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 Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}

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Mirza
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♆ âge : 23 ans (et fou amoureux de Lyokha)
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MessageSujet: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Dim 27 Jan - 14:31



Le prix du sang


Lyokha & Lionel Tudor, père de Samael & mini-Samael (quelques apparitions)
DATE ► ici.fin janvier à fin février 984
HEURE ► variable
MÉTÉO ► Il fait froid dehors, frais dans la salle concernée
LIEU ► Salle de torture du Palais Impérial
STATUT ► Privé.
RÉSUMÉ ► Suite à la première rencontre entre Lyokha et Samael, le premier se fait attraper et emprisonner au palais impérial dans le plus grand secret. M Tudor compte bien faire payer cette cicatrice que son fils devra porter au responsable. Pauvre Lyokha.
VOX POPULI ► Nop, merci.

crédit icônes © Tatsuki & Tatsuki

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Dernière édition par Samael E.S. Tudor le Dim 27 Jan - 15:04, édité 1 fois
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Mirza
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Dim 27 Jan - 14:33

Troisième jour de détention

    PV de Lionel Tudor


Une journée de plus qui se terminait. Ouf auraient dit certains. Dommage songeait-il. Lionel Tudor était de ceux qui aimaient leur travail et il passait volontiers tout son temps à le faire. Intendant Impérial de son état, frère de l’empereur, il avait grandi dans ce domaine et n’avait jamais songé à faire autre chose. Pourtant, cette fois, il était relativement ravi d’avoir terminé sa journée. Prenant congé de son frère et des autres personnes qui, éventuellement, pouvaient faire appel à lui, il disparut dans les couloirs du palais. Le bâtiment, il le connaissait par-cœur. Mieux que n’importe quelle autre personne, sans doute mieux que son frère lui-même. Les raccourcis, il savait ou les prendre, il savait éviter les pièges du palais, ceux qui avaient été mis en place par ses prédécesseurs, ceux qu’il avait lui-même contribué à installé. Mais surtout, il connaissait chaque passage secret, chaque aile du palais, chaque pièce ou peu s’en faut. Et depuis trois jours, il avait mis ces connaissances en application. Pourquoi ? Chaque chose en son temps. L’homme filait, son pas assuré résonnant sur les dalles. Ferme et imposant. Il ne fallait pas montrer qu’il était pressé de regagner sa suite, sinon on se poserait des questions. Personne ne l’y attendait pour une fois. Son fils ne rentrerait de l’hôpital que le lendemain, il avait encore besoin de repos, et sa fille était avec sa tante et ses cousins, dans une autre suite. Il était trop occupé pour pouvoir s’occuper de la petite de trois ans, alors il avait demandé ce service à sa belle-sœur. Elle avait accepté, il n’en demandait pas plus.

Finalement, l’homme arriva devant sa porte. Le temps de trouver la clé et, quelques secondes plus tard, il entrait enfin chez lui. La nuit était déjà tombée, il ne retrouvait plus la douce lumière du soleil couchant tamisée par les rideaux soigneusement tirés par sa tendre épouse. Il alluma la lumière et, comme chaque soir, après avoir déposé sa veste sur le porte-manteau, alla dans le salon. Le piano de sa chère Xara était encore là, comme toujours. Depuis que son fils était à l’hôpital, une très légère couche de poussière commençait à se déposer sur le bois. Il n’y avait que son petit Samael qui touchait à l’instrument, lui s’y refusait. Il n’était pas musicien, contrairement à sa femme et à son fils. Samael... Il ressemblait tant à sa mère... Le même bon caractère, le même regard sombre, profond, bien plus que le sien et celui de la petite Antheia. C’était si cruel de voir en ce petit celle qu’il avait perdu, deux années plus tôt... Mais il avait fini par s’y faire. Il aimait son fils, comme il aimait sa famille entière. Et parce qu’il ne supportait pas qu’on touche aux siens... Il secoua la tête, se reprenant. L’heure n’était pas à la nostalgie. Il avait encore du travail. Une fois de plus, ce serait sans doute une nuit blanche à passer mais cela ne l’inquiétait pas plus que cela. Il avait l’habitude après tout, à passer des nuits et des journées éveillé lorsque des délégations de vampires se trouvaient au sein du palais... Voilà qui faisait un bon entraînement.

L’homme alla disparaître dans sa chambre et entreprit de se changer. Il n’avait pas besoin de rester en tenue officielle pour ce qu’il comptait faire. Non, des habits simples – enfin, dans le mesure du possible – feraient parfaitement l’affaire. Il opta pour une tenue rouge sombre et noire. Relativement discret, peu salissant... Parfait. Des mèches de cheveux châtain retombèrent souplement sur ses yeux noisette tandis qu’il terminait de s’habiller. Dans un soupir, il les remit en place d’un geste souple de la main, un geste presque devenu une manie. Il refusait de les couper plus courts mais n’aimait pas non plus qu’ils lui masquent la vue. Contradictoire. Comme si souvent. Il vérifia tout de même qu’il n’y avait pas se soucis avec sa tenue puis, lorsqu’il jugea être irréprochable à ce niveau là, alla fouiller dans un de ses placards, tout au fond. Que cherchait-il ? Ses réserves de verveine. Il en avait toujours, au cas-où il aurait un jour besoin de faire suivre une cure de cette plante à ses enfants ou à n’importe qui d’autre. Son fils y aurait le droit dès son retour. Mais en attendant, elles allaient lui servir à autre chose. Un sourire sadique vint étirer ses lèvres alors qu’il rangeait l’une des fioles dans une poche. Tout était prêt ? Oui, le reste de ses affaires était déjà sur place. Il prit juste le temps d’aller se chercher un verre d’eau qu’il comptait bien emporter avec lui et ce fut ainsi qu’il quitta sa suite, refermant consciencieusement derrière lui. Il repartit dans les couloirs, se faisant discret comme une ombre. Il n’avait guère envie de se faire repérer.

Au bout d’un certain nombre de couloirs, il se stoppa devant un mur qui, a priori, n’avait rien de plus particulier. A priori seulement. Lui savait ce qui s’y trouvait. Un regard à droite, à gauche... Personne. Ce fut donc sans la moindre hésitation qu’il appuya à un endroit bien précis, à 1m28 du sol très précisément. En silence, une partie du mur se déroba alors, laissant place à un escalier plongé dans le noir. Allumant sa montre en mode lampe-torche, il s’avança alors, marchant prudemment. Cette partie du palais n’était plus utilisée depuis bien longtemps, sans doute plusieurs siècles. Les personnes connaissant ces passages nettoyaient régulièrement mais à présent, il devait être le seul à passer par ici. L’humidité du lieu le prit à la gorge, comme si souvent. Il n’aimait guère cette odeur sensation d’étouffer entre quatre murs. Mais depuis peu, il descendait volontiers par ici. Parce que quelqu’un l’attendait en bas. Il retrouva avec plaisir un sol moins dangereux que les escaliers et reprit son chemin. Quelle bien sombre histoire ces lieux représentaient-ils... Une période sombre, une période où la torture et la peine de mort étaient encore de mise. Il ne regrettait pas cette époque barbare, mais pour une fois il faisait exception à la règle. Quelqu’un s’était retrouvé dans ces cachots si particuliers. Quelqu’un qui, à ses yeux, méritait ce genre de traitement. Un vampire. Mad Hatter. Qui avait osé s’en prendre à son fils. Jamais il ne pourrait lui pardonner une telle chose. Jamais. Il ne l’avait certes pas tuer, comme son cher fils le lui avait si gentiment rappelé, mais il savait que si le petit n’était par mort cette fois, l’autre reviendrait le mordre dans le futur. Samael deviendrait alors la proie de ce vampire. Il refusait de voir les choses tourner de cette manière.

Enfin, il arriva dans la pièce concernée. Tiens, les lumières s’étaient éteintes. Il alla déposer son verre sur la table, sans accorder le moindre regard au prisonnier, et sortant un briquet, alla rallumer les bougies. Mieux. Il n’était pas d’humeur à faire ce qu’il avait à faire dans le noir complet. Enfin, il se tourna vers le prisonnier, placé au milieu de la pièce. Un jeune homme, en apparence. Il était plus jeune jeune que lui lorsque l’autre avait été transformé, et pourtant Lionel n’avait pas encore atteint trente ans. Il n’en avait que vingt-huit. Vingt-huit petites années bien remplies. Et l’autre était un blondinet aux yeux bleu. Vampire. Ce simple fait était largement suffisant pour qu’il ne l’aime pas, mais s’en être pris à son fils était là une raison plus que suffisante pour le haïr de tout son être. Il le détailla en silence, sans prendre la peine de savoir s’il lui parlait, s’il lui hurlait encore dessus. Du regard, il vérifia que les liens tenaient le coup. Aux pieds, aux mains. Il lui avait accroché les mains en hauteur, l’obligeant à rester debout, sans pouvoir être en mesure de se décrocher vu la manière dont il avait fermé les chaines autour des liens qui maintenaient ses mains. Il se fit un instant qu’il avait peut-être serré trop fort, chez un humain, le sang n’alimenterait très certainement plus ses doigts. Pas grave. Ce n’était pas, ce n’était plus un humain. Les pieds étaient aussi maintenus au sol, l’empêchant de bouger. Enfin, il secoua la tête et regagna la table, se positionnant bien en face du vampire. De nouveau, un sourire sadique vint faire son apparition sur ses lèvres.

-As-tu passé une bonne journée ? Ta position n’est-elle pas trop inconfortable ?

Question rhétorique, histoire de se remettre bien dans le bain. Il connaissait les réponses, il imaginait bien l’état dans lequel l’autre devait se trouver. Et encore, ce n’était que la troisième nuit qu’il allait passer. Il n’imaginait très certainement pas ce qui l’attendait encore. Lionel n’avait jamais eu la prétention d’être un expert en torture, mais pour une fois, il devait avouer qu’il s’en sortait relativement bien. Rien que la première nuit, l’autre l’avait passée accroché au plafond, à deux mètres au-dessus du sol, accroché par les mains, celles-ci maintenues dans le dos. Il avait même fini en lui accrochant deux poids de cinq kilogrammes aux pieds. Pas mal comme entrée en matière. Avec le fouet en prime, il s’était étonné. La nuit précédente, même traitement mais avec des crochets au lieu du fouet. Dommage, l’autre guérissait rapidement. Il ne gardait pas les traces des tortures. Alors ce soir, il allait opter pour une autre stratégie. Avec un peu de chance, il le marquerait bien mieux que ce qu’il était parvenu à faire jusque là.

-Ne t’inquiète donc pas, sangsue, tu vas rapidement bouger de là. Laisse-moi juste le temps de retrouver ce dont j’ai besoin.

Ceci dit, il l’ignora quelques instants, il allant fouiller dans les affaires qui étaient entassées un peu partout. Il se souvenait avoir vu une seringue en bon état la dernière fois qu’il avait tenté de faire l’inventaire des objets entassés dans ce bazar. Il lui fallut tout de même cinq bonne minutes pour trouver l’objet de sa convoitise. Et voilà le travail. Ravi, il alla la poser sur la table avant de sortir sa fiole d’extrait de verveine. La suite est facile à deviner : il préleva quelques millilitres du liquide mortel pour les vampires avant de refermer la fiole. Qu’en faire à présent ? C’était évident. Jamais il ne parviendrait à faire avaler une telle chose à la créature emprisonnée ici. Alors il fallait bien passer par autre-chose. Et cet autre-chose, il l’avait trouvé en réfléchissant lors des petites pauses qu’il s’accordait. Il alla enfiler une paire de gants noirs puis vint se positionner bien en face de sa victime, seringue en main. Il s’accorda un instant de réflexion... Où piquer ? Sa peau mise à nue au-dessus de la ceinture, trop intact à son goût, l’énervait. Mais chaque chose en son temps. Le plus simple était très certainement de piquer au cou. Raison pour laquelle il le contourna et vint se positionner derrière lui. Seul problème, la pauvre sangsue s’agitait, ne lui rendant pas la tâche facile. Un soupir lassé lui échappa avant qu’il ne le frappe à la tête.

-Tiens-toi tranquille !

Apparemment, un ordre ne serait pas suffisant. Il est vrai qu’il n’avait aucune autorité sur lui, alors il employa une autre méthode. Monsieur Tudor lui attrapa alors fermement les cheveux et tira sa tête en arrière, sans lui laisser la moindre possibilité de se dérober. Plus ou moins immobilisé de cette manière, le brun ne perdit pas de temps et lui planta l’aiguille dans le cou, injectant d’un coup toute la verveine que contenait la seringue. Et voilà le travail. Lorsque ce fut fait, il le relâcha et recula de trois pas, histoire de pouvoir le contourner en toute sécurité. Il alla reposer la seringue puis avala une gorgée d’eau. Voilà qui faisait du bien. S’asseyant à moitié sur la table, il croisa les bras et observa l’autre, attendant que la verveine fasse son effet. Calme. Il était étonnamment calme. Qu’est-ce qui était le plus effrayant ? Ce calme olympien associé à ce sourire sadique qui ne semblait plus vouloir quitter ses lèvres ou sa colère ? Mystère... Le mieux placé pour le savoir était sans doute le Mad Hatter.

-Puis-je passer aux choses sérieuses à présent ?

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Mer 30 Jan - 16:54


le prix du sang.

How long can you stand the pain,
How long will you hide your face,
How long will you play this game,
Will you fight or will you walk away,
How long will you let it burn ?

Tu as mal. Tu ne peux pas le cacher, tu souffres. Et tu sais que ce n'est que le début. Trois jours, cela fait seulement trois jours que tu es ici, à la merci des mortels. Les cachots du palais... Il y a mieux pour accueillir un convive, pas vrai ? Enfin, tu te trompes quand tu dis les cachots. Ici, c'est plutôt une salle de torture impériale de Cinis Luna. Qu'est-ce que tu fous ici ? Ils t'ont chopé, ils ont réussi, les ordures. Tout ça car tu as mordu le fils de l'intendant impérial, le petit Samael... Si tu savais que les choses iraient aussi loin, tu te serais certainement... Non, tu ne te serais pas ravisé. Tu as goûté à un des meilleurs sangs du monde, si ce n'est le meilleur. Tu as fait ce que beaucoup n'ont pas osé faire. Et mieux encore, tu as brisé les lois. Alors au final, tu es fier de toi, même si aujourd'hui, tu en payes les conséquences. Tu as beau hurler à t'en arracher les cordes vocales, tu as beau tirer sur tes chaînes, rien ne veut céder. Tu es prisonnier, et ici, personne ne t'entendra, personne ne viendra te secourir. Ton frère, ta soeur, Lucky, tu peux tous les oublier, ils ne viendront pas, ils ne savent même pas où tu es... Et vu qu'ils ont plus ou moins l'habitude que tu disparaisses ainsi, ils ne doivent pas s'inquiéter... Enfin, il ne te reste plus qu'à résister, ce qui fait, remarquons-le, partie de tes plus belles, tes plus nobles compétences.

Tu ne sais pas si quelqu'un garde l'entrée de la salle, et tu n'en as strictement rien à faire, même si la faim commence à te ronger le ventre... Alors tu chantes. Oui, aussi étrange que cela puisse paraître, tu pousses la chansonnette. Une vieille, très vieille mélodie qui a bercé ton enfance, comme tant d'autres... « Come away little lamb, come away to the water... » Tu reprends ton souffle, reprenant de plus belle. « Come away little lamb, come auway to the slaughter... » Un sourire sadique vient faire son apparition sur tes lèvres. Tu as rêvé, ou quelqu'un arrive ? Il te semble entendre au loin, des bruits de pas, de plus en plus présents.. Alors, quelqu'un vient te torturer, encore ? Tu n'attends que ça. Car d'un côté, quand tu es seul, tu t'ennuies. Le bruit s'intensifie, oui, tu as bel et bien raison, c'est l'intendant impérial en personne qui arrive... Le père de ton dîner, apparemment. Ça te fait sourire. Un sourire carnassier, sadique, mauvais. Un sourire qui dit ; je vais te tuer, je vais tous vous tuer, uns à uns. Tu n'as pas peur de cet homme, loin de là. Tu le haïs simplement, comme tu n'as pas eu l'occasion de haïr depuis des années déjà. Il entre dans la pièce, en fait le tour pour allumer les bougies. Ah, enfin, tu y vois un peu mieux ainsi ! Et lui, il peut apercevoir ce terrible sourire qui tire tes traits, dès lors qu'il ose te regarder.

« Le chien des Tudor en personne ! Voyons, quelle insulte à ma personne, ils ne pouvaient envoyer un homme, plutôt qu'un gamin ? T'as fini de chialer dans les jupes de feu ta femme ? Tu trouves enfin un peu de temps pour ton invité d'honneur ? Je suis, agréablement surpris, Lionel ! » Comment est-ce que tu connais son prénom ? Comment est-ce que tu sais pour sa femme ? Oh, tu sais bien des choses Lyokha, que tu as appris à droite à gauche, en recherchant dans les vieux journaux, en communiquant tout simplement... Il ne faut pas oublier que tu as plus d'un millénaire au compteur, ce genre de famille n'a par conséquent, aucun secret pour toi - tout est relatif, bien entendu... Mais que cherches-tu à faire, en te montrant si agressif, hein ? Rien. Tu cherches à l'énerver, à le rendre fou. Car c'est bien dans ces instants là qu'un homme est le plus faible, tu le sais on ne peut mieux. Enfin, il vérifie tes liens, il a raison, on est jamais à l'abri d'une évasion ! Même si, pour le coup, c'est du solide, tu n'arrives pas à te détacher... Même aux pieds, tu es lié... Pff. Ces humains alors ! Tu restes donc debout, depuis quelques jours déjà, mais s'ils croient que cela va suffire pour te briser... Ils s'enfoncent le doigt dans l'oeil, et ce, jusqu'au coude ! Tu as déjà connu pire, malheureusement pour eux... « As-tu passé une bonne journée ? Ta position n'est-elle pas trop inconfortable ? » Tu souris franchement, presque tu ricanes. Une bonne journée... Il se fout littéralement de toi, mais tu rentres dans son petit jeu, puisque cela semble lui faire plaisir... Position inconfortable ? Mais non voyons, bien sûr que non... « Meilleure que la tienne je suppose. C'est calme ici, les rats sont incroyablement gentils, le gardien aussi inconscient que toi, puis c'est vraiment silencieux, tu ne peux pas t'imaginer le bien que cela fait ! Quant à ma position, non, c'est au contraire très agréable je trouve. Peu commun, mais très agréable ! Puis, on s'adapte, on fait comme les chevaux ; on dort debout. » Bien entendu, tu te fous de lui. Mais quitte à l'agacer, autant le faire correctement, alors tu rentres dans son jeu avec plaisir. Bien sûr, tu ne dors pas, mais c'est pour parler, pour l'embêter encore un peu.

« Ne t'inquiète donc pas, sangsue, tu vas rapidement bouger de là. Laisse-moi juste le temps de retrouver ce dont j'ai besoin. » Tu le suis des yeux, sifflotant tranquillement alors qu'il fait son business. IL fouille, il cherche tu ne sais quoi, et c'est loin de te réjouir. Qu'est-ce qu'il va inventer encore, hein ? Tu n'en as strictement aucune idée... Péniblement, tu tires sur tes chaînes, encore, tu souffles, tu soupires profondément. Rien à faire, elles ne céderont pas... Mais, si tu ne peux pas l'atteindre physiquement, tu peux peut-être le toucher au coeur, pas vrai ? Oui... C'est la plus terrible des manières pour détruire un homme... Et ô combien tu vas t'y amuser... « Au fait, comment va le petit, Samael ? Pas trop amoché ? Tu sais, je ne l'ai pas tué ton fils, je l'ai juste mordu... C'est sûr, il gardera la cicatrice à vie mais... Ce n'est pas à moi de me sentir responsable. C'est par ta faute, qu'il a cette marque... Tu n'as pas été assez vigilant... » Encore une fois, tes paroles se répandent comme un venin brûlant dans l'air. Tes mots, correctement aiguisés, tranchent, coupent, brisent. Tu es fier de toi, même si tu ne le montres pas... Non, tu préfères sourire, toujours aussi joueur, toujours aussi méchant. Tu fronces un peu les sourcils, quand tu l'aperçois avec une seringue... Par tous les Dieux, qu'est-ce qu'il fout avec ça entre les mains, hein ? Tu le vois avec un flacon, prélever du liquide, et rapidement, tout devient clair à tes yeux. La seule chose qu'un humain conscient tenterait d'injecter à un vampire, c'est bien la seule chose qui peut le calmer. De la verveine. De la put*** de verveine.

Autant dire que tu t'agites dans tous les sens, quand tu le vois approcher avec son petit cocktail à la main. Hé, il t'a pris pour quoi, un cobaye ou bien ? Qu'il dégage de là, ou tu le bouffes ! Enfin, il fait ce qu'il veut, tu n'es pas en position de force malheureusement... Il passe derrière toi, tu t'agites, tu tires de toutes tes forces sur tes liens, mais non, ça ne vient toujours pas... Qu'il te relâche merde ! Il te tape un peu sur l'arrière de la tête. « Tiens-toi tranquille ! » Que tu te tiennes tranquille ? Mais il avait fumé avait de venir, non ? Tu t'agites de plus belle, tu lui cries dessus, il ne faut pas qu'il te touche, pas avec de la verveine... Il tire sur tes cheveux, t'obligeant à pencher la tête en arrière, et il te pique dans le cou. Tu te figes, un instant, regardant le plafond sans but précis. Tu es en bug. Et enfin, quand ce fameux poison se mélange à ton sang, tu te remets à hurler. Tu l'insultes, tu cries à qui voudra bien entendre, ta souffrance. Tu as tellement mal... Si mal. Il se recule, et retourne s'asseoir sur sa table... Tu te calmes lentement, tu ne veux pas lui faire ce plaisir de subir devant ses yeux... Alors, tu te concentres sur lui, tu serres les dents, tu le dévisages. Tu es bien silencieux, très silencieux. « Tu sais ce qui est terrible, Tudor ? C'est qu'en agissant comme cela, tu condamnes ta famille. Tu peux marquer ma peau un millier de fois. Tu peux m'injecter toute la verveine que tu voudras dans mes veines. Tu peux me fouetter autant que tu le désires. Tu peux faire tout ce que tu veux, mais n'oublie pas quelque chose. Chaque coup, je le retiens. Je les compte, ils resteront à jamais quelque part dans mon esprit. Et quand je serai sorti de cette salle de torture, quand je serai à l'extérieur, la traque commencera vraiment. Je vous tuerai tous, un à un. Je détruirai la famille impériale jusqu'au dernier. Pas l'empereur directement, non, lui ne m'a rien fait. Je parle de ta famille à toi. Peu importe l'ordre, le temps que ça prendra. Peut-être sera-tu le premier, ou le dernier, à mourir de ma main. Peu importe. Que tu sois là pour les voir mourir, ou que, au contraire, tu ne sois plus là pour les protéger, ils mourront tous les uns après les autres. Tu n'y pourras rien, car tu t'attaques à bien plus puissant que toi, Lionel. Et le jour où ils seront tous six pieds sous terre, tu seras tellement triste, tu culpabiliseras à un tel point que tu me demanderas de t'achever, si tu n'es pas déjà mort. Peu importe la manière dont je m'y prendrai, vous crèverez tous, sans exception. Toi, Lionel. Ta chère fille, Antheia. Ton fils, Samael. Si tu es encore de ce monde, tu t'en voudras à un tel point que je m'en délecterai... Je ne sais pas comment ils finiront. Peut-être deviendront-ils comme moi. Peut-être mourront-ils sans suite. Tu ne sais pas à qui tu t'attaques, pauvre fou. Alors, profites-en, détruis-moi. Brise-moi. Mais je retiens. Oh que oui, je retiens. » Ce long monologue funeste, tu l'as prononcé d'une voix si calme, si paisible qu'elle donnait une certaine dimension à la mort. C'est cruel, sadique. Et tu espères qu'il en cauchemardera, pour toutes les nuits à venir. Qu'il finisse par sursauter, à la moindre ombre inconnue dans un couloir. Qu'il s'inquiète, au moindre bruit la nuit. Tu veux qu'il devienne paranoïaque, et l'idée te fait sourire, tant elle est sadique.

« Puis-je passer aux choses sérieuses à présent ? » Malgré la douleur que t'inflige la verveine galopant dans les veines, tu souris. Bien sûr que tu es prêt pour commencer. C'est quand il veut même, tu n'attends que lui désormais ! Ton sourire veut tout dire ; allez-y, je vous en prie. Défoulez-vous, amusez-vous, pendant que vous le pouvez encore. Tu attends ton bourreau sagement, le regardant droit dans les yeux. Tu es loin de baisser le regard, de te soumettre à ce genre de personnes. Tu ne rampes pas, tu es un Volkov. Tu souffles quelques mots, alors qu'il sort le fouet. C'est bien, belle entrée en matière. « Je t'en prie mon ami, jouons. » Il s'approche, tu ne le lâches pas des yeux. Chez toi, on a toujours dit de regarder la mort et la douleur dans les yeux de la victime, ça s'applique à tout le monde, et celui qui ne le fait pas est considéré comme un lâche. Premier coup, tu serres les dents. C'est toujours aussi douloureux, et tu te demandes quand est-ce que tu vas finir par t'y habituer... Surtout que là, les plaies ne se résorbent pas tout de suite. Résultat, plus les coups s'enchaînent, plus ta peau se déchire. Tu as le dos en sang, tu peux sentir les gouttes perler sur ta peau. Tu rigoles. On dirait un fou, un malade mentale. Tu ris, encore et toujours. Et quand il te frappe, tu hurles. Tu alternes ainsi, on dirait un dingue, et tant mieux. Tu veux lui montrer qu'il ne peut pas t'atteindre, malgré ses méthodes plus que barbares. Tu sens ton dos partir en lambeaux de chair, tu n'ajoutes rien. Le silence est d'or dit-on. La victoire appartient à celui qui y croit le plus et surtout, le plus longtemps.

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Mirza
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Mer 30 Jan - 22:14

    PV de Lionel Tudor


Le chien des Tudor en personne. Cette insulte semblait revenir fréquemment. Peut-être parce que Lionel n’était que l’intendant et que sa vie était vouée à sa famille, à l’empire. Il avait l’impression de n’exister que pour cette raison, parfois, mais cela lui convenait parfaitement bien. Il aimait sa vie telle qu’elle était, il ne lui fit donc pas le plaisir de réagir à la provocation, ni à celles suivantes. Certes, il était jeune, il n’avait pas la trentaine, mais cela l’empêchait-il de faire ce qu’il avait à faire ? Non, certainement pas. Par contre, il eut plus de mal à ne pas tiquer lorsque l’autre évoqua sa défunte femme. Il se maîtrisait suffisamment pour ne rien laisser paraître mais il garda le silence. Après tout, là où la parole est d’argent, le silence est d’or. Il ne lui ferait pas le plaisir de lui montrer la moindre de ses faiblesses. Oui, sa femme restait un de ses points faibles, il était encore affecté par sa mort, même après deux années. Mais il avait été formé pour garder ses sentiments pour lui en présence d’ennemis, voir même d’amis. Il ne devait rien montrer, alors il ne faisait qu’enregistrer les insultes et les coups pour les faire payer plus tard, les rendant parfois d’une manière bien plus violente. Il préféra s’occuper de ses affaires et ignorer le prisonnier, sachant parfaitement que cela l’agacerait. Le chien dans la pièce était blond et il ne pouvait guère qu’aboyer. En laisse, presque avec une muselière, il n’était guère impressionnant, le vampire. Et le bourreau n’était pas de ceux qu’on pouvait facilement impressionner. Alors, tranquillement, il vérifia les liens. Bien, les chaînes tenaient. Normal, d’un côté. Ces chaînes étaient quasiment neuves, jamais utilisées, elles n’avaient passé que quelques mois dans cette salle avant de servir. Un coup de chance.

Lorsqu’il fut certain que tout était parfait, il regagna la table avant de se retourner et de fixer son "invité", un sourire sadique étirant ses lèvres. Pas trop inconfortable, sa position ? L’autre souris. Provocation. Ne pas réagir, de toute manière, il n’attendait aucune réponse. Monsieur l’Intendant Impérial se doutait bien que rester debout, pieds et poings liés, incapable de bouger, ne serait jamais mieux qu’un bon lit bien moelleux. Un instant, il se demanda s’il pourrait encore tenir debout, s’il le lâchait. Question intéressante qu’il nota dans un coin de sa mémoire, la gardant pour plus tard. Apparemment, le blond voulait entrer dans le jeu. Tant mieux pour l’humain, au moins l’autre avait un minimum de réplique, c’était toujours plus intéressant à voir. Alors il ne put que sourire en le regardant le provoquer, à sa manière. Qu’il entre dans son jeu, il ne s’en amuserait que bien plus. Tant qu’il ne dépassait pas certaines limites. Oui, tant qu’il ne dépassait pas ces limites. Mais pour le moment, cela allait. Que fit le brun ? Il se contenta de garder son sourire sadique accroché aux lèvres.

-Je vois... Mais je pensais que les chauve-souris dormaient la tête en bas, contrairement aux chevaux. Il faut croire que tu es l’exception qui confirme la règle.

Comment réutiliser une vielle image pour répondre à une stupide réplique, par Lionel Tudor. Il aimait avoir le dernier mot, même s’il n’était pas non plus de ceux qui insistaient plus que de raison. Mais il enchaîna bien vite, reprenant une autre comparaison. Chauve-souris, sangsue... Les images étaient aussi multiples que variées, il n’allait donc pas se gêner pour les employer. Mais ensuite il oublia quelque peu l’autre, trop occupé à fouiller dans les multiples instruments de torture pour retrouver l’objet de sa convoitise. Une simple seringue avec une aiguille, il savait qu’il y en avait, il allait les utiliser. Pendant ce temps-là, l’autre sifflotait, mais ce n’était pas suffisant pour le déconcentrer dans sa recherche. Quoique, le sujet que le Mad Hatter choisit d’aborder lui fit quelque peu serrer les dents. Non, il n’avait pas tué son cher Samael, heureusement pour lui. Et oui, c’était sa faute si les choses s’étaient déroulées de cette manière. Il aurait dû obliger son fils à rester avec lui. Non, mieux, il aurait dû le laisser au palais cette nuit-là. S’il l’avait fait, son fils ne serait pas, encore à l’heure actuelle, à l’hôpital. Il serait en pleine forme, en train de jouer avec sa sœur jusqu’à être mené au lit de force. Il s’en voulait, il aurait dû faire plus attention... Mais ce n’était pas lui qui avait mordu le jeune Tudor, alors il pouvait bien punir le responsable. Il ne prit pas la peine de se retourner, d’une part pour ne pas montrer qu’il avait réussi à le toucher, d’autre part parce que le blondinet n’en valait pas la peine.

-Tu n’avais pas à mordre un enfant. Encore moins mon fils.

Enfin, il retrouva ce qu’il cherchait. Ravi, il repartit donc du côté de la table afin de terminer ses petites affaires. Il lui suffit de prélever une certaine quantité de verveine. Il était prêt. Et visiblement, l’autre avait compris ce qui allait lui arriver, puisqu’il s’agita. Malheureusement pour lui, les chaînes étaient solides. Jamais il ne pourrait se libérer, jamais. Pas sans aide en tout cas, seulement personne ne lui viendrait plus jamais en aide. L’intendant essaya bien de le faire se calmer, mais une simple claque à l’arrière de la tête était loin d’être suffisant, il en était parfaitement conscient. Alors au final, sans se soucier du fait que l’autre lui criait dessus, il se fit plus brusque, l’attrapa par les cheveux et lui tira la tête en arrière. L’aiguille trouva bien vite sa place dans la peau du coup du blondinet qui se figea. Hé bien voilà, ce n’était pas bien compliqué. Lorsque la verveine fut enfin injectée dans ses veines, l’homme se retira, laissant sa victime hurler de douleur, l’insulter. Il n’en avait rien à faire, se délectant bien trop de sa souffrance. Il regagna donc une nouvelle fois la table et s’assit en partie dessus, récupérant son verre au passage pour avaler une gorgée d’eau. Il le regarda se calmer, essayer de canaliser sa douleur. Plaisant spectacle. Ils se fixaient l’un l’autre, sans baisser le regard une seule seconde.

Une fois de plus, ce fut la voix du vampire qui brisa le silence. Et le brun ne put faire autrement que l’écouter, analyser sa longue tirade. Il était clairement en train de menacer la famille impériale. Plus clairement, la famille directe de Lionel : ses enfants et lui-même, puisqu’il ne lui restait plus qu’eux de son sang. Est-ce que cela l’effraya ? En apparence, pas le moins du monde. Il resta complètement neutre. Intérieurement, c’était différent. Il s’inquiétait naturellement pour ses enfants. Samael et Antheia étaient ses bouts de chou, le souvenir de sa tendre épouse et personne n’avait le droit de les toucher tout comme personne n’avait le droit de blesser son frère. Alors oui, il avait peur de voir la menace être mise à exécution. Mais l’autre pensait-il très sérieusement qu’il pensait le relâcher un jour ? Il ne comptait pas le tuer, certes, sauf s’il y était obligé, mais il ne comptait pas le laisser sortir et prendre le risque de le voir se venger sur sa famille. Il n’était pas idiot. À présent que le blond était prisonnier, il allait le rester... Jusqu’à ce que quelqu’un, de préférence dans quelques siècles, le retrouve là et le détache ou l’achève. Alors si le brun avait en effet très peur de voir tout cela être mis à exécution, il se raisonna bien vite. Il aurait simplement à s’arranger pour que cela n’arrive jamais. Alors une nouvelle fois, il sourit.

-Encore faut-il que tu sortes d’ici un jour... Je pense que ce sera difficile.

Oh oui, très difficile. Puisque jamais tu ne le laisseras t’échapper. Bien, à présent que les préliminaires étaient lancés, il pouvait sans doute passer aux choses sérieuses. Une nouvelle fois, la question était purement rhétorique. Lionel n’avait pas besoin de demander l’autorisation, mais il s’agissait d’une petite manie. Prévenir quand le jeu commence. Le sourire de sa victime ne fit que l’encourager. Il se détourna alors de lui quelques instants, le temps de chercher les affaires nécessaires. Il avait vu un chat à neuf queues un peu particulier, quelque part. Il le trouva très rapidement. Un fouet à plusieurs cordes de 50cm agrémentées de nœuds aux bouts. Celui qu’il avait en mains avait, en plus, de petits crochets au bout de chaque ficelle. Arme de torture par excellence, non ? Oui. L’objet bien en main, il s’approcha, tranquillement, fixant sa victime. Il serait bien resté devant mais pour une entrée en matière, il préféra se mettre derrière lui. Et le fouet claqua une première fois. Dans l’air, sur sa peau. Avec force. Pas assez apparemment, puisque s’il n’y avait pas eu les crochets, il aurait moins saigné. Alors le brun raffermit sa prise et recommença, notant avec délectation que l’autre serrait les dents. Un second coup, plus ferme, plus fort aussi. Cette fois, la marque fut bien visible. Il regarda les gouttes de sang coule le long de sa peau pâle, lui laissant bien le temps de ressentir la douleur du coup. La précipitation ne donnait rien de bon, il fallait donner chaque coup d’une manière dosée et laisser à l’autre le temps de ressentir la douleur dans tout son corps. La peau se déchirait un peu plus à chaque fois, quelques lambeaux restant au bout des crochets. Rapidement, le fouet vira au carmin. Et l’autre riait entre deux coups. Aurait-il déjà perdu l’esprit entre la douleur et les coups de fouet ? Possible. Mais Lionel ne s’arrêta pas pour autant. Il finirait par le faire taire. Une trentaine de coups s’enchaînèrent ainsi, lentement. Le sol commençait, doucement, à être repeint mais Tudor n’y prêta guère attention. À ce rythme, les os de sa colonne vertébrale allaient être visibles. Ou plutôt, ils commençaient à le devenir. Un instant il songea que cela devait être très douloureux avant de classer l’information quelque part dans sa mémoire. C’était le but. Alors au final il bougea, laissant le dos de sa victime couler. Plop plop plop faisait le sang tombant rapidement, goutte à goutte, lorsqu’il pouvait l’entendre. Difficile, en sachant que l’autre riait. Qu’est-ce que Lionel comptait faire, cette fois ? Juste terminer un peu avec le fouet. Et peut-être le faire taire ? Il lui tapait sur le système à force de rire.

-Est-ce que tu t’amuses suffisamment ? Faut-il que je passe à autre chose ?

Passer à autre chose ? Hum... Sans doute, mais pas avant d’avoir donné quelques derniers coups. Mais pas dans le dos cette fois. Non, par deux fois, le chat à neuf queues frappa sur le devant : une fois sur le torse, une autre sur le ventre. Et comme jamais deux sans trois, le troisième coup vint, au visage cette fois. Il contempla quelques secondes la marque du fouet, les chaires arrachées, laissant juste des blessures desquelles s’échappait ce liquide rouge si caractéristique. Le travail était terminé à présent. À ce niveau-là en tout cas.

-Oups. Il semblerait que je t’ai quelque peu abîmé. Pardon. Ou pas.

Sadique. Mais il en avait fini avec lui, à ce niveau-là. Alors il s’écarta afin d’aller déposer le fouet dégoulinant de sang dans un bac à l’écart. Un bac rempli d’alcool. Tiens donc, bonne idée. Une nouvelle fois, un sourire purement sadique fit son apparition sur ses lèvres. Il avait trouvé autre chose à faire, de tout aussi douloureux que le fouet et ne nécessitant pas d’outils particuliers. L’homme retira ses gants qu’il déposa sur la table puis fila quelques instants. Il y avait toujours beaucoup d’affaires dans les environs, surtout qu’il avait tout particulièrement veillé à apporter le nécessaire en même temps que le prisonnier. Il lui fallut tout de même cinq bonnes minutes pour retrouver un flacon d’alcool à 90 degrés. Il revint alors, avec ce même sourire sadique qu’il avait eu au départ. Sans dire un mot, il s’approcha de la victime, ouvrit le flacon... Et non, il ne le lui fit pas avaler. Il lui renversa simplement le tout sur la tête, regardant avec délectation les gouttes d’alcool glisser le long de son corps, sur ses blessures à vif. Il n’avait jamais pensé qu’un jour, il aimerait autant que cela de voir quelqu’un souffrir.

-Il ne faudrait pas que les plaies s’infectent... lâcha-t-il simplement.

Oui, c’était sadique. Mais il avait encore une chose à faire. Il se détourna donc une nouvelle fois, allant remettre ses gants... Et chercha une grosse pince. Énorme pince même. Et il revint rapidement, avec un autre objet quelconque de métal entre les mains. Ce qu’il comptait faire ? Oh, hé bien... S’arranger pour que l’autre ne puisse plus mordre. Temporairement puisque cela repousserait, d’accord, mais cela allait déjà cela de gagné, à ses yeux. Alors pour la seconde fois, il lui tira sur les cheveux, l’obligeant à pencher la tête en arrière... Et sans lui laisser le temps de réfléchir, lui fourra l’objet de métal entre les mâchoires. Étant assez gros, le temps qu’il s’en débarrasse, Monsieur Tudor eut le temps d’attraper une des canines du vampire avec la pince... Et la lui arracha, l’explosant à moitié au passage. Tant pis. Il eut plus de mal à retirer la seconde, devant le maintenir bien fermement d’une main et attraper l’autre de l’autre main. Une chance que la verveine agisse, l’affaiblissant... Toujours est-il que, quelques instants plus tard, le vampire avait deux trous sanguinolent à la place des canines supérieures. Lionel le laissa alors en paix pour quelques instants, se contentant de le regarder droit dans les yeux. Le temps qu’il lise cette haine qu’il lui vouait, qu’il ait un petit aperçu de tout ce qu’il allait subir par la suite. Jamais il ne le laisserait s’en tirer. Jamais. Fallait-il qu’il l’explicite ? Il ne le fit pas. Il se contenta d’aller jeter les canines et la pince dans le bac d’alcool empli de sang, avec le chat à neuf queues. Une bonne chose de faite.

-Qu’est-ce qu’un vampire sans ses crocs, déjà ?

Il se retourna à nouveau vers lui, terriblement calme et sérieux. Sur le moment, dans cette salle, c’était l’humain qui dominait. C’était l’humain qui dominait, c’était l’humain qui donnait les ordres... Et, surtout, c’était lui qui faisait payer au Mad Hatter la peur qu’il avait eue pour son fils, la souffrance de celui-ci... Et celle de toutes ses victimes. Les Tudor avaient peut-être un sang les désignant comme des proies de choix, ils savaient cependant se montrer redoutables. La famille étant sacrée, quiconque s’en prenant à eux n’y survivait pas. Surtout si cette personne tombait entre les mains des personnes existant pour protéger la famille impériale... Surtout entre les mains de Lionel Tudor, qui méritait bien cette insulte. Il était le chien des Tudor... Et le bourreau de la famille, lorsque c’était nécessaire. Malheureusement pour le vampire...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Alyosha Volkov
♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Sam 2 Fév - 23:06


dream is collapsing.

The secret side of me, I never let you see
I keep it caged but I can't control it
So stay away from me, the beast is ugly
I feel the rage and I just can't hold it.
I must confess that i feel like a monster.

« Je vois... Mais je pensais que les chauve-souris dormaient la tête en bas, contrairement aux chevaux. Il faut croire que tu es l'exception qui confirme la règle. » Tu rigoles. Mais c'est qu'il est comique, l'intendant impérial. La chauve-souris, franchement... Ce n'est décidément, qu'un vieux cliché dont les humains n'ont jamais réussi à s'affranchir. Dormir la tête en bas ? N'importe quoi. Toi, les rares moments où tu te poses, c'est tout dans un même niveau horizontal, tu n'es pas plus original que les mortels sur ce point. Il te fait sourire, il te fait rire. Et inconsciemment, tu gagnes quelques précieuses minutes, avant qu'il ne se décide à t'attaquer. Une exception qui confirme la règle ? C'est marrant, et en un sens, c'est vrai. Tu n'es pas comme tes semblables, sur certains points... Tu es... Oui, c'est étrange en réalité. Certes, tu as bien des points en commun avec les autres vampires. Mais en creusant un peu plus profondément, on trouve quelques éléments qui font de toi un buveur de sang atypique. Sortant de tes pensées, tu te concentres de nouveau sur ton hôte. Qu'est-ce qu'il cherche ? Tu n'en as encore aucune idée, mais tu ne peux empêcher cette vague d'inquiétude de te submerger. Tu n'aimes déjà pas être en position de faiblesse, alors en plus, quand tu ne sais pas ce qui t'attend... Tu as ta petite idée, tu sais que tu vas souffrir. Mais par quel moyen, hein ? Ah ça, c'est une question qui plane au-dessus de ta tête depuis que l'autre a fait son entrée dans la pièce. Tu as l'impression d'étouffer, lentement. L'air ne rentre plus dans ta gorge, et pourtant, tu ne suffoques pas. Tu ne baisses pas la tête. Tu ne veux pas montrer tes faiblesses, pas du tout. Alors, tu gardes la tête haute comme un bon Volkov. Tu ne vas pas te laisser marcher dessus par un tel personnage. Un humain, qui plus est.

Tu cherches un sujet qui fâche, qui blesse. Pour gagner quelques malheureuses secondes supplémentaires, avant ta petite visite en enfer. Tu trouves bien vite, puisque c'est la raison-même de ta présence ici. Samael Tudor. Le gamin que tu as mordu au milieu de la rue, il y a quelques jours de cela. Le gosse de ton bourreau, et ce dernier semble bien décider à se venger... Tu lui rappelles au passage que tu ne l'as pas tué, mais, ça ne semble pas suffire. L'autre veut absolument te faire payer la morsure, et il va y arriver sans que tu ne puisses te défendre. Quel combat loyal, il faut le dire ! Enfin, il reprend la parole, fouillant toujours dans son bordel. « Tu n'avais pas à mordre un enfant. Encore moins mon fils. » Tu secoues la tête de gauche à droite, souriant. Son fils... Il ne sera pas toujours là pour veiller sur sa progéniture, il faudra bien qu'il s'y fasse une raison un jour où l'autre... Enfin, cette erreur de ta part, si on peut appeler cela comme ça, passe encore. Mais la prochaine fois risque d'être la dernière, car si tu as su te maîtriser plus ou moins bien, tu ne peux pas promettre que ton prochain y parviendra... Tu as refusé de le tuer, car son regard, sa manière de se comporter a ramené à la surface de ton esprit, bien des souvenirs... Des souvenirs que tu aurais préféré enterrer, mais qui malheureusement pour toi, resteront à jamais gravés dans ton esprit. Tu le regardes préparer ses affaires. Qu'est-ce qu'il fout, hein ? Clairement, il a une seringue à la main. Seringue qui lentement, absorbe une bonne quantité de verveine. Verveine. Et merde. Tu serres les dents, cachant ton appréhension au fond de ton estomac. Tu vas morfler.

Comme si un ordre suffisait à te raisonner. Tu as envie de le mordre, de lui briser la nuque. Non, en fait, il est préférable de le garder vivant ; exécuter ses chers petits enfants devant ses yeux serait bien plus jouissif, pour un grand sadique comme toi. Tu imagines ses traits, tirés par la douleur. Ses supplications, ses pleurs, et ton rire, en son de fond. Il te tire par les cheveux, tu penches la tête en arrière, et l'aiguille se fraye un chemin jusqu'à la jugulaire. Tu hurles, ah ça oui, tu hurles. C'est comme si on t'injectait du feu dans les veines. Du feu, de l'acide ; tu as l'impression qu'on te ronge de l'intérieur, c'est horrible. L'autre assis sur son bureau, tu continues tes lamentations. Tu as atrocement mal, et il semble se délecter de ce pitoyable spectacle. Qu'il en profite. Ce n'est que le prélude, pour toi, du moins. Tu sais ce qu'il adviendra de sa chère famille, quand tu sortiras de ces cachots. D'ailleurs, tu ne te gênes pas pour le lui faire remarquer. Ta voix est si calme, si déstabilisante. Toi, tu es plutôt apaisé. La verveine t'affaiblit considérablement, mais tu es toujours aussi lucide. Juste un peu dans les nuages, juste légèrement en train de planer. Ça ne t'empêche pas de parler de la mort comme d'une douce amie qui rend visite à tes amis, de temps à autres. Amis. C'est bien ironique, comme terme... Parler de proies serait plus approprié. Il reste neutre, indifférent. L'est-il réellement ? Non. Tu es persuadé que non. Il fait semblant, il ne veut pas te laisser voir la moindre faille. Il a raison, tu es un adversaire redoutable, et des plus rancuniers. Tu gardes ton regard dans le sien, figé, sans ciller. Tu veux qu'il sente la peur monter, le contrôle de la situation lui échapper. Certes, pour l'instant, c'est toi, son prisonnier. Mais viendra un jour où les rôles seront inversés. « Encore faut-il que tu sortes d'ici un jour... Je pense que ce sera difficile. » Tu ricanes méchamment. Qu'est-ce qu'ils peuvent être naïfs, ces humains ! Sincèrement... Ils sont pathétiques. Il est pathétique. Complètement stupide de croire qu'il va te garder ici, pour quelques années encore... Ah la la. Le pauvre fou est tombé sur la tête, pour te sortir de telles énormités. Calmant ton rire, tu reprends alors la parole, toujours aussi paisible. D'une froideur morbide. « Je ne suis pas de ton avis, très cher. Tu n'auras jamais raison de moi. Voyons, je suis le Mad Hatter. Je suis immortel l'ami ! » Un large sourire, fait son apparition sur ton visage. Un sourire amical, amusé. Un sourire bien trompeur... Tu marques une courte pause, et reprends. « Tu crois vraiment que ces chaînes auront raison de moi ? Et ces murs ? Ce palais ? Crois-tu vraiment pouvoir me garder captif, pour quelques années encore ? Voyons. Cesse donc de rêver Lionel. Rien ne me retient. Je suis comme le vent ; rien ne peut me retenir prisonnier. Certes, à ce jour, je suis attaché dans les cachots du palais impérial. Mais qu'en sera demain, pas vrai ? Peu importe le temps que ça prendra. Je serai dehors bien plus vite que tu ne peux l'imaginer. Et là, là. Oui, là, la partie commencera réellement. » D'amical, ton sourire vire à provocateur. Tu ne fais qu'énoncer les faits, et tu ne mens pas. Tu peux même lui promettre que tu vas te faire la malle un de ces jours. Enfin, en attendant, que les festivités commencent, comme tu l'annonces si bien !

Le fouet. Tu t'en doutais, de toute façon. Quelle entrée en matière... Classique. C'est vraiment.... Prévisible, de la part d'un humain. De cet humain, plus particulièrement. Premier coup dans le dos. Tu serres les dents, tant bien que mal. C'est horrible, c'est douloureux... Et ce n'est pas un chat à neuf queues comme les autres, non. On dirait bien qu'il y a des... Des crochets, au bout des ficelles. Serrant les dents, tu restes en apnée, avant de reprendre ton souffle. Voilà, tranquillement. Puis, le second coup, bien plus fort que le premier. Tu serres encore une fois les dents à t'en péter les mâchoires, tellement que tu as mal. Puis le troisième coup, c'est celui de trop. Tu hurles comme un hystérique, avant de péter un câble pour te mettre à rire. Et c'est ainsi que les coups s'enchaînent pour toi. Tu ris. Tu hurles. Tu ris. Tu hurles. Tu tires sur tes liens, comme si cela pouvait t'aider. Tu gardes les muscles complètement crispés, et tu le laisses t'arracher le dos. Tu sens que le sang t'échappe doucement, glissant le long de ton corps pour venir tomber dans un petit 'ploc ploc' macabre. Tu dois vraiment avoir le dos d'en un sale état ! Ça te brûle tellement... Et le pire, c'est que ce n'est pas prêt de cicatriser... Chaque coup est plus douloureux que le précédent, mais tu tiens bon, ce n'est que ton troisième jour de détention après tout... Une trentaine de coups écoulés, déjà. Tu dois avoir le dos dans un de ces états... Enfin, tu n'y songes même pas, tant c'est douloureux. Tu te concentres sur lui, qui revient devant toi. Sur ses yeux, que tu fixes sans cesse. Tu craches de manière muette, toute la haine qui te possède à cet instant. Tu retiens chaque coup, pour le rendre au centuple. « Est-ce que tu t'amuses suffisamment ? Faut-il que je passe à autre chose ? » Tu te remets à ricaner comme un pauvre fou. Un taré. Un malade. Tout ce que vous voudrez, tu lui ris au nez. « Une petite... Faiblesse... Dans le poignet Tud.. Tudor ? On s'oct... s'octroie une pause ? » Tu as bien du mal à reprendre ton souffle en revanche. Mais, tu es résistant, alors, tu ne cilles pas plus. À peine as-tu le temps de te ressaisir que le fouet vient s'abattre sur ton torse, puis sur ton ventre. Tu te tords en deux, tant bien que mal, c'est atroce, cette douleur qui te secoue. Et un dernier coup, dans le visage cette fois. Il en a fait exprès, pas vrai ? Ayant un peu tourné la tête, il n'y a que ta joue droite qui a morflé. Tu regardes par terre un instant. Tu contemples cette flaque de sang. Ton sang. Et tu relèves le regard vers lui, retrouvant un curieux sourire carnassier. « Oups. Il semblerait que je t'ai quelque peu abîmé. Pardon. Ou pas. » Tu ricanes, encore une fois. Désolé... Tu vas lui faire bouffer ses excuses oui ! Enfin, pour l'instant, tu te contentes de le regarder fixement. La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on. « Trente coups, seulement ? Je m'attendais à mieux de ta part, en réalité... Pour avoir vécu sous le knout pendant près de vingt-cinq ans, je peux te dire que tu n'es qu'un débutant, Lionel. » Tu penches la tête sur le côté, sans le lâcher du regard. C'est de la pure provocation.

Il va déposer le fouet. Alors, il abandonne ? Non. Bien sûr que non. Il te laisse un court instant de répit, et sort de la salle. Qu'est-ce qu'il prépare hein ? En fait, peut-être que si. Peut-être qu'il abandonne. Silencieux, tu es à l'affût du moindre bruit provenant de l'extérieur. Et le voilà, le sale cabot, qui revenait avec un flacon. Rien qu'à la vue, qu'à l'odeur, tu comprends rapidement ce dont-il s'agit. De l'alcool pur. Ou presque. Tu déglutis péniblement, et recouvres ton petit sourire. Il s'approche de toi, ton bourreau, et tu le dévisages. Il te verse le contenu du flacon sur la tête, et alors qu'il recule un peu, ta réaction se fait immédiate : tu hurles, encore et toujours. Tu hurles de sentir ces gouttes perler sur ta peau, s'infiltrer comme un poison entre tes chaires, traverser tes plaies. Ta joue. Ton torse. Ton ventre. Ton dos. Tes bras. Tout te brûle, d'une telle force que c'en devient presque insupportable. Tu regardes le plafond, comme si tu pouvais y voir le ciel, et tu retiens ces larmes qui menacent de tomber. Larmes de douleur. Larmes de haine. « Il ne faudrait pas que les plaies s'infectent... » Ahah, très drôle. Il ne voit pas, tu es mort de rire. Non, tu es surtout mort tout court. Et la douleur se fait si vive, si intense... tu n'arrives presque plus à respirer. Tu suffoques. Chaque goulée d'air inspirée, c'est un peu plus de feu sur tes blessures.

Une nouvelle fois, il va chercher quelque chose dans ses affaires, et il lui faut peu de temps pour revenir, cette fois-ci. Tu t'intéresses immédiatement à ce qu'il a entre les mains... Non... Un bout de métal, et une pince. Tu comprends très vite - trop même - ce qu'il prépare. Et tu tires de toutes tes forces sur tes chaînes. Non. Non. Non. Non, il ne peut pas, il n'a pas le droit. Il ne peut tout simplement pas. Tu ne vas pas le laisser faire. Mais Lyokha, es-tu inconscient au point de te rendre compte que tu n'es pas en position de négocier ? Tu écarquilles les yeux, levant la tête, tirant sur tes chaînes. Elles doivent céder, maintenant. Tout de suite. Mais rien, rien ne cède, et rien ne lâchera, tu le sais pertinemment... « N'y pense même pas... » Et pourtant, il s'approche, te tire la tête en arrière, et te fourre son truc de métal dans la bouche. Tu essayes de recracher, mais rien à faire, c'est bloqué entre tes mâchoires. Tu commences lentement à paniquer, alors qu'il saisit une canine de sa pince. Un coup un peu trop fort, et la voilà hors de son logement. Tu hurles, à nouveau. Tu cries tellement fort, enfin, tu essayes : tout son est étouffé par ce foutu bout de métal que tu gardes entre les dents. Pour la deuxième, il force un peu plus apparemment, et tu t'époumones de plus belle. Hors de toi, souffrant le martyr, c'est le cas de le dire, tu te laisses retomber, suspendu par tes chaînes. Tête basse, pendant dans le vide, tu gardes les yeux dans le vague. Un filet de sang, mêlé à un peu de bave, dégouline d'entre tes lèvres, et rejoint la flaque d'hémoglobine à terre. Tu n'en peux plus. Trop... C'est beaucoup trop. De nouveau, des souvenirs plus que terribles te reviennent à l'esprit. Irina s'est faite arracher les canines, elle aussi, et tu ne sais pas tout sur les sévices qu'elle a pu subir. Mais cette image, juste affreuse, te revient à l'esprit. Tu le regardes, comme à ton habitude. La haine brûle au fond de tes prunelles, elle se consume lentement. « Qu'est-ce qu'un vampire sans ses crocs, déjà ? » Tu souris douloureusement, tu as comme un vide, sans vouloir être comique. « L'homme qui tuera tes enfants. » Pas un mot de plus, pas besoin. Que peux-tu bien lui rétorquer, de toute façon ? Le moindre mot te fait déjà incroyablement mal... d'autant plus que l'alcool coule encore un peu, et dès que tu ouvres la bouche, il se fraye un chemin jusqu'à tes plaies.

Tu commences à y voir trouble, flou. La verveine te fait tourner la tête, et non, tu ne vas plus aussi bien qu'au début de votre petit entretien. Pourtant, malgré la douleur qui t'accapare, tu gardes les yeux un minimum ouverts. Tu gardes la tête haute. Mais, tu n'es pas superman Lyokha. Tu n'es pas un super héros, et tu n'as pas mangé depuis trois longs jours déjà... Tu n'en peux tout bonnement plus. Il arrive un moment où, même pour les vampires, les batteries sont à plat. Normalement, ce n'est pas aussi rapide... Mais avec la quantité de verveine que tu as dans les veines... ta tête retombe lourdement, tu te laisses presque tomber. Les images sont de moins en moins nettes, le sang s'échappe toujours de tes plaies, et toi, tu glisses doucement dans ce délicieux monde qu'est l'inconscient. Tu vogues entre deux endroits ; celui de ton bourreau, cette sale pièce. Et un champ. Un magnifique champ. Est-ce que tu rêves ? Tu n'en sais rien, tu souris, simplement. Le soleil est là, lui aussi. Il est si doux, il ne brûle pas ta peau. Tu es on ne peut plus vivant. Tu avances tranquillement, glissant le bout de tes doigts entre les épis de blé. C'est doré, c'est beau. Et le ciel lui, plus bleu que jamais, annonce une superbe journée. Tu souris un peu plus, douloureusement, et lorsque tu gagnes un coin un peu plus dégagé, tu te laisses tomber dans l'herbe sèche. Le soleil est vraiment agréable, pour toi. Mais, il commence à te brûler. Et cette brûlure se fait de plus en plus insupportable. Allez, ouvre les yeux Lyokha, tu ne peux pas dormir. Quand tu ouvres les yeux, il est toujours là, toi, tu restes plus ou moins dans les vapes. Il est en forme, lui... Toi, ta peau te brûle, car l'alcool sèche. Ta peau te tire, car l'alcool te ronge. Puis, tu commences à avoir réellement faim... « Un... Un hôte digne de ce nom ne laisserait pas son invité crever de faim... Je ne vais pas tenir, si je ne suis pas nourri... Si je n'ai pas de quoi m'alimenter, demain matin, je serai mort... Et tu auras échoué, tu sais pourquoi ? Car la seule sentence acceptable pour un vampire, c'est bien la torture, pas la mort... » Tu as incroyablement faim. Et tu vas crever, si tu n'évacues pas la verveine de ton organisme. D'ailleurs, qu'est-ce que... Hé bien oui, tu renvoies tout ce que tu avais dans l'estomac, soit, pas grand-chose. Juste du sang. Noir. Tu es vraiment dans un pitoyable état... Et ce n'est que le troisième jour...

Il reprend la parole, encore. Ses mots raisonnent dans ton esprit, c'est terrible. Tu ne comprends pas un traître mot de ce qu'il peut raconter ! Et pourtant, tu vois sa silhouette, floue, s'agiter dans quelques mouvements totalement indescriptibles. Qu'est-ce qu'il fout, hein ? Tu veux bien comprendre, seulement, tu n'y parviens pas. Il repasse derrière toi, et tu es curieusement mou. Tu n'arrives plus à bouger, tu es complètement assommé par la verveine, et par le sang qui s'échappe de tes veines... Puis, cette douleur horrible reprend de plus belle, quelque chose te brûle affreusement dans la nuque ! Tu serres les dents, fort. Qu'est-ce que c'est, hein ? Tu n'en sais strictement rien, et c'est bien cela qui te fait peur ! Enfin, tu n'as ni la force, ni l'envie de le montrer, alors tu demeures neutre, à demi-inconscient. Quelques minutes défilent encore, et cette fois, c'est sur tes bras et tes jambes que l'on tire... Raaah ! Ce sont les chaînes ! Tu t'agites mollement, avant de finalement, céder la place à la fatigue... Plus un mot, plus un son. Tu n'entends plus rien, et lentement, tu sombres. Tu sombres dans l'inconscience.

_________________

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Mirza
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Dim 3 Fév - 18:42

    PV de Lionel Tudor


Verveine. Ce si puissant poison pour les vampires. Et Lionel le savait. Lionel n’était pas un Tudor pour rien, il n’était pas le petit frère de l’Empereur pour rien. Il connaissait ses alliés comme ses ennemis. Leurs points forts comme leurs points faibles. Normalement, il n’aurait jamais dû mettre ces connaissances en pratique, pas à ce niveau-là en tout cas. La torture ne faisait plus partie de la politique de l’empire, il le savait mieux que quiconque. Il savait qu’il n’aurait jamais dû emprisonner ce vampire, il savait qu’il faisait une erreur. Mais sa haine était bien trop puissante pour qu’il respecte le protocole. Personne ne saurait ce qu’il faisait, personne. Il y veillerait. Parce que ce vampire ne pouvait pas rester impuni, pas de son point de vue. Et la torture était la meilleure punition, la seule valable pour une créature de son espèce. Le brun savait ce qu’il devait faire, il savait aussi ce qu’il pouvait faire. Il n’avait certes pas les connaissances des Chasseurs – qu’il ne soutenait pas, soit dit en passant – mais ses connaissances seraient largement suffisante. Et puis, il avait tout son temps pour découvrir quelles étaient les limites à ne pas franchir. Les hurlements de douleur de sa victime le ravissaient étrangement. Il se délectait de ce spectacle, aussi cruel soit-il. Les menaces du blond n’y changèrent rien, il aimait le voir souffrir. Seulement, ses menacent ne le laissèrent pas aussi indifférent que ce qu’il laissa voir. Il avait peur pour ses enfants, il en prenait grand soin, même s’il se montrait peut-être trop sévère depuis la perte de son épouse. Personne n’avait le droit de leur faire du mal. Mais de toute manière, il s’arrangerait pour que l’autre ne sorte jamais de cette salle de torture. Jamais. Ce qu’il lui expliqua, calmement. L’autre n’était pas de son avis ?

-Immortel ne signifie pas invincible il me semble.

Non, il ne niait pas ce fait. L’autre, comme il le lui rappelait si bien, était le Mad Hatter. Un vampire qui avait beaucoup fait parler de lui, pour quiconque prenant la tête de s’informer sur les histoires du passé. Mais l’immortalité n’était pas absolue. Les vampires ne vieillissaient pas, ne se détruisaient pas facilement non plus, mais c’était possible, c’était faisable. Si l’homme pensait que les chaînes retiendraient le vampire ? Oui, parce qu’il allait s’affaiblir, petit à petit. Parce que plus le temps passerait, plus il aurait de mal à se défaire de ses liens, jusqu’à en devenir absolument incapable. Sans être nourri, combien de temps s’agiterait-il encore ? Monsieur Tudor l’ignorait mais il comptait bien le découvrir. Alors il le laissa parler, il le laissa croire qu’il s’évaderait. Il ne le laisserait pas l’atteindre, que ce soit par des mots ou des actes. Il se maîtrisait trop pour lui donner le moindre indice quant à ses pensées, ses doutes, ses points faibles. Il espérait que la partie n’aurait jamais lieu. Il ne se souvenait que trop bien de cette sensation qu’était la morsure d’un vampire. Il ne quittait jamais cette écharpe qui masquait ses propres cicatrices. La douleur, la sensation de mourir... Et ces vampires qui revenaient, parce que le sang de la famille impériale était trop attirant, parce que cette particularité générique était une malédiction, leur malédiction. Il aurait voulu que jamais ses enfants n’aient à subir une telle chose, mais il était bien trop tard pour Samael à présent. Il ne pouvait que s’arranger pour que cela ne se reproduise plus, pour que cela ne se produise jamais pour sa fille.

Après ce petit préliminaire, il était grand temps de passer à l’action. Et ce fut par le fouet qu’il commença les choses sérieuses. Classique, peut-être, mais efficace. Plus encore à l’aide d’un chat à neuf queues possédant des crochets au bout de chaque ficelle. Les coups s’enchaînèrent à une vitesse précisément calculée pour que chaque coup soit bien douloureux, pour qu’il fasse le plus de dégâts à chaque fois. La torture était un art qu’il apprenait sur le moment, adaptant ses réactions à celles de sa victime pour qu’il souffre le plus possible. Celle-ci finit par rire, à partir du troisième coup. Cela tapa légèrement sur le système de son bourreau, mais il fit son travail jusqu’au bout, avec application et précision. Entre la verveine qui coulait dans les veines de l’autre et les dégâts faits par les crochets, il ne guérirait pas de sitôt. C’était là tout ce qu’il souhaitait. Le "ploc ploc" des gouttes de sang tombant au sol était à peine perceptible, avec les rires de l’autre, et pourtant le brun les entendait, tellement plus concentré sur le résultat que sur le rire de fou qu’avait la sangsue. Son dos était dans un sale état, après trente coups. Un humain serait mort, sans doute. Mais pas un vampire, tant qu’il ne serait pas exposé au soleil, réellement empoisonné à la verveine ou qu’il n’aurait pas un pieu de bois planté dans le cœur, il resterait "en vie". C’était là un avantage, puisque la torture pourrait être infinie, il n’allait pas avoir besoin de se poser trop de questions, il n’avait pas besoin de se contenir pour ne pas le tuer. Un bon point. Enfin, au bout de trente coups, il laissa enfin le dos du blondinet tranquille et vint se positionner devant lui. Il s’amusait suffisamment ? Il ricana et Lionel retint un soupir désappointé. Il n’empêche que l’autre avait du mal à reprendre son souffle, ce qui lui arracha un sourire sadique. Une faiblesse dans le poignet ? Non, pas spécialement. Il le lui prouva d’ailleurs bien rapidement. Par de fois, le fouet vint s’abattre à nouveau sur lui. Le ventre, le torse. Une fois de plus, la chaire partit en lambeaux, emmenée par les crochets. Le sang coulait doucement des plaies, ce liquide si précieux s’échappait un peu plus à chaque instant. Mais ce n’était pas fini. Il avait encore une chose à faire. Un dernier coup, au visage cette fois-ci. Mais il n’écorcha que sa joue. Dommage. Il lui fit simplement des excuses nullement sincères pour son geste, laissant l’autre ricaner à nouveau. Que trente coups ? Vécu sous le knout pendant près de vingt-cinq ans ? Un sourire carnassier étira les lèvres du plus jeune des deux, en réponse à cette provocation du vampire.

-Ne t’inquiète pas, j’ai tout le temps qu’il me faut pour en venir au knout, si cela te manque. Mais il faut bien y aller en douceur au départ pour y aller de plus en plus fort par la suite, ne crois-tu pas ?

Si, bien sûr. Il ne pouvait pas commencer par la pire des tortures, sinon les suivantes allaient paraître douces. Alors il y allait tranquillement, à son rythme. Le fouet ? Il ne l’utiliserait plus pour la nuit, il lui fallait trouver autre chose de bien douloureux. Le fouet déposé dans un bac d’alcool afin de nettoyer le tout, et voilà qu’une nouvelle idée lui vint à l’esprit. Alcool, évidemment, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Peut-être parce qu’il n’était pas expert en torture et qu’il n’avait jamais eu la prétention de l’être. L’homme disparut alors quelques minutes, le temps d’aller chercher un flacon contenant le liquide désiré. Il avait toutes les affaires nécessaires à la torture dans les parages, il ne mit pas longtemps à trouver l’objet convoité. Rapidement de retour, il ignora la sourire de sa victime et vint lui renverser le contenue du flacon sur la tête. Ceci fait, il se recula pour le regarder hurler, pour le regarder se tordre dans la mesure du possible sous la douleur. Il regarda aussi les gouttes glisser le long de son corps, passer sur chacune des plaies sanglantes qu’il avait consciemment imprimées sur sa peau. Et pour couronner le tout, avec son calme de la soirée, il ne dit qu’une seule chose : pour que les plaies ne s’infectent pas. Très drôle. Comme s’il en avait quelque chose à faire. Non, tout ce qu’il voulait, c’était le voir souffrir le martyr. Et il faut dire que, pour le moment, cela fonctionnait plutôt bien.

Mais Lionel n’en avait pas encore fini. Pas encore, il avait encore des projets pour sa victime. Alors une fois de plus, il fouilla dans ses affaires à la recherche d’une pince et de quelque chose qui empêcherait le vampire de refermer les mâchoires. N’importe quoi. Ce fut un objet de métal qu’il trouva pour faire l’affaire. Soit. Alors une fois ses deux instruments en main, il rejoignit le blondinet qui s’agitait. Celui-ci devait avoir compris, ce qui ne fit que plus plaisir au bourreau de la soirée. Il le sentait paniquer et en était ravi. Ne pas y songer ? L’homme secoua négativement la tête, calmement, allant jusqu’à côté de lui. Il lui tira la tête en arrière et lui fourra l’objet de métal entre les mâchoires. Coincé, le vampire. Mais il prit quelques petites secondes pour prendre la parole, quelques simples secondes pour faire entendre sa voix, d’un ton mesuré et glacial, murmurant presque à son oreille.

-Tu n’as pas encore compris ? Tu ne m’échapperas pas. Tu es à ma merci et tu le resteras, quoi que tu puisses tenter pour t’échapper. Et dans cette situation, j’ai tous les droits sur toi.

Et il le prouva d’une manière bien cruelle. Sa pince vint enfin attraper l’une des canines du haut et il tira dessus. Fort, très fort. Il l’arracha sans trop de problème, bien que la dent explosa à moité dans la pince. Oups ? Non, pas spécialement. Ce n’était pas prévu mais il n’en avait rien à faire. Et l’autre qui continuait à hurler. C’était fatiguant et jouissif à la fois. Étrange contradiction. La deuxième canine partit avec plus de mal, mais il y arriva tout de même. Enfin, il le lâcha, allant jeter les deux dents et la pince dans le bac d’alcool, avec le chat à neuf queues. Il le laissa en paix quelques instants, l’observant se laisser retomber. Il était épuisé, Lionel le voyait bien. Mais cela lui plaisait. Apparemment, il avait trouvé quoi faire pour venir à bout de lui. Il regarda cette haine qui consumait ses prunelles. Haine de la part des deux. Mais le plus jeune souriait. Qu’était un vampire sans ses crocs ? L’homme qui tuerait ses enfants ? Non. Certainement pas. Plus jamais il ne pourrait toucher aux siens. Mais il resta complètement neutre. Sa réplique était tellement évidente qu’il préféra la taire et simplement l’observer s’affaiblir, l’observer souffrir encore et encore. L’observer perdre peu à peu conscience aussi. Il ferme d’ailleurs les yeux un instant, ce qui fit sourire le brun. Alors, conscience ou inconscience ? Était-il parvenu aux limites de sa résistance ? Seul le temps allait le dire. Apparemment, il n’était pas encore à bout, puisqu’il reprit la parole. Un hôte digne de ce nom le laisserait pas son invité crever de faim ? Mais il n’y avait guère que les vampires qui pouvaient se passer de repas sans mourir. Il allait lui répliquer quelque chose mais il le laissa vomir avant, retenant une moue dégoûtée. Quel état pitoyable.

-Je prends le risque de te voir mourir avant d’en finir avec toi. Tu n’auras rien à boire, pas la moindre goutte de sang, je peux te l’assurer. Je compte bien te faire comprendre que tu as fait la pire erreur de ton existence en t’en prenant à mon fils. Tu intégreras le message, peu importe comment.

Sur ces paroles, il lui tourna le dos, allant chercher un briquet et un couteau. Lorsqu’il eut les deux objets bien en main, il revint vers sa victime tout en faisant chauffer la lame à la flamme du briquet. Il savait déjà quoi faire de lui, il savait quel serait le prochain châtiment... Et même les deux prochains. Il repassa derrière lui, sans se presser. Lorsqu’il fut correctement positionné, il rangea le briquet puis lui appuya fortement sur la tête, la lui penchant en avant. Parfaite, il avait un bon accès à sa nuque. La lame trouva alors un accès à la chaire fragile de son cou, juste au-dessus de l’inscription "Mad Hatter". Atelier gravure. La lame brûlante s’enfonça, perçant la chaire, laissant le sang couler à nouveau. Ce qu’il inscrivait ? Un T. Le T des Tudor. Il aurait cette leçon dans la peau. L’autre ne hurla pas cette fois, se contentant de serrer les dents, l’homme peut alors terminer son travail correctement. Ce type de gravure n’était pas des plus compliqué, ce fut donc relativement rapidement terminé. Sa voix vint souffler alors à son oreille, ne sachant s’il l’entendait ou pas.

-Ainsi, même si tu ne le vois pas, tu sentiras ce message... Que j'imprimerai autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce que tu l'ais intégré.

Enfin, il le lâcha et alla déposer le couteau au même endroit que la pince et le fouet. En avait-il fini ? Non pas encore. Mais la séance allait bientôt prendre fin, vu l’état du blond. Lionel ne voulait pas l’abandonner ainsi, cela aurait été bien peu signe de lui. Alors il alla s’emparer de la chaîne qui liait les mains de son victime en hauteur. Ce qu’il fit ? Il tira dessus, enroulant la chaîne autour de son point d’attache. Jusqu’à ce que l’autre soit soulevé de terre, jusqu’à ce qu’il soit pendu par les mains et retenu par les pieds. Il imaginait bien la forte pression sur les membres que cela devait être, mais il continua, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus tendre la chaîne. À ce moment là, il la bloqua de cette manière et revint devant le vampire. Ses yeux étaient fermés et il ne bougeait plus. Il le gifla une fois, deux fois... Sans obtenir la moindre réaction. Était-il inconscient ? Sans doute. Finalement, il n’était pas bien résistant. Dans un soupir lassé, l’homme se détourna de sa victime, retira ses gants qu’il déposa sur la table, s’empara de son verre puis se retourna à nouveau vers le supplicié. Il l’observa quelques instants, vidant son verre à petite gorgées, se demandant s’il ne faisait pas une erreur d’aller jusque là. Il savait qu’il n’avait aucune autorisation et être le frère de l’empereur n’allait guère l’aider à se tirer d’affaire si jamais on venait à apprendre ce qu’il faisait. Mais il laissa bien rapidement ses questions de côté. Les conséquences, il les assumerait si nécessaire. Tout ce qu’il souhaitait, c’était faire payer à ce vampire ses actes. Rien de plus. Mais puisque, pour la soirée, il n’avait plus rien à faire, il se détourna complètement de lui et alla souffler sur les bougies. La salle revint rapidement complètement sombre, il alluma alors sa montre en mode lampe torche. Sur cette soirée humide de sang, il abandonna son prisonnier dans cette position plus qu’inconfortable, préférant aller s’accorder quelques heures de sommeil afin d’être en forme pour récupérer son fils le lendemain.


Dixième jour de détention


Il sourit en fermant la porte. Ses enfants dormaient, enfin. Depuis quelques jours, il avait du mal à quitter sa suite. Samael avait du mal à dormir, alors lorsqu’il fallait s’éclipser silencieusement, ce n’était pas évident. Il avait toujours peur que l’un des deux se relève en son absence et panique en ne le trouvant pas. Son fils surtout, c’était un garçon intelligent, Lionel savait que celui-ci avait compris que quelque chose n’était pas normal depuis son retour. Mais l’homme n’avait rien dévoilé, son fils était trop tendre, trop innocent pour apprendre quoi que ce soit. Alors il se faisait plus prudent, ne disparaissait pas toutes les nuits. Cela laissait à l’autre des heures de répit supplémentaires mais il le laissait s’affaiblir de plus en plus. Tiens, en songeant à lui, il était temps d’aller lui rendre une petite visite. Se faisant le plus silencieux possible, l’Intendant Impérial alla se changer, revêtant sa tenue de bourreau. Cette même tenue rouge sombre et noire qu’au début. Il s’y était habitué et les traces de sang n’y étaient pas visibles. Par contre, il faisait bien attention à ce que personne ne vienne fouiller dans ses affaires, parce que l’odeur du sang commençait à imprégner le tissus, ce qui aurait pu le trahir.

Lorsqu’il fut prêt, il sortit de sa chambre, silencieux comme une ombre. Sortir de ses appartement et refermer derrière lui se fit facilement, aisément, et il retourna se perdre dans les couloirs, ses couloirs. Son domaine, son territoire. En dix jours, il avait pris l’habitude d’éviter la plupart des personnes. Surtout que, ce soir, il sortait plus tard que d’habitude. Il ne pouvait laisser ses enfants en plan pour un simple vampire, évidemment. Il était un bon père, dans la mesure du possible. Il s’efforçait de faire de son mieux mais il n’avait pas l’impression que ce soit suffisant. Il aurait tant eu besoin de sa chère et tendre épouse... Mais elle n’était plus là pour l’aider à maîtriser les deux petits, elle n’était plus là pour les bercer, les rassurer, pour le soutenir et le calmer... Elle n’était plus là, tout simplement. Et son absence se faisait cruellement ressentir, au plus profond de son cœur. Mais il secoua la tête bien vite, refusant de se laisser aller à la nostalgie. Les couloirs défilèrent, jusqu’à ce qu’il atteigne le bon. Vérifiant bien à gauche et à droite que personne ne l’observait, il ouvrit le passage et se glissa à l’intérieur, allumant machinalement sa montre en version lampe de poche.

Les escaliers humides furent rapidement descendus, chacun de ses pas résonnant doucement. Il ne faisait pas d’effort pour se montrer discret, sachant parfaitement que l’autre l’entendait venir. Tant mieux, d’un côté, il pouvait désespérer. Et le Mad Hatter devait s’être reposé, puisqu’il avait été tranquille le jour précédent. Comme à son habitude, il alla d’abord allumer les bougies afin de mettre la lumière sur la situation avant de se tourner vers son invité d’honneur. Dix jours sans boire. Il était dans un sale état, plus que pitoyable. Oh que oui, plus que pitoyable. Et ce spectacle l’amusait au plus haut point. Le sol était devenu rouge sombre, tout autour de lui. Il avait bien nettoyé à quelques reprises mais pas à chaque séance, donc l'hémoglobine semblait s’incruster dans le sol. Quant au vampire... Il avait très légèrement changé de position depuis le début. À l’origine, s’il l’avait lâché, ses bras seraient retombés vers l’avant. Cette fois, il retomberaient vers l’arrière. Il avait profité d’un moment où l’autre était inconscient pour changer la manière dont il était attaché. Les mains avaient été liées dans le dos puis remontées. Pas jusqu’au-dessus de la tête mais pas loin. C’était bien plus douloureux ainsi, il s’en doutait et l’avait constaté en observant les réactions de l’autre. Un sourire carnassier vint étirer les lèvres du brun tandis que celui-ci venait se positionner juste devant l’autre. Il lui attrapa le menton d’une main, le forçant à le regarder.

-Me voilà. T’aurais-je manqué ? Je suis navré de t’avoir abandonné hier, mais j’avais plus important à faire que torturer une sangsue. Mais ne t’inquiète pas, je vais me rattraper aujourd’hui.

C’était dit. Cette lueur sadique au fond de ses prunelles noisettes voulait tout dire. Il allait mettre les bouchées doubles ce soir. Mais avant de commencer le jeu, il fallait bien passer par les préliminaires d’abord. Quels préliminaires ? Patience. Le lâchant brusquement, il se détourna de sa victime et alla remettre ses gants. Il avait deux choses à faire dans un ordre bien précis. Allant fouiller dans ses affaires, il en sortit un vieux couteau qu’il avait déjà affuté les jours précédents. Puis il rejoignit l’autre. Qu’allait-il lui faire ? S’arranger pour qu’il n’hurle pas. Ou alors, pour que cela devienne une nouvelle torture. Ce qu’il fit ? Une nouvelle fois, il attrapa fermement son visage d’une main, l’empêchant de trop bouger. De l’autre, il l’entailla aux coins des lèvres. Pas trop, juste assez pour que la peau commence à se déchirer. Voilà. À présent, s’il se mettait à hurler, ses joues se déchireraient. Fier de lui, il l’abandonna ainsi pour aller chercher son habituelle fiole de verveine. Il en préleva une très faible quantité. Connaissant l’état de l’autre, s’il en mettait trop, il le tuerait. Ce n’était pas son intention. Il ne voulait pas le tuer. La torture était la seule sentence acceptable pour un immortel. La seule qu’il s’autorisait à appliquer aussi. Il n’était pas un meurtrier, pas dans son esprit en tout cas. Pas sans un ordre direct de son frère et empereur. La verveine prélevée, il revint vers le blond et, comme il le faisait depuis plusieurs jours, lui planta l’aiguille dans la jugulaire, laissant le liquide pénétrer dans la circulation sanguine. Et voilà le travail.

-Quel est le programme de ce soir ? Que dirais-tu du knout ?

Bien évidemment, il le lui laissa pas le choix et repartit fouiller dans ses affaires. Il avait déjà utilisé le grand knout, il fallait juste qu’il retrouve l’endroit où il l’avait laissé. Il lui fallut une minute de recherches pour enfin mettre la main dessus. Laissant ses doigts glisser le long de la lanière, il vérifia qu’il n’y avait pas de sang séché ou n’importe quoi d’autre qui puisse venir empêcher le bon fonctionnement de la torture. Comme il ne repéra rien de problématique, il prit le manche bien en main et fit claquer le fouet dans l’air une fois. Le son résonna dans la pièce, douce mélodie à ses yeux, puis il reporta son attention sur l’autre. Prenant son temps pour revenir s’installer derrière lui, il lui tourna deux fois autour, attendant encore un peu. Juste le temps qu’il se souvienne de la douleur du fouet, juste le temps qu’il se remettre en mémoire la sensation du fouet sur sa chaire. Et au bout du second tour, il revint derrière lui. Il était prêt. On ne peut plus prêt, même. Alors après une lente inspiration et une expiration à la même vitesse, son poing se resserra sur le manche. Raffermissant sa prise, il se savait prêt. Alors, d’un mouvement souple du poignet, le fouet vint claquer une nouvelle fois. Sur son dos cette fois, laissant une trainée sanguinolente. Un second coup. Un troisième. Sans se rendre compte que, ce soir, il y avait un invité surprise...


    PV de Mini-Samael


Tu sais que quelque chose ne va pas. Tu ne comprends pas tout mais tu sais qu’il y a un problème. Ton père agit étrangement, il disparaît quelques nuits depuis ton retour à l’hôpital et tu n’arrives pas à savoir où il va. En ville ? Il t’emmenait avant. Mais tu n’as pas l’impression que ce soit là-bas. Tu es perplexe, tu te poses tant et tant de questions... Tu as toujours posé plein de questions, de toute manière. Mais tu as rarement été inquiet. Oui, cette situation t’inquiète. Tu as bien vu combien il était perturbé, tu as bien vu son regard changer. Tu es peut-être encore très jeune, du haut de tes sept ans, mais tu n’es pas idiot. On t’a appris à analyser ce qui t’entoure, les situations comme les gens. Tu connais très bien ton père, alors si tu te dis qu’il y a un soucis, c’est que tu sais qu’il y en a un. Ce soir, tu as décrété que tu comprendrais. Et c’est pour cette raison que tu as quitté ta chambre. Ton père est déjà parti, tu l’as entendu fermer la porte. Alors tu as fait de même, volant le double de la clé. Tu as le cœur lourd, tu te sens coupable d’abandonner ta petite sœur mais tu es sûr et certain qu’elle dort, alors elle ne devrait, normalement, pas encore se réveiller. Tu as du temps devant toi. Tout du moins, c’est ce que tu crois.

Actuellement, tu es planté devant le mur derrière lequel ton père a disparu. Tu l’as suivi, oui oui. Mais comme tu connais ton père, tu l’as fait de très loin pour ne pas te faire repérer. Seulement, quand il a disparu d’un coup, tu as fait la moue. Tu ne connais pas encore tous les passages secrets du palais. Il ne peut avoir disparu que de cette manière. Mais tout compte fait, à bien y réfléchir, n’es-tu pas déjà passé par-ici ? N’as-tu pas déjà vu à quel passage ce couloir donnait accès ? Peut-être, c’est pour cette raison que tu restes là, ton esprit tournant à vive allure pour essayer de te souvenir. Seulement, rien ne vient. C’est très embêtant, tu veux comprendre ce qui se passe ! Mais ta mémoire n’est pas parfaite, alors tu sèches. Tu as besoin d’un indice quelconque. Un coup d'œil à droite, à gauche... Personne. Alors tu tâtes le mur au hasard, en espérant que l’ouverture ne soit pas trop haute pour toi. Et tu cherches longtemps. Cinq minutes passent, dix... Jusqu’à ce qu’enfin le passage s’ouvre. Surpris, adossé contre l’ouverture à ce moment-là, tu agites les bras pour retrouver ton équilibre... Et retomber lourdement sur les premières marches de l’escalier glissant.

Gémissant de douleur, tu restes étourdi au sol une petite minute avant de te redresser, grimaçant. Une de tes mains vient se glisser à l’arrière de ton crâne, massant la bosse que tu sens apparaître. D’ailleurs tu saignes légèrement. Oups. Tu déglutis doucement mais décrète que ce n’est pas grave. Tu te retournes alors pour observer les escaliers et ce qu’il y a en bas... Juste au moment où le passage se referme derrière toi. Noir complet. Tu fais la moue. Tu n’as pas spécialement peur du noir mais tu aimes bien voir où tu mets les pieds. Alors tu allumes ta montre en fonction lampe torche. Ton père a tenu à ce que tu en aies une multifonction, c’est toujours pratique pour lire un livre la nuit, discrètement. Tu regardes les marches glissantes, hésitant... Mais tu ne veux pas revenir sur tes pas, c’est hors de question. Alors tu te redresses, endolori, puis tu descends, te faisant le plus discret possible. Tu ne veux pas qu’on t’entende, parce que sinon tu sais que tu vas te faire disputer. Tu n’as pas le droit d’espionner les adultes encore moins ton père. Mais c’est plus fort que toi, tu veux comprendre ce qui ne va pas, tu veux comprendre pourquoi ton père est étrange depuis ton passage à l’hôpital. Et tu sauras, foi de Tudor.

Tes pas résonnent peu dans le couloir, d’un côté, tu n’as pas enflé de chaussures, tu es nu-pieds. Ce n’est peut-être pas une bonne idée, étant donné qu’il fait bien plus froid ici. Mais tu n’y prends pas garde, tout ce qui t’intéresse, c’est de trouver ce que vient faire ton père ici. Au fur et à mesure que tu avances dans les nombreux couloirs, les souvenirs te reviennent. C’est une aile abandonnée du palais. Autrefois, des gens étaient torturés dans ces cellules. Ton père te l’a raconté, il t’a expliqué que les hommes pouvaient être très cruels, tout comme ceux qui l’ont été. Il n’a pas explicité ce qu’ils faisaient exactement et il a confisqué tous les livres que tu avais emprunté pour en savoir plus. Résultat, tu n’as pas la moindre idée de ce qui se faisait dans ces lieux. Tu sais juste que les prisonniers avaient très mal. Mais très mal comment, tu es bien incapable de le dire. Tu aimerais savoir. Tu n’as pas conscience de ce que c’est, la véritable souffrance. Tu n’imagines même pas ce que c’est. Mais tu es un petit garçon curieux et intéressé par tout ce qui se passe autour de toi. Ta force de caractère te pousse à toujours vouloir comprendre ce qui se passe autour de toi. Tu veux comprendre. Et, en général, on ne résiste pas longtemps à tes questions à répétition.

Du bruit capte ton attention, alors tu te détournes de tes pensées et te laisse guider. Mais plus tu approches et plus tu te sens mal. Quelque chose te comprime le cœur. Tu ne comprends pas quelle est cette angoisse qui te prend au ventre. Tu ne comprends pas pourquoi tu es mal à l’aise, pourquoi tu te fais de plus en plus hésitant. Tu vois de la lumière, enfin. Elle vient d’une pièce, cette pièce de laquelle tu approches à petits pas. Tu déglutis, anxieux. Ça claque, ça rit, ça hurle. Tu en as la chaire de poule et tu hésites à avancer. Tu avances d’un pas, tu en fais un autre en arrière, n’arrivant pas à te décider. Tu devrais retourner dans ta chambre et oublier tes questions. Tu devrais. Mais tu ne suis que tes propres règles et ta curiosité semble être plus forte que tout. Tu as décidé que tu comprendrais. Et, au pire, si ton père n’est pas là, tu reprendras ta route et tu en oublieras les cris de douleur et ce rire qui t’effraye. Mais en attendant, il faut que tu saches. Alors tu prends ton courage à deux mains et, enfin, tu jettes un coup d'œil à l’intérieur de la salle.

Salle de torture. L’odeur du sang te prend à la gorge, tu as la nausée, tu ne te sens pas bien. Mais tu ne bouges pas, ton regard est bien trop captivé parce qui se passe. Un homme, attaché, mains liées, au milieu de la pièce. Il saigne, tu vois du sang couler de lui. Sang... Cette odeur métallique te rend malade. Mais encore une fois, tu restes. La tête de la personne attachée te dit quelque chose. Quelqu’un de blond... Ces traits... Soudain, tu écarquilles les yeux. C’est un vampire ! Ce vampire qui t’a mordu ! Tu le reconnais, malgré le sale état dans lequel il se trouve. Et tu esquisses un mouvement de recul, terrorisé. Qu’est-ce qu’on lui fait ? Enfin, ton regard se porte sur l’action. Tu vois le fouet siffler dans l’air avant de claquer dans son dos. Ton regard se pose ensuite sur la personne qui tient ledit fouet. Un homme vêtu de rouge et de noir. Ton père. Ta tête tourne affreusement, tu veux disparaître, tu veux t’enfuir, mais on t’a toujours dit de faire face à toutes les situations, peu importe ce qu’il puisse se passer. Jamais tu ne dois fuir, c’est une leçon qui est bien ancrée dans ta tête. Pour le moment tout du moins. Tu restes figé sur place, trop choqué, trop apeuré pour réagir. Ton père ne peut pas faire cela, ce n’est pas son genre. Tu sais que ton père est sévère, tu as compris qu’il n’aimait pas les vampires. Mais pourquoi ? Comment pourrait-il agir d’une telle manière. L’autre doit avoir mal, très mal. Tu l’imagines. Tu le comprends en le regardant, en l’entendant hurler. Ce spectacle te donne la nausée, il faut qu’ils arrêtent. Il faut que cela s’arrête. Tu essayes de bouger, tu n’y parviens pas. Totalement tétanisé, tu n’arrives pas à faire le moindre geste. Des larmes remontent à tes yeux, un voile d’eau les recouvre mais le liquide ne coule pas encore le long de tes joues. Tu te forces. Tu bouges. Tu ouvres la bouche. Ta gorge est sèche alors tu la refermes et tu déglutis avec difficulté. C’est bon, alors tu essayes quelque chose.

-A... Ar... ARRÊTEZ !!!

Tu hurles, de toutes tes forces. Ton père sursaute, tu n’en as rien à faire. Tu n’aimes pas ce que tu vois, tu ne peux pas en supporter plus. Les larmes coulent le long de tes joues, tu n’en peux plus... Tu ne comprends pas pourquoi tout cela se déroule sous tes yeux, tu ne comprends pas... Veux-tu réellement comprendre ? Oui, non, tu ne sais plus. Tu ne veux pas savoir comment tout cela a pu se produire, ce qu’il s’est passé... Mais... Tout est confus, tu ne sais plus quoi penser, tu es perdu. Alors tu les regardes tour à tour, tes yeux sombres luisant d’incompréhension, de peur aussi. Tu n’arrives pas à bouger... Dans quel état es-tu, Samael ? Tu n’aurais jamais dû voir ça, jamais... Tu es bien trop jeune, ton cœur est bien trop tendre pour un tel spectacle... Et pourtant...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Ven 5 Avr - 21:06

« Immortel ne signifie pas invincible il me semble. » Tu ricanes nerveusement, méchamment. Certes, immortel n'a pas la même définition qu'invincible... Mais à peu près, vraiment. Quelques mots qui varient, rien de plus. Pour toi, immortel et invincible sont plus que des synonymes, ils sont exactement le même mot. Personne n'est jamais venu à bout de Lyokha Volkov, ce n'est pas l'autre chien de garde qui va y parvenir, loin de là. « Voyons l'ami, je suis le Mad Hatter. Tu peux me faire confiance, quand je te dis que tu n'auras pas raison de moi. » Et si seulement tu te rendais compte d'à quel point tu dis vrai... Tu as confiance en toi, peut-être un peu trop, mais au final, vaut mieux cela que de sombrer dans le pessimisme. Ça ne te réussit pas vraiment, ce genre de sentiments... Pourtant, tu peux penser ce que tu veux, tu sais que ces chaînes sont plus que résistantes. Tu peux déployer toute ta force, elles ne veulent vraiment pas céder ! C'est à la fois frustrant et inquiétant, car tu sais qu'au fil des jours, tu auras de plus en plus de mal pour tenter de t'évader... Et le comble, c'est que tu peux forcer autant que tu veux, chercher à les fragiliser, rien ne bouge, sauf toi dans cette pièce humide et glacée.

Bientôt, le fouet vient claquer. Une fois dans l'air, et finalement, les lanières de cuir viennent s'abattre sur ton dos nu. Lanières au bout desquels tu peux sentir de petits crochets de fer, qui à chaque coup, arrachent douloureusement tes chairs. Tu rigoles, tu hurles de rire même. Tu conserves une attitude de fou furieux, alors qu'il te détruit lentement mais sûrement, cette foutue verveine t'empêchant de cicatriser comme d'ordinaire. Il tourne autour de toi, revient carrément devant, et te lacère ventre et torse de deux coups distincts. Il ne s'est pas raté : encore une fois, ta peau se déchire, laissant les plaies à vif. Un dernier coup pour le visage, pour ta joue, et ton regard se fait sombre, noir. Plus encore que la robe du corbeau, ou la suie des mines ; c'est le noir du néant, celui de la mort. Tu veux lui faire comprendre silencieusement qu'il regrettera son geste un de ces jours. Peut-être demain, dans une semaine, dans dix ans. Le temps ne presse pas, quand on s'est depuis des siècles déjà, arrêté de vieillir. Il « s'excuse », toi, tu te remets à railler, comme si de rien n'était. Vaut mieux prendre ce genre de séances à la rigolade d'ailleurs, sinon, tu as vite fait d'en 'mourir'. Définitivement du moins. Quitte à rentrer dans son jeu, autant le faire à fond : tu te plains du nombre de coup. Trente, ce n'est pas suffisant. Et forcément, il est obligé de te répondre, pour ne pas perdre la face contre une « sangsue », comme il doit le penser. « Ne t'inquiète pas, j'ai tout le temps qu'il me faut pour en venir au knout, si cela te manque. Mais il faut bien y aller en douceur au départ pour y aller de plus en plus fort par la suite, ne crois-tu pas ? » Si cela te manque. Rien que cet enchaînement de mot, si courant pour d'autres, te fait péter un câble. Rien que pour avoir osé dire ça, tu brûles d'envie de lui arracher la tête des épaules. En douceur ? Il n'a pas l'air de rire en plus, quand il te dit ça. Tu n'imagines même pas la suite.

Il revient vite avec une bouteille d'alcool, et bien entendu, que fait-il ? Il t'en verse l'intégrité dessus. Tu peux sentir le liquide qui à cet instant se fait corrosif, infiltrer chaque partie de ta peau, léchant avec délice la chair à vif. Tu serres les dents tellement fort que tu manques de t'en péter les mâchoires, c'est pour dire, la douleur est telle ! Tu finis par craquer, hurlant à t'en déchirer les cordes vocales. C'est tellement douloureux, presque insoutenable... Tu essayes encore de forcer sur tes liens, mais rien n'y fait, ils ne sont pas décidés à céder. Pour que les plaies ne s'infectent pas ? Elles ne risquent pas de s'infecter : tu es ce qu'il y a de plus mort au monde, alors franchement... Et dire que tu crois être au bout de tes peines. C'est beau de rêver, petit blondinet ; ton bourreau est loin d'en avoir fini avec toi. D'ailleurs, tu le vois approcher avec une pince et un espèce de morceau de métal dans les mains. Rien de bien rassurant en soit, surtout que tu comprends peu à peu pourquoi il garde les deux outils... Et là... Non, tu ne veux pas y croire. Pas encore. Non, tu ne peux tout simplement pas l'accepter. Un regard noir, et tu lui craches presque au visage qu'il ne doit même pas essayer. Il semble loin d'en tenir compte, puisqu'il passe sur ton côté et te tire la tête en arrière, t'obligeant à ouvrir la bouche pour te fourrer l'objet de métal entre les mâchoires. Astucieux. Et pourtant, tu essayes de le repousser, de te recracher, rien à faire il demeure bloqué entre tes dents. Ces mêmes dents qui ne demandent qu'à mordre dans la chair de ton agresseur. « Tu n'as pas encore compris ? Tu ne m'échapperas pas. Tu es à ma merci et tu le resteras, quoi que tu puisses tenter pour t'échapper. Et dans cette situation, j'ai tous les droits sur toi. » Tu forces encore sur tes chaînes. Si. Tu dois lui échapper, il le faut. Tu ne peux pas rester à moisir dans ses cachots, pour si peu. Tu ne peux pas et surtout, tu ne veux pas. C'est impossible... Tu vas t'échapper, tu le sais. Comment ? Voilà qui reste à réfléchir. Mais dès qu'il aura quitté la pièce, tu sais d'avance que tu seras en train de préparer un plan d'évasion.

Deux canines en moins, des hurlements. Tu n'en peux plus, tu cèdes à nouveau sous le poids de la douleur. C'est affreux ce qu'il vient de te faire, est-ce qu'au moins, il s'en rend compte ? Tu en doutes. Il va balancer les deux dents dans le bac d'alcool, avec le chat à neuf queues et ses autres instruments de torture. Qu'est-ce qu'était un vampire sans ses crocs ? Oh là, il rentre sur un terrain bien dangereux, Monsieur Tudor. Et tu lui fais comprendre en répliquant sèchement que c'était l'homme qui allait tuer ses enfants. Et sur l'instant, oh que oui, tu te le jures, tu te le répètes : tu les tueras. Tous les deux. Mais pour le coup... Tu es trop faible. Vraiment trop faible... Alors, tu te laisses retomber mollement au bout de tes chaînes, tes bras endoloris par la tension que tu exerces encore dessus. La faim te torture le ventre, la verveine te fait tourner la tête... Tu es dans un bien piteux état. Mais qu'y peux-tu, hein ? Tu ne peux pas te nourrir comme tu le souhaiterais. Tu ne peux pas marcher, pour empêcher la douleur de gagner les muscles de tes bras. Tu ne peux rien faire, sauf cracher ta haine à son visage, et le laisser te détruire à petit feu, au fil des jours. Tu t'autorises un court instant de répit pendant lequel tu fermes les yeux, voyageant sur une autre planète, le temps d'un songe. C'est tellement agréable... Le soleil, le blé, le vent léger qui souffle entre les branches sèches du grand arbre... Tu ne demandes rien de plus... Mais la brûlure se fait soudainement très vive, et tu rouvres les yeux mollement. Ton sourire se fait douloureux quand tu te rends compte que tu es en proie à quelques hallucinations qui retournent les vestiges de ton passé contre toi. Allez, ressaisis-toi, lève la tête, soit fort. Ouais, c'est ça... La seule chose que tu es capable de faire sur l'instant, c'est de vomir le peu de substance qui demeure dans ton organisme. Dégoûtant.

« Je prends le risque de te voir mourir avant d'en finir avec toi. Tu n'auras rien à boire, pas la moindre goutte de sang, je peux te l'assurer. Je compte bien te faire comprendre que tu as fait la pire erreur de ton existence en t'en prenant à mon fils. Tu intégreras le message, peu importe comment. » Tu secoues légèrement la tête de gauche à droite... Qu'il est stupide, ce Tudor... Il est stupide car il ne se rend pas compte, pas encore du moins, qu'il ne pourra pas te retenir prisonnier indéfiniment. La pire erreur de ton existence ? Voilà, tu te mets à rire. Qu'il est pathétique... « Que tu peux être.. Stupide et naïf... » Ta voix est faible, rauque. Tu le regardes s'éloigner sans un mot de plus, tu cherches à savoir ce qu'il veut faire avec sa lame et son couteau, mais tu penses avoir compris d'avance. Tu le suis du regard, les paupières mi-closes, et il revient par derrière. Qu'est-ce qu'il fout encore ? Il t'enfonce sa lame dans ta nuque, gravant tu ne sais quoi. Deux traits. Tu peux facilement en deviner un « T », vu les propos précédemment tenus par Lionel. Tu serres les dents, il achève rapidement son travail, et toi, tu souris. « Ainsi, même si tu ne le vois pas, tu sentiras ce message... Que j'imprimerai autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce que tu l'ais intégré. » Tu ricanes légèrement. « ...Et qu'est-ce que tu crois, hein ? Que j't'appartiens ? Ouvre-les yeux un peu... J'n'appartiens à personne, encore moins à un chien... » Tu secoues à nouveau la tête, conservant ce curieux sourire qui trône toujours sur tes lèvres. Il te relâche brusquement, et toi, lentement, tu sombres dans l'inconscience.

Dixième jour de détention.

Tu es éveillé depuis combien de temps déjà ? Aucune idée. Une heure. Vingt. Douze minutes... Aucune idée ; tu as perdu tout repère temporel. Et tu es en plus de cela, dans un sale état... Ce n'est rien de le dire. Les tortures s'enchaînent, ton corps est de plus en plus meurtri par les soins de ton bourreau. Tu n'es plus rien, rien qu'un amas d'os et d'un peu de chair contaminée par la verveine. Et ça alors... Tu y as le droit à la verveine, et pas qu'un peu. Tu n'en peux plus... Tu es épuisé, littéralement. Tu es dans un état pitoyable ! Tu as mal de partout, et rien que physiquement... Tu es plutôt abîmé. Voir même détruit. D'autant plus que ta position est encore plus douloureuse que précédemment... les bras dans le dos et relevés, voilà qui tire encore plus fort, et qui rend le tout extrêmement désagréable. Puis, regarde-toi. Tu fais peur à voir ! Tu as du sang de partout, sur le menton, sur les joues, partout où il a pu t'écorcher... Ton sang, rien d'autre. Un sang noir, pâteux... Quel pitoyable tableau tu offres là. Tu es vraiment effrayant. Penchant un peu la tête d'avant en arrière, tu tentes de te débloquer un peu les cervicales, te redressant au mieux. Des bruits de pas se font entendre dans le couloir... Un un fin sourire étire tes lèvres, alors qu'un rire rauque et affreux s'échappe du fond de ta gorge. Le revoilà, le bout de viande. Comme à son habitude, il éclaire à nouveau la pièce en faisant le tour des bougies... Toi, tu te contentes de le suivre du regard dans un silence qui se veut impérial. Tu es le prédateur, lui ta proie, tu ne le lâches pas des yeux. Tu le détailles simplement. Il revient rapidement vers toi, passant une main sous ton menton pour t'obliger à le regarder. Tu fais même mieux que cela : tu le dévisages. L'envie de lui cracher au visage te démange, mais tu te retiens. Pour l'instant du moins... « Me voilà. T'aurais-je manqué ? Je suis navré de t'avoir abandonné hier, mais j'avais plus important à faire que torturer une sangsue. Mais ne t'inquiète pas, je vais me rattraper aujourd'hui. » Tu déglutis très légèrement quand il parle de rattraper le temps perdu. Et tu souris, provocateur. Tu veux lui montrer qu'il n'a pas encore la main sur toi, pas totalement : quoi qu'il puisse te faire subir physiquement, tu restes l'unique maître de ton esprit, de ta raison, de tes pensées. Et ce n'est certainement pas ce Tudor, ni aucun autre d'ailleurs, qui te fera changer d'avis. « Bien sûr que tu m'as manqué, Lionel... Mais, je t'en prie, ne perdons pas de temps. » Tu étouffes un petit rire nerveux. Tu vas encore jongler ce soir, tu le sais parfaitement. Et en plus, la faim devient telle... Il a plutôt intérêt à être prudent, car à la moindre occasion, tu le croques.

Enfin... Tu ne t'attends pas réellement à ce qu'il s'apprête à faire. Il revient avec ce même couteau, et se plante devant toi. Ce qu'il compte faire ? Tu t'agites un peu, mais c'est déjà trop tard : la lame glisse à la commissure de tes lèvres, t'entaillant. Qu'est-ce qu'il cherche à faire ainsi ? C'est simple : t'empêcher de hurler, de rire, de faire quoique ce soit. Car il sait parfaitement que si tu produis ne serait-ce qu'un mot, tu vas jongler, vu que tu vas t'arracher les joues. Serrant les dents, tu sens pourtant des gouttes de sang perler sur ton visage, glissant par la suite dans ton cou. C'est... Tu hais ça, vraiment. Tu le regardes encore, sans un bruit, il revient avec sa traditionnelle seringue de verveine. Cette fois, tu penches même un peu le cou, pour le laisser piquer à sa guise. Est-ce que ta docilité l'amuse ? Tu n'en sais rien. Pour toi, c'est juste de la pure provocation, certainement pas de la soumission. « Quel est le programme de ce soir ? Que dirais-tu du knout ? » Comme toujours, tu te contentes de le regarder, totalement muet. Tu hoches légèrement la tête, consentant, et il s'éloigne. De toute façon, il n'en a rien à faire, de ton avis. Il revient avec le fameux fouet, fait une ou deux fois le tour de ta personne. Et toi, tu fixes un point invisible devant, au loin. C'est la seule chose à laquelle tu peux te raccrocher pour l'instant de toute façon... Il fait claquer le cuir dans le vide, une fois. Rien que ce son t'est insupportable. Tu serres un peu plus les dents encore, redoutant l'instant où la lanière de cuir va venir lacérer ta peau... Et ce moment tant redouté, lorsqu'il arrive... Tu plisses les yeux, les fermant sous la douleur lancinante qui te prend dans le dos. Tu serres les mâchoires autant que possible... Tu tentes clairement d'ignorer la douleur, de ne pas être tenté de hurler. Ce qui est bien dur, avoue.

Chaque coup est plus douloureux que le précédent, mais tu te dois de résister. Encore et toujours. Et soudainement... Tu entends des bruits de pas dans le couloir. Qui est-ce ? Tu n'en as aucune idée, mais cela ne semble pas freiner ton tortionnaire. En fait, il ne doit pas les entendre, lui. Tu relèves un peu la tête, t'efforçant d'ouvrir les yeux alors que tu croules sous les coups. Une odeur de sang monte jusqu'à tes narines. Qu'est-ce que... Ce n'est pas ton sang, c'est sûr. Et que tu saches, Lionel n'est pas blessé. Alors... Bonne question. Mais personne n'est là. Personne n'arrive. Tu dois repartir dans tes hallucinations, certainement... Le douzième coup se fait sentir, et cette fois, c'est plus fort que toi : tu hurles. Tu as tellement mal au coin des lèvres... Tellement mal au dos... Toute cette douleur refoulée que tu balances maintenant, en t'égosillant de plus belle. Tu pourrais pleurer. Mais non, tu ne vas pas faire ce plaisir à l'autre, qui semble déjà jouir de ce petit pouvoir qu'il a sur toi. « A... Ar... ARRÊTEZ !!! » Les coups s'arrêtent subitement. Tu ouvres un peu les yeux, faiblement, le temps d'apercevoir un petit bonhomme non loin. Est-ce encore une autre de ces fichues hallucinations ? Tu ne sais pas... Tu ne sais plus... Tu secoues un peu la tête, essayant de te remettre des coups que tu viens de recevoir... C'est... Oh non. Le jeune Tudor. Qu'est-ce qu'il fait ici, hein ? Qu'est-ce qu'il fait là, à vous regarder ? Ce n'est pas une scène pour un garçon de son âge... Mais tant pis. Tant mieux même. Car tu sais qu'indirectement, cela fait souffrir ton bourreau. Tu ricanes d'ailleurs méchamment, t'ouvrant un peu plus les joues. « Mais regardez qui voilà... Un invité de marque ! Tu vois Lionel... Même pas fichu te protéger ton gamin... Pathétique... » Un gloussement un peu plus aigu que les autres... Car même si ce n'est que passager, pour le coup, tu domines plus ou moins la situation. L'autre ne peut pas continuer à te torturer sous les yeux de son gosse, ce serait bien peu éthique... « Quel père indigne tu fais là Lionel... C'est vraiment comique... Mais toi, petit Samael, comment vas-tu ? Mieux apparemment... Enfin, je crois ? » Ta voix est faible, mais audible. Il peut constater sur l'instant à quel point tu es amoché. Mais malgré tout, tu plonges ton regard dans le sien.

Tu secoues un peu la tête. « Et contemple donc ton père, souligne sa grandeur ! Regarde-le, comme il est fort... Tellement loyal qu'il attache ses victimes pour mieux les torturer... Incapable de respecter des valeurs qu'il ose prôner... » Tu es tellement moqueur, tellement provocant. Tellement réaliste à la fois. Tu ne veux pas faire baisser Lionel dans l'estime de son fils, pas spécialement. Tu veux juste le dégrader un peu, le dénigrer, pour commencer à lui faire intégrer qu'il a enfermé la mauvaise personne. Toi.

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Mirza
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MessageSujet: Re: Le prix du sang || Lyokhael {RATING -16}   Mar 20 Aoû - 23:04



    PV de Lionel Tudor

Jamais Lionel ne le laisserait sortir de cette salle de torture. Jamais. Pas de son vivant en tout cas. Tant pis si le vampire mourait avant qu’il n’ait choisi d’en finir avec lui. L’homme ne lui laisserait pas l’occasion de s’en prendre à sa famille, à ses enfants. Il en avait déjà trop fait en s’en prenant à son fils. S’il est une chose que l’intendant impérial aimait plus que tout, c’était bien sa famille. Son frère, ses neveux mais surtout ses deux enfants. Tout ce qu’il lui restait de feu son épouse. Xara, tendre Xara au si doux caractère... Sauf quand elle se mettait à lui tenir tête, bien évidemment. Heureusement, si son fils avait le même caractère que sa mère, il ne lui tenait pas tête. Pas encore, exception faite de son passage à l’hôpital. Il l’avait contredit, pour défendre un vampire. L’âge de la révolte viendrait sans doute plus tôt qu’il ne l’aurait souhaité. Mais chaque problème en son temps. Sur l’instant, il s’occupait plutôt de son prisonnier. Deux canines en moins. Après tout ce qu’il avait subit avant, il était évident qu’il n’était plus en forme du tout. Ce fut donc avec plaisir qu’il le regarda perdre légèrement connaissance. Même si d’un côté, cela sonnait aussi la fin de la séance de torture. Et si l’autre venait à mourir ? Tant pis. Il avait fait la pire erreur de son existence au s’attaquant à l’aîné des enfants Tudor, il le paierait très cher. Mais l’autre se mit à rire quand il le lui dit. Stupide et naïf ? Lionel ? Non, bien sûr que non.

-La seule personne stupide et naïve ici c’est toi, sangsue.

Stupide et naïf à croire qu’il pourrait s’en prendre à son fils sans en subir les conséquences. L'intendant n’aimait naturellement pas les vampires, mais après avoir fait cela, non. Tant pis s’il ne suivait pas les règles de l’empire, tant pis s’il allait trop loin. Il est certaines choses qu’il ne pouvait pardonner. Jamais ce vampire ne pourrait oublier cette erreur. Même si par miracle il sortait un jour des sous-sols du palais, jamais il ne pourrait oublier sa captivité. Il se détourna donc, allant chercher un briquet et un couteau. Il fit alors chauffer la lame de ce dernier à la flamme du briquet, jusqu’à ce qu’elle rougisse. Il savait quoi faire. Il alla s’installer derrière lui et lui appuya fortement sur la tête, le forçant à la pencher en avant. Le vampire n’eut pas d’autre choix que se laisser faire et Lionel en profita pour graver un T dans la peau fragile de sa nuque, juste au-dessus de l’inscription « Mad Hatter ». Toujours, il se souviendrait de sa captivité. Au besoin, tu répèteras l’occasion autant de fois que nécessaire, pour que sa peau cesse de cicatriser et que la marque reste gravée. À jamais. La chose ricana... Qu’est-ce que Lionel croyait ? Que ce vampire lui appartenait ? Chien, encore ce qualificatif. L’homme sourit. Ses attaques ne l’atteignaient aucunement. Jamais il ne se laisserait atteindre par un tel parasite. Il se contenta donc d’un haussement d’épaules avant de tendre un peu plus les chaines le maintenant dans cette inconfortable position... Le prisonnier sombra dans l’inconscience. Lionel le gifla une fois, deux fois, sans obtenir la moindre réaction. Séance terminée, donc.

Dixième jour de détention

Lionel était de retour dans la salle de torture. Dixième jour de détention pour le vampire. Dixième jour sans avaler la moindre goutte de sang. Tudor ne pouvait que constater les dégâts causés par les traitements qu’il lui faisait subir. Son prisonnier était couvert de sang, maigre à faire peur, épuisé par ses soins. Un vrai régal à ses yeux. Étrange aussi de se voir être aussi sadique. Il avait souvent imaginé comment il pouvait faire payer aux vampires ce qu’ils faisaient à sa famille, sans imaginer qu’un jour il passerait réellement à l’action. Et pourtant c’était le cas. C’était bel et bien lui qui torturait le vampire. Personne n’avait le droit de toucher à sa famille. Personne. Encore moins ce cadavre ambulant devant lui. Cadavre qui le suivit du regard alors qu’il allait allumer les bougies, comme toujours. Lorsque ce fut chose faite, il vint devant lui et lui souleva le menton du bout des doigts. Cette chose le dégoûtait au plus haut point et, visiblement, sa haine pour lui était réciproque. Le brun n’était pas venu le jour précédent, un avait une séance de torture à rattraper. Cette nuit, il mettrait les bouchées doubles. C’était tellement plus amusant de le dire à voix haute, de le laisser imaginer ce qu’il lui réservait, le laisser s’inquiéter à l’avance. Il déglutit aux paroles du cadet, ce qui arracha un sourire à ce dernier. L’autre pouvait bien sourire, il n’en restait pas moins en position de faiblesse. Ne pas perdre de temps ? Le brun sourit à son tour puis le lâcha.

-Puisque tu sembles si pressé, en effet, ne perdons pas de temps.

Oui, il était temps de commencer la séance. Seulement, l’intendant avait besoin de faire une chose avant de réellement démarrer la torture. Le blond n’était jamais discret lorsque le fouet venait mordre ses chaires. Il fallait donc que son bourreau trouve une manière de le faire taire ou d’augmenter la douleur si jamais il faisait à nouveau entendre le son de sa voix. La solution était évidente et le brun ne se fit pas prier pour la mettre à exécution. Laquelle était-ce donc ? Le sourire de l’ange. L’attrapant fermement par le menton afin de l’empêcher de trop s’agiter, la lame du couteau glissa à la commissure de ses lèvres, les entaillant. Et d’une bonne chose de faite. Puis Lionel reprit ses habitudes, sortant son flacon de verveine et sa seringue. Pour une fois, la chose se montra docile, penchant la tête afin de faciliter la piqûre. Cette constatation arracha un sourire amusé du brun, mais celui-ci se passa de commentaire. Il était pressé de commencer, parler n’allait qu’accorder un peu plus de répit à son prisonnier. Il alla plutôt chercher le knout, comme proposé. Pourquoi lui demander son avis ? Par provocation. Pour le pousser à anticiper à se remémorer la douleur de chaque coup. La douleur n’est pas que physique, elle est aussi psychologique. Le cadet savait cela. Il savait que la torture n’était pas qu’une succession d’actes mais aussi de paroles choisies, de gestes précis. L’anticipation est le secret d’une bonne torture. Ce fut pour cette raison que, observant chacune des réactions de son prisonnier, il lui tourna quelque peu autour, tel le prédateur autour de sa proie. Le fouet claqua dans le vide, une fois. Le vampire serra les dents et l’humain sourit, satisfait. Il était temps d’y aller réellement.

Le cuir vint alors frapper la peau fragile, rouvrant ces blessures plus ou moins cicatrisées faites les jours précédents. Les coups s’enchaînèrent, en un rythme régulier, lent. Le blond eut largement le temps de ressentir la morsure du fouet à chaque coup. Mais il résistait mieux que les fois précédentes. Soit, cela permettrait à l’autre de prolonger un peu plus la séance de la nuit. Il se tut jusqu’au douzième coup. À partir de celui-ci, il commença à hurler. Douze coups à résister, impressionnant. Mais ce n’était pas le genre d’exploit suffisant pour Lionel. Non, lui voulait que l’autre souffre comme jamais. Il était tellement concentré dans sa tâche qu’il n’entendit pas les discrets bruits de pas dans le couloir. Il ne vit pas un tout petit garçon faire son apparition à l’entrée de la salle. Il ne comprit que trop tard qu’il aurait dû rester attentif.

-A... Ar... ARRÊTEZ !!!

Il sursauta et stoppa immédiatement son geste. Cette petite voix, il la connaissait bien. Trop bien. Elle appartenait à un petit garçon de sept ans. Son petit garçon. Mais il ne pouvait pas être là. Il tourna tout de même la tête vers lui, dans l’espoir de se tromper. Peine perdue. Ce regard sombre, ces yeux écarquillés de peur, d’incompréhension, ces larmes qui coulent. Non, tu ne te trompes pas, c’est bel et bien...

-Samael ?


    PV de Mini-Samael


Tout se stoppe à ton cri. Ce serait presque silencieux s’il n’y avait pas un « ploc ploc » régulière qui se faisait entendre. Le sang du vampire qui tombe. Tu les regardes tous les deux, alternativement. Que dois-tu faire ? Que dois-tu comprendre ? Tu as envie de fuir, tu as peur de ce que tu vois. Seulement tu ne partiras pas. Un Tudor fait face à ses peurs et aux problèmes. Mais tu ne comprends pas ce qui se déroule sous ses yeux. C’est bel et bien ton père qui fait souffrir ce vampire qui t’a épargné. Tu avais pourtant l’impression qu’il avait compris tes propos, tes protestations en la faveur de ton agresseur. Finalement, t’étais-tu trompé ? Il semblerait. Ton prénom est prononcé, d’un ton interrogatif. Ton père qui n’en revient visiblement pas de te voir ici. Il est vrai qu’il ne t’a pas montré cette aile du palais. Il t’en a simplement un peu parlé, de manière évasive. Tu ne devrais pas être là. Tu n’aurais jamais dû trouver le mécanisme pour entrer. C’était sans compter sur ta curiosité et ton entêtement. Tu es le fils de ton père d’un côté, tu te souviens des vieux domestiques qui t’expliquaient que ton père était ingérable, enfant. Toujours à explorer tous les recoins du palais. Bref. Tu n’oses rien dire. De toute manière, que peux-tu prononcer comme paroles ? Rien. Il y a comme une boule dans ta gorge, une boule qui bloque tes cordes vocales. Pour l’instant, tu es incapable de parler. Pour l’instant. Une autre voix se fait entendre. Une voix que tu reconnais difficilement. Elle est plus faible mais tout de même bien audible... Toi, un invité de marque ? Mais... Tu fronces légèrement les sourcils. Que veut-il dire ? Oh, à voir comment ton père fronce les sourcils, les choses vont rapidement dégénérer. Instinctivement, tu recules d’un pas, prudemment. Pas loupé, tu vois la main de ton père venir s’abattre sur la tête du vampire. Vu le bruit que cela fait, tu penses qu’il a vraiment frappé fort. Ton père est en colère, tu le vois, tous les signaux d’alerte sont là. Son regard noir, ses poings serrés, cette manière de fixer l’objet de sa colère... Tout.

-Ferme-la.

Tu secoues la tête. Tu n’aimes pas ce que tu vois, de plus tout ce sang te rend malade. Ton père n’a jamais été à ce point hors de lui et encore, tu vois bien qu’il se contient. Parce que tu es là. Tu l’empêches d’aller trop loin. Cette constatation te redonne un semblant de confiance en toi. Tu déglutis quelque peu avant de t’avancer d’un pas... Puis de te figer à nouveau. Le vampire s’adresse à toi cette fois. Petit Samael ? Tu ne peux t’empêcher de faire légèrement la moue. Petit, petit... Tu as sept ans, à tes yeux tu es un grand à présent. Mais tu ne dis rien sur le coup, tu ne peux pas encore parler. De toute manière, il enchaîne donc pas le temps de protester. Comment tu vas ? Heu... Tu accordes un regard interrogatif à ton père. Mauvaise idée, il bout sur place. Alors tu te forces. Tu es un Tudor. Tu dois savoir faire semblent, garder le sourire et rester fort, dans toutes les situations. Tu doit être irréprochable, peu importe la situation. Bien difficile exercice pour un petit garçon de ton âge, mais tu relèves le défi la tête haute.

-Oui, je vais mieux. Mais pas vous...

Non, pas lui. Un poids s’installe sur ton cœur. Est-ce ta faute s’il est dans un tel état ? Tu le crois sincèrement. Et tu t’en veux. C’est à peine si tu écoutes ce qu’il ajoute ensuite. Incapable de respecter les valeurs qu’il ose prôner ? Oui, là tu es d’accord. Ce n’est pas dans la loi, ce qu’il fait. Il ne respecte pas les règles établies. Seulement tu ne peux pas le lui faire remarquer. On ne conteste pas les décisions de son père, c’est ce qu’il t’a maintes et maintes fois répété. Mais... Mais tu le vois serrer un peu plus le fouet qu’il a en main. Tu dois faire un choix, petit Samael. T’en aller ? Rester ? Tu sais que tu devrais partir et oublier. Mais ton instinct de survie est bien peu développé, voir quasi-inexistant face à ton grand cœur. Alors tu secoues la tête et t’avances, devançant tout acte de la part de ton père.

-C’est plus facile de punir quelqu’un s’il ne bouge pas. fais-tu avant de te tourner vers ton paternel. Père. J’avais dit que ce n’était pas grave...
-Va-t-en. Rentre. Tout de suite.
-Non. Si mon oncle apprend ça, vous aurez des ennuis.
-Je t’ai demandé de rentrer. Nous réglerons cela plus tard.


Sa voix vibre de colère. Tu as peur. De lui. Oui, tu as peur de ton propre père. Tu sais bien qu’il t’aime mais tu redoutes ses punitions. Tu n’es qu’un enfant, tu n’as jamais vraiment été puni alors dès que c’est le cas, cela devient la fin du monde à tes yeux... Et pourtant, aujourd’hui encore, tu tiens tête à ton père. Tu ne comptes pas t’en aller. Pas encore. Tu fais donc brusquement volte-face, te retrouvant juste devant le vampire. Limite à portée de ses crocs. Enfin... S’il a encore les siens, tu ne les vois pas. Ton père serait-il réellement allé aussi loin ? Tu n’espères pas mais tu ne veux pas vérifier. Ta tête tourne. Tu ne te sens pas bien. L’odeur du sang te rend malade. Tu secoues un peu la tête, dans l’espoir d’aller mieux. C’est pire. Tu commences à tanguer tu as du mal à tenir debout. Et pourtant tu essayes. Tu plonges ton sombre regard dans celui, si clair, de cet homme qui a bien failli te tuer. Qu’est-ce qui lui au fond de tes prunelles ? De la détermination. De la culpabilité. De la douleur. Tu vas tourner de l'œil. Tu ne supportes pas l’odeur du sang...

-Pardon Monsieur. C’est ma faute... Si je n’étais pas tombé vous...
-Samael, je t’interdis de...
-N’auriez pas eu envie de me mordre. Pardon...
continues-tu, comme si de rien n’était.

Tout devient flou. Tu ne sens pas ton père t’éloigner du prisonnier. Tu perds simplement conscience dans ses bras. Plus rien, l’odeur est trop forte pour que tu résistes plus longtemps. Et puis, il faut bien avouer que ce spectacle n’est pas de ton âge, jamais tu n’aurais dû voir de telles choses. Jamais. Alors ton esprit a dit stop pour cette nuit. Trop de choses en même temps. Trop d’informations à intégrer. Trop... Trop. Pour le moment tu dors. Tu n’entends donc pas ton père s’énerver, une fois de plus...

-Tu es bien le fils de ta mère... Quant à toi. Tu vas sérieusement regretter ce qu’il vient de se passer. Je peux te le jurer.

Oublierait-il qu’il n’y ait pour rien ? Oui, sans doute. Mais c’est aussi pour mieux masquer son trouble... Et sa colère. Après tout, petit garçon, tu viens de prendre le parti d’un vampire, tu viens une fois de plus de prendre le parti de ton agresseur. Tu n’aurais jamais dû.
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