, jusqu’à ce qu’il y mette fin. Reprends-toi jeune homme ! Tu peux toujours essayer mais il semblerait que tes pensées soient un peu trop embrouillées. Et il semblerait même que ce soit volontaire... Tu es décidément irrécupérable. Est-ce un argument suffisant pour venir t’apporter des fleurs ? Oui. Oui, tu le lui avoues, ne pouvant retenir un léger sourire. Tu ne devrais pas être heureux de le voir, tu ne devrais même pas sourire de sa présence. Mais rien, ta haine pour les vampires disparaît avec lui. Alors que tu sais bien qui il est... Tant pis. Ah, non, il se trompe, tu n’es pas encore l’intendant impérial. Pas encore, il va falloir attendre quelques temps encore. Et il sourit à tes paroles. Il rit, même. Qu’est-ce qui l’amuse ainsi ? Cela te plait, qu’il ait de telles idées ? Ton sourire s’élargit très légèrement tandis que tu lèves les yeux au plafond une petite seconde.

-Ne pousse pas trop loin, Lyokha. J’accepte ta présence ici, contentes-toi en.

Que croyait-il ? Que tu allais avouer que oui, ses idées te plaisent ? Tu aimes le danger, mais risquer ta réputation, pire, ta place ne fait pas parti de tes projets. Tu le fais déjà suffisamment, tu n’as pas besoin de lui en plus pour cela. Bon, ce n’est pas que tes affaires traînent au sol mais oui, un peu. Il est temps que tu les récupères. Sauf qu’il te devance et les ramasse avant de te les tendre. Tu tends alors la main, dans l’intention de les récupérer. Il recule la sienne, tu t’avances quelque peu... Et, une nouvelle fois, vos lèvres se rejoignent en un baiser qu’il te vole. Sale gosse. Et tu as beau le foudroyer du regard, t’en vouloir de te laisser avoir aussi facilement, cela n’y changera rien au fait qu’il est encore parvenu à te voler un baiser. C’est une manie il semblerait. Une manie entre vous. Il t’attire, tu voudrais bien lui faire payer son audace en lui rendant la pareille... Sauf que tu te raisonnes, il est hors de question que tu en arrives là. D’autant plus que quelqu’un arrive vers vous, tes sens sont en alerte. Qui donc ? Tu ne prends pas le temps de chercher à savoir : tu lui attrapes le poignet d’une main, le bouquet de l’autre, puis tu files à travers les couloirs. Tu sais qu’il s’agit de l’intendant en personne et il est bien la dernière personne que tu souhaites voir. En bon enfant du palais que tu es, tu t’enfonces dans les couloirs se ressemblant, sans la moindre hésitation. Ton passe fait disparaître les illusions réservées aux intrus, tu cherches un endroit tranquille... Et enfin tu te stoppes dans un nouveau couloir. Un couloir avec un placard. Voilà, tu espères qu’on ne vous trouvera pas ici. Tu fourres à nouveau le bouquet entre les mains du blondinet et tu essayes encore de le convaincre de partir. Il faut qu’il t’oublie, sinon vous ne vous en sortirez jamais... Et il te sourit. Il ose te sourire. Tu es vraiment sincère, tu veux qu’il s’en aille, tu veux qu’il t’oublie ! Et oh bon sang, qu’est-ce que tu hais ces arguments qu’il utilise contre toi ! Oui, tu sais bien que ton corps agit à l’inverse de tes paroles. Oui, tu sais bien que, si tu n’étais pas ce que tu es, peut-être que tu l’accepterais. Peut-être, mais pas dans cette vie. Tu allais tourner les talons, tu secoues simplement la tête.

-Je veux oublier. Peu importe ce que tu peux c...

Tu te tais. Il y a à nouveau des bruits de pas. C’est infernal, ne peut-on pas juste vous laisser tranquilles ? Ne peut-on pas te lâcher quelques instants ? Dire que, habituellement, tu parviens toujours à passé la moitié de ta journée seul, à errer dans les couloirs, l’esprit occupé par ton travail. Il semblerait qu’aujourd’hui soit une journée sans. Que faire ? Tu n’as guère envie de repartir dans les couloirs, de te sauver une fois de plus. Que reste-t-il comme solution ? Le placard. Ooooh... Non, pas d’idées déplacées. Bref. Tu le plaques donc dans le placard avant d’y entrer à ton tour. Pas de bruit. Comment le faire taire ? La première idée qui te vient à l’esprit est de l’embrasser. C’est ce que tu fais, d’une manière tout sauf innocente. Cela ne va pas du tout, tu es définitivement accroc à lui ! Samael, réveille-toi un peu bon sang ! Non, tu ne veux pas. Ton cœur bat à tout rompre, tu es bien, pendu à ses lèvres, sa peau frissonnant sous tes doigts, ses mains dans ton dos... Tellement bien que, même quand tu n’entends plus le moindre bruit, tu restes là, sans vouloir le relâcher. Et c’est bien parce que tu as besoin de respirer que, au final, tu te recules, la respiration légèrement haletante... Reprends-toi ! Ton dos vient s’appuyer contre la paroi opposée du placard. Et tu mens. Toi, l’avoir juste embrassé parce que tu voulais qu’il se taise ? Oui et non. C’était ton intention initiale, qui s’est juste bien vite transformée en envie de l’embrasser. Dans l’obscurité, tu l’imagines sourire, deviner ton état d’esprit. Ce qui est confirmé par le ton qu’il emploie, par ces mots qu’il prononce. Il est vrai que plaquer ta main sur ses lèvres aurait largement suffit pour le faire taire. Mais tu ne perdras pas la face devant lui. Alors tandis qu’un nouveau sourire vient flotter sur tes lèvres, tu l’observes.

-Aurais-tu oublié que j’aime employer cette méthode avec toi ? N’aurais-tu pas compris que je n’aime guère faire comme tout le monde ?

Après tout, tu te souviens de votre première vraie rencontre, le mois dernier. Dans ce bar, puis dans la rue. Les chasseurs. Tu l’as protégé, encore une fois. Et tu l’as fait taire en l’embrassant. Non, définitivement, quelque chose ne va vraiment pas avec lui. Il a une bien trop grande influence sur toi, un bien trop puissant pouvoir d’attraction... Effrayant. Il bouge, il se rapproche de toi. Tu arques un sourcil, sans bouger le moins du monde. Tu ne veux pas et tu ne peux pas. Ses mains contre la paroi de bois, il se penche sur toi. Une fois de plus, tu sens ton rythme cardiaque accélérer mais tu fais ton possible pour masquer ton trouble. Vos souffles se mêlent, ses lèvres t’attirent mais dans un effort de volonté, tu ne t’en empares pas. Pas encore... Laisse-le donc craquer un peu. Laisse son souffle parcourir ta peau, te faire frissonner, mordiller la lèvre inférieure... Tu es bien trop sensible dans le cou, tu n’aimes pas cela. Mais tu ne dis rien, tu tentes de réfléchir à ses paroles. Lui dire que tu ne ressens rien... Que ce n’est qu’un jeu... Tu le lui dirais bien mais tu t’en sais incapable. Pas dans ton état actuel. Un violent frisson te parcourt lorsque sa main vient au contact de la peau de ton dos. Tu le hais de jouer ainsi avec toi, de te faire réagir si violemment, allant à l’encontre de tous tes principes. Tu voudrais le repousser loin de toi mais il vient capturer tes lèvres en un baiser langoureux auquel tu réponds. Tu fonds complètement, ce n’est pas normal, ce n’est pas... Toi. Tu n’es pas ce genre de personne. Et pourtant tu t’en fiches, puisque tes mains reviennent sous son haut, glissant sur sa peau, une main dans son dos, l’autre remontant jusque sur son torse. Pour peu, tu mettrais ta menace de tout à l’heure à exécution : tu lui retirerais son haut. Mais quelque chose parvient à t’en empêcher. Tu sens sa main venir déboutonner le début de ta chemise et tu le laisses totalement faire. Qu’il essaye... Oui, qu’il essaye... En attendant, tes mains restent contre sa peau... C’est si bon... Et ses doigts qui s’enfoncent dans ta peau... D’instinct, tu l’attires réellement tout contre toi. Voilà, mieux. Bien mieux même, à tes yeux. Rien ne va plus jeune Tudor, tu te perds...

Heureusement, ce que tu es incapable de faire, il finit par y venir : il te repousse. Sans le moindre préavis. Surpris, tu rouvres les yeux, l’observant sans comprendre. Tes mains reviennent sagement à leur place, tu ne le touches plus. Tu te contentes de l’observer dans la pénombre, sa respiration aussi haletante que la tienne. Ton cœur aussi bat de manière anarchique. Par sa faute. Parce qu’il parvient à te toucher. Ses yeux dans les tiens, tu cherches à deviner ce qu’il a encore à te reprocher pour te repousser ainsi. Il a oublié que tu ne ressentais rien ? Tu arques un sourcil, surpris d’un tel propos. Mais ! Il ne te laisse même pas le temps de répondre qu’il sort, remettant ses vêtements en place. Tu restes là, figé, durant plusieurs secondes. Avant de te laisser couler le long de la paroi de bois. Tu ne ressens rien ? C’est faux. Ton cœur est touché, tu auras beau lui mentir, te mentir, tu sais que c’est le cas. Que faire ? De lui, de toi ? Samael, souviens-toi d’une chose : tu es un Tudor et un Chasseur. Deux choses déjà complètement contradictoires. S’il faut que tu ajoutes ce type dans cette histoire... Non, il ne faut pas. Tu ne dois pas tomber amoureux, parce que ce sentiment est une faiblesse qui pousse à faire de multiples erreurs. C’est un sentiment que tu ne peux pas te permettre de ressentir... Encore moins avec lui. Tu secoues la tête et remets correctement les boutons de ta chemise. Soupirant un bon coup, tu te forces à bouger. Tu sors du placard et tu te figes lorsqu’il se retourne vers toi. Pourquoi s’entête-t-il ? Pourquoi prend-t-il des risques ? Pourquoi s’intéresse-t-il à... Minute. Quoi ? La seule personne au monde qui le déteste pour essayer d’être quelqu’un de meilleur ? Toi ? Tu arques un sourcil, ignorant même son « À un jour peut-être, Tudor. ». Non, non, il ne faut pas que tu te laisses perturber par lui. Alors tu cherches quoi lui dire, pour qu’il cesse de s’accrocher à toi...

-Pourquoi t’accroches-tu à moi, demandes-tu ? Peut-être parce que tu m’aimes, non ? Après tout, n’est-ce pas ce petit verbe que tu étais incapable d’écrire dans cette pseudo lettre que tu m’as laissé en t'enfuyant lâchement lors de notre dernière rencontre ?

Tu attaques, pour une fois. Tu répliques. Il a suffisamment parlé, il t’a suffisamment troublé. Maintenant, il est temps pour toi de reprendre la main. Il a suffisamment joué avec toi. Mais c’est qu’il part réellement en plus, cet idiot de blondinet. Non. Tu ne veux pas le voir partir, alors tu avances d’un pas rapide et ferme avant de l’attraper par un poignet puis de le plaquer contre un mur. Le deuxième poignet se trouve être bien vite capturé et plaqué lui aussi contre le mur. Il est à ta merci. Tu le le lâcheras pas. Tu aimerais être en colère, tu aimerais qu’il s’inquiète. Mais ce n’est pas le cas. Que voit-il au fond de ton regard sombre ? S’il parvient à y voir quelque chose... Tout est confus. Tu le hais. Tu l’aimes. Tu veux le voir partir et rester. Tu veux qu’il t’oublie et inversement, qu’il cesse de te hanter, d’être présent dans ton esprit à te déconcentrer régulièrement. Tu voudrais tellement de choses... Vos visages sont proches l’un de l’autre. Vos souffles se mêlent, une fois de plus, mais tu ne comptes pas l’embrasser pour le coup. Non, tu te contentes de plonger dans son regard, suspicieux. Tu cherches à déterminer s’il est sincère, s’il te ment. Qu’est-ce que cela changera pour toi au final ? S’il se joue de toi, tu pourras plus facilement l’oublier, le faire sortir de ton existence. Dans le cas contraire... Il te hantera encore et encore. Un nouveau soupir finit par t’échapper et, durant une petite seconde, tu fermes les yeux. Avant de les rouvrir pour le fixer à nouveau.

-Deux choses. D’une : reste-là, sans guide, tu te perdrais dans le palais. De deux : à combien de personnes le Mad Hatter a-t-il déjà joué ce numéro, dis-moi ? Qu’est-ce que tu cherches à faire au final ? Me faire tomber ? Je suis désolé pour toi mais tu te trompes de personne. Même si je ress...

Tu te figes en plein milieu de ta phrase. Une mélodie jouée au piano sort d’une de tes poches. Surpris, tu le lâches et plonge une main dans ladite poche. Ton portable sonne, étrangement. Rares sont ceux qui ont ton numéro personnel, c’est le genre de renseignement que tu as toujours gardé secret. En un léger soupir, tu fais signe à l’ex-vampire de patienter et tu t’éloigner de quelques pas, décrochant.

-MAE !!!

Tu sursautes. Tu hais le petit blondinet qui vient de hurler.

-Bordel, Drew ! Cesse de hurler ainsi à chaque fois ! Ahah ! Le futur intendant a encore juré ! Tu en fais un concours ? Non, mais c’est une bonne idée ! Pff... On se voit demain, pourquoi m’appeler aujourd’hui ? Oh, hé bien... Disons que je crains d’avoir un contre-temps... C’est un peu la pagaille à Aurea Luna avec nos pouvoirs, si ça ne s’arrange pas d’ici demain, je ne pourrai pas venir... Je vois... Dire que je t’avais réservé ma soirée et toute la nuit, te connaissant. Tu sais que ça peut faire ambigu ce que tu racontes ? Je sais. Tout comme toi tu sais que j’ai toujours du mal à trouver du temps libre dans mon emploi du temps toujours très chargé. Toi aussi. Ouais, ouais, je sais bien qu’on est toujours à travailler constamment. Hé bien tu sais quoi ? Pour une fois, tu n’iras pas traîner dans les bars comme à ton habitude mais on ira à ton appart’ dans l’Atlantide ! Alors essaye de te trouver du temps la semaine prochaine, en espérant que ce soit mieux de mon côté. Je vais essayer, Drew... Mais ne te surmène pas trop. T’inquiète, je crois que je vais m’accorder une semaine de vacances. C’est surtout à toi de ne pas te surmener. J’ai l’habitude. Tiens-moi au courant LJ. Ça marche. À plus Black Key !

Il raccroche et toi tu ris. Tu ne peux t’en empêcher, tu ris. Andrew est toujours aussi agité. Il ne changera donc jamais... En y repensant, il faudrait que tu termines les partitions qu’il t’a demandé pour son projet. Si tu as bien une semaine de plus pour te pencher dessus, tu avais prévu de t’en occuper cette nuit... D’un haussement d’épaules, tu remets ce travail à plus tard et te retournes vers ton blondinet, rangeant à nouveau ton portable dans une poche. De quoi discutiez-vous tous les deux, avant qu’il ne vienne vous interrompre ? Tu ne te souviens même plus. Décidément. Alors tu fronces les sourcils, essayant de te souvenir. Tu le disputais. Tu allais dire une bêtise aussi, très certainement. Tu allais lui dire que même si tu ressentais quoi que ce soit pour lui, tu ne pourrais pas le lui dire. Mauvaise idée de reprendre. Alors tu soupires avant de te détourner et d’aller récupérer son bouquet de roses.

-Comme tu peux le vois, je ne suis jamais tranquille... Je vais te raccompagner jusqu’à la sortie, Lyokha, puisque tu tiens à partir.

Toi tu préfèrerais qu’il reste. Sauf que tu ne peux pas le dire. Fichu lui. Fichu toi. Fichus sentiments qui te déchirent le cœur. Tu aimerais pouvoir le repousser en bonne et due forme... Mais sans motif valable, tu ne te vois pas le faire. Tu as beau avoir fait tes recherches sur le Mad Hatter, tu ne veux pas lui envoyer cet argument à la figure. Et tu ne peux pas lui exposer cet autre point qui bloque chez toi : ton appartenance aux Chasseurs. Tu ne sais plus quoi faire avec lui... Il te fait vraiment tourner la tête. Oui, vraiment, fichus sentiments.

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Theodore Volkov
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Sam 22 Juin - 21:58

Son sourire qui s'élargit. Tu le regardes, tu détailles ses traits. C'est ce que tu fais de mieux de toute façon, à part chercher à le tuer. « Ne pousse pas trop loin, Lyokha. J’accepte ta présence ici, contentes-toi en. » Tu veux juste qu'il admette que tes idées lui plaisent. Mais non, il ne veut pas l'avouer. Tant pis, toi, tu sais ce qu'il en est. Tu sais qu'il n'est pas aussi indifférent qu'il prétend l'être. Parce que... Parce que sinon, il ne réagirait pas ainsi. Il ne répondrait pas à tes baisers. Il ne t'aurait pas volontairement tendu son poignet à deux reprises. Il t'aurait très certainement viré d'ici à coups de pied, sans même que tes mots ne viennent le raisonner. Et pourtant tu es toujours là, devant lui, à faire la conversation. Tu lui fais d'ailleurs brièvement remarquer que son corps va à l'encontre de ce qu'il peut dire. Non, il ne veut pas oublier, ce n'est pas possible. Tu ne peux pas le croire. « Je veux oublier. Peu importe ce que tu peux c... » Il se stoppe net, et tu tournes la tête vers la source des bruits. Encore quelqu'un qui approche. Mais ce n'est pas possible ça ! Ne va-t-on pas vous laisser tranquille, enfin ? Tu rumines intérieurement. Même si... Quelque part, qu'on vous chope, ce serait pas plus mal. Certes, ta réflexion est très mauvaise pour l'intendant impérial mais... Est-ce que cela ne permettrait pas de lui remettre les idées en face un peu ? D'être confronté à la réalité ? Tu n'es pas vraiment de ceux qui se cachent pour ce genre de choses. Il en a fait l'expérience chez les Hare, à cette réception ou tu as enchaîné bourde sur bourde pour le faire sortir de ses gonds. Et tu as réussi. Like a boss.

Alors, qu'est-ce que vous faites ? Vous prenez la fuite, encore ? Non, il semble avoir une toute autre idée. Il te chope et t'enferme dans le placard, avec lui. Hmmm. Le placaaard. Non, pas d'idées tordues, même si tu dois avouer que les images qui te viennent à l'esprit ne sont pas tellement... Catholiques. Pas le temps de soupirer ou de protester que ses lèvres se retrouvent sceller aux tiennes. Il cache bien son jeu le Mae, il est loin d'être innocent le gamin... Évidemment, tu réponds à son baiser sans te poser plus de question, en rentrant totalement dans son jeu. Et peu importe si tu te perds. Peu importe si ça vire n'importe comment. Ses lèvres, c'est tout ce qui peut bien compter sur l'instant. Tu sens ses doigts parcourir ta peau, et tes mains glisser sur la sienne. Tu ne veux pas le lâcher, non. C'est juste trop bon. Qui est-ce qui disait qu'il ne tomberait pas comme une adolescente dans tes bras ? Tss. Il faudrait qu'il revoit ses calculs l'intendant impérial, car jusqu'à preuve du contraire, c'est ce qu'il est en train de faire. Et ce, pour ton plus grand plaisir. Il n'y a plus aucun bruit, alors, pourquoi est-ce qu'il ne te relâche pas ? Il faut dire que toi non plus, tu n'as pas envie de le relâcher. Il finit par reculer, et tu te sens obligé de le suivre un peu, alors, c'est ce que tu fais. Mais vient le moment où il est trop loin. Et vous vous retrouvez en face à face, chacun contre une paroi du placard, en opposition. Tu le dévisages longuement, tu regardes un drôle de sourire naître sur son visage. Tu lui fais d'ailleurs remarquer que son excuse est bidon, puisque pour te faire taire, il aurait juste eu à plaquer la paume de sa main contre ta bouche. Après, tu dis ça, tu dis rien hein... « Aurais-tu oublié que j’aime employer cette méthode avec toi ? N’aurais-tu pas compris que je n’aime guère faire comme tout le monde ? » Tu secoues un peu la tête. C'est vrai ce qu'il dit... Il t'embrasse tout le temps. Bon, toi aussi mais, c'est différent. Lui le fait sous tous les prétextes ; pour te faire taire, pour empêcher des chasseurs de te tuer, pour te bloquer contre un mur... Toi, tu le fais pour la simple raison qu'il t'attire. C'est ridicule, pas vrai ? Tu souris. « C'est vrai. Et une fois de plus, tu ne fais que démontrer ce que je me tue à te répéter ; je suis quelqu'un d'exceptionnel à tes yeux... » Ton sourire mue de sincère à moqueur. C'était pas méchant, juste histoire d'en rire un peu.

Mais plutôt que de parler, tu préfères passer à l'action. C'est bien connu, tu n'es pas un grand conteur d'histoires, tu apprécies beaucoup plus agir. Alors tu te rapproches de lui, tu le provoques. Tu frôles chaque parcelle de sa peau. C'est tellement jouissif, de le sentir frissonner sous tes doigts, s'abandonner totalement à toi. Parce que, il peut le nier, mais c'est bien ce qu'il fait ; il ne tente pas de te repousser ou quoi que ce soit. Il se laisse totalement faire, sans broncher. C'est pas plus mal qu'il soit docile, ça prouve encore une fois qu'il n'est pas si indifférent qu'il prétend l'être à ta personne. Tu reviens capturer ses lèvres, et tout comme lui précédemment, tu fais preuve de bien peu de retenue. Tu frissonnes tout autant, en sentant ses mains passer à nouveau sous ton haut pour parcourir ton propre corps. C'est qu'il prend son pied, l'apprenti intendant impérial. Et on peut en dire tout autant pour toi... Tu serais prêt à aller loin, sur l'instant. D'ailleurs, tu entreprends de déboutonner sa chemise, lentement. Inutile de le brusquer, c'est bien plus amusant à tes yeux de le faire languir... Autant  dire qu'il n'est pas au bout de ses surprises, avec toi ! Et toi non plus visiblement... Car tu peux prétendre ce que tu veux Lyokha, toi non plus, tu n'es pas indifférent à son charme. Regarde où tu en viens... Tu ne peux pas prétendre que ce n'est que pour ton stupide jeu, que tu fais tout cela, que tu réagis ainsi. Ça te dégoûte un peu quelque part, puisque tu n'es même pas capable de tenir la promesse que tu avais faite au père de ce gamin, quelques années auparavant. Il t'attire complètement contre lui, et même si tu commences à avoir un peu chaud, tu le laisses faire. C'est étrange, de sentir tes joues rougir... D'avoir chaud, à nouveau... De sentir ton cœur battre aussi rapidement.

Tu finis par le repousser. Sans préavis. Stop les bêtises, c'est fini. Tu te recules, tout aussi haletant que lui. Il te dévisage, et tu fais de même, dans la pénombre du placard. Regardez-vous. N'importe quoi. Quelques mots, et tu t'échappes. Tu voulais le faire languir ? Hé bien parfait, tu sors du placard. Il va avoir tout le temps dont il a besoin pour réfléchir à la manière dont il te considère, puisque ta décision est prise, tu t'en vas. Marre de rester là, de faire n'importe quoi, juste pour lui. De chercher à le séduire, sans qu'il n'avoue réellement ce qu'il en pense. Tu sais être patient, mais tu as tes limites. Un mois, ça commence à faire. Nerveusement, tu serres et desserres tes poings. Qu'est-ce qu'il fait ? Il reste dans son placard ? Tant mieux, ça l'empêchera de te retenir. Sauf que... Non. Au bout de quelques minutes, il en sort, correctement rhabillé. Tu en profites pour lui balancer tout ce que tu as à lui dire, continuant imperceptiblement à jouer la comédie. La carte de l'amant perdu. C'est... Pathétique et totalement digne de toi et de tes rôles. Tu déglutis péniblement, et pour le coup, tu ne sais plus si ce que tu fais et penses est vrai, ou non. Qu'importe tu dois partir. Tu lui dis au revoir, et tu fais déjà volte face. « Pourquoi t’accroches-tu à moi, demandes-tu ? Peut-être parce que tu m’aimes, non ? Après tout, n’est-ce pas ce petit verbe que tu étais incapable d’écrire dans cette pseudo lettre que tu m’as laissé en t'enfuyant lâchement lors de notre dernière rencontre ? » Ses mots te font grincer des dents. Mais tu essayes de les ignorer. Oui, c'est vrai et tu as fait une belle connerie avec cette lettre ! Tu n'aurais jamais dû laisser sous entendre que tu... Tu... Enfin voilà quoi, regarde où ça t'a mené. Il ne l'a pas oubliée, cette lettre. Crève cœur. Tu t'évades rapidement, balançant brièvement. « Je ne vois pas de quoi tu veux parler » Toujours le dos tourné. C'est ça ouais, pff. En attendant, tu t'en vas vraiment. Tu as perdu assez de temps avec cet humain, à essayer de l'avoir pour toi. Bon courage à sa futur femme, ou son futur tu ne sais quoi et tu n'as pas envie de savoir.

Mais il ne semble pas de cet avis. Non, puisque rapidement, il t'attrape par le poignet et te bloque contre le mur. En tant que vampire, tu l'aurais vite fait dégagé. Mais là, ta force est considérablement réduite avec ta nature humaine. Les mains bloquées, tu es alors à sa merci. C'est bien, il est fier de lui ? Tu le regardes droit dans les yeux, sans détourner les tiens un seul instant. Tu cherches à comprendre ce qui le perturbe, même si tu as déjà ta réponse ; c'est toi qui le perturbe. Et quelque part, tant mieux. Ça montre à nouveau qu'il n'est pas si indifférent que cela. Silencieux, tu l'écoutes juste respirer, et tu rapproches un peu plus encore ton visage du sien. Ses lèvres t'attirent. Mais tu te ravises, tu reposes ta tête contre le mur, et tu plantes ton regard dans le sien. De toute façon, il ne veut pas t'embrasser, il se contente de te regarder, ce qui finit par t'agacer. « Deux choses. D’une : reste-là, sans guide, tu te perdrais dans le palais. De deux : à combien de personnes le Mad Hatter a-t-il déjà joué ce numéro, dis-moi ? Qu’est-ce que tu cherches à faire au final ? Me faire tomber ? Je suis désolé pour toi mais tu te trompes de personne. Même si je ress... » te perdre... Tu es déjà perdu, alors un peu plus un peu moins, tu n'es plus à ça près ! À combien de personnes tu as joué ce numéro ? Tu prends un air un peu plus grave, ton regard vire au sombre. Il veut la vérité, c'est sûr... Et tu sais que tu vas devoir la lui donner, si tu veux continuer votre petit... Jeu ? Non. C'est devenu bien plus qu'un jeu. Tu ne trouves même plus d'étiquette à coller à votre relation, c'est effrayant. Le faire tomber ? Tu retiens un sourire. C'est vrai que c'était ton but premier. Mais maintenant... maintenant que tu commences de plus en plus à douter... Minute, quoi ? Non. Tu dois t'en tenir au plan. Même si... Oui, tu dois l'admettre. Tu hésites vraiment, beaucoup trop pour te décider à en finir... C'est qu'il est... Différent. Différent des autres humains, de n'importe quel contrat qu'on a pu te donner. Comme tu l'as toujours pensé, les enfants n'ont pas à payer pour les actes de leurs parents... Et puis, il t'a quand même aidé à deux reprises alors... Tss. Tu vois, tu te trouves des prétextes, encore. Pathétique. Même s'il ressent quoi ? Un court instant, tu écarquilles les yeux. Qu'il continue, qu'il termine ! Mais non. Le téléphone l'accapare, et il te relâche. Merde de merde.

Il s'éloigne et décroche. Et curieusement, tu peux entendre toute la conversation. C'est quoi cette histoire ? Il est déjà avec quelqu'un ? Tu fronces un peu les sourcils. Mais c'est quoi ce bordel... Qu'est-ce qu'il raconte ? Réserver sa nuit ? Woh. Voilà qui devient vraiment... Etrange. Tu glisses tes mains au fond de tes poches, perplexe. Et d'abord, c'est qui ce gars ? Pourquoi est-ce que tu n'es pas au courant ? Peut-être car justement, ça touche la vie privée de l'autre. Vie dont tu ne fais pas encore partie. Heu... Enfin, pas partie tout court. Tu te mords la lèvre, un peu. C'est quoi cette histoire... Un appartement à l'Atlantide ? C'est bon à savoir, tu retiens. Plutôt que de faire le tour des bars... Voilà que tu découvres une autre facette encore du jeune Tudor. Facette inquiétante, étant donné que tu n'as aucune idée de qui est ce cher Andrew. Son petit ami ? Probable, car franchement, leur conversation... Tudor raccroche et se tourne vers toi à nouveau, un curieux sourire aux lèvres. Toi, tu restes de glace, imperturbable. « Woh. » C'est tout ce que tu vois à redire sur l'entretient téléphonique auquel tu viens d'assister. Tu le regardes reprendre les fleurs, se rapprocher. « Comme tu peux le vois, je ne suis jamais tranquille... Je vais te raccompagner jusqu’à la sortie, Lyokha, puisque tu tiens à partir. » un fin sourire déçu se dessine sur tes lèvres. Oui, c'est vrai, tu as dit que tu voulais partir. Mais maintenant que tu l'as entendu... Maintenant que tant de questions se présentent à ton esprit... Qu'est-ce que tu peux bien faire hein ? Tu veux rester. Tu veux en savoir plus. Tu veux la suite de ce qu'il allait dire, de ce qu'il ressentait. Tu le veux plus que tout. Ton sourire vire à mi-chemin entre l'amusement et un peu de mal être. « Je vois. C'est parce qu'il y a quelqu'un d'autre en fait. » tu hoches la tête par automatisme. Hé bien, franchement, tu tombes des nues. Tu ne t'y attendais pas vraiment, et ça risque de compromettre ton objectif... Mais... Tu peux lui montrer que tu ferais mille fois un meilleur amant que l'autre Andrew-Drew-LJ peu-importe-qui. Doucement, tu récupères les fleurs qu'il tient dans ses mains, et tu les reposes sur le meuble. Non. Pas touche. T'en as pas tout à fait fini avec lui.

« Je vais partir, je te l'assure. Mais avant. Dis-moi quelque chose... » Tu te rapproches de plus en plus de lui, jusqu'à le bloquer contre un des murs du corridor, au hasard. Tu as besoin de savoir. D'avoir la suite de sa phrase. C'est comme... Vital à tes yeux. Tu plaques tes mains de part et d'autre de sa tête, sur le mur. Tu cherches la réponse dans ses prunelles, sans même avoir posé de question. Tu es juste... Avide de savoir ce qu'il a voulu dire. « Tout à l'heure, tu allais dire quelque chose quand ton portable t'a interrompu. Tu parlais de ressentir. Ressentir quoi, hein ? » tu es tout ce qu'il y a de plus vrai sur l'instant. Tout ce qu'il y a de plus sincère. Et c'en devient carrément flippant, tu t'en rends compte. Tu t'autorises à venir frôler ses lèvres, une court instant... Tu brûles d'envie de l'embrasser. Une de tes mains glisse d'ailleurs sur son torse, remontant lentement jusque son menton, sous lequel tu fais pression pour qu'il relève un peu plus la tête. « Dis-moi si... Si... Si tu m'aimes. » Et c'est là que tu t'apprêtes à recevoir la plus grosse gifle de ta vie. Car s'il répond non, tu peux la ravaler ta sincérité. Tu peux l'oublier tout de suite, arrêter de te torturer l'esprit avec son visage, sa voix. Tu peux juste tirer un trait sur lui, car tu es fatigué de courir après quelqu'un qui n'en a au final, rien à faire de toi. Ta voix s'est faite murmure, et nerveusement, tu te mordilles la lèvre, sentant un peu de rouge venir teinter tes joues. Bon sang. C'est pas si cool d'être humain, pour ces trucs là...

Tu ne sais pas si c'est une espèce de panique qui te prend soudainement ou quoi, mais pour faire diversion, tu viens l'embrasser. Oui, bien sûr, toi aussi, tu commences à te trouver des prétextes... Tss. Ce baiser n'a rien à voir avec les autres. Tu es plus doux. Et c'est étonnant puisque ça ne te ressemble pas, d'agir ainsi. Tu relâches un peu son menton, glissant plutôt ta main dans la sienne... Quelle drôle de réaction tu as, à chercher à lier ses doigts aux tiens... Et quand tu sens que les choses risquent de repartir en cacahuète, tu te ravises, et tu relâches ses lèvres. Tu préfères venir murmurer à son oreille, doucement. « Je t'aime. C'est ce que je voulais écrire, en bas de la lettre. Mais tu ne l'aurais pas cru, pas plus que tu ne dois me croire en ce moment même. Peu importe, je l'aurais dit. Tu voulais que je sois sincère ? Je le suis. » Tranquillement, tu reviens frôler ses lèvres, croisant son regard brièvement. « Je t'aime. » Souffles-tu presque silencieusement. Curieusement, tu as mal au cœur. Pas mal comme quand on est malade, non. Sauf si l'on considère l'amour comme une maladie. Tu as mal au cœur, parce qu'il bat trop vite, et que tu as l'impression d'être beaucoup trop sincère. Tu hésites un instant, voulant lui voler un baiser... Mais non. Un léger sourire se dessine à la place sur ton visage, et tu te recules. Tu ne le lâches pas du regard, non, jusqu'à faire volte-face pour t'en aller. Tu dois partir de toute façon, tu en as déjà bien trop fait. Et pourtant, tu te retournes. Juste une... « Dernière petite précision, puisque tu le demandais. J'ai joué ce numéro à deux personnes seulement. Ma femme, qui est morte. Et la seconde se trouve juste devant moi. Sur ce. » C'est vrai qu'il t'a dit que tu ne te retrouverais pas tout seul dans les couloirs, et il n'a pas tort... Mais, il doit te haïr à un tel point sur l'instant que tu ne veux même pas envisager qu'il puisse te raccompagner. Tant pis. Tu tomberas bien sur quelqu'un, n'importe qui ; une bonne ou un domestique pour te renseigner. Tu as toujours un alibi de toute façon, ta veste en est la preuve. Et pour le passe ? Il te servira pour plus tard, pour le revoir.

Enfin, s'il y a un plus tard, entre vous deux.

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Samael A.S. Tudor
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MessageSujet: Re: just one last time. ♆ lyokael.   Sam 17 Aoû - 21:59

Ses lèvres contre les tiennes. Tes doigts qui parcourent sa peau. Ses mains glissant sur la tienne. C’est juste trop bon, même si tu es loin de vouloir l’avouer. Samael, tu sais pourtant bien que ce genre de situation ne devrait jamais se produire. Encore moins de manière quasi-volontaire. Ce n’était pas prémédité, tu n’avais pas prévu qu’on vous surprenne et que comme unique cachette, tu trouverais un placard. Dire que tu voulais le faire taire... C’est réussi, certes, mais tout de même, tu aurais pu trouver une autre méthode. L’embrasser, très franchement, mais qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Tu en avais envie, purement et simplement. Tu ne devais pas lui tomber dans les bras, rappelle-toi. Tu ne devrais pas faire preuve de sentiments, surtout pas avec lui. Tu ne devrais tout simplement pas agir tel que tu le fais. Mais il t’attire, tu ne parviens pas à te défaire de lui. La preuve, tu ne libères pas ses lèvres alors que le "danger" est passé. Il faut que tu sois à court d’oxygène pour le relâcher. Et il suit le mouvement... Tiens donc, si tu craques, tu n’as pas l’air d’être le seul... Intéressant. Tu haletes légèrement, essayant de reprendre ta respiration tandis que ton dos vient à la rencontre de la paroi opposée à celle à laquelle il est adossé. Ton excuse est bidon ? Oui et non. Mais tu as toujours réponse à tout, c’est ce qui fait qui tu es. C’est ce qui fait que tu te tires régulièrement des problèmes d’une pirouette verbale. Parfois tu te fais aussi piéger, certes, mais pas toujours non plus. C’est la classe Tudor en somme. Tu ne fais que démontrer qu’il est quelqu’un d’exceptionnel à tes yeux ? Ouh là, stop, tu ne peux pas le laisser imaginer une chose pareille. Même si c’est plus ou moins le cas...

-Tu es exceptionnellement collant et agaçant oui, je l’avoue.

Et voilà le travail. Ne pourriez-vous pas en rester là ? Non, apparemment pas, puisqu’il franchit finalement la courte distance qui vous sépare. Il te frôle, tu sens son souffle sur ta peau et ton rythme cardiaque accélère en conséquent. Tu fais tout ce que tu peux pour masquer ton trouble mais tu ne peux t’empêcher de frissonner, de te mordiller la lèvre... Il faut que tu réagisses bon sang, que tu le repousses, que tu brises toutes les illusions qu’il peut se faire à propos de toi ! Mais tu n’y parviens pas. Une nouvelle fois, ses mains viennent au contact de ta peau et tu frissonnes. Violemment. Repousse-le donc ! Non. Parce qu’il revient capturer tes lèvres. Dire que tu le laisses même déboutonner ta chemise sans même essayer de le retenir... Tu es curieux de voir jusqu’où il va oser aller. Mais bon sang, repousse-le ! Tu n’y arrives pas, tu n’en as pas la volonté. Pire, tes mains reviennent au contact de sa peau... C’est infernal. Laisse-le se briser sur ta carapace ! Non, il faut que celle-ci se fissure en sa présence... Tu te perds, jeune homme... Pour lui. Tant pis, pour le moment il n’y a que lui à tes yeux, alors tu l’attires contre toi. Mieux. Bien mieux, surtout qu’il se laisse faire. Tu as bel et bien confirmation : tu n’es pas le seul à te laisser aller ici... Tu as chaud, ton cœur bat à tout rompre, tu commences à manquer d’air mais rien n’a réellement d’importance. Juste lui, sa peau frissonnant sous tes doigts, ses lèvres sur les tiennes, vos corps l’un contre l’autre... Si bien...

Heureusement, il semblerait qu’il finisse par en avoir assez. Vraiment ? Ou veut-il tout simplement jouer ? Tu ne sais pas mais tu te laisses repousser, haletant. Tu n’entends plus que vos souffles irréguliers, dans le silence de ce placard un peu trop étroit. Et sur quelques paroles, il te laisse là. Tu ne ressens rien ? Vraiment ? Non, tu te mens. Tu sais bien ce qu’il en est, tu sais aussi que ton cœur est ta principale faiblesse. Mais tu oscilles tellement entre toutes ces contradictions qui font de toi ce que tu es aujourd’hui... Sur quel pied danser ? Quelle cartes jouer ? Il faut que tu te reprennes avant de chuter. Autrement dit : tout de suite. Alors tu te rhabilles correctement et tu sors de ton placard. Pourquoi s’accrocher à toi ? Ses sentiments. Sa lettre. Oh, il ne voit pas de quoi tu veux parler ? Tu lui adresses un simple sourire provocateur, lui indiquant que tu n’es pas dupe. Il s’en souvient forcément. Mais, compte-t-il te fausser compagnie ? Non. Hors de question. Tu l’attrapes par le poignet et le plaque contre un mur. Il s’approche de ton visage mais tu ne bouges pas. Non, cette fois, tu ne te feras pas piéger. Tu mets les points sur les i, tout simplement. Sauf que tu parles trop, tu vas aller trop loin, tu vas dire une bêtise ! Ah, finalement non. Ton téléphone sonne comme une délivrance. Tu ne finis pas ta phrase, tu préfères décrocher. S’ensuit une étrange conversation avec un certain blondinet tout aussi étrange. Tu as l’habitude. Woh ? Quoi ? Elle était si étrange que cela, votre conversation ? Oui, peut-être un peu. Et bourrée de sous-entendus pour qui ignore votre relation. Il ne s’agit que de musique et de travail entre vous, excepté les sorties au bar. Apparemment, il pense à autre chose... Tant pis. Tu vas le raccompagner jusqu’à la sortie. Mais pourquoi ce curieux sourire ? Comme s’il était déçu. À quoi s’attendait-il ? Tu ne cherches pas à le savoir. Minute. C’est parce qu’il y a quelqu’un d’autre ? Tu te figes légèrement avant de te tourner vers lui, arquant un sourcil. Quelqu’un d’autre ? Andrew ? Tu as du mal à retenir ton rire. Andrew et toi, ensembles ? C’est tellement... Impossible ! Mais si cela peut le pousser à t’oublier, pourquoi pas ?

-Que croyais-tu ?

Tu ne t’engages à rien mais, d’un côté, tu lui laisses aussi sous-entendre que tu n’es pas seul. Naturellement, tu n’avouerais pas ce genre d’information. Pas clairement en tout cas. Tu hausses donc les épaules, jouant ton rôle jusqu’au bout, puis essaye de reprend ta route. Tu dois le faire sortir d’ici on a dit. Sauf qu’il reprend ses fleurs et les repose. Une nouvelle fois, tu arques un sourcil. Que fait-il donc ? Il se rapproche. Instinctivement, tu recules. Pas par pas. Jusqu’à ce que ta colonne vertébrale vienne rencontrer un mur. Que veut-il donc que tu lui dises ? Tu vois des interrogations au fond de ses prunelles mais tu n’as pas la moindre idée de ce qu’il compte te demander. Qu’il continue alors ! Même si ses mains plaquées contre le mur derrière toi, de part et d’autre de ta tête, ce n’est pas la meilleure position pour que tu puisses réfléchir... Quel prétexte pourrais-tu bien inventer pour le faire taire avant qu’il aille trop loin ? Non, ce serait plutôt : quel prétexte peux-tu inventer pour qu’il reste ? Pour l’attirer à nouveau contre toi ? Non, il ne faut pas. Un peu de concentration bon sang. Minute. Parler de ressentir ? Oh non... Non, tu ne voulais pas qu’il note, qu’il revienne là-dessus. Tu étais en train de t’emporter, de trop parler. Ce n’est pas bon du tout. Et pourtant tu ne réagis pas. Enfin, pas tellement. Tu te contentes de l’observer, comme si tu ne comprenais pas ce qu’il vient de te demander. Ressentir. De l’agacement. De la colère. Tant d’autre choses dont tu ne veux pas parler. Tu ne peux pas continuer, tu n’en as pas le droit. Et cet idiot qui frôle tes lèvres, vos souffles se mêlant... Tu as envie de l’embrasser. Tu ne le fais pas, dans un effort de volonté. Mais tu ne peux t’empêcher de frissonner légèrement en sentant cette main qu’il glisse sur ton torse avant de remonter. Il veut que tu le regardes ? Tu plonges ton sombre regard dans le sien, si clair. Lui dire si tu l’aimes ??? Tu écarquilles les yeux. Non, il plaisante, n’est-ce pas ? Il ne peut pas demander ainsi, de but en blanc. Hé bien si, apparemment. Tu essayes de reprendre une certaine contenance, tu essayes de n’avoir qu’une réaction : tu arques un sourcil. Mais tu ne parviens pas à tout masquer.

-C’est quoi cette question ?

Ta surprise a raison de cette manière légèrement distinguée que tu emploies presque toujours. Il ne peut quand même pas avoir osé... Minute. Il rougit légèrement. Il se mordille la lèvre. Tu ne peux retenir un sourire. Amusé ? Peut-être un peu. Mais c’est limite mignon. Et très étrange de voir un vampire rougir. Seulement tu n’as pas le temps de lui faire la moindre remarque là-dessus. Non, car il vient t’embrasser. Et il est plus doux qu’avant... Tu ne peux t’empêcher de fermer les yeux tout en lui répondant. Tu frissonnes très légèrement lorsque tu sens sa main descendre le long de ton bras jusqu’à se glisser dans la tienne. Sincèrement, que cherche-t-il donc à faire ? Qu’attend-t-il de toi ? Tu ne refermes pas tes doigts sur les siens mais ta main libre glisse dans ses cheveux. Tu aimes cette situation... Reprend-toi ! Il se dérobe mais tu suis le mouvement. Tu n’arrives plus à faire preuve de volonté. Pas avec lui. Il est vraiment doué, qui d’autre peut se vanter d’arriver à un tel résultat avec toi ? Personne. Pas à un tel niveau en tout cas. Tu ne bouges pas de ton mur. Ton rythme cardiaque est complètement déréglé, anarchique. Tu ne dois pas paniquer. Tu ne dois pas te laisser piéger. Tu ne dois rien faire. Juste le sortir de ton existence. Mais ses mots, ces mots... Je t’aime. Que dois-tu croire, comprendre ? Que faut-il que tu fasses ? D’un côté, tu as envie d’y croire. Peut-être parce qu’il n’est pas comme tout le monde, peut-être parce que, au final, il semble s’intéresser à ce que tu es réellement et non pas à un simple Tudor. Oui mais non. Souviens-toi de ce qu’il t’a fait. Souviens-toi de ce que ton père lui a fait. Souviens-toi de ce que tu es. C’est impossible. Définitivement. Tu secoues la tête. Ton regard se fait plus dur. Cela te fait mal de devoir faire semblant mais c’est ton rôle. Tu dois toujours faire les bons choix. Ceux de la raison. Jamais du cœur. Même quand tu le voudrais. Il répète qu’il t’aime, frôlant tes lèvres... Tu fermes alors les yeux, afin qu’il ne puisse pas voir ces doutes, cette douleur qui s’installe au fond de tes prunelles...

-Je ne peux pas te croire...

Parce qu’il est un vampire, même à présent qu’il a tout d’un humain. Parce que tu ne peux pas accorder ta confiance. Tu as bien trop à perdre dans cette histoire. Il ne faut pas que des sentiments apparaissent pour quelqu’un d’autre que ta famille. Tu ne dois pas. C’est une faiblesse. Surtout pour un vampire. Les tabous ne t’inquiètent pas tellement. Non, toi ce qui te fait peur, c’est ce que tu es, ce que tu fais. Il ne sait pas. Mais s’il l’apprend un jour... Non. Il y a trop de choses à perdre. Mais tu te sens mal. Mal de mentir, mal de t’obliger à faire semblant. Mal d’avoir à toujours jouer un rôle alors que tu voudrais simplement être sincère. Juste être toi, revenir loin dans le passé, pouvoir être à nouveau quelqu’un de spontané, de sincère. Quelqu’un qui ne possède pas de secrets aussi lourds que les tiens. Quelqu’un qui sait et surtout qui peut aimer les autres. Quelqu’un de quasiment normal en somme. Ce que tu n’as pas le droit d’être. Il ne faut pas qu’il le devine. Il ne fait pas qu’il puisse ne serais-ce qu’imaginer ce que tu ressens. Tu ne veux pas le regarder. Qu’il parte. Qu’il te laisse en paix. Qu’il cesse de se torturer, de vous torturer. Tu ne rouvres les yeux que lorsque tu le sens s’éloigner. Il s’en va réellement ? Non, qu’il reste ! Qu’il... Non. Il doit partir. Tu te contentes de faire un pas en avant, t’éloignant du mur. Ne devais-tu pas le raccompagner ? Si, mais il reprend la parole avant que tu ais eu le temps de le rejoindre. Ton cœur loupe un battement, puis deux avant de reprendre son rythme normal. Quoique légèrement accéléré. Il n’a joué ce numéro qu’à deux personnes ? Sa femme et toi ? Vas-tu réellement gober de tels propos ? Non. Tu ne veux pas y croire. C’est trop gros, trop... Trop. Tu ne dois pas lui laisser le dernier mot. Pas ceux-ci en tout cas. Allez jeune Tudor, bouge-toi donc. Tu lâches alors un soupir de lassitude avant de prendre un ton un peu moqueur.

-Tu peux bien essayer de me faire dire que tu es exceptionnel à mes yeux, tes paroles prouvent plutôt que c’est l’inverse. Ne le penses-tu pas ?

Tu l’observes. Tu voudrais lui répondre. Tu pourrais avouer ce que tu ressens. Seulement, il ne ferait très certainement que s’entêter davantage. Donc tu ne peux pas te permettre d’être sincère. Et puis, il n’est pas exclu qu’il fasse semblant aussi. Qu’il joue un rôle pour mieux te faire tomber. Mais dans ce cas, il semblerait qu’il y parvienne vraiment. C’est effrayant, tu te croyais capable de résister et tu découvres que tu ne peux pas. Face à un ennemi. Il faut que tu remettes en question. Tu secoues la tête. Tu as du boulot, il faut que tu le laisses partir. Il faut aussi que tu gagnes ton piano et que tu réfléchisses. Que tu saches quelle attitude adopter. Seulement, tu te contentes de l’observer. Faut-il que tu lui laisses une chance ? Que tu lui lances un défi ? N’importe quoi ? Non. Oui. Peut-être. Tu ne sais pas si tu peux te permettre d’en venir là avec lui. Et pourtant...

-Sauve-toi. Mais si un jour tu cherches à me montrer que tu es réellement sincère... Ramène-toi en grenouille bleue. Je pourrais peut-être l’être avec toi en répondant à tes questions.

… Samael ? Oui, tu le sais déjà mais c’est réellement du grand n’importe quoi. Grenouille bleue. Pourquoi pas en lama tant que tu y es ? Pourquoi pas ? Non, cesse donc les bêtises ici. Et s’il le faisait ? Non, aucun risque. Tu ne penses sérieusement pas qu’il le fera, tu n’as rien à craindre à ce niveau là. C’est un sourire amusé et provocateur qui finir par venir étirer tes lèvres. Tes yeux aussi pétillent de malice. Tu délires et tu le sais. Tant pis, tant mieux. Tu ne peux pas toujours être trop sérieux. Pas quand tu es toi-même, ce que tu te forces à redevenir. Sur ces paroles tu tournes les talons de manière définitive. Qu’il se débrouille pour sortir de ce labyrinthe qu’est ce palais. Tu ne lui feras pas ce plaisir. Tes dernières paroles résonnent sans que tu prennes la peine de te retourner.

-Peut-être à un de ces jours, Lyokha.

Non non, tu ne te retournes pas, même si tu en as bien envie. Juste pour une dernière étreinte, pour un dernier baiser... Non, Samael. Tu sais que tu ne dois pas alors tu ne le fais pas. Tu te contentes de disparaître dans un autre couloir... Son bouquet de fleurs entre les mains. Après tout, c’est un cadeau... Il ira rejoindre les autres qui encombrent ta suite...

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