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 Always here for you my Lord || pv Samael

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Adelina I. Maura
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MessageSujet: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 27 Jan - 13:38



Always here for you
my Lord


Samael & Adelina
DATE ► fin février.
HEURE ► tôt le matin.
MÉTÉO ► le ciel est couvert, la neige tapisse encore le sol sans pour autant encore tomber.
LIEU ► la salle de repos du palais Imperial.
STATUT ► privé with Samael
RÉSUMÉ ► Lina revient d'une nuit de chasse et rencontre son patron Samael Tudor qui revient d'une nuit qui l'a perturbé, observatrice elle le remarque tout de suite et cherche à comprendre car elle s'inquiète pour lui.
VOX POPULI ► a priori non

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Adelina I. Maura
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 27 Jan - 13:40

Tu n’avais absolument pas planifié que tu te retrouverais un jour à travailler au palais impérial pour le compte du futur intendant. Non, toi tu avais tout prévu avec ton père, jusque dans les moindres détails, afin de pouvoir ouvrir ton propre commerce. Ton rêve était de devenir une couturière réputée et renommée, seulement dans ton plan, tu n’avais pas pris en compte la possibilité d’évènements imprévisible, comme l’assassinat de toute ta famille. Dans ton esprit, ta vie était toute tracée, et tu t’imaginais la vie comme un long fleuve tranquille, ta boutique, un mari, des enfants, en résumé rien de vraiment palpitant, mais cela te convenait parfaitement. Ton présent est bien loin de ce qu’il y a encore un peu plus de deux ans tu t’imaginais, et pourtant, même si la douleur de la disparition est toujours autant vive dans ton cœur, tu apprécies vraiment ta nouvelle vie, tu te dis même que dans un sens, elle te correspond terriblement mieux, tellement plus trépidante que la précédente. Ce n’est pas ton emploi officiel de servante qui te fait monter l’adrénaline, non, c’est plutôt ce que ton maître, monsieur Samaël Tudor, te demande à côté ayant remarqué en toi d’autres facultés bien plus avantageuses et intéressantes que de savoir débarrasser une table, nettoyer les sols ou encore préparer un repas. Et puis il y avait également ta double vie, celle dont tu n’as jamais parlé à personne, celle que tous les gens qui te connaissent ignorent, ta vie de chasseuse.

Justement la nuit précédente, tu étais sorti du palais pour aller chasser en compagnie d’autres chasseurs. Des petits groupes de trois avaient été formés, chacun ayant reçu une zone sur laquelle patrouiller. Depuis maintenant deux années que tu faisais partie des leurs, tu n’étais plus une des petites nouvelles qu’on met en équipe qu’avec les plus expérimentés, tu n’étais certes pas encore une ancienne réellement, mais plus une novice non plus. Tu avais appris très vite, mais cette nuit-là, avec tes deux comparses masqués tu avais marché de longues heures vainement, avant de tombé sur un seul vampire qui vous donna du fil à retordre, mais dont vous finirent par venir à bout après de nombreuses minutes qui te semblèrent des heures. Ton corps ne fut pas épargné, de belles traces dû à cette lutte resteront probablement quelques jours sur ta peau, et après avoir fièrement mis fin à la misérable vie de ce monstre, tu te sentais las et déboussolée, tu n’avais plus qu’une envie, rentrée te coucher. Sur le chemin du retour, toi et les deux autres chasseurs croisèrent une autre équipe qui vous raconta une anecdote qui te laissa perplexe. D’après eux, ils auraient entendu des échos comme quoi le futur intendant se trouvait dehors et se serait interposé entre des chasseurs et un vampire. Bien sûr, dans un premier temps, tu restas sceptique, et essaya de savoir s’ils étaient bien certains que c’était Samael, quand ils confirmèrent, tu te retins avec peine de ne pas montrer ton trouble, cette information te perturber grandement, tu ne comprenais pas, mais tu ne pouvais pas le laisser paraitre, pour les autres tu ne le connais pas, pour les autres tu n’es pas la servante des Tudor, tu n’es pas sous les ordres du futur intendant.

Faisant bonne figure, tu t’empressas cependant de rentrer, le lendemain une nouvelle journée de travail t’attendait et tu avais quand même besoin d’un minimum de sommeil afin d’être en forme et de ne pas éveiller les soupçons sur tes activités nocturnes, personne ne devait savoir. Tu arrivas exténuée au palais et t’arrêta dans la salle de repos, juste pour un instant, le temps d’y prendre une boisson, de t’assoir dans l’un de ses canapés moelleux et d’y avaler le contenu de la bouteille. Finalement, la fatigue te gagna plus rapidement que prévu et tu t’es assoupi sur place jusqu’au petit matin. Tes rêves furent très agités, comme à peu près toute les nuits depuis ce jour où tu as trouvé ta petite sœur et tes parents, morts, et que tu avais passé la nuit à leur côté sans même te rendre compte de quoi que ce soit. Tu t’en veut depuis tout ce temps et à chaque fois que tu arrives à tuer l’un de ces monstres identiques à celui qui t’avais mordu, identiques à celui qui à assassiné ta famille, tes nuits en étaient encore plus agitées. Tu espères pouvoir un jour le retrouver et le lui faire payer, tu ne vis pratiquement plus que pour cela aujourd’hui, du moins c’est l’esprit de vengeance qui t’anime désormais au quotidien.

Des bruits de pas qui se rapprochent et résonnent dans les couloirs, te tirent lentement du sommeil, la porte de la salle de repos s’ouvre dans un grincement strident mais on ne peut plus habituel. Les yeux à demis-ouverts, mais toujours allongée sur le sofa, tu ignores l’heure qu’il est, tu relèves légèrement le visage et entraperçois une silhouette masculine passant dans l’embrasure de la porte. Tu ressens en toi ce petit quelque chose de particulier qui ne survient qu’en sa présence à lui, cette impression d’allégresse et de malaise à la fois. Tu comprends alors très vite que la personne qui vient d’arriver n’est autre que Samael. « Pardon monsieur Tudor, je n’ai pas vu l’heure passée. » D’un bond énergique tu te relèves sur tes deux jambes, tu regardes furtivement le futur intendant avant de baisser les yeux en signe de respect et de soumission, tu as honte d’avoir été prise en faute de flemmardise, ce n’est pas ton genre. Puis tu relèves la tête vers lui et là tu perçois dans ses pupilles une lueur inhabituelle, sur ses traits point de colère. Bien que physiquement là, il semble être ailleurs et soudain tu te souviens de ce que tu as appris la veille. Inquiète tu ne peux t’empêcher de le questionner. « Vous allez bien Monsieur ? »
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Ramiel A.D. Tudor
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Mar 29 Jan - 17:23

Quelle soirée. Quelle nuit. Tu es épuisé, Samael. Tu as beau avoir dormi à la morgue, tu ne peux pas dire que tu es reposé. Tu as beau être en meilleure forme qu’à ton premier réveil, tu sais que tu vas encore mettre un certain temps pour retrouver toute tin énergie. Mais s’il n’y avait que ton épuisement... Non, il y a autre chose, quelque chose qui te perturbe, qui te torture l’esprit. Mais tu refuses d’y songer. Main droite bandée, tu parcours les couloirs du palais, faisant des efforts pour ne pas paraître trop fatigué. Mais tu as si peu dormi... Tu es sorti de l’hôpital à 5h et quelques... Le temps de regagner le palais impérial et ta suite, de te laisser tomber sur ton lit... Tu t’es levé à 7h30, soit une demi-heure plus tard que l’heure conventionnelle. Tu étais trop épuisé pour te lever plus tôt que d’habitude. Le pire est que, habituellement, tu es toujours levé avant que ton réveil sonne. Cette fois, tu ne l’as même pas entendu. Quelle plaie. Tu as horreur de commencer le travail en retard, c’est le genre de journée où tout s’accumule jusqu’à ce que tu n’en puisses plus. Toi qui mets un point d’honneur à être ponctuel pour ne pas laisser le travail s’accumuler... Aujourd’hui, tu sais que tu peux mettre une croix dessus. Surtout que vu la manière dont tu es éveillé, la journée va être épuisante et tu ne pourras rien y faire. C’est ainsi, alors c’est en prenant ton courage à deux mains que tu as commencé ta journée, déambulant dans les couloirs, donnant tes ordres, réprimandant ceux qui traînent trop à ton goût... Pour le moment, tout fonctionne normalement.

Seulement tu ne peux pas éternellement masqué ton état, encore moins à ta propre famille. Alors quand c’est Léandre que tu croises, celui-ci comprend tout de suite que tu n’es pas dans ton état normal. Parce que tu n’es pas concentré pour parce que tu marches plus lentement que d’habitude ? Peut-être parce que tes traits sont plus tirés que d’habitude aussi. Toujours est-il que ton cousin te connait bien, il comprend vite que ta sortie d’hier soir n’a pas été des plus calmes. Dire que tu es censé montrer l’exemple, et là... Non, tu n’es pas le moins du monde un modèle. As-tu jamais prétendu l’être ? Tu ne sais pas. Ce que tu sais, c’est que tu es tout sauf irréprochable. C’est toi après tout. Tu restes quelques minutes loin du monde, à discuter avec ton cher cousin, mais celui-ci a un cours alors tu le renvoies avec fermeté. Ce n’est pas parce qu’il est, techniquement parlant, ton supérieur que tu n’es pas autorisé à le rappeler à l’ordre lorsque c’est nécessaire. Tu attends qu’il disparaisse pour t’adosser au mur, ta main bandée venant se placer sur ton front. Voilà plus d’une heure que tu parcours les couloirs pour t’occuper de tout. Marcher t’aide à organiser tes pensées, habituellement. Seulement, ce matin, tu n’as pas la tête aux emplois du temps impériaux ni à l’organisation du palais. Tout ce que tu souhaites, c’est te poser quelque part et te faire oublier. Impossible, malheureusement.

Finalement, quelque chose de bien concret te tire de tes pensées. Ton corps n’est pas inépuisable, tu as besoin de sucre pour tenir le coup. Et tu n’as pas petit-déjeuné. Résultat, ton ventre proteste en un gargouillement tout sauf élégant. Légèrement honteux, ton regard parcourt le couloir... Personne ne t’a entendu. Un soupir de soulagement s’échappe alors d’entre tes lèvres et tu reprends ta route. Message enregistré, il faut que tu avales quelque chose. Direction les cuisines, dans ce cas. Tu as un peu raté l’heure mais ce n’est pas bien grave. Tu es un enfant du palais, tout le monde te connait ici et si tu n’es pas forcément apprécié de tous, il y a toujours moyen d’obtenir ce que tu souhaites. Tu es tout de même obligé de traverser tout le palais pour gagner le lieu recherché, et pendant ce temps, un carnet de note dans une main, un crayon dans l’autre, tu mets à plat tout ce que tu dois faire. Enfin, c’est ce que tu souhaites faire, mais tu t’arrêtes en voyant que tu as inscrit un mot bien précis dans tes notes. Un prénom. Lyokha. Agacé, tu l’effaces aussitôt et refermes violemment le carnet. Il faut que tu l’oublies, tout de suite. C’est de mauvaise humeur que tu débarques dans les cuisines. Heureusement, la douce odeur des croissants en train de cuire t’arrache un sourire. Miam. Voilà de quoi te donner faim. Cinq minutes plus tard, tu en ressors avec deux croissants. Direction la salle de repos. À cette heure, il ne devrait y avoir personne.

Seulement, te souviens-tu d’un léger détail, jeune Tudor ? Quand tu ne travailles pas, tes pensées divaguent. Et ce matin, elles te ramènent toutes à cette nuit. À Lyokha, à ce que les choses ont donné entre vous, à ce que tu as fait pour lui, à ce que tu étais prêts à faire... Te souviens-tu ? Oui, tu t’es mis en danger pour lui, tu aurais pu y passer... Et, pire : tu étais prêts à lui céder... À vraiment... Bon sang, que t’est-il arrivé cette nuit ? C’est tellement inhabituel... Que t’a-t-il fait ? Qu’a-t-il réussi à faire avec toi ? Pourquoi te sens-tu aussi troublé ? Pourquoi ton cœur te fait-il mal ? Tu ne sais pas. Non, tu ne veux pas savoir. La réponse était pourtant évidente pour toi, à ton réveil. Mais avec un peu plus de recul, tu tentes de te raisonner. C’est un vampire, tu es un humain. L’apprécier est déjà pousser bien loin pour toi, alors plus... Plus que l’apprécier... Non, ce serait bien trop dangereux pour lui, pour toi... Surtout que s’il venait un jour à apprendre pour ta double-vie... Il te haïrait. Si tu t’attaches à lui, tu en souffriras. Alors tu cherches un moyen de l’écarter définitivement de toi. Si seulement tu étais capable d’y mettre de la volonté... Parce que, à première vue, tu n’es pas près d’en trouver une, solution. Il faut que tu te concentres un peu. Allez, va prendre ton petit-déjeuner, cela ira sans doute mieux après.

Tu pousses la porte de la salle de repos. Celle-ci grince, comme toujours. Peut-être devrais-tu demander à ce qu’elle soit huilée, le bruit te fait légèrement mal au crâne. Tu te fais la réflexion à chaque fois mais tu oublies toujours, jugeant que ce n’est pas d’une importance vitale. Instinctivement, ton regard fait le tour de la pièce... Et s’arrête sur une personne allongée dans le sofa. Un soupir manque de t’échapper, si les autres viennent dormir là dès le matin... Tu es tellement peu réveillé que tu ne captes pas tout de suite que c’est une demoiselle que tu connais bien qui se trouve là et qui, d’ailleurs, se relève d’un bond. Sa voix, par contre, te tire de tes pensées. Miss Maura ? Oui, en effet, c’est bien elle. Elle te demande pardon et toi tu souris légèrement, secouant simplement la tête de gauche à droite, indiquant par-là qu’elle n’a pas à te demander pardon. Tu n’es pas d’humeur à te mettre en colère contre elle. Après tout, tu l’apprécies sincèrement cette demoiselle. Tu la connais depuis trois ans, environ. Alors qu’elle n’est entrée au palais il y a seulement deux petites années. L’avantage d’être un chasseur, on peut sauver d’autres personnes... Et en tuer bien d’autres. Est-ce une bonne idée, au final ? Toi qui n’avais que bien peu de doutes avant, tu te questionnes... Mais trêve de rêvasserie, elle est en train de te parler ! Si tu vas bien ? Oh, heu... Comptes-tu mentir ? Non. Tu as beau être un excellent menteur quand tu as besoin de l’être, tu préfères être sincère dans la mesure du possible. Surtout que, à te regarder, il est évident que tu ne vas pas bien. Instinctivement, ta main droite, bandée vient se positionner derrière toi, dans un réflexe idiot. Observatrice comme elle est, elle l’aura déjà repéré. Une nouvelle fois, tu retiens un soupir...

-J’ai eu une nuit agitée. Rien de grave.

Agitée, sans blague. Plus qu’agitée même ! Tu te souviens que tes doigts ont viré au violet, et que tu as de la chance de ne pas te les être cassés ? De ce poignet droit que tu as toi-même entaillé avec ta dague ? Cette trace que l’arme de Sword t’a laissé sur le torse ? La marque de la perfusion sur ton bras ? Sans compter cette brume dans laquelle tu es depuis ton réveil... Réveille-toi Samael, cela ne te ressemble pas de te laisser aller à la fatigue ! À la fatigue, non. Aux doutes, c’est déjà tellement plus inhabituel... Au final, tu traverses la pièce et viens te laisser tomber sur le sofa, là où elle était installée quelques instants plus tôt. Tu ne tiens pas à ce qu’elle s’éternise sur ta santé, c’est ton problème, tu n’as guère envie de t’étaler sur ce qui t’arrive. Bien que si elle te questionne, tu lui donneras sans doute le minimum d’informations. Minimum, parce qu’il lui suffirait de se renseigner pour savoir un certain nombre de choses et dans ce cas, tu préfères lui apprendre cela de toi-même. Alors, que fais-tu jeune homme ? Tu proposes à la demoiselle de s’asseoir à tes côtés.

-Je sais bien que ce sofa est confortable, mais au point de s’y endormir... Auriez-vous, vous aussi, mal dormi Miss Maura ?

Ne serais-tu pas trop curieux ? Si, peut-être, mais d’un côté tu ne l’obliges en aucun cas à te répondre. Si elle tient à garder cette information pour elle, tu ne lui en tiendras pas rigueur. Ce n’est pas parce que tu es son supérieur qu’elle doit tout de dire. Enfin, ce genre d’information n’est pas essentiel. C’est juste histoire de parler et de te concentrer sur autre chose que sur l’autre idiot de vampire qui a réussi à te perturber avec ses mots... Rah, non, cesse d’y songer ! Stop, il n’existe plus ! Tu es l’apprenti intendant impérial, ressaisis-toi un peu ! Tu t’obliges à fermes les yeux une petite seconde, essayant de reprendre pied. Mauvaise idée, tu te retrouves avec, à nouveau, son regard en tête. Il va continuer à te pourrir la vie encore longtemps ? Même absent il continue, c’est infernal. Tu rouvres les yeux, te concentrant plutôt sur la brune à côté de toi. Meilleure idée, au moins tu es à peu près sûr que tes pensées ne divagueront pas trop. Tu crois. Que c’est compliqué... Allez, soit un gentil jeune homme, Samael. Tu sais si bien l’être, quand tu laisses ton masque d’intendant de côté.

-Auriez-vous pris le temps de petit-déjeuner ?

Cette fois, la réponse t’intéresse. Tu ignores depuis combien de temps elle est là, depuis combien de temps elle dort mais si elle s’est endormie ici, il y a un risque pour qu’elle n’ait pas pris le temps d’avaler quelque chose ce matin. Comme toi, en gros. Et comme tu sais mieux que quiconque qu’une matinée de travail à jeun est tout sauf conseillé... Tu lui tends un de tes croissants, tout simplement. Comment cela, ce n’est pas conforme à ton rôle de futur intendant ? Mais au diable les conventions ! Tu l’apprécies sincèrement, Adelina ! Et puis, tu sais être tendre avec tes semblables, même s’ils ne sont pas de ton "rang". Surtout s’ils ne le sont pas. Tu vis dans une bulle loin du peuple et pourtant tu es plus à l’aise avec ces personnes. Oui, tu es atypique. Mais n’est-ce pas ce qui fait ta force, n’est-ce pas ce qu’on attend de toi ? Tu es un Tudor, Samael. Et ta famille a toujours mis un point d’honneur à s’intéresser de très près au peuple afin de répondre le mieux possible à ses attentes. Même si tu es bien loin de songer à tout cela. Tout ce que tu souhaites, c’est te poser quelques instants en bonne compagnie. Et elle est de bonne compagnie, que demander de plus ? Rien. Tu espères juste qu’elle acceptera. Et que tu ne la gêneras pas trop, puisqu’il semblerait que cela arrive régulièrement avec toi... Curieux.

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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Adelina I. Maura
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Lun 4 Fév - 9:59

Complètement mortifiée et réellement gênée de t’être fait surprendre en plein sommeil dans un lieu qui n’était pas fait pour cela et qui plus est, par monsieur Samael Tudor en personne. Il est ton maître, celui que tu sers fidèlement, celui pour lequel tu fais même bien plus que ton simple travail de servante. C’est un peu bête à dire, mais tu te sens aussi stupide de lui laisser voir en ce moment même à quel point il peut te troubler. Heureusement, pour cette fois, il mettra sûrement le rouge qui t’est monté aux joues sur le compte de ta gêne dû à cette rencontre aussi inattendue qu’impromptue dans la salle de repos. Mais toi, toi tu savais au fond de toi, que ce n’était pas que le sentiment de honte qui provoquait ce phénomène, mais tu essayais au maximum de refouler ces pensées, tu t’interdisais d’avoir ces pensées envers lui, c’était inconvenant, ce n’était pas ta place, après tout, tu n’étais qu’une simple servante. Tu redressais donc la tête, bomber un peu la poitrine pour te donner un semblant de contenance tout en chassant les pensées qui venaient de te traverser l’esprit.

« Ravie de savoir que ce n’est rien de grave monsieur. » Adelina, tu n’es pas idiote, tu as bien vu la main bandée qu’il tenta de cacher vainement derrière lui, toi tu sais qu’il était hors du palais la nuit passée, mais si tu ne voulais pas trahir tes propres activités nocturnes il était préférable que tu ne fasses absolument aucune réflexion, car parfois quand tu te lances dans les explications de tes observations, tu te laisses emporter et ne contrôle pas toujours les limites de ce que tu devrais dire ou ne pas dire. Alors tu choisi de te taire et de jouer simplement le jeu de l’employée polie. « Euh… » Prise de cours par la question de Samael, le peu d’assurance que tu avais repris s’envola en un clin d’œil. Embarrassée, tu finis cependant par réussir à articuler un semblant de réponse compréhensible, mais avec la voix un peu chevrotante. « Je… Je me suis couchée tard, un travail à finir, je suis passée par ici avant d’aller dans ma chambre, mais il semblerait que je n’en ai pas eu le temps. » Un petit rire t’échappa, il ne te restait plus qu’à croiser les doigts qu’il y croit. Bon tu n’allais pas rester planter là comme une quiche devant monsieur Samael, alors tu mets en mouvement tes longues jambes pour venir prendre place à ses côtés sur le canapé où tu dormais encore quelque minutes auparavant. D’autant que d’ordinaire tu es tout sauf empotée de la sorte, d’ordinaire tu as de la répartie, d’ordinaire tu as de l’assurance, alors tu n’allais quand même changer cela maintenant. Tu respires un bon coup, fait un signe négatif de la tête pour répondre à sa question. Effectivement, tu n’as rien avalé depuis un petit moment, et maintenant qu’il t’y fait penser, étrangement ton estomac te rappel à l’ordre qu’il a besoin d’être rempli, d’autant que l’odeur du croissant que ton maître te tend sent terriblement bon et te met l’eau à la bouche.

Tu acceptes sans rechigner le croissant qu’il te tend, ce n’est pas vraiment dans les convenances, mais vous êtes rien que tous les deux, il n’y aura personne pour le voir, pour le savoir, et puis depuis deux ans que tu travailles au palais impérial, depuis deux ans que tu es au service de Samael, tu sais à quel point il est bienveillant envers tout le monde, alors va pas te faire des idées non plus, contente toi d’avaler ce qu’il t’a proposé en souriant. « Merci monsieur. » Être polie était la moindre des choses, après tout il venait de partager son propre petit-déjeuner avec toi. Tu n’arrives pas à décrocher ton regard du sien, et tes pensées sont focalisées sur le bandage que tu as aperçu et qu’il a tenté de te cacher. Avec ce que tu sais tu t’imagines déjà que ses blessures ne doivent pas se résumer à cette main bandée. « Vous êtes blessé, vous êtes-vous soigné correctement au moins ? Si vous le permettez je peux m’en charger. » Sa main dans la tienne, tu n’avais pas remarqué que ton geste, cela ne te gênais guère au fond, tu n’étais plus à une bizarrerie près pour ce matin. Tu te fichais pas mal de savoir si cela était ta place ou non, tout ce qui t’importait c’était le bien être de Samael, et au vu de l’état du bandage, il avait été fait à la va vite, probablement sans même avoir été désinfecté au préalable. Toi, tu n’avais pas envie de voir l’état de ton maître s’aggraver pour une blessure mal soignée, et qui se serait infectée.

Le contact avec sa peau t’a troublée, tu sais que c’est mal ce que tu ressens pour lui, tu sais que ce n’est pas professionnel de laisser ce genre de sentiments s’insinuer en toi à son égard, mais le problème est que tu n’arrives pas à les empêcher de grandir, tu n’arrives pas à les contrôler, à moins que la raison soit plus simple que cela, à moins que la raison est que tu ne souhaites pas les en empêcher. « Avez-vous d’autres blessures qui devraient être soignées également ? » Tu sais que ce n’est certainement pas approprié, mais tu es vraiment inquiète pour sa santé, tu le regardes à nouveau, avec cet air de semi reproche dans les yeux, alors que tu n’as toujours pas lâché sa main blessée et tu te lances dans une petite explication qui tu l’espère, ne te trahira pas, mais tu dois lui dire que tu sais qu’il n’était pas là pour qu’il te laisse le soigner, sinon tu le connais il ne te dira pas la vérité pour cacher ce qu’il faisait dehors. « Je sais que vous êtes sorti la nuit dernière, je ne vous demande aucune explications, vous n’avez pas à vous justifier de vos agissements envers moi, mais j’ai besoin de savoir où vous êtes blesser et éventuellement ce qui vous à blessé pour pouvoir vous soigner au mieux. » Tu quittes le contact de sa main contre la sienne, tu te lèves et te places debout face au jeune Tudor, les mains jointes devant toi, tu t’inclines légèrement en guise de respect et de loyauté, avant de compléter ta précédente phrase pour lui montrer qu’il peut te faire une absolue confiance. « Soyez assuré que personne ne sera au courant de ce que je sais et de ce que j’ai vu, cela restera parfaitement entre nous, comme toujours monsieur Tudor. » Tu esquisses un sourire à son endroit, tu apprécies sincèrement ton maître qui s’est toujours montré très respectueux avec toi malgré votre différence de rang. Tu apprécies réellement la complicité qui s’est installée entre vous et c’est pourquoi tu ne regrettes pas que le destin t’ai amené à être à son service.
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Ramiel A.D. Tudor
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Lun 11 Fév - 18:00

Tu t’étonnes toi-même. Depuis quand t’épuises-tu autant en ne serais-ce qu’une nuit ? Tu ne dors que bien peu, naturellement. Les nuits blanches sont fréquentes et pour autant cela ne se voit que bien peu. Tu es résistant. Mais il faut croire que, cette nuit, c’était trop spécial. Si encore tu n’avais été que blessé, tu ne serais pas aussi épuisé. Mais non, en plus de cela, tu es perturbé, incapable de te concentrer longtemps sur ton travail. Ton esprit divague, hors de tout contrôle. C’est pour toutes ces raisons que tu n’as pas tout de suite capté que la personne présente dans la salle de repos de si bonne heure est une demoiselle que tu connais tout particulièrement et que tu apprécies sincèrement. Une demoiselle que tu ne pensais pas croiser ici si tôt. Une demoiselle qui débute la conversation d’une manière que tu aurais préféré éviter. Est-ce que tu vas bien ? Inutile de mentir, la réponse est non. Mais tu n’es pas mourant et tu as connu pire donc tu devrais t’en sortir relativement rapidement. Tu dormiras cette nuit au lieu d’aller te balader, et ce sera réglé. Tu crois. Si tu es capable de t’endormir, ce qui n’est pas gagné. Mais concentre-toi plutôt sur la conversation. Tu lui réponds, essayant de la rassurer, puisque tu sens de l’inquiétude dans sa voix. Tu souris à sa réponse. Monsieur. C’est ton titre officiel, d’un côté, mais des fois ça t’amuse qu’on t’appelle ainsi. Tes proches savent que tu préfères qu’on t’appelle Mae mais rares sont ceux qui osent utiliser ce surnom. De toute manière, tu n’es réellement familier qu’avec peu de personnes, alors rares sont ceux qui peuvent utiliser ce surnom. Rien que ton prénom, ils ne sont pas si nombreux... Enfin, va t’asseoir, tu es fatigué, il faut que tu te poses quelques instants.

C’est ce que tu fais, tu te laisses souplement retomber sur ce sofa où elle était installée quelques instants plus tôt et tu l’invites à faire de même. Tu es en pause pour l’heure, tu n’iras pas la sermonner parce qu’elle dormait ici. Par contre, ce qui t’intrigue, c’est justement que tu l’ais retrouvée ainsi. Ce n’est pas dans ses habitudes et tu es curieux. Curieux ou inquiet ? Peut-être les deux, même si tu ne montres pas ce second état d’esprit. Mais tu poses quand même la question, cherchant à comprendre. Elle peut te mentir, tu ne l’obliges en rien à t’expliquer sa vie dans les moindres détails. Curieusement, tu as l’impression de l’avoir prise de court. Ne s’attendait-elle pas à une telle question ? Peut-être, qui sait ? Pas toi en tout cas, pas ce matin. Pas avec l’autre qui refuse de sortir de tes pensées, comme le parasite qu’il est. Cesse donc de penser à lui ! Heureusement, sa voix t’arrache à tes pensées. Couchée tard à cause d’un travail à finir ? Plausible, tu étais de sortie en fin d’après-midi déjà. Tu étais allé rendre visite à ta famille au cimetière, donc tu n’es pas au courant de ce qu’il s’est passé en ton absence. Mais sa voix chevrotante te met la puce à l’oreille. Tu as l’impression de la déstabiliser. Tu t’en amuses parfois, gentiment. Est-ce la vérité ? Tu ne vois pas pourquoi elle te mentirait mais, de toute manière, ce ne sont pas tes affaires. Tu te contentes donc d’hocher la tête, laissant ton doute de côté et lui adressant un léger sourire.

-Je vois et je comprends.

Puisqu’elle est là depuis hier soir, elle n’a pas déjeuné. Tu lui proposes donc ton second croissant, tout naturellement. Tu prends soin des tiens, même si tu ne le montres pas toujours. Pourquoi ferais-tu exception à la règle avec elle ? Tu n’en as aucune raison. Tu lui abandonnes donc un croissant et croques dans le tien, encore bien chaud. Miam. Rien de tel qu’un bon croissant pour débuter une dure journée ! Une fois de plus, tu hoches la tête lorsqu’elle te remercie, et tu accompagnes ce geste d’un mouvement de la main, indiquant par-là que c’est tout naturel. Tu la regardes sourire, faisant de même en retour, instinctivement. Mais ce regard qu’elle pose sur ta main bandée te gêne. Oui, tu es blessé mais ce n’est rien ! Ce n’est jamais rien avec toi, de toute manière. Tu ne fais pas spécialement attention à toi, tu t’es toujours simplement arrangé pour être suffisamment en forme pour faire ton travail et protéger ta famille. Tu détournes donc ton regard, espérant échapper aux questions sans trop y croire. Ton croissant disparaît bien vite, il faut croire que tu avais faim. Tu vas devoir manger plus que cela pour refaire tes réserves de sang, jeune homme... Pas le temps de plus y réfléchir qu’une nouvelle fois elle te tire de tes pensées. Si tu t’es soigné correctement ? Tu as juste la main écorchée et les doigts bleus, pas de quoi en faire tout un plat. Par contre, ce qui te gêne un peu plus, c’est le fait que ta main se retrouve à présent dans la sienne. Elle a beau faire doucement, elle appuie sur tes bleus et tu serres les dents pour ne rien laisser paraître. Et puis, ce contact te trouble légèrement... Tu secoues la tête, essayant de te reprendre.

-C’est gentil de proposer mais je pense que cela ira. Ce n’est vraiment rien de bien sérieux, juste quelques bleus et écorchures.

Pour ta main. Tu t’es toujours soigné seul pour masquer les blessures venant de tes nuits avec les Chasseurs. Tu n’as pas tant de cicatrices que cela, tu te soignes donc relativement bien. Mais il est vrai que ce matin, tu as fait le minimum, trop en retard pour te préoccuper de ta santé. Pour une journée, ce n’est pas cela qui viendra à bout de toi. Tu es résistant après tout. Tu la regardes, tu l’écoutes. Si tu as d’autres blessures à soigner ? Oui, mais tu n’as guère envie qu’elle les voit. Tu secoues négativement la tête, sachant parfaitement qu’il n’est pas bien difficile de comprendre que tu mens, si on te connait un minimum. Mais cet air de reproche dans ses yeux... Tu arques un sourcil, ne comprenant pas. S’inquièterait-elle ? C’est ridicule, rien ne peut venir à bout de toi. C’est ce que tu crois. D’un autre côté, tu n’as pas l’habitude qu’on s’inquiète pour toi. Il n’y a guère que ta famille qui se soucie de toi et c’est déjà trop à tes yeux. Tu ne veux pas qu’on s’inquiète pour toi, c’est à toi de te faire du soucis pour eux, non l’inverse ! Pour confirmer tes dires quant au fait que ce n’est rien, tu tentes de récupérer ta main mais elle la garde. Heu... C’est relativement étrange. Non pas parce que vous ne respectez pas les convenances, au fond, les principes et tout ce qui va avec, ce n’est guère que pour le paraître, mais parce le contact physique entre vous te trouble... Samael, tu aurais mieux fait de rester couché aujourd’hui, tu n’es pas dans ton état normal. Reprends-toi donc un peu ! Heureusement, son explication te réveille suffisamment pour t’aider à reprendre le cours normal de tes pensées. Elle sait que tu étais dehors cette nuit. Ton regard s’assombrit légèrement mais tu la laisses continuer. Que sait-elle exactement ? Les chasseurs laisseront très certainement échapper que tu leur a tenu tête pour protéger une de leurs proies, mais que ce soit déjà arrivé aux oreilles du palais... Non, impossible. Malheureusement tu n’es guère avancé. Tu ne sais pas ce qu’elle sait de tes actions d’hier soir. Tu finis par lâcher un léger soupir et tu te forces à te redresser afin de t’asseoir un peu mieux dans le sofa.

-En effet, je n’ai pas à me justifier de quoi que ce soit. Miss Maura, je sais me débrouiller seul, je ne suis plus un enfant, je puis vous l’assurer. Tout comme je peux vous assurer que je vais parfaitement bien, et qu’il n’y a vraiment pas de quoi vous préoccuper.

Sans le vouloir, tu es peut-être un peu plus ferme que précédemment mais tu n’es en aucun cas agressif, tu essayes juste de lui faire comprendre, doucement, qu’elle n’a pas à s’en faire. Ta voix a retrouvé son assurance habituelle. C’est si facile de reprendre ton masque quotidien. C’est si facile de cacher la vérité. En un sens, tu ne mens pas, tu n’es pas mourant ou autre dans le genre, tu ne l’es plus. Tu as juste une réserve de sang amoindrie et quelques blessures non sérieuses. Pourquoi se faire du soucis pour toi, franchement ? Tu es revenu en bien pire état il n’y a pas si longtemps que cela, entre les nouvelles marques de crocs sur ton cou et les coupures de verre... Mais tout a déjà disparu depuis. Peut-être s’inquiète-t-elle parce que tu n’as pas l’habitude de montrer ta fatigue. Peut-être. Elle finit par te lâcher et tu ramènes ta main blessée à toi, espérant qu’elle va abandonner là. Mais elle insiste en plus. Tu baisses les yeux tandis que, machinalement, tu ressors ce fameux jeton rouge qui ne te quitte jamais. Un jeton d’un casino de Sanguinem Luna qui vient tourner entre tes doigts. Ce fameux jeton qui ne t’a pas quitté depuis déjà seize années et avec lequel tu joues sans t’en rendre compte. C’est une manie dont tu n’arrives pas à te défaire, même maintenant que tu te souviens d’où tu possèdes cet objet. Désespérant. Laissant ton fameux jeton tourner et retourner entre tes doigts sans t’en rendre compte, tu l’observes, plongeant ton regard sombre dans le sien. Il y a un léger problème : tu n’arrives pas à faire confiance aux autres. Pas quand ça te concerne, pas quand ça concerne quelque chose que tu ne veux pas qu’on sache. Tu as appris à rester méfiant, et tu as beau l’apprécier cette demoiselle, tu sais bien que tu ne peux pas te dévoiler. Le jeton disparaît de ta main, comme dans un tour de magie, et tu te relèves.

-Je ne doute pas de votre discrétion, mais... Je suis navré, pas cette fois.

Pas quand cela te concerne. Tu es quelqu’un de secret, tu tiens à le rester. Tu lui adresses un doux sourire et l’embrasses doucement sur le front, espérant qu’ainsi elle laissera tomber ses questions. Tu ne devrais pas jouer ainsi, tu le sais bien, mais tu n’as pas l’impression d’aller trop loin. Et puis, il s’agit d’une tentative comme une autre d’éviter une conversation que tu ne souhaites pas avoir. Suite à cela, tu vas emplir une tasse de café. Le liquide brun fumant coule dans la tasse qui se réchauffe à toute vitesse, tu l’imagines devenant rapidement brûlante. Tu essayes de ne pas laisser tes pensées divaguer, mais c’est peine perdue, tu restes perturbé. À cause de l’autre blondinet, à cause de son comportement à elle aussi... C’est infernal. Et, une nouvelle fois, ton jeton vient trahir ton trouble. En effet, il refait son apparition quelques instants dans ta main intacte avant que, d’un coup de pouce, tu l’envoies dans ton autre main, le rattrapant légèrement plus maladroitement. Lorsque c’est prêt, tu te tournes à nouveau vers la demoiselle et déplaces la tasse de café dans sa direction, prenant bien soin de ne pas te brûler.

-Un café pour vous aussi ?

À la base, celui que tu viens de faire couler est pour elle. Tu n’es pas un fervent adepte du café, tu n’en bois que lorsque tu as besoin de tenir éveillé. Aujourd’hui, ce sera nécessaire mais c’est en priorité à elle que tu pensais en mettant la machine en route. Hé bien, tu es étrange ce matin. Que tu ne penses pas à toi, soit, c’est normal. Que tu sois concentré sur deux personnes extérieures à ta famille est plus étrange... Tu le sais, tu espères simplement qu’une bonne tasse de café te réveillera et t’aidera à te reprendre. En attendant, ta main valide glisse sur ta nuque en un geste quelque peu gêné, là où ce trouve cette fameuse cicatrice en forme de crocs que tu portes depuis seinze longues années. Une cicatrice que, toi, tu n’as jamais pris la peine de masquer. Non, définitivement, ta journée ne commence pas sous le meilleur jour... Et encore, elle ne fait que débuter, qui sait ce qui t’attend encore ? Des bonnes ou des mauvaises surprises ? Peut-être les deux...

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Adelina I. Maura
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Sam 6 Avr - 21:19

Tellement préoccupée par la blessure de Samaël, et de savoir s'il allait bien, s'il était bien soigné, tu avais posé le croissant qu'il t'avait gentiment offert à côté de toi. Pourtant ton estomac se tordait de famine à l'intérieur, tu le sentais, tu l'entendais, mais il attendrait, le futur Intendant Impérial était bien plus important que ton pauvre petit estomac de domestique, même si officieusement — pour lui tout du moins — tu étais légèrement plus qu'une simple servante. Ton regard focalisé sur ce bandage, tu restais sceptique quant à sa réponse. Mais qui étais-tu, jolie petite Adelina Maura pour t'opposer aux dires de ton maître ? Tu n'étais personne, tu n'avais pas le droit de le contredire, et pourtant tu avais l'intime conviction que sa blessure cachait quelque chose de plus grave qu'il ne le prétendait. Mais tenant à ta place, dans un premier temps tu te contentes d'opiner du chef, mais tu ne tins pas longtemps. La réponse de monsieur Tudor te fit rougir de honte et baisser le regard. Tu n'avais plus qu'une seule envie, te faire toute petite et te cacher dans un trou de souris si cela avait été possible. « Je... Je suis désolée, Monsieur, je n'étais pas à ma place. » C'était vrai, et ton excuse était sincère, mais tu as quand même dû préciser que tu saurais rester discrète. Cela n'a rien changé, Samaël resta muet. Au fond, tu te fichais de ce qu'il avait fait la nuit, cela ne regardait que lui, bien que la curiosité te ronge de l'intérieur. Ce qui continuait de te préoccuper malgré le silence de ton maître, encore plus à cause de son silence, c'était l'importance de ses blessures, tu te devais d'arriver à ce qu'il te permette de le soigner. Au moins cette main mal bandée, s'il ne daignait pas à t'avouer d'autres éventuelles blessures.

Tu laissais un petit moment de répit avant de réembrayer sur le sujet de sa main que tu voulais absolument soigner correctement. Tu acceptais donc volontiers et avec le sourire le café qu'il te tendait. « Avec plaisir Monsieur, je pense que ça ne me fera pas de mal un peu de caféine, bien au contraire. » Tu aurais clairement besoin de cela si tu escomptais tenir éveillée et être en forme pour ta journée de travail. D'ores et déjà, ce soir tu t'octroirais une soirée, une nuit de répit, pas de chasse, il fallait que tu te reposes un minimum, tu ne tiendrais pas sinon à ce rythme-là. Tu te levais donc, en direction de Samaël pour prendre la tasse qu'il venait de te proposer, tout en ayant pensé à prendre ce croissant auquel tu n'avais pas encore touché. Tu mordis de bon cœur dedans avant d'avaler juste derrière une gorgée brulante du café. Tu fixais les yeux de Samaël, tu n'arrivais pas à défaire ton regard du sien, tu n'es que sa servante, tu ne devrais pas oser le faire, cela ressemble à un affront, mais il n'en est rien. Dans tes grands yeux marron, il peut y lire tout ce qu'il veut, mais absolument pas un quelconque manque de respect ou autre chose de cet acabit. Tu ne sais pas ce qui te prend, tu ne sais pas pourquoi, tu ne le contrôles pas, tu es comme hypnotisée. Au fond de toi, tu as parfaitement conscience du pourquoi tu agis ainsi, le futur intendant Impérial te plais, il ne te laisse pas indifférente, tu rougis... encore une fois. Il te faut vraiment te ressaisir, demoiselle, tu n'as pas le droit de ressentir de telles choses pour lui, tu le sais, cela ne se peut. Il ne verra jamais d'autre chose en toi que ses yeux et ses oreilles dans le palais, que sa servante, et il n'aura probablement jamais pour toi les sentiments que tu as à son égard.

Tu reviens enfin à la raison, détournes d'un geste vif du visage, ton regard, qui se baisse pour fixer le morceau de croissant et le café que tu tiens dans tes mains. Ton estomac est noué, tu as faim, mais tu n'arrives pas à manger. Tu te forces, tu dois éviter de trop laisser paraitre ton trouble, même si cela est probablement déjà bien raté. Avant qu'il ne prenne congé de toi, tu remis ce qui t'obsédait depuis que tu l'avais remarqué, tant pis si cela ne lui plaisait pas et s'il venait à te faire des remontrances. « Monsieur, vous avez l'air vraiment exténué, et je sais bien que je ne puisse vous obliger à prendre du repos, votre position de futur intendant ne vous le permet pas. » Tu fis une légère pause, redressant ton visage qui devait paraitre tout aussi fatigué que le sien, le regardant à nouveau, mais moins directement, moins fixement, tu cherchais les bons mots pour amener la suite de ce que tu avais à lui dire. « Et je comprends que vous ne vouliez pas vous confier à moi, je ne peux vous y forcer, tout comme je ne peux vous obliger à me dévoiler si vous avez d'autres blessures. Mais permettez-moi, je vous en supplie, de vous soigner correctement au moins votre main. La laisser ainsi, risquerait de la voir s'infecter et ne ferait qu'aggraver votre état, votre fatigue n'aidant pas à une bonne guérison. Si vous pouvez pour le moment tromper les autres, leur cacher que vous tombez de fatigue, sans soin adéquat, vous ne le pourrez que temporairement. » Tes yeux se faisaient presque suppliant, mais tu t'étais instinctivement redressée, le dos bien droit, montrant ainsi que tu étais déterminée à le faire céder au moins sur ce point. Tu t'es cependant abstenu d'ajouter la précision qui risquait de trahir tes sentiments pour lui, tu t'es abstenue de lui dire que cela te tracasserait toute la journée de le savoir avec cette mauvaise blessure, de le savoir si fatigué et que tu t'en voudrais s'il venait à être au plus mal, alors que tu avais la possibilité d'éviter cela.

Spoiler:
 
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Ramiel A.D. Tudor
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 14 Avr - 22:47

Têtue, obstinée... La demoiselle insiste alors qu’elle ne devrait pas. Tu n’as pas l’habitude qu’on te materne. Pas de cette manière en tout cas. Pas depuis que tu as grandi, plus depuis que ta mère et ta tante sont mortes. Tu t’en sors seul depuis bien des années, masquant toujours tes blessures, te soignant seul. Et puis tu n’aimes pas qu’elle évoque ta sortie de cette nuit. Elle ne dévoile rien mais tu te méfies quelque peu. Enfin, tu apprécies cette demoiselle alors faute de preuve, tu laisses ta méfiance de côté. Par contre, tu te montres ferme avec elle. Peut-être un peu trop. Ce que tu fais de tes nuits ne la regarde pas, elle n’a pas à s’en mêler. Point final. Elle semble comprendre que tu n’apprécies pas puisqu’elle rougit tout en baissant les yeux. Tu te radoucis aussitôt. Tu n’as pas pour but de la rabaisser, pas du tout ! Tu voudrais juste qu’elle oublie l’état de ta main et qu’elle se concentre sur autre chose que ta santé, est-ce trop demander ? Apparemment. Enfin, tu lui fais tout de même signe que ce n’est rien, elle n’a pas besoin de s’écraser face à toi. Tu as conscience de ton rang, Samael Tudor. Seulement tu préfères parler aux autres d’égal à égal. Dommage, tu n’en as pas souvent l’occasion. Pas en plein cœur du palais ni quand tu es en "officiel" non plus en tout cas. Avec tout cela, tu restes tout de même quelque peu perturbé... Le contact de ses doigts avec ta main t’a laissé une étrange impression... Il faut que tu te reprennes, et tout de suite de préférence ! Alors tu te lèves et tu vas faire couler une tasse de café.

Tu n’aimes pas spécialement le café en fait. Tu n’en bois que les jours où tu sais que tu ne tiendras pas debout sans un minimum de caféine. Tu observes le liquide brûlant couler dans le verre blanc, ton regard détaillant les formes que prennent les volutes de vapeur qui s’en échappent... Le liquide sombre rempli petit à petit le verre, jusqu’à une hauteur précise. Lorsque c’est bon, tu retires le verre et le pousses vers elle, faisant attention à ne pas te brûler. En veut-elle ? Oui, c’est pour elle que tu as préparé cela. Toi, tu passes après. Comme toujours. Au moins une chose habituelle dans une suite d’événement inhabituels. Ton esprit s’égare quelques instants alors que ton regard se tourne vers une fenêtre. Le ciel est clair... Comme les yeux de Lyokha... Non, stop ! Suffit ! Ne pas songer à cet idiot ! Il doit disparaître de ta vie, point final ! Tu secoues la tête et offres donc ce café à la demoiselle. Une peu de caféine lui fera du bien, oui, en effet. Tu l’as réveillée, elle a l’air d’avoir eu une nuit agitée elle aussi. Tu lui adresses un sourire sincère et l’observes quelque peu. Jeune Miss Maura... Lui avoueras-tu un jour que tu la connais depuis bien avant son arrivée au palais ? Non, il ne faut pas. Tu resteras dans l’ombre, puisque c’est là ta place. Un instant tu baisses les yeux sur ta main blessée... Dans ton état, tu ne serais plus capable de la protéger si la situation venait à se reproduire... Ou, en tout cas, tu ne pourrais pas réagir aussi vite. Tu secoues la tête, tentant de te reprendre.

-Oui, je pense aussi que cela vous fera du bien. Mais si vous avez besoin de repos, prenez-en, je me porterai garant de vous.

Sur ces mots, tu lui adresses un nouveau sourire puis te détourne, préparant un nouveau café. Elle t’a regardé d’une manière curieusement insistante... Hum, ne te laisse pas troubler. Une fois de plus, tu biens de prouver que tu n’es pas aussi sévère que tu puisses le paraître au premier abord. Tu es ce qu’on attend de toi, sur tous les niveaux. De la fermeté pour faire tourner le palais et de la douceur pour garder le personnel relativement ravi de rester. Et parce que tu es d’un naturel assez porté vers les tiens. Enfin, sauf quand tu prends quelqu’un en grippe, là tu as plus de mal à te montrer gentil et tu dois alors faire semblant. Fort heureusement, la demoiselle fait partie de ceux que tu apprécies sincèrement. Bref. Alors, ce café ? Zut, il est déjà prêt depuis quelques secondes. Tu t’empares alors du verre et souffles sur le liquide, laissant s’envoler quelques petits volutes de vapeur. Puis tu reportes toute ton attention sur elle. Elle a fini par manger un peu de croissant. Un peu. Pas tout. Tu fronces alors un peu les sourcils. Quelque chose ne va pas ? Tu n’en as pas l’impression mais tu te vois mal lui demander de te parler de ce qui ne va pas, là où toi tu refuses de t’expliquer. Tu vides alors ton verre en quelques gorgées rapides. Un peu trop tôt, le liquide te brûle la gorge mais cette sensation de chaleur qui descend jusque dans ton estomac parvient à te réchauffer... Un mal pour un bien.

Seulement, alors tu tu comptes prendre congé pour retourner à ton travail, elle reprend la parole. Tu te retournes alors tout naturellement vers elle. Oui ? Toi, exténué ? C’est si peu dire... Tu es toujours en anémie, ton bras droit est dans un sale état, tu as passé une nuit sous perfusion dans une morgue et peu de temps dans ton lit. Oui, tu es exténué mais tu feras avec, comme toujours. Tu ne dis rien, croisant les bras avec précaution, attendant qu’elle enchaîne. Et en effet, elle poursuit rapidement. Non, elle ne pourra pas te forcer à parler, tu es une tête de mule et tu en es fier. Tes petits secrets doivent rester tiens, il n’y a pas d’autre solution. Mais c’est qu’elle insiste pour l’état de ta main ! Décidément... Qu’est-ce qui la pousse à autant vouloir te soigner ? C’est à croire qu’elle s’inquiète sincèrement pour toi... Non, impossible. Pourtant tu baisses les yeux un court instant suite à cette réflexion, sentant tes joues se réchauffer... Il ne faut pas qu’on s’inquiète... Minute, tu réagis étrangement. Reprends-toi bon sang ! De plus, tu as déjà dit que tu t’en sortirais seul, faut-il que tu lui ordonnes d’oublier cette blessure ? Non, tu ne le feras pas, mais cela te perturbe quelque peu. Tu sais qu’elle est plutôt obstinée comme demoiselle. Deux fortes têtes qui s’affrontent... Dans ton état, tu n’es pas certain d’en sortir vainqueur. Seulement, tu n’auras pas le choix. Si tu lui laisses ta main, elle verra aussi ton poignet et la marque du couteau qui l’a ouvert, hier soir. Elle verra la marque des crocs du blondinet. Elle pourrait même voir la légère trace de la perfusion, bien que celle-ci soit plus loin sur ton avant-bras... Ton côté droit trinque toujours bien plus que le gauche, étonnamment. Un soupir t’échappe tandis que tu l’observes, cherchant tes mots.

-Écoutez. Insister n’y changera rien. Je me suis toujours soigné seul et je suis toujours là pour prouver que mes méthodes sont efficaces. Alors, s’il vous plait, laiss...

Pas le temps de finir ta phrase qu’on frappe à la porte de la salle. Surpris, tu te retournes aussi rapidement que ton état te le permet. Quoi ? Ah, oui, un intrus. Soit. Avec un léger sourire d’excuse, tu fais signe à la demoiselle de t’excuser un instant et tu vas ouvrir. Oh, un bouquet de roses ambulant. C’est là la première réflexion qui te traverse l’esprit. En effet, tu te retrouves avec un bouquet de roses rouges sous les nez avant de t’écarter, laissant l’homme entrer. Un livreur de fleurs. Tiens donc, tu n’avais rien de prévu aujourd’hui... La personne vous observe, tous les deux, avant de finalement se tourner vers toi, visiblement mal à l’aise. Hé bien quoi ? Tu as une tête si effrayante ? Pff. Il semble hésiter un peu mais tu ne comptes pas prendre la parole en premier. Alors il se lance.

-Heu... Un... Bouquet pour vous, Monsieur.
-Pour moi ? Mais...
-Bonne journée !


Et il se sauve déjà... Tu écarquilles les yeux, ahuri. Hé bien... Décidément, les choses ne tournent pas rond ce matin. Tu restes quelques secondes à fixer les fleurs, leur délicieux parfum t’envoutant quelque peu... Elles sentent bon... Mais... Franchement, des roses rouges ? Symbole de l’amour ? Qui a eu la stupide idée de te faire livrer une telle chose ? Tu vas poser l’encombrant bouquet sur un meuble, en retirant un petit message qui s’y trouvait caché. Un petit message que tu parcours très rapidement du regard. « Merci pour cette nuit, rétablis-toi bien, on se revoit très vite, MH. » … Bug. Tu relis le message, une fois. Deux fois. Trois fois. Et tes joues deviennent de plus en plus brûlantes à chaque fois. Tu rougis et tu ne t’en rends même pas compte. Cet idiot a osé... Il a osé... Envoyer une telle chose, un tel message ! Il suffirait que quelqu’un lise et... Et... Le mot disparaît bien vite dans une de tes poches tandis que tu pestes contre ce crétin de vampire.

-Il fallait m’envoyer cela maintenant, en plein milieu du palais... N’importe quoi. Cet abruti ne se tiendra donc jamais tranquille ?

Non, apparemment pas. Minute, n’aurais-tu pas oublié que tu n’es pas seul dans la salle ? Visiblement, tu rosis donc à nouveau quand tu tournes ton regard vers elle. Heu... Rattraper le coup. Rattraper le coup ! Un homme qui t’envoie un bouquet de roses rouges, voilà qui est on ne peut plus ambigu ! Il faut que tu trouves une excuse, n’importe quoi. Sans trop mentir, de préférence... Hum... Trouvé.

-Pardon. Une de mes... Connaissances a visiblement décidé de me pourrir l’existence de toutes les manières possibles. Je parie qu’il va m’envoyer d’autres bouquets dans les prochains jours.

Tu essayes de plaisanter mais le cœur n’y est pas. Tu as peur d’avoir raison... Tu as peur que, en effet, il t’envoie d’autres bouquets avec des mots moins... Innocents que celui-ci. Et tu ignores encore à quel point tes peurs sont fondées... Pour l’instant, tu tentes plutôt de te re-concentrer sur la conversations que vous aviez avant de vous faire interrompre. Tu appuies donc tes mains sur le meuble... Mauvaise idée. Un élancement de douleur traverse alors ton bras, t’arrachant une grimace de douleur et t’obligeant à te redresser instantanément. Te souviens-tu de ce qui se passe quand tu es anémié ? Oui oui, les migraines, les vertiges. Ta main valide vient de placer sur ton front, tu essayes de retrouver un minimum d’équilibre... Raté, tu t’effondres. BOUM. Au tapis, l’apprenti Intendant. Non mais dans quel état es-tu... Ce n’est pas la faute à ta main, pas du tout... C’est juste que tes réserves de sang ne sont pas au top et qu’il va te falloir plusieurs jours pour tout récupérer... Douloureusement, tu t’assois sur le sol, le dos contre le meuble... Tu sens que tu t'énerves. Tu detestes te montrer si faible... Et c'est de justesse que tu contiens cette vielle manie de frapper de toutes tes forces sur une surface dure. Tu finirais par réellement t'éclater la main droite... Pff, et dire tu n’avais pas envie de lui donner raison. Pourtant tu la regardes.

-Hé bien, vous aviez raison. Je suis exténué... Ce qui ne change rien au fait que je m’en sors... Généralement très bien. Inutile de se faire trop de soucis.

Quelle bonne blague... Ce n’est pas parce que tu souris que tu vas bien. Au contraire, tu souris toujours plus facilement quand quelque chose ne va pas. Il te faut bien un masque... Tu voudrais te relever mais tu n’essayes même pas, sachant que si tu le fais, tu vas avoir droit à un nouveau vertige. C’est étonnant que tu n’en ais pas eu plus depuis que tu es levé... Samael... Non mais regarde dans quel état tu es, tu es lamentable... Et il ne faut pas s’inquiéter pour toi, hein ? Non, tu ne veux pas. Tu ne veux pas voir de l’inquiétude briller au fond de ses yeux noisette. Ouh là, aurais-tu de la fièvre ? Oui, sans nul doute. Voilà pourquoi tu as des pensées bizarres... Il va vraiment falloir que tu te reposes. Malheureusement pour Miss Maura, être malade et épuisé ne veut pas dire que tu te laisseras faire. Tu ne lâcheras pas un seul pouce de terrain. Tes blessures te regardent. Quoique, vu comment tu es, elle n’aurait certainement pas trop de mal à t’y forcer... Mais encore faudrait-il oser.

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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 12 Mai - 22:42

Et voilà, tu avais tout gagné, Samael avait monté un peu le ton, visiblement fâché de ton insistance à vouloir le soigner. C'est vrai, il n'avait pas tort, tu n'avais jamais eu a le soigner, peut-être une fois ou deux en deux années que tu étais là, et encore tu n'en étais même plus certaine. Il n'avait pas tort, il était toujours là, c'est qu'il savait parfaitement se soigner tout seul. Attends deux secondes ! Mais, que faisait-il pour avoir à se soigner seul ? Surtout qu'est-ce qu'il faisait de si dangereux qui justifier qu'il ne demande l'aide de personne et qui le fasse mentionner le fait qu'il soit toujours en vie pour prouver qu'il se débrouille très bien par lui-même concernant ses blessures ? Monsieur Tudor est un futur intendant. Logiquement, rien dans ses fonctions ne justifie qu'il vienne à être blessé de cette manière. Tu arques un sourcil, cela t'intrigue encore plus maintenant. Et si tu étais à deux doigts d'abdiquer devant le ton un peu plus sévère de ton maître, soudain tu avais changé d'avis, non tu ne le laisserais pas tranquille, tout cela t'inquiétait bien trop à son sujet. Foutus sentiments ! Si tu n'éprouvais rien pour lui, tu n'aurais probablement déjà pas insisté la première fois, il serait déjà reparti à ses occupations et toi tu serais retourné également aux tiennes. Tu t'apprêtais déjà à lui rétorquer quelque chose, tu préparais déjà ce que tu allais bien pouvoir lui dire, et surtout comment lui faire comprendre tes inquiétudes à son sujet sans le vexer, mais tu n'en eut pas l'occasion, pas plus qu'il n'eut l'opportunité de finir ce qu'il était en train de te dire. On frappait à la porte de la salle de repos.

Quelle ne fut pas ta surprise de voir qu'un énorme bouquet avait été amené pour Samael, tout autant que lui apparemment. Une douleur vive te traversa la poitrine, preuve de la jalousie que cela créait en toi. Qui pouvait bien envoyer autant de roses au futur intendant ? Après tout, il fallait être un peu fou pour oser cela, le jeune homme étant fiancé. Toi-même, tu t'en voulais de ce que tu ressentais pour lui, parce qu'il était fiancé, parce que tu n'étais pas digne de lui, parce que tu n'étais qu'une servante. Tu le savais, mais les sentiments étaient là, c'était trop tard, tu ne pouvais que les masquer, c'était ton devoir. Alors tu réprimas la grimace suspicieuse qui menaçait de te trahir, tu avais déjà suffisamment abusé comme ça pour la matinée. Tu te contentais de rester précisément à la place où tu étais au moment ou vous avez été interrompus, à observer les réactions et gestes du jeune homme. Intéressant... Tu le suis du regard aller poser le bouquet, lire le mot qui y était joint, visiblement cela est dérangeant et il n'apprécie pas le geste, ses mots venants appuyer tes suppositions. Clairement, il n'était pas content. Toi, grande curieuse maladive, toute cette scène avait éveillé en toi une immense envie d'en savoir plus. Tu brûlais d'envie de savoir les mots qui avaient été couchés sur ce simple bout de carton blanc qu'il venait d'enfouir dans une de ses poches et qui mettait monsieur Samael dans tous ses états.

Tu te rapprochais de lui de quelques pas seulement, intriguée, mais n'émettais aucun son, aucun commentaire, aucune remarque, aucune réflexion. Tu attendais que la suite vienne de lui, que pouvais-tu bien dire de toute façon après une interruption de la sorte ? Pas grand-chose. Tu voyais son trouble, tu voyais sa gêne et ses joues s'empourprer quand il regarda dans ta direction. Il avait sûrement, l'espace d'un instant oublié ta présence, tu te sentis un peu vexée. Mais que t'arrivait-il ? Sérieusement Lina, il faut vraiment que tu penses à travailler sur tes sentiments, apprendre à les refouler bien au fond, tu ne peux te permettre de les laisser te guider si tu tiens à ta place auprès du futur intendant. « Ne, ne vous justifiez pas monsieur, vous n'avez pas à le faire devant de moi. » Tu fis une légère révérence, les mains croisées devant toi. Tu avais fini le café et le croissant le temps qui s'était écoulé avant qu'il ne s'adresse à toi et avais posé la tasse vide pour te libérer. Tu étais tout autant gênée que ton maître, gênée d'avoir assisté à cela, d'avoir été une spectatrice involontaire de quelque chose qui avait mis Samael Tudor dans un état de trouble visible. Tu espérais qu'il ne t'en tiendrait pas rigueur, qu'il n'allait pas se mettre à t'éviter après cela, tu aimais travailler pour lui, plus que pour le reste de sa noble famille, ce qu'il te demandait de faire, était autrement plus intéressant que les tâches usuelles que l'on demande à une domestique. Tu répondis à son regard inquiet. « Que Monsieur se rassure, je n'ai rien vu, rien entendu. » Bien sûr que tu avais entendu que c'était d'un homme qu'il avait parlé, bien sûr que tu avais entendu toute la frustration et la colère qu'il avait ressentie, mais ta place était telle que tu te devais de faire comme ci rien ne s'était produit. « Peut-être voulez-vous que je fasse disparaitre les fleurs ? » Plus le temps avait passé aux côtés de Samael depuis ton arrivée, et plus tu te sentais un peu comme un bras droit pour lui, du moins ce terme ne convenait pas vraiment, tu étais bien inférieure à ce statut, mais tout de même plus qu'une simple servante, alors c'était devenu naturel pour toi de te proposer comme tu venais de le faire.

Tout juste le temps de finir ta phrase, que tu le vis grimacer de douleur. Instinctivement, tes yeux se portèrent sur sa main blessée. Gagné, il venait de se mettre en appui dessus, et visiblement, la blessure n'était pas aussi anodine qu'il tentait de te le faire croire. C'était clairement décidé, tu n'abandonnerais pas tant qu'il ne te permettrait pas de la soigner. Il tente de se ressaisir, mais il vacille et tombe. Toi, jeune fille, tu ne réfléchis pas et te précipites à ses côtés. « Samael ! » Sous le coup de l'émotion, tu venais de l'appeler par son prénom, jamais encore tu n'avais osé faire cela. Tant pis, au diable les conventions, tu t'en fichais, tout ce qui te préoccupait sur le moment, c'était son état de santé, bien pire que tu ne le pensais. Pourquoi jouait-il les héros devant toi ? Pourquoi jouait-il les héros tout court ? « Généralement peut-être, mais certainement pas aujourd'hui. » Tu essayais de rire aussi pour détendre un peu l'atmosphère, pour tenter de te calmer, de te raisonner. Rien à faire, si tu étais prête à abdiquer encore quelques minutes plus tôt, maintenant il en était tout simplement hors de question. « Laissez-moi faire, arrêtez de faire l'enfant, vous avez besoin que pour une fois quelqu'un s'occupe de vous. » À genoux juste à côté, vos visages étaient proches l'un de l'autre, les battements de ton cœur avaient accéléré la cadence au vu du peu de distance qu'il y avait entre vous. Pour une fois, tu osais le regarder avec insistance, droit dans les yeux, ses yeux si sombres. Tu franchissais les limites plus que jamais tu ne te l'étais permis jusque-là. Tu n'étais plus à une limite près. Quitte à te faire renvoyer, au moins tu le serais la conscience tranquille, tu aurais fait ton devoir. Tu lui pris le bras dont la main était bandée, le contact te fit frissonner et sentir tes joues se réchauffer. Tu allais entreprendre d'ôter le bandage ensanglanté quand tu te sentis obliger de rajouter une phrase, afin de le rassurer, de tenter de l'amadouer, du moins de tenter de l'obliger à se laisser faire une bonne fois pour toutes. « Vous me faites confiance, n'est-ce pas ? Alors ne préférez-vous pas que ce moi, plutôt que quelqu'un d'autre ? » Tu marquas un temps d'arrêt, le temps de scruter au fond de ses pupilles presque noires ce qu'il pouvait bien penser, avant de poursuivre. « Si vous vous laissez soigner maintenant par moi, personne d'autre ne saura ce qu'il s'est produit, vous n'aurez rien à justifier à personne, à votre famille. Dans le cas contraire et au vu de votre grande faiblesse, je devrais prévenir au minimum une tierce personne et j'ai comme l'intuition que ce n'est pas là quelque chose que vous souhaitez. » Un petit sourire malicieux s'afficha sur ton visage. Tu n'en revenais pas de ton audace, mais c'était pour son bien à lui. En agissant comme cela, tu ne pensais qu'à lui.
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Ramiel A.D. Tudor
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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 2 Juin - 13:09

Il a osé. Cet idiot de vampire a osé faire cette chose. Quoi donc ? T’envoyer des fleurs. Des roses. Rouges. Alors que tout le monde sait que tu es fiancé. Alors qu’il est un vampire. Alors que tu es censé détester les personnes comme lui. Tu détestes aussi ce mot qui accompagne le bouquet. Si quelqu’un l’avait lu... Encore, c’est relativement gentil. Encore, c’est innocent et pas trop ambigu. Il aurait pu faire largement pire, tu t’en doutes bien. Mais quand même, cette simple attention te touche autant qu’elle t’énerve. Il n’avait pas à se manifester de cette manière. Il n’avait pas... Tu ne peux retenir cette chaleur qui semble s’être installée dans tes joues, les faisant rougir. Tu es perturbé. Il te perturbe. Il ne peut pas t’oublier quelques instants ? La nuit n’a-t-elle pas été suffisamment agitée pour lui, il faut qu’il en rajoute une couche ? Surtout qu’il a pris la fuite avant ton réveil, alors ce type de réaction est plus que déplacée... Tu ne devrais pas être touché. Tu l’es malgré toi. Et si tu pestes contre lui, ayant complètement oublié que tu n’étais pas seul, quelque part il y a quelque chose en toi qui apprécie son geste. Tu désespères de voir avec quelle facilité ce vampire arrive à te toucher...

Il te faut quelques instants pour reprendre contact avec la réalité et te rendre compte que tu viens de te donner en spectacle devant Miss Maura. Tu rosis à nouveau quelque peu, légèrement honteux. Ce n’est pas ton genre, habituellement. Mais aujourd’hui, rien ne tourne rond. Rien n’est normal depuis hier soir. Il faut que tu rattrapes le coup à ses yeux alors tu tentes de te justifier un minimum. Au moins, pour qu’elle ne pose pas trop de questions, pour qu’elle ne cherche pas plus loin. En même temps, tu essayes de plaisanter mais le cœur n’y est pas. Tu as peur que l’autre continue, tu as peur qu’il insiste. Dans quoi t’es-tu encore embarqué avec lui ? Pourquoi ne pas l’avoir tout simplement laissé mourir dans la neige, devant ce bar, exécuté par des chasseurs ? Parce que tu ne voulais pas... Pas lui. Tu ne vas pas bien jeune homme, tu t’attendris pour une de ces personnes que tu hais plus que tout au monde. Pas bon du tout, il va falloir que tu te reprennes.

Sa voix te ramène, une fois de plus, à la réalité. Tu n’as pas à te justifier devant elle ? Si elle savait... En vérité, tu n’as réellement de comptes à rendre à personne, excepté ton oncle. Mais comme elle a assisté à cette scène, tu ne peux pas la laisser partir et cogiter sur ce qu’elle vient de voir, c’est quelque peu hors de question. Tu te contentes alors d’un léger haussement d’épaules, comme si cela t’était égal que tu ais eu à te justifier. Tu l’observes plutôt, cette demoiselle qui fait une légère révérence devant toi. Cette demoiselle qui semble quelque peu gênée. Ce n’est pas parce que tu es toujours occupé à courir partout que tu ne prends pas le temps d’apprendre à connaître ceux qui travaillent au palais. Tu ne prétends pas non plus tout savoir mais tu estimes être capable de savoir quand une personnes mérite qu’on t’intéresse réellement à elle. Elle en fait partie. Non parce que tu la connais depuis déjà des années mais parce qu’elle a un réel potentiel. Tu apprécies son tempérament. Tu apprécies vraiment beaucoup de choses en elle à vrai dire... Raison pour laquelle tu lui fais plus confiance qu’à bien d’autres personnes. Mais à tes yeux, tu ne peux pas trop te dévoiler. Trop dangereux. Même si tu ne peux retenir un sourire lorsqu’elle dit qu’elle n’a rien vu ni entendu.

-Il vaut mieux n’avoir rien vu ni entendu parfois, en effet. Merci...

Merci ? Tu t’étonnes que ce petit mot ait franchi tes lèvres, de manière complètement automatique. Merci pour quoi ? Garder tes secrets ? Elle ne sait rien de toi, que ce que tu veux bien montrer. Comme tout le monde. Il n’y a que Prynce qui sait qui tu es réellement, qui connait presque toutes les facettes de ta personnalité. La demoiselle t’a percé à jour et elle est bien la seule. En songeant à elle, il faudrait peut-être que tu lui envoies un message, histoire de prendre des nouvelles et organises un rendez-vous un de ces jours... Tu aurais besoin de parler de cette situation. Mais plus tard, quand tu auras du temps. Oui, plus tard. Faire disparaître les fleurs ? Tu jettes un regard au bouquet flamboyant derrière toi. Hé bien... Oui et non... Tu ferais volontiers disparaître cette chose mais d’un autre côté... Tu ne peux t’empêcher de te mordiller la lèvre nerveusement, réfléchissant. Que faire de ce bouquet ? Sans t’en rendre compte, tu t’appuies sur ta main blessée. Tu ne peux alors retenir une grimace de douleur, te redressant à toute vitesse. Mauvaise idée, quand tu es anémié, les mouvements brusques sont à proscrire. Ta tête tourne, tu ne te sens pas bien. Et au final tu t’écroules. BOUM. À terre le futur intendant. Tu es définitivement trop faible aujourd’hui...

Mais quelque chose t’étonne. Samael. Pas Monsieur Tudor, Monsieur ou n’importe quoi d’autre. Samael. C’est bien ton prénom qu’elle vient de prononcer. Tu prends le temps de t’asseoir, douloureusement, tout en l’observant, perturbé. Peu de personnes osent t’appeler par ton prénom. Ta famille, les rares personnes proches de toi... Et Lui, mais c’est là une histoire compliquée. Jamais elle n’avait osé cette familiarité. Non pas que cela te dérange, au contraire, mais tu es... Surpris. Et c’est un regard empli d’incompréhension que tu poses sur elle. Juste le temps de te ressaisir, de finalement avouer ton état de santé relativement faible. Mais tu as toujours été quelqu’un d’obstiné. Tu veux te débrouiller seul. Enfin, tu ne te fais pas tellement d’illusions, tu sais bien qu’elle ne te laissera pas aussi facilement et que, de toute manière, tu es trop fatigué pour tenir debout toute la journée. Aujourd’hui, tu ne sauras pas te débrouiller seul ? Tss. Tu en es parfaitement capable, du moment qu’on t’accorde quelques instants de repos. Ce qu’elle ne te laissera pas. Cesser de faire l’enfant ? Tu n’en es plus un depuis longtemps... Parfois, tu te demandes depuis quand tu es adulte. Depuis la mort de ton père ? Celle de ton cousin et ta tante ? Avant tout cela ? Tu ne sais plus... Mais ce que tu sais, ce que ton père t’a enseigné, c’est que tu dois toujours rester fort pour que les autres puissent se reposer sur toi, et jamais le contraire. Ton rôle d’intendant est d’aider et protéger la famille impériale, rien de plus et rien de moins. Et pour cela tu devrais être infaillible. Tu devrais...

-Miss Maura, ce n’est vraiment pas important...

Quelle bien piètre tentative... Mais tu as bien du mal à te concentrer, la voyant si proche de toi... Tu vois bien mieux cette inquiétude briller au fond de ses beaux yeux noisette et tu n’aimes pas cela. Tu n’aimes définitivement pas qu’on s’inquiète pour toi, parce que tu t’en sors toujours. Tu voudrais pouvoir masquer ton état, tu voudrais être capable de faire encore un peu plus semblant. Mais tu connais tes limites, tu sais que quand tu en viens aux vertiges, c’est que tu n’es vraiment pas bien. La dernière fois que c’est arrivé, tu en as perdu connaissance. Si l’autre n’avait pas été là pour te récupérer, pour te soigner, tu ne sais pas dans quel état tu te serais réveillé. Il ne faut pas que cela recommence avec elle. Mais comment la convaincre d’une chose complètement fausse ? Surtout que la nouvelle grimace de douleur qu’elle t’arrache en prenant ton bras ne t’aide pas à masquer ton état. Si tu lui fais confiance ? Hé bien... Oui mais... Mais tu n’as jamais complètement accordé ta confiance à quelqu’un. Pas même à ta propre famille. Tu ne réponds pas, bien trop occupé à réfléchir. Quelques choix s’offrent à toi ? Te montrer plus ferme, la ramener à sa place une bonne fois pour toutes ? Non. Non, ce n’est définitivement pas dans ton tempérament, pas si tu n’es pas en colère. Et tu ne l’es pas, soyons honnête. Alors que faire ? Tu plonges dans son regard, cherchant un indice, n’importe quoi qui puisse t’orienter vers une décision. Et ces dernières paroles te surprennent totalement. Avant d’éclater de rire.

-Décidément, vous semblez être bien têtue aujourd’hui ! Vous inquiétez-vous donc à ce point pour moi pour me faire pareil chantage ?

Cette audace t’amuse sincèrement mais si tes propos sont prononcés sur le ton de l’amusement, c’est pour mieux masquer ce semblant de malaise qui s’installe en toi. Cette manière d’insister alors que tu veux masquer quelque chose... Rares sont les personnes qui le font. Ta sœur a tendance à le faire, quand elle se rend compte que quelque chose ne va pas, mais encore faut-il qu’elle s’en rende compte... Mais sinon, les autres... Tu n’en as réellement plus l’habitude. Tu ne sais pas comment réagir, tu ne sais quoi lui dire. Faut-il te dévoiler ? Tu ignores si elle mettra sa menace à exécution ou pas. Tandis que tu te calmes, tu cherches la réponse au fond de ses yeux, sans aucune gêne. Quoique... Au final, tu finis par détourner le regard. Tu te sens troublé par une telle proximité alors que tu ne devrais pas l’être. Instinctivement, tu passes une main sur ton front. Il est chaud mais tu n’as pas l’impression d’avoir de la fièvre... Étrange. Il faut que tu passes outre, alors tu tentes de te concentrer sur ce dilemme qu’elle t’impose. Révéler ton état ou prendre le risque de voir quelqu’un d’autre être au courant. Finalement, un soupir s’échappe d’entre tes lèvres.

-Il semblerait que je n’aie pas le choix, alors... Mais dans ce cas, ne dites rien à personne. Pas un mot. Pas même à ma famille. Ils n’ont pas besoin de savoir, ils ont déjà bien trop de préoccupations.

Ce serait plus confortable de gagner le canapé, mais tu ne t’en sens pas la force. Alors tu restes assis sur le sol, contre le meuble. Tu observes ce bandage qui masque ta main et ton poignet. Ce bandage qui se gorge de sang, petit à petit. Malédiction familiale... Ce satané sang qui coule dans vos veines... Enfin, c’est génétique, tu sais que tu ne pourras jamais t’en défaire. Tu te décales légèrement, afin de récupérer une distance convenable entre vous, puis tu entreprends de retirer ta veste. Une fois celle-ci retirée, tu la déposes au-dessus de ta tête, sur le meuble. Voilà. Puis tu relèves ta manche droite, révélant toute la portée du bandage. En effet, celui-ci recouvre non seulement ta main, ton poignet mais aussi presque la moitié de ton avant-bras. Sans compter la trace de la perfusion bien visible au niveau de la pliure du coude. Et lorsque tu retires le bandage, tes autres blessures apparaissent : la marque des crocs de Lyokha, bien visible, cette coupure laissée par ta dague, à peu près au même niveau, comme si tu avais voulu te suicider, et enfin la peau de tes phalange qui est partiellement partie. Quand tu frappes dans un mur, tu ne le fais jamais à moitié. Encore, tu as eu bien de la chance de ne pas te briser le poing. Il y a aussi quelques hématomes mais bon, si c’est vraiment grave, tu retourneras à l’hôpital. Quand les autres blessures auront disparues. Un rire nerveux t’échappe. Pour quoi vas-tu passer à ses yeux ?

-Il faudrait très sérieusement que je perde cette sale manie de frapper dans les murs. Aaron me le répète régulièrement mais je ne l’écoute jamais sur ce point.

Il faut bien que tu essayes de concentrer son attention sur ce point. C’est très certainement le plus important à soigner. Quoique, avec cette marque de crocs et celle de la perfusion, elle peut aussi deviner que tu es en anémie. Quelle galère... Dire que tu voulais masquer ce point... Tu ne t’étais pas rendu compte que l’état de ta main avait empiré. À force de trop l’utiliser très certainement. Ton regard fait le tour de la pièce avant de revenir se poser sur elle, guettant la plus petite réaction. Tu n’aurais jamais dû lui montrer... Jamais... Mais tu te doutes bien qu’elle aurait insisté, qu’elle ne t’aurait pas laissé t’en aller aussi facilement... Instinctivement, tu récupères ce fameux jeton de casino qui ne t’a pas quitté depuis des années. Ce même jeton rouge du casino de Leporem revient tourner entre les doigts de ta main gauche. C’est nerveux, c’est instinctif. Finalement, tu refermes le poing sur l’objet avant d’esquisser un léger sourire encourageant. Tu lui fais confiance... Un peu.

-Alors, que proposez-vous, Mademoiselle ?

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MessageSujet: Re: Always here for you my Lord || pv Samael   Dim 18 Aoû - 15:52

Tu es complètement folle d'oser lui tenir tête de cette manière, surtout après l'avoir appelé par son prénom, et non par les termes d'usage que tu utilises habituellement. Samael, ce prénom qui résonne souvent, trop souvent dans ta tête. Dans le moment de panique, gagnée par l'inquiétude que tu éprouves à son égard, dû aux sentiments que tu ne devrais pas avoir,  tu n'as pas su te contrôler et retenir ce simple petit mot, un prénom que tu n'étais pas censé avoir le droit de prononcer, surtout pas en présence de celui qui le porte. Que fichtre, il ne semble pas en être offensé, alors pas la peine de te torturer pour cette petite entorse à la bienséance que tu viens de faire. Ce n'est probablement pas la plus importante que tu as faite aujourd'hui.

Tout comme tu te moques des conséquences de ce chantage que tu viens de lui faire. C'est culotté, certes, mais tu sais que c'est le seul moyen avec l'intendant pour le faire céder. Tu commences un peu à le connaitre, depuis deux ans que tu le sers, enfin suffisamment pour savoir qu'il n'aime pas que quiconque soit au courant de ses faiblesses. Il se veut invincible et sans failles, en tout cas, c'est ce qu'il souhaite montrer en apparence, mais il n'est pas infaillible, personne ne l'est. Un regard complice, un sourire malicieux. Il a ri, au final, c'est plutôt bon signe, non ? « Je suis toujours têtue Sa.. Monsieur. » Non, non, ne recommences pas jeune fille, une fois ça suffit, n'en prends pas une habitude, s'il ne t'y autorise pas, déjà qu'il n'a rien dit pour la première fois, ne tente pas le diable, il ne sera pas forcément toujours aussi tolérant. Si tu lui réponds en souriant, tu prends bien soin d'éluder la seconde partie de sa question, hors de question de lui avouer quoi que ce soit, tu as déjà plus que largement dépassé les limites pour aujourd'hui, pour la semaine, pour le mois, voir même pour l'année entière.

En réalité, tu ne mettrais probablement pas ta menace à exécution, tu tiens trop au futur intendant, que pour prendre le risque de te le mettre à dos en le faisant, mais il l'ignore, la preuve en est, il se résout enfin. Tu lui souris une nouvelle fois, tu as l'air un peu stupide à sourire de la sorte, mais c'est plus fort que toi. « Promis, je ne dirais rien à personne. Ce sera comme si ce matin n'avait pas existé. » Tu opines du chef. Et tu tiendras ta promesse, tu le lui as déjà dit avant, tu viens de le refaire, et jamais tu ne trahirais cela. Tu ne l'as jamais fait. Tu lui es loyale depuis deux ans, il n'y a aucune raison pour que cela change aujourd'hui, surtout pas aujourd'hui.

Tu aimerais bien ne pas le laisser à même le sol, mais vous êtes de l'autre côté de la pièce, loin du canapé, il est dans un état bien trop faible et toi pas assez forte pour l'atteindre sans encombre, tu préfères finalement de ne pas tenter le diable. Tu te résignes à rester sur place, mais guettes le moindre signe d'affaiblissement qu'il pourrait montrer. Il se décale, réinstaure une distance convenable entre vous, tu rougis, gênée. Tu t'habituerais presque à cette proximité, mais il ne le faut pas et il vient de te le faire comprendre. Tu as compris, alors tu le laisses faire seul lorsqu'il ôte sa veste et remonte la manche de sa chemise. Tu vois bien qu'il a mal, tu voudrais l'aider, mais tu te retiens, c'est le mieux à faire pour le moment. Tu le regardes faire, et tes yeux s'écarquillent au fur et à mesure qu'il remonte sa manche, tu n'avais pas imaginé que ce serait si important. Plus encore, ton s'accélères, tu restes sans vois en découvrant l'étendu des dégâts. Tu en viens même à te demander comment il a pu tenir si longtemps sans tomber avant. Mais depuis quand exactement est-il blessé ? Il faudra arriver à le lui demander sans donner l'impression de chercher à en trop savoir et de le braquer encore un peu plus. Les marques apparentes sur son bras te font froncer les sourcils, immédiatement tu reconnais les marques laissées là par un suceur de sang. Ce que tu vois ne te plait pas du tout, ton visage s'assombrit, malgré le maigre sourire devant la piètre tentative de Samael de détourner ton attention des blessures les plus importantes. De toute évidence, cela ne lui plait pas que tu aies a voir ces dernières, seulement, elles sont celles qui t'inquiètent le plus, ses phalanges abîmées ne sont rien comparé à la profondeur de la morsure. « Effectivement Monsieur, ce serait une très bonne chose que de perdre cette manie. » Tu hésites à poursuivre et dévoiler le reste de tes pensées, comme éviter de vadrouiller dehors, la nuit et seul, ça lui éviterait ce genre de déconvenue. Finalement, tu restes à ta place de servante et ne dis rien de plus, bien que cela te démange les lèvres et la langue, ce qui doit probablement se voir sur ton visage que tu as encore quelque chose à dire.

Tout un tas de pensées, plus ou moins cohérentes, et surtout tout un tas de sentiments se mélange en toi. Ne pas te laisser submerger par ce que tu ressens pour lui, ce n'est pas le moment. Il te faut vraiment t'occuper de son bras. Ce que tu proposes ? Bonne question. Déjà, au vu de la morsure et de la trace de perfusion visible dans la pliure de son bras, ce teint pâle et sa chute, il doit être en anémie. Il faudrait le faire manger un peu, et quelque chose d'autrement plus consistant qu'un simple croissant. En y repensant, tu te sens presque coupable d'avoir avalé le second, il en avait clairement plus besoin que toi. Quoique, c'est de fer dont il a besoin. « Alors pour commencer, je vais nettoyer et désinfecter tout ça. Puis je vous ferais un bandage propre. Et ensuite, j'irais vous chercher que quoi reprendre quelques forces. Je ne suis pas médecin, mais vous êtes probablement en anémie, il vous faut manger un peu plus qu'un croissant pour vous remettre d'aplomb. » L'envie de chercher à en savoir plus sur le comment il a eu ses blessures te brûles les lèvres, et il t'est particulièrement difficile de contenir ta curiosité, surtout que tu sais que cela implique un vampire, et la chasseuse en toi bout de colère. Il vaut mieux pour cette sangsue que tu ignores son identité, tu te ferais un malin plaisir à la réduire en tas de cendres si tu venais à le rencontrer.

Tu te relèves et te diriges vers la boîte de secours qui se trouve dans la pièce, en prendre de quoi faire ce que tu as dit. Tu poses le tout sur l'accoudoir du canapé. Tu reviens vers Samael, t'accroupis à côté de lui, du côté de son bras encore valide. « Prenez appuie sur moi Monsieur, sur le canapé nous serons mieux. » Au diable tes appréhensions, tu préfères tenter le déplacement, car si jamais quelqu'un venait à entrer, il serait plus facile de s'en débarrasser ou de masquer ce qui se trame, qu'avec le futur intendant avachi contre un meuble, à terre, ce qui susciterait forcément des questions, que ni lui, ni toi n'avez envie d'y répondre. Tu prends son bras, le passe derrière toi, sur tes épaules, tu lui maintien la main fermement et de ton autre bras entour sa taille. Parée pour le lever, tu jettes un coup d'oeil vers lui. « Prêt ? Un, deux, trois, on y va. » Tu pousses avec toute la force dont tu es capable, tu le maintiens le plus fort qu'il t'est possible de le faire, vous vacillez, mais tu tiens bon. Vous voilà debout, une bonne chose de faite, seulement vous n'êtes pas encore arrivés jusqu'au sofa. Tu y vas lentement, mais sûrement, le but n'étant pas de tomber à nouveau. Ça y est, vous y êtes, tu le fais s'asseoir et tu prends place à ses côtés, tu lui souris timidement, tes joues sont en feu et cela doit probablement être bien visible à la couleur rouge qui empourpre tes joues. Tu fais comme si de rien n'était et prends une compresse que tu imbibes de désinfectant, puis tu prends sa main la pose sur ta cuisse paume vers le haut, afin de tendre son bras et qu'il soit en même temps stable. Ce contact créé en toi un noeud à l'estomac. Ne te laisses pas perturber par cela, ne te laisse pas perturber pas son regard, soigne-le, c'est tout ce que tu as à faire. « Si jamais je vous fais mal, dites-le-moi. » Tu commences à nettoyer, du creux de son bras pour redescendre sur la morsure et la coupure, tu y vas lentement, tu y vas doucement, tu as peur de lui faire mal. Tes gestes son tendre, tu fixes son bras, mais tes pensées sont ailleurs. * Pourquoi et comment ? * Sont les questions qui te reviennent sans cesse, tu veux le lui demander, mais tu n'oses pas. Tu prends une nouvelle compresse imbibée aussi de désinfectant, tu retournes sa main, cette fois sa paume contre le tissu de ton pantalon, tu entreprends de nettoyer ses phalanges, mais tu n'arrives pas à te concentrer, avec sa main posée sur toi.

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