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 Je voulais juste mourir...

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Andrew F.K. Firearrow
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♆ race : Sorcier
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MessageSujet: Je voulais juste mourir...   Lun 25 Fév - 13:50



Je voulais juste mourir...


Seth & Andrew
DATE ► Milieu janvier 997.
HEURE ► Tout début d’après-midi.
MÉTÉO ► Le soleil éclaire timidement Aurea Luna entre deux nuages alors qu’un vent glacial parcourt les rues...
LIEU ► L’hôpital.
STATUT ► Privé.
RÉSUMÉ ► Andrew a tenté de se suicider mais a échoué, grâce à l’intervention de médecins d’Aurea Luna. Il a fini par se réveiller mais n’a pas oublié son idée première. C’est là que Seth intervient pour l’engueuler. Voilà qui promet d’être tout sauf de calmes et joyeuses retrouvailles !
VOX POPULI ► Nop, je crois que ce ne sera pas la peine, merci. ^.~

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Lun 25 Fév - 13:51

Tu en as marre. Tu regardes la pièce blanche, vide. Depuis le temps que tu l’observes, tu commences à connaître chaque détail par-cœur... Et tu détestes cela. Tu n’aimes pas les hôpitaux, et pourtant c’est bien toi qui y a fait des études de médecine ! Oui, c’est bien toi... Tu soupires, tu regrettes d’être encore là. Tu regrettes d’avoir échoué. Tu voulais disparaître, tu voudrais disparaître une bonne fois pour toutes, sans que personne ne te retienne. Tu ne voulais pas te réveiller, encore moins dans l’état dans lequel tu te trouves actuellement. Tu t’es vu ? Tu as vu combien tu es faible ? Oui, tu t’en es rendu compte. Tu t’es réveillé hier mais tu as toujours du mal à bouger, plus encore à parler. Ou est-ce parce que tu n’as pas véritablement essayé ? Tu ne veux même plus communiquer, tu ne veux plus rien. Tu essayes vainement de disparaître dans les draps trop blancs. Même ta magie ne te répond plus, c’est dire ! Tu es juste une poupée de chiffon qui attend, observant l’unique fenêtre de sa chambre, attendant de pouvoir sortir d’ici pour mieux recommencer. Et ils t’envoient des psychologues... La bonne blague. Pourquoi croient-ils que tu n’as parlé à personne de ce que tu ressentais ? Pourquoi croient-ils que tu n’as jamais dit à personne que tu voulais mettre fin à tes jours ? Parce que tu ne veux pas qu’on t’aide. Tu ne veux pas de sermons, tu veux juste en finir avec tout ce poids sur tes épaules. Tu ne demandes rien de plus, mais apparemment, c’est trop dur à comprendre pour les autres... Tu en veux à Noemi de t’avoir sauvé... Oh que oui, tu lui en veux... Pourquoi a-t-il fallu qu’elle se mêle de cette histoire aussi ? Question bête, elle ne veut pas que tu fuis tes responsabilités. Très drôle.

Un profond soupir résonne dans la pièce tandis que tu bouges, disparaissant sous la couverture. Tu te recroquevilles sur toi-même, réfléchissant. Que comptes-tu faire à présent ? Recommencer ? Oui, évidemment. Tu es quelqu’un de têtu. À tes yeux, le monde se portera mieux sans toi alors il y a de quoi t’obstiner. Mais il faut que tu trouves la force suffisante pour recommencer. Tu étais dans un état second, la dernière fois. Le refaire consciemment... C’est une autre paire de manches. Mais tu réfléchis quand même, tu te remets chaque élément en tête, essayant de comprendre ce qui n’a pas fonctionné comme prévu. Tes cordes, déjà. Elles n’étaient pas assez résistantes pour supporter longtemps ton poids. Non pas que tu sois lourd, mais elles n’ont pas été fabriquées dans ce but. Tu sais que tu vas devoir les consolider à l’aide d’un sortilège. Bien, une chose de prévue. Ensuite, quoi d’autre ? Éviter de rester dans un hôpital. C’est ce qui t’a sauvé en fait : être là où il y avait des personnes capables de te soigner. C’était vraiment ridicule comme tentative, tu t’en rends bien compte. Mais sur le coup, tu n’avais pas envie de réfléchir. Tu voulais juste disparaître, peu importe comment. Tu n’as pas songé une seule seconde au fait qu’on puisse te retrouver, tu étais trop désespéré. Tu ne referas pas deux fois la même erreur.

Finalement, tu retires la couette de dessus ta tête et tu t’assois. Une nouvelle fois, ton regard fait le tour de ta petite chambre. Blanc, blanc, blanc... Ça t’énerve. Vraiment. Et cette fois, répondant à ton énervement, ta magie réagit. D’un coup, la pièce entière se retrouve parsemée de tâches multicolores. Principalement du rouge, mais pas que. Cette constatation t’arrache un petit sourire... Tu retrouves tes forces, apparemment. Même si tu te passerais bien de ta magie, ce n’est qu’une source d’ennuis en plus. Enfin, cesse un peu de te plaindre. Tu vas un peu mieux, ça veut dire que tu pourras bientôt sortir d’ici. Si tu ne te sauves pas avant. Hé oui, tu te connais, il est tout à fait possible que tu décides de disparaître avant d’être rétabli aux yeux du personnel. Enfin, pour le moment, il est sûrement encore trop tôt. Une de tes mains vient glisser sur ce bandage autour de ton cou. Tes doigts font le tour de cette cicatrice que tu sens, qui te brûle encore au moindre contact. Tu n’as pas essayé de reparler... Mais tu te doutes bien que tu as perdu de ta voix. Voir, tu l’as totalement perdue. Et ça, ça te fait mal. Très mal. Ta passion a toujours été la musique, le chant, alors tout perdre ainsi... Non, c’est trop dur...

Tu secoues la tête. Il est temps pour toi de voir jusqu’à quel point tu es rétabli. Alors, lentement, avec mille précautions, tu te places sur le rebord de ton lit. Tes jambes se balancent un peu dans le vide, tu hésites. Combien de temps es-tu resté inconscient ? Plusieurs jours... Et tu sais qu’après plus de vingt-quatre heures passées allongé, on commence à perdre de ses forces. Tu déglutis, te demandant si c’est une si bonne idée. Peut-être ferais-tu mieux de te recoucher et ainsi continuer à te reposer. Hum... Non. Non, tu en as assez de rester planté là, ne rien faire. Tu as besoin d’agir, de bouger, de travailler. Tu ne peux pas rester quelque part sans rien faire, tu t’es toujours occupé alors rester inactif... Non, c’est hors de question. Point final. Alors tu rassembles tes forces. Tu regardes le sol, tes pieds qui flottent quelques centimètres au-dessus... Alors, voyons. Le mieux est de tenter de te mettre debout. Si tu y arrives, tu pourras tester quelques pas. Mais tu as intérêt à t’accrocher au lit, parce que si tu t’écroules, tu sais que tu auras du mal à te remettre debout. Un nouveau soupir se fait entendre dans la pièce.

Prenant une grande inspiration, tu finis par te lancer. Tu pousses sur tes mains et finit par glisser lentement de ton lit. Tes pieds se posent sur le sol, tranquillement. Tu t’appuies dessus, avec de multiples précautions, puis tu essayes de tenir droit, peu assuré. Les secondes défilent, tu ne t’écroules pas. Un sourire vient étirer tes lèvres. C’est bon, tu tiens debout. C’est déjà un bon début. Maintenant, il faut que tu fasses quelques pas. Épreuve plus difficile. Te tenant toujours au lit, tu fais un pas. Un pause pour te stabiliser. Un second pas, une nouvelle pause. Et ainsi de suite. Tu prends de l’assurance, tu finis même par en lâcher le lit. Tu crois que c’est bon, que tu maîtrises. Mais c’est faux. Soudain la porte s’ouvre. Tu ne t’y attendais pas, le bruit te fait sursauter. Résultat tu glisses, tes jambes refusent de te supporter plus longtemps et tu tombes, tu t’écroules au sol. Ton dos proteste vivement contre le traitement que tu lui infliges, ces cicatrices qui s’y trouvent te font mal. Mais pas aussi mal que la douleur que tu viens de réveiller au niveau de son cou. Les larmes remontent jusqu’à tes yeux... Des larmes de douleur, de désespoir aussi... Tu es trop faible pour parvenir à faire quoi que ce soit... Mais non, il ne faut pas pleurer. Tu essayes de te convaincre que tu n’as pas mal. Alors tu passes un bras sur tes yeux, essuyant ce liquide que tu ne veux pas sentir couler.

-M... Même pas... Mal...

Tu te mords la lèvre, fort. Ta voix est plus rauque que d’habitude, hésitante. Brisée. Tu n’as pas l’habitude. Une nouvelle fois, une main se porte à ta gorge. Tu as mal, mais pas à cause de la plaie. C’est quelque chose de plus profond, c’est quelque chose qui t’affecte bien plus. Les blessures physiques, tu les a toujours surmontées. Ce sont les coups au mental qui peuvent t’abattre, et celui-ci en est un. Reprends-toi, tu le savais pourtant ! Oui, mais entre le savoir et le constater, il y a beaucoup de marge... Mais tu secoues la tête, doucement, faisant attention. Il ne faut pas que tu te laisses abattre pour si peu, puisque de toute manière, mort, ta voix ne te servira plus à rien. Alors une nouvelle fois, tu te convaincs que rien ne t’affecte et tu accordes enfin un regard à la personne qui vient d’entrer. Une infirmière à tous les coups. Quoique, entrer sans frapper, voilà qui est relativement inhabituel. Tu lèves ton regard bleu-vert, lentement, comme hésitant... Et lorsqu’enfin tu peux apercevoir son visage, ton cœur rate un battement tandis que tu pâlis. Non... C’est, c’est...

-S... Seth ?

Seth, c’est bien lui ! Mais pourquoi ? Comment ? Comment a-t-il su que tu étais là ? Comment peut-il, comment... Tu ne comprends pas. Tu lui avais demandé de t’oublier pourtant ! Tu voulais qu’il t’oublie, tu voulais qu’il ne puisse pas souffrir comme souffrent les personnes autour de toi... Immanquablement... Alors pourquoi ? Tu es perdu. Tu en oublies que tu es au sol, dans une chambre d’hôpital, tu en oublies que ce bandage autour de ton cou commence à se teinter de rouge, à croire que ta magie a voulu t’aider en t’empêchant de cicatriser. Tu restes simplement là, figé sur place. Tu ne le lâches pas une seule seconde du regard, ton cœur ratant un nouveau battement, puis un autre avant de repartir plus rapidement, cognant fort dans ta poitrine. C’est étrange, contradictoire... Il est la dernière personne que tu voulais voir et pourtant, tu aimerais te lever et aller le prendre dans tes bras... Non, Andrew, soit un peu réaliste ! Tu es dans un sale état, il va très certainement t’en vouloir pour ce que tu as fait, pour ce que tu veux encore faire ! Tu ne peux pas te permettre de craquer, pas devant lui ! Alors, au final, tu baisses les yeux, comme si les dalles trop blanches étaient soudainement devenues très intéressantes. Il ferait mieux de partir... Il n’aurait jamais dû venir... Tu aurais dû l’empêcher de s’attacher à toi... Pourquoi as-tu aussi mal au cœur de le voir ici ?

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Mar 26 Fév - 22:06

Could I have saved you?



Could I have saved you? Would that’ve betrayed you?
I wanna burn this film, You alone with those pills
What you couldn’t do I will, I forgive you
I’ll forgive you.

Skate park d'Aurea Luna. Tu attends, sur le bord de la rampe, avec tes potes. Vous regardez les autres s'entraîner, pour le concours à venir, le concours d'hiver. Hé oui, malgré le froid et cet air glacial qui parcourt actuellement les rues, quelques téméraires ont bravé les températures négatives pour se réchauffer entre deux figures de freestyle. Tu en fais partie, même si toi, ce n'est pas spécialement pour t'entraîner. Non, en réalité, tu viens plutôt passer du temps avec tes amis, pour t'occuper l'esprit, éviter de trop penser à lui, à l'autre. Andrew... Ah ça, il l'occupe ton esprit, une majeure partie du temps même ! Tu déjeunes Andrew, tu dînes Andrew, tu dors Andrew. Bref, on l'aura compris, il est omniprésent. Il est une partie de ton quotidien. Ne souhaiterais-tu pas t'en défaire un peu, pour une fois ? Impossible. Tu ne peux pas, et pire encore, tu ne veux pas. Tu es... Irrécupérable, c'est bien là le mot qu'on te colle au front. Bref, tapant dans tes mains dans une vaine tentative de te réchauffer, tu regardes autour de toi. C'est vrai que c'est bien moins rempli que d'habitude, mais bon, d'un côté ça se comprend ! Il faut vraiment être suicidaire pour sortir skater, rider ou n'importe quoi par ce temps là.

Aeron resserre ses patins, et part à l'assaut de la première rampe de skate. Ahah, vous allez bien rire, tu le sens ! Il prend son élan, s'engage sur ladite rampe, et entame de simples mouvements d'une extrémité à une autre. Les bras croisés, tu le regardes oeuvrer, avec les autres potes. C'est vrai qu'il se débrouille bien en rollers, bien mieux que toi en tous cas ! Il enchaîne sur quelque chose de plus compliqué, avec des 180° plutôt périlleux, mais comme toujours, il exécute ces figures sans une bavure, c'est impressionnant ! Puis, il prend encore un peu plus de vitesse, pour s'arrêter en haut du côté de gauche de la rampe. « Allez, arrête de baver devant le grand vainqueur du concours Seth, tu vas nous inonder ! » Tu te mets à rire. Quel flambeur alors, cet Aeron... Il est terrible. Mais c'est comme ça que tu l'adores, que vous l'adorez, toi et ta petite bande. Tes meilleurs amis... Ceux pour qui tu pourrais tout donner. Vous en avez pris un sacré coup tous, après la mort de Castiel, après l'accident... Et pourtant, vous êtes tous encore unis, plus que jamais même, pour le meilleur et pour le pire. Même la soeur ce regretté Castiel reste avec vous, malgré tout. Enfin, aujourd'hui, elle est en cours, mais bon... « Allez, descend de ton perchoir l'oiseau, laisse donc la place au professionnel ! » Tu t'exclames, soudainement. Il fait faussement son intimidé, et glisse de sa rampe pour vous rejoindre, se plantant juste devant vous. « C'est ça mon petit, fait donc, qu'on rigole un peu. » Mon petit hein.. Sur le coup, tu affiches juste un sourire légèrement moqueur. Puis, doucement, une plaque de glace vient se former sur les patins de l'autre ; un simple geste, et il s'étale de tout son long devant vous. Là, vous éclatez vraiment de rire, tous ! Il fait la moue, mais il finit par rire de sa bêtise, lui aussi.

Puis, c'est à ton tour. On te pousse à aller sur la rampe. Alors, soit, tu récupères ta planche dans la voiture d'Altaïr, et tu t'approches de l'agrée. Bon, tu vas faire simple, c'est pas tellement le moment de se péter quelque chose... « Allez, prends-en de la graine, Aeron! » Tu lui ébouriffes les cheveux, et tu montes sur la surface glissante. Bon, c'est parti. Quelques allers simples, d'un bout à l'autre, le temps de t'échauffer un peu plus que tu ne l'es déjà... Voilà qui devrait être suffisant. Alors, tu commences, deux ou trois kickflips, tranquillement... Et tu veux enchaîner sur un peu plus difficile, puisque vu le regard du petit blond, ce n'est pas suffisant pour le convaincre. Soit ! Un large sourire joueur étire finement tes traits, tu entreprends de faire quelque chose de bien plus dur. Sauf que, alors que tu sautes pour exécuter ta figure, une douleur atroce te prend de l'intérieur, au niveau des côtes ; tu perds l'équilibre, complètement, et tu chutes, retombant en bas de la rampe violemment. Tout de suite, Crystal accourt, venant voir ce qui t'arrive. Un gros merde de Altaïr se fait entendre aussi, de loin. Ça va, ce n'est pas la première rougne que tu te prends, loin de là... Mais ce qui t'inquiètes, c'est bien la raison de cette chute. Crystal reprend. « Aeron, t'es vraiment con quand tu t'y mets ! » « Hé ! Mais j'ai... » « Il n'a rien fait. » Difficilement, tu te relèves, récupérant ta planche. Les yeux dans le vague, tu fronces les sourcils... Il s'est passé quelque chose de bizarre, là-haut. « Hé mec, ça va ? » S'inquiète Blake. « Non ça va, c'est cool, j'vous assure. » Quelques secondes de silence, et devant l'air insistant que tu arbores, chacun retourne où à sa conversation, où à ses figures. Toi, tu rejoins Altaïr, à demi-assis sur le capot de sa voiture.

Qu'est-ce qui a bien pu se passer, hein ? Tu n'en as strictement aucune idée... Tu n'es pas de sucre, mais tu n'es pas vraiment rétabli, depuis l'accident... Tes côtes sont encore fragiles, ton tibia aussi... Tu es normalement interdit de toute activité sportive, jusqu'à nouvel ordre. Bon sang, ta côte te fait affreusement mal... « Seth, t'es vraiment con, tu le sais ça ? C'est pas comme ça que les choses vont s'arranger... A tous les coups, tu viens de te re-fragiliser encore un peu plus les côtes, crétin... » Tu souris douloureusement. « Ça va je te dis. J'ai pas les os en verre non plus. » Il secoue un peu la tête, le silence s'installe à nouveau. Puis, son téléphone sonne, il écarquille les yeux, et répond. « Frejya ? Que... Ah oui, bien sûr. Entendu, je te le passe. Seth, c'est pour toi. » Un coup d'oeil, et il te file le portable. Perplexe, tu le récupères, reprenant la conversation. « Seth ? Oui ? Bon sang, quand est-ce que tu vas te décider à garder ton portable sur toi, hein ? Je l'ai encore oublié, mais qu'est-ce qui se passe ? Écoute je... Je ne veux pas t'inquiéter, bien sûr, mais... Dis-moi, je t'en prie ! Voilà, je sortais de mon cours, et je suis passée devant une salle avec des amies et comment, j'ai entendu dire que... Qu'est-ce qu'il y a Frey' ? Tu sais bien que tu peux tout me dire... Non, ça ne me concerne pas moi, Seth... Mais c'est ton ami là, comment... Andrew je crois. Hé bien, qu'est-ce qui lui arrive ? Il... Il aurait tenté de se suicider... J'ai pas pu t'appeler avant, j'étais bien trop prise. Et puis, j'avais peur que ce soit des conneries, mais... Bref, ça me tourmentait, d'autant plus que je ne le croise plus, alors... Je sais pas, j'avais besoin de te le dire. Att. Attends, coupe pas ! » Tu écarquilles les yeux, n'en revenant pas. Tu en as le souffle coupé, tu ne sais pas quoi dire, que penser. Tu ne cilles plus, attendant simplement qu'elle reprenne la parole. « Une amie vient de me dire qu'il aurait été évacué à l'hôpital... Ce ne sont peut-être que des rumeurs, mais... » Tu raccroches. Non, en fait, dire que tu laisses tomber le téléphone serait plus juste. Andrew. Il a... Il a tenté de se suicider. Il a attenté à sa propre vie... Tu serres les dents. La douleur, elle est là, à nouveau. Mais elle se diffuse partout dans ton corps, cette fois. Elle n'est plus tant physique, elle est plutôt morale. Sauf qu'elle est encore plus intolérable. Tu passes tes mains sur ton visage, horrifié par une telle nouvelle. Non. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit...

« Hé, Seth, ça va ? » Tes yeux brillent, ils trahissent ton actuel état ; sans plus attendre, tu détales à toute vitesse, courant. Tu dois le retrouver. À l'hôpital, c'est ce qu'elle t'a dit. Mais pourtant, ce n'est pas sûr à 100%, pourquoi t'inquiéter à ce point hein ? Parce que... Tu as vraiment peur, pour lui. Et puis, si c'était vrai... Non, tu veux voir cela de toi-même. Augmentant encore la cadence, tu arrives quelques minutes plus tard devant l'hôpital en question, essoufflé. Tu n'en peux plus, avec ce froid, mais ce n'est pas le moment de flancher, tu files à la réception. « Andrew Firearrow, s'il vous plaît... » « Vous êtes ? » Tu déglutis, la gorge en feu. « Son frère. » « Chambre 366 » Tu hoches la tête, ça fait jamais que trois étages à monter ! Mais... Bon sang, c'est vrai, il est là... Est-ce réellement une tentative de suicide ? Tu ne vois sur le coup, pas autre chose... Non... Les larmes t'échappent, tranquillement, vicieusement. Toi, tu accèdes rapidement à la chambre du blond. Qu'est-ce qu'il fout par terre, hein ? Tu n'en sais strictement rien. Tu n'as à vrai dire, même pas envie de l'aider. Alors, tu restes debout, la gorge serrée, à le regarder, sans un mot. Tu as incroyablement mal, de l'intérieur. « S... Seth ? » une larme tombe, une seule. C'est déjà trop. Il reporte son attention sur le dallage, toi, tu le regardes toujours. Qu'est-ce qu'il t'a fait. Qu'est-ce qu'il vous a fait.

« Je te hais. » Oui, tu le hais, profondément. Et à peine à tu prononcé ces mots que tu les regrettes déjà. Il n'a certainement aucune idée, d'à quel point il t'a fait du mal, en agissant de la sorte. « Si je pouvais, je crois que je te frapperai de toutes mes forces. Je crois que je te démonterai sur place. Mais non, car on ne frappe pas les handicapés. » Tu restes incroyablement froid, neutre. C'en devient carrément effrayant... Tu as juste l'impression qu'à nouveau, tout brûle de l'intérieur. C'est horrible, cette sensation, tu la détestes par-dessus tout... Et dire que c'est de sa faute. Tout simplement de sa faute... Tu ne peux éprouver que de l'antipathie pour lui, à cet instant. Lui qui t'a trahi. Lui qui t'a abandonné. Certes, il t'avait dit de l'oublier, tout ça... Comme si c'était aussi facile. Tu le regardes, et on peut lire au fond de tes prunelles, à quel point tu es anéanti, à cause de ça. « Ne jamais abandonner hein... à quoi bon tenir, à quoi bon se raccrocher, si au final, ce sont les autres qui vous abandonnent. » Tu ne sais plus où tu en es, tu es... Perdu oui. Alors, croises tes bras contre un mur, y enfouissant ton visage pour pleurer, en silence. Il t'a fait tant de mal, Seth. Alors que toi, tu n'as jamais abandonné, tu n'as jamais courbé l'échine, contre rien, ni personne. Comme c'était si bien écrit sur ton flanc ;

Rise and rise again, until lambs become lions.

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Mer 27 Fév - 13:52

Écroulé au sol. Qu’est-ce que tu fiches dans une telle position, hein ? Tu n’as pas assez de forces pour tenir debout. Voir, tu n’en as même pas la volonté. Après tout, pourquoi as-tu voulu te lever ? Pourquoi as-tu voulu te déplacer ? Hé oui, pour finir ce que tu avais commencé. Pathétique. Dans quel état es-tu, franchement... C’est navrant, désespérant. Tu n’aurais jamais pensé en arriver là un jour, et pourtant, pour le moment, tu ne vois pas quelle autre solution s’offre à toi. La mort, la mort... Tu ne vois qu’elle pour enfin te permettre de te détacher de tes responsabilités, de tout ce qui te tourmente... Et le meilleur moyen de faire réagir tes proches. Ta mort, pour toi, ce n’est qu’un ultime message, un ultime choc pour rappeler aux autres qu’il ne faut pas qu’on s’attache à toi, qu’il faut que ta famille se remue. Alors finalement, c’est ce à quoi tu te retrouves réduit quand le désespoir s’empare de toi... Toi qui fuyait la réalité dans ton petit monde, essayant de conserver ton innocence, ton bon tempérament... Tout cela, envolé. Tu ne sais plus ce que tu es. Sans doute un pantin, une poupée de porcelaine qu’un rien peu briser... Tu es brisé, tu ne sais même plus où sont les morceaux... Certains sont éparpillés sur les dalles trop blanches, sous tes yeux, comme les multiples tâches multicolores qui parsèment la pièce initialement trop immaculée. D’autres sont loin, hors de portée. Tu n’as même pas envie d’essayer de rassembler le tout, tu penses en être incapable. Voilà, tu deviens défaitiste en plus. Non, décidément, il n’y a pas que le désespoir qui guide tes pensées. Il y a autre chose de plus profond, de plus destructeur... Mais quoi ? Qu’as-tu donc, jeune homme ? Tu ne sais pas. Tu te sens juste... Brisé, inutile. Pire, dangereux pour les autres et c’est là quelque chose que tu ne supportes pas.

Mais pour le moment, c’est ton corps qui ne suit pas tes idées. Tu ne t’attendais pas à ce que la porte s’ouvre, sans prévenir. Résultat, tu as sursauté et tu es à présent au sol. Brisé, encore une fois. Tu as mal, au dos, au cou, principalement. Et tu pleures. De douleur, de désespoir. Tu en as marre. Tu voulais juste disparaître, alors pourquoi a-t-il fallu que tu échoues à cette simple tâche ? Pourquoi a-t-il fallu que tu survives ? Tu ne voulais pas qu’on te sauve tu ne voulais pas ! Mais les personnes ne sont pas capables de comprendre ce simple fait, apparemment. Ils veulent maintenir les autres en vie, contre leur volonté... Mais il y a un détail qui te fait encore plus mal... Ils t’ont sauvé... Pour te laisser te rendre compte que, à cause de cette tentative ratée, tu en as perdu ta voix. Pas complètement, tu n’es pas muet, mais tes cordes vocales sont endommagées... Et c’est un nouveau coup dur pour toi qui vit dans la musique depuis tout petit. Il faut que tu te reprennes bon sang ! Hé bien non, parce que, pour essayer de relativiser, tu te fais la réflexion que, mort, ta voix ne te sera plus d’aucune utilité. Ah, ça... En effet. Mais tu n’as pas plus joyeux comme pensées, non ? Visiblement non. Désespérant.

Finalement, tu relèves ton regard bleu-vert, t’intéressant enfin à la personne qui vient d’entrer. Et là, ton cœur rate un battement. Seth. C’est Seth ! Tu te figes, ne sachant absolument plus comment réagir. Tu ne peux même pas retenir une exclamation de surprise : son prénom. Qu’est-ce qu’il fait là ? Pourquoi est-il venu ? Comment a-t-il appris où tu te trouvais ? Est-ce qu’il t’en veux ? Toutes ces questions se bousculent dans ta tête d’une manière complètement désordonnée à t’en donner mal au crâne. Jusqu’à ce que tu vois une larme couler. Jusqu’à ce que tu comprennes. Oui, il t’en veux. Oui, tu lui as fait mal. Pourtant tu avais essayé de lui expliquer qu’il ne fallait pas s’attacher à toi, tu lui avais demandé de t’oublier... Peine perdue apparemment. Alors tu reportes ton attention sur le dallage, perdu, ressentant une étrange et vive douleur au niveau du cœur. Et ces mots qui viennent t’achever... Et ces mots qui résonnent dans ton esprit... « Je te hais. » Oui, tu peux le comprendre... Tu te mordilles la lèvre inférieure, te sentant mal... Mais tu ne relèves pas pour autant ton regard. Tu veux disparaître, plus que jamais. Tu voudrais être à des milliers de lieues de là... Et pendant que tu fixes obstinément le sol, il reprend la parole. S’il pouvait, il te frapperait, il te démonterait ? Tu lâches un soupir, discret...

-Ce n’est pas moi qui t’empêcherais de me frapper... murmures-tu.

Ta voix est étonnement discrète, mais il est probable que, dans le silence ambiant, il t’ait tout de même entendu. En effet, ce n’est pas toi qui l’empêcherais de te démonter. Tu n’en as ni la force ni l’envie. Et puis, peut-être qu’il parviendrait enfin à te faire réagir, qui sait ? Ou alors, il rouvrirait définitivement ta cicatrice et tu n’aurais pas besoin de finir toi-même le travail. Non, mauvaise idée. Ce genre de scénario, tu n’en veux pas. Tu ne veux pas qu’il soit mêlé à cette histoire, tu ne veux pas qu’il puisse s’en vouloir... Tu finis tout de même par relever le regard, portant celui-ci sur lui. Tu observes ses yeux, tu te sens mal sous son regard. Tu as l’impression d’avoir un nouveau poids sur les épaules... Décidément, quand arriveras-tu à faire quelque chose correctement ? Pas tout de suite, apparemment. Une nouvelle fois, sa voir résonne, manquant de te faire sursauter. Et, une fois de plus, tu baisses la tête. Tu es parfaitement d’accord avec ce qu’il vient de dire... À quoi bon tenir quand ce sont les autres qui vous abandonnent ? Non, pire encore. Il y a autre chose qui te tourmente. Tu soupires légèrement et relève la tête, l’observant. Il ne te regarde plus. Pourquoi est-il venu ? Il se fait du mal inutilement... Il aurait dû t’oublier...

-À ton... avis... À quoi ça sert de.. Tenir le coup quand on est le... Le seul à le faire ? À quoi bon résister si c’est pour voir que... Qu’au final, ça ne sert à rien, que ce sont les autres qui se laissent couler ? Pour voir qu’on ne fait que... Qu’empirer les choses...

Ta voix est un peu plus ferme que tout à l’heure, mais elle reste hésitante... Tu te mords la lèvre. C’est ce que tu penses. Tu as essayé de tenir le coup. Tu as essayé de résister, abandonner ne fait ordinairement pas partie de ton vocabulaire. Mais tu as tes limites, comme tout le monde. Ta famille souffre de sa situation, tu n’arrives pas à les tirer vers le haut alors ils t’entraînent vers le fond, petit à petit. Alors, à tes yeux, ça ne sert plus à rien de te battre. Tu n’as plus qu’à jeter l’éponge. Mais non, pas encore maintenant. Tu pourrais rester au sol, attraper froid, mais tu t’y refuses. Dans un effort de volonté tu attrapes le rebord de ton lit et te relèves, avec quelques difficultés. Tu as du mal, tu es encore bien faible, mais tu as décrété que tu te relèverais alors, comme tu es une tête de mule, après deux essais infructueux, tu y parviens enfin. Tu es debout, bien peu assuré sur tes jambes, mais bel et bien debout. Et tu esquisses un geste pour rejoindre ton cadet. Pourquoi ? Peut-être pour te faire pardonner... Peut-être... Sauf que tu te ravises. Tu sais que tu n’as pas la force suffisante pour le rejoindre, d’une part. Et d’autre part, tu n’as rien à te faire pardonner puisque c’était ce que tu voulais, ce que tu veux. Tu n’as juste pas assez réfléchi sur le coup. C’est tout. Un soupir t’échappe tandis que tu te hisses de nouveau sur ton lit, préférant te réchauffer un peu dans les couvertures trop blanches. Quoique, il y a un peu de rouge sur ton oreiller et le rebord de la couverture. Tu te cales plus ou moins confortablement, installé en tailleur sur les couvertures afin de mieux observer le petit brun. Seth... Oh, Seth... Pourquoi ?

-Qu’est-ce que tu fais là ? Seth... Tu aurais... Vraiment dû m’oublier... Ça aurait été tellement plus facile pour toi, si tu l’avais fait...

Tu le fixes, encore et toujours. Ton cœur est douloureux, c’est comme si une main le compressait, l’écrasait un peu plus à chaque instant. Si tu ne regrettes pas ta tentative, tu t’en veux de l’avoir blessé... Ce n’était pas ton intention, tu n’avais pas envie d’en arriver là ! Pas lui, il n’a rien à voir avec toutes ces histoires, avec tes histoires ! Tu aurais tant voulu l’épargner, il ne mérite pas ça... Et toi tu ne mérites même pas qu’il s’intéresse à toi. À nouveau, tu détournes le regard, une main se posant sur ton cœur. Il te fait mal, celui-ci. Affreusement mal. Et tu ne comprends pas pourquoi... Pourquoi est-ce si douloureux en présence de ton cadet ? Tu n’en sais rien... Ou non, tu sais pourquoi mais tu refuses de l’admettre. Tu ne veux pas qu’on s’attache à toi, alors il vaut mieux pour toi que tu ne t’attaches à personne non plus. Plus facile à dire qu’à faire... Cet adolescent te plait, tu l’... Non, stop. Suffit les bêtises. Tu secoues légèrement la tête avant de grimacer, sentant un éclair de douleur traverser ton cou. Une nouvelle fois, tu passes une main sur ta blessure, te sentant mal... Avant de rire légèrement.

-Je resterai toujours aussi maladroit, tu vois... Je suis même pas fichu de mourir correctement... Quand je disais que j’étais irrécupérable...

Ta voix prend de plus en plus d’assurance, elle se fait de moins en moins hésitante. Et toi tu rigoles de cette constatation. Une stupide constatation. Tu n’es pas joyeux, plutôt désespéré. D’ailleurs, quelques larmes t’échappent. Tu n’en peux plus... Tu te laisses tomber en arrière, ta tête revenant sur ton oreiller. Une nouvelle fois, tu as très mal au cou mais tu t’en fiches. Tu pleures et tu essayes de masquer ça en posant un bras sur tes yeux. Tu en as marre. Tu ne voulais pas qu’il vienne, c’est trop douloureux... Tu voudrais plonger dans ses bras, oublier tout le reste... Mais tu te l’interdis, alors tu désespères encore plus. Tu n’en peux plus. Tu n’en peux plus... Tu voudrais au moins retourner dans le coma pour ne plus avoir à réfléchir, ne plus avoir à faire des bêtises... Si tout cela n’est pas un appel à l’aide plus ou moins inconscient, qu’est-ce que c’est alors ? Juste une marque de ton désespoir...

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Dim 3 Mar - 22:17

« Ce n'est pas moi qui t'empêcherais de me frapper... » Si seulement, il pouvait comprendre à quel point tu as mal. Si seulement, il pouvait ressentir la douleur qui te parcourt, à cet instant. Elle s'incruste en toi, elle te ronge de l'intérieur, s'ancrant au plus profond de ton âme. Elle est vive, et tu as l'impression de brûler, à nouveau. Par sa faute. Pourquoi est-ce qu'il a fait ça, hein ? Peut-être qu'au final, il n'en a rien à faire de toi. Peut-être qu'au final, il n'y a que toi, qui continue à t'attacher à lui. Il n'y a que toi qui croit à une potentielle suite. Ce qu'il vient de faire, c'est certainement pour te faire comprendre que jamais, il n'y aura de 'vous'. Moi, je, toi, lui, il, n'importe quoi, mais jamais de vous, de nous, de ils. Jamais. Pourquoi est-ce que tu y as cru, alors ? Peut-être car, ce soir-là, tu as vu quelque chose, au-delà de l'ivresse qui noyait ses prunelles. Tu as vu quelqu'un qui appelait à l'aide, quelqu'un qui n'attendait qu'une chose désespérément ; qu'on lui tende une main. Et tu lui as tendu ta main : il t'a attrapé le bras. Les choses se sont enchaînées bien vite, et tu t'es laissé bercer, embobiner par un soupçon d'amour. Un soupçon qui, en quelques temps, s'est envolé en quelques volutes de fumées. En quelques gouttes de sang, versées de son propre corps. Enfin, tu calcules ces quelques mots, qui viennent de s'échapper discrètement d'entre ses lèvres. Non, c'est sûr qu'il ne t'en empêcherait pas. Il n'en a ni la volonté, ni la force, de toute façon. Et toi, au fond, est-ce réellement ce que tu veux ? Bien sûr que non... Tu ne pourrais tout simplement pas lui faire de mal. Même si la rage t'aveugle, même si tu te laisses envoûter par la haine une fois de plus, tu ne pourrais pas le frapper, jamais... Il est trop... Perdu, fragile. Il est trop de choses que toi tu as été, avant.

Enfin, il ose planter ses yeux dans les tiens. Tu soutiens difficilement son regard, non pas par honte, ni peur. Plutôt car ça te fait mal, de le voir dans cet état. D'autant plus que tu te refuses de lui filer un coup de main... Mais, oui, ça te fait terriblement mal, de le laisser là. Pourtant, tu préfères le laisser ramper. Pourquoi ? Car, c'est certainement la première bataille à mener, sur cette longue route que va être son retour à la vie normale. Voilà qui peut paraître vraiment bête, mais sur l'instant, tu ne peux pas t'empêcher de raisonner ainsi. Tu secoues imperceptiblement la tête de gauche à droite, ton petit coeur saigne, tu ne sais plus du tout où tu en es. Tu ne sais plus ce que tu dois faire, dire. Si tu dois chercher à le retenir encore un peu, ou tout simplement le laisser partir... Tu n'en sais plus rien, et ça te tue... Alors, tu croises les bras contre un mur, tu y enfouis ton visage, et tu laisses aller ton tourment. Tu pleures. « À ton... avis... À quoi ça sert de.. Tenir le coup quand on est le... Le seul à le faire ? À quoi bon résister si c'est pour voir que... Qu'au final, ça ne sert à rien, que ce sont les autres qui se laissent couler ? Pour voir qu'on ne fait que... Qu'empirer les choses... » Chacun de ses mots te brûle, profondément. Il n'a pas tort, tu ne peux pas le contre dire... Mais, ça te fait si mal, en un sens... Puisque toi, tu étais là, tu es toujours là pour lui. Toi, tu tiens, te t'accroches, malgré tout ce qui a pu t'arriver, et ce qui t'arrive encore. Tu as tenu car tu y as cru, même si bien des personnes t'ont abandonné, depuis que tu es de ce monde. Ta mère. Ta soeur. Ton père. Castiel plus récemment. Et puis, tu es toujours là ! Tu sais bien que tu ne puisses pas lui demander d'être aussi fort que toi, d'être aussi résistant... Tout le monde ne peut pas être comme toi Seth, mais ça, tu as bien du mal à l'admettre encore... Tu tapes violemment du plat de la main dans le mur, faisant volte-face, le regardant droit dans les yeux. Ces mêmes yeux qui luisent, reflétant toute la douleur qui peut te parcourir. « Le seul à le faire ? Mais moi, moi j'ai tenu le coup pour toi ! J'ai toujours tenu le coup pour tout ! J'ai toujours souri, même quand ça n'allait pas ! J'ai toujours espéré qu'un jour, tout irait mieux... J'me disais que demain serait un jour meilleur... J'espérais, c'est tout... Et regarde, je suis toujours là aujourd'hui... Je croyais en toi, moi... Et au final, je me rends compte qu'on ne peut compter que sur soi-même... J'ai été vraiment stupide de croire le contraire... » Les larmes ne coulent presque plus, et les rares qui parviennent encore à s'échapper trahissent ta haine, ta colère. Tu le hais, tout simplement. Il t'a blessé, tellement... Voilà qui aurait fait un autre nom, à rajouter au bas d'une liste déjà bien trop longue des membres que tu as pu perdre dans ta vie...

Impassible, tu le regardes se relever, peinant pour se raccrocher à son lit. Comme tu l'as pensé plus tôt, il est hors de question que tu l'aides. Lui ne t'a pas aidé, en tentant de mettre fin à sa vie, tu n'as aucune raison de jouer les bons petits garçons. Il esquisse un geste pour te rejoindre, et tu te retiens de justesse de reculer d'un pas. Tu ne veux pas de lui. Tu n'en veux plus, pas après ce qu'il t'a fait. Tant pis si ça fait mal, ce n'est qu'une sale passe à traverser. Encore une autre. Il se hisse sur le lit, tu le regardes faire sans rien dire. Tu en as marre. Marre de l'hôpital, marre de tout. Tu as envie de hurler, de fuguer, comme tu l'as fait plus jeune. Tu as envie qu'on t'oublie, de tout laisser tomber. Ouais, pour la première fois, tu veux tout laisser partir, tu veux laisser les choses t'échapper. Tu veux vivre loin d'ici, au jour le jour, en finir avec cette vie trop cadrée, cette vie qui n'est qu'un enchaînement de catastrophes plus terribles les unes que les autres. Mais quelque chose te dit de rester. Une force invisible te garde ici, paralysant tes jambes, et ta volonté par la même occasion. Tu ne cilles pas, tu te contentes de le regarder, ne sachant plus tellement si tu dois être désespéré, ou bien au contraire, heureux de voir qu'il est en vie. Pour l'instant, c'est la rage qui teinte ta voix, la colère qui te refile une migraine pas possible. Tu ne sais plus ce que tu dois faire Seth. Tu ne sais plus du tout... « Qu'est-ce que tu fais là ? Seth... Tu aurais... Vraiment dû m'oublier... Ça aurait été tellement plus facile pour toi, si tu l'avais fait... » Tu renifles, ravalant les larmes, empêchant ces quelques sanglots de secouer ton corps, à nouveau. Est-ce qu'il se rend compte à quel point il te détruit, de par ces quelques mots ? Il te blesse... Et toi, tu restes planté là, sans essayer de prendre la fuite. Une petite voix te siffle pourtant que partir serait la meilleure solution... Mais la vérité triomphe ; tu n'es pas un lâche, loin de là, alors tu restes planté ici, à le regarder dans le blanc des yeux. « T'oublier... T'oublier... Et comment j'aurais pu, hein ? » Marquant une courte pause, tu passes tes mains sur ton visage, comme pour essayer de te calmer. Oui, tu dois rester calmer, respirer, tout ça... Reste calme, sinon, ça risque de sérieusement dégénérer... « Tu crois que c'était si facile ? Tu crois que du jour au lendemain, j'aurais pu faire comme si rien ne s'était jamais passé ce soir là ? Encore une fois, trop bon, trop con. J'ai cru que tu serais... Différent. Que toi, tu ne me laisserais pas tomber... Qu'est-ce que je peux être naïf... » Allez, c'est ça, laisse ton venin se répandre. Blesse-le, encore un peu. Comme s'il ne l'était pas assez à ton goût... Tu es exécrable, quand tu t'y mets. Mais comme le loup blessé par le chasseur, tu ne peux pas être moins agressif, moins froid...

Tu regardes le bandage qui lui fait le tour du cou. Il ne s'est vraiment pas loupé... Mais au moins, il est en vie. C'est le principal, non ? Oui... Et bon sang, tu as beau essayer de penser à autre chose, tu as bien du mal à retenir tes larmes. Tu le regardes juste, dépité, bousillé. Tu avais foi en lui, et voilà qu'il te plante un poignard dans le dos, et en beauté en plus... Tu suffoques un peu, le temps de reprendre un rythme respiratoire des plus normaux. Et il reprend la parole, encore. Ne peut-il donc pas se taire ? Surtout si c'est pour te sortir une telle chose... « Je resterai toujours aussi maladroit, tu vois... Je suis même pas fichu de mourir correctement... Quand je disais que j'étais irrécupérable... » Tu serres les dents, tellement fort que tu vas t'en briser les mâchoires. Tes poings se referment, à t'en péter les phalanges. Tu n'en peux plus. Tu vas craquer, tu vas exploser, et après, ce sera impossible de tout reconstruire, les morceaux seront bien trop éparpillés. Parce qu'il aurait préféré réussir son coup, hein ? Tu veux vraiment le frapper, mais tu te retiens, de justesse. Tu t'en empêches, car tu sais que tes mots auront le même effet destructeur sur lui. « TAIS-TOI ! ». Ça y est, tu pètes un câble. Tu lui hurles dessus, sans même t'en rendre compte. « Tais-toi... » Reprends-tu d'une voix bien plus paisible... Mais ce n'est qu'un court instant de répit avant qu'à nouveau, tu ne repartes dans ta crise.

Tu appuies tes poings contre ton front, comme pour essayer de te calmer, mais c'est tout bonnement impossible, tu es parti, c'est trop tard. Alors, tu te lances, malgré tout le mal que tu sais que tu vas lui faire. « T'es qu'un sale égoïste... Vous êtes tous comme ça, de toute façon... Je pensais qu'à deux, les choses seraient bien plus faciles, bah tiens, prends-toi ça dans la gueu*e Seth ! C'était aussi mon meilleur ami, c'était comme mon frère... Il était tellement pour moi... Il est mort par ma faute, tu peux le comprendre ça ? Il est mort par ma faute, et tu es arrivé dans ma vie au moment où j'avais le plus besoin de quelqu'un... Tu étais si gentil, si souriant, si bon avec moi... Et je t'ai perdu de vue, j'ai commencé à replonger, doucement... Mais tu sais ce qui m'a aidé à surmonter cette épreuve ? Toi Andrew... Car je me disais que quelque part sur cette planète, il y avait quelqu'un qui tenait à moi un minimum... » Les larmes tombent, encore, toujours. Des milliers de larmes. Et pourtant, tu as l'impression d'être inépuisable, sur ce point là. Soudainement, tu reprends la parole, bien plus agressif que précédemment. Bien plus hargneux. « Et là, j'apprends que la personne pour laquelle je tiens depuis des mois a essayé d'en finir avec la vie... Qu'est-ce qui... Qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ? » Tu paniques, lentement, car la situation t'échappe. Et c'est alors que le feu d'artifice commence ; le verre d'eau éclate, puis le miroir, et enfin le moniteur. La haine fait fluctuer la magie dans tes veines, et tu ne contrôles plus grand-chose.

Puis, tu te laisses tomber à genoux dans quelques éclats de verre, basculant d'avant en arrière. Tes mains glissent sur ton visage, et tu pleures, encore, à nouveau. « Pourquoi ? Pourquoi faut toujours que j'm'attache à des gens qui au final, n'en n'ont rien à s'couer de moi... ».

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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Jeu 7 Mar - 23:40

Tu as mal, et tu oses te demander pourquoi. Tu as tenté de te suicider, jeune homme, faut-il réellement te le rappeler ? Oh, ce n’est pas ce qui t’inquiète ? Apparemment, ce n’est pas ton cou qui est le plus douloureux. Ce n’est pas non plus ton dos, qui a pourtant été quelque peu malmené lors de ta chute. Que t’arrive-t-il alors ? Tu as mal au cœur. Celui-ci bat bel et bien dans ta poitrine, comme toujours. Il a parfois quelques ratés, il en a eu quelques-uns et il en a encore d’autres... Qu’est-ce qui le brise ainsi ? Un garçon, un petit brun que tu ne voulais pas voir ici... Tu te sens mal sous ce regard qu’il pose sur toi. Et ces paroles qu’il prononce... Tu es tellement d’accord avec lui, à quoi bon continuer à t’accrocher quand tu vois ce que ça donne ? À quoi bon te bousiller la santé et le moral pour voir que, au final, ceux pour qui tu tentes de te battre ne font aucun effort, se laissent couler et t’entraînent à leur suite, petit à petit ? Tu dévoiles tes pensées, d’une voix toujours hésitante... Tu te mords la lèvre aussi, mal à l’aise... Mais à tes mots, il frappe de la main contre le mur, manquant de te faire sursauter. Tu fronces un peu les sourcils et l’observe tandis qu’il se retourne vers toi. Cette douleur que tu arrives à lire dans ses yeux te brise plus sûrement que n’importe quoi d’autre. Et il reprend la parole, en colère. Ses mots te font mal, plus que tu n’aurais pu le songer... Mais il y a autre chose que la douleur et le désespoir qui s’éveillent en toi. Cette fois, c’est une touche de révolte, de colère qui semble redonner vie à tes prunelles.

-Il ne faut pas croire en moi, parce que... Parce que je rate toujours tout... Mais qu’est-ce que tu crois ? Que je n’ai pas... Essayé de tenir le coup ? Je fais semblant d’aller bien.... Depuis bientôt deux ans ! J’en peux plus ! Je peux plus tenir ! Je... Je ne sais pas comment faire, je n’ai jamais appris... Je ne suis pas toi... Je ne suis pas... Aussi résistant que toi, Seth... Essaye de le comprendre... S’il te plait...

Jamais appris... N’est-ce pas exagéré ? Tu n’en sais rien, tu laisses les mots couler, sans y réfléchir. À tes yeux, non, tu n’as pas appris à résister parce que tu as toujours fui la réalité, bien installé sur ton petit nuage, dans ta bulle protectrice. Depuis que celle-ci a explosé, tu coules un peu plus à chaque instant. Tu n’as pas eu le temps d’apprendre à vivre dans la réalité, tu as fait de ton mieux. À présent, tu as atteint tes limites, tu ne vois pas ce que tu peux faire d’autre. Ce n’est pourtant pas ton genre d’abandonner, tu as toujours été un grand travailleur, les obstacles, tu les a toujours franchis à force d’obstination. Mais il faut croire que, quand ça touche ton cœur, tu es incapable de faire preuve d’autant de volonté. Enfin... Remue-toi quand même un minimum, tu ne vas pas rester au sol, tu vas attraper un rhume ou n’importe quelle autre maladie et ce sera encore galère. Alors, dans un effort de volonté, tu te redresses. Tu esquisses un geste vers lui mais te ravive aussitôt... Mauvaise idée... Alors tu te hisses difficilement sur ton lit. Après deux échecs, tu y parviens enfin et tu t’assois sur les couvertures, fatigué. Que d’exercice tu fais là ! Pff. N’importe quoi. Tu es dans un état pitoyable. C’est à se demander pourquoi tu t’es réveillé, si c’est pour te retrouver dans un pareil état de faiblesse. Tu aurais mieux fait de rester dans le coma, au moins le temps de reprendre des forces. C’est ce que tu penses.

Une nouvelle fois, tu observes le brun, depuis ton lit. Vous vous dévisagez l’un l’autre, quelques instants... Instants durant lesquels tu sens à nouveau quelque chose te comprimer le cœur. Tu l’as blessé, presque autant que toi... Et tu ne voulais pas en venir là, tu ne voulais pas... Pourquoi ne t’a-t-il pas écouté ? Pourquoi ne t’a-t-il pas oublié ? Tu le lui avais demandé, tu voulais qu’il ne pense plus à toi ! Pourquoi s’attacher à toi ? Tu ne voulais pas ! Et ça te fait si mal de le voir dans cet état... Tu ne sais plus ce que tu dois faire avec lui, tu ne sais pas non plus ce que tu aurais dû faire... Qu’il t’explique ! Qu’il te donne un indice au moins ! Tes questions franchissent tes lèvres, tu lui répètes que tu aurais voulu qu’il t’oublie... Une nouvelle fois, sa voix tranche dans le silence ambiant. Comment aurait-il pu ? En le souhaitant, peut-être ? Ce ne doit pas être bien compliqué d’oublier un blondinet qui ne tient pas l’alcool et qu’on a passé toute une soirée à embrasser, ou presque. Ahem... Curieusement, le rouge te monte aux joues à ce souvenir et tu baisses la tête, après l’avoir vu passer ses mains sur son visage... Tu ne serais pas contre le fait de disparaître... Mais que... Qu’est-ce qu’il dit ? Il a cru que tu étais différent, que tu ne l’abandonnerais pas ? Mais non, non ! Ce n’est pas ce que tu voulais, il n’a rien à voir dans toute cette histoire ! Ses mots te brisent un peu plus, tes mains viennent cacher tes yeux tandis que tu secoues la tête... Non... Tu as mal, tu es perdu... Que dois-tu lui répondre, que peux-tu lui répondre sans le blesser un peu plus ? Tu ne sais pas...

-Non, ne... Seth... Je... Voulais pas te...

Finalement, tu te tais. Tout s’embrouille dans ta tête, tu n’es même plus capable de faire une phrase complète. Alors tu fais ce qu’il y a de plus sage à faire : tu gardes le silence tout en observant tes couvertures trop blanches. Non, tu ne voulais pas le blesser mais de toute évidence, tu n’es bon qu’à ça. C’est désespérant. Tu secoues la tête, essayant de te remettre les idées en place... Mauvaise idée, ton corps ne suis pas et un nouvel éclair de douleur te traverse le cou. Automatiquement, une main remonte, faisant le tour du bandage... Tu ne t’es pas loupé, c’est le moins qu’on puisse dire ! Et pourtant, ce n’est pas aussi horrible que ce à quoi tu t’attendais. Après réflexion, tu peux t’estimer chanceux de ne pas avoir fini décapité, n’est-ce pas ? Oui, enfin... De ton point de vue, actuellement, c’est dommage que ce ne soit pas arrivé. Mais te rends-tu compte que ce genre de raisonnement ne te ressemble pas ? Non, visiblement pas, puisque tu t’enfonces en riant légèrement. Une remarque t’échappe, ta voix étant totalement assurée. Pour cette fois... Mais tu vois pour quoi tu reprends la parole, franchement ? C’est... Désespérant. Tu le sais bien, c’est du désespoir qui perce dans ta voix. Tu pleures, à nouveau. Tu n’en peux plus, tu veux disparaître, cesser de faire souffrir les gens autour de toi... Tu te laisses alors tomber en arrière, retenant une nouvelle grimace de douleur, et tu essayes de masquer tes pleurs. Tout est trop dur, si seulement tu avais réussi ton coup...

Sa voix te fait sursauter et, étrangement, tu cesses de pleurer alors qu’il te hurle dessus. Ce bras qui masquait tes yeux se soulève, dévoilant ton regard légèrement rougi par ces perles salées qui s’en échappaient quelques instants plus tôt. Tu l’observes, surpris, tandis qu’il se répète, plus doucement. Que tu te taises ? Tu aurais voulu, il n’y a qu’à finir ce que tu as commencé pour te taire définitivement... Mais tu n’as pas l’impression que c’est ce qu’il cherche, alors tu ravales tes larmes, quelques instants. En silence, tu écoutes ce qu’il te balance, te décomposant un peu plus au fur et à mesure que sa voix empli la chambre. Toi, un égoïste ? Mais... Peut-être... Et oui, tu sais qu’ils étaient proches, Castiel et lui, même si tu l’as appris très tard, trop tard... Tu secoues la tête alors qu’il s’accuse de sa mort. Tu n’es pas d’accord, ce n’est pas sa faute ! Et quand il parle de toi... Ce n’est plus simplement ton cœur qui se brise seul mais tu as l’impression qu’il ne cherche qu’à t’achever, plongeant une dague dans cet organe si fragile... Tu comprends petit à petit à quel point tu lui as fait mal, tu le comprends et tu t’en veux affreusement. Oui, cette fois, c’est bel et bien de la culpabilité qui vient faire son apparition dans cet océan bien trop agité de sentiments qui te balade constamment depuis quelques temps. Tu comptes donc tant que ça à ses yeux ? Tu ne voulais pas, tu n’as jamais voulu que ça arrive... Mais si c’est vraiment le cas... Tu t’en veux de ne pas avoir fait les bons choix... Te redressant légèrement, tu te mordilles la lèvre en observant ses larmes couler, encore...

-Seth... Tu n’as pas à t’en vouloir... Mais... S’attacher à moi c’est une très mauvaise idée... Je voulais juste t’éviter ça, en te demandant de m’ou...

Il te coupe la parole, reprenant, plus agressif qu’avant. Dit ainsi... Oui, tu l’as abandonné alors que, selon ses dires, il tient sincèrement à toi. Alors que de ton côté, tu as voulu l’abandonner. Tu as juste voulu fuir, définitivement. Tu penses sérieusement à disparaître sous les couvertures lorsque la suite de fige sur place. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez lui ? Mais tout tourne rond chez lui, il est parfaitement normal ! C’est toi le problème, pas lui ! Ça, tu en es plus que convaincu ! Tu ne réagis pas la moins du monde aux objets qui explosent, tu as tellement l’habitude de voir ta magie faire de même... Mais tu sens son désarroi, c’est ce qui te fait paniquer. Tu as peur pour lui ! Plus encore lorsqu’il se laisse tomber à genoux, dans quelques éclats de verre. Cette fois, tu te mords violemment la lèvre; TU n’aimes pas le voir dans cet état, tu ne supportes pas de le voir dans cet état ! Pourquoi faut-il qu’il s’attache toujours à des personnes qui n’en ont rien à secouer de lui ? C’est ce qu’il pense ? Se secoues à nouveau la tête, non, tu ne veux pas qu’il le dise, ni même qu’il le pense. Tu ne veux pas. Oubliée la douleur due à ta tentative de suicide, la seule chose qui te blesse à présent, c’est lui. Uniquement lui...

-Arrête. Arrête ça. Je t’interdis de le penser.

Ta voix sonne comme un ordre. Non, c’est un ordre. Une nouvelles fois, tu positionnes tes jambes dans le vide, hésitant une petite seconde... Mais il te suffit d’une nouvelle pression sur les mains pour te retrouver debout, à nouveau. Pied-nus sur le sol couvert de morceaux de verre, ce n’est pas ce qu’il y a de plus idéal... Mais tu t’en fiches comme tu te fiches du fait que tu n’es pas le moins du monde assuré sur tes jambes. Tu veux le rejoindre. Tu vas le rejoindre. Il n’y a pas d’autre option possible. Alors tu avances, lentement, laborieusement, un pas douloureux après l’autre. Tu n’abandonnes pas cette fois ? Non, parce que c’est lui. Parce que tu veux qu’il soit... Heureux ? Oui, c’est ça : heureux. Et ce n’est pas en le laissant pleurer qu’il va l’être... C’est ainsi que tu arrives devant lui... Et que tu te laisses tomber, juste devant. Une nouvelle fois, ton dos proteste violemment mais tu n’y fais pas attention. Tu blêmis juste un peu... Mais, après un instant d’hésitation, tu l’enlaces. Tes bras se referment dans son dos tandis que tu l’attires contre toi... Comme il t’avait manqué... Affreusement... Bien trop... Et tu ne t’en rends pleinement compte qu’à présent... C’est quand on perd quelqu’un qu’on comprend à quel point on tient à lui, non ? C’est ce qu’on dit... Mais la simple idée qu’il soit malheureux t’est insupportable alors aller plus loin... À nouveau, quelques perles salées franchissent la barrière de tes yeux et coulent le long de tes joues avant de se perdre dans ton cou, mouillant ton bandage... Alors tu fermes les yeux, comme si ça allait t’aider à ne pas pleurer...

-Seth... Seth... Si je m’en fichais de toi, je ne t’aurais pas demandé de m’oublier... Je n’aurais pas essayé de te préserver... Seth... Les gens finissent malheureux autour de moi, voir par mourir... Je veux pas que ça t’arrive aussi... Je... J’ai voulu... Je n’ai pas assez réfléchi... Pardon... Je suis désolé... Tellement désolé... Mais Seth, tu comptes pour moi... Pardon... Je n’arriverai jamais à faire quelque chose de bien j’ai l’impression... Pardon... Si tu savais comme je m’en veux... Je voulais pas que... Que... Oublie... Pardon, Seth...

Que quoi ? Qu’il en soit affecté ? Oui, mais... Tu ne peux pas lui avouer que tu as hésité, lors d’un moment de lucidité. Tu ne peux pas, parce que ça voudrait dire qu’il n’a pas été capable d’empêcher ce malheureux acte que tu as fait. Peut-être parce que tu étais trop désespéré pour te souvenir de toutes ces sensations qui se déclenchent qu’en sa présence... Tu as des papillons dans le ventre, tu te sens mal à l’aise, tu voudrais qu’il parte mais tu ne veux pas en même temps... Il est entre tes bras et tu as l’impression d’être à ta place, cette fois... Curieuse impression... Tu te sens tellement bien avec lui... Tu te détends, tu te sens apaisé... Et si c’est une bonne chose, tu as peur. Tu as peur de faire encore des erreurs, tu as peur que tout dégénère encore une fois... Alors tu le serres un peu plus contre toi, tes larmes redoublant. Cette fois tu échanges les positions... Tu t’arranges pour poser ta tête contre son torse... Tu t’agrippes à son manteau... Ton visages y disparais d’ailleurs... Et quelques petits mots t’échappent, on ne peut plus discrètement. C’est là une petite confession que tu as bien du mal à entendre...

-Je tiens vraiment beaucoup à toi, Seth... Mais j’ai peur...

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just you and me
Between us, it's a long story. With good and bad times, with a lot of laughs and tears. You're the only one for me, I want you to smile all the time. I love you. Forever.

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Seth-Wilee F. Jakotrov
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♆ âge : 20 ans.
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Ven 15 Mar - 21:11

Your face haunts my once pleasant dreams
Your voice chased away all the sanity in me.
my immortal.

Tu te rends compte dans quel état tu te mets ? Non. Pas tellement non. Tu n'as pas assez de recul pour t'observer agir, chialer comme un gamin. Tu avais promis pourtant, que tu ne pleurerais plus jamais. Une autre promesse vaine. Il faut croire que c'est dans ton sang, c'est fâcheuse tendance à ne pas respecter les accords... Enfin, cette fois, c'est juste trop. La goutte d'eau qui rapidement, vient faire déborder le vase. Un vase qui était déjà si plein, que tout son contenu se déverse enfin par tes yeux. Tu es si faible, sur l'instant... Ton cœur se serre. Certainement car ça ne te ressemble pas, d'agir de la sorte. Ce n'est pas toi, d'être aussi froid, aussi distant. Tu ne peux pas te rapprocher de lui, tu ne peux pas lui sourire, ni même lui demander comment il va ; tout ce qui t'importe sur l'instant, c'est cette brûlure qui referme ses mâchoires de feu sur cet organe vital qui peine à battre sur l'instant. Est-ce qu'il comprend, lui, Andrew ? Est-ce qu'il comprend à quel point il t'a fait mal, en agissant de la sorte ? Tu en doutes. Tu ne sais même plus quoi penser, de toute façon... Peu importe, puisque au final, c'est sûrement la dernière fois que ton regard croise le sien. Vu comme tu agis, il ne voudra plus te voir par la suite, pas plus que toi tu ne seras capable de le recevoir. S'il a tenté de se suicider, il va recommencer, c'est un têtu le petit blond. Et cette fois... Oui, cette fameuse fois où il parviendra à ses fins... Il serait préférable que sa mort t'indiffère, si tu ne veux pas subir plus de dégâts. Tes prunelles, d'habitude si chaudes, si rassurantes, demeurent de glace sur le moment. Tout est de glace de toute façon, entre toi et lui. « Il ne faut pas croire en moi, parce que... Parce que je rate toujours tout... Mais qu’est-ce que tu crois ? Que je n’ai pas... Essayé de tenir le coup ? Je fais semblant d’aller bien.... Depuis bientôt deux ans ! J’en peux plus ! Je peux plus tenir ! Je... Je ne sais pas comment faire, je n’ai jamais appris... Je ne suis pas toi... Je ne suis pas... Aussi résistant que toi, Seth... Essaye de le comprendre... S’il te plait... » Tes larmes coulent, encore, creusant de nouveau sillons de sel sur tes joues. Rater toujours tout... Si tu avais écouté les petits sorciers de la haute, tu étais un raté. Tu n'étais rien de plus qu'un bon un rien. Un autre ramassis de poussière qui comme son père, crèverait au fond d'une mine, d'un coup de grisou, ou simplement en crachant ses poumons. Si tu en es là aujourd'hui, c'est car tu as refusé de les croire. Ne peut-il pas te faire confiance un peu, lui aussi ? Abandonner ce qu'il pense de lui-même, le temps de remonter la pente ? Tu serres les dents, à chacun de ses mots. Car c'est trop douloureux. Bien trop douloureux à ton goût. Il fait semblant depuis deux ans, toi, tu as l'impression de faire semblant depuis ta naissance. Plus précisément depuis que ta mère et ta sœur ne sont plus de ce monde. Mais ça, il ne peut pas le savoir, ni le comprendre, il n'est pas au courant. Tu as juste l'impression d'entendre le reflet de tes pensées, ta conscience s'échapper d'entre ses lèvres. Sourire, dire que tout va bien, rire, faire comme s'il n'y avait rien... C'est presque devenu ton quotidien. Tu ne dis pas par là que tu ne passes pas de bons moments, bien au contraire... Mais, il est clair que la vie n'a jamais été vraiment tendre avec toi. Qui peut blâmer le destin, quand il porte le doux nom de hasard ? Personne. Toi y compris. Il te demande de comprendre, accepter qu'il ne soit pas aussi résistant que toi. Vu la face que tu affiches, c'est bien trop te demander. Tu ne peux donc pas comprendre ? Non. Tu refuses de le comprendre, car pour toi, tu n'as rien d'exceptionnel. Tu es comme les autres. Tu as un cœur, tu es fait de chair, de sang, d'os. Tu n'as rien de plus que lui, qui peine à remonter sur son lit. C'est pour ces raisons, que tu refuses de l'entendre, d'acquiescer simplement et de le pardonner pour le tort qu'il t'a causé. Tu desserres enfin les mâchoires, et te rends compte de la tension que tu exerçais dessus à cause de la douleur fugace qui se développe dans tes dents. « Je peux comprendre qu'on ne soit pas résistant. Mais de là à abandonner, comme ça... Non. Ça, je ne peux pas le comprendre. Ni l'accepter, le tolérer, rien. Je ne veux même pas croire que c'est possible, d'être aussi lâche. » Tes mots, toujours aussi brûlant, s'échappent de ta bouche. Déjà, tu regrettes le ton amer que tu emploies. Tu es cruel avec lui, tu t'en rends compte ? Bien sûr que non. Tu es bien trop aveuglé par ta haine, pour essayer de te calmer, d'être plus diplomate. Ce n'est pourtant pas le moment de l'enfoncer, mais si tu ne le fais pas maintenant... Si tu ne te montres pas assez dur, si tu ne parviens pas à le bousculer comme il le faut, tu sais ce qu'il en découlera ; il recommencera, et cette fois, il se tuera pour de bon. Tu ne veux pas accepter qu'il t'abandonne, lui aussi... Et pourtant, qu'est-il réellement pour toi ? Rien, et tellement à la fois. Il est ce garçon que tu as embrassé, dans un bar, alors que tu venais à l'origine pour noyer de pesants souvenirs au fond d'une bouteille de vodka. Les choses se sont enflammées, bien trop vite, vous avez joué longuement tous les deux. Puis, il est venu chez toi, et le jeu a pris encore une autre dimension. Le matin, t'en souviens-tu ? Quand ses yeux trahissaient le mensonge qu'il dissimulait derrière des paroles qui te demandaient clairement de l'oublier. Ses sourires, parfois gênés, et à la fois si réconfortant. Il est bien trop pour que tu t'autorises à lui dire à dieu. Trop pour le laisser abandonner le navire. C'est égoïste de ta part, en un sens... Mais tu ne peux cautionner qu'il te laisse comme un chien sur le bord de la route, lui aussi.

Le voir rougir t'aurait fait sourire, il y a quelques temps. Désormais, voilà qui te fait ni chaud, ni froid. C'est à peine si tu remarques la gêne teinter ses joues. Ton visage enfoui au creux de tes mains, tu es bien trop occuper à pleurer, encore, toujours. Tu n'as l'impression que tu ne fais que ça ; les vannes sont ouvertes, et la seule personne qui est actuellement capable de les fermer ne se rend même pas compte de l'influence qu'elle a sur toi, et préférerait que tu l'oublies. Qu'est-ce qui cloche chez toi, chez lui, chez vous ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. « Non, ne... Seth... Je... Voulais pas te... » Te quoi ? T'abandonner ? Il l'a fait pourtant. Et apparemment, voilà qui ne l'aurait pas dérangé de réussir. Il te dégoûte, il t'énerve. Tu ne sais plus quoi faire, de peur de péter les plombs, et d'embraser la chambre d'hôpital en entier. « Tu ne voulais pas non. Pourtant, tu l'as fait. » tais-toi. Cesse donc d'être aussi cruel, aussi mauvais. Il est assez mal comme cela, c'est inutile d'en rajouter une couche... Et pourtant, tu t'acharnes, comme un chasseur enfonçant sans raison, son couteau à plusieurs reprises dans le cadavre de son gibier. La lame tourne, à gauche, à droite, dans la plaie. Elle la maintient bien ouverte, pour laisser le sang s'écouler et surtout, empêcher l'autre de cicatriser. C'est le lent poignard, le couteau rancunier, le plus douloureux certainement. Celui qui t'a transpercé, à maintes reprises, à chaque fois qu'un de ce que tu aimais s'en allait vers d'autres cieux.

Il reprend la parole. Et la grosse connerie qu'il peut te sortir le fait rire. Il est bien le seul à exprimer sa joie de cette manière, d'ailleurs : ce qu'il te raconte te désole. Il aurait préféré réussir ? Il retourne ta propre lame contre toi, comme si la plaie qui parcourait ton cœur de haut en bas n'était pas assez béante à son goût. Alors, là, c'est trop : tu t'énerves sérieusement. Tu essayes de te contrôler, mais la rage parcourt tes veines plus vite qu'une flamme glisse sur une traînée de poudre, il te rend carrément dingue, rien que par ses propos. Tu brûles d'envie de lui faire mordre sa langue, de le faire souffrir de toi-même, mais tu ne veux pas. Il peut se remettre à pleurer, tu n'en as rien à faire, tu préfères l'interrompre, de peur qu'il reprenne à nouveau. Tu n'es pas bien tendre, à lui hurler dessus. Mais lui non plus ne l'est pas, à t'amocher, encore un peu. D'une voix plus douce mais tout aussi amère, tu te répètes d'ailleurs. Qu'il se taise, c'est tout ce que tu désires. Et par l'occasion, il s'arrête même de pleurer. À croire que tu l'as vraiment coupé dans son élan. Au moins, tu es sûr qu'il va t'écouter, jusqu'à la fin. Car ce n'est pas de gaïté de cœur, que tu lui balances ces mots. Bien au contraire, ils sont aussi douloureux pour toi que pour lui, si ce n'est même plus. Castiel était tant pour toi. Il était comme ton frère. Celui sur qui tu aurais pu vraiment compter, quand tu avais un problème. Il était un tout ; il pouvait te remettre dans le droit chemin, ou partir dans tes délires. Il était tout ce que, aujourd'hui, tu retrouves en Altaïr. Tout ce que tu avais cru retrouver en Andrew, aussi. En bref, tu veux faire passer la pilule au blond : il t'a abandonné au moment où tu avais le plus besoin de quelqu'un dans la vie. Quand ta mère et ta sœur sont mortes, il y avait encore ton père. Quand ton père est mort, il y avait encore Castiel. Et maintenant, la boucle se referme, il n'y a plus personne ; Altaïr ne peut pas suffire à lui tout seul. Et des deux personnes qui pouvaient t'aider, la première refusait de te parler, la seconde a tenté de se suicider. Brillant ta vie, franchement.

« Seth... Tu n’as pas à t’en vouloir... Mais... S’attacher à moi c’est une très mauvaise idée... Je voulais juste t’éviter ça, en te demandant de m’ou... » Comment tu pourrais ne pas t'en vouloir, hein ? C'est toi qui l'as tué, Cas. Il n'y a rien à redire là-dessus, tu te sais coupable. Tu aurais dû être à sa place. Tu aurais dû crever à sa place ; toi, tu n'avais plus de famille. Lui, il avait son père, sa mère, sa sœur Freyja. Il avait encore tant à vivre, avant de rendre son dernier souffle... Toi, tu avais déjà l'impression d'avoir tout donné. S'attacher à lui est une mauvaise idée ? À l'écouter, tout est une mauvaise idée. Rien que le fait que tu sois là, devant lui, est aussi une sale idée. Il faut croire que tu les collectionnes de toute façon, alors une de plus, une de moins... Tu lui coupes la parole, avant même qu'il n'ait le temps d'achever un mot que tu devines déjà : oublier. Il n'a que ça à la bouche, apparemment. Quand va-t-il se rentrer dans le crâne que c'est impossible, hein ? Cette fois, tu es plus agressif. Tu t'es montré bien trop doux jusque là, d'après toi. Il a besoin qu'on lui remonte les bretelles, pas qu'on le caresse dans le sens du poil pour l'inciter à recommencer. Abandon. Ce mot fait une bonne centaine de fois le tour de ton esprit, alors que la panique te gagne lentement... Seulement maintenant ? Il faut croire que oui. Ta magie se manifeste, involontairement, quelques objets explosent. Tu es tellement perdu...

Tu finis par tomber à genoux, dans les quelques débris de verre qui jonchent le sol. Tu les sens, même à travers le tissu de ton pantalon. Tu n'en as trop rien à faire en fait, puisque tu portes plus d'attention aux larmes qui coulent sur tes joues. Tu passes encore une fois, comme par automatisme, les mains sur ton visage. Pourquoi faut-il que tu t'attaches toujours à des gens qui au final, n'en n'ont rien à faire de toi ? C'est une erreur fréquente chez toi. L'exemple de Freyja est là pour l'illustrer. « Arrête. Arrête ça. Je t’interdis de le penser. » Tu serres encore les dents. De vous deux, ce n'est pas tellement à lui de t'interdire quelque chose. Tu ne le penses pas seulement, puisque tu le sais, c'est vrai. « Bien sûr que si. » Bien entendu, que tu dis la vérité. Il ne t'aurait pas abandonné sinon. Tu ne le vois pas, mais tu l'entends : il vient se laisser tomber juste devant toi. Tu le laisses d'ailleurs faire, quand il t'enlace, t'emportant contre lui sans même que tu n'essayes de résister. Il t'avait tant manqué, tu as eu si peur. Trop peur... déversant encore quelques larmes, tu glisses pourtant tes mains, doucement, dans son dos. Tu ne veux plus le lâcher, plus le quitter. Tu ne prêtes même pas attention à l'odeur d'antiseptique qui se faufile jusqu'à ton nez. Tu ne fais réellement attention qu'à lui sur le moment. Lui, ses mains, ses cheveux qui viennent comme la première fois te chatouiller... Ces futiles détails qui au final, te semblent si vitales ! « Seth... Seth... Si je m’en fichais de toi, je ne t’aurais pas demandé de m’oublier... Je n’aurais pas essayé de te préserver... Seth... Les gens finissent malheureux autour de moi, voir par mourir... Je veux pas que ça t’arrive aussi... Je... J’ai voulu... Je n’ai pas assez réfléchi... Pardon... Je suis désolé... Tellement désolé... Mais Seth, tu comptes pour moi... Pardon... Je n’arriverai jamais à faire quelque chose de bien j’ai l’impression... Pardon... Si tu savais comme je m’en veux... Je voulais pas que... Que... Oublie... Pardon, Seth... » Les larmes redoublent pendant un court instant, alors il a fait ça pour te protéger ? Il t'a demander de l'oublier juste pour te protéger ? Tu n'en reviens pas... Les gens finissent par mourir autour de lui hein... Alors qu'en est-il pour tes proches ? Ils sont tous morts. Ou presque... à croire que vous deux, vous êtes dans le même bateau... Terrible. Il semble si désolé... Il ne voulait pas que quoi ? Qu'il te fasse mal ? Dans tous les cas, il a réussi... Tu restes dans ses bras, incapable de prononcer le moindre mot. Tu as peur de le blesser encore un peu, tu as déjà l'impression d'en avoir trop fait... Mais non, tu reprends la parole. Même si tu es trop bien ainsi, car tu as besoin de le rassurer, besoin de lui faire comprendre que s'il a besoin, toi, tu seras toujours là pour lui. « C'est...C'est rien Andrew... Je suis juste complètement perdu, je sais plus c'que je dois faire... Tout autour de moi, tout le monde est mort, j'avais juste besoin de quelqu'un à qui me rattacher... Faut croire que je t'ai porté malheur... Tu as déjà tant fait pour moi, t'as pas à t'en vouloir Andrew.... » Non, tu ne veux pas qu'il s'en veuille. Au fond, tu ne sais pas si tu te sens capable de le pardonner, tu sais qu'il te faudra encore un peu de temps, avant de totalement te remettre de cette histoire... Mais bon...

Il se laisse un peu plus tomber dans tes bras, tu ne réagis pas plus, le gardant simplement confortablement installé contre toi. Tu fermes les yeux, posant ton menton sur le dessus de sa tête. Au final, tout ce qui compte, c'est qu'il aille mieux... Te calmant lentement, tu reprends un rythme respiratoire à peu près normal. Inspirer. Expirer. Doucement, tu te reprends. Voilà, c'est bien mieux ainsi... « Je tiens vraiment beaucoup à toi, Seth... Mais j’ai peur... » Sa voix est si calme, si discrète... Un murmure que personne ne peut entendre sauf toi. Tu souris tristement... Peur de quoi ? Elle est là, la vraie question. « Je tiens beaucoup, vraiment beaucoup à toi Andrew... Quoique ce soit, tu n'as pas à avoir peur... » Tant qu'il sera avec toi et qu'il tiendra la promesse future qu'il ne recommencera pas ses bêtises, il n'aura pas à avoir peur. De rien, ni personne. Tu glisses tout doucement une main dans ses cheveux, effleurant à peine le bandage qui fait le tour de son cou du bout de tes doigts. Cette sensation t'avait tant manquée, elle aussi... te mordillant un peu l'intérieur de ta joue droite, tu te relèves habilement, l'aidant au passage à faire de même. Tu es doux, tu ne veux pas le secouer, il est assez amoché comme cela. Alors, avec précautions, tu reviens à une position debout, ne le relâchant pas pour autant... Et enfin, tu captes qu'il y a des bouts de verre par terre. Qu'il est pieds nus, et visiblement pas très assurés sur ses jambes... Donc, tu l'attrapes, le soulevant, le portant pour venir le déposer sur le lit blanc de l'hôpital. C'est peut-être mieux ainsi, non ? Tu attrapes une chaise non loin, pour t'asseoir à côté de lui... Tu ne sais pas si tu dois parler, ou rester silencieux... Mais au final, tu reprends la parole. « Je... Andrew, promets-moi s'il te plaît de ne jamais recommencer... C'est vraiment la seule erreur que tu pourrais faire, avec moi... C'est je crois, la dernière chose qui viendrait m'anéantir, vraiment... J'ai besoin, j'ai envie que tu vives... C'est peut-être moi l'égoïste pour le coup, mais... J'ai déjà trop perdu, j'ai besoin de quelqu'un, et je crois que cette personne, c'est toi... Enfin, bien sûr, je comprendrai que tu ne veuilles plus me revoir, que tu préfères que je t'oublie... Mais ne recommence jamais, promis ? » Tu serres le dents, puisque au final, ton interrogation n'en est pas tellement une. Elle sonne plus comme un ordre, pour toi.. Et quelque soit sa décision ; celle de te laisser partir définitivement, de te retenir ou peu importe, tu ne veux pas qu'il attente à sa vie à nouveau, ce serait bien trop douloureux pour toi...

Baissant les yeux, tu finis par te relever. C'est pas que tu as l'impression d'avoir jeté un froid, mais.. Ouais, il faut que tu t'aères, juste un instant. Enfin... Non, il vaut mieux rester avec lui. Tu ne peux pas abandonner la conversation comme ça... Alors, tu reprends, une ultime fois, avec un curieux sourire pour border tes lèvres. Tu te penches un peu sur lui, déposant tes lèvres au coin des siennes. « Je crois que... Je... Je crois que je t'ai... » Et voilà qu'on te coupe la parole. Mauvais moment, pas vrai ? Tu te ravises, alors qu'une infirmière rentre dans la pièce. « Allez jeune homme, laissez votre frère tranquille un instant, nous devons changer le bandage. » Tu souris simplement, haussant un peu les épaules... Zut alors. Sortant de la pièce à reculons, tu mimes, du bout des lèvres, soufflant au blond que tu reviens très vite, le temps d'aller chercher quelque chose à boire. Et aussi de passer un coup de fil, pour la remercier, elle. Pour rassurer Altaïr. Un petit signe de la main, et tu files donc à travers les couloirs. C'est vrai. Tu l'aimes.

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Sam 16 Mar - 15:00

Le ton qu’il prend te fait mal. Ses mots te brisent. Tu lui demandes juste de te comprendre, de comprendre que tu n’es pas aussi résistant que lui. Est-ce trop compliqué ? Apparemment... Il dit qu’il peut comprendre qu’on ne soit pas résistant mais pas qu’on puisse abandonner... Fuir, oui... C’est ce que tu as fait, c’est ce que tu voulais faire : fuir la réalité, tes responsabilités. Fuir la vie, tout simplement. Lâche. Voilà le mot qu’il emploie pour te désigner. Ce n’est pourtant pas ton genre, habituellement. Au contraire, tu tiens tête aux autres, tu accumules tout pour ne pas trop être affecté par tout ce qui t’entoure. Mais cette fois, tu as atteint tes limites. Tu ne peux plus accumuler, garder pour toi tous tes problèmes, tout ce qui te tombe dessus. Tu ne peux tout simplement plus. Alors oui, tu as voulu fuir cette réalité qui te détruit lentement mais sûrement, cette vie qui, à tes yeux, n’est pas faite pour toi. Trop de problèmes, pas assez de place pour l’imagination, pour laisser libre court à ta douce folie... Alors tu fuis, parce que ça ne te convient pas ? Non, tu as fait des efforts, tu as essayé. C’est ce que tu viens de tenter de lui expliquer : tu as essayé de t’en sortir ! Mais c’est impossible, tu n’y arrives pas, c’est trop dur, tu en es incapable. Alors tu baisses les yeux. Un lâche... Tu ne te voyais pas tellement ainsi, à vrai dire. Mais cette fois tu as choisi la solution de facilité. Pour toi, pour faire réagir les autres. En bien ou en mal, le plus important, c’est de les faire se bouger un minimum. Lui ne comprend pas comment tu as pu penser au suicide, toi-même tu as du mal à saisir pourquoi tu en es parvenu jusque là alors que tu t’étais isolé quelques temps afin de penser à autre chose... Il faut croire que tu étais trop désespéré. Tu baisses les yeux et te mordilles la lèvre, t'abstenant de toute réponse. Ton silence parle pour toi. Oui, tu as été lâche pour ce coup. Et après ? Tu as honte mais tu sais que si tu avais l’occasion de recommencer, tu le ferais.

Le froid des dalles de l'hôpital finit par te rappeler à l’ordre. Il faut que tu te relèves sinon tu vas prendre froid. C’est ce que tu fais, difficilement. Mais tu tiens bon, jusqu’à te retrouver sur tes couvertures. De ton perchoir, tu l’observes, vous vous dévisagez... Et ton cœur se comprime, lentement mais sûrement... Tu l’as blessé, tu le sais, tu t’en rends bien compte. Tu ne voulais pas... Il aurait mieux valu pour vous deux que vous ne vous rencontriez jamais. Pour autant, toi, veux-tu oublier cette soirée que vous avez passée ensembles ? Veux-tu oublier ces baisers échangés, ces caresses, ces rires et ces sourires ? Veux-tu tout oublier, passer l’éponge, faire comme s’il ne s’était jamais rien passé ? Non. Tu tiens à lui, même si tu ignores beaucoup de choses à propos de lui... Pour rien au monde tu ne voudrais l’oublier... Et c’est en te souvenant du fait que vous avez bel et bien passé quasiment toute une soirée à vous embrasser que le rouge te monte aux joues. Tu baisses alors la tête alors que lui cache son visage entre ses mains... Tu voudrais disparaître parce que tu ne sais pas ce que tu veux... Et il parle encore et encore... Ses mots te brisent un peu plus, tu essayes de disparaître sous tes mains... Peine perdue. Alors tu essayes de parler, tu essayes de répondre à ses propos sans le blesser. Mais ce qui s’échappe d’entre tes lèvres ne forme que des morceaux de phrases incompréhensibles. Tu ne voulais pas le blesser, tu ne voulais pas qu’il en arrive là... Mais puisque tu n’arrives pas à parler, tu te tais. Ça vaut bien mieux, pour lui comme pour toi. Tout s’embrouille tellement dans ton esprit... Il te trouble, c’est indéniable. S’en rend-t-il compte ? Tu n’en as pas l’impression. Tu ne voulais pas le blesser mais tu l’as pourtant fait, comme il le dit si bien. Tu voudrais qu’il se taise, qu’il te laisse un peu et pourtant tu ne veux pas qu’il parte... Alors tu gardes les yeux baissés, brisé.

-Pardon...

C’est tout ce que tu arrives à dire, pardon. Et pourtant, quelques instants, tu ris. Tu t’es loupé, encore. Tu es un maladroit de première. Bien sûr que tu aurais préféré réussir, mais tu lui demandes pardon pour le mal que tu lui fais. Tu es désespérant... Tu es désespéré... Et tu pleures, te laissant retomber sur ton lit. Tu veux disparaître, tu veux mourir... Tu n’en peux plus... Mais tes larmes ne coulent pas longtemps puisque sa colère t’interrompt d’un coup. Pourquoi se met-il en colère ainsi ? Parce que tu lui as renvoyé cette lame qu’il enfonce dans ton cœur depuis son arrivée ? Peut-être... Mais d’un côté, tu dis la vérité, ta vérité. Tu es maladroit, un jour ça se retournera contre toi, voir contre tes proches. Et tu as si mal de l’avouer, tout comme tu as mal de l’entendre. Il te tue à petit feu, au fur et à mesure qu’il enchaîne les mots, au fur et à mesure que tu comprends aussi qu’il s’est trop attaché à toi... Tu n’es plus qu’un océan déchaîné de sentiments qu’il contrôle par ses mots. Et il ne fait que te détruire à chaque instant, te maintenant la tête sous l’eau, inlassablement. Vas-tu finir par te noyer dans ta culpabilité ? Peut-être... Tu t’en veux... Il ne faut pas qu’il se sente coupable de quoique ce soit... Alors tu tentes de parler, de donner un semblant d’explication. Tu voulais le préserver ! Mais il ne t’écoute même pas, il se contente de te couper la parole, reprenant avec plus d’agressivité. Tu te recroquevilles, tu es malheureux, non pas à cause de l’état dans lequel tu es mais à cause du sien... Tu voudrais te cacher sous tes couvertures, comme un enfant fuyant cette vérité qu’on lui balance au visage. Au fond de toi, tu es encore ce fragile enfant... Mais tu n’as pas le temps de le faire puisque ce sur quoi il enchaîne te fige. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez lui ? Mais rien, rien ! Tout est de TA faute, pas de la sienne ! Tu voudrais lui hurler qu’il se trompe, qu’il n’a pas à croire que tout le monde n’en a rien à faire de lui ! Mais tu ne peux pas, ta voix se bloque dans ta gorge. Tu ne peux pas le laisser penser ainsi, tu ne peux pas, tu te l’interdis. Alors tu prends sur toi et tu répliques, calmement, bien que ta voix sonne comme un ordre. Tu lui interdis de penser ainsi. C’est un ordre, pur et simple. Bien sûr que si ? Tu serres les dents et les poings. Il ne peut pas se taire ? Il ne peut pas t’écouter un peu ?

-Bien sûr que non.

Et tu vas le lui prouver ! Une nouvelle fois, tu te relèves. Pieds-nus sur le sol jonché de morceaux de verre... Ce n’est pas ce qu’il y a de plus idéal mais tu n’en as rien à faire. La plante de tes pieds est transpercée à chaque pas que tu fais mais tu ignores la douleur, elle n’existe pas face à ce que tu ressens au niveau du cœur... Ses larmes t’achèvent, alors tu vas tenter de les sécher... Parce que tu ne veux pas qu’il soit malheureux... Il n’y a plus que lui à tes yeux. Lui et seulement lui, toi, tu n’existes même plus. Tu te laisses tomber à genoux devant lui, retenant un gémissement de douleur lorsque celle-ci se propage dans ton dos et tes jambes, et tu l’enlaces. Tes bras se referment dans son dos, agrippant son manteau, tandis que tu l’approches de toi sans qu’il ne cherche à te repousser. Il t’avait manqué... Tant manqué... Et tu ne t’en rends compte qu’à présent, c’est affolant. Ses mains glissent dans ton dos, t’arrachant un petit frisson... Tu as beau avoir mal, ce simple contact te comble au plus haut point. Tu es heureux dans se bras, tu as retrouvé ta place. Ses mains dans ton dos, son odeur, ses cheveux... Tu te sens si bien... Toi qui voulais juste qu’il soit heureux... Tu pleures à nouveau, trop bien dans ses bras... Qu’est-ce que tu as encore fait ? Des bêtises... Il faut que tu essayes de réparer tout cela, alors tu fermes les yeux et tu reprends la parole. Ta voix est discrète, douce, sincère... Tu essayes de lui expliquer pourquoi tu ne voulais pas qu’il s’attache à toi... Pour le protéger... Mais tu as échoué, comme toujours. Alors tu lui demandes pardon pour ton attitude, tout simplement. Tu ne peux pas non plus tout lui avouer, ce serait bien trop dur... Il t’en voudrait... Alors tu gardes encore pour toi certaines de tes pensées... Tu restes juste contre lui... Jusqu’à ce qu’il te réponde à son tour. Lui, complètement perdu ? Oui, tu peux le comprendre... Mais... Tout le monde est mort autour de lui ? Tu te mords la lèvre. Tu l’ignorais... Tu as encore fait une belle c*******, avoue. Mais, il t’a porté malheur ? Tu secoues très légèrement la tête, de gauche à droite, faisant attention. Non, c’est... Minute.

-Tant fait pour toi ? Regarde, j’ai juste réussi à te faire du mal... Et non, tu m’as pas porté malheur... Ça me suit juste depuis toujours... Je suis tellement désolé... De pas avoir compris...

Compris quoi ? Qu’il ne fallait pas que tu en viennes à une telle extrémité, pas tant qu’il resterait attaché à toi. Tu t’en veux à mort... Et tu te laisses aller dans ses bras. Tu voudrais qu’il te laisse et pour autant, tu ne veux pas quitter ta place actuelle. Tu te sens mieux, confortablement installé contre lui. Tu te sens plus apaisé. Les flots déchaînés se calment doucement, lentement, mais si l’océan de tes sentiments se calme, tu vois les ailerons de la peur rôder autour de toi. Ta tête contre son torse, tes mains se refermant aussi fort que possible sur son manteau, son menton se posant sur ta tête, quelques mots t’échappent. Il n’y a que lui qui peut t’entendre, tu as été tellement discret... C’est une confession, c’est ta confession. À laquelle il répond, discrètement... Il tient beaucoup à toi... Oui, tu as fini par le comprendre. Tard, très tard. Presque trop tard... Mais fort heureusement, ce n’est pas le cas. Quelques larmes t’échappent à nouveau alors que tu te blottis un peu plus contre lui tout en frissonnant alors que tu sens une de ses mains glisser dans tes cheveux... Cette sensation t’avait terriblement manquée... Tu te mordilles la lèvre, tu lui dois bien un mot d’explication, non ? Oui, au moins un. Il faut juste trouver le bon. Sauf que tu n’en as pas le temps, puisqu’il se relève, t’aidant à faire de même. Oh là, mauvaise idée, tu es bien peu assuré sur tes jambes. Tu te tiens à lui pour ne pas tomber, les bouts de verre enfoncés dans tes pieds ne t’aidant pas tellement. Et étrangement, il t’attrape pour te transporter.

-Hééé ! Arrête de me porter, j’suis pas une princesse en détresse !

… N’importe quoi. C’est vraiment n’importe nawak comme réaction. Tu le sais bien mais tu souris et t’accroches à lui. Tu as beau protester, tu es bien content de ne pas avoir à marcher. Tu es encore faible et tu préfères garder ton énergie pour discuter plutôt que pour bouger. Quelques instants plus tard, tu es de retour sur ton lit sur lequel tu t’assois. Pendant ce temps, tu l’observes prendre une chaise avant de revenir à tes côtés, s’installant dessus. Tu aurais préféré qu’il s’installe sur le lit mais bon... Tant pis. Finalement, tu retires les quelques bouts de verre plantés dans tes pieds puis te glisse à nouveau dans tes draps. Il fait plus chaud ainsi... Mais tu restes toujours concentré sur lui, surveillant qu’il ne se sauve pas entre-temps. Tu ne veux plus qu’il s’en aille, tu veux qu’il reste avec toi... Alors que tu sais pertinemment que, pour lui, ce serait mieux qu’il parte et ne revienne jamais vers toi... Dès qu’il ouvre la bouche, il capte toute ton attention. Il te demande beaucoup. Une promesse de ne jamais recommencer... Tu ne peux pas te permettre de lui faire une telle promesse, le désespoir te fait faire bien des bêtises... Et pourtant ses arguments te touchent, si jamais tu parviens à mourir, tu lui feras du mal. Tu ne veux pas, tu ne peux pas le rendre malheureux ! C’est hors de question ! Mais tu détournes le regard, te mordillant une nouvelle fois la lèvre... C’est dur de lui faire une promesse, parce que tu as tendance à les tenir... Et si un jour tu ne voyais plus que ça comme solution ? Non, il a raison, il ne faut pas, il ne faut plus que tu abandonnes. Pas pour toi, ta vie, tu n’en as rien à faire au final, mais pour lui, pour les personnes qui comptent pour toi... Un imperceptible soupir s’échappe d’entre tes lèvres avant que tu lui répondes.

-Seth, je... Je... Je sais pas si je peux te le promettre... Je veux bien essayer mais... Je sais que j’y arriverai pas tout seul... Seth... Je veux pas que tu partes. Même si je sais que ce serait beaucoup mieux pour toi, je veux pas... Je peux pas... Si j’accepte de te le promettre... Tu resteras avec moi ?

Tu sens tes joues devenir brûlantes. Qu’est-ce que tu racontes encore ? Qu’est-ce que tu fabriques ? Tu délires complètement là ! Tu te mords vraiment la lèvre, espérant avoir seulement imaginé de telles paroles. Mais non, tu sais que c’est trop tard. Tu ne peux pas revenir en arrière... Il faut que tu rattrapes le coup, et vite ! Vite !!! Une de tes mains vient glisser dans ses cheveux, le décoiffant joyeusement. Un étrange petit sourire étire tes lèvres mais tes yeux ne mentent pas : au fond de tes prunelles bleues-vertes, c’est de la gène qui y brille.

-Fait pas attention, petit Chocapic. Je dois avoir de la fièvre...

C’est... Idiot. Vraiment. Et en plus tu utilises un surnom ! Non, décidément, tu ne vas pas bien. Tu t’enfonces un peu plus dans l’oreiller, désespérant. Et pourtant, ne commencerais-tu pas à déjà redevenir toi-même ? Si, peut-être un peu. Ton cœur brisé cicatrise, lentement mais sûrement. Tu te sens mieux... Un peu. Grâce à lui. Quel étrange impact a-t-il sur toi... Il se relève, tu ramènes donc ta main à toi... Mais tu t’inquiètes un peu de le voir debout. Il va rester, hein ? Tu espères... Mais oui, il reste. Ouf. Par contre, tu aimerais bien comprendre quel est ce sourire qui étire ses lèvres. Tu écarquilles les yeux lorsqu’il vient déposer un baiser au coin de tes lèvres, te figeant un peu. Que, que... Il croit que ? Qu’il t’ai ? Raaaaaaaaah, quelqu’un vient vous interrompre ! Tu la détestes ! Profondément ! Il croit qu’il quoi ? Qu’il... Tu rosis alors qu’il se redresse à nouveau... Il n’allait quand même pas prononcer ce mot, ce verbe, si ? Ton cœur se serre... Tu tentes de le retenir mais tu stoppes ton geste avant de l’atteindre. Non, ne fais pas n’importe quoi ! Laisse-le s’éclipser, de toute manière, l’infirmière ne le laissera pas rester. Mais tu brûles tellement d’envie de l’arrêter, de le serrer dans tes bras, de l’embrasser, de... Heu... Stop on a dit. Tu le suis du regard jusqu’à ce qu’il quitte la pièce, hochant la tête lorsqu’il mime un message à ton intention. Il revient... D’accord... Tu l’attendras alors. De toute manière, tu ne peux pas spécialement bouger de là.

Dans un soupir, tu le regardes disparaître tandis que tu te redresses à nouveau, t’asseyant pour faciliter le travaille de la demoiselle qui s’occupe de toi. Tu ne dit pas un mot, tu n’en as pas envie et tu ne fais pas tant attention à ce qu’elle te raconte. Tu n’as même pas noté qu’elle a cru que Seth était ton frère, c’est pour dire ! Et, de toute manière, que pourrais-tu bien lui raconter ? Elle ne fait que constater que ta blessure n’est pas cicatrisée, elle te reproche de t’agiter. Très drôle... C’est un regard fatigué que tu poses sur elle. Depuis ton réveil, tu entends toujours la même chose. Elle ne peux pas changer de disque, un peu ? Juste un peu... Mais non. Ton bandage est retiré, tu grimaces lorsqu’elle en pose un autre. Tu es étrangement sensible dans le cou... Pendant qu’elle s’occupe de toi, tu te mordilles la lèvre, réfléchissant. À quoi ? À qui plutôt. À Seth... Petit Seth... Qu’a-t-il voulu dire ? Qu’il... T’aimait ? Tu as peur que ce soit le cas, parce que, au fond de toi, tu sais que c’est réciproque, même si tu ne veux pas l’avouer... Et tu as peur de ce sentiment aussi... Tu as vu le résultat avec tes parents... Là, tu es perdu... Que faut-il que tu fasses ? Tiens, elle s’en va ? Déjà ? Un de tes doigts vient toucher la bande propre... Ah bah oui déjà. Apparemment, tu ne lui as pas prêté attention. Oups. Tu te feras pardonner une autre fois. Le porte se referme derrière elle, toi tu retournes sous les couvertures, les yeux grands ouverts sur le plafond. Que faire ? Là encore, tu n’as pas tellement le temps d’y réfléchir parce qu’une affreuse sonnerie te fait sursauter. Ton portable ! Saleté, cette chose ne s’éteindra donc jamais ? Dire que c’est toi qui ne l’éteint jamais afin d’être toujours prêt à te déplacer en cas de problème avec ta famille... Pff. Là tu regrettes. Enfin, tu attends que ça bascule sur la messagerie. Trois, deux, un... Bip.

-Andrew Firearrow ! Je te hais, b***** ! Je sais que t’es réveillé, pourquoi tu réponds pas p***** de m**** ? Décroche ce c** de téléphone et ose venir me parler ! J’en fous, tu sais que je vais continuer à t’énerver avec mes appels jusqu’à ce que je me déplace jusqu’à l’hôpital ! D’ailleurs, ça devrait plus tard ! Je te jure que dès que je te vois, je t’étrangle et je finis cette s******** de c******* que tu as faite ! Tu veux crever, je t’en pries, mais je me réserve le plaisir d’en finir avec toi ! Crétin ! Au fait, si papa passe avant moi, j’aimerais que t’évite de le pousser au suicide. T’as déjà tué maman, j’ai pas envie de finir orphelin par ta faute !

Il raccroche. Toi tu es aussi blanc que tes draps. Tu te sens mal... Très mal... Sauf que là, tu en as assez. Tu as été suffisamment brisé avec le petit brun tout à l’heure, tu ne le supportes plus. Alors sans faire attention, sans chercher à savoir s’il y a quelqu’un de l’autre côté de la porte ou même si quelqu’un est entré entre-temps, ta magie échappe complètement au peu de contrôle que tu veux avoir. Ton téléphone explose en plein de petits morceaux et tandis que tu caches ton visage entre tes mains, le massacre continue. Les objets explosent, les uns à la suite des autres. La lampe au-dessus de toi aussi. Les morceaux de verre te retombent dessus, tu les ignores. Tu es bien trop occupé à pleurer, encore... Tu n’en peux plus, ces reprochent te tuent. C’est ce que tu ne peux pas supporter, c’est ce que tu refuses de porter et que pourtant on te place sur les épaules... Tu n’en peux plus... À nouveau, tu veux disparaître... C’est d’ailleurs ce que tu fais, enfouissant sa tête sous les couvertures. Recroquevillé sur toi-même, tu n’es plus qu’une masse sous des draps blancs, parcourue de quelques sanglots... La colère et le désespoir ont de bien drôles d’effets sur toi... Tu n’en peux plus... Quand tu disais que tu n’y arriverais pas tout seul... Un seul mot s’échappe discrètement d’entre tes lèvres entre deux sanglots, comme un appel à l’aide. C’est lui que tu appelles, lui que tu veux voir... C’est égoïste... Il ferait mieux de ne pas revenir... Mais toi, tu ne peux que l’appeler...

-Seth...

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Seth-Wilee F. Jakotrov
♆ my life is fifty-fifty.
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Dim 21 Avr - 22:24

hold me now.

« Pardon... » Pardon Seth. Pardon de t'avoir assassiné, de t'avoir planté un couteau dans le dos. Pardon, on peut le dire à toutes les sauces ; de manière toute aussi sincère que fausse. Toi, tu l'as entendu de tellement de voix différentes, aussi agréables que désespérantes... Des milliers de personnes qui se sont excusées, en le pensant, ou non. Des inconnus, des familiers, des gens qui t'ont bousculé dans la rue, ceux qui ont enterré ta famille, et plus récemment Castiel. Et aujourd'hui, celui qui prononce le doux mot un peu passe-partout, c'est Andrew. Tu lui en veux tellement ! Tu ne peux même pas répondre à ce murmure, la rage te paralyse la mâchoire, alors qu'une certaine angoisse bloque une boule d'oxygène en plein milieu de ta gorge. Tu ne peux plus parler, pas plus que tu ne peux respirer. Alors tu te laisses endormir en silence, parce que c'est mieux de se taire, dans ces cas-là. Mais au bout d'un moment, non, c'est trop. Stop. Tu ne peux plus, tu satures, et plutôt qu'imploser comme tu t'efforces de le faire d'habitude, là, tu exploses. Tu t'énerves, tu pètes un câble, clairement, il vient de te mettre hors de toi. Comment peut-on être aussi fataliste, hein ? Tu ne veux pas le croire. C'est dingue ! Complètement dingue. Et tu le hais, pour te blesser ainsi. Pour oser continuer. Peut-être n'est-ce là que le reflet de sa maladresse.... Foutaise. Tu ne veux pas y croire, tu te persuades lentement qu'il en fait exprès. Et dans quel but hein ? Te faire fuir ? Tu ne vas certainement pas lâcher prise. Pas maintenant, pas tout de suite du moins. Il tente de te donner un semblant d'explication, tu coupes court à son petit speech, plus agressif encore. Tout ce qu'il dit n'est que mensonge. Tu ne peux pas croire le contraire. S'il dit vrai sur l'instant, alors jamais il n'aurait fait ce qu'il a fait. Jamais.

« Bien sûr que non. » À genoux par terre, tu te laisses basculer d'avant en arrière. Tu as l'impression qu'il s'éloigne de toi, un peu plus à chaque seconde qui s'égraine à cette horloge qui soudainement, te semble bien trop bruyante. Tu n'en peux tout simplement plus. Tu craques, tu cèdes, pour de bon... Toi qui n'a jamais abandonné, voilà qu'on t'abandonne... C'est juste, trop à avaler pour ta simple personne. Et la colère étant trop dure à maintenir, tu préfères tout laisser tomber, te laisser bercer par le flot irrégulier de tes larmes, dire Amen, et t'en aller pour de bon. Mais tu ne veux pas l'abandonner. Tu ne t'en sens vraiment pas capable, alors tu restes figé, sur le sol, l'échine secouée par quelques sanglots. Il te rejoint, tu ne t'en rends pas tellement compte au début... Jusqu'à ce qu'il glisse au creux de tes bras. Tu le laisses faire, passant doucement tes deux mains, encore hésitantes, dans son dos. Tu ne veux pas le lâcher... Tu veux qu'il reste, pour toujours... Ah la la, que c'est beau de rêver, Seth. Tu rêves un peu trop souvent ces derniers temps, malheureusement... Enfin, rêver... Le jour tu rêves. La nuit, tu cauchemardes. Tu cauchemardes à un tel point que tu te réveilles en sursaut, en hurlant, trempé. Tu supposes, tu émets des hypothèses : et si tu avais été au volant ce soir là ? Et si tu étais tombé malade avec ta mère et ta soeur ? Imperceptiblement, tu secoues la tête, encore prisonnier de ses bras. Et tu veux le rester, encore, encore, encore... Tu pleures, toujours. Mais curieusement, ça te fait du bien, d'extérioriser... Tu ne peux d'ailleurs pas t'empêcher de lui balancer que tout le monde est mort autour de toi. Ce qui n'est pas faux. Mais ça ne te ressemble pas tellement, de t'apitoyer ainsi sur ton sort... De partager aussi facilement, les blessures du passé. « Tant fait pour toi ? Regarde, j'ai juste réussi à te faire du mal... Et non, tu m'as pas porté malheur... Ça me suit juste depuis toujours... Je suis tellement désolé... De pas avoir compris... » Tu tentes de te calmer, de ravaler tes larmes. Oui, il t'a blessé... Oui, tu ne vas pas t'en remettre de si tôt. Mais, le pardon n'est-il pas la meilleure des solutions, dans un tel cas ? Pour quelqu'un d'aussi rancunier que toi, c'est tout de même dingue... Mais tu ne veux pas lui en vouloir. Tu ne peux pas. Simplement car il est lui, il est Andrew Firearrow. Il est le seul garçon pour lequel tu as pu craquer dans ta vie... Et rien que d'y repenser, ça te fait drôle, toi qui te croyais purement hétéro. Mais bref, là n'est pas la question. Qu'est-ce qu'il n'a pas compris ? Tu n'en sais rien. Mais tu ne veux pas lui demander, car tu as peur de faire une bêtise. Et parfois, comme le proverbe le dit : le silence est d'or, la parole est d'argent.

Quelques mots soufflés, une confession qui se perd dans le tissu de ton t-shirt, c'est tout ce qu'il laisse sortir d'entre ses lèvres. Confession à laquelle tu réponds sur ce même ton, si calme, si doux... Et au bout de quelques minutes, les larmes ne coulent plus, sur tes joues encore brûlantes. Puis, une fois que tu es à peu près dans ton état normal, à nouveau, tu te redresses, l'aidant à faire de même. Tu sais que ce n'est pas facile pour lui, surtout qu'il a marché dans du verre, quel crétin... Bref, tu le rattrapes, comme une princesse. D'ailleurs, il ne tarde pas à te le faire remarquer ! « Hééé ! Arrête de me porter, j'suis pas une princesse en détresse ! » Tu souris timidement, et d'un côté, ça change un peu des larmes. Tu le déposes alors sur ses draps, ce qui doit être bien plus confortable pour lui. Et pour ta part, tu attrapes une chaise que tu places juste à côté, t'asseyant ainsi pour le surveiller. Enfin, le regarder plutôt... Détailler ses traits fatigués, ses yeux un peu rougis, le tout sans dévier sur ce bandage qui te rappelle un peu plus à chaque fois qu'il a essayé d'en finir avec la vie... Bref, plutôt que d'y repenser, tu préfères prendre la parole. Tu sais que ce que tu lui demandes est tout simplement énorme. Que cela peut lui paraître impossible, pour bien des raisons... Tu sais que d'une part, c'est assez égoïste, et que ça ne te ressemble pas trop... Mais tu veux qu'il vive. Tu as besoin qu'il vive. D'ailleurs, que vous gardiez contact ou non, et tu le soulignes : ce n'est pas pour toi qu'il doit le promettre, c'est avant tout pour lui.

« Seth, je... Je... Je sais pas si je peux te le promettre... Je veux bien essayer mais... Je sais que j'y arriverai pas tout seul... Seth... Je veux pas que tu partes. Même si je sais que ce serait beaucoup mieux pour toi, je veux pas... Je peux pas... Si j'accepte de te le promettre... Tu resteras avec moi ? » Ses joues rougissent quand toi, tu baisses le regard. Attends. Non, t'as... Pas bien compris. C'est pas tellement possible, ce qui te raconte là ? Pourquoi est-ce qu'il voudrait encore de toi, hein ? Pourquoi, alors qu'il t'a demandé de l'oublier ? Voilà qui reste un peu flou dans ton esprit. Tu regardes le sol, les dalles légèrement grisâtres... Tu as perdu tout ton sourire, certes, mais tu es paumé, vraiment. Tu ne sais pas quoi dire, car tu as peur de choisir la mauvaise réponse. Et avant tout, tu veux choisir ce qu'il y a de mieux pour lui, et non pour toi... Et c'est bien là que les choses se compliquent. Tu ne veux pas rester avec lui, mais tu ne veux pas le laisser partir. Tu veux... Tu as peur de ce que tu veux. Tu as peur de l'apprécier un peu trop. Tu as tout simplement peur des conséquences que cela pourrait avoir sur lui... Une main glisse dans tes cheveux, te distrayant. Tu reportes alors ton regard sur lui, affichant un sourire légèrement gêné. Il en va de même pour lui apparemment, qui feint l'indifférence... « Fait pas attention, petit Chocapic. Je dois avoir de la fièvre... » Tu secoues un peu la tête de gauche à droite, comme pour balayer le rouge qui vient teinter tes joues. Il... Il veut que tu restes avec lui ? Vraiment ? Est-ce vraiment là ce qu'il désire ?

Finalement, tu te relèves, te penchant sur lui alors qu'il récupère sa main. Conservant ce curieux petit sourire, tu déposes un baiser au coin de ses lèvres, avant d'enfin te décider à reprendre la parole. Oui, tu l'ai... Rah ! Mais nan ! Pas possible ! L'infirmière rentre juste à ce moment-là. Au mauvais moment, autrement dit. C'est pas possible ça ! Tu te ravises, à la fois amusé et désespéré... Et comme elle te l'ordonne - ou presque - tu sors de la pièce. De toute façon, tu as besoin de respirer, de t'aérer, de... De passer un coup de fil, de boire un coup aussi. Alors, tu files à travers les couloirs, plutôt joyeux. Oui, c'est vrai que tu es plus heureux qu'en venant ! Enfin, deux étages plus bas, tu retrouves une petite salle tranquille où ils proposent boissons et autres, une autre de ces salles d'attente angoissantes où la plupart des familles patientent dans l'inquiétude la plus lourde. Vu que c'est autorisé par ici, tu attrapes ton portable, composant immédiatement ce numéro que tu connais par coeur. « A...Allô ? Frey ? Seth ? Oh bon sang, Seth ! Tu m'as fait peur crétin, Altaïr a appelé pour dire que tu étais parti livide... Préviens au moins, quand tu disparais. Je... Ouais, j'aurais dû, mais... Allez, viens-en aux faits, comment se déroulent les choses par là-bas ? Il va... Bien. Enfin, je crois... Mais, écoute Frey, je voulais vraiment te remercier pour ça, c'est... Tout à fait normal Seth... Oui, mais merci. J'y tiens, et si je peux te demander un dernier service, évite d'ébruiter la chose autour, s'il te plaît. Quelle idée ! Bon, écoute, je dois filer, j'ai cours. Rappelle-moi plus tard, ok ? D'accord... » Elle raccroche après t'avoir dit au revoir, et c'est avec un large sourire que tu ranges l'appareil dans la poche de ta veste. Ceci fait, tu en profites pour prendre une petite bouteille d'eau que tu emportes avec toi. Tu as dit que tu serais rapide, il faut que tu remontes !

À nouveau à son étage, tu reviens alors jusqu'à sa chambre, constatant joyeusement - enfin, plus ou moins - que l'infirmière n'est plus là. Tant mieux. Il est temps de mettre les choses au... Clair. Bref, tu arrives donc devant la pièce où le petit blond se repose, et rien qu'en regardant à travers la vitre, tu constates que quelque chose ne va pas. La lumière a éclaté en une centaine de morceaux, qui se sont éparpillés un peu partout dans la pièce. D'autres objets trop sensibles ont éclaté, et tu ne mets pas longtemps à comprendre que c'est à cause d'Andrew. Un peu comme toi quoi... Sous les émotions un peu trop forte, par manque de contrôle, tu peux créer des catastrophes... Mais bref, ne pas y penser. Tout ce qui compte pour l'instant, c'est lui ! Et tu rentres rapidement dans la chambre, un soupçon de panique prenant place dans tes pupilles. Qu'est-ce qu'il a, hein ? Refermant doucement la porte derrière toi, tu viens poser ta bouteille sur la petite table, t'approchant tranquillement du lit. Il est caché sous ses couvertures, tu ne sais pas tellement pourquoi, mais à nouveau, il n'a pas l'air bien... Tu entends quelques sanglots s'échapper de sous les draps blancs, et tu déglutis difficilement, ne sachant pas trop comment t'y prendre... Tu as peur de mal faire, mais... En fait, tu retires ta veste, la déposant sur le rebord de la chaise. Et tu viens tirer un peu sur sa couverture, dévoilant un peu son visage. « Andrew... Qu'est-ce qui t'arrive ? » La question est tellement vaste, mais tu ne peux pas mieux faire. En fait... Si. Peut être. Un peu. Alors, tu t'assois sur le lit, étendant tes jambes jusqu'au bout. Et ainsi, à demi-assis, tu le tires un peu vers toi, contre toi. Dans tes bras. Tu veux le soutenir, lui faire comprendre que tu es là pour lui, aussi longtemps qu'il le désirera... « Viens là... » Tes bras se referment sur le blond, protecteurs. Et tu le berces, tout doucement. À un tel point que le mouvement en devient imperceptible. « Calme toi Andrew, calme-toi... » Répètes-tu encore.

Tu glisses d'ailleurs une main dans ses cheveux, pensif. Tu le regardes lui, puis tes yeux font rapidement le tour de la pièce : tu réfléchis toujours. À quoi ? À comment aborder le sujet... Comment lui exprimer clairement ce que tout à l'heure, tu as voulu lui dire... Souriant douloureusement, tu passes une main sur sa joue, essuyant au passage le sillon salé que quelques larmes sont venues creuser précédemment. Tu patientes, attendant paisiblement qu'il se calme... Et lorsque tu le sens un peu plus assuré, tu te permets enfin de reprendre la parole. « Andrew, je... Tu sais, tout à l'heure... Tu m'as demandé de... Rester. Et, comment... Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? J'veux dire, c'est réellement ce que tu veux ? Parce que, si c'est vraiment ça... Bien sûr. Bien sûr que je resterai avec toi, le temps qu'il faudra, au contraire j'en serai vraiment... Ravi. Enfin, si tu veux toujours hein... » Tu serres un peu les dents, te prenant à rougir. Rah ! Mais pas possible ça non plus ! Pour les très rares fois où ça t'arrive, hé bah... Tu soupires un peu, désespéré par ton comportement. Oui, il y a de quoi. Mais bref, essayant tant bien que mal de te reprendre, tu passes le bout de ta main sous son menton, l'obligeant à relever un peu le visage. Et là, autant dire que tes prunelles font d'inlassables aller-retours entre ses deux yeux. Tu es juste trop hésitant, c'est horrible... « Je... Je t'aime Andrew... » à peine un murmure qui s'échappe d'entre tes lèvres, tes joues rougissent à nouveau. Mais c'est horrible bon sang ! Tu en as honte... Et tu te sens gêné, et embêté, et... Et tu viens l'embrasser.

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Andrew F.K. Firearrow
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MessageSujet: Re: Je voulais juste mourir...   Lun 22 Avr - 22:21

Une promesse. C’est une promesse qu’il exige de toi. Un simple promesse. Et pourtant tu ne veux pas, tu ne peux accéder à sa requête. Tu as peur de le faire, parce que tu sais que tu les tiens, quand tu en fais. Et te demander de ne pas réessayer de mourir... Et si un jour tu changeais d’avis ? Et si un jour tu n’avais pas d’autre choix que de recommencer ? La vie est un combat, tu le sais bien, tout comme tu sais pertinemment que tu n’es pas assez fort pour tout porter seul, sur tes frêles épaules. Mais ses arguments ont tout de même le mérite de te faire réfléchir. Si tu recommences, tu le blesseras. Encore. Et ça, c’est bien la dernière choses que tu souhaites ! Toi, tout ce que tu demandes, c’est de le voir heureux. Rien d’autre. Alors... Que faire ? Réfléchis bien Andrew, qu’est-ce qui importe le plus à tes yeux ? Lui ou toi ? Lui. Aucune hésitation : il est plus important que toi. Mais tu as tellement peur de ne pas être à la hauteur... Et il a raison d’un côté, des personnes comptent sur toi, t’apprécient, tu n’es pas aveugle au point de ne pas voir ceux qui te font sourire, tenir le coup. Que dois-tu faire ? Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres... Tu ne parviendras pas à tenir cette promesse si tu es seul, s’il n’est pas avec toi. Alors s’il te promet de rester... Peut-être que tu accepteras d’accéder à sa requête... Minute... Tu as osé dévoiler le fin fond de ta pensée ? Oh la honte, va te cacher ! Tes joues deviennent aussitôt brûlantes et tu te mords la lèvre, gêné au plus haut point. N’importe quoi ! C’est vraiment n’importe quoi ! Et en plus tu as réussi à lui faire perdre ce sourire qu’il était parvenu à retrouver. Non, franchement, bravo Andrew. Il faut que tu rattrapes le coup, et vite. Par une idiotie, en le décoiffant. Petit Chocapic... Tu ne crois pas que tes surnoms sont idiots ? Si, mais tu continues quand même. Désespérant. Il sourit un peu... Et il rougit. Un peu. Heu... Tu ne peux retenir un sourire un peu plus joyeux... Il est mignon quand il rougit. Andrew, sort. Tout de suite. Oui oui, tu sors... Tu baisses donc les yeux, on ne peut plus gêné.

Mais tu relèves le regard bien vite, quand lui-même se relève. Tu récupères ta main et l’observe, intrigué. Oui ? Il va rester, n’est-ce pas ? Ton cœur brisé accélère la cadence. Il ne faut pas qu’il parte, tu ne peux pas l’avoir fait fuir avec tes paroles... Non, il ne faut pas que... Non. Non, il ne s’en va pas. Soulagé, tu le fixes. Et il dépose un baiser au coin de tes lèvres. Heu... Bug. Tu te figes, écarquillant les yeux. Il vient de... Il... Il quoi ??? Raté, on vient vous interrompre. Il allait dire qu’il... Qu’il... Il allait... Prononcer ce mot ? Non, quand même pas... Ton cœur se serre. Il ne devrait pas. Il ne doit pas. Il ne faut pas. Tu ne veux pas prendre le risque de le blesser... Mais... Pourtant c’est bel et bien un geste pour le retenir que tu esquisses pour le retenir. Esquisses seulement, au final tu le laisses s’éclipser. Il reviendra... Il a tout intérêt. Pendant ce temps tu te laisses soigner, réfléchissant. Seth... Il... T’aime ? Non, tu ne veux pas y croire, tu ne veux pas le penser, de peur de tomber de haut. De peur de constater que c’est vraiment le cas aussi... Tu as peur de ce sentiment bien trop puissant, ce sentiment contre lequel tu n’es pas sûr de pouvoir lutter si tu t’avoues ressentir quelque chose... L’amour détruit bien plus que n’importe quoi d’autre... Non, il ne faut pas... Tu retournes sous les couvertures quand tu te rends compte que l’infirmière est partie et fixes le plafond. Il faut trouver quelque chose à faire...

Pas le temps. Non, pas le temps puisque ton portable se met à sonner. Pourquoi est-ce que les infirmières ne l’ont pas éteint ? Peut-être parce qu’on te connait ici, parce que tu as fait quelques stages et parce que ta si célèbre maladresse t’a déjà amené là par le passé... Parce qu’on sait que tu as besoin de garder cette chose allumée en cas de problème avec ta famille. Tu patientes, le répondeur va se mettre en route de toute manière. Trois, deux, un... Oh m****. Ton frère. Ton frère qui te dispute, qui te reproche tes actes, qui t’enfonce plus bas que terre. Tu n’en peux plus, tu craques. Ces reproches, tu ne peux plus les supporter. Alors, en accord avec ton état mental, tes pouvoirs deviennent incontrôlables. Ton portable explose. La lumière au-dessus de toi. Et beaucoup d’autre choses, réduites en miettes par la puissance de tes réactions magiques. Puis tu disparais sous les couvertures, sanglotant. Tu n’en peux plus, tu veux définitivement disparaître. À nouveau... Tu es en colère. Tu es désespéré. Tu n’en peux tout simplement plus. Les larmes coulent sans interruption, glissant le long de tes joues puis le long de ta mâchoire, finissant par se perdre dans tes draps... Tu entends à peine la porte se rouvrir. Tu veux être seul. Tu veux qu’on te laisse tranquille. C’est faux, tu veux que lui revienne... Mais ce n’est pas une bonne idée, tu le sais bien. Il ne faut pas qu’il revienne... Il ne faut... Pas. Et pourtant, quand on tire sur la couverture qui te cachait une seconde plus tôt, quand tu lèves ton regard, c’est son visage à lui que tu distingues, derrière un rideau de larmes. Qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce qui t’arrive ??? Tu te mords franchement la lèvre et ne répond pas, tes larmes redoublant. TU n’arrives pas à parler, il y a ce trop-plein de désespoir qui ne demande qu’à sortir et qui le fait avec plaisir. Tu es pathétique, tu t’en rends bien compte, mais ça te fais du bien de pleurer... Mais ? Il s’installe sur le lit en plus ? Tu n’y comprends rien, pourquoi fait-il une chose pareille ? Tu as bien vite ta réponse : il t’attrape et t’attire contre lui. Tu es bien dans ses bras, tu as l’impression d’être vraiment à ta place... Il est là... Il est vraiment là... Alors tu te laisses aller dans ses bras tandis qu’il te berce, doucement... Tu pleures, tu te calmes, rassuré par sa voix... Tu es si bien avec lui, contre lui... Tu ne veux plus qu’il te lâche, tu ne veux plus le laisser partir... Tu sais pourtant que c’est ce que tu dois faire... Mais tu ne veux pas y songer. Au final, tes sanglots s’espacent, petit à petit. Tu peux enfin parler...

-Dé... Désolé Seth... J’ai juste... Eu mon frère au tel... J’en peux plus de ses reproches... Ça me mine... Ça me tue... Désolé... Histoires de famille...

Tu ne veux pas tellement expliquer ce qu’il t’a reproché. Tu ne veux pas y songer à nouveau. Tu ne veux pas te détruire toi-même. Tu culpabilises suffisamment tout seul, il est inutile de te rappeler toutes ces choses qui ont mal tourné autour de toi... Et toutes ces hésitations... Tes phrases restent entre-coupées de sanglots, tu ne peux t’en empêcher. Tu as encore besoin de temps, alors tu te tais et tu te laisses aller. Inconsciemment, tu te rapproches plus de lui, te blottissant confortablement dans ses bras. Tu pourrais t’endormir ainsi... Mais pour le moment, tu te calmes, lentement. Tu ne veux pas réfléchir, tu profites juste de cet instant où vous êtes juste tous les deux, l’un contre l’autre. Il t’avait manqué. Tout ce temps sans le voir et maintenant, vous êtes à nouveau l’un contre l’autre, toi dans ses bras... Sur ton lit. Graou, comme dirait Seth. Ahem, Andrew, tu es sûr que tu te sens mal ? Non parce que là on a des doutes... Ah la la... Tu es incorrigible. Quel effet le petit brun a sur toi, franchement... Petit à petit, tu parviens à te calmer, à redevenir silencieux... Sa simple présence te fait oublier le message de ton petit frère, tu veux juste songer à lui... Rien qu’à lui... Tu frissonnes d’ailleurs un peu quand tu sens une de ses mains glisser dans tes cheveux... Cette sensation t’avait manquée... Mais tu ne bouges pas, préférant fermer les yeux et rester complètement immobile. Et tu frissonnes à nouveau lorsque tu sens ses doigts sur ta joue, essuyant les traces salées laissées par tes larmes. Mais lorsqu’il reprend la parole, lorsque tu entends ton prénom, tu rouvres les yeux, l’observant alors... Oui, quoi tout à l’heure ? Ah, heu, oui... Tu te sens rosir et te caches un peu entre ses bras... Si tu veux réellement qu’il reste avec toi ? Oui, bien sûr que oui tu le veux ! Pour quelle raison l’as-tu dit, à son avis ? Parce que tu le pensais, parce que tu étais sincère... Aussi idiot que cela puisse être, étant donné que tu as tout fait pour le repousser, pour qu’il t’oublie... Mais... Lui serait ravi de rester avec toi ? Tu relèves le regard, te mordillant la lèvre. Il rougit à nouveau... Sucrerie à la fraise ! *SBAFF* Andrew, un peu de concentration. Donc... Non... Seth ne devrait pas... Tu lâches un petit soupir. Explication. Il faut que tu t’expliques.

-Seth... Si je t’ai demandé de m’oublier c’était pour te protéger... De moi. Tout tourne tellement mal autour de moi... Je voulais t’épargner... Je... J’ai essayé... J’ai échoué. En fait... Oui, je voudrais que tu restes avec moi... Si tu veux bien... Si tu acceptes... Si ça te convient... Si ça te plait...

Tu voudrais tellement qu’il reste... Tu as besoin de lui... Tellement... Besoin qu’il te soutienne... Non, même pas. Tu as juste besoin de savoir qu’il est heureux, quelque part. Loin ou près de toi... Tu veux qu’il soit heureux. Tu ne sais pas si tu t’y prends correctement avec lui. Tu ne sais pas si tu fais ce qu’il faut, tu ne sais pas s’il comprend quel est ce trouble au fond de ton regard bleu-vert. Un flot de sentiments, trop puissants. Tu cèdes du terrain à ton cœur, petit à petit. Sa main qui relève ton menton, vos regards qui se croisent... Et lui qui a l’air si hésitant... Et lorsqu’il reprend la parole, tu écarquilles les yeux. Il... Il... Il quoi ??? Il t’aime ? Mais, mais, mais... Ah, il devient tomate là. C’est meugnon ! … Pas le temps de plus réfléchir qu’il vient t’embrasser. Bug. Tu es en bug total. Il t’aime, il t’embrasse. Normal quoi. Oui mais non, tu ne veux pas, il ne faut pas que... Que... En fait ta résistance fond totalement. Tu fermes les yeux et réponds à son baiser avec passion. Tu ignores cette douleur qui se fait présente au niveau de ton cou, une main venant se glisser dans ses cheveux, l’autre dans son dos... Seth... Seth... Tu l’attires contre toi, sur toi, carrément. Peut-il avoir ne serais-ce qu’une seule hésitation sur tes sentiments ? Tu l’aimes aussi, bien sûr ! Oui ses sentiments sont réciproques ! Oui, tu le veux pour toi, juste pour toi, rien que pour toi ! Tu ne le lâche plus, vos corps l’un contre l’autre... Seth, Seth... Tu es aux anges, sur ton petit nuage avec lui. Que rien, rien ne vienne vous déranger ! Rien ! Mais tu es bien vite rattrapé par la réalité. Tu manques d’air, tu es donc obligé de le relâcher afin d’emplir tes poumons. Se faisant, tu plonges dans son magnifique regard. Et là, c’est à ton tour de virer au rouge pivoine. Sentant tes joues devenir brûlantes, tu clignes des yeux...

-... Mais heu... C’est mieux quand c’est toi qui rougis, t’es tellement mignon quand tu te transformes en fruit rouge... Une sucrerie aux fruits rouges... Miam...

… Andrew. Oui, c’est ça, cache-toi sous ta couverture. C’est en effet ce que tu fais, mort de honte. C’est ridicule. C’est n’importe quoi. C’est... Oui, cache-toi. Tu as honte. Honte de t’être laissé avoir, honte de te laisser fondre aussi facilement aussi. Ce n’est pas bien. Tu ris de ta bêtises et tu crains sa réaction, ta réaction. Peut-être serait-il temps que tu cesses de fuir ? Oui, peut-être... Un soupir t’échappe et après quelques secondes passées sous la couverture, tu réapparais à nouveau, l’observant. De la peur brille au fond de tes prunelles. De la passion, de l’amour, mais surtout de la peur... Peur de ces sentiments, du futur, de tes bêtises, de cette poisse qui te colle à la peau... Tu te mordilles la lèvre, une fois de plus... Allez, reprends-toi. Tu prends une discrète inspiration puis t’assois sur ton lit.

-Seth... Écoute, je... J’ai peur de tout ça... Parce que je sais que... Que je t’aime aussi... Même si j’ai essayé de le cacher, pour que tu ne t’attaches pas trop à moi... Mais... Je sais pas comment m’expliquer... Je ne sais pas comment réagir face à ces sentiments... J’aime pas l’exemple que m’ont donné mes parents... Donc je ne sais pas si... Si je suis capable... De... Comment dire... En bref... Je risque de m’y prendre très mal... Et j’ai peur des conséquences... C’est... Idiot, je sais...

Tu t’y prends très mal là, en effet. Est-ce trop compliqué d’avouer que tu as peur d’y aller trop fort ? Que tu as peur de reproduire le schéma de tes parents ? Visiblement oui, parce que tu serais obligé de lui expliquer l’histoire familiale, ton histoire. Ce qui t’a amené là. Tu baisses les yeux, observant tes mains quelques instants. Ces mains sur tu lèves lentement, jusqu’à ses joues. Tu les y emprisonnes d’ailleurs à l’intérieur. Et tu lui voles un baiser, rapide, passionné. Un baiser volé. Tu l’aimes. Trop. Et malgré toutes tes hésitations, tout ce qu’on peut penser, il n’y a qu’à regarder au fond de tes prunelles : elle ne mentent pas quand tu es en proie à un sentiment très puissant. Et celui qui domine au même titre que la peur, voir même qui la surpasse... C’est ton amour pour lui.

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just you and me
Between us, it's a long story. With good and bad times, with a lot of laughs and tears. You're the only one for me, I want you to smile all the time. I love you. Forever.

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