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 shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.

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♆ tell me, would you kill...
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
♆ métier : Fouteur de m**** (et amant de Samael à plein temps).
♆ célébrité : H. Christensen
♆ crédits : awake.
♆ messages : 515

♆ tell me, would you kill...


MessageSujet: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Dim 9 Déc - 14:21



shouldn't be good in goodbye.


lyokha & samael
DATE ► ici.
HEURE ► le soir, le soleil s'est couché il y a peu de temps.
MÉTÉO ► il fait nuit, banane. La neige tapisse encore le sol, et quelques flocons tombent, rien de plus.
LIEU ► le cimetière de Cinis Luna, puis les rues de Cinis Luna.
STATUT ► privé to Samael.
RÉSUMÉ ► Lyokha vient de perdre un très vieil ami à lui, un camarade pendant la guerre qui a opposé les vampires aux lycans. Il l'appréciait énormément, et en est plus que jamais détruit, alors, il décide de errer dans les ruelles de Cinis Luna, la nuit tombée, comme il sait si bien le faire. Apparemment, il va retomber sur un certain petit brun (re)rencontré quelques temps plus tôt.
VOX POPULI ►nop, danke.

crédit icônes © hollow art

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Dernière édition par Lyokha C. Volkov le Jeu 13 Déc - 17:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Dim 9 Déc - 14:23


Tu ne te sens pas bien. Pas bien du tout. Une main, délicate, vient fermement presser ton bras. Les yeux dans le vague, tes pensées divaguent, dérivent. Et lentement, tu as cette amère impression de mourir, une seconde fois. Blessé, coupé, brisé, en mille morceaux, à nouveau. Jamais tu n'aurais cru ressentir ça, à nouveau. Tu n'es pas humain Lyokha. Tu n'es plus humain. Alors, pourquoi est-ce que tu te sens si abattu, si détruit, une nouvelle fois ? Peut-être parce que, tu n'es pas aussi invincible que ce que tu peux laisser croire. Jamais, tu avais dit que jamais, tu ne pleurerais. Tu n'as pas pleuré depuis bien des siècles, depuis que tu as retrouvé les morceaux éparpillés de ta famille. Et là, tu te retiens de justesse. Mais tes yeux brillent, la nostalgie, les souvenirs des temps anciens te brûlent, de l'intérieur, remontant tranquillement à la surface pour mieux te tirer vers le fond. Il est mort. Il est mort. Il est mort. Tu n'as de cesse de te le répéter, de le rabâcher, sans cesse, comme si ça allait le ramener à la vie. Tu te fais du mal, tu te blesses. Mais au final, bordel, ça te fait tant et tant de bien. Tu veux te sentir coupable, même si tu n'y es pour rien. Doux plaisir masochiste ? Pas du tout. Tu ne sais juste plus où tu en es, tu ne sais juste plus ce que tu veux ressentir. Ce que tu dois ressentir. Le contrôle t'échappe, Volkov, pour une fois depuis bien des années, il te glisse entre les mains. Tu ne peux plus le rattraper, il est comme une fumée opaque qui s'en va, au loin, sans que tu ne puisses la retenir de tes mains glacées. Il est mort. Si ça ne tenait qu'à toi, tu t'écroulerais certainement à genoux, pour pleurer tous les dieux, pour leur cracher au visage, une énième injustice envers ton camp.

Beaucoup demeurent silencieux. Non, mieux encore. Tout le monde reste muet, muré dans son silence, étouffant multiples sanglots par la peine qui leur sert la gorge. Ils sont tous là pour le pleurer, en deuil. Sa femme d'abord, Hazel. Ce fils adoptif, lui aussi figé dans le temps, Aiden. Valkyrie, à ton bras. Et tant d'autres qui, têtes baissées, maudissent l'assassin. Les assassins, d'après toi. Ou des lycans, ou des chasseurs, cela va sans dire. Vu la haine que tu éprouves les seconds, et la répugnance naturelle que tu gardes pour les seconds... Le gamin termine de parler. Il chiale, comme les autres. Pourquoi est-ce que ça fait si mal, hein ? Bonne question, tu n'en sais rien. Rien du tout. Secoué par celle qui te maintient encore un minimum droit, tu traînes des pieds jusqu'au pupitre. Qu'est-ce que tu peux bien dire, que t'es désolé ? Non, ce serait mentir. Dire que tu vas tuer ceux qui ont fait ça, oui, ce serait dire la vérité. Mais bien des gens ne veulent pas entendre la vérité. Elle n'est pas bonne à entendre. Tu soupires profondément, essayant de te canaliser, pour prendre la parole sans trop de problèmes. « Je... Je... J'ai... J'ai connu Ezea, enfin, Eleazar, il y a des siècles maintenant... On était... On était tous les deux, pendant la guerre des Cent ans, j'étais son chef de régiment, et même si on est pas partis du bon pied, bah... Vous n'êtes pas sans savoir qu'il était devenu comme un frère pour moi... J'veux dire je... J'comprends pas, pourquoi... Pourquoi lui, hein ? Y'en a tant d'autres qui méritent de crever... Lui, l'méritait pas... C'était un bon gars, vraiment, il était si honnête, si différent de tous les vampires que j'ai pu croiser... Il avait... Il avait t-tellement de valeurs et... » Et tu pleures. Tu pleures comme un gamin, comme un gosse. Tu devrais avoir honte, honte de toi Lyokha. Tu es faible, tellement faible. Si loin d'être celui que ton père attendait.

Tu ne peux même pas finir ta phrase. De toute façon, Arizona, la soeur d'Eleazar te rejoint, et t'emmène plus loin. Elle te sert dans ses bras, comme si tu n'étais qu'un gamin de dix ans qui vient d'apprendre que son frère ne rentrerait plus jamais à la maison. Et tu pleures. Encore. Les discours s'enchaînent, ils sont courts, mais te paraissent une éternité. Que tout cela finisse, qu'on te laisse rentrer chez toi, t'enfermer, et planer. Oui, c'est ce qu'il y a de mieux à faire, planer. Planer pour fuir la réalité, planer pour fuir les responsabilités. Séchant du revers de la main tes larmes, la cérémonie s'achève. La nuit ne t'a jamais parue aussi déprimante que ce soir, cette soirée où tu enterres un frère, un ami, la chair de ta chair, le sang de ton sang. Un bout de ton âme, une pièce du puzzle complexe de ton esprit qui s'envole, emportée par un souffle mortuaire qui te fait froid dans le dos. Tu as l'impression que tu peux t'écrouler, faire corps à corps avec l'asphalte. Tu veux disparaître dans la neige, dans la pierre, sous terre, tu veux que l'on t'oublie. Tu veux disparaître, avec lui. Est-ce que tu veux mourir ? Certainement pas non. Alors, n'es-tu pas en train de te contredire ? En un sens, oui. Mais tu as coupé tes sentiments pendant tant et tant d'années que désormais, aujourd'hui, la moindre annonce peut te faire basculer d'une joie intense vers quelques tendances suicidaires. Tout est amplifié, en un millier de fois. L'amour, la rage, la joie, la haine. La passion, la tristesse. L'envie de tuer, d'aimer, de vivre. Tu ne sais plus quoi ressentir, que dire, que faire. Alors, tu restes planté là, comme un automate. Tu réponds aux poignées de mains, aux étreintes. Tu fais ce qu'on attend de toi, et pour une fois, tu es sincère, tu veux vraiment le faire. Hazel vient à toi, et tu gardes précieusement ses mains dans les tiennes, alors qu'elle te regarde, dans les yeux. Ton regard doit être pire que rouge, c'est terrible. « Oh Lyokha, je ne vais pas répéter ce qu'il pensait de toi, tu le sais parfaitement... Et il aurait été si heureux, s'il avait su que tu venais aujourd'hui... Je t'en prie, ne fais pas d'imprudence, ce n'est vraiment pas ce qu'il aurait désiré... » Tu souris, difficilement. « Hazel... Je suis... Vraiment désolé, pour tout ce qui est arrivé et... Sache juste que, si tu as besoin de quoique ce soit, moi, Zéphyr, Finnick... On est là, même pour Aiden, pour toi... Notre porte sera toujours grande ouverte à ta famille... » Elle sourit, elle aussi. Elle pleure, elle aussi. Toi, tu as séché tes larmes, tu préfères la serrer fort dans tes bras, comme si elle allait disparaître d'un instant à l'autre. Elle finit tout de même par se soustraire de cette étreinte pour rejoindre le cortège, son fils passe aussi te voir, et tout le monde s'en va. Valkyrie elle, reste encore un peu à tes côtés, avant d'embrasser tes joues. Sa main glisse une dernière fois sur son épaule, et elle s'en va. Tu es seul. Seul au monde.

Et enfin, tu te le permets : tu laisses les larmes couler, à nouveau. Des perles, rougeâtre, glissent sur la surface pâle et froide de ton visage. Du creux de tes yeux jusqu'à la pointe de ton menton, le sang amène un peu de couleur à ton visage si uni. Ton souffle se détache en une fine buée, dans le silence le plus complet. Le silence des morts. « Comment est-ce qu'on a pu te faire ça ? Hein Ezea, comment ? J'en reviens toujours pas... Tu méritais pas de mourir... Moi, je mérite de crever, un millier de fois... Je mérite d'être torturé, pendant une bonne éternité encore... J'aurais dû être avec toi ce soir-là, pourquoi j'étais pas là, hein ? Quel pauvre con je fais... J'm'en veux Ezea, je m'en veux tellement... J'te vengerai Eléazar Terry Volchenkov, j'te jure que je te vengerai... » Et comment, hein ? Par l'opération du saint-esprit ? Voyons, ouvre les yeux, tu ne sais même pas qui l'a tué. Tu n'as, pour ainsi dire, aucun élément de réponse à tes questions. Tu es pathétique. Mais tu tenais tellement à lui... Tellement que désormais, son nom brûle tes lèvres, ses yeux sans vide t'arrachent une migraine sans précédent. Tu veux qu'il revienne, juste une dernière fois. Tu veux rire avec lui, parler, sourire, jouer au poker, oublier qui vous êtes le temps d'une nuit. Tu veux que ton frère revienne. Mais la vie est injuste avec toi, elle l'a toujours été. Alors, tu te redresses, péniblement, tu essuies les gouttes de sang sur tes joues, au creux de tes yeux. Lorsque c'est chose faite, lorsque tu es à nouveau présentable, tu retires une chaîne d'argent de ta poche, et tu la laisses tomber sur le cercueil. Et enfin, sous tes yeux médusés, deux hommes l'enterrent. La terre tombe, et quelque minutes plus tard, il n'y a plus rien. Tu t'avances, faible, et balaye de la main la neige sur la pierre tombale. C'est fini. Tout est fini.

Bousillé, tu remets tes gants, glissant tes mains dans tes poches. Tu ne vas pas te rendre à la réception à Sanguinem Luna, non. Tu ne veux pas les voir, ça fait trop mal. C'est de ta faute. C'est de ta faute s'il est mort. Tu déambules donc, comme une âme errante, dans les rues de Cinis Luna. Rejoindre le second appartement de Valkyrie ? Ce serait une bonne idée, puisque tu y serais seul. Mais non, tu ne veux pas. Tu veux jouer les fantômes, c'est bien plus amusant. Tu arrives d'ailleurs bien vite dans les rues de la capitale humaine. Les souvenirs refont surface. C'est de ta faute, car si tu n'avais pas été chez les Hare, ce soir-là, Ezea serait encore en vie. Tu aurais été là pour lui, là pour lui sauver la mise. Vous auriez été deux, et deux vampires contre trois chasseurs, ça fait des dégâts, des deux côtés. Si tu avais été là, il aurait eu sa chance de s'en sortir. Tu aurais voulu crever à sa place. Mais non, ce soir-là, tu as préféré sauvé un mortel, un Tudor. Il te déteste, lui aussi. Alors, au final, tu y as plus perdu qu'autre chose. Tu as été égoïste, tu as préféré jouer, plutôt que de rester avec Eléazar. Pourquoi est-ce que tu as décliné son invitation hein ? Tu t'en veux, tu t'en veux plus que tout, et dans un élan de colère, tu en viens à frapper contre un mur. Tu es dans une petite ruelle, à l'abri des regards, et tu frappes à t'en briser les phalanges. Tu t'arrêtes, préférant avancer. Tu dois aller à l'appartement. Alors, tu empruntes des ruelles bien peu fréquentées, des ruelles craignos. Les ruelles qu'on ne voit que dans tes films d'horreur. Tu vis dans une film d'horreur, de toute façon. Des larmes t'échappent, à nouveau. Larmes de sang qui te trahissent, qui trahissent ta vraie nature. Tu t'énerves contre tout ce qui te passe sous la main, contre une poubelle, dans laquelle tu envoies un coup de pied. Contre un mur, puis contre une vitre. Tes mains sont en sang, des éclats de verre ont découpé la peau de ton visage. Tout cicatrise bien vite.

À force d'avancer, tu arrives dans le centre-ville. Un petit bar, tranquille, semblable à celui où tu as rencontré l'intendant impérial. Tu entres, et plusieurs regards se posent sur toi. Quoi ? Ils veulent quoi, hein ? T'as peut-être un peu oublié d'essuyer tes yeux, tes joues. Tu t'assois au comptoir, faisant en sorte qu'on ne te remarque pas trop. Un homme de bon embonpoint, chauve et barbu s'approche, de l'autre côté du bar. « Ecoute, ptit gars, on n'aime pas trop les buveurs de sang par ici, et j'veux pas d'embrouilles dans mon établissement, alors... » « De l'alcool. C'est tout ce que je demande. » « J'ai p't'être pas été assez clair dans mes propos... » Tu poses un billet sur la table. Voilà, ça lui va ? Apparemment oui, puisqu'il se retourne, et reviens te déposer un verre sur la table. Tu souris, mauvais, et tu descends bien vite ton verre. Ta main vient s'appuyer sur la table. Tu as peut-être bu un peu trop vite, non ? Ouais, tu ne te sens pas bien, ta gorge te brûle. Mal à l'aise, tu desserres ton écharpe. Ça ne va pas mieux, tu as trop chaud. Tu secoues un peu la tête, c'est rien, ça va passer. Alors tu sors de ce bar, puisque, apparemment, tu n'y es pas le bien venu. Tu restes en bug un instant devant, tu n'avances plus. Ce n'est pas que tu ne veux pas, c'est que tu ne peux pas. Tes poumons sont en feu, ton oesophage te brûle plus que jamais. Tu tousses, tu t'étouffes. Tu craches du sang, à plusieurs reprises. Tu ne peux plus respirer. Plus du tout. Et tu t'écroules. Tu es totalement paralysé, tu ne peux plus bouger. Sur le dos, tu convulses. Tu essayes en vain de respirer, mais rien ne vient, pas d'air, quedal. Tes veines gonflent, ta vision est de plus en plus floue. Tu cherches cet oxygène qui n'existe pas, tu serres les dents. Et tous tes muscles se décontractent, alors que tes yeux se ferment. Un filet de sang s'échappe de tes lèvres, de tes narines, et une nouvelle fois, de tes yeux. La tristesse t'aveugle, Lyokha. La verveine te tue.

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Lun 10 Déc - 20:21

Le temps t’échappe, il te file entre les doigts et tout fait de même avec lui. Ta famille, ton innocence, tes rêves... Le temps te reprend tout ce que tu avais à la naissance, mais à quoi bon te plaindre ? La vie est ainsi. Tu ne peux pas y échapper, personne ne peut y échapper. Il faut se contenter d’avancer, encore et encore. Tu le sais, tu essayes de te tenir à cette règle mais, parfois, le passé te rattrape, comme cet après-midi. Cet après-midi, tu t’es fait, une fois de plus, une fois de trop, la remarque que ton oncle n’est plus celui qu’il était. Tu t’es souvenu de ce qu’il faisait, de sa joie passée. Tu t’es souvenu de tout ce que le temps a repris, au fil des années. Généralement, lorsque tu as un coup de blues, tu t’installes au piano et tu joues les morceaux de ta mère. Ainsi, tout le palais se souvient, tous savent que tu ne veux pas oublier, que tu ne peux pas oublier et que tu leur interdis de faire de même. Il y avait un avant et un après. Ceux qui ne sont plus continuent d’influencer ceux qui sont restés en arrière. Cet après-midi, tu as tout simplement pris congé de tout le monde. Tu as besoin de faire un break, tu as besoin de marcher, tu as besoin... D’aller rendre visite à tes propres fantômes. C’est un pèlerinage nécessaire pour toi. À chaque fois que ta volonté faiblit, il faut que tu y retournes. Tu te souviens alors de tout ce pourquoi tu te bats, de ce qui a fait de toi celui que tu es actuellement. Ce jeune homme qui se perd dans ses différents rôles...

Où es-tu actuellement ? Assis sur le sol, devant les tombes de ta famille. C’est un bien vieil endroit, tu sens comme un poids s’installer sur tes épaules à chaque fois que tu viens ici. Tu te sens jugé. Est-ce parce que tu n’as pas la conscience tranquille ? Sans doute. Tu ne l’as plus depuis bien longtemps. Tu regardes les fleurs que tu as déposées sur les tombes après avoir retiré la couche de neige qui masquait les textes gravés dans la pierre. Tu restes là de longues minutes, sans prononcer le moindre mot, sans réfléchir non plus. Tu es juste présent, les yeux fermés, comme pour essayer de ressentir leur présence. C’est idiot, tu le sais parfaitement bien. Ils sont morts, peu importe ce que tu feras, ils ne pourront plus jamais interagir avec toi. C’est fini, définitivement fini. Tu le sais bien. Mais pourtant, quelque part, si tu pouvais encore converser avec eux... Tu aurais tant à leur dire, à leur demander. Au fil des secondes, des minutes, ce poids sur tes épaules vient aussi peser sur ton cœur. Tes yeux picotent mais tu ne pleures pas. Tu ne peux pas, tu dois garder la tête haute, quoi qu’il se passe. C’est ton rôle, ton devoir. Rien ne doit t’abattre, et encore moins de simples souvenirs. Au final, tu rouvres les yeux, ton regard sombre faisant à nouveau le tour des tombes. Un soupir franchit tes lèvres tandis que les paroles viennent s’enchaîner avec une fluidité déconcertante.

-Vous êtes tous partis trop tôt... Maman, Heia aurait tant eu besoin de toi, te prendre pour modèle, te connaître, suivre tes traces... Père, vous auriez été capable de la raisonner sur son choix, vous l’auriez empêchée d’aller chez les vampires... Ce que je n’ai pas réussi à faire... Phil, ma tante, ce sont mon oncle et Léandre qui ont besoin de vous... Encore... C’est tellement injuste... On aurait tous besoin de vous... Phil, tu arriverais à me comprendre, à me maîtriser... Je le sais... Si tu étais encore là je... Je... Si ne serais-ce qu’un d’entre-vous serait encore en vie, les choses auraient été différentes. Le palais ne tournerait pas comme il tourne actuellement. Malheureusement, on ne peut pas revenir en arrière... Je suis tellement désolé... Désolé de voir comment tout change, comment tout s’écroule... Désolé de ne pas pouvoir être parfait, d’être incapable d’être celui que vous auriez voulu que je sois... J’espère que vous me le pardonnerez un jour... J’espère... Pardon...

Sur ces paroles, tu te relèves. Tes yeux sont légèrement humides, tu secoues alors la tête pour remettre tes idées en place. Tu as l’impression d’aller mieux. Juste l’impression. Allez, tu dois sortir d’ici avant de finir la journée mélancolique. Tu quittes donc ce lieu où ta famille repose. Il ne fait pas encore nuit, tu as largement le temps de rentrer au palais. Mais pour quoi faire ? On ne t’y attend pas. Tu as pris congé, tu t’en souviens ? Oui, évidemment. Alors tu es libre de faire ce que tu souhaites, jusqu’à demain matin. Tu dois trouver quelque chose à faire pour t’occuper. Mais quoi donc ? Tu ne sais pas, alors tu vas aller traîner dans les rues de la capitale des humains. Tu es difficilement reconnaissable, jeune Tudor. Une longue cape est installée sur tes épaules, te protégeant du froid. Tu as troqué tes tenues habituelles pour mettre du sombre. Tout en noir. Tu es devenu une ombre. Une ombre qui glisse silencieusement jusqu’à la sortie et qui referme à clé derrière elle. Tu replaces la capuche sur ton visage, devenant entièrement anonyme, et entame ton errance dans les rues. Un léger sourire vient étirer tes lèvres tandis que tu regardes l’éternelle agitation qui règne dans ta ville natale. Rien n’est jamais calme ici, il y a toujours des personnes pressées, il y a toujours des personnes pour flâner, il y a toujours des personnes pour traquer... Il est bien difficile de trouver un endroit où être au calme. Cependant, lorsqu’on connait chaque recoin aussi bien que toi, ce n’est pas mission impossible. Est-ce ce que tu comptes faire ? Non, tu veux juste profiter un peu de toutes ces lumières, ces voix. Tu regardes ces personnes qui se pressent pour rentrer chez eux avant la tombée de la nuit, celles qui préfèrent sortir pour faire la fête toute la nuit, au mépris du danger. Quelle insouciance...

Tu finis par te poser sur un banc de la place principale, le regard tourné vers le ciel. Tu distingues le ciel qui s’assombrit de minute en minute, jusqu’à devenir entièrement noir. Tu ne vois pas les étoiles depuis la ville. Si tu allais prendre un portail tu pourrais gagner la campagne en moins de deux. Seulement, tu t’y refuses. Tu ne peux pas quitter la ville sur un coup de tête. Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres en même temps qu’un volute de fumée blanche. Que fais-tu, à présent qu’il fait nuit ? Tu ne sais pas trop. Dois-tu partir en chasse ? Tu pourrais, tu as tes affaires sur toi. Les gants, ton masque, bien caché quelque part, et tes armes. Le minimum syndical. Es-tu réellement d’humeur à partir en traque ? Tu ne penses pas. Ces derniers temps, tu hésites plus souvent. Étrange, toi qui es pourtant si remonté contre ces créatures des enfers... Bref. Mais si tu ne te remues pas un peu, ils vont finir par se poser des questions. Tu glisses une main dans une de tes poches, à la recherche d’un petit gadget bien utile... Et tu en ressors... Une espèce d’oreillette. Ainsi qu’une paire de lunettes. Tu connectes les deux ensembles avant de ranger les lunettes et de placer l’autre objet à ton oreille droite. Mode écoute activé. Ce que tu entends ? Les conversations des chasseurs. C’est toujours bien utile pour savoir si on doit ou non intervenir. Et il te suffit d’activer une autre fonction de l’objet pour avoir droit à un micro afin de communiquer à ton tour. On n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas ? Non, on n’arrête pas. Et il n’y a aucun risque qu’on l’utilise à ta place, puisqu’il faut le connecter à ton masque et comme celui-ci ne fonctionne qu’avec toi... La conclusion est facile à trouver.

Tu te relèves et reprends ton chemin. Tu aimes marcher, tu aimes le crissement de la neige à chacun de tes pas même si tu ne l’entends qu’à peine, concentré sur les conversations qui fusent de toute part. Tu as bien du mal à suivre les histoires de tes collègues, puisque tu n’es pas au cœur de l’action, avec eux. Mais tu suis tout de même leurs avancées. Ils patrouillent pour le moment. La chasse n’a pas encore été clairement déclarée, sans doute parce que le soleil n’est couché que depuis peu de temps et que les vampires ne sont pas encore de sortie. Tu ne vas pas les accompagner, sauf si les choses tournent mal pour un groupe et que tu es dans le coin. Sinon, tu comptes bien rester sage ce soir. Tu marches, comme un automate, perdu dans tes pensées, dans un monde tellement loin de la réalité. Tu aimerais disparaître dans les méandres de ton esprit, parfois, mais tu as bien trop peur de t’y détruire plus qu’autre chose. Remet donc les pieds sur Anarkia jeune homme ! Tu secoues une nouvelle fois la tête et décide de prêter un peu plus attention à ce qu’il se passe dans les rues que tu traverses. Des personnes discutent. D’autres se pressent pour se mettre à l’abri. D’autre encore rient, une bouteille à la main. Déjà en train de s’enfiler des bouteilles d’alcool ? Désespérant. Mais ils font ce qu’ils veulent après tout. Tu ne t’arrêtes sous aucun prétexte, il n’y a rien qui puisse suffisamment retenir ton attention pour cela. Rien, sauf...

Tes pas t’ont mené non loin d’un bar très apprécié des humains mais où les vampires et les lycans ne sont pas acceptés. Tu as déjà dû régler quelques problèmes avec le propriétaire, le comble pour toi ! Et surtout : il ne t’apprécie guère et la réciproque est vraie. Tu préférerais qu’il laisse aux Chasseurs le soin d’éradiquer les créatures des enfers. Si tout le monde doit faire justice soi-même, les forces de l’ordre n’en finiront pas. Qu’est-ce qui attire ton regard sur ce bar, alors ? Quelqu’un qui en sort. Quelqu’un qui s’écroule. Instinctivement, tu désactives ton oreillette, la rangeant précipitamment dans une de tes poches et va rejoindre l’autre. Et une fois sur place, tu écarquilles les yeux. Ces cheveux blonds, ces traits, bien que tirés par la douleur, c’est... Une connaissance ? Tu ignores quel est le terme qui lui convient le mieux, mais tu le connais. Tu le connais... Et tu ne peux pas le laisser là. Ordinairement, tu aurais volontiers laissé un vampire crever dans la neige sans même te retourner. Pas lui. Pas lui... Il est dans un bien sale état ! Qu’est-ce qu’il a bien pu lui arriver ? Tu ne sais pas ! Il faut que tu réfléchisses, que tu trouves ! Tu te laisses donc tomber à genoux à côté de lui, ton esprit tournant à vive allure. Convulsions, étouffement, sang qui s’échappe du nez, en cracher... Tu connais ces symptômes. Plus particulièrement chez les vampires. Tu n’es pas un chasseur pour rien, tu connais tes outils et leurs effet. Alors finalement, tu devines assez facilement ce qu’il se passe : empoisonnement à la verveine. Mais comment a-t-il pu se faire piéger ? Tu l’ignores et tu n’as pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, il faut que tu agisses rapidement. Tu ignores quelle dose il a ingurgité et quelle est sa résistance naturelle, et tu ne veux pas attendre de le savoir. Tu te relèves donc et le traînes un peu à l’écart, à l’abri du regard des curieux, avant de te retourner, observant les alentours. Pas de chasseur ? Aucun de visible. Très bien, tu disparais dans le bar... Et gagnes le comptoir immédiatement, sans prendre le temps de faire quoi que ce soit d’autre.

-Du café.

Le barman sursaute et se tourne vers toi, fronçant les sourcils. Les négociations vont être amusantes...

-On n’en a plus à cette heure.
-Alors un verre d’eau.


Ta voix est sèche, impériale. L’ordre est clair : tu exiges un verre d’eau. Immédiatement, et ce n’est pas négociable. Ce n’est pas bien compliqué. Pourquoi de l’eau ? Patience. Il s’exécute, de mauvaise grâce, tandis que tu laisses ton regard faire le tour du comptoir. Il dois bien y avoir... Ah, tu as trouvé. Il a posé son produit pour laver ses verres un peu plus loin. Tu te déplaces donc et, au passage, choppes le verre qu’il te tend. Hum... Oui, à l’odeur, c’est bien de l’eau. Parfait. Un mystérieux sourire vient étirer tes lèvres tandis que tu voles la bouteille pour verser une part de son contenu dans le liquide transparent. Et voilà le travail. Tu ne boirais ça pour rien au monde, tu sais que cela a un goût atroce. Oui, tu as déjà testé. Qu’est-ce qu’on peut faire comme bêtises quand on est petit. L’homme a beau protester tu l’ignores et files sans prononcer la moindre parole supplémentaire. Par automatisme, tu laisses de quoi payer le verre qu’il ne reverra certainement jamais avant de retourner dehors. Le tout a duré quoi, une minute ? Deux tout au plus. Tu reviens auprès du vampire. Youpie... Tu t’installes dans la neige, le ramènes doucement à toi après avoir posé le verre sur le sol... Puis tu le forces à avaler le mélange eau-savon pour nettoyer les verres.

-Je suis navré, mais c’est tout ce que je peux faire... souffles-tu.

Tu attends la réaction. Tu l’attends... Et quand il s’apprête à vomir tu le pousses sur le côté. Merci bien, tu apprécierais de rester propre. Tu t’écartes même un peu d’ailleurs, te relevant. Beurk, du sang noir... C’est... Dégoûtant. Vraiment dégoûtant. Tu restes planté là, tandis qu’il renvoie ses tripes sur le bitume. Ton regard s’est posé sur la rue plutôt que sur lui. Tu surveilles les parages, n’ayant plus ton oreillette, tu ne peux pas savoir ce que font les Chasseurs. Il serait relativement peu opportun de les voir débarquer. L’autre n’est pas en état de se défendre et toi, tu sais que tu ne peux pas blesser tes collègues, c’est contraire à tes principes. Alors si vous pouviez éviter de vous attirer des ennuis, ce serait bien. Tu gardes le silence, replaçant correctement ta capuche qui a bien failli retomber en arrière tandis que tu t’agitais. Tu t’agitais ? Oui... Car tu t’en rends lentement compte : tu t’es inquiété pour lui. Tu t’es inquiété pour un idiot de vampire. Ce n’est pas normal, ce n’est pas logique ! Rien ne l’est avec lui, apparemment... Tu secoues la tête et reprend ta surveillance. Les questions, plus tard. Voir jamais, ce serait aussi bien. Tu n’as guère envie de te remettre en question, encore moins pour lui. Mais pourtant, lorsqu’enfin il ne renvoie plus le contenu de son estomac, tu tournes à nouveau ton sombre regard vers lui...

-Quelle classe, Mad... Non, franchement... Bref. Est-ce que cela va mieux ?

… Mouais. En fait, tu as bien envie de te donner des baffes sur le coup. Si ça va mieux ? Très drôle. Dis carrément que tu t’es fait du soucis pour lui. N’importe quoi. Tu retiens le soupir exaspéré qui manque de t’échapper et t’adosses plutôt contre un mur, non loin de l’embranchement d’une autre rue. Tu l’observes, bras croisés. Comment a-t-il pu se retrouver dans un tel état, cet idiot ? Tu ne sais pas mais tu cherches son regard, plus ou moins consciemment... Un regard qui te fait déglutir. Il y a un problème. Tu ignores lequel mais il y en a un. Alors que dois-tu faire ? Te radoucir ? Non, ce n’est pas dans ton rôle. Ce n’est pas dans tes fonctions non plus. S’il a un problème, tu peux lui proposer une corde. C’est méchant et tu ne le feras pas. Pas avec lui. Mais dans ce cas, que dois-tu faire ? Rien. Après tout, il ne t’a rien demandé et tu n’as pas à t’en mêler. Tu as fait ta BA de la journée, tu peux le laisser. Sauf que tu restes. La soirée promet d’être longue... Longue et une nouvelle fois inhabituelle, tu le penses...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Mar 11 Déc - 20:19


i'm falling apart. i'm barely breathing.

Cette envie de se détruire, de saigner, pour se souvenir qu'on est en vie. Ce désir, qu'on ne peut retenir, quand il s'agit de se blesser. Tant de fois, tu aurais voulu disparaître, mourir, t'évaporer. Faire corps à corps avec la neige, et t'envoler, en un millier de flocons. Tu es passé par tellement d'étapes, oh que oui, tellement d'étapes. Tu as connu la mort, la vie. Le sang, la folie. La joie de vivre, et une tristesse amère. Son nom brûle tes lèvres, et quelques volutes de fumée blanche s'égarent au loin, rejoignant son âme au ciel. En enfer oui. Pourquoi est-ce que tu n'étais pas là pour lui, hein ? Tu n'as de cesse de te le reprocher. Si ça ne tenait qu'à toi, tu t'éclaterais le front contre un mur, tu te briserais les phalanges à ne plus pouvoir en écrire, tu te battrais à en crever. Tout ça pour avoir une raison de vivre, encore un peu. Avoir quelque chose à quoi te raccrocher, avant de rendre un dernier souffle paisible. On dit que, lorsque quelqu'un meurt, la personne endeuillée passe par plusieurs étapes de douleur. Le déni. La colère. La négociation. La dépression. L'acceptation. Pour toi, comme pour bien d'autres vampires qui avaient fait taire leurs émotions, ressortir tout ça du placard, c'est plutôt horrible. Tout te tombe dessus, comme cette pile de jouets qu'on entasse car on a la flemme de ranger. On ferme la porte, ça tient difficilement. Et puis, le jour où tu ouvres à nouveau cette porte, tout s'écroule. Badaboum. C'est le bruit que ça fait aussi dans ta tête, dans un écho infernal, que tu ne peux plus étouffer. Ah, tu peux plaquer les paumes glacées de tes pâles mains sur tes oreilles. Ça n'y changera rien. Tu gardes ce grésillement infernal, ses souvenirs qui muent en quelques mots soupirés, et ils glissent jusqu'à tes oreilles. Tu as tellement mal à la tête. Mal au crâne. Mal de vivre.

Tu déambules alors dans les rues, errant comme un fantôme. Pas de limite de temps, pas de limite d'espace. Tu es une ombre, dévorant les murs, pestant en silence contre la mort. C'est ta manière de faire ton deuil, peut-on te le reprocher ? Certainement pas. Personne n'a rien à te reprocher, car dans l'état où tu es, tu es plus que jamais dangereux. Tu peux très bien tomber à genoux, et fondre en larmes, d'un instant à l'autre. Tu peux aussi t'attaquer à un inconnu pour un regard de travers, un mot de trop, un geste mal interprété. Tu es plus que jamais imprévisible, voilà ce qu'il faut comprendre. Tu es faible, et les dieux savent qu'un animal blessé est un animal agressif, prêt à montrer les dents à tout instant. Comme un chien errant, tu te laisses aller, au sens des flocons. Que le ciel te guide, que le ciel t'emporte. Que dans une tempête, on t'oublie. Que les souvenirs s'effacent, et qu'on te laisse périr dans les tiens. C'est une déferlante de sentiments qui s'abat sur toi, et submergé, tu as l'impression de te noyer. L'eau remplit tes poumons, et lentement, douloureusement, tu meurs. Si seulement tu avais été là pour lui. C'est dingue de voir à quel point tu peux exagérer ce que tu ressens. C'est horrible pour toi, qui déteste cet aspect bien trop humain. C'est dégoûtant, simplement. Tout aussi dégoûtant que ce que tu t'apprêtes à boire, sans le savoir, en rentrant dans ce bar.

Tu t'installes alors au comptoir. Tu ne veux pas d'embrouille, tu veux juste de l'alcool. Et c'est là que c'est terrible de savoir que toutes les bouteilles du monde ne suffiraient pas à soigner ta peine. Tu peux en boire, en descendre des litres. Rien, ça ne changera rien. Ou alors, peut-être qu'en vidant la cave... T'en es même pas sûr. Et puis, à quoi bon hein ? La seule chose qui te fait réagir encore un peu, c'est bien ce que tu peux t'injecter dans les veines. Une telle dose qu'un humain normal en crèverait en quelques minutes même pas. En parlant de dose, tu ne flaires même pas ces doux arômes de verveine, qui comme un délicat poison, s'échappent en une fumée invisible. Tu bois, par pur automatisme. Comme blanche neige, t'as croqué dans la pomme. Comme Roméo, tu as bu le poison. Et ce, sans t'en rendre compte. Comme quoi, la tristesse te rend vraiment vulnérable, la culpabilité de ronge jusqu'à la moelle, et tu fais n'importe quoi. Quel idiot, franchement. Ne pas sentir la verveine... D'habitude, tu en aurais reconnu l'odeur entre mille. Mais là, avec le parfum de l'alcool pour la masquer, et ton état... Pathétique. Tu t'es fait avoir, comme un bleu. Encore heureux que tu es résistant, et que ce ne soit pas trop concentré, sinon, ce n'est qu'une question de temps pour que tu passes l'arme à gauche. Mais ce qu'il t'a mis, c'est suffisant pour te maintenir hors d'état de nuire pour quelques heures, voire quelques jours. Et si tu es seul, dans la rue... T'es mort. Sachant que bon nombre de personnes ont le pseudo du Mad Hatter sur une liste de cibles... Tu sors alors tu bar. Tu tangues un peu. Tu piles net, comme pour essayer de reprendre cet équilibre qui t'échappe. Hé bien non, tu ne maîtrises plus rien, tu t'écroules, sur place. Ton crâne vient lourdement cogner par terre, et tu convulses, sur le dos. Tu as mal, tellement mal.. Et tous tes muscles qui se crispent, doucement. La brûlure est là, elle est vive, et elle te fait souffrir le martyr. Figé sur place, figé dans le temps, tu es à la merci du poison. Tu sais bien que ça va être long, douloureux. Personne pour t'aider, personne n'en a rien à faire d'un vampire, après tout. Lentement, tu te décontractes, et le sang s'échappe, de ton nez, de tes yeux, de ta bouche. Lentement, la vie de quitte, mais malheureusement, pas pour longtemps. Tu rends un dernier souffle, pénible, et te laisse tomber. C'est ça, laisse-toi aller. Divague, au fil de tes pensées. Que personne ne s'occupe de toi, qu'on te laisse crever, une énième fois, tu l'as mérité après tout.

Mais quelqu'un n'est pas de cet avis, apparemment. Tu ne vois plus rien, ton souffle est tellement faible qu'il en devient presque imperceptible. Quelqu'un semble te traîner, sans même que tu ne puisses t'en rendre compte. C'est lui. C'est lui. Tu aimerais lui dire de dégager, de t'abandonner. Tu n'es ni en état, ni en humeur pour jouer. Tu veux qu'on te laisse, merde, c'est pas trop demander ? Cette même personne semble se déplacer comme une ombre, rapidement, puisqu'elle revient devant toi. Qui c'est ? T'en sais rien, mais par pitié, qu'il te laisse à ton triste sort. Hé bien non, cette personne ne veut pas te lâcher. Elle t'attire même contre elle, sans que tu ne t'en rendes spécialement compte. Tu voudrais bien te dégager de cette étreinte forcée, mais tu ne peux pas. Tu es une poupée de chiffon, entre ses mains de marionnettiste. Encore secoué par quelques rares secousses, tu restes contre lui. Il t'oblige à avaler quelque chose, et par pur automatisme, tu bois. De l'eau. Mais pas seulement. Alors que tu émerges lentement, difficilement, tu reconnais ce goût si amer, si dégueulasse qui caractérise parfaitement le savon. C'est... à en vomir. Et c'était certainement le but. Toujours est-il que, quelques gorgées plus tard, tu es repoussé, et à quatre pattes, en train de vomir tout ce que tu as bien pu ingurgité. Du sang. Toujours du sang. Bien foncé, presque noir, normal d'un côté. Tu vomis à en renvoyer tes viscères. Dégoûtant, pas vrai ? Miam. Il s'est écarté, il s'est relevé. Et toi, après t'être littéralement vidé, tu tousses. Tes sens reviennent, peu à peu. L'odorat. La vue. L'ouïe. Le toucher. La parole aussi, même si tu n'as pas du tout envie de dire quoi que ce soit. Péniblement, tu glisses une main sur le mur, t'appuyant dessus pour te redresser. Tu ne te retournes pas encore, tu ne veux pas le voir, pas tout de suite. Pas avant que tu arrêtes de chialer, comme un gosse. Essuyant tes yeux avec un bout de tissu, tu tousses, encore. « Quelle classe, Mad... Non, franchement... Bref. Est-ce que cela va mieux ? » Cette voix. Ah, cette voix. Tu la reconnaîtrais entre mille ! Et cette odeur de sang, qui vient te chatouiller les narines. C'est lui, c'est le jeune Tudor. Tu cherches à sourire, au moins un minimum. Juste pour 'faire semblant', feindre que tout va bien. Tu ne vas pas te rabaisser au point de chialer devant lui non plus.

Donc, tu fais volte-face, et tu le regardes. Il est sous sa capuche, tu ne vois pas grand-chose de son visage. Tu souris, tant bien que mal, tu essayes de tenir droit. Tu ricanes, difficilement, avant de prendre la parole à ton tour. « Présente, je vous fuis ; absente, je vous trouve... » A dit Racine. Tu essayes de faire comme si tout allait bien, mais tu perds bien vite ton sourire. Tu n'arrives même plus à jouer, tellement que tu as mal. Tu essayes de ne pas perdre la face, mais c'est tellement compliqué ! Sans que tu ne t'en rendes encore compte, une larme de sang vient couler, du coin de ton oeil. Et une autre. Et encore une autre. Tu ne maîtrises plus rien, tu veux tomber à ses pieds, et pleurer, comme une fois depuis des centaines d'années. Mais tu ne le feras pas, car ton ego en prendrait un bien trop gros coup. Alors, tu t'efforces te maintenir debout la loque humaine que tu es. Les larmes t'échappent et glissent, le long de tes joues pâles. Et tu demeures de glace, ne souriant même plus. « Va-t'en, s'il te plaît... J'ai, j'ai pas envie de te faire du mal, j't'assure... S'il te plaît, pars... Samael, pars... » Ta voix est si faible, elle sonne et résonne comme un supplice. Si tu étais à genoux, les mains jointes vers le ciel, la scène en serait d'autant plus crédible. Mais tu ne veux pas le blesser. Il t'a aidé, tu l'as sauvé... Tu veux bien jouer, mais pas aujourd'hui, pas tout de suite... Il ne mérite pas que tu le tues, comme ça... Tuer. Rien que ce mot t'arrache une grimace terrible. De ta main libre, tu viens appuyer sur ton crâne, comme pour te soulager. Rien, ça ne change strictement rien. Tu perds quelque peu l'équilibre, mais tu te rattrapes au mur. Voilà, ça va. Tout va bien. Tout va très mal. Soupirant un peu, par accoups, tu finis par te retourner, pour faire un pas, puis deux, dans la neige. Tu l'abandonnes là ? Oui. Comme déjà dit, tu ne veux pas le blesser, tu ne veux pas prendre de risque. Un pied devant l'autre. Un pas, puis deux, puis trois. Et une nouvelle fois, tu perds tout équilibre, tu vacilles, et tu t'affaisses contre un mur. Tu en as marre, tellement marre. Comme toujours, tu ne le sens pas, mais les larmes redoublent. Tu te détestes. Tu les détestes. Tu veux les tuer. D'ailleurs, tu dois tuer le barman. Hors de toi, tu frappes dans la poubelle d'en face. Des pieds, des poings. Tu te défoules dessus, un bon coup. Comme si ça allait arranger les choses.

Tu marques une pause, le temps de reprendre totalement ton équilibre, et surtout, de respirer. Inspirer. Expirer. Voilà, c'est bien. Essuyant nerveusement, agacé, les larmes qui parcourent ton visage, tu reviens vers Samael. Qu'il te laisse passer, tu as un meurtre à commettre. Ton air est si froid, pour le coup. Loin d'être aussi triste que celui de tout à l'heure. La tristesse te rend dingue, fou. Elle te perturbe à un tel point que tu ne sais plus à qui est-ce que tu dois en vouloir. Toujours aussi faible, tu passes devant le jeune intendant impérial. Il a dû comprendre, assez rapidement, ce que tu prévois. Tu n'épargneras pas le bougre qui t'a empoisonné, il peut en être sûr. Tu essayes d'esquiver le brun, mais il te bloque, il te saisit, il t'empêche d'avancer. Bloqué contre lui, tu forces, comme tu peux. Tu es tellement faible... Tellement dangereux aussi. La haine te consume, tu le saisis de tes mains par le col, mais il te retient, encore et toujours. « DEGAGE DE LA ! DEGAGE ! » Tu peux hurler de toutes tes forces, tu peux te débattre comme une fillette dans ses bras, il ne va pas te lâcher. Alors, au bout de quelques minutes de lutte acharnée, ton front tombe contre son épaule, et tu ne bouges plus. Tu préfères sangloter, comme un gamin, alors que les larmes redoublent, une fois de plus. Tu n'en peux plus de pleurer, de souffrir, d'aimer, d'haïr. Qu'il t'achève, par pitié qu'il t'achève. Ravalant tes larmes, tu tentes, entre deux sanglots. « Dégage... Dégage... » Que tu es pitoyable. À chialer dans les bras d'un humain. Lentement, tes doigts se décontractent, et tu relâches la pression sur sa cape. Tu gardes juste ta tête où elle est, aussi peu confortable soit son épaule. Ton corps est à nouveau sujet à quelques secousses. C'est le désespoir, qui galope dans tes veines. « DEGAGE ! » Pour la combientième fois, que tu lui répètes ? Tu n'en sais rien, mais ce coup si, ça sonne comme un ordre. Tu le repousses, ton visage est déchiré par la colère, et tant d'autres sentiments. Tu ne dois pas lui faire de mal, pas à lui. Alors, tu fais volte-face, et tu cours. Tu cours aussi vite que possible. Peu importe ce qu'il adviendra de toi, ça n'a pas d'importance.

Mais tu n'es pas un surhomme, malgré ta seconde nature. La verveine se cache encore, fourbe, dans ton organisme. Quelques mètres à peine plus loin, tu reperds l'équilibre que tu avais à peu près retrouvé jusque là, et tu tombes à genoux. Tu hurles, tu frappes le bitume, la neige, seul, dans cette ruelle déserte. Qu'il s'en aille, qu'on te laisse déprimer, seul. Et que ce cauchemar cesse, par pitié. À genoux, dans le froid de l'hiver, tu pries silencieusement. La pire faiblesse d'un vampire. L'humanité.

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Sa-Par
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Mar 11 Déc - 23:27

Il y a des journées avec et des journées sans. Aujourd’hui, il semblerait que ce soit une journée sans. Tu ignores qui d’autre est dans ton cas, pour le moment. Tu te contentes de déambuler dans les rues, après avoir quitté les tiens. Les souvenirs brûlent ton esprit, ton âme. Tu te consumerais volontiers pour changer le passé, mais tu en es incapable. Comme toute créature vivante, tu es esclave du temps. Tu ne peux qu’avancer, sans jamais avoir la possibilité de changer, de réparer tes erreurs. Tu le sais bien. Et pourtant, qui sait combien tu aimerais changer. Mais pour devenir quoi ? Que voudrais-tu éliminer de toi ? Cette haine qui te consume ? Non, elle fait partie intégrante de toi et tu n’as guère envie de la faire disparaître. Sans cette colère, tu n’aurais rien pour évacuer ton trop-plein de colère, tes peines, tes douleurs. C’est étrange... Mais tant que tu es capable de maîtriser ce puissant ressentiment envers ceux qui s’en prennent aux tiens, tant que tu es capable d’apprendre à ton cher cousin à ne pas faire les mêmes erreurs que toi, tant que tu es capable de le garder sur le bon chemin, tu ne demandes rien d’autre. Que voudrais-tu changer d’autre ? Tes responsabilités ? Non, tu aimes ton travail, tu aimes ton rôle. Ton rang ? Certainement pas, tu es fier d’être un Tudor. Que voudrais-tu changer, au final ? Tu ne sais pas. Tu souhaiterais sans doute correspondre un peu plus à cette image qu’on attend de toi. Tu souhaiterais être à la hauteur, ce que tu n’es pas. Parce que tu as perdu les personnes qui étaient capables de te comprendre, de te maîtriser, de te garder sur la bonne voie. C’est triste à dire mais tu t’enfonces dans les ténèbres, sans même chercher à savoir à quoi tu dois te raccrocher. Les ténèbres sont tellement plus attirantes que la lumière des projecteurs sous lesquels tu es né, tu as grandi et tu continues de vivre, à ta manière. C’est ainsi, tu n’es pas celui que tout le monde pense connaître. Tu es juste toi, reste à savoir qui est ce toi...

Ce soir donc, tu erres dans les rues, bien peu concentré sur la réalité. Tu es perdu dans tes pensées, dans tes souvenirs. Tu es mélancolique, comme cela t’arrive régulièrement. Mélancolique et inquiet vis-à-vis de tes réactions. Depuis quelques temps, tu t’es surpris à changer. Tu te poses des questions que tu ne te posais pas, tu hésites à rejoindre les Chasseurs, tu hésites à participer aux traques, aux chasses. Toi qui les a rejoins très jeune, tu hésites à présent. Tu connais les arguments pour et contre eux, les employant à tour de rôle pour servir tes intérêts. Tu es tout autant capable de les défendre avec force que les condamner. Chaque rôle doit être joué à la perfection. Lequel est le vrai toi ? Tu l’ignores. Mais personne ne doit se poser de question, tous doivent ignorer ce qui t’agite. Tu en parleras peut-être à Prynce, lorsque tu sauras quoi dire, mais pas avant. De toute manière, tu n’as guère envie de l’embêter avec tes histoires. D’autre part, tu n’aimes pas te confier. Alors tu vas tout simplement tout garder pour toi, comme toujours. Oui, comme toujours... Ce soir, tu vas te contenter de jouer le rôle de l’observateur. Ton oreillette activée, tu espionnes plus ou moins leurs conversations. Tu te tiens au courant de ce qu’ils voient, tu retraces mentalement le trajet qu’ils font, note leurs observations, complète le plan actuel de la ville. Tu n’as pas envie de plus te mêler de leurs affaires. Tu n’as envie de rien faire et de toute manière rien n’attire véritablement ton attention.

Rien, vraiment ? Non, c’est faux, quelque chose attire ton regard. Une personne s’écroule juste devant un bar. Toi qui n’aimes pas voir les personnes mal en point, tu désactives et range ton oreillette tout en te précipitant vers cette personne, cherchant à savoir si tu peux faire quelque chose. Et là, tu écarquilles les yeux. Tu le connais ! Tu le connais, ce blondinet qui convulse dans la neige. C’est... Un vampire. Ce vampire. Tu tombes à genoux à ses côtés, ton esprit tournant à vive allure. Tu fais un blocage, tu n’arrives pas à assimiler les informations qui, pourtant, sont d’une évidence sans pareil. Tu as déjà vu ces symptômes chez un vampire, tu n’es pas un Chasseur pour rien. Mais l’inquiétude t’embrouille quelques secondes. Juste le temps que tu te reprennes, le temps que tu arrives à te calmer afin de trouver une solution. Lorsque celle-ci se présente à ton esprit, tout es bon, tu sais quoi faire. Tu le traines à l’écart puis disparais dans le bar, après avoir vérifié qu’aucun Chasseur n’est dans les parages. Non, c’est bon, il n’y a personne. Tu ne prends pas le temps d’échanger les politesses d’usage. Du café. Il n’en a plus ? Alors de l’eau. Il doit bien en avoir dans son établissement non ? Oui, évidemment. Alors tu attends qu’il s’exécute tout en te déplaçant. Tu sais ce que tu as à faire, alors une fois que tu as ton verre en main, tu empruntes une bouteille de savon que tu vides en partie dans ton eau avant de disparaître à nouveau dehors. Allez, dernière phase de l’opération sauvetage. Tu l’installes sur toi et lui fait avaler le contenu du verre. C’est dégoûtant, tu le sais parfaitement. Alors quand tu sens un mouvement, quand tu sens qu’il va vomir, tu le repousses afin qu’il se vide ailleurs que sur toi. Et voilà le travail.

Tu t’éloignes, le temps qu’il se reprenne, le temps que tu puisses aussi t’assurer que personne ne vient vous chercher des problèmes. Ce n’est ni l’heure ni l’endroit pour essuyer le passage de quelques Chasseurs. Tu te dois de te montrer vigilent, il ne faut pas qu’il se passe quelque chose. Tu ne le regardes pas, tu ne veux pas le regarder. Parce qu’il est mal en point, parce qu’il te perturbe aussi. Depuis quand sauves-tu les vampires ? Il est bien le premier pour qui tu fais cela. Pourquoi ? Parce qu’il t’a sauvé la vie la dernière fois ? Mais qu’avais-tu fait la fois précédente ? C’est infernal, tu ne comprends pas. Pourquoi t’es-tu inquiété pour lui ? Tu ne veux pas le savoir, tu te contentes de surveiller les alentours. TU attends qu’il ait terminé de se vider. Lorsque c’est chose faite, tu te retournes vers lui. Quelle classe... Tu attends qu’il se tourne vers toi, tu attends qu’il te prête enfin attention. Et lorsqu’il fait volte-face, lorsque tu as l’occasion de capter son regard... Tu déglutis difficilement. Ce regard, tu le connais... Tu ignores ce qui lui est arrivé mais une chose est certaine : c’est tout sauf joyeux. As-tu bien fait de t’en mêler ? Tu l’ignores mais à présent que tu es là, tu vas y rester. Même si tu es tout sauf un psychologue. Son sourire est si faux que tu te fige sur place, déstabilisé. C’est votre troisième rencontre, tel que tu les qualifies. Et il semble tellement différent... Il ricane, tu prêtes simplement attention aux paroles qu’ils prononce. Tiens, n’est-ce pas du théâtre, ce qu’il vient de te ressortir ? Si, apparemment. En effet, il y a un bien étrange paradoxe dans cette situation... Tu te contentes d’esquisser un léger sourire accompagné d’un haussement d’épaule tout naturel. Qu’as-tu à lui répondre ? Rien d’aussi poétique, alors tu préfères garder le silence.

Finalement, il perd son sourire et tu n’en es pas surpris. Non, ce qui t’étonne, ce sont ces larmes de sang qui roulent sur ses joues pâles, laissant une trainée rouge derrière elles. Ne serais-ce pas un léger pincement au cœur que tu ressens ? Si, sans doute... Samael, tu as le cœur bien sensible lorsque tu te trouves en face de quelqu’un qui souffre moralement. Tu ne sais pas quoi faire avec lui, tu ne sais pas quoi dire. Toi-même, tu te mettrais une paire de gifles si tu te retrouvais à pleurer devant quelqu’un mais tu n’es pas certain que ce soit à faire avec une autre personne. Sa voix brise ce lourd silence qui s’instaure entre vous. Il te demande de t’en aller ? Non, cela sonne plutôt comme une supplication. Il n’a pas envie de te faire du mal ? Tu arques un sourcil, plus qu’étonné. Il le pense réellement ? Tu ne sais pas quelle attitude avoir avec lui, il est déstabilisant. Tu plaisanterais bien tu l’enverrais bien balader, tu lui ferais bien remarquer qu’un merci ne le tuerait pas. Mais tu t’abstiens, tout simplement. Tu gardes tout pour toi. Ce n’est pas le moment de faire ou de dire une ânerie. Alors...

-Je ne compte pas te laisser seul, pas maintenant. Mais ne t’en fais pas pour moi, va...

Que pourrait-il bien te faire, dans son état ? Pas grand chose. Quelque bleus, au pire une morsure mais rien de plus. Il n’est pas assez en forme pour être dangereux. La verveine l’a affaiblit, sans compter qu’il y a autre chose qui le torture de l’intérieur. Une chose que tu ignores, un chose que tu souhaiterais découvrir... Ou pas. Ce ne sont pas tes affaires après tout, chacun a ses histoires, tu n’as pas à t’en mêler. Tu l’observes, il perd un peu l’équilibre, instinctivement tu esquisses un geste vers lui avant de te retenir. Ne fais pas n’importe quoi jeune homme. Mais tout de même... Que fait-il ? Il s’en va ? Tu fronces les sourcils. Croit-il pouvoir t’échapper aussi facilement ? Si c’est le cas, il se met le doigt dans l'œil jusqu’au coude. De toute manière, il ne va pas loin puisqu’il s’arrête devant une poubelle qu’il frappe à de nombreuses reprises. Tu arques un sourcil, inquiet. Il se sent bien ? Non, visiblement pas. Pour peu, tu aurais peur de lui. Il t’en faut plus mais tout de même... Tu reviens à ta place originelle, contre le mur, restant bien tranquillement à distance. Que fais-tu, hein ? Tu le surveilles ? Tu n’es pas une nounou pour vampires. Absolument pas. Mais peut-être que tu dois éviter que les choses tournent mal. Pour qui, pour les humains ou pour lui ? Bonne question... Il fait demi-tour, revenant vers toi. Il est si transparent, c’en devient effrayant. Tu devines la colère dans ses traits, au fond de son regard. À le voir passer devant toi, tu comprends ce qu’il compte faire : retourner dans le bar et faire payer son empoisonnement. Tu ne le laisseras pas faire. Tu l’attrapes donc par les épaules et l’oblige à se retourner vers toi, l’empêchant de t’échapper.

-Reste-là toi ! Il est hors de question que tu y retournes !

Ta voix est sèche, ferme. C’est un ordre que tu viens de donner. Et il a beau hurler, se débattre, t’attraper par le col, tu ne le lâches pas pour autant. Il n’as pas assez de forces pour te repousser. Tu ne réponds pas, tu le laisses s’épuiser tout en le maintenant sur place, contre toi. Jusqu’à ce qu’il finisse par se calmer, jusqu’à ce que son front tombe sur ton épaule. Ton regard dévie quelques secondes vers lui, ses cheveux blonds qui chatouillent ton cou... Et tu retiens de justesse un soupir... Une de tes mains glisse dans son dos dans un maladroit geste de réconfort alors qu’il sanglote sur place. Tu ne sais pas quoi lui dire, tu ne sais pas quoi faire. Déstabilisé. Tu as mal au cœur aussi, même si tu ne comptes pas l’avouer. Tu le gardes simplement contre toi. C’est pathétique, pour lui comme pour toi. Depuis quand un vampire pleure-t-il dans les bras d’un humain ? Depuis quand consoles-tu quelqu’un de son espèce ? C’est tellement nouveau, tellement inattendu, tellement... Tellement... Étrange... Tu te retrouves être surpris lorsqu’il te repousse fermement, dans un énième « Dégage. », au point de le lâcher. Il est à nouveau en colère, alors qu’il y a de nouvelles traces rouges le long de ses joues. Voilà qui gâche quelque peu ce sentiment qu’il dévoile... Et sur ces mots il s’enfuit, une nouvelle fois, disparaissant. Pour ta part, tu restes figé sur place. Les choses sont bien étranges ce soir... Dois-tu rester là ? Dois-tu le rattraper ? Tu ne sais pas... Et des pas derrière toi attirent ton attention, tu te retournes... Le barman. Youpie...

-Tiens, on dirait que le vampire s’en est tiré. Dommage.

Ton sang ne fait qu’un tour, ta réaction devient instinctive. Ton poing vient frapper sa mâchoire qui craque sous le coup. Est-ce sa mâchoire ou ton poing ? Tu ne sais pas, même si tu n’as pas spécialement mal aux doigts. Pourquoi as-tu frappé ? Parce qu’il t’agace, parce qu’il t’énerve, parce que tu as évacué tout ce désarroi qui s’est emparé de toi ces derniers instants dans un coup, un seul. Et bon sang, qu’est-ce que cela te fait du bien de frapper un bon coup ! Il titube et tombe en arrière. Depuis le dessous de ta capuche, tu lui adresses un regard noir, assassin.

-Tu as de la chance, je suis pressé. Mais je règlerai cela...

Sur ces mots, tu fais volte-face dans un claquement de cape et cours à ton tour, à la recherche du vampire. Si le barman t’a reconnu ? Tu en doutes, mais tu ne cherches pas à ce qu’il sache qui vient de le frapper. Tu n’es pas spécialement du genre à perdre ton sang-froid pour rien mais comme cela te démangeait depuis quelques temps... Tu ne t’es pas retenu. Avec un peu de chance, tu lui as brisé quelque chose. Au mieux, il s’est sectionné la langue. Cesse donc d’avoir de telles pensées et concentre-toi plutôt sur ta route. Tu dois retrouver un vampire qui pleure, pas bien compliqué non ? Non, en effet, puisque tu le repères à l’ouïe. Il est tombé à genoux dans la neige. Reprenant un rythme de marche, tu t’avances jusqu’à lui, restant aussi silencieux qu’une ombre. Que comptes-tu faire ? Tu ne sais pas. TU ne sais pas pourquoi tu l’as suivi. Ou plutôt, si, tu le sais mais jamais tu ne l’avoueras. Dans son état, il a besoin d’être protégé. Protégé des tiens... Le comble, toi, protéger un vampire ? Hé bien oui, pour lui. Parce que, à tes yeux, il a un petit quelque chose de différent. Quelque chose qui te pousse à rester pour lui. Tu fouilles dans tes poches et en sors un mouchoir que tu lui tends, après avoir pausé une main sur son épaule afin de signaler ta présence. C’est si déconcertant...

-Mad... Qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ?

Il n’est pas obligé de te répondre. Pas du tout même. Même si tu apprécierais... Quand on comprend uns situation, on peut ainsi agir en conséquence. Savoir te permettrait d’éviter de faire des bourdes. Tu peux être maladroit, quand tu es déstabilisé. TU peux l’être... Et malheureusement, tu as l’impression que cela t’arrive toujours aux pires moments. Tu ne veux pas que cela arrive encore, alors tu préfères demander. Que faire de lui ? Le traîner plus loin, à l’écart ? Il n’y a guère de lieu qui soit tranquille, sur le terrain de chasse de ta « bande ». Autant rester là, c’est encore relativement désert. Tu retires ta main et fait quelque pas, cessant de le regarder. Tu surveilles, sur tes gardes. Tu surveilles... Puisque c’est tout ce que tu peux faire... Pathétique, n’est-ce pas ? Oui, c’est ton avis. Tu ne devrais pas te mêler de cette histoire... Tu ne devrais vraiment pas... Cela ne te regarde pas, ses histoires ne sont pas les tiennes. Mais cette douleur que tu as pu discerner au fond de ses prunelles te rappelle tant celle que tu as vu au fond de celles de ta famille à chaque coup dur... Que tu ne peux pas rester indifférent. Un soupir t’échappe, un nuage blanc franchit la barrière de tes lèvres pour se dissiper dans l’air... Tu ne le regardes toujours pas...

-Tu sais... Si tu as besoin de parler... Je sais, je me mêle de quelque chose qui ne me regarde pas. Mais c’est parfois plus facile de dévoiler ce qu’on a sur le cœur à une personne dont l’avis nous indiffère... Après, je ne t’oblige à rien. C’est ce qu’on me sort à chaque fois qu’on tente de m’envoyer voir un psychiatre et j’ai toujours refusé de le faire... Mais... Pff. Oublie...

Oui, qu’il oublie. Tu parles trop. Oui, on a tenté de l’envoyer voir un psychiatre, mais tu as toujours refusé. Tes problèmes, tu les surpasses seul. Mais n’essayes-tu pas de lui faire comprendre que tu es là s’il veut dire quelque chose ? Oui... C’est... N’importe quoi. Tout cela pour un vampire... Tout cela... Pour... Tu te retournes vers lui... Oui, tout cela c’est pour lui... Le Mad Hatter...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Sam 15 Déc - 11:13


some of them want to abuse you, some of them want to be abuse.

Tu en viens à te haïr à un tel point. C'est plutôt impressionnant, pas vrai ? Pour toi aussi, c'est complètement dingue. Certainement car, tu ne pensais jamais avoir à ressentir de telles... Choses. À nouveau. Tu t'étais juré de troquer toute peine, et par conséquent, tout « vrai » bonheur, pour rester toujours neutre. Les sourires sonnent si faux. Les étreintes bien peu réelles. Les mots doux, paroles vaines. Les baisers, hypocrite. Tu as joué, tu joues, et tu joueras toujours un rôle, Lyokha. Tu seras Lyo, le méchant vampire, le Mad Hatter, celui qui a la main sur tout, celui qui a énormément de chance, et qui joue avec les cœurs. Mais en réalité, qui es-tu, hein ? Ce bon vieux Volkov, depuis longtemps enchaîné au fond de ton âme. Qu'en est-il de lui ? Est-ce qu'il est encore un peu vivant ? Non, certainement pas. Tu n'en veux plus, il ne t'a apporté que des malheurs. L'humain au placard, le vrai vampire sur les devants de la scène, la voilà, ta nouvelle philosophie. Que ce pauvre gamin naïf reste bâillonné, et tu ne t'en porteras que mieux. Enfin, pour l'instant, il faut admettre que ce n'est pas la grande forme. Pourquoi est-ce qu'il t'a sauvé, hein ? Pourquoi. En voilà, une question qui revient très souvent, entre vous. Il ne pouvait pas juste te laisser te noyer dans ta peine, encore un peu ? Un instant de répit, c'est tout ce que tu demandais. Ce n'était quand même pas la mer à boire, que tu saches. Enfin, il t'a sauvé, et tu n'as pas tellement envie de t'empoisonner à nouveau avec de la verveine. Il faut dire que ça t'a littéralement brûlé de l'intérieur, et pour le coup, tu n'es pas contre une coupe de sang, quelque chose pour te remettre d'aplomb. Mais bon, tu ne peux pas lui sauter au cou, tu ne peux pas le mordre. Tu n'en as ni la volonté, ni la force suffisante, de toute façon. Son souffle seul, un peu trop violent, te ferait vaciller encore, jusqu'à ce que tu ne daignes perdre l'équilibre.

Après t'être, une énième fois, débarbouillé, tu te retournes vers lui. Doucement, tu t'appuies contre le mur. Voilà, il te voit. Et tu constates tout de suite qu'il déglutit plus difficilement. Allons donc, es-tu si transparent ? Est-ce écrit sur ton front, que la haine et la tristesse te rongent ? Que la dépression te guette ? Apparemment, oui. Pourtant, tu fais tout pour essayer de demeurer le monstre. Tu souris, tu ricanes. Tu coiffes le masque de l'ordure, puisqu'il n'y a pas d'autre mot pour le décrire. Tu essayes de feindre la bonne humeur. La belle blague. Il n'est pas dupe, tu le sais parfaitement, alors, pourquoi continuer à jouer ainsi avec les apparences ? Car tu ne veux, et tu ne peux pas paraître faible à ses yeux. Il pourrait l'interpréter à sa manière, le tourner à ses avantages, et te blesser, toi ou ta famille, par la suite. Calme-toi voyons : il ne sait rien de toi. Du moins, tu l'espères de tout ton cœur de mort. Il est figé, devant toi. Et il te regarde, comme une statue de pierre. Son regard se fait tellement insistant, et tellement neutre à la fois. Sans que tu ne puisses résister, les larmes coulent, encore. Tu perds tout ton sourire. Jouer la comédie te fait plus mal qu'autre chose, au final. Et accepte-le, Lyokha, pour le coup, tu n'as plus du tout le contrôle. Ça t'insupporte, profondément, mais c'est ainsi et pas autrement. Ta voix tremblante, brise à nouveau ce lourd silence qui avait fait sa place entre vous deux. Tu veux qu'il parte. Qu'il dégage, maintenant. Tu le dis gentiment, doucement, tendrement. La partie encore un tant soit peu humaine, essaye de lui faire comprendre. Il doit partir, s'il ne veut pas souffrir. Pour le coup, tu as envie de lui balancer que tu vas le blesser, que tu vas le faire saigner s'il s'accroche à toi. Tu veux le détruire pour qu'il prenne la fuite, et qu'il t'oublie, à jamais. Mais non. Rien n'est comme tu peux l'espérer, rien n'est aussi facile. Sans compter que, tu ne veux pas être méchant avec lui. Tu ne peux pas. Il vient de te sauver d'un long sommeil, après tout. Le remercier ? Non pas que cela te brûlerait la langue, mais tu ne peux juste pas pour l'instant. Tu as trop mal à la tête pour y penser. « Je ne compte pas te laisser seul, pas maintenant. Mais ne t’en fais pas pour moi, va... » Est-il suicidaire ? Apparemment, oui. C'est dingue, franchement. Tu es sincère, tu le protèges d'avance, en lui demandant de partir. Il ne veut pas te laisser seul. Profondément blessé, désorienté, tu tentes alors. « Je n'ai pas besoin d'une nourrice, gamin... » Tu peux être si désagréable, quand tu t'y mets. Mais pour le coup, c'est tellement pathétique ! Tu peux essayer d'être méchant, de répondre sèchement, tu n'y arrive pas. Et ça t'énerve ! Ô combien ça t'énerve.

S'il ne veut pas s'en aller, alors, toi, tu vas partir. Tu essayes de te retourner, plus ou moins avec succès. Tu perds une première fois l'équilibre, et tu te rattrapes au mur. Étonné, tu remarques qu'il esquisse un geste pour t'aider. Non, tu ne veux pas de son aide, tu t'en es toujours tiré seul, ce sera ainsi jusqu'à la fin de tes jours. Il n'y a pas de raison qu'un pauvre mortel te vienne en aide... Ah la la, et tes idées qui s’emmêlent ! Tu as un de ces mal de crâne ! Enfin, tant pis, tu poursuis ta route, puisque c'est la seule chose qui te reste, de toute façon. Tu avances, tranquillement. Et tu tangues, pour perdre l'équilibre, quelques maigres mètres plus loin. Tu te rattrapes au mur. Tu es tout simplement hors de toi. Tu ne te supportes pas, tu ne supportes pas les autres, tu ne supportes pas cette foutue poubelle en face de toi ! D'ailleurs, tu viens te défouler dessus, à coup de poing, à coup de pied. Tu veux tuer, toujours plus. Et vu que la seule victime dans les parages est cet abruti de barman, tu sais qu'il ne te reste qu'une chose à faire. Alors, tu laisses la pauvre ben à ordures tranquille, et tu reviens contre ton mur, respirant. Inspirer, expirer. Voilà, le calme, c'est tout ce que tu cherches. Soupirant profondément, le sang bouillant dans tes veines, tu reviens vers l'intendant impérial. Il doit te laisser passer, tu dois aller faire payer à l'autre l'empoisonnement. Et dans quelques minutes à peine, ce pauvre bouc qui aura osé te refiler de la verveine verra sa tête dévissée de ses épaules. Mais comme tu t'y attends plus ou moins, l'autre te bloque la route. Il te retient, il t'enserre des ses bras, comme dans une cage de fer. D'habitude, tu l'aurais repoussé sans problème. Non mieux, tu ne l'aurais même pas laissé te toucher. Mais là, tu es bloqué. Et tu peux hurler de toute tes forces, tu peux t'en déchirer les cordes vocal, tout ça pour lui dire de dégager. Rien. Il ne veut pas bouger de sa position. « Reste-là toi ! Il est hors de question que tu y retournes ! » Tu peux le choper par le col pour essayer de le virer de là, ça ne change rien non plus. Alors, finalement, tu rends les armes. Tu te laisses aller presque contre lui, ton front tombant contre son épaule. Sa réaction ? Aucune, du moins, tu ne peux pas la voir. Est-ce qu'il est étonné ? Peut-être. Toujours est-il que c'est une bonne occasion pour lui de se moquer de toi. Mais non, rien. Il ne le fait pas. Contre toute attente même, une main glisse dans ton dos. Tu le laisses faire, quoique un peu surpris peut-être. Est-ce que tu peux seulement te rendre compte à quel point tu es pathétique, à l'heure actuelle ? Un vampire qui chiale dans les bras d'un humain. On aura tout vu, franchement. Mais finalement, ta prise se resserre un peu sur ses vêtements, et tu le repousses violemment, dans un nouveau 'dégage'. Qu'est-ce que tu comptes faire ? Fuir. Partir en courant, loin. Rentrer à l'appartement, tout laisser tomber, et planer. Oh oui, planer, en voilà une bonne idée ! Un petit cachet ou deux, et voilà, tout sera oublié. Tu t'étais pourtant juré de pas toucher aux substances aujourd'hui. Mais tu es tellement faible Lyokha, tellement faible que tu cèdes à ces ridicules envies... Enfin, envie. Pour le coup, c'est plutôt une aide, que tu vois à travers ça.

Tu t'enfuis donc en courant, mais quelques mètres plus loin à peine, tu perds l'équilibre. Tu en as plus que ras-le-bol, et tu tombes à genoux dans la neige. Alors que silencieusement, tu pries à qui veut bien entendre tes murmures, quelqu'un arrive. Tu entends quelques bruits de pas, la neige qui s'affaisse doucement derrière le passage de quelqu'un. Un chasseur ? Allez, oui, que tu puisses commencer le massacre. Mais non, ce n'est que lui, que Samael. Il pose une main sur ton épaule, et tu ne réagis même pas. Il te tend un mouchoir que tu récupères, par politesse. « Mad... Qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ? » Pourquoi, t'es psychologue ? Voilà ce que tu lui aurais balancé, d'habitude. Mais tu ne veux pas être méchant avec lui, vraiment pas. Tu te calmes, lentement, tu ravales tes larmes. C'est de ta faute. De votre faute, si Ezea est mort. Ce soir-là, tu as préféré sauvé le mortel qui se tient à tes côtés, plutôt que cet ami de longue date. Tu t'en veux à un tel point... Mais pourquoi chercher à le faire culpabiliser lui, hein ? Il n'y est, quelque part, pour rien. Ce n'est pas lui qui a tué ce cher Eléazar. Alors, pourquoi lui dire la vérité ? « Il l'avait pas mérité... Il avait vraiment pas mérité de crever... Et tout ça, c'est de ma faute... Tout ça, c'est parce que je t'ai choisi toi, sans le savoir... » C'est si confus, ce que tu peux dire là. Et intérieurement, tu regrettes déjà d'avoir dit ça. Tu espères qu'il va effacer cette révélation bien vite, car comme tu l'as pensé précédemment : tu ne veux pas chercher une quelconque forme de culpabilité chez l'autre. Tranquillement, les sanglots s'estompent, les larmes arrêtent de couler... Il reprend la parole. « Tu sais... Si tu as besoin de parler... Je sais, je me mêle de quelque chose qui ne me regarde pas. Mais c’est parfois plus facile de dévoiler ce qu’on a sur le cœur à une personne dont l’avis nous indiffère... Après, je ne t’oblige à rien. C’est ce qu’on me sort à chaque fois qu’on tente de m’envoyer voir un psychiatre et j’ai toujours refusé de le faire... Mais... Pff. Oublie... » Un fin sourire vient étirer tes lèvres... C'est comique quelque part, ce qu'il te sort... Et pendant qu'il parle, tu te relèves plus ou moins difficilement, pour te relever. Tu t'appuies alors contre un mur, pour être sûr de ne pas rechuter. Et tu l'écoutes, sans un mot. « En parler ne serait pas une solution, ce serait m'avouer vaincu... Et ça, jamais tu peux me croire... Enfin, ce n'est pas contre toi, je t'assure... Mais, que quelqu'un cherche à comprendre me ferait plus de mal qu'autre chose, je te promets... Et puis... Enfin... C'est pas comme si tu étais... Une personne qui.. qui m'indiffère... » La fin de ta tirade ? Presque un murmure. Tu veux à cet instant mourir, tu viens de te montrer sincère avec ce mortel... Tu baisses les yeux, profondément gêné. Bon sang, c'est pas possible !

Tu finis par essuyer ce regard si bleu, rougit par les larmes. Voilà, c'est bien mieux ainsi. Comme si de rien n'était ? Non pas vraiment, mais ça, ce n'est qu'un futile détail. Alors que tu veux ranger le mouchoir dans ta poche, tu te rends compte qu'il y a une petite boîte cylindrique. Qu'est-ce que... Bien sûr. Tu pensais juste que tu les avais posées, mais non, elles sont là, sur toi. Alors, qu'est-ce que tu attends pour te défoncer, hein ? T'as l'habitude après tout. Oui, mais il y a lui, et tu risques de lui faire tu mal. Rod sait à quel point tu peux être dangereux, quand tu as avalé une pilule de trop. De toute façon, tu es trop faible pour résister. Tu es lâche, alors, tu vas prendre la fuite au pays des merveilles. Ce serait pas la première fois, et ce ne serait pas la dernière non plus. De toute façon, tu lui as bien dit de dégager. Il n'a pas voulu. Maintenant, il risque gros. C'est dingue... On dirait que tu es schizophrène. Un gentil Lyokha, un méchant Lyokha. Tu te ferais peur à toi-même, si seulement c'était possible. Ton sourire muant sans que tu ne t'en rendes compte de triste, à joueur, tu avales un premier cachet. Tête baissée, tu ne dis plus rien... Ou presque. « Non non, je t'assure que tu ne m'indiffère pas, malheureusement quelque part... Puisque, en général, quand les gens s'attachent à moi, ils souffrent beaucoup... Pas par ma faute, pas spécialement. Ils souffrent, c'est tout. » Ouh la. Sérieux problème mental ? On dirait un psychopathe qui fait un speech à sa prochaine victime. Ce que tu n'es... Presque pas. La drogue fait déjà son effet apparemment, puisque tu n'as plus du tout mal à la tête. Presque plus de vertige. Et bonne nouvelle, tu n'as plus envie de chialer. Tu renifles un peu, comme pour arrêter définitivement de pleurer, sangloter, et autre. Ça y est. C'est fini. Tu es si lâche Volkov... Tellement lâche que tu te réfugies dans le monde parallèle. Souriant un peu plus, tu finis par te décoller de ton mur, pour venir devant ton cadet. Il aurait dû t'écouter, il aurait dû courir, tant qu'il en avait encore la possibilité. Maintenant, il est condamné à rester avec toi, à subir tes caprices de drogué. Le pire, c'est que tu as l'air gentil, tu as l'air doux. Si seulement c'était vrai. On peut lire dans tes pupilles, que quelque chose à changé. Elles sont carrément dilatées. Planté devant lui, tu le regardes dans les yeux, passant de l'un à l'autre sans cesse. Il est beau, il est vraiment beau, le Tudor. Et toi, tu deviens carrément flippant là.

Tendrement, tu l'enlaces, tu le serres contre toi, et tu fermes les yeux, alors que tu viens nicher ta tête dans son cou. T'es bien là. « Merci Samael, t'es beau, et en plus, t'es gentil... » Il y a de quoi se poser des questions, en effet. Tu es vraiment... Waouh, c'est... Y'a pas de mot pour te décrire, pour le coup. Tu souffles un peu dans son cou, tu es vraiment bien là. Voilà, plus bouger. Quoique... Tu glisses une main sur son torse, qui remonte doucement jusqu'à sa nuque. Tes doigts se mêlent à ses cheveux, tu es si bien comme ça. Tu te mordilles un peu la lèvre, hésitant... Et puis zut, tu embrasses sa peau. Il peut te virer. Il ferait même mieux de te virer, et de te laisser errer dans les rues, complètement stone. Il ne s'en porterait que mieux. Mais une partie de toi refuse catégoriquement de le laisser partir. Il veut t'aider ? Alors qu'il reste, et qu'il se plie à tes volontés. Alors que tu remontes tranquillement jusqu'à ses lèvres, tu préfères te reculer, pour le regarder dans les yeux. « Viens avec moi, allez, viens s'il te plaît... T'sais, j'ai besoin qu'on me console, j'me sens vraiment seul dans mon appartement... Sois gentil, encore un peu, accepte, je t'en prie... » Quelques mots, soufflés sur ses lèvres. S'il refuse, il aura la vie sauve. S'il accepte, ce sera peut-être la dernière nuit de sa vie.

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Sam 15 Déc - 18:27

Que fais-tu là, Samael ? Pourquoi agis-tu ainsi ? C’est pourtant contraire à tes principes. Certes, tu es là en tant que futur intendant impérial mais dans ta tenue, dans cette situation, si tu passais à Leo, personne ne s’en rendrait compte. D’ailleurs, tu devrais être Leo à cette heure, tu devrais être le Chasseur. Jamais il ne ferait le moindre geste pour aider une créature des enfers, une créature de la nuit. Une sangsue. Ce terme si gorgé de haine que le Chasseur et l’Intendant utilisent instinctivement. Mais dans ton esprit, quand cela concerne le Mad Hatter, c’est le terme usuel qui s’impose, tout naturellement. Ce n’est pas une sangsue, c’est un vampire. Serais-tu en train de t’affaiblir ? Certainement pas ! Mais dans ce cas, comment peux-tu expliquer le fait que tu viennes de lui sauver la vie ? Comment peux-tu expliquer le fait qu’il ait réussi à te faire bouger alors que tu avais tout intérêt à le laisser crever, voir à le tuer de tes mains ? Cela aurait été facile : un coup d’épée imprégnée de verveine dans le cou et le tour était joué. Tu n’aurais plus eu à te torturer l’esprit avec lui, tu aurais enfin éliminé ce satané vampire qui t’a marqué par deux fois. Mais non, tu ne l’as pas fait, bien au contraire. Que de contradictions... Pourquoi n’arrives-tu pas à vouloir sa mort ? Pourquoi ? Cette question revient encore et toujours à ton esprit... Il serait peut-être grand temps de cesser de te voiler la face et d’accepter les réponses, plutôt que répéter indéfiniment ces questions qui te torturent. Oui, peut-être... Mais tu repousses encore ce moment à plus tard. Tu y réfléchiras quand tu seras seul, loin de lui, loin de toute influence. Pour le moment, tu as une toute autre préoccupation.

Il faudrait peut-être l’avouer, jeune homme : tu es quelqu’un de sensible au malheur des autres. Tu sais que tu n’as pas tout vu, tout vécu, mais c’est suffisant à tes yeux pour être incapable d’ignorer quand d’autres personnes souffrent. Alors dans son état... Tu ne peux pas te détourner, c’est contraire à tes principes, contraire à ta philosophie. Si tu peux faire quelque chose, tu le feras. À condition de ne pas dépasser certaines limites, évidemment. Tu ne peux pas non plus te permettre de faire n’importe quoi. Perturbé de le voir ainsi, tu restes simplement figé sur place. Jusqu’à ce que sa voix brise ce pesant silence qui s’installait entre vous. Il te demande de partir. C’est bien mal te connaître que te demander une telle chose. D’un côté, il ignore qui tu es réellement. Alors tu lui réponds négativement. Non, tu ne le laisseras pas seul. Il n’est pas en état de se débrouiller face à des Chasseurs. Et puis, dans son état, que peut-il bien te faire ? Il est affaibli par la verveine, il n’est pas une menace pour toi. Non ? Tu décrètes que non. Il n’a pas besoin d’une nourrice ? Le "gamin" te passe carrément par-dessus la tête. Pas besoin d’une nourrice... Tu as l’impression de t’entendre lorsque tu as envie d’être seul et que quelqu’un insiste pour t’accompagner. Tu te contentes de secouer négativement la tête. Il ne se débarrassera pas de toi de cette manière. Dans cet état, il est en danger et c’est tout ce que tu as en tête. As-tu oublié que tu n’es pas au top de ta forme, as-tu oublié que tu devrais le haïr du plus profond de ton être ? Oui, apparemment. Tu veux le protéger... Pathétique. Une bonne chasse te ferait le plus grand bien. Peut-être mais pas ce soir.

Finalement, il tourne les talons. Compte-t-il te laisser ainsi, en plan ? Visiblement. Que fais-tu ? Tu ne bouges pas, pas encore. Il manque de tomber, tu esquisses un geste pour lui venir en aide mais te retiens. Tu n’as pas à l’aider. Tu n’as même pas à rester là. Tu devrais le laisser tomber, tu as fait ta BA de la journée, ne peux-tu pas t’en contenter ? Apparemment non. Tu ne devrais pas l’aider, rentre-toi donc cette information dans le crâne. Leo devrait le tuer et Samael devrait le laisser à son sort. Alors qui agit, ce soir ? Le petit Mae, celui que tu étais ? Le gentil petit garçon qu’il a rencontré la toute première fois, cet enfant qui a pris sa défense alors qu’il était à quelques gouttes de le tuer ? Non, certainement pas, cet enfant a disparu depuis longtemps ! La colère, la peine et la haine l’ont détruit ! Et pourtant, il y a des moments où tu te demandes si... Non, il est mort, point final. Tu regardes l’autre se défouler sur la poubelle puis revenir vers toi. Tu n’as qu’à le regarder pour comprendre ce qu’il a en tête : il compte faire payer son empoisonnement. De préférence, de manière définitive. Tu n’as pas besoin d’être un grand expert, c’est l’évidence même. Sauf qu’il est hors de question de le laisser faire, tu l’interceptes donc, l’empêchant d’aller plus loin. Il a beau se débattre, s’égosiller, rien à faire, tu ne le lâches pas. Tu le maintiens sur place, jusqu’à ce qu’il rende les armes, jusqu’à ce qu’il pose sa tête sur ton épaule et pleure. Comment dois-tu réagir ? Tu n’en sais rien... Alors tu tentes simplement de poser une main réconfortante dans son dos. Sa réaction te fait mal au cœur, à un point qu’il vaudrait mieux qu’il ignore... Et la situation est terriblement pathétique... Tu pourrais le briser à cet instant, tu fais tout le contraire. Tu n’as pas envie de te montrer désagréable, tenter de le mettre en colère n’est sans doute pas une bonne idée...

Finalement, il parvient à te repousser. Il est de nouveau énervé mais comme il y a de nouvelles traces rouges le long de ses joues, tu ne cherches pas à le rattraper. Tu le laisses s’enfuir, perplexe, figé sur place. Quelle étrange soirée... Faut-il donc que tu lui coures après ? N’as-tu pas autre chose à faire ? Si, sans nul doute. Tu te fiches bien de savoir ce qu’il peut lui arriver. C’est beau de se voiler la face... Des bruits de pas attirent ton attention. Tu te retournes, sur le qui-vive. Des chasseurs ? Non, le barman. Youpie... Et ces paroles qu’il prononce... Dommage ? Dommage que l’autre s’en soit tiré ? Tu ne comprends pas quelle est cette colère qui coule alors dans tes veines, tout ce que tu sais c’est que toute cette rage que tu lui portes se réveille d’un coup. Et tu frappes de toutes tes forces dans sa mâchoire, espérant la lui briser. Tu espères bien avoir réussi mais tu ne restes pas pour le vérifier. Tu règleras cette histoire plus tard, pour le moment, tu as plus important à faire : protéger l’autre vampire qui t’a fuit. Tu fais donc volte-face et pars à sa recherche. Ce qui n’est pas bien dur, étant donné qu’il s’est effondré pas très loin. Tu ré-adoptes le rythme normal de la marche pour le rejoindre, le crissement de la neige à chacun de tes pas trahissant ta présence. Tu poses une main sur son épaule et lui tends un mouchoir dont il s’empare. Ce sera toujours plus pratique qu’utiliser ses manches, non ? Oui. Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ? Tu ne sais pas mais, en un sens, n’as-tu pas peur d’entendre la réponse ? Si, peut-être... Mais pourtant tu demandes. S’il a quelque chose à dire, qu’il vide son sac. Au moins, tu sauras sur quel pied danser et cela t’évitera de faire des bourdes. Cela t’évitera d’enfoncer un couteau dans une plaie que tu aurais mal distinguée. À dire vrai, tu n’attends pas de réponse de sa part... Tu ne penses pas qu’il se dévoilera à toi. Et pourtant, tandis que tu lui tournes le dos, surveillant les alentours, sa voix se fait entendre... Quelqu’un qu’il connaissait est mort, le soir de votre dernière rencontre apparemment. Il a préféré te sauver toi plutôt que lui ? Ton regard se dirige vers le sol, sur la neige. Que peux-tu répondre à cela ? C’est en partie de ta faute s’il est ainsi ? Non, tu n’y es pour rien. Un très léger nuage blanc s’échappe d’entre tes lèvres bien que tu ne prennes pas la peine de te retourner vers lui.

-C’est ma faute... Si j’avais été là... Si j’avais réagi plus vite... Si j’avais compris... Si j’avais su... Si j’avais fait autre chose... Toutes ces hypothèses... On referait le monde avec des si, tu sais... Et pourtant, rien ne dit que si tu avais été présent, le résultat aurait été différent... Te torturer à penser que tu es responsable n’y changera rien. Il te faut juste continuer à aller de l’avant...

Ta voix n’a été qu’un simple murmure. Ces questions, ces hypothèses, tu les connais par-cœur. Tu sais ce qu’on ressent, quand on perd quelqu’un qu’on apprécie, quand on perd quelqu’un qu’on aime. Tu connais le sentiment de culpabilité, justifié ou non. Tu sais ce que c’est... Alors tu parles en connaissance de cause. Il doit bien le savoir, lui aussi. C’est dur à entendre, on n’a pas toujours envie de le faire et pourtant c’est nécessaire. Il y a un temps pour pleurer et un temps pour reprendre sa route sans regarder en arrière. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas jeune homme ? Toi qui reste torturé par toutes ces histoires... Tu es bien mal placé pour donner des leçons. Et pourtant tu le fais, espérant pouvoir aider. S’il veut parler, qu’il le fasse. Et puis, comme il se fiche de toi, autant en profiter. Même si tu finis par t’embrouiller. Tu parles trop, tu ferais mieux de garder le silence... Enfin... Tu te retournes, posant ton regard sombre sur lui. Étrange, il a retrouvé un fin sourire. Est-ce toi qui l’amuse ? Tu n’en sais rien. Ses propos sont confus, tu as bien du mal à joindre les deux bouts pour y comprendre quelque chose. En gros, il ne veut pas en parler et cela le blesserait de le faire. Très bien, tu ne vas pas le forcer non plus. Ce qui t’étonne, c’est la fin de sa tirade. Tu ne l’indiffères pas ? Il serait dans son état normal, tu lui balancerais volontiers quelque chose du genre : Ah, tu finis par avouer que tu craques pour moi ?. Juste histoire de l’embêter un petit peu. Mais tu gardes ta réplique pour toi. Tu fais comme si tu n’avais rien entendu, cela vaudra bien mieux.

-Je vois... Si tu ne veux rien dire, je ne suis pas celui qui te forcera à parler...

Tu ne détournes pas le regard cette fois, préférant le fixer. Tu le regardes sortir une petite boîte cylindrique. Allons bon, de quoi s’agit-il encore ? Tu ne sais pas pourquoi, mais tu sens relativement mal la suite. Il avale un comprimé, sans que tu cherches à le retenir. Si tu savais ce dont il s’agit, tu l’en aurais empêché. Sauf que tu ignores encore ce qu’il vient de prendre, tu vas donc devoir le découvrir... À tes dépends. Son sourire a changé, son attitude aussi... Et sa manière de parler aussi. Sa manière de s’exprimer. Tu ne l’indiffères pas ? Merci, il semblerait que tu ais compris le message. Les gens qui s’attachent à lui souffrent. Très drôle. Tu as le droit de te montrer désagréable ? Tu en meurs d’envie. Question problèmes, tu n’es pas mal dans le genre non plus. Entre la moitié de ta famille qui a succombé, les Chasseurs, les autres personnes que tu connais... Ceux qui meurent, ceux qui se font transformer ou qui voient ces choses arriver à leur famille... Tu secoues la tête. Il faudrait peut-être mettre les choses au point et lui dire que, déjà, il faudrait que tu t’attaches à lui, ce qui n’est pas près d’arriver. Seulement, les mots se bloquent dans gorge et tu restes une demi-seconde la bouche ouverte avant de refermer celle-ci, gardant le silence. Tu lui balanceras tout ce que tu as sur le cœur lorsqu’il sera en état de t’envoyer balader. … Te rends-tu compte que tu souhaites qu’il t’envoie balader ? Oui, parce que cela voudrait dire qu’il se sentirait un peu mieux. Désespérant. Pathétique.

Il se déplace, vient se placer juste devant toi. Malgré la pénombre ambiante, il est suffisamment près pour que tu puisses voir ses pupilles complètement dilatées. Qu’est-ce qui fait cet effet, déjà ? Un passage brusque de la lumière à l’ombre. Non. Un empoisonnement ? D’un côté, avec la verveine, mais... Non, la dernière chose qui te vient à l’esprit, c’est la drogue. Il s’est drogué. Devant toi. Sans que tu réagisses. Tu te frapperais volontiers le front tellement tu le trouves désespérant. Quelle lâcheté ! Ce n’est pas en fuyant la réalité que les choses vont changer. Il ne fait qu’allonger sa période de déprime, puisque lorsque la drogue cessera de faire effet, tout lui reviendra en pleine face. Fuir n’est pas une solution, il faut toujours affronter la réalité, peu importe combien cela peut être douloureux, compliqué. C’est ce que tu as toujours fait. Jamais de drogue, jamais d’alcool pour oublier. Juste une phase de déprime profonde durant peut-être une semaine, mais rien qui t’empêche de continuer à avancer. Mais, minute. Pourquoi vient-il t’enlacer ??? Il niche même sa tête au creux de son cou, te chatouillant avec ses cheveux... Surpris, tu réagis d’instinct, refermant tes bras sur lui. Mais ? Merci ? De rien. Tu es beau et gentil ? Ouh là...

-Tu ne t’en rends compte que maintenant ? Pourtant à force de me sauter dessus, je pensais que tu avais remarqué ces détails. Bon, trêve de plaisanterie... Lâche-moi, s’il te plait.

C’est... N’importe quoi. Surtout que tu le maintiens un peu contre toi. Essayes-tu de le repousser ? Hé bien... Pas spécialement non plus, visiblement. Sauf qu’il souffle dans ton cou, ce qui fait que tu te raidis. Tu n’apprécies guère cette situation, tu es trop sensible du cou... Et cette main qu’il glisse sur ton torse, qu’il remonte sur ta nuque et jusque dans tes cheveux... Tu te mordilles la lèvre, pensant très sérieusement à le repousser fermement. C’est d’ailleurs ce que tu comptes faire, laissant tes mains glisser jusque sur son torse, jusqu’à sentir ses lèvres sur la peau de ton cou, ce qui t’arrache un frisson bien malgré toi. Là, tu te figes complètement. C’est plus fort que toi, tu es définitivement trop sensible. C’est une bien mauvaise nouvelle que voilà... Tu ne te sens pourtant pas en danger, pas du tout ! Peut-être est-ce pour cette raison qu’il n’a pas encore ta dague de plantée dans le ventre. Sûrement même. Tu le laisses remonter, venir frôler tes lèvres avant de se reculer. Tu ne bouges pas le moins du monde. Tu te contentes de le fixer. Il est naturellement imprévisible, alors à présent... Tu vas avoir bien du mal à deviner ce qui lui traverse l’esprit. Mais n’en as-tu pas déjà une petite idée ? Si, peut-être... Venir avec lui ? Il a besoin qu’on le console ? Il se sent seul dans son appartement ? Toi, être gentil ? Tu ris légèrement, tu n’arrives pas à t’en empêcher. Tu ris et tu le repousses fermement. Il y a des limites à tout.

-Pour qui me prends-tu ? Ton jouet ? Ton doudou ? Sérieusement !

Sérieusement ? Tu te calmes. Il te prend pour quoi ? Tu veux bien être gentil, tu veux bien faire des efforts mais il ne faut pas croire que tu es suicidaire non plus. Te retrouver seul avec un drogué, c’est déjà limite, alors si en plus tu dois te retrouver chez lui tu n’oses pas imaginer les dégâts. Alors non. Deux fois, dix fois non, il est hors de question de te montrer imprudent. Il prend la fuite, tant mieux pour lui, tu n’as pas à rester pour t’occuper de lui. Comme il l’a si bien dit, il n’a pas besoin d’une nounou et tu n’es certainement pas la sienne. Alors qu’il se console tout seul comme un grand. Point. Oui, tu en viens à être légèrement désagréable mais tu n’aimes guère cette attitude. Tu n’es pas son jouet. Alors tu te dégages, limite à contre-cœur, et fait quelques pas dans la rue, réfléchissant. Tu fais quoi de cette... Chose ? Tu l’assommes le temps qu’il élimine la drogue de son organisme ? Pas idiot. Seulement, pour assommer un vampire, tu as tout intérêt à y aller fort. Ou alors tu utilises une décharge de très haut voltage avec tes gants de chasseur, cela devait être suffisant pour l’assommer assez longtemps. Problème, si tu sors tes affaires de Chasseur, il risque de se poser des questions, voir de faire une bonne déduction et c’est littéralement hors de question. Tu vas devoir trouver autre chose. Tu fais demi-tour et reviens devant lui.

-Écoute. Comme tu l’as dit, tu n’as pas besoin d’une nounou et j’ai autre chose à faire que te surveiller cette nuit. Si tu y tiens, je peux te raccompagner mais je pars ensuite. Tu es d’accord ? Ou, non, de toute manière, je ne te laisse pas le choix. C’est à prendre ou je te laisse ici.

Tes paroles sont peut-être fermes mais ta voix a pris des intonations très douces. Tu ne sais pas ce que tu veux. Le laisser là ? Une part de toi te pousse à le faire. Une petite voix te souffle de le laisser sur place, de le laisser se débrouiller seul, et tant pis si les Chasseurs lui tombent dessus, il n’avait qu’à se montrer plus prudent, il n’avait qu’à pas se droguer. S’il a choisi la lâcheté, tu n’as aucune raison de t’entêter. Mais d’un autre côté... As-tu réellement envie de le laisser ? Non, pas spécialement. Tu ne l’avouerais pour rien au monde mais, quelque part... Ne serais-tu pas en train de t’attacher à lui ? Si, peut-être un peu... La dernière fois, tu as compris que tu ne voulais pas le tuer. Comme pour n’importe quelle personne normale quoi. Et si tu es naturellement du genre à venir en aide aux autres, t’entêter à rester s’ils ne veulent pas de toi, vouloir t’occuper d’eux alors qu’ils ont une attitude qui te déplait... C’est là quelque chose qui n’arrive guère souvent. Il faut que tu connaisses l’autre, que tu l’apprécies un minimum pour agir de cette manière. Cette constatation faite, tu secoues légèrement la tête, perturbé. C’est du grand n’importe quoi. Laisse-le là ! Non ! Tu te détournes et marche dans la rue, de long en large. Est-ce difficile de comprendre que tu es nerveux ? Non, sans doute pas. Même s’il est presque impossible de voir ton visage, cette manière dont tu arpentes la rue, faisant le moins de bruit possible, cette manière que tu as de tourner la tête de tous les côtés n’est pas naturelle. Tu ne crains pas pour toi, mais... Pour lui... Tu cesses de marcher et reviens à nouveau devant lui, plongeant ton regard dans le sien, d’azur.

-Mad... Tu ne peux pas rester là, de toute manière. Je pense que ce n’est pas le bon soir... Et surtout, tu t’es fait remarquer. Il suffirait que l’information se propage pour que des Chasseurs viennent dans les parages et je doute que tu sois suffisamment en forme pour leur résister... Il faut changer de zone.

Zone. Tu viens de parler de zone et non pas de quartier ou de rue. C’est un terme de Chasseur que tu emploies. Et pourtant tu ne détournes pas le regard étant donné que, d’une manière, tu es tout aussi capable d’avoir appris à employer ce mot lorsque tu parles de ce groupe qui ne suit pas les lois pacifistes de l’Empire. Tu connais certaines choses de ton éducation, il faut connaître ses ennemis afin de frapper au plus fort lorsque l’occasion de présente, disait ton père. Donc... Non, tu ne t’es pas trahi. Il faut que vous bougiez avant de vous attirer des ennuis. Avant qu’il s’attire des ennuis. C’est effrayant... Quoi donc ? Le fait que tu sois en train d’envisager de réellement le raccompagner chez lui afin de t’assurer qu’il ne tombera pas sur tes camarades de chasse. Tu crains très franchement, comme diraient certains jeunes. Tout cela pour lui... Alors que tu sais qui est le Mad Hatter... Et pourquoi ? Parce qu’il te perturbe, parce que... Parce que. Tu n’as pas à te justifier. Ou plutôt, tu refuses de le faire. Il vaut mieux garder une part de mystères, non ? Pathétique... Tu es... Pathétique... Mais tu attends tout de même sa décision...

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I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. Lost in your eyes, drowning in blue, out of control, what can I do ? I'm addicted to you !
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Dim 16 Déc - 15:39

Un nouveau vertige, une nouvelle chute, les genoux dans la neige et une prière silencieuse. Voilà ce qu'il reste de toi, après l'enterrement d'un de tes amis les plus proches. Pourquoi est-ce que tu pries, hein Lyokha ? Tu es loin d'être un bon pratiquant en plus, créature des enfers. Mais tu veux essayer, juste pour voir si tu as une petite chance, une microchance. Qu'est-ce que tu désires ? Juste un jour de plus, avec lui. Un jour de plus pour pouvoir t'excuser, pour pouvoir le laisser partir tranquille. Sauf qu'il ne faut pas rêver Volkov, personne ne réveillera un mort pour ton bon plaisir. Tu pourrais piller toutes les banques du monde, offrir tout l'or du monde, tu pourrais faire n'importe quoi que ça n'y changerait rien. La mort est définitive, lorsque c'est la seconde pour un vampire. L'aurais-tu déjà oublié ? Il te tend un mouchoir, te pose une main sur l'épaule pour faire acte de sa présence. D'accord, tu ne bouges juste pas, si ce n'est que tu récupères le tissu. Il te demande alors ce qui a bien pu t'arriver. Tu ne veux pas rejeter la faute sur ses épaules, puisque de toute façon, il n'y est pour rien. C'est ta bêtise qui a perdu l'autre. Enfin, c'est ce que tu penses... Tu dévoiles donc ce pseudo-secret, t'enfonçant un peu plus par l'occasion. « C'est ma faute... Si j'avais été là... Si j'avais réagi plus vite... Si j'avais compris... Si j'avais su... Si j'avais fait autre chose... Toutes ces hypothèses... On referait le monde avec des si, tu sais... Et pourtant, rien ne dit que si tu avais été présent, le résultat aurait été différent... Te torturer à penser que tu es responsable n'y changera rien. Il te faut juste continuer à aller de l'avant... » Ouais. Si tu avais été là-bas, avec lui, il n'y aurait eu que peu d'issues possibles : il mourrait, tu tuais les chasseurs. Tu mourrais, il tuait les chasseurs. Vous mourriez tous les deux. Vous étiez sain et sauf. Va savoir pourquoi, tu es persuadé que la dernière option proposée est la bonne. Mais c'est trop tard maintenant, trop tard. Il faut que tu te l'enfonces dans le crâne, bien profondément, que tu te l'ancres dans l'esprit, Lyokha. Sa petite leçon de grand moralisateur te fait mal au crâne, mais tu ne dis rien. Non, tu ne veux rien lui répondre, de peur d'être désagréable. Et tu ne veux pas être désagréable, donc tu gardes le silence, tout simplement. Ce sera bien mieux pour lui comme pour toi. Il n'a pas tort, d'un côté... Mais déjà, tu détestes qu'on te fasse la morale. D'autant plus si c'est un humain. D'autant plus si c'est une pseudo-autorité telle que l'intendant impérial.

Il te propose d'en parler, il te parle de ses folles aventures contre le psychiatre. Et tu souris un peu, quelque part, tu trouves ça plutôt amusant. Quelqu'un qui t'indiffère ? C'est bien là qu'il se trompe... Et t'aimerais bien t'étrangler avec n'importe quoi, pour te faire taire. Mais non, c'est plus fort que toi. Il faut que ça sorte tout seul, que tu lui balances ce que tu as vraiment à lui dire. Il ne t'indiffère pas. Est-ce que tout cela fait partie de ton petit jeu ? C'est à s'en poser des questions, étant donné que la sincérité n'est pas vraiment ton point fort. Mais pour le coup... Oui, tu te détestes d'avoir avoué une telle chose.. Enfin, si ça passe pour une autre énormité à ses oreilles, tant mieux. Vous ne vous en porterez que mieux. « Je vois... Si tu ne veux rien dire, je ne suis pas celui qui te forcera à parler... » Et encore heureux. Tu ne veux pas lui faire de mal, mais dans ton état, tu es tellement imprévisible... Tu conserves ce petit sourire douloureux, réfléchissant. Pourquoi est-ce qu'il a fait semblant de ne rien avoir entendu, hein ? Ta voix n'était certes qu'un murmure. Mais un murmure qui lui était destiné... Peut-être en est-il gêné, peut-être a-t-il peur de toi, en un sens. Tu n'en sais strictement rien, et pour l'instant, tu ne préfères pas te hasarder à quelques propositions complètement farfelues. Tu te contentes d'un léger hochement de tête, alors que tes yeux viennent se perdre dans la neige à tes pieds. Instinctivement, tu viens glisser une main dans la poche de ton manteau. Et, ô joie, ô désespoir, quand ta mien vient rencontrer un petit cylindre qui n'est autre qu'une boîte. Une boîte contenant une multitude de petites pilules colorées. La clef qui t'ouvrira le lourd portail du pays des merveilles. Tu avais dit que tu n'y toucherais pas, que tu affronterais ta peine, et cette déferlante de sentiments qui te submerge. Mais tu es bien trop faible, quoique tu en dises, tu es faible. Alors, tu cèdes, oui, tu cèdes. Tu ouvres la boîte, et en tire un cachet que tu as vite fait de t'envoyer. Ça c'est fait. Qu'est-ce que tu peux être pathétique, Volkov. Franchement... Tu es... Désespérant. Tu préfères fuir la réalité, plutôt que de trop souffrir, à nouveau. Mais tu ne fais que retarder ce moment où toutes les vérités viennent se briser sur ton dos. Tu ne fais que prolonger ton deuil, ta souffrance. Et après ? Tu fais ce que tu veux après tout, c'est ta vie, non ? Ouais, c'est ça. C'est ce qui reste de ta vie.

En avalant ce cachet, tu as donné ton billet pour rejoindre la destination finale qu'est ton refuge, ton petit bout de paradis, là où tu peux planer sans qu'on ne vienne te chercher les noises. Mais tu as aussi accepté de devenir plus que dangereux, plus qu'imprévisible. Jouer du destin, pantin de la drogue. Il risque gros, le jeune Tudor. Car maintenant qu'il est là, tu ne vas plus lui demander de partir non. Bien au contraire. Et tu crains de te montrer trop entreprenant avec lui... Mais de toute façon, tu l'avais prévenu. Alors, pas de regret, pas vrai ? Exactement. Tu répètes une nouvelle fois qu'il ne t'indiffère pas. Et tu rajoutes ce malheureusement qui te brûle les lèvres, puisque les personnes qui tiennent, ou ont tenu à toi, souffrent, ou ont souffert beaucoup. Par ta faute ? Pas toujours. À croire que tu as le mauvais oeil sur toi, voilà tout. Toujours est-il que, tu as retrouvé le sourire. Tu n'as plus mal à la tête, plus de vertige, plus rien. Tu peux presque jurer que tu es en forme ! Presque seulement. Paisible, tu viens de planter devant lui. Passer dans le monde parallèle t'a fait un bien fou, il faut croire... Bref, à quelques maigres centimètres, tu le regardes dans les yeux. Il est si sombre, son regard... Le tiens l'est devenu, aussi. À cause de ces pupilles qui se sont largement dilatées. À cause de la drogue. Son regard... il est si magnifique... Est-ce la drogue qui te fait penser ainsi ? Certainement... Un peu... Tu ne sais pas en fait. Finalement, sans plus réfléchir, tu viens l'enlacer, nichant ta tête au creux de son cou. Voilà, tu es si bien comme ça... Tu aimerais t'endormir dans ses bras, et qu'il te garde pour lui, pour un bon bout de temps encore... Ô bonheur, il t'enroule de ses bras ! Tu es comblé, il n'y a pas à dire... Tu as chaud contre lui. Tu es bien, contre lui. Tu n'as plus peur. Toi, peur ? Ahah, la bonne blague ! Énorme blague même ! Pathétique. Il est beau, et il est gentil. Tu lui dis, pour la première fois de la soirée. Pourquoi la première ? Certainement car ce n'est pas la seule fois qu'il va entendre ce genre de compliment. Le seul problème avec le monde parallèle, c'est que tu as tendance à être trop sincère, quand tu es stone. Tu as tendance à dire des choses que tu ne dirais pas en temps normal. « Tu ne t'en rends compte que maintenant ? Pourtant à force de me sauter dessus, je pensais que tu avais remarqué ces détails. Bon, trêve de plaisanterie... Lâche-moi, s'il te plait. » Tu ris légèrement. C'en devient presque niais. Mais mais... Que tu le lâches ? Mais non ! Tu ne veux pas non ! Non, hors de question, tu ne vas pas le lâcher. Alors, au contraire, tu resserres un peu ta prise sur lui. Tu es tellement bien... « Nooon... Me laisse pas tomber s'il te plaît... Fais pas comme eux... » Eux ? Qui sont-ils ? Eux. Tous ceux qui t'ont fait du mal, à travers les siècles. Tous ceux qui t'ont laissé tomber. Tu ne veux donc pas le lâcher. Sans compter qu'il n'a pas l'air décidé à te repousser non plus... Est-ce qu'un tel comportement traduirait quelque chose en particulier ? Hm, bonne question.

Tu souffles un peu dans son cou, joueur. Il se raidit, lentement. Quoi, tu lui fais peur ? Normal, d'un côté. Il ne semble pas tellement apprécier la situation... Toi, tu adores ça. D'ailleurs, tu laisses une main remonter jusqu'à sa nuque, tes doigts se mêlant à ses cheveux. Trop bien, tu es vraiment trop bien... Adieu les problèmes, tu peux le dire... Tu es même tellement bien que tu te permets d'embrasser sa peau. Pour le coup, tu n'as pas envie de le mordre. Étrange, pas vrai ? Non, tu préfères déposer de multiples fois tes lèvres dans son cou. Il se fige, complètement... Et sa peau réagit en un frisson... Oh, il n'est donc pas si insensible, pas vrai ? Tu souris un peu, continuant avec plaisir, avec sadisme peut-être un peu aussi... Puis, tu remontes lentement, jusqu'à ses lèvres. Tu as une folle envie de l'embrasser, mais tu n'en fais rien. Non, tu recules juste un peu, formulant clairement ta demande. Tu veux qu'il vienne avec toi... Tu as besoin d'une épaule pour pleurer... Rien que de penser à ça, tu veux éclater de rire... Mais tu ne peux pas te le permettre non, tu es censé avoir mal, tu es censé souffrir... Il rit légèrement, et te repousse brusquement. Déséquilibré, tu manques de tomber, alors, tu te rattrapes au mur. Tss. « Pour qui me prends-tu ? Ton jouet ? Ton doudou ? Sérieusement ! » Tu soupires un peu, triste... Oui, c'est bien de la tristesse qui fait briller tes yeux... « S'il te plaît... » S'il te plaît. De toute façon, quelque chose te dit que, tu pourras le supplier, te mettre à genoux, ça ne changera rien. Du coup, tu restes contre ton mur, à le regarder faire les cent pas... Calme, tu en profite pour prendre un nouveau comprimé. Et hop, un de plus. Ça te fait sourire. Ce soir, tu vas atteindre les étoiles, c'est pas possible autrement ! Et puis, si lui aussi il en veut, t'en as encore plein ! « Écoute. Comme tu l'as dit, tu n'as pas besoin d'une nounou et j'ai autre chose à faire que te surveiller cette nuit. Si tu y tiens, je peux te raccompagner mais je pars ensuite. Tu es d'accord ? Ou, non, de toute manière, je ne te laisse pas le choix. C'est à prendre ou je te laisse ici. » Non non, tu n'as pas besoin d'une nounou... D'un petit ami, en revanche, ça peut se discuter. Minute, quoi ? Heu... Non, tu n'as jamais pensé ça. La drogue a transformé tes pensées, rien de plus. Oh, il veut bien te raccompagner ? Ouais, mais pour t'abandonner ensuite... Pas grave.. Tu es persuadé qu'il restera, de toute façon... Et puis, il n'aura certainement pas le choix alors... Attention Volkov, tu sais que tu peux devenir dangereux, très rapidement ! C'est étrange de voir à quel point il est doux dans ses mots, par contre... S'attendrirait-il pour toi ? Il faut croire que oui... Lucide, tu lui aurais bien balancé ça en pleine tronche. Mais non... Tu es trop ailleurs pour penser dans ce sens.

Après avoir parcouru de long en large la rue, il revient vers toi. Ses yeux... Ses yeux si sombres... Tu brûles, tu veux l'embrasser. Mais quelque chose te retiens, sans que tu ne saches trop quoi. « Mad... Tu ne peux pas rester là, de toute manière. Je pense que ce n'est pas le bon soir... Et surtout, tu t'es fait remarquer. Il suffirait que l'information se propage pour que des Chasseurs viennent dans les parages et je doute que tu sois suffisamment en forme pour leur résister... Il faut changer de zone. » Ooh, mais il parle vite ! Qu'il se calme un peu, vous êtes pas aux pièces après tout... Quoique, si. Tu le veux, rien que pour toi. Tu veux qu'il te suive, tu veux reprendre là où vous vous en étiez arrêté la dernière fois. Tu t'es fait remarquer ? Ah oui, c'est vrai. Mais, c'est quoi le problème, hein ? Des Chasseurs ? Qu'est-ce qu'il parle de chasseur, ce bougre. En forme pour leur résister ? Un peu que t'es en forme, tu décimerais un régiment de ces pourritures ! Changer de zone ? Ça fait trop de mots là. Il faut qu'il te laisse le temps de réfléchir, de calculer... Et tu ne te rends même pas compte que, pendant qu'il parlé, tu as gardé les yeux rivés sur ses lèvres. C'est bon, il a fini son speech ? Tu peux l'emmener chez toi maintenant ? Doux, tu souris... Quel tendre agneaux tu fais là. Le loup dans la bergerie, comme on dit... « Tu devrais pas t'inquiéter pour moi Samael... Tu sais, je m'en suis toujours sorti... Regarde, j'ai été condamné à mort plusieurs fois, et je suis toujours devant toi... J'ai pas peur de cette bande de pauvres cons qui n'ont rien d'autre à faire que de tuer des gens. Heu... Ouais, moi aussi je tue des gens, mais j'ai mes raisons... Eux, ils sont juste inutiles... D'ailleurs, c'est eux qui ont tué Eléazar, j'en suis sûr tu sais... Enfin, si tu veux vraiment qu'on change de zone, tu sais, on peut aller chez moi, tu sais. C'est pas très loin, tu sais... Genre, quelques rues plus loin, tu sais, pas plus... » Tu as parlé tranquillement, doucement... Et maintenant, tu lui voles un baiser, te dérobant rapidement.

Amusé, tu le chopes par la main, et l'entraînes à ta suite. Il voulait t'amener chez toi, bah voilà, il t'y raccompagne. Le chemin se fait plus ou moins en silence, et au bout d'un maigre quart d'heure, vous êtes devant l'immeuble en question. Au coeur de Spes... Magnifique. Loyer hors de prix aussi, heureusement que tu l'as acheté, sinon, les propriétaires auraient vite fait de te virer, vu l'état dans lequel il est... Bref. Qu'il le veuille ou non, vous prenez l'escalier, pour arriver à ton étage. Waouh... Tu as un peu trop la tête qui tourne.. Une pause, juste une pause... Voilà, c'est bon, vous pouvez repartir. D'ailleurs, vous arrivez bien vite devant ta porte. « Et voilà, on est arrivés... Mais, enfin... Tu veux bien rester un peu, s'il te plaît ? Juste un peu... » Ta voix se fait presque suppliante.. Tu veux vraiment qu'il reste, tu y tiens... Retenant un soupir, tu te retournes vers ta porte. Alors... Où est la serrure... ahem... La bonne question serait, où sont tes clefs ? Bonne question aussi... Tu réfléchis un instant... Et tu appuies juste sur la poignée. Magie, ça s'ouvre ! D'un côté, si tu fermais ta porte des fois... Bref, tu peux rentrer, c'est le principal. Tu le regardes un instant, et toi, tu entres. Ton appartement est magnifique ! Non non, c'était bel et bien ironique. Au mur, des photos, des morceaux de journaux. Des croix rouges, sur les visages de ceux qui sont passés de l'autre côté par ta faute. Des piles de feuilles et autres sur certaines tables, des cendriers pleins à en défier un mont tel que l'Everest... De la drogue aussi, sur une table un peu plus loin. Du sang, pas mal de sang. Des bouquins, de partout. Un miroir brisé. Un poignard enfoncé dans une table en bois. Des couteaux de lancer dans un mur. Un flingue et des balles sur la table basse. Quelques bouteilles de whisky et vodka par-ci par là. LE BORDEL. Voilà comment tu devrais nommer ton appartement. Mad's Bordel. Hé bah.. Tu ne te souvenais pas que c'était autant le bazar mais.. Soit. Tu reviens rapidement vers l'entrée, le regardant. « En fait... Je ne sais pas si c'est une... Bonne idée que tu rentres mais... » Mais quoi ? Une nouvelle fois, tu fais une étrange fixation sur ses lèvres. Et tu l'embrasses. Il peut te repousser, te blesser. Il y a même de quoi te tuer dans ce taudis, t'en es persuadé.

Tu as une idée, aussi peu brillante soit-elle. Tu ne veux pas qu'il entre là-dedans, il en apprendrait bien trop sur toi... Alors, après avoir rompu le baiser, tu refermes la porte. Et tu cours quelques mètres plus loin dans le couloir. Tu frappes. Personne. Tant mieux. Valkyrie va te tuer, tu le sais très bien. Souriant, débile, tu reviens vers ta dulcinée. Ouh la... « Je me suis trompé d'appartement, c'est celui de mon frère, le mien est juste quelques mètres plus loin au bout du couloir... heu.. heu... Tu veux bien venir ? Juste... Un verre, rien de plus, et après je te laisse partir... Promis... J'ai besoin d'oublier un peu, le temps d'une soirée... j'ai besoin d'un peu de compagnie... J'aurai une dette envers toi, mais fait ça s'il te plaît... Même si à mon avis, je ne le mérite pas... » Tu te pinces un peu la lèvre. Pour peu, tu battrais des cils. Pathétique, franchement... La meilleure chose qu'il puisse faire, c'est te tresser une corde, franchement... Tu le regardes dans les yeux, toujours aussi tendre... Et tu l'attrapes par la main, doucement. BON SANG. Lyokha, ressaisis toi, on dirait une adolescente... Si ton père voyait ça... Calme, tu l'entraînes vers l'appartement de Valk'. La clef est sous le paillasson, comme toujours. Voilà, ouvert. Souriant gentiment, tu l'invites à rentrer. Et tu rentres à sa suite. o.m.g.O.M.G. OH MY GOD. Tu écarquilles les yeux, en rentrant dans l'appartement en question. C'est... Super bien rangé. C'est magnifique. Des couleurs pastels, faisant contraste avec quelques tableaux très flash. Et une dominante... Rose... Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça, hein ? C'est rose, ça sent le parfum, ça a tout d'une chambre de fille... Des... Des coupes et médailles, pour championnat d'équitation. Un magnifique miroir, immense. Un mannequin pour les robes et costumes. Un lit à baldaquin, un lit de princesse. Un sofa de princesse. C'est... Tu veux renvoyer tes tripes, mais tu l'as déjà fait plus tôt, alors, c'est carrément impossible.

Tu veux fondre en larmes, mais ça t'est complètement impossible : la drogue, te fait éclater de rire. En fait, on arrive pas trop à discerner si tu cherches à pleurer, ou à rire... « B... Bienvenue chez... moi... ». ça y est, tu as ruiné ta réputation... Maintenant tu passes pour quoi, hein ? Un gay qui aime les paillettes, les poneys, les robes de princesse... Tu passes tes mains sur ton visage, dans tes cheveux... Le carnage, quel carnage... Tu as envie d'éclater en sanglots, mais tu n'y parviens pas... Nerveux, tu enlèves ton manteau. Qu'est-ce qui t'arrive, hein ? Tu as soudainement très chaud... Les effets secondaires, bien entendu... Ouais, mais t'as tellement chaud que tu enlèves ton pull. Et ton t-shirt. Et tu reviens devant lui. « J'suis pas gay, d'accord ? » Tu souris. C'est ça, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.. T'as vu ton appart ? Non, l'appart de Valkyrie, d'abord. Tu hausses les sourcils, et le dévisages. « En fait... j'en sais trop rien. » Et à nouveau, pendu à son cou, tu l'embrasses.

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Jeu 27 Déc - 23:37

Comment as-tu fait pour te retrouver avec un vampire entre les bras, hein ? Il s’est drogué, tu n’as pas réussi à l’en empêcher alors tu n’as pas à trop te torturer l’esprit de ce côté. Par contre, il a plongé dans tes bras et tu ne l’en as pas empêché. Tu aurais dû, tu le sais, mais tu ne l’as pas fait. Pourquoi ? Tu l’ignores. Tu n’arrives pas à comprendre pourquoi tu refermes tes bras sur lui, le maintenant contre toi. Il niche sa tête au creux de ton cou, ses cheveux te chatouillant. Tu ne devrais pas le garder contre toi, tu devrais le repousser. Tu lui demandes d’ailleurs de te lâcher sans pour autant que toi, tu le fasses. Tu es contradictoire. Tu veux qu’il te laisse en paix mais... En fait, tu es bien, avec lui dans tes bras. Dis-moi Samael, aurais-tu avalé quelque chose se soir pour avoir une telle pensée ? Non, apparemment mais. Alors qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu es étrange ce soir. Tout est étrange... La réponse qu’il te fait aussi. Ne las le laisser tomber, pas comme eux ? Tu arques un sourcil mais ne répond pas. De toute façon, qu’as-tu à répliquer à de telles paroles ? Pas grand chose. Alors le silence vaut bien mieux que toutes les paroles du monde. En plus, tu n’as pas reçu d’enseignement particulier pour faire la conversation à un drogué. La soirée promet d’être longue, très longue et tu le sais... Surtout qu’il s’amuse à jouer avec toi. Son souffle dans ton cou, ses doigts qui glissent sur toi, gagnant tes cheveux... Tu te raidis, ne sachant pas comment te comporter avec lui. Tu te mordilles la lèvre aussi. Tu devrais le repousser, tu le sais, alors qu’attends-tu ? Tu ne sais pas. On pourrait penser que tu en profites mais ce serait bien mal te connaître. Tu ne l’aimes pas ce vampire, tu as juste réussi à ne pas le détester. Mais tu frissonnes tout de même lorsque tu sens ses lèvres sur ta peau... Ta cape à capuche ne te protège pas d’un tel comportement, malheureusement pour toi. Il faut que tu sois plus ferme ! Mais tu n’y arrives pas, tu le laisses jouer avec ta peau. Tant qu’il ne te mord pas, tu n’as aucune raison de te montrer agressif, n’est-ce pas ? Oui. Il finit par venir souffler sur tes lèvres... Tu ne bouges pas, apparemment impassible. Intérieurement, c’est plus compliqué. Mais tes pensées sont bloquées, tu leur interdis de divaguer. Tu te maîtrises, alors tu te contentes de l’observer, le laissant simplement reprendre la parole.

Besoin de quelqu’un pour le consoler ? Tu ris légèrement puis le repousse. N’importe quoi. Hors de question. Pour quoi te prend-t-il ? Une nounou ? Son doudou ? Tu n’es ni l’un ni l’autre. Il s’est drogué tout seul comme un grand, il s’en sortira tout seul comme un grand et ce n’est pas sa supplication qui te fera changer d’avis. Et pourtant, c’est bien toi qui fait les cent pas dans cette ruelle, nerveux. Il n’a pas besoin d’une nounou ? Peut-être pas, mais dans son état il est trop vulnérable pour que tu puisses l’abandonner à son sort. Tu aimerais bien le faire mais ta conscience te l’interdit. Depuis quand as-tu une conscience lorsque cela concerne quelqu’un de son espèce ? Depuis ce soir apparemment. C’est cette même conscience qui te ramène devant lui, qui te pousse à lui expliquer que soit tu le raccompagnes chez lui, soit tu l’abandonnes. Mais il n’a pas tellement le choix, puisque tu as d’ors et déjà décidé que tu le ramènerait sain et sauf dans un lieu où il serait relativement en sécurité. Pourquoi garder ce ton très doux ? Parce que... Tu ne sais pas, parce que tu ne cherches pas à le froisser, pas dans son état. Tu repars faire les cent pas, réfléchissant, inquiet, alerte. La nuit est dangereuse, les Chasseurs sont à l’affut et tu en as pleinement confiance. C’est pour cette raison que tu...

Tu t’inquiètes pour lui ??? Apparemment. Bon sang, Samael, reprends-toi ! Tu ne peux pas t’inquiéter pour un type comme lui, qui prend la fuite ! Et puis, tu as suffisamment des responsabilités comme cela, pas besoin de t’en ajouter d’autres. Et pourtant tu n’y peux rien, c’est plus fort que toi. Une nouvelle fois, tu reviens devant lui. Vous devez bouger, le lieu n’est pas idéal pour discuter, surtout que vous n’êtes pas loin du bar. Tu serais prêt à parier que l’autre barman a signalé la présence d’un vampire dans les parages, voir de deux s’il ne se doute pas de qui lui a éclaté la mâchoire. TU lui expliques le pétrin dans lequel vous pouvez potentiellement vous retrouver, espérant que cela suffira pour le faire bouger. Tu lui laisses le temps de comprendre ce que tu racontes, bien que tu sois désespéré. Qu’il est long à la détente ! Et il te sourit, cet idiot. Tu ne devrais pas t’inquiéter pour lui ? Oui, tu e sais parfaitement mais c’est plus fort que toi. Bande de pauvres cons ? Cette appellation te fait froncer les sourcils. En bon Chasseur que tu es, tu n’es pas d’accord avec les propos qu’il a sur tes camarades. Tu secoues négativement la tête, désapprobateur. Tu lui répliquerais volontiers que les vampires ne tuent pas toujours par nécessité mais aussi et souvent par envie ou manque de contrôle, sauf qu’il ne te laisse pas le temps d’en placer une, enchaînant encore et encore ses phrases. Quelle pipelette... Et plus il se répète. Tu sais, tu sais... Minute. Il pense que les Chasseurs ont tué Eléazar ? C’est lui qui est mort ? Tu ne sais pas, tu n’étais pas sur place et tu ne demandes pas l’identité des victimes. Tu as mieux à faire. Finalement, un soupir s’échappe de tes lèvres... Juste avant qu’il ne t’embrasse. Ta main fend l’air par automatisme, le frôlant sans le toucher. Sale gosse.

-Ne joue pas avec moi ! Je t’accompagne et rien de plus.

De toute manière, tu n’as pas tellement le choix : il t’attrape la main et t’entraîne à sa suite à travers les rues de la capitale de Cinis Luna. Tu lui emboîtes le pas, désespéré, rajustant ta capuche de ta main libre. Tu restes nerveux. Tu aimerais surveiller les faits et gestes de tes camarades, au moins savoir s’il y a quelqu’un dans votre zone, mais tu ne peux pas ressortir ton oreillette, ce serait trop suspect. Alors tu te contentes de surveiller les alentours, tu espères sincèrement que personne ne vous repérera. Toi, tu ne repères personne mais cela ne veut pas dire que la réciproque est vraie, c’est ce qui t’inquiète. Heureusement, vous finissez par disparaître à l’intérieur d’un immeuble en plein centre-ville. Tu retiens un soupir de soulagement en quittant la rue. Au moins, les risques sont quasiment nuls ici. Aaah, il te fait passer par les escaliers ! Quelqu’un de ton rang a droit à l’ascenseur, non mais oh ! N’importe quoi. Tu ne protestes pas, ce ne sont pas quelques étages qui te feront du mal. Tu le suis, jusque devant sa porte, après lui avoir laissé le temps de faire une pause. Petite nature. Et il te supplie carrément de rester avec lui. Tu secoues négativement la tête. Il est boucher ou charcutier ? Les deux dirais-tu. Hors de question.

-Il me semblait avoir été clair : je te ramènes puis je repars. Sur ce, au revoir.

Tu as sérieusement envie de le laisser là. N’es-tu pas curieux ? N’as-tu pas envie de découvrir ses petits secrets, si c’est réellement chez lui ? Oui, tu pourrais avoir cette motivation, c’est la raison pour laquelle tu ne peux t’empêcher de rester malgré tout et de jeter un coup d'œil par-dessus son épaule... Et ce que tu vois te fait soupirer de désespoir. Un bazar. Non, un bordel. N’importe quoi. Et on ose se plaindre que ta suite est en bordel, n’importe quoi, tu laisses juste traîner deux-trois affaires et bouteilles d’hydromel, rien de plus ! Tu es trop loin pour y voir quelque chose mais cela te suffit pour te décourager. Tu comptes tourner les talons mais il revient vers toi à ce moment là. Allons bon, que te veut-il encore ? Pas une bonne idée que tu entres ? Non, sans blague... S’il tient un minimum à ses secrets, qu’il te laisse en paix une bonne fois pour toutes. Tu comptes le laisser mais il ne t’en laisse pas le temps, venant t’embrasser. Mais quel ! Tu ne lui réponds pas, tu le repousses même au moment où il rompt le baiser. Assez ! Tu n’es pas son jouet, pas du tout, alors qu’il cesse d’agir comme si c’était le cas ! Tu t’essuies les lèvres du revers de la main, le foudroyant du regard. Saleté de vampire. Vampire... Pourquoi ne dis-tu plus sangsue, parasite ? Tu n’arrives pas à comprendre... Surtout que tu te sens légèrement mal de le repousser de cette manière. Tu le laisses fermer la porte, fulminant dans ton coin. Met définitivement un terme à cette mascarade ! Non, tu ne peux t’y résoudre... Il s’est trompé d’appartement ? Curieux, tu ne le crois pas... Et en plus il insiste pour te garder avec lui. Pff.

-Qu’est-ce que tu ne comprends pas quand je te dis qu’il faut que je parte ? Il faut que je te l’explique en quelle langue ? En Russe ? Bon sang...

Malheureusement pour toi, il n’en a pas fini. Au contraire, il t’attrape par la main et t’emmène avec lui. TU lui sors une corde, histoire qu’il puisse définitivement cesser son charabia ? Tu en meurs d’envie mais tu gardes tes réflexions pour toi. Cela vaudra mieux... Il t’embarque donc jusqu’à l’appartement d’à côté... Et te laisse entrer après avoir ouvert avec la clé initialement cachée sous le paillasson. Et là, quand tu découvres l’appartement... Tu ne peux retenir un léger rire moqueur. C’est... Rose. Cela fait très chambre de fille. Franchement. Et encore, ta chère petite sœur n’en est jamais venue à de telles extrémités. Fort heureusement. C’est... N’importe quoi. Tu aurais été plus à l’aise dans le bazar de la chambre précédente, si tu souhaites être sincère. Minute. Tu es entré. Et toi qui t’étais dit que tu partirais, c’est visiblement loupé. Mais tu ne peux t’empêcher de rire de la situation, de rire de l’air désespéré qu’aborde le vampire, même s’il éclate de rire. Bienvenue chez lui ? Ton rire redouble, et tu as bien du mal à te calmer. Te détournant de lui, essayant de reprendre tes esprits, tu inspires longuement une fois puis expires lentement. Bien, tu te calmes... Puis tu te retournes vers Mad... Qui se trouve être torse-nu. Tu arques un sourcil, perplexe. Oui ? Que lui arrive-t-il ? Il a chaud ? Il ne faut pas exagérer, il n’y a pas de quoi se retrouver dans cette tenue. Il n’est pas gay ? Tu ricanes légèrement. Non, là c’est trop tentant...

-Comme tu l’as avoué chez mes grands-parents, tu es bisexuel. Mais là, tu fais vraiment gay bisounours qui aime les petits poneys et les robes de princesse. Tu te travestis aussi ?

Tu souris franchement, faisant des efforts pour ne pas rire à nouveau. Non, allez, finies les bêtises, il faut que tu partes. Minute, pardon ? Il n’en sait rien en fait ? Tu te calmes et arques à nouveau un sourcil... Avant d’écarquiller les yeux lorsqu’il revient t’embrasser. Alors tu te figes, surpris. Il recommence, encore. Qu’es-tu censé faire ? Le repousser, évidemment. Seulement... Là, dans son état... Au final tu fermes les yeux et répond à son baiser, doucement, presque tendrement. OMG, Samael, te rends-tu comptes de ce que tu fabriques ? Oui, évidemment que tu t’en rends compte. C’est n’importe quoi. C’est vraiment n’importe quoi. Et pourtant tu ne résistes pas à l’appel de ses lèvres. Tes mains viennent attraper ses épaules, tu le fais reculer jusqu’à le coincer contre un mur. Stop, stop ! Tu vas faire des bêtises ! Tu dois t’arrêter, tout de suite ! Mais tu ne le fais pas, tu réponds à cette pulsion qui te guide, tu réponds à ces sensations qui se propagent en toi... Le contact de tes mains sur sa peau t’électrifie, il ne faut pas que tu réagisses ! Mais pourtant tu ne fais pas le moindre effort pour lui résister. Tes mains glissent de ses épaules pour redescendre sur son torse, parcourir son ventre... Avant que tu rompes le baiser, histoire de reprendre une bouffée d’air. Ton souffle se pose quelques petites secondes sur ses lèvres, les tiennes si proches des siennes, tentatrices... Mais pas le temps de plus réfléchir : tu reviens quasiment aussitôt à l’assaut de ses lèvres. Pourquoi ? Parce que tu en brûles d’envie, parce que... Parce que. Point. Sauf que cette fois, tu es bien moins doux. Cette fois, c’est plus brutal, c’est plus fougueux. Tu te perds, jeune homme... Reprends-toi ! Mais, au fait... N’as-tu pas une idée derrière la tête pour agir de cette manière ? Si, bien évidemment... Il faut s’en douter. Alors tu fais ce que tu as à faire. Tes mains se baladent quelques instants sur sa peau, dessinait tout ce que tes mains effleurent, touchent, caressent... Puis elles remontent pour venir attraper ses poignets que tu viens plaquer contre le mur. Piégé. Piégé le vampire. Tu restes pourtant encore un peu pendu à ses lèvres, juste quelques secondes... Avant de te reculer, plongeant ton regard dans le sien.

-Et voilà le travail. Vas-tu m’écouter ainsi ? Lâche-moi une bonne fois pour toutes. Si tu voulais jouer à ce petit jeu, tu n’aurais pas dû te droguer. Maintenant tu vas me faire le plaisir de cesser d’agir ainsi et d’aller te remettre de tes pilules. Je déteste voir les gens prendre la fuite devant leurs problèmes... Comme si je prenais la fuite devant les miens, comme si c’était une solution...

Ta voix est devenue un simple murmure... Tu en as peut-être un peu trop dit. Un peu trop... Enfin bon, de toute manière, n’importe qui peut savoir que tu as perdu tes parents, ton cousin et ta tante. N’importe qui peut savoir ce que tu as vécu. S’il ne s’est pas renseigné, tant pis pour lui. Tu restes là, quelques secondes, à observer ses yeux initialement bleus... Dois-tu te méfier de tels yeux ou devoir y voir quelque chose de bien ? Les yeux sont quelque chose de passionnant, captivant. Ils expriment tant et tant de chose... Et toi alors, les tiens, que disent-ils à cet instant ? Que tu as mal de voir quelqu’un dans son état, que tu as traversé des épreuves difficiles... Et ces ténèbres que sont tes iris, ne sont-elles pas là pour traduire celles qui existent en toi ? Peut-être, qui sait... Dans un soupir, tu finis par le relâcher... Il faut que tu t’en ailles, tu ne peux pas rester ici, tu ne veux pas t’imposer. Et le voir dans cet état ne te plait guère, qui plus est. Tu pourrais profiter de la situation si l’envie te prenait. Mais ce n’est bien évidemment pas ton genre, alors autant quitter les lieux au plus vite...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Lun 31 Déc - 1:12

Fuis, fuis, fuis. Court loin, ne te retourne surtout pas. Fuis chaperon, ne regarde pas par-dessus ton épaule, le loup n'est pas bien loin. Tu fuis Lyokha, tu fuis la vérité, la réalité, pour un monde parallèle. Un monde où tout est doux, un monde où tu accèdes par une simple pilule. Un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Un monde où tu n'as pas à te soucier de demain, pas plus que d'hier ou d'aujourd'hui. Un monde où tu peux vivre comme tu l'entends, reporter tes problèmes à quelques milliers d'années plus tard, ton monde. Ce n'est pas bien de prendre la fuite pourtant, tu ne fais que prolonger ta période de deuil, tu le sais parfaitement... Mais tu es si faible, et tu détestes ça, alors, tu cèdes à la drogue, comme bon nombre de fois. Tu te laisses aller, car ça fait du bien, simplement. Puis, se droguer, c'est mieux à deux ! Plus on est de fous, plus l'on rit pas vrai ? Alors, après t'être lamenté dans les bras de ton humain, tu décides de l'embarquer chez toi, à l'appartement. « Ne joue pas avec moi ! Je t'accompagne et rien de plus. » Qu'est-ce qu'il râle alors, ton humain ! Tu ne joues pas avec lui, tu lui montres tout ton amour et ta gratitude et tout ce qu'il veut bien. C'est pas méchant ! C'est juste... Étrangement humain. Beurk. Bref, tu lui chopes la main, et c'est parti ! Vous parcourez rapidement les ruelles et grands boulevards de Cinis Luna. Et si quelqu'un te voit avec l'intendant impérial, hein ? Rien à faire ! Tu n'en as strictement rien à faire.. C'est plutôt lui, qui a à s'inquiéter. Ahah ! Mais il est caché sous sa capuche, alors au final, il ne craint pas grand-chose, ton invité...

Finalement, vous arrivez devant l'immeuble. Luxueux, comme Valkychou les aime, pas vrai ? Oui, exactement. Vous entrez à l'intérieur, plus ou moins discrètement. Quel étage c'est déjà, le votre ? Ah oui, c'est vrai. Ascenseur ou escalier. Escalier bien sûr ! Tu ne fais même pas attention à ton hôte qui semble carrément outré. Bah quoi, un peu d'exercice ne lui ferait pas de mal hein. Et en plus, ça lui ferait comprendre ce qu'endurent les serviteurs et autres, lorsqu'ils ont mille allers-retours à faire par jour. Voilà, vous êtes arrivés. Petite pause, le temps de reprendre ton souffle... Et tu le supplies de rester avec toi, un peu plus longtemps encore. Juste pour cette soirée... Et puis, tout ce qui se passerait dans cet appartement resterait dans cet appartement, de toute façon ! « Il me semblait avoir été clair : je te ramènes puis je repars. Sur ce, au revoir. » Tu fais la moue, un court instant, avant de protester. « Mais nan, reste ! S'il te plaît... » Décidément, qu'est-ce qu'il lui faut pour qu'il comprenne le message ? Que tu te mettes à genoux, en train de ramper comme une larve pour le supplier de passer la nuit avec toi ? Non merci. Tu ne vas tout de même pas te rabaisser à ça, déjà que là, le niveau ne vole pas bien haut... Enfin, quoiqu'il arrive, tu ouvres la porte de ton appartement. OMG. OH MY GOD. Le méga bordelbazardelamortquituelamortellemême. Non, il ne faut surtout pas qu'il entre là-dedans. Déjà car il risquerait de se couper, de se brûler, voire même de s'étrangler. Et en plus car il y a bien trop de petits éléments sur toi qui pourrait le conduire à découvrir la véritable identité du Mad Hatter. Ce qui serait une vraie catastrophe, tu en conviens.

Quoi, il s'en va quand même ? Mais heu ! Tu refermes brusquement la porte, alerte. Bon, bon, bon. Il faut que tu le retiennes, tu dois le retenir ! Tu le veux, pour toi, cette nuit. C'est quand même dingue, la manière dont la drogue t'a fait changer d'humeur... Tu es passé de vampire hors de lui et complètement bousillé à un ours mal léché complètement perché. Tu ne veux vraiment pas le laisser partir, qu'il le comprenne, bon sang... Du coup, tu viens l'embrasser. Il ne te répond même pas. Il est méchant même, puisqu'il te repousse. Conna*d. Tu ne dis rien, tu fais juste une drôle de tête, comme celle du chat potté. Tu es triste, vraiment, qu'on te repousse ainsi... Tu es tellement instable sur le coup... Il te foudroie du regard. S'il pouvait, il serait certainement en train de te tuer. Mais non, tu es trop fragile sur l'instant. « Qu'est-ce que tu ne comprends pas quand je te dis qu'il faut que je parte ? Il faut que je te l'explique en quelle langue ? En Russe ? Bon sang... » En russe. Quelle délicieuse idée. Mais non, ce soir, tu n'as pas envie d'entendre du russe, tu n'as même pas envie de réfléchir... Tu veux juste... Tu veux quoi au juste ? Être avec lui. Seulement ? L'embrasser. T'es sûr que c'est tout ? Ouais, bon, c'est bon, on a compris. Enfin, tu dois encore le retenir, donc tu le tires jusqu'à l'appartement du fond. Tu sais que c'est une des nombreuses planques de Valky, alors, ça devrait faire l'affaire.

OM MY GODNESS. Lorsque tu rentres c'est juste. L'apocalypse. L'appartement est rose bonbon, il y a des trophées pour championnat d'équitation, des rubans de partout, des trucs de fille, de princesse de... Beurk. Tu veux vraiment renvoyer tout ce que tu as dans l'estomac, sauf que tu n'as rien dans l'estomac. Et tu passes pour quoi toi maintenant au juste, hein ? Tu es juste désespéré. Et l'autre éclate de rire. Tu lui souhaites la bienvenue chez toi, et les éclats de rire redoublent. Omg. Tu viens de bousiller ton image auprès des Tudors, bravo. Déjà qu'elle était pas bien dorée, là, c'est le pompon. Bon, c'est pas que, mais tu as hyper chaud toi ! Alors, tu te retrouves torse nu, sans trop savoir pourquoi. Toujours est-il que c'est bien mieux ainsi ! Tu en profites pour insister sur le fait que tu n'es pas gay, pas du tout. Il ricane. Sale gosse. « Comme tu l’as avoué chez mes grands-parents, tu es bisexuel. Mais là, tu fais vraiment gay bisounours qui aime les petits poneys et les robes de princesse. Tu te travestis aussi ? » Voilà ce pour quoi tu passes, précisément. Tu souris un peu, à la fois gêné, et amusé de la situation. Battant des cils comme une donzelle, tu te reprends, et réponds, comme mélancolique. « Comment as-tu deviné ? Oui, je me travestis. Et après, ça te dérange ? J'sais pas, je trouve ça amusant, pas toi ? J'sais pas, j'ai toujours rêvé de m'appeler Epraviska. Tu sais le r, comme Eprrrrrrraviska. Graou. » Par Rod, tu te rends compte du ridicule que tu te tapes ? Franchement quoi... Qu'il t'assomme, qu'il t'empêche de raconter plus de bêtises, c'en devient vraiment... Pfiou.

Enfin, plutôt que de t'assommer, il peut aussi t'embrasser. Mais toi, tu ne demandes pas la permission, tes lèvres se plaquent contre les siennes sans préavis. Mais. Mais. WTF pourquoi est-ce qu'il se fige à chaque fois comme ça hein ? Il est méchant ! Il est surpris aussi. Mais. Il te répond ? Ah bah oui, il répond à ton baiser ! C'est magueunifique ! Il est si doux, tout le contraire de toi en temps normal... Il te saisit par les épaules, et vient carrément te coincer contre un mur. Ses mains glissent sur ta peau si froide, si pâle, il te fait frissonner, et tu veux toujours aller plus loin. Mais tu le laisses faire, plus que docile. Il rompt le baiser un instant, court instant où vos souffles se mêlent, et il revient t'embrasser. Il est brutal, fougueux, sauvage. Il est tout ce que toi, tu es, quand tu veux jouer. Bien entendu, tu lui réponds, fermant les yeux, te laissant simplement guider comme un pantin. Tu te laisses totalement faire, tu n'es qu'un jouet, entre ses mains. Il peut jouer, te briser. Tu es inconsciemment à sa merci, et tu n'essayes même pas de reprendre le dessus. Il chope tes poignets, te garde prisonnier, et tu apprécies ce contact. Malheureusement, il se recule trop vite, tu avances, et c'est là que tu te rends vraiment compte du mot piéger. Il t'a piégé. « Et voilà le travail. Vas-tu m’écouter ainsi ? Lâche-moi une bonne fois pour toutes. Si tu voulais jouer à ce petit jeu, tu n’aurais pas dû te droguer. Maintenant tu vas me faire le plaisir de cesser d’agir ainsi et d’aller te remettre de tes pilules. Je déteste voir les gens prendre la fuite devant leurs problèmes... Comme si je prenais la fuite devant les miens, comme si c’était une solution... » Le lâcher une bonne fois pour toute ? Il en est hors de question, il devrait le savoir. Pas dû te droguer ? Mais bordel, tu fais ce que tu veux ! Prendre la fuite... Oui, tu prends la fuite. Mais tu as tes raisons. Ses problèmes à lui, ce sont ses affaires, pas les tiennes. Chacun sa manière de régler les choses, après tout.

Ce qu'il te dit t'énerve, puisque au final, il fait comme les autres. Il joue son bon moralisateur, alors qu'il ne connaît rien de la vie. Il a perdu ses parents, son cousin, sa tante. Toi, tu as perdu mille fois plus. Il essaye d'être gentil, de t'aider. Mais tu n'as pas envie de l'écouter. « Parce que tu n'es pas en train de jouer, toi ? Tu t'es toujours montré sincère avec moi ? On sait l'un comme l'autre que t'en as rien à faire de moi, comme les deux tiers de la population de cette planète. Si tu fais tout ça, c'est juste pour avoir bonne conscience. Que j'crève ou que j'vive, au final, ça changera quoi à ta banale routine d'intendant impérial, hein ? Ça changera rien. Sauf peut-être à ta notoriété. Dire que t'as détruit le Mad Hatter, là, t'auras l'air brillant, c'est sûr. T'iras en revanche pas dire que tu m'as aidé, puisque je me répète, ce n'est qu'une question d'avoir la conscience tranquille. » Tu as débité tout ça en étant d'une lucidité incroyable. Un ton monotone, les mots qui s'enchaînent... Tout est parti avec tant de fluidité qu'on aurait pu croire que c'était un discours préparé à l'avance. Il n'en est rien. Tu es juste froid, et sincère, sur l'instant. Tu es vraiment un enfoiré quand tu t'y mets ! Mais après tout, il n'y a que la vérité qui blesse, pas vrai ? Tu forces sur tes poignets, jusqu'à ce qu'il cède. Ceci fait, un petit sourire en coin, tu te dérobes pour aller vers une petite table, plus loin. Une demi-heure que tu as pris la petite pilule, et ça ne fait déjà presque plus effet. Il va falloir que tu en parles au revendeur, que tu le frappes cette fois, pour qu'il comprenne. Tu payes pas la somme que tu payes pour des bonbons pour gamin. La question est désormais, est-ce que tu en reprends une, ou pas ? Non. Il ne faut pas fuir les problèmes, comme l'autre le dit, alors, tu ne vas pas fuir, pas dans la drogue en tous cas. Tu ouvre donc une bouteille d'alcool fort, prenant deux verres. Un pour toi, un pour lui. Il est libre de partir s'il veut, tu ne le retiens pas. Un fin sourire collé aux lèvres, tu viens le déposer sur la table de chevet. « J'ai peut-être tort d'agir comme je le fais. Peut-être que je devrais te virer d'ici à coup de pied au cul, et crois-moi, ce serait mérité. Pourquoi je le fais pas ? J'en sais rien. Peut-être parce que tu es différent des autres. Peut-être car je ne me sens tout simplement pas bien, et que je suis un peu perdu, aussi. Peut-être car, t'es pas qu'une poche de sang, t'es bien plus. » tu marques courte pause, baissant un peu les yeux qui jusque là, étaient rivés sur sa personne. « Peut-être aussi car je ne me suis pas intéressé à un 'simple mortel' depuis des années déjà et que, cet humain en question refuse de me céder. » Tu ricanes légèrement, ironique. C'est vrai, il refuse de te céder. Et d'un côté, c'est ce qu'il y a de mieux pour sa santé mentale.

Tu portes ton verre à hauteur, comme pour trinquer, avant de boire une gorgée de la boisson. Tu réfléchis, tu marches, machinalement, essayant de faire le vide dans ton esprit pour ne pas retomber dans cet état de dépression le plus lourd. Tu regardes un instant l'extérieur, par la fenêtre. Puis tu viens t'asseoir devant la cheminée, sur un fauteuil. « Tu es libre de partir, je ne te retiens pas plus longtemps. Je suppose que tu as bien plus important à faire que de t'inquiéter pour quelqu'un comme moi. De toute façon, la compassion, tout ça, c'est de la conn*rie. Tu peux y aller, je ne vais pas te retenir ici contre ton gré. Et puis, c'est ce que tu voulais. Que je te lâche une bonne fois pour toute. » Tu soupires à nouveau, et récupère sur la table, l'avis de décès que la propriétaire a reçu en même temps que toi. Tu chopes ton briquet dans ta poche, et tu le regardes s'embrasser, entre tes doigts. Puis, avant de te brûler, tu balances le reste dans la cheminée. Tu contemples le ballet des flammes, danse de feu. Et une nouvelle fois, tu reprends ton verre pour une nouvelle gorgée. Plus rien ne le retient ici, la porte est grande ouverte, s'il veut t'abandonner. Une des seules personnes qui arrive à te dire non clairement, sans changer d'avis. Ça devrait t'amuser, pas vrai ? Bien sûr, que ça t'amuse. Mais ce soir, tout particulièrement ce soir, tu n'as plus envie de jouer.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Sa-Par
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Lun 31 Déc - 14:57

Finalement, tu te retrouves à l’intérieur, dans un immeuble du centre-ville. Tu l’as cherché, tu ne voulais pas laisser l’autre seul. Pourquoi vas-tu jusque là ? Samael, cela ne te ressemble pas d’agir de cette manière avec un vampire... Seuls les humains et les sorciers ont, normalement, droit à ce genre de réaction de ta part. Pas les Créatures des Enfers. Alors pourquoi ? Tu ne sais pas. Ou ne veux-tu pas savoir ? La limite est bien faible. Tu ne veux pas creuser plus loin, tu agis et point. Les questions, tu sais que tu te les poseras plus tard, bien plus tard. Lorsque tu en auras envie, autrement dit dans très longtemps, sûrement. Tu n’es pas du genre à te remettre en question à tout vas. Tu sais que bien des choses sont étranges chez toi mais tu es ainsi, le temps t’a formé pour devenir celui que tu es alors comment pourrais-tu bien changer ? Ce soir, tu ne cherches pas à le savoir, tu as plus important à faire : ramener un vampire chez lui, à l’abri des chasseurs. Ahah. Faut-il te rappeler que tu en es un, toi aussi ? Non, inutile, tu le sais parfaitement. Et pourtant tu veux le protéger de tes camarades... Ne serais-ce pas vu comme une traîtrise ? Si, sans doute... Mais tu ne réfléchis pas tant en ces termes. Ce n’est pas une cible principale alors qu’est-ce que cela changerait, que tu le laisses mourir ou que tu l’aides ? Réflexion toute opposée à ton honneur de Chasseur : une sangsue de moins, c’est toujours cela de gagné. Mais il faut croire que, avec lui, c’est différent... Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Tu n’arrives pas à faire comme s’il était n’importe quel autre vampire...

Il faut que tu partes. Tu veux le laisser, il ne faut pas que tu restes en sa compagnie. C’est trop perturbant, tu ne te reconnais pas et, quelque part, tu as peur de tes réactions. Alors il a beau te supplier de rester, tu refuses, lui rappelant les paroles que tu as eu tout à l’heure : tu le ramènes puis tu pars. Tu comptes bien t’y tenir, malgré sa moue, malgré ses protestations. Tu ne veux pas rester. Et pourtant, au lieu de tourner les talons tout de suite, tu restes quelques secondes, jetant un regard curieux à l’appartement. Ou plutôt, au bordel qui s’y trouve. Ouh là... Très bien, tu notes mentalement que plus personne n’a intérêt à dire que ta chambre est en bazar. Surtout que tu ne laisses que rarement beaucoup de choses traîner. Tu es plutôt du genre organisé... N’empêche que c’est relativement impressionnant de voir tout ce qui traîne chez l’autre. Il y a tellement de choses que tu ne sais pas quoi regarder pour te donner un indice sur la véritable identité du vampire. De toute manière, tu sais que tu es trop loin pour voir quoi que ce soit. Allez, ne reste pas planté là, va-t-en avant de changer d’avis et de te laisser guider par ta curiosité. Tu sais bien que la curiosité t’attire des ennuis.

Tu vas donc partir, mais tu n’en as pas le temps qu’il referme la porte... Et il vient t’embrasser. Mais quel ! Tu te figes, tu ne lui réponds pas... Et tu le repousses même, le foudroyant du regard. Assez ! Tu n’es pas son jouet ! Et surtout, tu n’as pas la moindre envie de continuer à subir ses sautes d’humeur. En quelle langue faut-il que tu lui dises que tu veux t’en aller ? En russe ? Il te l’a dit : ton accent est horrible. Mais si c’est ce que tu dois faire, alors tu le feras. Tu n’obtiens même pas de réponse : il te tire simplement jusqu’à un autre appartement plus loin. Il te fait entrer... Et là, c’est plus fort que toi : tu ris. C’est... Rose. Il y a des nœuds, des coupes, des robes... C’est... Ahah. Non, définitivement, c’est trop drôle ! Et vu l’air désespéré du blondinet, tu ne peux que continuer à rire. Bienvenue chez lui hein ? Tu n’y crois pas trop mais ton rire redouble. Le pauvre, tu es méchant avec lui. Mais tu n’y peux rien, c’est juste... Trop fort. Il va en entendre parler pendant longtemps, si tu continues à le croiser régulièrement ! Allez quoi, essaye de te calmer. C’est bien difficile de faire abstraction de tout ce qui t’entoure, mais tu te maîtrises tout de même un minimum, résultat, après quelques secondes à regarder ailleurs, tu parviens enfin à te calmer. Pas trop tôt. TU peux enfin lui faire face... Et tu arques un sourcil, constatant qu’il est torse-nu. Oui ? Ah, et il n’est pas gay. Tu ricanes légèrement. Il t’a fait entrer dans un appartement rose correspondant à une princesse, il se met torse-nu devant toi... Mais non, il n’est pas gay. Tu ne retiens pas ta réplique, trop amusé. S’il ne l’est pas, il en a l’air. Et il se travestit aussi, non ? Tu es ravi de lui arracher un sourire. Il l’a cherché. Et il joue bien le rôle en plus. Tu ris un peu plus à chaque parole qu’il prononce, et il recommence avec ses r roulés. Ah la la...

-Je retiens, princesse Epraviska. Je retiens...

Tu ne vas pas le lâcher avec ce surnom. Princesse. Génial ! Et là, peu importe qu’il soit drogué ou pas, tu le lui ressortiras à coup sûr ! Seulement, tu n’as pas tellement plus le temps de t’amuser avec lui puisqu’il revient t’embrasser. Ses lèvres sur les tiennes... Tu te figes, une fois de plus. Tu devrais le repousser ! Oui, tu devrais ! Seulement, cette fois, tu n’en as pas envie. Alors cette fois, tu cèdes. Tu lui cèdes, tu cèdes à tes envies aussi... Et tu lui réponds, doucement, tendrement. N’importe quoi. Et depuis quand as-tu envie de l’embrasser, toi ? Tu n’en as pas la moindre idée, mais tu n’en as pas grand chose à faire sur le coup. Il y a juste lui qui compte. Ses lèvres contre les tiennes, sa peau sous tes doigts... Les yeux fermés, tu le fais reculer jusqu’à le plaquer contre un mur. Il est à ta merci, ne s’en rend-t-il pas compte ? Apparemment pas, vu combien il se montre docile avec toi... Arrête Samael, tu es en train de faire une bêtise ! Et pourtant tu t’y accroches, à cette bêtise. Tu t’y accroches trop... Tu te recules juste quelques instants, le temps de reprendre ton souffle... Le sien se mêle au tien, jusqu’à ce que tu repartes à l’assaut de ses lèvres. C’est plus brutal, c’est plus fougueux. Plus... Passionné ? Il ne faut pas exagérer non plus. Il te répond, c’est tout ce que tu demandes. C’est tout... Tes doigts parcourent sa peau, à ton rythme. Tu te sens curieusement à l’aise ainsi... Mais n’oublie pas que si tu l’as amené là, ce n’est pas pour ton bon plaisir. Enfin, pas uniquement. Tu dois bien te résoudre à aller jusqu’au bout de ton plan, alors tes mains glissent à nouveau le long de ses côtes, repassant sur ses épaules... Puis elles glissent le long de ses bras, jusqu’à venir attraper ses poignets que tu plaques alors contre le mur. Tu l’as piégé. Tu profites juste encore quelques secondes de la situation... Et enfin tu te recules.

Tu lui expliques ce que tu as sur le cœur, ce que tu as besoin de lui dévoiler. Tu n’aimes pas le voir se droguer, tu n’aimes pas voir les gens fuir. Toi, tu ne fuis pas devant tes responsabilités, tes ennuis ou tes peines. Tu fais face, la tête haute. La fuite n’est pas une option. Alors oui, peut-être qu’il va prendre tes paroles pour une leçon de morale mais c’est ce que tu penses sincèrement. Et encore, tu es calme, tu es doux dans tes propos. Tu pourrais te montrer agressif, le secouer afin de lui remettre un peu les idées en place. Tu t’y refuses. Il répond à tes propos, tu fais attention à ce qu’il va bien pouvoir te répondre. Si tu n’es pas en train de jouer ? Si, peut-être un peu. Et non, en effet, tu n’as pas toujours été sincère avec lui. Si tu ne l’as jamais été ? Tu aimerais bien t’en convaincre mais tu sais que tu te mentirais. Tu n’aimes pas mentir, sauf lorsque tu juges que c’est nécessaire. Et la suite... Dis-moi Samael, quelle est cette lueur qui fait son apparition au fond de tes prunelles ? Cela ressemble à un étrange mélange d’indignation, de colère et de peine. C’est étrange... Cela te touche qu’il pense que tu n’en as rien à faire de lui, qu’il pense que sa vie n’est pas importante à tes yeux ? Il a pourtant raison : qu’est-ce que cela changerait, que le vampire soit mort ou en vie ? Fondamentalement, rien. Et même, tu aurais pu souhaiter sa mort. Et pourtant... Tu ne peux que baisser les yeux, réfléchissant à la meilleure manière de lui répondre...

-D’accord, je ne suis pas toujours sincère mais je sais l’être aussi, parfois. Et dans ce cas, permet-moi je te signaler une chose. Si je n’en avais rien à faire de toi, je ne serais même pas intervenu lorsque tu t’es écroulé devant le bar, tout à l’heure. Je t’aurais laissé là-bas, à la merci des Chasseurs. Ne me sort pas le prétexte que j’ai agis de cette manière pour avoir la conscience tranquille, car c’est faux.

Il est un vampire. Les vampires, Leo les élimine, Samael ne se soucie pas d’eux. Mais pas ce soir. Qu’il l'interprète comme il le souhaite, tu as été sincère. Tu as d’ailleurs plongé ton regard dans le sien, lors de ta dernière phrase. Il force sur ses poignets, tu refuses de le lâcher. Pas encore, juste quelques secondes. Juste le temps de lui rappeler, une fois de plus, qu’il reste à te merci. Mais tu finis par céder et le laisser récupérer ses poignets. Tu le suis du regard, sans dire un mot de plus. Tu l’observes sortir une bouteille d’alcool et deux verres. Deux ? Il croit réellement que tu vas rester ? Pourtant, tu n’as de cesse de lui répéter que tu comptes le laisser là. Il est infernal... Il sourit encore, te regardant, reprenant la parole. Tord d’agir comme il le fait ? Oh oui, et il n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait. Il ignore tant de choses te concernant... Tout le monde ignore beaucoup de choses sur toi, de toute manière. Tu es une énigme sans vouloir réellement l’être. Alors pourquoi ne te vire-t-il pas de là, si c’est ce qu’il devrait faire ? Tu es différent ? Ahah. Pas qu’une poche de sang, bien plus ? Oui, bien sûr, tu es juste un grand cru. Ton regard s’obscurcit. Oui, tu es spécial, mais pour des raison que tu n’aimes pas. Que tu n’aimes absolument pas. Silencieux, tu le laisses continuer. Voilà des années qu’il ne s’était pas intéressé à un "simple" humain ? Tu serres un peu les dents. Oui tu lui résistes, mais c’est ton rôle. Il ricane et toi tu glisses une main sur ton front. Celle-ci termine dans tes cheveux, retirant enfin ta capuche au passage. Oh là, cette manière dont tu le regardes... Avec un tel regard noir... Voilà qui est un bien mauvais présage...

-Tu sais quoi ? Je crois que ce simple humain a attiré ton attention par ce sang qui coule dans ses veines. Parce qu’il est un Tudor, tout simplement. Avec tout ce que cela implique : la malédiction familiale, son rang, ses responsabilités. Garde tes paroles pour toi, cela vaudra mieux que de sortir des idioties. Tu sais très bien pourquoi tu t’intéresses à moi, je le sais aussi bien que toi.

Toi qui étais doux, tu as viré légèrement agressif. Pourquoi donc ? Qu’est-ce qui a bien pu t’arriver pour que tu réagisses ainsi ? Peut-être parce que, de ton point de vue, on ne peut pas s’intéresser à toi. À qui tu es réellement. Il y a toujours une question d’intérêt, quelque part. Toujours. Sauf pour ta propre famille et les rares personnes en qui tu as réellement confiance, et celles-ci sont si peu nombreuses qu’elles se comptent sur les doigts de la main... Alors lui, il sait très bien pourquoi il s’intéresse à toi. Il y a son intérêt. Et tu détestes cela. Tu détestes toutes ces choses qui font que tu ne peux pas faire confiance aux autres. Tu n’es pas né de la dernière pluie et tu refuses de croire qu’il ne sait pas ce qu’il fait. Tu le regardes marcher, trop énervé pour bouger toi-même. Tu examines chacun de ses faits et gestes, jusqu’à ce qu’il vienne s’installer dans un fauteuil, devant la cheminée. Bien sûr que tu es libre de partir, il ne pourrait pas te retenir contre ton gré. Mais as-tu réellement plus important à faire que de rester avec lui, que te de faire du soucis pour lui ? Hé bien... Trois choix s’offrent à toi : repartir dans les rues, en solitaire, et finir la nuit dans un bar, rejoindre les Chasseurs ou rester avec lui. Tu n’es pas d’humeur à voir beaucoup de monde, tu préfères les petits groupes alors les bars, c’est à oublier. Une traque ? Tu as une proie sous ton nez et pourtant tu n’as pas envie de l’éliminer. Tu as beau avoir ton équipement sur toi, tu ne tiens pas à partir en chasse. Veux-tu donc rester avec lui ? Pas spécialement... Tu es rien compliqué...

-Ouais... De toute manière, tu n’es pas assez en forme pour me retenir. Mais...

Quoi mais ? Qu’as-tu ? Rien. Tu ne peux pas partir, tu ignores encore où en sont les Chasseurs et comme rien ne te garantis qu’il va être un sage vampire et rester là toute la nuit... Il faut que tu restes. Curieuse réflexion. Te rends-tu compte que c’est n’importe quoi ? Oui, mais si tu devais agir selon un coup de tête, tu claquerais la porte et disparaîtrait dans les rues. Tu ne peux pas te permettre une telle réaction alors tu restes. Tu as commencé à veiller sur lui, tu dois finir ton travail. Et, peut-être que, quelque part, tu n’es pas si pressé que cela de partir... Même si tu t’es énervé, même si pour toi, il n’y a et aura toujours que de l’intérêt qui le pousses vers toi... Que fais-tu donc ? Tu retires ta cape, ton manteau aussi, et dépose les deux sur le porte manteau. Tu n’allais pas rester couvert comme en extérieur quand même. Tu te mets donc à ton aise. N’importe quoi... Tu te baffes mentalement, désespéré d’en arriver là pour... Ça. Pour Mad, cet idiot de vampire qui t’a déjà laissé deux belles cicatrices... Tu devrais le haïr, non pas le soutenir, non pas avoir de la compassion pour lui... Mais il faut croire que tu ne fais rien comme les autres... Le problème vient-il de lui ou de toi ? Des deux, sans doute. Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres puis tu te déplaces jusqu’à lui, posant les mains sur les accoudoirs, de part et d’autre de lui, tandis que tu te penches. Ton regard sombre plonge dans le sien, d’azur. Et tu ne bouges pas durant quelques secondes. Ton visage est proche du sien, si proche... Mais tu te forces à rester neutre. Jusqu’à ce qu’un sourire fasse son apparition sur tes lèvres.

-Tu veux que je sois sincère ? Je n’ai rien de prévu pour cette nuit. Alors quitte à perdre mon temps, autant que ce soit en te surveillant. Mais si tu veux pleurer, oublie-moi, je ne te servirai pas de doudou. Prend un coussin ou n’importe quoi d’autre, je n’ai aucun vêtement de rechange.

C’est idiot. Profondément idiot. Mais c’est vrai d’un côté, tu n’es pas d’humeur à lui servir de doudou. Tu as ta fierté après tout. Sur cette mise au point, tu vas te verser un fond d’alcool dans le verre vide. Hum... À l’odeur, c’est quelque chose de fort. En fait, tu te ravises et repose le tout à sa place. Pas besoin de boire, tu as besoin de rester lucide en toute circonstance. C’est ta manière de vivre. Tu préfères aller t’asseoir et fixer le feu, ces flammes qui montent dans les airs... Que fais-tu là, sincèrement ? Tu ne sais pas trop... Tu le surveilles, tu essayes de t’arranger pour qu’il ne ressorte pas cette nuit. Te rends-tu comptes que tu aurais pu aller jeter un coup d'œil à l’autre appartement ? Oui, mais tu ne l’aurais pas fait. Ce n’est pas ton genre, pas du tout. Alors finalement tu restes. Parce qu’il est perturbé, plus ou moins vulnérable... Et parce que quelque chose en toi t’interdit de le laisser. Ta conscience ? Non, certainement pas. Quoi alors ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus... Tout devient tellement confus avec lui... Mais dans tous les cas, ton choix est fait : tu restes jusqu’à nouvel ordre... Pour le meilleur ou pour le pire ? Cela, seul le temps le dira... Et quand on sait que les choses tournent étrangement avec lui... Voilà qui promet.
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Mar 1 Jan - 20:18

« Je retiens, princesse Epraviska. Je retiens... » Super. Non, franchement, super. Tu viens de lui donner l'occasion de trouver un autre surnom. Princesse Epraviska. Tu fais pitié Lyokha, sincèrement, tu fais pitié. Et ce surnom, que tu sois sous l'effet des petites pilules ou non, tu sais parfaitement qu'il trouvera moyen de le ressortir, si tu le recroises. Enfin... Tu reviens l'embrasser, car ses lèvres te manquent déjà, car tu veux te rattraper, t'excuser peut-être aussi un peu. T'excuser de quoi ? D'avoir avalé une pilule, devant ses yeux. Lui, est pas dans ton trip, alors, tu veux qu'il t'excuse. Mais, est-ce réellement tout ? Malheureusement pour toi, non. Tu ne cherches pas son pardon. Tu cherches aussi à être sincère, pour une fois. Pour la première fois depuis que tu le connais... Chez les Hare, ce n'était qu'un jeu. Passer pour le méchant vampire en quête de rédemption, le méchant vampire qui devenait si doux à son contact. Non, tout cela, ce n'était que de la pure conner*e. Là, inconsciemment, tu essayes vraiment d'être sincère. Gentil. Doux. Humain. Tu n'aimes pas du tout ça, mais ton état actuel, piteux état, ne te permets pas d'agir selon ta bonne volonté. Tu regrettes de t'être drogué, tu vois où ça te mène ? Terrible. Tu ne sais pas qui de toi ou lui, a rompu en premier le baiser, mais il t'embrasse à nouveau, sauvagement. Tu ne peux que répondre à ses avances, même si c'est quand même toi qui l'a poussé au crime. Il en profite d'ailleurs pour te piéger contre un mur. Tu t'es fait avoir, comme un bleu.

Ô lucidité, ô désespoir. Ça y est, tes petits bonbons ne font plus effet. Malheureusement, dirais-tu. L'autre te parle de sincérité, il te dit qu'il n'aime pas voir les gens prendre la fuite devant leurs problèmes. Mais bon sang, qui est-il pour te sermonner comme ça ? C'est pas un grand moralisateur dans son genre qui va t'aider, et ça a même plutôt tendance à t'énerver. Mais tu gardes ton calme, car rien ne sert de s'énerver. Car tu es trop faible pour t'énerver. Car tu risques de lui faire beaucoup, beaucoup de mal si tu t'énerves. Alors, tu préfères utiliser les mots, tels des lames dégoulinant de poison. Tu les aiguises, tu vises, et tu perces ta cible en plein coeur ; ses yeux, regarde donc ses yeux. On peut y lire de la colère, de l'indignation. Il doit te détester, pour ce que tu es. Mais au final, n'est-ce pas préférable ? Ce mortel est le seul à te rendre plus... Humain. Le seul avec qui tu as envie d'être sincère. Pourquoi ? T'en sais rien. C'est peut-être qu'un petit con comme un autre, mais tu n'as pas envie d'ouvrir les yeux pour t'en assurer. « D'accord, je ne suis pas toujours sincère mais je sais l'être aussi, parfois. Et dans ce cas, permet-moi je te signaler une chose. Si je n'en avais rien à faire de toi, je ne serais même pas intervenu lorsque tu t'es écroulé devant le bar, tout à l'heure. Je t'aurais laissé là-bas, à la merci des Chasseurs. Ne me sort pas le prétexte que j'ai agis de cette manière pour avoir la conscience tranquille, car c'est faux. » Il semble si sincère, à travers ses paroles. Et tu as tellement envie de le croire... Tu ne sais juste pas si tu peux. Alors tu flottes, entre ces deux limites que sont la méfiance et la confiance. Tu hésites à franchir le pas, tu danses d'un pied sur l'autre. En clair, tu hésites. Il ne serait pas intervenu ? Quelque part, il dit vrai. Il aurait pu te laisser crever devant ce bar... Enfin, crever. Tu aurais surtout été à la merci des Chasseurs... Minute, d'où il te sort ça lui ? Bonne question. Mais tu ne t'attardes pas là-dessus non. Alors il nie ? Il n'a pas fait ça pour avoir la conscience tranquille ? Pff. T'as même pas envie d'essayer de le croire, car tu as trop peur de t'y perdre. C'est préférable d'aller contre ses affirmations. Alors, tu reprends la parole, plus assuré encore que précédemment. « C'est ça, tu crois vraiment que tu vas me faire gober ça ? S'il te plaît, t'écorche pas, on me l'a déjà faite plusieurs fois celle-là. Et puis, si tu refuses d'admettre que c'est pour ta bonne conscience, y'a qu'une seule autre option : tu voulais j'te sois redevable. C'est bête, je dois rien à personne, et c'est pas près de changer. » Tu serres les dents. T'es méchant, t'y vas fort. Tu es toi quoi. Et puis, tu détestes l'effet qu'il a sur toi... Il te rend sincère, il te rend humain, il te rend tout ce que tu hais le plus !

Tu forces sur tes poignets. Il refuse de te lâcher. Il cherche la morsure ? Non, il finit par céder. Tant mieux, ça commençait sérieusement à t'agacer. Tu continues de sourire pour faire bonne figure, pour faire semblant que tu as encore un minimum de contrôle. La blague. Tu vas plutôt sortir une bouteille d'alcool et deux verres. Deux ? Ouais. Il boit, et il se casse s'il est pas content. Basta. Tu vas pas t'encombrer d'un humain. Un humain qui te rend faible... Vulnérable. Beurk, c'est dégoûtant, rien que d'y penser, tu t'énerves. Enfin, tu verses un peu du contenu de la bouteille dans ton verre, tu vas poser le sien sur la table de chevet, tu emportes le tien jusqu'à un fauteuil en face de la cheminée. Tout en se faisant, tu parles, encore. Il est différent, tu le sais, tu lui avoues. Tu es si sincère... Cruellement sincère. Limite méchant, blessant dans ta manière de lui dire la vérité. Qu'il te croit ou non, c'est désormais son problème. Il te jette un regard noir, un regard qui en dit long sur ce qu'il pense. Il est en colère. « Tu sais quoi ? Je crois que ce simple humain a attiré ton attention par ce sang qui coule dans ses veines. Parce qu'il est un Tudor, tout simplement. Avec tout ce que cela implique : la malédiction familiale, son rang, ses responsabilités. Garde tes paroles pour toi, cela vaudra mieux que de sortir des idioties. Tu sais très bien pourquoi tu t'intéresses à moi, je le sais aussi bien que toi. » Tu veux le plaquer contre un mur, lui faire ouvrir les yeux, lui crier dans les oreilles, lui faire comprendre sous la torture s'il le faut que tu es sincère. Il est trop attardé pour s'en rendre compte ou quoi ? Jamais, tu n'as presque jamais été sincère avec quelqu'un d'autre que toi-même. Il ne le sait pas, mais il pourrait au moins faire un effort non ? Son sang. Oui, au début, il n'y avait que ça qui t'intéressait réellement. Son sang. C'est pour ça que tu as commencé à jouer avec lui, que tu t'es bien amusé. Tant que tu avais le précieux nectar interdit, tout t'allait, t'aurais pu te plier en quatre pour pouvoir le mordre, encore une fois. Mais maintenant... Il faut croire que la mort d'Eléazar t'a fait relativiser. Ça t'a fait comprendre qu'il fallait profiter de la vie. Enfin, depuis quand tu penses comme ça toi, hein ? Sur le même ton que ce sale gosse, soit assez agressif, tu reprends alors la parole. « Et voilà, on y revient comme toujours... Ton sang, ton sang, ton sang. Encore ton sang. Mais quand est-ce que tu vas comprendre qu'il n'y a pas que ça, dans ma tête ? C'est pas parce que je suis un vampire, ou une sangsue comme il te plaît de nous appeler, que je ne m'intéresse qu'à ça chez les gens ! Bordel, ouvre les yeux un peu ! S'il n'y avait réellement que ton sang pour m'intéresser, je t'aurais déjà tué ! Ton rang, tes responsabilités, j'en ai rien à carrer ! Crois-moi, c'est pas ça qui fait la personne, j'le sais, je l'ai vécu. Alors, arrête de tout faire tourner autour de ton nom, comme ça... C'est complètement stupide... » Tu t'énerves, encore. Tes mots, lourds de sens, sont tombés comme une sentence rendue au prisonnier. Pourquoi dès que tu essayes d'être sincère, on te rebalance tout au visage, hein ? T'en sais rien, et ça, ça te tue vraiment.

Sans plus réfléchir, tu viens t'installer sur un fauteuil. S'il savait à quel point tu as mal au coeur... Tu essayes d'être sincère, et BAM, prends toi ça en pleine tronche. Enfin, tu prends une gorgée de ton verre, puis le reposant, tu lui expliques rapidement qu'il peut disposer, si c'est ce qu'il veut réellement. La porte est ouverte, tu ne le retiens pas, tu n'as pas envie de jouer. Tu as voulu être sincère, on ne te prend pas au sérieux, bien tant pis, tu ne vas pas ramper après un mortel. Tu attrapes l'avis de décès, le brûle, le jette au feu. Tu regardes les flammes le dévorer avec délice. Tu reprends ton verre, et bois à nouveau. Voilà quoi va ressembler ta soirée ; lamentations silencieuses et réflexions douloureuses autour d'un feu de bois. C'est bien, quel programme, franchement. « Ouais... De toute manière, tu n'es pas assez en forme pour me retenir. Mais... ». Tu hausses les sourcils un instant, dans un petit humph ironique. Qu'il se casse, il a assez fait de mal. Minute, il t'a fait du mal ? Non, enfin... Non. Tu dois l'oublier de toute façon. Mais quoi ? Qu'il se taille, basta. Sauf qu'il ne semble pas de cet avis... Non, pas du tout même. Il revient vers toi, se penche même sur ton fauteuil. Tu soutiens son regard, sans ciller. Et il te sourit... Il est vraiment étrange avec toi... Enfin, tu souris légèrement, à ton tour. Très légèrement, car tu as encore mal, sans vouloir l'admettre. « Tu veux que je sois sincère ? Je n'ai rien de prévu pour cette nuit. Alors quitte à perdre mon temps, autant que ce soit en te surveillant. Mais si tu veux pleurer, oublie-moi, je ne te servirai pas de doudou. Prend un coussin ou n'importe quoi d'autre, je n'ai aucun vêtement de rechange. » Tu souris un peu plus. Lui, ton doudou ? Non, certainement pas. Déjà, tu as ta fierté. Puis, ton ego en prendrait un sacré coup, si tu venais à t'apitoyer à nouveau, dans les bras d'un humain. De cet humain plus particulièrement. Tu ne réponds rien, il se redresse, et tu le laisses rôder, pensif.

Puis, finalement, silencieux, tu te relèves sortant furtivement de l'appartement. Tu as quelque chose à récupérer dans ton appartement, le tien, le vrai. Tu t'y glisses rapidement, jusqu'à récupérer un sac de papier blanc, et tu ressors de ton appart, revenant dans celui de Lucky. Voilà. Tu entres, tu fermes la porte derrière toi, et tu reviens vers l'humain, bien plus calme que précédemment. « Il me semble que je te devais quelque chose... » Bien sûr, il s'en souvient ? Il t'avait prêté une chemise et un pantalon, il y a de cela quelques jours. Ça n'a pas été bien difficile avec Lucky, de retrouver les mêmes vêtements en ville. Tu lui tends le sac, attendant qu'il le récupère, et une fois que c'est chose faite, tu glisses tes mains dans tes poches. Tu regardes ailleurs, puis par terre. Tu es mal à l'aise, car tu as à dire, mais tu n'oses tout simplement pas... Et bon sang, Rod sait que ce genre de comportement ne te ressemble pas... « Écoute, il faut m'excuser je... Je pars au quart de tour, et je sais que je suis un peu brusque parfois... Et, même si tu n'as pas forcément envie de me croire, si je te dis que je suis sincère, c'est que je le suis réellement... Et ça m'énerve parce que, ça me dépasse, ça nous dépasse, ce qui arrive... J'suis pas censé réagir comme ça, être aussi... Ouais, aussi humain... Et... Enfin, bref... » Tu soupires profondément, restant concentré sur le sol. Tu ne veux pas le regarder... Et bon sang, tu détestes être aussi... Ah, beurk, ça t'énerve ! Te mordillant inconsciemment l'intérieur de la joue, tu lui tends la main, plantant à nouveau ton regard dans le sien. Voilà que tu récupères tes tics d'humain... Se mordre la joue, hésiter sur les mots... Rah non, c'est vraiment pas bon là... Tu détailles ses prunelles, comme si c'était la première fois. Si sombres, contrairement aux tiennes... Te mordant un peu la lèvre, tu te reprends. Il te serre la main, c'est le principal. D'ailleurs, tu en profites pour le tirer vers toi, et l'embrasser. Bon sang, qu'est-ce que tu fais pas encore ? Tu es une catastrophe... Mais, ça te fait du bien, d'être doux, avec quelqu'un d'autre que ton frère, ta soeur, Lucky, et quelques autres amis. D'être vraiment toi, comme cela ne t'est pas arrivé depuis très longtemps. Tu fermes les yeux, peu importe qu'il te réponde, ou non. Tu glisses doucement tes mains le long de ses bras, remontant jusqu'à ses épaules, pour venir les poser dans sa nuque. Là, tu es bien. Et lui ? T'en sais rien. Il peut te repousser, mais tu risques de réagir plus que vivement si c'est le cas... Enfin, de toute façon, tu ne vas pas lui en laisser le temps non. Non, tu te recules un peu, souriant. « Au fait, je... Tu te doutes bien que je ne m'appelle pas Mad, et vu que... Enfin, mon vrai prénom, c'est Lyokha, comme... Lyokha. » Pas de r à rouler cette fois, comme dans Epraviska. Tu souris un peu plus. Il n'est pas obligé de te croire, encore une fois. Mais tu es tellement... Adorable sur le coup... Beurk, beurk, beurk. BEURK. Pour peu, tu deviendrais une guimauve... Mais, un instant. Tu te rends compte que tu viens de lui donner ton vrai prénom ? Et par conséquent, ton identité ? Enfin, normalement, tu n'es répertorié dans aucun dossier, étant donné que tu fournis toujours des identités bidons... Toujours est-il qu'il n'y a qu'un seul Lyokha sur cette planète. Tu en es plus que certain... Alors, s'il contacte les bonnes personnes, il tombera sur ton nom de famille... Mais... D'un côté, ne lui as-tu pas donné ton prénom car tu as... Confiance en lui ? Quelque part, un peu... Une confiance bien aveugle certes, mais qui vivra verra, pas vrai ? Et pour toi, vivre a toujours signifié prendre des risques, alors... Bon sang, dans quoi t'embarque-tu encore, hein ?

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Mer 2 Jan - 22:56

Sincère, sincérité... Tu dis que tu sais l’être, c’est vrai. Tu n’aimes pas mentir, c’est tout aussi vrai bien que, quand tu le souhaites réellement, tu es un excellent menteur. Et pourtant tu n’aimes pas dévoiler la vérité quand elle te concerne, quand elle concerne tes proches. Ces multiples masques que tu prends sont là pour te protéger. Tu n’as pas d’autre choix, si tu devais te dévoiler, tu ne donnerais pas cher de ta peau... Tu perdrais bien plus que ce que tu es capable de supporter. Mais pourquoi lui avoues-tu qu’il a un minimum d’importance à tes yeux ? Pourquoi ne pas lui faire croire qu’il a raison, que tu te fiches de son sort ? Pourquoi ne pas, tout simplement, l’avoir éliminé ? C’est ce que Leo aurait fait. Mais pas lui, l’éliminer, le laisser dans les ennuis ne t’a même pas traversé l’esprit. Tu l’as aidé et lui croit que c’est pour avoir la conscience tranquille ? N’importe quoi. L’entendre avoir de telles paroles te blesse, inconsciemment. Tu lui fais remarquer qu’il se trompe, alors que la prudence la plus élémentaire serait de le laisser penser ainsi. Sauf que toi, tu aimes le danger et que les choses soient claires. Alors tu t’expliques, tu le contredis. Tu espères avoir été clair. Et pourtant lorsqu’il reprend d’une voix plus assurée que précédemment... Tu te retiens de le gifler. Il est complètement bouché ou quoi ? Boucher, charcutier et désespérant au possible. Cette lueur de colère-indignation-peine qui brillait déjà au fond de tes yeux se fait plus insistante. Il t’énerve mais tu prends sur toi pour ne pas trop le montrer. Du calme Samael, tu n’es pas de ceux qui s’enflamment pour une contrariété. Non, alors tu lui réponds calmement, comme tu sais bien le faire.

-Et tu n’as même pas songé au fait que je puisse être sincère ? Non, tu préfères t’entêter ? Tu préfères te voiler la face ? Apparemment... Je n’en ai rien à faire que tu me sois redevable ou non. Réfléchis bien, Mad... Réfléchis sérieusement, il y a encore une solution que tu refuses de voir.

Une solution... Oui, il y a encore une chose qu’il n’a pas évoqué et qu’il semble ne pas vouloir comprendre. Une solution que tu refuses de t’avouer aussi, d’un côté. Mais tu auras beau le nier, tu commences à t’attacher à ce vampire. C’est une bien mauvaise idée que celle-ci. Tu ne devrais certainement t’attacher pas à une de ces personnes que tu as depuis longtemps désigné comme tes ennemis. Et pourtant... Quelque part, oui, tu ne peux pas rester indifférent. Quelque chose t’empêche de te détourner de lui et tu détestes cela. Tu le détestes... Laisse-le donc tomber ! Lâche-le une bonne fois pour toutes ! Et pourtant, quand il tente de t’échapper, tu le retiens. Juste quelques instants, juste le temps qu’il comprenne bien chacune de tes paroles, juste le temps qu’il arrive à capter ce que tu souhaites plus ou moins lui expliquer. Mais tu finis par le lâcher, tu ne peux pas le garder là indéfiniment. Tu l’observes, détaille chacun de ses gestes, écoute tout ce qu’il a à te dire. Et tu n’aimes pas ses propos, cette manière dont il parle de toi. Tu ne crois pas les personnes qui disent s’intéresser à toi, c’est une part importante de ton éducation. Tout n’est qu’une question d’intérêt dans ce monde, la sincérité avec les puissants n’existe pas. Tu n’es peut-être pas au cœur du pouvoir mais tu y as une influence et c’est ce que tu ne dois jamais perdre de vue. Personne ne doit être en mesure de t’influencer, donc tu fuies les contacts. Être sincère avec toi... Vouloir te connaître en tant que toi-même, et non pas en tant qu’un Tudor... Non, pour toi, c’est impossible. Tu lui lances alors un regard noir et deviens agressif. Qu’il cesse de mentir, il sait parfaitement ce qu’il te veut et toi aussi, tu le sais.

Étrangement, lorsqu’il te répond, il est aussi devenu légèrement agressif. Vos tons sont identiques, ce que tu as du mal à comprendre. Oui, ton sang, encore ton sang. Parce que c’est ce à quoi tu te résumes pour quasiment tout le monde. Ton sang pour ses propriétés, pour ton rang, pour ton rôle. Qu’il ose dire que cela ne l’intéresse pas ! Et oui, il ose le dire. Ce n’est pas parce qu’il est une sangsue qu’il ne s’intéresse qu’à cela ? Tu arques un sourcil. Tu ne le crois pas. Pas du tout même. Tu refuses de le croire, car si tu commences à baisser ta garde, tu sais ce que tu peux perdre. Sous ta carapace, tu as le cœur fragile. Tu ne veux pas prendre de risques, alors tu le garde bien enfermé derrière tes défenses. Pour en revenir à ce qu’il te dit... Il t’aurait tué s’il n’y avait que ton sang qui l’intéressait ? Encore aurait-il fallu qu’il y parvienne. Oui, il aurait pu t’achever lors de votre dernière rencontre mais il ne l’a pas fait et tu ne comprends toujours pas pourquoi... Mais tu secoues la tête. Tu ne veux pas le croire, comme tu ne veux pas croire qu’il puisse s’intéresser à toi. Que ce soit stupide ou non, tu connais trop bien toutes ces magouilles qui existent autour du pouvoir. Tu secoues à nouveau la tête de gauche à droite, alors qu’il finit sa tirade. S’il croit parvenir à t’avoir de cette manière, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu’au coude. Et il s’est énervé... Si tu n’étais pas celui que tu es, tu serais tenté de le croire... Mais tu t’y refuses. Tu ne veux pas le croire.

-C’est peut-être stupide mais c’est ainsi... Je sais bien comment les choses se passent. Il n’y a que très peu de personnes qui voient la personne avant ses origines.

Parlerais-tu en connaissance de cause ? Plus ou moins. C’est le point de vue que tu portes sur le monde. Tu n’aimes pas tout ce qui concerne le système de rang. La noblesse, les puissants, tout ce qui se trouve au-dessus de la majorité des humains... Tout finit toujours par provoquer des querelles au sein de ton peuple. Et pourtant tu es plongé dans ces histoires, alors tu dois faire avec. Allez, ne t’attardes pas, tu en as trop dit. Laisse-le, abandonne-le sur place. Tu sais que c’est ce qu’il y a de mieux à faire, tu le sais parfaitement bien. Et pourtant, et pourtant... Tu restes. Ta cape et ton manteau disparaissent de ton dos avant que tu viennes le rejoindre, posant les mains sur les accoudoirs de son fauteuil. Tu n’es pas parti. Parce que ton idée première était de veiller sur lui, tu ne peux donc pas le laisser en plan aussi facilement. Tu es contradictoire, jeune homme. Tu le sais mais sois prêt à l’assumer. Il soutient ton regard, tu souris. Il fait de même... C’est idiot, ce que tu lui sors. Complètement idiot. Quitte à perdre ton temps, autant le faire en le surveillant ? On dirait que tu cherches une excuse pour rester avec lui... Tu t’en rends compte au moins ? Oui. Mais tu as changé d’avis : tu resteras et c’est ainsi. Ah, Samael... Tu mets tout de même quelque chose au point : tu n’es pas son doudou alors qu’il ne revienne pas pleurer sur toi. Tu n’as rien pour te changer. Hum... Laisse-le donc un peu avant de t’enfoncer. Oui, c’est le mieux à faire.

Tu le lâches alors et cherches de quoi t’occuper. Et si tu buvais un coup ? Hum... Non, mauvaise idée. Rien qu’à l’odeur, tu sens que l’alcool est fort et tu préfères éviter de prendre le moindre risque. Alors au final, tu vas t’installer dans un autre fauteuil et tu observes le feu, les flammes. Que fais-tu, franchement ? Tu le protèges ? De quoi, des tiens ? Tu te perds dans tes pensées... Tout est si confus pour toi... Tu soupires alors qu’il se lève à ton tour. Où compte-t-il aller ? Tu l’ignores. Un instant, tu es tenté de lui emboîter le pas mais tu y renonces. Tu te relèves tout de même, mais pour venir te positionner devant le feu. Ton regard se perd dans les flammes, tu te questionnes, tu te désespères. Que dirais ton père s’il te voyait ? Un triste sourire étire tes lèvres... Tu sais ce qu’il dirait. Tu sais qu’il pesterait, tu sais qu’il te rappellerait que tu dois prendre garde, que tu ne dois pas t’approcher de ces choses qui ne sont là que pour boire ton sang. Quelle vision ton père avait-il des vampires... Quelle vision t’a-t-il transmis... C’est navrant... Une de tes mains glisse juste au-dessus du feu, à la limite des flammes. Celles-ci lèchent presque ta peau, leur morsure se fait douloureuse mais pas insupportable. Tu joues avec le feu, comme toujours. C’est ce qui te rend vivant. C’est ce qui fait que tu es toi, même si tu as encore du mal à déterminer qui est cette personne. Un jour, il faudra que tu cesses de te mentir. Un jour, avant d’avoir dépassé le point de non-retour si possible. La porte claque quelques instants plus tard, c’est à peine si tu bouges. Ta main reste encore là, soumise au bon vouloir des flammes, tandis que tu l’écoutes marcher, jusqu’à te rejoindre. À ce moment-là, tu te détournes de ton jouet pour faire face au blond. Il te doit quelque chose ? Tu arques un sourcil, ne comprenant pas de quoi il veut parler. Il te tend un sac et, surpris, tu t’en empares, jetant un coup d'œil curieux à l’intérieur... Et ce que tu y vois t’arrache un léger sourire...

-Ce n’était pas la peine, mais merci...

Ce ne sont pas une chemise et un pantalon qui changeront quoi que ce soit à ta tenue. Faut-il rappeler que tu es un Tudor ? Tu te dois de faire un effort vestimentaire lorsque tu es en officiel, alors niveau tenues, tu en as une quantité importante. Une de plus ou une de moins, quelle importance ? Il n’y en a pas vraiment mais c’est le geste qui compte, c’est ce geste qui te fait sourire... Tandis qu’il regarde ailleurs, tu te détournes pour aller déposer le sac sur un fauteuil. C’est rapide, il n’a pas encore commencé à parler lorsque tu te retournes vers lui. Pourquoi observes-t-il ainsi le sol ? Il a l’air mal à l’aise... Raison pour laquelle tu lui prêtes une oreille attentive lorsqu’il prend enfin la parole. S’il dit qu’il est sincère, c’est qu’il l’est ? Tu écarquilles les yeux. Il tient à ce que tu le crois ? Question stupide, évidemment que oui. Mais... Tu es tenté de le croire. C’est idiot mais il semble vraiment sincère... Non Samael, tu ne dois pas baisser ta garde ! Tu ne dois pas... Il n’est pas censé réagir d’une manière aussi humaine ? Tu ne savais même pas qu’un vampire pouvait encore l’être. Pour toi, à la mort, les vampires perdaient leur humanité. Perdaient ? Perdent ! Que t’arrive-t-il donc jeune Tudor ? Tu as l’impression que les choses t’échappent, tu ne contrôles plus rien, même plus tes pensées. Tu secoues très légèrement la tête et gardes le silence, fixant un point quelconque au sol. Tu ne sais pas quoi lui répondre de toute manière...

Une main se tendant attire tout de même ton attention. Tu la regardes deux petites secondes avant de relever les yeux vers lui. Qu’est-ce qu’il propose ? Une trêve ? Une remise à zéro entre eux ? Tu cherches la réponse au fond de ses yeux d’azur. La trouves-tu ? Plus ou moins. Soit c’est un excellent acteur, soit cette manière qu’il a d’hésiter trahit une véritable sincérité. Quelle réponse te plait le plus ? La seconde, il faut bien l’avouer. Malgré ce que tu es supposé être, malgré tout ce que tu as toujours cru de toi, tu préfères sincèrement la première solution. Alors, au final, tu serres cette main qu’il te tend, esquissant un sourire. Mais ? Il en profite pour te tirer vers lui et t’embrasser ! Tu écarquilles les yeux, surpris. Il t’embrasse beaucoup ce soir... Deviendrait-il accroc à tes lèvres ? Tu vas finir par le croire. Ou pas. Toujours est-il que ton regard sombre disparaît bien vite derrière tes paupières... Ses mains glissent le long de tes bras, jusqu’à venir se positionner sur ta nuque, tu sens sa peau glacée contre la tienne... Il est si doux... Tu frissonnes très légèrement, bien. D’ailleurs, une de tes mains fait de même, glissant le long de son dos pour venir sur sa nuque, le bout de tes doigts disparaissant dans ses cheveux... Pourquoi te sens-tu aussi bien ? Ce n’est pas normal ! Oh, réveille-toi Samael ! Tu te fais embrasser par un vampire et tu aimes cela ! Tu ne trouves pas qu’il y a quelque chose qui cloche ??? C’est ça, envoie-moi balader, je te dirai rien... Sale gosse. Heureusement pour toi, tu n’as pas l’air d’être en état d’y réfléchir... Et il ne te laisse pas le temps de faire grand-chose de plus puisqu’il se recule. Plus ou moins consciemment, tu suis le mouvement, retardant de quelques millisecondes le moment où vos lèvres se séparent. Mais lorsque c’est le cas, tu rouvres brusquement les yeux. C’était quoi, cette réaction ? Tu te sens perdu... Plus encore quand, souriant, il t’annonce que son vrai prénom est Lyokha. Lyokha... Il est sérieux ? Sérieux de chez sérieux ??? Tu as du mal à le croire, tu ne sais plus où donner de la tête. Celle-ci tourne, tu le repousses un peu, doucement, tout en plaquant une main sur ton front. Qu’espères-tu ? Voir enfin la vérité sur cette situation ? Tu sais que c’est impossible, tu es un simple humain, tu ne possèdes aucun super-pouvoir. Et pourtant qu’est-ce que tu aimerais comprendre enfin ce qui se passe... Tu tentes de te reprendre, tu secoues imperceptiblement la tête. Tu ne peux pas continuer à être muet.

-Lyokha ? C’est... Peu commun je dois avouer. Mais je dois dire que ce prénom te convient bien mieux que Princesse Epraviska.

… Et voilà. Tu as voulu faire un trait d’humour, tu as réutilisé le surnom que tu lui a trouvé il y a à peine quelques minutes. Mais c’est une manière comme une autre d’essayer de te reprendre. Tu as beau avoir esquissé un sourire, tu es mal à l’aise. Tu ne sais pas ce que tu dois faire dans ce genre de circonstance... Tu soupires et t’écartes réellement de lui, préférant retourner près du feu. La parole est d’argent mais le silence est d’or... Tu appliques donc cette leçon, cette fois. Le temps de trouver quoi lui dire, le temps de trouver quoi lui répondre. Tu ne peux pas le regarder, alors tu fixes tout le reste. Le sol, les murs, les fauteuils, les autres meubles, la cheminée, le feu dans la cheminée. Surtout les flammes orangées. Tu les fixes, elles se reflètent au fond de tes prunelles. À te regarder, il est évident que tu doutes. Il suffit de te regarder droit dans les yeux : ceux-ci brillent de mille interrogations. Encore et toujours cette même question. Pourquoi ? Pourquoi agir ainsi ? Pourquoi avoir de telles paroles avec toi ? Tu as peur d’être sincère, tu as peur qu’il le soit aussi. Oui, tu as peur. Vivre c’est prendre des risques, c’est frôler la mort, la défier, c’est repousser ses limites envers et contre tout. Mais ce soir...

-Sérieusement... Es-tu sûr de ce que tu fais ? Sûr et certain ?

Et toi, es-tu sûr de ce que tu fais ? Peut-être pas. Tu restes encore devant la cheminée, juste quelques secondes... Avant de, finalement, revenir vers lui. Qu’as-tu donc en tête ? Minute. Tu fais quelques pas, revenant jusqu’à lui, et lorsque tu n’es plus qu’à quelques centimètres, tes mains viennent glisser sur ses joues. Tes mains sont chaudes, ses joues sont glacées. Un des nombreux contrastes qui existent entre vous. Tu es brun, il est blond. Tu as les yeux couleur des ténèbres, il a ceux couleur du ciel... Et pourtant, ne dit-on pas que les contraires s’attirent ? Si. Et c’est peut-être ce qui est en train de t’arriver. Peut-être que tu es juste en train de craquer pour lui... Non, tu sais que tu ne dois pas. Et pourtant, cette fois, c’est toi qui vient t’emparer de ses lèvres, fermant les yeux. Tu voulais dire quelque chose mais tu as préféré l’embrasser. Et tu es tellement doux... Une guimauve. Tu te transformes en guimauve. Toi qui détestes cela... Quel étrange tableau offrez-vous ce soir... Oh oui, bien étrange. Mais tu te sens bien. C’est si rarement le cas que tu veux en profiter, juste quelques secondes... Juste le temps de l’attirer contre toi, une main passant dans son dos tandis que l’autre vient le décoiffer. Tu aimes le sentir là, contre-toi... Même s’il est parfaitement capable de te repousser. Tu comprendrais qu’il le fasse, ce serait même conseillé. Oui, il vaudrait mieux pour lui, pour vous, qu’il te repousse. Mais encore faut-il le faire... À contre-cœur tu t’arraches à cette étreinte, rouvrant les yeux. Tu libères ses lèvres. Non, tu le libères tout court. Et tu regardes ailleurs. Si c’est réellement son vrai prénom qu’il t’a dévoilé... Cela veut dire qu’il te fait confiance ?

-Tu souhaites un conseil ? Ne me fais pas confiance... J’aurais mieux fait de te le dire plus tôt, je commence à le comprendre...

N’importe quoi. Tu as de telles paroles alors que tu viens de l’embrasser. C’est n’importe quoi ! Mais tu es si confus, tu ne sais plus où tu en es... Tu aurais dû partir... Tu te rends compte que tu vas te piéger ainsi et pourtant tu as envie d’essayer. Mais pour lui, pour ce vampire, ce n’est pas une bonne idée. Il a tant à perdre en ta compagnie... Vous avez tant à perdre tous les deux... Enfin, il faut laisser le temps faire son travail, n’est-ce pas ? Il faut le laisser s’occuper des choses. À Lyokha de décider ce qu’il veut faire. Tu l’as mis en garde, tu n’expliqueras pas contre quoi, mais il est prévenu. Pour le reste... Tu attends de voir, de comprendre... Peut-être que, au final... Le loup et le lion parviendront à s’apprivoiser...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Ven 4 Jan - 0:44

« Et tu n’as même pas songé au fait que je puisse être sincère ? Non, tu préfères t’entêter ? Tu préfères te voiler la face ? Apparemment... Je n’en ai rien à faire que tu me sois redevable ou non. Réfléchis bien, Mad... Réfléchis sérieusement, il y a encore une solution que tu refuses de voir. » Comment peux-tu le croire, hein ? Comment peux-tu essayer, de le croire. C'est tout simplement impossible. Il n'est pas sincère. Les seules personnes qui l'ont été avec toi son mortes, aujourd'hui. La liste est bien courte, ils se comptent sur les doigts des mains. Vladimavitch. Eléazar. Lucky. Finnick. Zéphyr. Et encore, si tu savais les secrets que gardent certains.. Mais bref, là n'est pas le sujet. Le sujet, il est en face de toi. Il s'appelle Samael Tudor, c'est l'intendant impérial, et il est en chair et en os. Ouais, tu préfères te voiler la face, si c'est ainsi qu'il voit les choses. Car, tu as peur. Tu refuses catégoriquement de te l'avouer, de lui avouer encore plus, mais tu as peur... Peur de ce dans quoi tu t'embarques. Peur que tout cela se retourne contre toi... Peur de souffrir, encore. Tu te souviens ce que ça a donné, la dernière fois que tu es tombé amoureux d'une humaine ? Elle a tenté de te tuer pendant votre nuit de noces. Super, pas vrai ? Ouais, il y a surtout de quoi te dégoûter du mariage et toutes autres cérémonies s'y rapportant. Alors, oui, tu as fait taire tes sentiments pour de bon, et ce que lui parvient à raviver en toi... C'est très mauvais. Une solution que tu refuses de voir hein... Peut-être. Très certainement même. Mais, non, tu préfères fermer les yeux, ça fait moins peur. Tu préfères la balayer loin, cette possibilité. Tu ne veux même pas y songer. Il n'en a rien à faire de toi, point. Pourquoi s'entêter hein ? Tu sais que, quoi qu'il puisse dire, tu ne changeras pas d'avis. C'est comme ça, pas autrement, désolé, mais fin de la discussion. Enfin, tu ne relèves même pas, si c'est pour exprimer ta colère, ce n'est pas la peine.

Pourquoi est-ce qu'il te garde encore contre le mur, hein ? Qu'il te relâche, et vite. Tu deviens rapidement menaçant, même si tu ne veux pas le montrer. Qu'est-ce que ça lui apporte de te bloquer contre ce mur ? Il se sent puissant ? C'est bien. C'est pas parce qu'il va te garder prisonnier plus longtemps que tu accepteras de comprendre ses mots, bien au contraire. Tu forces encore un peu, il cède, et tant mieux. Tu n'avais pas tellement envie de lui péter les poignets rien que pour te libérer. Tu files donc plus loin, chercher deux verres et une bouteille d'alcool fort. Qu'il t'agace. Qu'il t'énerve. Tu brûles d'envie de lui balancer ton verre dans la tête, dans l'espoir que ça le réveille. Il te met hors de toi, à avoir de tels propos... Tu veux être sincère, et pour une fois que ça t'arrive, il est même pas fichu de te croire ! Quel... Tu retiens toutes les insultes du monde. Lui aussi s'entête, lui aussi s'énerve. Personne ne peut s'intéresser à lui, ne chercher à le connaître vraiment, que pour ses responsabilités et son rang. Il te dégoûte. Si toi, tu avais pu partir d'en haut de la pyramide des sociétés, tu n'en serais pas là aujourd'hui. Tu serais mort depuis plus d'un millier d'années. Qu'il crache sur son rang, tu n'en as rien à faire. Mais qu'il ne vienne pas te dire que tu ne peux que t'intéresser qu'à cette facette de sa personne. Son sang. Son nom. Son rang. Ses responsabilités. Au diable toutes ces étiquettes, tu n'en as rien à faire ! Quand est-ce qu'il va ouvrir les yeux pour le comprendre hein ? Visiblement, jamais. Même le ton agressif que tu emploies ne semble pas suffire pour qu'il entende tes revendications. Tant pis pour lui, tu auras vraiment essayé, mais là... Plutôt que de t'écorcher encore un peu en essayant de lui faire ouvrir les yeux, tu lui ouvres la porte, en grand. Qu'il dégage, si c'est comme ça. D'ailleurs, tu poses un verre et la bouteille pour, toi, tu te retires devant la cheminée. Qu'il se casse, vite. « C’est peut-être stupide mais c’est ainsi... Je sais bien comment les choses se passent. Il n’y a que très peu de personnes qui voient la personne avant ses origines. » Bien sûr que c'est stupide ! Sa manière de penser est complètement stupide ! IL est stupide. Et pourquoi toi, tu ne ferais pas partie de ces si rares personnes, hein ? Il te dégoûte, il te fait mal... Enfin, encore une fois, tu t'efforces de balayer de la main ses propos, pour éviter d'en rajouter une couche, et de vous faire du mal. Encore. Comme tu l'as dit, rien ne sert de se battre, la porte est grande ouverte, il est tout à fait libre de prendre la fuite. Mais, qu'il n'espère plus te reparler, ni même te revoir. Tu t'es montré plus que sincère, il a eu un drôle d'effet sur toi, il refuse de te croire... Non, tu as trop donné. Tu rejoins donc la cheminée, verre à la main.

Pendant ce temps, tu te calmes. La porte est grande ouverte, tu ne le retiens pas, tu lui as répété une nouvelle fois. Sauf que, il ne semble pas de ton avis, pas du tout. Puisqu'il revient devant toi, et pose ses mains de part et d'autre de ton fauteuil, se penchant. Qu'est-ce qu'il veut hein ? Tu plonges tes yeux dans son regard sombre, patient, silencieux. Qu'est-ce qu'il veut encore ? Il n'a plus son manteau sur les épaules. Qu'est-ce qu'il cherche ? Un ami ? Tu veux être plus qu'un ami à ses yeux, et il est bien là, le problème... Enfin, il finit par sourire, et d'un côté, tu ne peux t'empêcher de l'imiter. Pourquoi est-ce qu'il reste, hein ? Pour te surveiller ? Merci, mais tu as passé l'âge d'avoir une nourrice depuis bien longtemps déjà. Globalement, 1120 ans. Et encore, tu es gentil ; tu n'as jamais eu de nourrice pour la bonne et simple raison que vous n'en aviez pas les moyens. Mais, bref, il cherche une excuse pour rester avec toi, ou quoi ? Peu importe, il n'a pas besoin de se justifier, s'il veut rester ici... Mais... Enfin... Rien, rien. D'ailleurs, ses paroles te rappellent quelque chose. Tu lui dois une chemise et un pantalon, tu t'en souviens ? Bien entendu. C'est juste que c'est dans ton appartement, soit, pas ici. Il se redresse, se relève. Tu le suis du regard un instant, toujours aussi calme, aussi muet. Et finalement, tu te relèves à ton tour, pour sortir de l'appartement de la blonde. Quelques secondes, c'est le temps qu'il te faut pour aller récupérer un sac blanc dans ton appart. Il est pas si dur à trouver, il était sur le sofa. Enfin, bref, là n'est pas la question, tu reviens avec le sac dans le premier appartement en quelques secondes seulement. Et quand tu entres, il est encore devant le feu. Il s'amuse bien ? Peu importe, tu reviens vers lui. Il se redresse, se tourne pour te faire face, tu souris timidement. Oui, tu lui dois quelque chose... Il arque un sourcil, apparemment, il n'a pas compris... Mais, tu lui tends le sac ; il verra de lui-même.

Il sourit un peu, tu détailles chacune de ses expressions, silencieux. « Ce n’était pas la peine, mais merci... » Tu secoues un peu la tête, ce n'est trois fois rien... Et comme tu as pu le lui dire précédemment, tu ne dois rien à personne. C'est sûr, ce n'est pas un pantalon et une chemise qui changeront quelque chose à sa vie, mais bon... Tu préfères, par politesse, lui donner ces vêtements. Puis tu baisses les yeux. Curieux comme réaction, surtout de ta part, pas vrai ? Tu hais ça, tu hais tellement ça... Mais, ce n'est pas comme si tu pouvais contrôler ce genre de réactions, et ça t'énerve... Tu ne te rends même pas compte qu'il se détourne pour aller déposer le sac que tu viens de lui donner, il est rapide, et se retrouve rapidement devant toi. Pourquoi est-ce que tu réagis ainsi, hein ? Ça ne te ressemble pas... Non, pas du tout... Toujours est-il que tu finis par reprendre la parole. Est-ce que tu serais en train de faire ton Mea Culpa, Volkov ? On dirait bien... De manière dissimulée, certes, mais... Tu es tellement sincère avec lui. Ça te tue ! Car, tout t'échappe ! Tes réactions t'échappent ! Ta manière d'hésiter sur les mots, de buter sur les syllabes. Cette façon d'être gêné, de regarder ailleurs pour éviter son regard... Tout cela... C'était toi, mais avant, bien longtemps avant... C'était toi humain, c'était les maigres années que tu as vécu avec Caterina et Titus... C'était toi humain, tout simplement... Et au final, tu peux haïr cette manière d'être au plus haut point, ça ne change rien, tu es ainsi, c'est tout. C'est à cause de lui, certes, mais peux-tu lui en vouloir ? Non... Car au final, est-ce que cela te déplaît tant que ça ? Rah, ressaisis-toi Lyokha ! Ce n'est pas toi, l'humain ! Non, stop, ça va encore mal terminer, et cette fois... Il est hors de question que tu rechutes, car cette fois, il se pourrait bien que ce soit pour de bon...

Tu tends la main. Pourquoi, pour qu'il la serre ? Oui. Et, pourquoi au juste ? Pour repartir à zéro ? Amusant, comme manière de voir les choses. Mais oui. Tu veux vraiment repartir de zéro avec lui. Te mordillant la lèvre, tu attends qu'il te la serre. Ce qu'il finit d'ailleurs par faire... Et un fin sourire vient étirer tes lèvres. Il te regarde, tu fais de même. Et sans plus attendre, tu le tires vers toi, tes lèvres venant se plaquer contre les siennes. Tu fermes les yeux, glissant doucement tes mains le longs de ses bras pour venir les loger sur sa nuque. Il frissonne légèrement, et toi, qu'est-ce que tu es bien là... Sa main, brûlante, glisse dans ton dos, t'arrachant un frisson... Mais ressaisis-toi un peu ! Non, tu n'as pas envie. Tu n'as plus envie de faire semblant. Tu sais que vas te faire du mal plutôt qu'autre chose, si tu l'évites. Alors, à quoi bon l'éviter, hein ? Ça devait bien finir par arriver de toute façon, pas vrai ? Enfin... Tant pis. Tu te recules, et à ta surprise, il suit le mouvement... Mais... C'était quoi ça ? Aucune idée, mais ça te fait sourire... Et au passage, tu lui donnes ton vrai prénom. Lyokha. Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Tu lui fais confiance, mais pourquoi, hein ? Certainement car, sans cela, lui ne te fera pas confiance... C'est un échange de bon procédé, pas vrai ? Oui, bien sûr... Enfin, tu espères que lui aussi le verra dans ce sens là... « Lyokha ? C’est... Peu commun je dois avouer. Mais je dois dire que ce prénom te convient bien mieux que Princesse Epraviska. » Peu commun ? C'est le cas de le dire ! Comme tu le pensais précédemment, tu es la seule personne à t'appeler ainsi sur cette planète, tu es prêt à en mettre ta main à couper... Mais, c'est certain que c'est bien mieux que Princesse Epraviska... Tu souris franchement, haussant un peu les épaules. « Peu commun ? Oui, c'est sûr... C'est un diminutif d'Alekseï, je pense que ça te parlera plus... » Diminutif ? Pour quelqu'un qui ne parle pas russe, c'est tiré par les cheveux, cette histoire de diminutif. Mais bref, tu n'as pas envie de t'attarder sur cette question.

Il s'écarte de toi, il retourne près du feu. Quoi, tu l'as mis mal à l'aise ? Sincèrement, ce n'était pas ton intention, pas du tout... zut. Tu voulais juste lui montrer à quel point tu es sincère, tu veux juste lui montrer qu'il peut réellement te croire... Tu perds un peu ton sourire, tu as l'impression d'avoir mal agis, sur le coup... Ce n'est trois fois rien, mais pour toi, ça paraît tant ! « Sérieusement... Es-tu sûr de ce que tu fais ? Sûr et certain ? » Tu hausses une nouvelle fois les épaules, secouant imperceptiblement la tête de gauche à droite. « Je crois que j'ai jamais été aussi sûr qu'actuellement... » Et c'est tristement vrai. Tu n'es pas du tout du genre à douter ou quoi, mais, en amour... Minute, tu as bien dit en amour ? Par Rod, arrêtes Lyokha, tu vas te perdre dans cette histoire... Amour... Pff. Mais si, apparemment, c'est bien ce que tu voulais dire... Donc, en amour, tu as souvent douté. C'est certainement ce qui t'a perdu, bon nombre de fois. Que ce soit avec ton premier amour d'humain, ou ta défunte épouse... Ce sont les doutes, qui t'ont perdu, nombre de fois. Enfin, ne pas regarder dans le passé hein, tu vis pour le présent, et rien d'autre. Et puis, tu prétends être sûr. Il n'en est rien. En fait, tu n'as aucune idée de ce que tu es en train de faire. Mais c'est peut-être ça, d'aimer, non ? Prendre des risques, quitte à tomber de bien haut... Il revient vers toi, tu le regardes faire, incroyablement neutre. Ses mains, plaquées contre tes joues, il te détaille, tu fais de même, tu ne lâcherais ses yeux pour rien au monde. Qu'il reste, il doit rester, tu veux qu'il reste. Sans que tu ne t'y attende vraiment, il t'embrasse, encore une fois. Tu pourrais le repousser. Tu devrais le repousser. Mais une partie en toi te murmure de ne pas le faire, de juste laisser aller les choses. Alors, c'est ce que tu fais, tu réponds à son baiser, glissant tes mains doucement dans le bas de son dos, sa peau brûlante faisant contraste avec la tienne, glacée. Tu en veux plus, tu voudrais bien lui enlever ses vêtements, le pousser sur le lit, mais non. Tu restes planté là, suivant le moindre de ses mouvements. D'ailleurs, lorsqu'il se recule, tu ne peux à ton tour, pas t'empêcher de le suivre. Il te relâche complètement, il recule. Mais, pourquoi ? Décidément, tu ne le comprends pas... Pourquoi est-ce qu'il agit ainsi, hein ?

« Tu souhaites un conseil ? Ne me fais pas confiance... J’aurais mieux fait de te le dire plus tôt, je commence à le comprendre... » Il semble si confus... Il t'embrasse, puis il te dit ça.. Ne pas lui faire confiance ? Tu crains malheureusement que ce ne soit trop tard... Alors, lui aussi, il a peur ? C'est pour ça qu'il a de telles paroles ? Tu aimerais le rassurer, lui dire qu'il ne faut pas qu'il réagisse comme ça, que tout se passera très bien... Mais toi non plus, tu ne sais plus rien. Tu as des doutes qui refont surface, tu lui fais confiance comme ça... Tu t'es laissé envoûter, sans même résister... Ou du moins pas assez longtemps... Confus à ton tour, tu le regardes, dans les yeux. « Et pourquoi hein ? Pourquoi je ne te ferai pas confiance ? Tu dis ça juste parce que tu as peur. Peur du mal que ça pourrait te faire, peur des risques que tu prends...  » Tu souris tristement. Car quelque part, tu te dis que tu auras tout fait pour le retenir, pour qu'il reste, pour que quelque chose de vrai se construise enfin. Par tous les dieux, tu t'entends penser un peu ? Mais c'est terrible ! Depuis quand tu veux avoir des sentiments pour une poche de sang hein ? N'importe quoi ! Non mais franchement ! Reprends-toi un peu ! Non. Non. Re-non. Tu n'en as rien à faire. Pour preuve, tu viens frôler ses lèvres, encore une fois, glissant une main le long de son torse. « C'est pas ça justement le but, prendre des risques ? » Lui murmure-tu à l'oreille, à demi-amusé. Ton autre main rejoint la première, et tranquillement, tu déboutonnes sa chemise. Puis, tu viens souffler, à son autre oreille cette fois, quelques mots soupirés. « Moi, je suis prêt à les prendre, ces risques-là... C'est pas comme si j'avais pas l'habitude, de toute façon... Mais toi, hein ? Toi... Tu le veux ? » Depuis quand tu demandes l'avis de ton... ton... partenaire ? Depuis qu'il y a des sentiments qui se mêlent à tes petits jeux. D'ailleurs, on ne peut plus vraiment parler de jeu... Enfin, pas au sens premier, vu que tu es tout ce qu'il y a de plus sincère, pour le coup... Bref, tu as fini de déboutonner sa chemise, alors, tu la fais glisser le long de ses épaules. Cela te rappelle un peu votre dernière rencontre, non ? Oui, sauf que cette fois, tu comptes bien aller plus loin.

Pas un mot de plus, tu t'empares à ton tour de ses lèvres dans un baiser fiévreux, sauvage. Tu veux cacher tes faiblesses, et le mieux pour cela, c'est que tu arrêtes de te dévoiler. Tu es sûr, enfin tu espères, que ta méthode va passer tranquillement. Normalement, il n'y a pas de risque, mais bon... les yeux clos, tu l'entraînes vers le lit, sans lâcher ses lèvres un seul instant. Il est tout à toi. Enfin, ça, c'est ce que tu veux bien croire. Il vient buter contre le lit, et tu le pousses, amusé. Tu le laisses tomber, tu le laisses s'installer, et tu viens au dessus de lui, posant tes mains de part et d'autre de sa tête. Immédiatement, tu reviens à l'assaut de ses lèvres, avant de longer l'arrête de sa mâchoire. Une de tes mains descend le long de son flanc gauche, tes doigts glissant irrégulièrement sur les bosses que forment ses côtes, encore apparentes. Tes lèvres elles, continuent leur ascension, descendant dans son cou, puis sur son torse que tu mordilles sauvagement... Libre à lui de te repousser, tu es trop faible pour le tenir à ta bonne volonté, de toute façon. Tu fais quand même attention à ne pas le mordre, ni le faire saigner ; la tentation est déjà trop forte pour que tu en rajoutes une couche. Tu brûles déjà d'envie de le mordre, alors, s'il saigne... Ta main arrive à sa taille, et du coup, glisse sur son ventre pour remonter le long de son torse. Tu es tellement bien, là... Si seulement ça pouvait durer... Ce que tu espères de tout cœur, mais là, la décision lui revient de droit. Souriant, tu reviens devant ses lèvres, le détaillant, avant de l'embrasser fougueusement, encore une fois. Les yeux fermés, tu ramènes ta main dans ses cheveux, jouant délicatement avec une mèche.

Et soudainement, sans crier garde, quelqu'un entre dans l'appartement. L'ouïe fine, tu es immédiatement interpellé. Enfin, vu que les bruits cessent, tu ne réagis pas plus, trop concentré sur ses lèvres parfaites. Tu viens même capturer ses poignets que tu plaques sur le drap blanc. La porte s'ouvre sans bruit, tu ne te rends pas tout de suite compte que quelqu'un vient d'arriver. « LYOKHA ! » Pour peu, tu sursautes, tu te retournes vivement vers celle qui vient d'arriver. « ...Lucky... » Elle écarquille les yeux, plus que surprise, et s'approche de vous. Tu t'assois sur le lit, couvrant tes yeux de la paume de tes mains. Fail. Vous vous êtes faits choper... Super ! « ...Monsieur Tudor... L'intendant impérial ! Mais oui, bien sûr, je vous reconnais ! » Tu lèves l'index, comme pour prendre la parole, peine perdue. « Lucky je crois que... » « Alors comme ça, c'est toi le petit ami de Lyochou ? C'est cool ça ! Enchantée, moi, c'est Lucky Dillinger. Bienvenue dans la famille, enfin, pas encore officiellement, mais ça ne saurait tarder ! » Elle sourit largement, excitée d'une telle rencontre, et toi, tu te laisses retomber sur le matelas, lourdement. Par tous les dieux, qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça, hein ? Tu sais qu'elle tient sa langue quand tu lui demandes, mais là... ça risque d'être vraiment tentant pour elle. Posant ses mains sur ses hanches, conservant un sourire parfait, elle vous regarde, à tour de rôle. Catastrophe. Elle secoue un peu la tête, ricanant, moqueuse. « Ah les mecs alors. À plus, et pas trop de cochonneries, hein, par terre, mais pas dans mon lit ! » Sur ce, elle file, et claque la porte. Bouhou. Tu ne veux même plus le regarder, car il risque de s'énerver, ou tu ne sais quoi. Bouhou ; La honte.

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Ven 4 Jan - 22:02

Décidément, les choses vont de surprise en surprise. Tu étais parti pour lui serrer la main, simplement, et tu te retrouves avec un vampire pendu à tes lèvres. C’était relativement inattendu. Pour toi en tout cas, raison pour laquelle tu écarquilles les yeux au lieu de le repousser. Tu vas finir par croire qu’il commence à devenir accroc à tes lèvres, à toi... Tu devrais le repousser mais tu n’en fais rien, te contentant de fermer les yeux et lui répondre... Tu te fais doux tandis que tes mains glissent sur sa peau afin de trouver un bon emplacement, soit sur sa nuque. Quelque chose cloche, mais tu ne t’en rends pas tellement compte sur le coup. Pour peu, tu songerais que ce genre d’attitude est normal. Normal, bien sûr... Tu te fais embrasser par un vampire. Double tabou jeune homme, et tu le brises avec une facilité déconcertante. Qu’a-t-il de plus qu’un autre, ce blond, pour réussir à obtenir autant de ta part ? Oui, autant. Parce qu’un simple baiser, c’est déjà beaucoup, tu ne te lances que rarement dans ce genre de "jeu". Tout est si étrange mais tu te sens tellement bien là où tu es... Il faudrait que tu te réveilles et que tu te remettes en question. Tout de suite ! Mais apparemment, le contact de ses lèvres contre les tiennes t’empêche de le faire. Fort heureusement, il finit par se reculer. Mais ! Pourquoi suis-tu le mouvement ? Oh la la... Les choses ne vont vraiment pas bien ! Les yeux de nouveau ouverts sur l’appartement, sur lui, tu le regardes tandis qu’il te dévoile son prénom... Son vrai prénom ? Tu as du mal à y croire, sincèrement. TU ne sais plus quoi penser, entre tes réactions étranges et ses paroles... Ta tête tourne, tu as besoin d’une pause, tu le repousses, une main sur ton front. Il te faut une pause, malheureusement tu sais bien que celle-ci ne te sera pas accordée. Alors tu tentes un trait d’humour, histoire de te détendre quelques secondes. Princesse Epraviska... Ahah. Stratégie idiote. Mais au moins, il te sourit et, sans trop comprendre pourquoi, tu esquisses un sourire à ton tour... Oui, c’est peu commun. Mais tu arques un sourcil à son explication. Un diminutif d’Alekseï ? Ce prénom t’es déjà plus familier, c’est exact. Mais quand même...

-Un diminutif d’Alekseï ? Je suis obligé de te croire sur parole pour ce coup.

Toi, tu ne vois pas tellement le rapport mais s’il le dit... Enfin, ce n’est pas tellement important. Perturbé, tu te détournes de lui, reportant ton attention sur tout ce qui n’est pas lui. Sur le feu, plus particulièrement. Tu doutes, tu ne sais plus quoi songer face à lui. Faut-il que tu le crois ? Faut-il que tu te méfies ? Tu es perdu entre toutes ces possibilités. Pour la première fois depuis longtemps tu doutes. Enfin, non, tu tes questionnes souvent, tu met souvent beaucoup de choses en question mais cette fois c’est bien plus profond que ce que cela a pu être. Tu as envie de le croire mais une petite voix dans ta tête te pousse à te méfier de lui. Tu sais que les choses peuvent mal tourner. Tu as peur, peur de te piéger en beauté, peur de souffrir une nouvelle fois, peur de... De le blesser aussi... Il faut que tu le repousses, tu as beau aimer prendre des risques, ce soir, tu n’as pas le choix. Alors tu te retournes vers lui et le questionne. Est-il sûr de lui ? Est-il sûr et certain de ce qu’il fait ? Tu espères que non... Ne te perds pas jeune homme. Ne te perds pas... Et pourtant, c’est ce que tu fais en t’avançant jusqu’à lui, en emprisonnant ses joues entre tes mains. Il faut que tu le mettes en garde contre toi ! Il le faut ! Mais tu cèdes et l’embrasse à la place. C’est idiot, c’est désespérant. Ce n’est pas toi, ce n’est pas le Samael qu’on connait. Tu es si... Différent ce soir... Tu ne sais pas quel rôle tu joues, tu ignores même si tu en joues un. Tout ce que tu sais, c’est que tu le veux. Il répond à ton baiser, c’est tout ce que tu souhaites... Tu ses ses mains glacées glisser dans le bas de ton dos, ce qui t’arrache un frisson... Et toi, que fais-tu ? Tu l’attires tout simplement contre toi. Tu profites pleinement de ce contact, tu ne veux pas le lâcher, tu ne veux plus. Et pourtant tu n’as pas le choix. Alors, à contre-cœur, tu le relâches, tu le libères et recules... Il faut que tu lui dises, il faut que tu le mettes en garde. C’est le minimum à faire...

Au final, tu parviens à te convaincre. Tu lui donnes un conseil, un simple conseil... Qui arrive bien tard, trop tard sans doute... Mais mieux vaut tard que jamais. Mais voilà qui fait tellement étrange, maintenant que tu es venu l’embrasser de ton plein gré... Tu as l’air perturbé. Tu l’es. Tu aurais dû partir, pourquoi ne l’as-tu pas fait ? Rappelle-le moi, jeune Tudor : pourquoi n’es-tu pas parti ? Parce que tu avais envie de terminer ce que tu avais commencé ? La bonne blague, tu es plutôt resté pour lui, tout simplement. Tu auras beau le nier, quelque part, tu sais que c’est la vérité. Allez, laisse-le, arrête donc les frais ici... Facile à dire. Son regard vient capter le tien, alors au final tu ne bouges pas. Pourquoi ? Pourquoi ne te ferait-il pas confiance ? Parce que tu es un Chasseur. Parce que vous êtes ennemis. Parce que tu es censé vouloir sa mort. Parce que... Pour tant et tant de raisons... Si tu as de telles paroles parce que tu as peur ? Oui et non. Non pour les raison précédemment citées, et puis tes craintes, tu n’es pas du genre à les fuir mais plutôt à les affronter, en règle générale. Mais il a aussi raison, d’un autre côté... Parce que des craintes, tu en as un certain nombre. Tu as peur d’être blessé, une nouvelle fois. Tu as peur de t’ouvrir et qu’il retourne cela contre toi. Tu ne peux pas te permettre de te dévoiler... Tu as trop à perdre... Bien trop... Tu secoues négativement la tête...

-Lyokha... Tu devrais vraiment me prendre au sérieux. Peu importe comment tu interprètes mes paroles, ne me fais pas confiance. Sinon, tu pourrais le regretter...

Le trahirais-tu ? C’est un vampire, si tes camarades Chasseurs le désignent comme une proie, tu les suivras. Non ? Peut-être... Tu n’en sais rien, en vérité. Tu l’as déjà protégé contre tes collègues après tout... Enfin, tu as agis en prévention, en tant qu’apprenti intendant impérial. Si c’est à Leo d’agir, les choses se passeront-elles de la même manière ? Tu ne sais pas et c’est ce doute qui t’empoisonne l’esprit. Tu ne veux pas avoir à le blesser... Tu te poses trop de questions. Il a un effet bien négatif sur toi... Il faut que tu le lâches, il faut que tu le laisses. Va-t-en. Combien de fois t’es-tu répété cet ordre sans le faire ? Tu l’ignores mais cela fait beaucoup. Pendant que tu réfléchissais, il est revenu jusqu’à toi. Une de ses mains vient glisser sur ton torse, tu sens la fraicheur de sa peau à travers le tissus... Et son souffle qui vient se déposer sur tes lèvres... Repousse-le ! Non, tu ne le fais pas. Prendre des risques ? Le but ? Tu esquisses un sourire... Avant de retenir un sursaut en se rendant compte qu’il est en train de déboutonner ta chemise. Mais que ??? Il n’est pas bien ? Dans un réflexe, tu lui attrapes les mains, l’empêchant de continuer son travail. Pas question de te laisser avoir de cette manière. Tu ne veux pas. Tu hésites encore à le repousser... Mais ces mots soufflés à ton oreille occupent une plus grande importance dans ton esprit, à cet instant. Il est prêt à prendre ces risques ? Heu... S’il veut mais... Et toi ? Oui, tiens, toi, qu’est-ce que tu veux ? Qu’es-tu prêt à faire et à ne pas faire ? Quelles limites es-tu prêt à franchir, quelles barrières peux-tu briser ? Tu dois être sûr de toi. Ta raison te hurle de dire non, mais es-tu raisonnable ? Non, pas quand il s’agit de toi-même.

-La vie serait trop ennuyante si on ne prenait jamais de risques... C’est ce que je pense, alors oui, je suis aussi prêt à en prendre.

Tu veux une corde ? Non ? Tu en aurais pourtant bien besoin. Surtout que, au final, tu lui lâches les poignets afin qu’il puisse finir ce qu’il a commencé : déboutonner ta chemise. Depuis quand te laisses-tu faire ? Tu as l’habitude d’avoir les rênes, mais ce soir, peut-être que tu vas lui laisser la main... Au moins pour mieux t’adapter à la situation. Et puis, parce que tu souhaites savoir... Va-t-il être sincère ? Va-t-il réussir à résister à l’appel de ton sang ? Tu sais bien ce que tu es pour les vampires, mais s’il est capable de résister, peut-être que... Que tu pourras le croire un minimum... Ta chemise glisse de tes épaules, tu ne fais même pas attention à l’endroit où elle tombe. Quelque part sur le sol, tu n’en as pas grand chose à faire. Tout ce qui t’intéresse, c’est lui. Lui et seulement lui. Il s’empare d’ailleurs de tes lèvres, encore une fois. Le baiser se fait fiévreux, sauvage, tu lui réponds sur le même registre. Tu fermes les yeux et te laisse guider. Si tu es inquiet ? Non, pas du tout ! Enfin... Si, quand même un petit peu. Tu ne sais pas exactement à quoi t’attendre avec lui. Tant pis, ce sera la surprise... Prudemment, tu recules, le laissant te mener... Jusqu’à ce que tu buttes contre quelque chose. Surpris tu rouvres les yeux tandis qu’il te pousse. Déséquilibré, tu retombe sur... Quelque chose de mou, confortable. Tu n’as pas tellement besoin de réfléchir, tu sais que tu viens d’atterrir sur un lit. Te redressant un petit peu, juste le temps de t’installer plus confortablement, tu l’observes. Puis il vient s’installer au-dessus de toi. Te laissant retomber tu le regardes droit dans les yeux, un sourire flottant sur tes lèvres... Ses mains sont de part et d’autre de ta tête, te piégeant, mais tu n’en souris que davantage. Alors, que te réserve-t-il ? Tu brûles d’envie de le savoir ! Mais attention à ce que les choses ne débordent pas... Enfin, pour le moment, c’est bien loin d’être ta préoccupation principale. Tu n’attends qu’une chose : qu’il t’embrasse à nouveau. Et il le fait ! Même si cela ne dure pas assez longtemps pour toi. Tu en fais la moue lorsqu’il se recule. Tu es désespérant. Plus encore quand tu commences à te mordiller la lèvre en sentant ses lèvres descendent le long de ta mâchoire, ses doigts glisser le long de tes côtes... Ce simple geste t’arrache un franc frisson... Tu es... Dompté ? Le lion se serait-il fait dompter par le loup ? Qui sait... Mais c’est ce qui semble se passer.

Ses lèvres continuent leur descente, toi tu ne bouges pas, ton regard disparaissant sous tes paupières, te contentant de frissonner... Quoique. En fait, une de tes mains vient s’installer dans ses cheveux mais c’est bien la seule chose que tu t’autorises à faire. Il passe dans ton cou, tu ne peux que te figer avant de te détendre à nouveau lorsqu’il gagne ton torse. Tu es si bien ainsi... Te rends-tu compte que tu es docile, au moins ? Pas sûr... Réveille-toi un peu ! En plus, il te mordille. Minute. Il te mordille ??? Hé bien oui, ce sont bien ses canines que tu sens sur ta peau. Et toi tu te mords carrément la lèvre, tirant un peu sur ses cheveux... C’est étrange... Quoi donc, ta docilité ? Oui, mais encore, vu que tu te sens bien, vu que tu es aussi curieux de savoir ce qu’il te réserve, ce n’est pas si étonnant que cela puisse le paraître au premier abord. Non, ce qui est étrange, c’est qu’il ne te morde pas. Il en a pourtant la possibilité mais il ne le fait pas. Il t’intrigue. Tu te demandes furtivement comment il peut y arriver avant d’être de nouveau déconcentré quand sa main glisse sur ton ventre pour ensuite remonter sur ton torse. Sa peau est glacée, comme tu le sais déjà. Pourtant, tu as l’impression de brûler. Le simple contact de sa peau avec la tienne t’électrifie. Tu devrais avoir peur de tes réactions, de tes ressentis, mais tu es déjà à des lieues d’y songer... Ton autre main, libre jusqu’à maintenant, finit enfin par s’installer sur une de ses épaules. Tu es loin de le repousser, au contraire ! Mais là, tu aimerais bien qu’il cesse de torturer ta peau et qu’il revienne un peu t’embrasser. Non non, tu n’es pas exigent. Ou juste un peu, de temps en temps. Mais sur le coup, tu n’as pas besoin de demander puisqu’il revient de lui-même. Ton regard sombre réapparaît pour se plonger quelques instants dans le sien, si clair. Un sourire mi-ravi mi-espiègle fait son apparition sur tes lèvres, en réponse à son sourire... Tu le détailles, une fois de plus. Jusqu’à ce qu’il revienne capturer tes lèvres. Fermant de nouveau les yeux, tu lui réponds avec la même fougue, tes mains glissant dans son dos, l’obligeant à s’allonger sur toi. Torse contre torse. Glace contre feu. Mais qui des deux est en train de fondre ? Mystère... Sa main dans tes cheveux t’arrache un nouveau frisson... C’est... Parfait ? Non, il ne faut pas se risquer à employer un tel mot. La perfection n’existe pas après tout. Mais il est vrai que c’est très bien ainsi... Peut-être un peu trop, tu en baisses ta garde, tu oublies de surveiller ce qu’il se passe autour de vous. Mais pour le moment, tout ce qui t’intéresse, ce sont ses lèvres sur les tiennes, sa peau contre la tienne et... Hééé ! Il t’a bloqué les poignets sur le drap blanc ! Tu protesterais volontiers mais ladite protestation meurt avant d’atteindre tes lèvres. Tant pis, tu comptes bien lui faire payer cela plus tard. Enfin, s’il y a un plus tard.

Un nom prononcé, hurlé quasiment, et te voilà qui sursaute, surpris. Te relevant autant que possible, les yeux grands ouverts, tu ne mets pas bien longtemps à repérer la demoiselle. Une connaissance du vampire visiblement, et très certainement la propriétaire de l’appartement. Oups. Lucky ? C’est le nom de la blonde demoiselle ? Un nom ou un surnom... Tu perds bien vite toutes tes couleurs, comprenant la situation. Tu t’es fait choper avec un vampire, à vous embrasser, torse-nus, sur un lit... OMG, la catastrophe ! Et en plus elle te connait vu qu’elle cite ton nom, ton rang. D’un côté, qui ne te connait pas au moins de nom, à Cinis Luna ? Pas grand monde... Tu tentes d’esquisser un sourire mais tu n’y arrives pas. Alors tu gardes les yeux rivés au sol, cherchant quoi faire, quoi dire. Mais rien ne te vient à l’esprit. Quelle catastrophe... Mais quelle catastrophe ! Minute. Elle vient de dire "petit ami de Lyochou" ? … PETIT AMI ??? Wow, minute. Pause, pouce. Tu n’as jamais dit que tu comptais t’engager d’une quelconque manière que ce soit. Être sincère d’accord, t’engager, non. Contradictoire, ne crois-tu pas ? Oui, sans doute un peu. Par pure politesse, tu inclines la tête lorsqu’elle se présente, mais ton esprit est ailleurs. Tu remarques à peine que l’autre s’est laissé tomber sur le matelas. Pas trop de cochonneries ? Mais... Tss. La honte. La catastrophe. C’est avec un léger soulagement que tu entends la porte claquer, indiquant par-là qu’elle est partie. Toujours aussi pâle, tu accordes enfin un regard au blond, sur le lit. Oups, à voir le regard assassin que tu lui adresses, la suite ne va pas être très joyeuse. Et en effet...

-Quand on invite quelqu’un ailleurs que chez soi pour ce genre de choses... On s’arrange au minimum pour que la propriétaire des lieux ne débarque pas au mauvais moment.

Ta voix a pris un ton glacial. Tu es énervé. Contre lui, contre toi. Tu sais qu’il n’y est pour rien si la demoiselle a débarqué, ou en tout cas tu l’espères pour lui, mais tu lui en veux tout de même. C’est sa faute, s’il ne t’avait pas poussé à agir ainsi tu... Enfin, tu n’avais qu’à pas lui céder non plus. Tu t’en veux, c’est ta faute si, à présent, tu te retrouves dans les ennuis. Encore... Tu n’avais pas prévu une telle situation, tu ne l’avais pas imaginée et c’est là une grossière erreur de ta part. Mais tu as du mal à supporter la faute à toi tout seul, alors tu le rends aussi responsable que toi. Il t’énerve, tu t’énerves et tu as beau essayer de faire des efforts pour garder ton calme, tu n’y parviens pas. Tu as réellement peur cette fois. Et cette fois, que vas-tu faire ? Tu ne sais pas encore exactement... Mais une chose est sûre : tu ne resteras pas sur place. Il faut que tu bouges, il faut que... Que tu t’en ailles. Réellement cette fois. Et c’est ce que tu vas faire. Mais avant, tu as une chose à faire, non ? Oui. Une nouvelle fois, ton regard se pose sur le vampire... À qui tu accordes une magnifique gifle. Sur ce, tu te relèves.

-Une fois, pas deux. Retiens la leçon, je ne laisserai pas ce genre de scène se reproduire une seconde fois. C’est hors de question.

Tu es ferme, sec, cassant. Mais cette fois, tu ne te laisseras pas piéger. Tu vas le laisser en plan une bonne fois pour toutes. Pourquoi ? Pour aller te défouler ? Oui... Et surtout pour évacuer cette colère sur autre chose que sur lui. Ton regard fait le tour de la pièce, à la recherche de ta chemise... Où est-elle passée ? Ah, trouvée ! D’un pas rapide, tu vas la récupérer et l’enfiles tout aussi rapidement. La reboutonner est plus long que la déboutonner... Tu soupir en te faisant cette constatation. Il ne faut pas que tu regardes l’autre. Il ne faut pas, parce que... Parce que quoi ? Il pourrait te retenir ? Oui... Tout comme il est capable d’empirer la situation, de te mettre encore plus en colère. TU ne peux pas, tu ne dois pas craquer. Tu es un homme de sang-froid, mais c’est si dur parfois... Et ce soir, tu as l’impression que tu vas craquer. Parce que si l’autre parle, dévoile ce qu’elle a vu... Une personne connait ta double identité, et si jamais elle vient à l’apprendre, tu ne donnes pas cher de ta peau... Elle a beau être une amie, tu n’es pas certain qu’elle accepte une telle trahison aussi facilement... Tu es même sûr qu’elle le prendrait très mal. Et, en plus, tu sais ce qui va se dire si jamais cela s’ébruite... "Samael Tudor fricote avec un vampire." "Il va finir comme sa sœur." "Il pourrait trahir l’empire ?" Non, tu ne veux pas, c’est trop dur... Ce type a bien trop d’effet sur toi. C’est tellement horrible. Tu ne le regardes même plus, trop occupé à te rhabiller. Lorsque, enfin, c’est bon, tu retournes à l’entrée sans un mot afin d’enfiler manteau et cape. Tes intentions sont on ne peut plus claires il me semble. Et pourtant, tu te retournes une dernière fois vers lui. Juste une dernière fois.

-Bonne nuit, Lyochou.

… Ahah. Son surnom sonne comme un glas. C’est la fin de la partie, tout du moins c’est ce que tu crois. D’un geste rapide tu replaces la capuche sur ta tête et il peut essayer de te retenir, peu importe comment, cette fois tu ne t’arrêteras pas. La porte claque violemment derrière toi. Non, tu n’as pas fait le monde effort pour rester discret. Tu n’es pas d’humeur. Ton sang bout dans tes veines. Crétin de vampire. L’escalier ou l’ascenseur ? Pourquoi t’es-tu laissé piéger, hein ? L’escalier, que tu dévales à toute vitesse. Tu le détestes, tu les détestes tous... Tu devrais cesser de t’énerver, tu sais que la colère brouille toujours ton jugement. Mais sur le coup, cela fait tellement de bien... Rapidement, tu retrouves l’air glacial des rues de Spes. Glacial, comme son souffle, comme sa peau... Rah, cesse de songer à lui ! Tu marches, encore et encore. La neige crisse sous chacun de tes pas, ta cape claque de temps en temps sous l’action de l’air que tu déplaces. Tu as des envies de meurtre. Tes mains plongent dans les poches de ton manteau. Tes gants de chasseurs sont là, tu pourrais les enfiler tout comme tu pourrais enfiler ton masque. Tu pourrais partir en chasse, tu es sûr et certain que tu es suffisamment remonté. Mais non, tu t’y refuses. Ce n’est pas la bonne soirée, tu ne dois pas... Il ne faut pas... Ce n’est pas en partant en traque que les choses s’arrangeront. Tuer les témoins ? Non... C’est la solution de facilité mais tu n’es pas de ceux qui éliminent les témoins gênants. Tu négocies ou tu assumes. Apparemment, cette fois, tu vas devoir assumer...

Sans comprendre pourquoi, tes pas finissent par te mener dans une ruelle que tu connais bien. Une ruelle dans laquelle tu te réfugiais fréquemment, enfant. Une ruelle qui t’a toujours accueilli lorsque tu avais besoin d’être seul, de faire une pause, loin de tout. Cette fameuse ruelle où tu l’as rencontré la toute première fois, alors que tu n’étais encore qu’un enfant... Pourquoi y revenir alors que tu sais quelle est l’histoire de cet endroit ? Tu n’en sais rien. C’est une habitude dont tu ne parviens pas à te débarrasser. Tant pis pour tes question, tu souris en comprenant que, quoi que tu fasses, tu reviendras toujours ici. Mais ton sourire meurt bien vite sur tes lèvres... Que faire ? Que faire ??? Tu n’en as pas la moindre idée. Mais, avant toute chose, il faut que tu évacues ta colère. Et pour ce faire, tu frappes dans le mur. De toutes tes forces. La puissance du coup fait vibrer ton bras, t’arrache une grimace... Tu as mal aux doigts... Mais ce n’est pas grave. Légèrement masochiste sur les bords, tu recommences. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Ta main est en sang. Pas grave, c’est la droite, tu es gaucher. Tu observes le liquide rouge sur le mur, tu observes ces gouttes carmin qui tombent sur le linceul de neige qui recouvre la capitale... Et tu ris légèrement, désespéré. Comment vas-tu faire pour te sortir de ce mauvais pas ? Tu n’en as pas la moindre idée. Tu changes de position, tu t’adosses au mur, non loin de l’endroit où tu t’es explosé le poing. Il faudrait peut-être que tu te soignes ? Tu n’y songes même pas... Non, tu glisses plutôt le long du mur, sentant le ciment à travers les quelques couches de vêtements que tu as sur le dos... Tu continues jusqu’à t’asseoir directement sur le sol, sur la neige. Tes mains disparaissent dans tes cheveux tirent un peu dessus. Qu’as-tu fait ? Que fais-tu ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus... Tu as trop à perdre sur ce coup... Et tout cela pour un vampire... Et tout cela pour ce vampire...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Sam 5 Jan - 12:54

« Un diminutif d’Alekseï ? Je suis obligé de te croire sur parole pour ce coup. » Tu souris, tu es adorable. Tu es gentil. Tu es humain. Tout ça pour lui. Est-ce qu'il le vaut ? Ça, seul le temps te le dira. Bon sang, qu'est-ce que tu peux être aveugle des fois ! Il te fera du mal, pourquoi est-ce que tu ne veux pas ouvrir les yeux, hein ? Car tu ne demandes qu'à le croire. Tu ne demandes qu'à l'aimer. Malheureusement, avec toi, les contes de fées, ça n'existe pas. Tu as essayé pourtant, oui, tu as essayé. Tu as vu où ça t'a mené, à chaque fois ? Détruit. Tu as tué la première, la seconde a tenté de te tuer, tu l'as tuée aussi, et tu as tué ton fils. Happy end, quand tu nous tiens. Tu sais dans quoi tu t'engages là. Tu vas lui faire du mal, si vous allez plus loin. Il va te haïr pour ça, et tu n'en ressortiras que plus brisé. Mais tu veux tout tenter pour lui, tu veux essayer, au moins. Il vient t'embrasser, tu ne peux que répondre à son baiser, fermant les yeux. Qu'il t'emporte, tu te laisses faire, docile. Et pourtant, Rod sait que ce n'est pas dans tes habitudes, de t'attacher à une poche de sang. Mais lui, il est tellement différent... Tu vas tomber Lyokha, comme Icare, tu vas te brûler les ailes, et tu vas tomber, définitivement. Personne ne sera là pour te ramasser, pour récupérer chaque morceau et te faire revivre. Tu es sûr et certain de ce que tu fais. Enfin, ça, c'est ce que tu veux bien lui dire, car en réalité... Tu n'es sûr de rien. Tu as peur de demain, tu as peur qu'il s'en aille, loin de toi. Tu as peur de le perdre. Voilà pourquoi en un sens, les engagements, ce n'est pas pour toi. Mais par pitié Lyokha, secoue-toi, tu te rends compte de ta manière de penser ? On dirait que tu parles de ton grand amour. Réveille-toi bordel ! Non, tu préfères rester aveugle, pour lui, pour être avec lui. Tu glisses tes mains dans le bas de son dos, incroyablement à l'aise. Et lui, il t'attire tout contre lui. Tu te laisses faire, bien ainsi. Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas laisser son titre au placard, le temps d'une nuit ? Le temps de faire une belle conner*e, de commettre l'irréparable. Mais bien trop vite à ton goût, il te libère, il se recule. Il te fuit, comme la peste, c'est l'impression que ça te donne, même s'il n'en est rien. Il a peur, ça se sent, ça se lit dans ses yeux, c'est comme le nez au milieu du visage, tu ne peux pas le rater. Mais de quoi a-t-il peur ? De toi ? De l'engagement ? Des risques à prendre ? De tout. Et tristement, il a bien raison.

Il te donne un conseil, un seul. Ne pas lui faire confiance. S'il savait... C'est bien trop tard. Ta confiance, tu lui as donnée, à partir du moment où il est rentré dans cet appartement. D'autant plus lorsque tu lui as donné ton prénom. Encore plus lorsque tu as répondu à son baiser. Ta confiance au final, même si elle n'est pas si facile que cela à obtenir, il l'a eut. À lui de ne pas la perdre, car jamais il ne la regagnera. Il semble si perturbé, si ahuri... Toi, tu ne sais plus ce que tu dois ressentir. De la joie ? Du désespoir ? De l'amour ? De la haine ? Tu te hais de faire ce que tu fais ; tu te réduis à ça. Et pourtant, tu ne peux pas aller contre. Comme on dit, bang bang, my baby shot me down. Le coup de foudre, le poignard en plein cœur. Il t'a bien eu on dirait. Toujours est-il que, tu sembles prendre ses propos à la légère, et c'est le cas. Tu ne veux pas le croire, ça ferait bien trop mal. Bordel, tu te rends compte que tu es en train de fondre pour un mortel, au moins ? Bien sûr que... La réponse t'écorcherait la langue, alors, tu la gardes pour toi. Tu préfères capter son regard, dévoilant le fond de ta pensée. Le pourquoi du comment. La raison de ses craintes. Peut-être que tu te trompes lourdement, mais tu doutes énormément de cela. Tu sais ce que c'est aimer. Enfin, tu crois te souvenir de ce dont il s'agit. Si seulement tu pouvais promettre de ne pas le blesser un seul instant dans sa vie... Tu sais parfaitement que ce serait une promesse vaine ; tu es Lyokha Volkov, tu es le Mad Hatter, tu es une des pires crapules d'Anarkia. Il sera blessé, quoiqu'il advienne. Mentalement, physiquement. Et encore, tu parles de blessure ; cela pourrait être bien pire. Mille fois pire. Qu'on le tue. Ou qu'on le transforme. Tu ne peux pas prendre de telles responsabilités, alors, laisse-le fuir ! Mais non. Ses lèvres, elles t'attirent. Son regard, il te brûle. Ses mains, elle te caressent. Ses mots, ils t'ensorcellent. Tu ne peux pas te permettre une telle erreur, et pourtant... Tu te laisses totalement aller, pour lui. Pour un humain.

Il secoue négativement la tête, désapprobateur. « Lyokha... Tu devrais vraiment me prendre au sérieux. Peu importe comment tu interprètes mes paroles, ne me fais pas confiance. Sinon, tu pourrais le regretter... » . Si ses mots te blessent, tu préfères les ignorer. S'ils semblent trop vrais, tu ne les entends pas. Tu ne veux pas croire qu'il pourrait te blesser. C'est bien triste, mais le loup s'est épris du lion. Quel terrible tableau tu offres là, Lyokha. Te rabaisser à ça... Pathétique. Mais, tu préfères te dire qu'il ne pense pas ce qu'il peut te dire. Tu préfères te dire qu'il y a de l'espoir, même si c'est dangereux. Il y a toujours cette petite flamme qui brille, quoi qu'il arrive. Flamme qui ne demande qu'à devenir incendie, qui vous consumera tous les deux, passé un moment. Réfléchis un peu... Il est mortel, tu es immortel. Il partira avant toi, et tu auras tellement mal Lyokha ce jour là... Tu vois ce que ça a fait, avec Eléazar ? Tu n'es pas à l'abri du même schéma, si tu oses t'engager dans une telle relation... Allez, laisse-le partir, vire-le, déteste-le, vous ne vous en sortirez que mieux. Mais non, tu préfères venir souffler sur ses lèvres, le provoquer, car c'est tellement plus amusant, de jouer avec le feu. Combien de temps encore, avant que vous ne vous embrasiez, hein ? Tu n'en as aucune idée, tout ce qui compte pour toi, c'est l'instant présent. Il sourit un peu à tes mots, ce qui te rassure, en un sens. Pendant ce temps, tu entreprends de défaire les boutons de sa chemise, mais il vient t'attraper les poignets, alors tu cesses immédiatement, passant de l'autre côté de son visage pour lui souffler à nouveau, quelques mots. « La vie serait trop ennuyante si on ne prenait jamais de risques... C’est ce que je pense, alors oui, je suis aussi prêt à en prendre. » Tu souris, heureux. S'il est prêt à te suivre, alors, tu n'as pas de raison de faire marche arrière, pas vrai ? Non... Enfin, pas dit comme ça. Car, si on les cherche les raisons, avec le recul, elles sont multiples. Il lâche tes poignets, tu te remets à l'ouvrage sur l'instant, continuant à enlever bouton sur bouton, pour enfin, lui faire abandonner le seul tissu qui séparait jusque là tes mains de sa peau. Ledit tissu glisse d'ailleurs de ses épaules pour tomber par terre, tu viens encore une fois t'emparer de ses lèvres, dans un baiser sauvage. Tu l'entraînes plus loin, vers le lit. Tu le veux rien que pour toi, cette nuit. Tu veux lui montrer à quel point tu sais être doux. Gentil. Amoureux. Horriblement humain. Le but atteint ; il butte contre le lit, tu le pousses, il tombe. Il est à ta merci, c'est dangereux, d'être à ta merci. Ça ne semble pourtant pas l'inquiéter. Toi non plus, tu ne t'inquiéterais pas à sa place, sur l'instant. Tu viens t'installer au dessus de lui, et tu l'embrasses, encore une fois. Il répond à tous tes baisers, tu es comblé. D'ailleurs, tu quittes ses lèvres pour venir embrasser l'arrête de sa mâchoire, glissant tes doigts le long de ses côtes. Il frissonne, il se mord la lèvre. Tu as ce que tu voulais, pas vrai ? Ouais, en quelques sortes.

Lentement, tu passes dans son cou, il se fige. Il a peur que tu le mordes ? Il a raison. Tu hésites, même si cela ne se voit pas. C'est tellement tentant... Mais non, même pas. Tu ne veux même pas, de peur de tout envoyer en l'air. Tu ne veux pas lui faire de mal, tu veux juste... Juste.. Son amour... Rien de plus, rien de moins, c'est déjà énorme. Et c'est pas en le mordant que tu parviendras à tes fins. Il glisse une main dans tes cheveux, tu frissonnes légèrement, à l'aise... tes lèvres descendent jusque sur son torse, et tu mordilles sa peau, joueur. Tu as conscience que tes canines sont pointues ? Que c'est peut-être un peu douloureux ? Hm. Mais l'autre est masochiste, non ? Oui... Et puis, au pire, il n'a qu'à crier. Trêve de plaisanteries, tu le sens tirer un peu sur tes cheveux, et pour le court instant où tu relèves les yeux vers lui, il est en train de se mordre la lèvre. Ta main, glacée, remonte à nouveau sur son ventre, au contact de sa peau, si douce... d'ailleurs, son autre main glisse sur ton épaule, et tu te retiens de le mordre, au frisson qu'il t'arrache. Pour éviter d'être tenté, tu préfères remonter pour le regarder, tu y prends du plaisir, c'est le cas de le dire ! Ses yeux sont magnifiques... Ils t'hypnotisent, voilà tout... Tu ne les lâches pas un instant, comme s'ils allaient t'échapper. Et son sourire... Son sublime sourire... Tu l'embrasses encore une fois, la tentation étant bien trop forte pour ne pas y céder. Il te répond avec cette fougue que tu lui connais si bien, ça te plaît, ça te fait vibrer, t'aimes ça. Il glisse une main dans ton dos, t'obligeant carrément à t'allonger sur lui, tu ne cherches pas à lui résister, tu le laisses faire. Sa peau, brûlante... La morsure en serrait presque douloureuse, tant c'est bon. Tu es tellement concentré sur ses lèvres que tu en oublies que quelqu'un arrive...

On hurle ton prénom, tu te retournes vivement, alerte. Bon sang ! Lucky ! Et merde... Merde de merde ! Samael, samael va mal réagir, pas vrai ? Tu te laisses tomber sur le côté, qu'il puisse se redresser. Tu es plus que mal à l'aise... D'autant plus à cause de ses propos... Elle sait parfaitement qui il est, et elle... Elle ose l'identifier à ton petit ami... Bon sang... Le jeune Tudor peut réagir de deux manières : t'en vouloir, en rire. Tu penses connaître d'avance ce qui va se passer, alors tu te laisses tomber sur le matelas. La porte claque, elle est partie. La belle blonde est partie. Par tous les dieux... Tu n'oses même pas le regarder, mais tu te redresses quand même, inquiet. Son regard, celui qu'il te jette... Il est tellement noir, tellement assassin... Il t'en veut à mort, pas vrai ? « Quand on invite quelqu’un ailleurs que chez soi pour ce genre de choses... On s’arrange au minimum pour que la propriétaire des lieux ne débarque pas au mauvais moment. » Tu pouffes, légèrement énervé sur l'instant. Voilà qu'il rejette toute la faute sur toi... Qu'il ne se gêne pas surtout... Tu fronces les sourcils, car ça t'agace. Tu veux bien être un peu responsable dans l'histoire, mais ce n'est pas non plus une raison de réagir aussi vivement. Mauvais moment ? Ouais, s'il veut voir ça comme ça... Mais, pourquoi est-ce qu'il réagit ainsi, hein ? Il s'en veut ? On dirait bien. « Et comment j'aurais pu savoir qu'elle allait débarquer, hein ? T'aurais peut-être préféré que je t'amène dans l'autre foutoir à côté ? Désolé de te décevoir mais non, j'ai un minimum de bonnes manières. » Ça se sent dans ton ton, que ça ne va pas. Tu t'énerves trop facilement ; il te rend tout simplement dingue. Dans tous les sens du terme. Et c'est ça qui t'agace par-dessus tout... Car il se permet d'en jouer... Lui aussi, semble profondément énervé. La différence entre vous deux, c'est que toi, tu ne le montres pas. Lui, il n'arrive pas à retenir sa colère, et toi, on se demande par quel miracle tu tiens bon.

Assis sur le matelas, tu ne le regarde même plus. Tu regardes tout droit, en face de toi, un point fixe sur un mur. Finalement, il te regarde, tu sens ses yeux, posés sur toi, alors tu te retournes vers lui, pour te prendre une gifle monumentale. Tu ne cilles même pas, tu tournes juste la tête sous le coup, et tu serres les dents. « Une fois, pas deux. Retiens la leçon, je ne laisserai pas ce genre de scène se reproduire une seconde fois. C’est hors de question. » Une fois, pas deux. Une fois, pas deux. Tu retiens ces mots qui tournent en boucle dans ton esprit. Ne pas laisser ce genre de scène se reproduire une seconde fois. C'est hors de question. Ses mots te blessent, et tu serres toujours autant les dents, à t'en casser les mâchoires. S'il savait à quel point il te fait mal, en disant ça. Son ton est ferme, cassant, sérieux. Alors, c'est la fin ? On dirait bien. Ça n'aura pas duré longtemps. Pas du tout. Il te dégoûte, il t'énerve, tu en viens même à te demander comment est-ce que tu peux faire preuve d'une aussi grande maîtrise de soi. Tu n'as même pas envie de le retenir, car tu sais que si tu essayes, il finira avec les deux jambes pétées. Ce que tu te refuses totalement à faire. Il se rhabille, il retourne même à l'entrée pour enfiler cape et manteau. Tu ne cherches pas à le retenir. En réalité, tu fixes un point sur le sol, pour essayer de garder un minimum de contrôle sur la situation. Tes yeux brillent, et tu ne donnes pas cher de sa peau, s'il ne dégage pas d'ici, tout de suite. Il se retourne une dernière fois vers toi, tu ne lèves pas le regard pour autant. « Bonne nuit, Lyochou. » Tu restes figé sur place. La sentence est tombée. C'est la fin. C'est déjà la fin.

La porte claque fort, ton sang bout dans tes veines, ta respiration se fait saccadée. Il t'a mis hors de toi. Complètement hors de toi. Tu le hais à un tel point, sur l'instant... Tu te relèves, tentant plus ou moins de te calmer. Tu marches en rond, t'étirant. Allez, inspire, expire. C'est plus facile à dire qu'à faire, certes... Mais, tu peux au moins essayer, non ? Oui. Voilà, doucement... Puis, tu passes devant ce fameux miroir, qui te reflète de la tête aux pieds. Sans pouvoir résister à la tentation, tu donnes un coup dedans ; il se brise en des milliers de petits morceaux. Tu hurles ta rage, et tu t'en prends à un fauteuil, qui fini quelques mètres plus loin. Tu vires les vases sur la cheminée, qui terminent leur ascension par terre, connaissant le même sort que le miroir. Tu casses tout ce qui te passe sous la main, et quand enfin, tu as l'impression que ça va mieux, tu viens t'asseoir sur un des seuls sièges encore épargnés. Tes yeux brillent Lyokha, tu te sens coupable. C'est loin d'être quelque chose de normal chez toi, pourtant... Respirant un bon coup, tu te relèves et en toute hâte, tu remets ta chemise, tes chaussures, ton manteau. Tu te prépares à la troisième vitesse avant de sortir de l'appartement, fou. Fou de rage contre lui, contre toi. Contre tout.

D'un pas décidé, tu rejoins les rues de Cinis Luna. Tu ne sais pas où il est passé, mais tu empruntes diverses ruelles, jusqu'à sentir cette fameuse odeur, celle de son sang. Celle qui t'a tant attiré et qui aujourd'hui, te cause bien des problèmes. Tu suis l'odeur qui s'intensifie, alors que tu avances toujours plus loin. Et tu arrives enfin dans cette fameuse ruelle, celle de votre première rencontre. Très original, Tudor, as-tu envie de lui cracher au visage. Mais non, tu n'en fais rien. Tu t'avances dans l'ombre, écartant largement les bras, comme pour inviter quelqu'un dans une étreinte. « Et c'est ainsi que le grand, le valeureux Samael Tudor termine la partie ! » Tu ricanes méchamment, moqueur, blessé. Tu hurles ces mots, car s'il pouvait y avoir des témoins, ça te ferait bien plaisir, de le voir souffrir, lui aussi. « Je déteste voir les gens prendre la fuite devant leurs problèmes... Comme si je prenais la fuite devant les miens, comme si c’était une solution...  Et le pire, c'est que tu oses proclamer des valeurs que tu n'as même pas... Tu te rends compte à quel point t'es ridicule ? Tu viens me faire la morale, et après, tu fais l'inverse... Bravo l'artiste ! » Tu applaudis. C'est méchant ce que tu lui fais. Mais il t'a tellement fait mal. D'ailleurs, tu peux toujours serrer les dents, tu as du mal à retenir les larmes qui menacent de franchir la barrière de tes yeux. Il t'a blessé, profondément... Tu vois pourquoi il faut que tu l'abandonnes maintenant ? Car cela, ce n'était que le début. Ce n'était qu'un avant goût du calvaire qu'aurait pu être votre relation.

Secouant la tête, tu le fixes, assassin. Tu veux qu'il voit ta haine, tu veux qu'il voit ce qu'il a fait. « Tu sais ce qui me dégoûte le plus ? Je te fais confiance. Je t'ai donné mon vrai prénom. Tu sais combien de personnes le connaissent ? Ça se compte sur les doigts de la main. Et toi, pauvre enfoiré, tu me fais un tel coup... Mais pour qui est-ce que tu t'es pris, hein ? C'est pas parce que tu es un Tudor que tu peux te permettre de jouer avec les gens comme ça, tu comprends ? C'est pas parce que tu es de la famille impériale que tu peux faire ce que tu veux, tu vois ? Car ça, ce avec quoi tu joues, c'est bien plus fort que toi et moi, tu peux me croire. » Tes mots reflètent parfaitement ta rage. Tu le hais ! À un tel point, sur l'instant... Tu espères lui faire mal, pour qu'il comprenne à quel point toi, tu souffres de ce genre de choses... Planté juste devant lui, tu ne te rends même pas compte que deux larmes t'échappent. « Et après, tu oses me balancer qu'on ne s'intéresse à toi que pour ton rang... Tu as vu comment tu réagis ? Tu... J'ai jamais été aussi sincère avec quelqu'un, tu t'en rends compte ? Et toi, tu fous tout en l'air parce que tu as peur ? C'est dégoûtant... J'ai été on ne peut plus vrai avec toi, et toi, tu prends la fuite, comme si ça n'aurait aucune conséquence... » Tu secoues la tête de gauche à droite. Tu veux qu'il se rende compte du mal qu'il fait. Qu'il culpabilise ? Tu n'en demandes pas tant. T'approchant de lui, jusqu'à venir s'accroupir devant, il peut certainement lire dans ton regard que tu as mal. Mais, tu ne peux pas t'attarder, tu ne veux pas, tu ne peux pas t'attacher, il te l'a fait comprendre. Un sourire un peu douloureux de ta part, un murmure, un souffle. « Je pensais que tu étais différent. Encore une fois, la vérité triomphe ; t'es qu'un gamin pourri gâté et égoïste. Un petit c*n à qui on a jamais rien refusé. Je ne vais pas te courir après pendant un demi-siècle. J'obéis pas aux caprices d'une princesse, alors, au revoir, Tudor. » Gamin pourri gâté ? Quelque part, inconsciemment, tu fais référence aux épisodes passés de ta vie... Notamment à mademoiselle Petrova, et aux autres... à la jeunesse de ton époque. Car, il réagit ni plus ni moins comme eux. Même si pour toi, ce serait bête qu'il finisse comme ladite jeune femme... Par rancune, tu lui envoies ton poing dans son nez, et tu te redresses, faisant volte-face. Pas un mot de plus, tu t'éloignes dans la nuit, essuyant du revers de la main, tes larmes. L'amour ? Ça n'existe pas. Ça n'existe plus.

ecouant la tête, tu te répètes que tu as fait une sale erreur. Tu n'aurais pas dû être aussi confiant, le croire. Tu étais trop faible, pour t'embarquer dans une telle aventure... Regarde où cela vous a mené. Il te déteste, et toi, tu n'y arrives pas. Tu l'aimes ? Tu n'en sais rien. Tout est si confus dans ton esprit... Tentant de te calmer, de retrouver un rythme respiratoire à peu près normal, tu continues ta route, sans regarder derrière toi. Jamais regarder derrière soi, au risque de regretter. Non, ton regard se porte sur la couche de neige par terre. Abandonne l'idée pour de bon. Il est humain, tu es vampire. Il est un Tudor, tu n'étais qu'un gamin d'étable. Vous n'appartenez, et n'appartiendrez jamais au même monde. Au détour d'une ruelle, tu te sens observé. Pourquoi ? Tu n'en sais rien, tu ne les vois pas encore. Quelques bruits, la neige qui crisse sous les pas d'hommes, rien de plus. Alors, tu accélères un peu le rythme, c'est pas tellement le moment de tomber sur les chasseurs. Pas manqué... Du arrives dans une petite ruelle sombre, et sans crier garde, tu reçois un coup dans la nuque. Déséquilibré, tu te rattrapes au mur, mais, qu'est-ce que ? Tu te retournes, histoire de parer un éventuel coup... Ils sont trois, autour de toi. Tu les regardes, un à un. « Messieurs, voyons, je ne suis pas tellement d'humeur à jouer ce soir. » D'eux d'entre eux se regardent. Ça les fait rire ? Tant mieux, tu en profites pour en bousculer un, et reprendre ta marche. Manqué, un était placé un peu plus loin, et il te plaque contre le mur. Tu secoues la tête, sonné, avant de te reprendre. Tu le virerais bien de là, d'ailleurs, par réflexe, tu cherches ton flingue, ton couteau. Rien. Tu es parti tellement vite que tu en as oublié tes affaires... Et merde ! Pas le choix, tu donnes un coup de tête à l'autre qui te tient, il cède, tu en profites pour te faire la malle. Malheureusement pour toi, un des chasseurs est bon viseur, et tu prends une flèche dans la jambe, ce qui te fait immédiatement tomber. Ce n'est pas une flèche comme une autre. De la verveine, encore... à croire que c'est ton jour aujourd'hui... Quelqu'un proclame que tu es tombé, les trois se ramènent vers toi en courant, victorieux. Tu te retournes sur le dos, retirant péniblement la flèche de ta cuisse. Put***, ça fait un mal de chien ! Tu grimaces, car le pire, c'est que tu sais que c'est loin d'être fini. Il faut croire que ce soir, tu auras commis l'erreur, fatale, tout ça pour lui. Tout ça pour un humain... Tu les détailles tous, identiques. « Dégagez ! J'vous jure que je vous tue tous, un à un ! J'VOUS TUERAI TOUS ! » Littéralement hors de toi, c'est le cas de le dire. Un autre chasseur vient t'enfoncer la lame de son épée dans ton abdomen, et tu hurles. De la verveine, à nouveau. Tu hurles de toutes tes forces, tu as tellement mal... Tu es tellement faible aussi... Tu les entends rire, c'est vrai que c'est amusant, vraiment amusant. Celui avec l'arc se penche sur toi, et tu devines sans problème un sourire sadique derrière son masque. « Maintenant, tu vas courir, d'accord ? Je te laisse... Cinq mètres, et je t'achève. Compris ? » Le supplice cesse, on enlève la lame, mais on te pousse à courir. La bonne blague, comme si tu étais en état... Grimaçant, tu te relèves, le souffle irrégulier. Et tu t'appuies contre le mur, pour essayer d'avancer. Mettre un pied devant l'autre relève du miracle, et tu les entends railler derrière. 'Regardez-la ramper, la sangsue.' Voilà le genre de propos auxquels tu as le droit. Trois mètres plus loin à peine, tu ne tiens même plus contre ton mur, tu as perdu trop de sang. Tu t'écroules, tes blessures te brûlent, et ne cicatriseront pas, tu le sais. Tout ça pour lui. Lui a tout sacrifié, même son éternité. Pour lui il a vaincu la mort. Mais son amour est bien trop fort.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Sa-Par
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Sam 5 Jan - 23:28

Pourquoi a-t-il fallu que tout se termine ? Tu te sentais si bien... Toi, entre ses mains, soumis à sa bonne volonté... Ses lèvres, ses canines sur ta peau, ses doigts la parcourant, l’enflammant... Naturellement, ta peau est bien chaude, elle devient brûlante avec lui... Comme si tu cherchais à faire fondre le glaçon qu’il est... Et vu ses réactions, il semblerait que tu y parviennes. Il craques et tu fais de même, bien installé entre ses mains... Tu te mordilles un peu trop la lèvre par contre. Attention à ne pas te blesser, sinon il est possible qu’il ne puisse pas s’empêcher de te mordre. Pour le moment il y parvient et tu apprécies cela comme il se doit... Tu apprécies sincèrement ce contrôle, ce qui te permet d’envisager qu’il puisse réellement être sincère avec toi. C’est, tout du moins, ce que tu veux penser. Tu n’en oublies pas qu’il peut aussi être un très grand comédien. Quoique... En fait si, tu oublies cette possibilité. Tu veux essayer de le croire sincère, juste pour une fois... Raison pour laquelle tu te détends complètement lorsqu’il n’est pas dans ton cou, c’est juste parfait. Tu le sens frissonner tandis que tes mains viennent se poser sur sa peau, sur son épaule... Tu adores cela ! Le sentir frissonner sous tes doigts, c’est tellement... Indescriptible... Mais s’il y a une chose que tu adores sincèrement, c’est quand il t’embrasse. Alors, peut-être que... Oui, il revient au-dessus de toi, souriant ! Par réflexe, tu lui souris en retour, le dévisageant... Ses yeux, si clairs, si magnifiques... Et son sourire... Rah, tu t’entends penser ? Ressaisis-toi un peu ! Hé bien non, pas le temps puisqu’il revient t’embrasser. Comblé, tu lui réponds avec fougue. Tu ne veux pas qu’il s’éloigne cette fois, tes mains viennent donc s’installer dans son dos... Capturé le vampire... Il est piégé contre toi, entre tes bras. La glace et le feu, ensembles. Qui se consume et qui fond ? Bonne question... Mais tu n’en as pas grand chose à faire, de la réponse. Tout ce que tu souhaites, c’est qu’il reste là. Tu en oublies tout le reste. Grossière erreur...

Une nouvelle débarque, te faisant sursauter. Un peu perdu, tu baisses les yeux, perdant d’un coup toutes tes couleurs. Vous vous êtes fait choper. Quelle catastrophe ! En plus elle te connait et... Minute. Elle t’associe au petit ami du vampire ? N’importe quoi. Tu n’es certainement pas son petit-ami ! Et puis, sincèrement, l’engagement et toi... Voilà qui fait deux. Surtout quand cela n’entre pas dans le cadre de ton boulot. Enfin, elle disparaît. Oh la la... Toi, tu es énervé. Voir même plus qu’énervé. TU lances un regard assassin à l’autre, que tu rends responsable de ce qu’il vient de se dérouler. C’est injuste, tu le sais bien, il n’y est pour rien, mais c’est plus fort que toi. Tu lui en veux, à lui, à elle, tu t’en veux aussi... Bref, tu te sens mal. Voir très mal, c’est pour cela que tu es désagréable. Et il te répond... Comment aurait-il pu savoir ? Oh, hé bien, en réfléchissant ? Tais-toi, tu n’as pas besoin d’être encore plus désagréable que ce que tu es déjà. Si tu aurais préféré qu’il t’entraîne dans son propre appartement ? Hé bien... Oui ? Même s’il est vrai que tu es plus à l’aise là ou c’est rangé. Tu n’es pas maniaque mais un minimum d’organisation est de mise lorsqu’on se trouve en ta présence. Tu serres les dents pour ne pas être plus désagréable encore. Il ne faut pas que tu lui répondes, il ne faut pas que tu perdes ton sang-froid. Tu fais un effort sur toi-même pour ne pas craquer, il ne faut pas. Tu n’es pas du genre à te laisser emporter par la colère, pas du tout. Allez, tu peux te tenir... Juste une pour réplique, juste pour une phrase.

-Fais fonctionner tes neurones. Si on est chez elle, elle a tout a fait le droit de débarquer au mauvais moment, sauf si elle est occupée très loin de là.

Par tes ancêtres, tu restes étonnement désagréable, glacial... C’est plus fort que toi, tu restes énervé, tu as peur aussi, et tu n’as pas l’impression d’être capable de te calmer aussi facilement. Il faut que tu t’occupes à autre chose, il faut que... Que quoi ? Tu tu te défoules sur quelque chose. Voir sur quelqu’un, mais la seule personnes présente ici, à part toi, c’est lui et il est hors de question que tu le frappes. Quoique... En fait si, tu ne résistes pas. Ta main fend l’air et vient s’abattre sur sa joue alors qu’il te regarde à nouveau. Il ne réagit même pas... Tant mieux, au moins, cela t’évite de t’énerver encore plus. Tu reprends donc la parole d’une voix sèche, cassante. Tes propos sont durs, agressifs, méchants, blessants. Parce que tu ne veux plus te faire piéger de cette manière. Tout ce qui te concerne doit rester secret, personne n’a besoin de savoir ce que tu fais de tes nuits voir de tes journées. Alors te faire repérer de cette manière, c’est plus que ce que tu peux en supporter. Tu te lèves et repars t’habiller. Ta chemise, puis tu files reprendre ton manteau et ta cape dans laquelle tu disparais totalement. Il faut que tu t’en ailles. Seulement... Tu ne peux t’empêcher de lui adresser un dernier coup d'œil... Il ne te regarde pas, il préfère fixer le sol... Qu’il ne te retienne pas, c’est tout ce que tu lui demandes... Samael, tu pourrais lui demander pardon pour tes propos, ne crois-tu pas ? Chaque chose en son temps, là il faut que tu files avant de faire une bêtise que tu risquerais de regretter toute ton existence.

Sur un dernier salut, la porte claque derrière toi, violemment, bruyamment. Tu en oublies qu’il y a, tout autour de l’appartement, des personnes qui souhaitent sans doute dormir. Tant pis, tu es trop énervé pour y prendre garde. Mais pour éviter de réveiller tout le monde, tu sors de l’immeuble, regagnant la froideur des rues. Enfin, froideur... Les premiers temps, tu restes sur les rues principales, toujours bien éclairées, toujours bien fréquentées. Spes est une de ces cités qui ne dorment jamais, tout comme l’Atlantide. Tu es un bon exemple des citoyens de la capitale : tu es tout autant nocturne que diurne. Mais là n’est pas le sujet. Tu fuis. Parce que tu as peur, parce que tu ne sais pas comment réagir. Parce que tu ne veux pas faire une erreur irréparable... Tu es perdu, complètement... Au point que tu ne te rends pas compte que tes pas te mènent jusqu’à cette fameuse ruelle. Hé bien, visiblement tu n’arriveras pas à te débarrasser de cette sale habitude. Tant pis. Tu t’installes sur place et entreprend de t'exploser le poing sur un mur. Celui-ci se retrouve en sang au bout de quelques coups, c’est ce que tu cherches. La douleur canalise ta colère. C’est rapide et efficace, tant pis pour la phase douloureuse. Lorsque c’est enfin bon, tu te laisses glisser le long du mur, juste un peu plus loin. Tes mains disparaissent dans tes cheveux sur lesquels tu tires... Le sang coule de ta main droite, tu t’en fiche. Tu essayes de trouver une solution à cette situation, tu essayes de trouver quoi faire. Tu as tant à perdre à ce petit jeu, tu as trop à perdre... Et pourtant tu t’en veux d’avoir réagit aussi vivement... Tu t’en veux mais tu te connais, tu sais garder ton sang-froid jusqu’à une certaine limite. Si celle-ci est franchie, tu frappes. Fort. Et tu n’avais pas envie d’agir de cette manière avec lui. Tu désespères, tu te désespères... Tu veux disparaître dans la neige. Tu veux qu’on t’oublie pour une fois. Malheureusement, ce soir, ce ne sera apparemment pas possible.

La neige crisses non loin. Quelqu’un se rapproche, tu ne relèves même pas la tête, bien trop concentré sur la neige au sol. Tu ne veux pas réfléchir. Tu veux qu’on te laisse tranquille. Mais cette voix qui se fait entendre... C’est la sienne, c’est celle de Lyokha... Alors tu lèves les yeux vers lui, ton regard brillant de colère et de désespoir... Son ricanement te fait mal. Et a-t-il besoin de parler si fort ? Tu sais qu’il n’y a quasiment jamais personne dans les environs mais quand même. Et que dire lorsqu’il reprend tes paroles... Prendre la fuite... Oui, tu as fuit, tu l’as fuit. Mais c’est ce que tu devais faire après tout ! Tu ne peux pas t’attacher à lui, tu le sais bien. Tu n’en as pas le droit, parce qu’au final, vous en ressortiriez tous les deux perdants. Mais bon sang, qu’est-ce que cela te fait mal de l’entendre te renvoyer tes paroles à la figure ! Tu serres les dents... Et tu baisses les yeux, une petite seconde. Oui, tu lui as fait la morale. Et oui, tu as fuis. Et après ? Tu n’as jamais prétendu être parfait. Tu desserres les dents, juste un peu, juste pour essayer de lui répliquer quelque chose, en espérant que ta colère ne reprenne pas le dessus.

-Aurais-tu préféré que ce soit sur toi et non sur ce mur que je me défoule ? Je ne pense pas, alors garde tes reproches pour toi.

… Qu’est-ce que tu peux être désagréable quand tu t’y mets. Tu es agressif, mais tu n’es pas d’humeur à supporter ses reproches. Tu ne veux même pas l’écouter, malheureusement tu n’auras pas le choix. Tu veux disparaître dans le mur, dans la neige. Au moins le temps de trouver quelque chose à quoi te raccrocher. L’improvisation fonctionne un temps avec toi, jamais éternellement. Là, c’est un moment où tu n’es pas inspiré, alors qu’il te laisse tranquille. Ton regard se porte sur le bout de tes chaussures et c’est tout juste si tu ne plaques pas tes mains sur tes oreilles pour ne pas l’entendre. Tu sens son regard posé sur toi, tu sais ce qu’il pense de toi, de ta réaction. Il est en colère. Blessé ? Tu n’en sais rien. Mais tu t’en veux. Tu t’en veux de ta réaction mais comme tu l’as déjà dit, tu es loin d’être parfait... Oh oui, très loin... Et cet idiot te répète qu’il te fait confiance. Tu le lui as pourtant dit qu’il ne devait pas ! Peu de personnes savent son vrai prénom ? Heu... Tu regardes obstinément le sol. C’est affreux de te voir fuir ainsi... Ce n’est pas toi, normalement. Depuis quand es-tu aussi facilement déstabilisé ? Depuis quand laisses-tu quelqu’un te toucher de cette manière, avec de simples mots ? Il n’y a pas grand monde qui puisse t’atteindre aussi facilement... Il peut s’en vanter : il a ce privilège. Stupide privilège : celui de pouvoir te briser de l’intérieur. Il ne faut pas que tu le laisses te briser, tu dois rester fort... Facile à dire... Tu secoues la tête alors qu’il parle, qu’il parle encore... Qu’il se taise, tu sais bien que tu es en tord mais il va trop loin ! Personne ne s’intéresse à toi à cause de tes réactions. Ahah. Personne ne s’intéresse à toi parce que personne ne cherche à voir plus loin que ton nom. Les rares personnes qui ont essayé n’ont vu que tes masques, jamais celui que tu es réellement. Voilà pourquoi personne ne s’intéresse jamais à qui tu es. Tu avais envie d’être sincère, tu veux l’être mais tout te l’interdit... Et tu détestes ces chaînes qui t’emprisonnent autant que tu les chéris. Quelle contradiction... Une nouvelle fois, tu secoues la tête de gauche à droite et tu le fixes. Oh, il pleure... Tu déglutis mais c’est bien la seule chose qui vient trahir ton malaise. Car oui, tu es redevenu complètement neutre. C’en serait presque effrayant.

-Tu as raison. Je suis un enfoiré. Es-tu content ? Peux-tu me laisser à présent ?

Apparemment non, c’est trop compliqué puisqu’il s’accroupit devant toi. Ses yeux sont à la même hauteur que les tiens. Tu te forces pour ne pas détourner le regard. Tu ne veux pas rester en position de faiblesse, même si tu sais que tu l’es. Mais tu as mal... Mal de voir cette douleur au fond de ses prunelles... Mal de voir avec quelle facilité tu es capable de faire mal, de briser des personnes quand tu le veux... Ce n’est pas volontaire, enfin, pas tout le temps. Tu ne voulais pas en arriver là... Mais peut-être que c’est mieux ainsi, non ? S’il s’éloigne, s’il te déteste, alors tu n’auras pas à t’en faire pour lui. Il n’aura pas à comprendre qui tu es... Car s’il s’attache à toi et qu’il l’apprend, ce sera pire... Il le prendra comme une trahison et tu ne veux pas... Et pendant que tu réfléchis, il continue à parler... Toi, un enfant pourri-gâté et égoïste ? Certes, tu as été choyé, peut-être un peu trop mais tu n’as pourtant pas l’impression d’être ce type de sale gosse. On a toujours fait beaucoup de choses à ta place et tu aimes diriger les choses mais tu n’as pas l’impression d’être du genre à faire des caprices ou quoi que ce soit dans le genre. Et sur ces paroles, il se relève et tourne les talons. Tu écarquilles les yeux, ahuri. C’est réellement ainsi qu’il te considère ? Mais c’est n’importe quoi ! Tu serres les dents, mourant d’envie de lui courir après et de lui flanquer une paire de baffes pour lui ouvrir les yeux. Mais non, tu restes sur place et ta réponse se fait dans un murmure... Un simple murmure... Tu n’es même pas sûr qu’il t’entende.

-Je ne suis pas un enfant pourri-gâté... J’ai bien d’autres défauts et ceux-ci sont plus... Destructeurs. Mais après tout, vu que tu ne me connais pas, tu n’en sais rien... Et il vaut mieux continuer à l’ignorer, dans l’intérêt de toute personne proche de moi...

Tu ne bouges pas de ta place. Qu’il s’en aille, tu ne demandes pas mieux. Et c’est ce qu’il fait. Un profond soupir t’échappe alors de tes lèvres sous la forme d’un nuage blanc. Cesse de penser à lui. Vous vous en sortirez mieux chacun de votre côté. Oui, il faut que tu parviennes à t’en convaincre. Ta tête revient contre le mur alors que tu fixes les lumières de la ville dans le ciel. C’est illuminé... Et tu as froid. Tu te congèles à force de rester assis sur le sol. Si tu ne bouges pas, tu vas finir par tomber malade. Allez, bouge-toi. Dans un nouveau soupir, tu t’exécutes. Que vas-tu faire ? Tu vas rentrer au palais. Tu t’es assez promené, il faut que tu rentres avant de faire une bêtise. Une grosse bêtise. Tu retires la neige de ta cape, étant initialement assis dessus, puis tu reprends ta route, dans la direction opposée à celle qu’il a prise. En pendant que tu marches, tu reprends ton oreillette de chasseur, l’actives et la replace à ton oreille. Autant te tenir un minimum au courant de ce qui se passe de leur côté. Et surtout vérifier qu’ils ne tombent pas sur Lyokha... C’est surtout pour cette raison que tu as repris cet accessoire. Mais tu dois bien te douter que rien ne va bien se passer. N’est-ce pas ? Oui.

Au détour d’une conversation, tu entends qu’un trio se trouve dans votre zone. Et qu’ils ont repéré un vampire. Tu piles net. Que faire ? Si ce n’est pas le blond, tu n’en as rien à faire, mais si c’est lui... Non, tu ne peux pas partir ainsi. Alors tu fais demi-tour, repartant au quart de tour. Il faut que tu le retrouves ! Avant qu’ils lui tombent dessus de préférence, évidemment. Et pendant que tu cours, tu réfléchis à un plan d’action. Si tu en crois la conversation, tu connais les trois chasseurs. Bat, Merow et... Sword. Merde. Tu n’aimes pas ce dernier. C’est un redoutable adversaire à l’épée et il a très mauvais caractère. Tu le sais, vu le nombre de traques que tu as fait en sa compagnie et le nombre de fois où vous vous êtes disputés... Bref. Merow est un as du tir-à-l’arc relativement joueur et sadique. Et Bat est un nouveau. Enfin, nouveau... Il n’est là que depuis deux-trois mois. Il te faut un plan d’action, et vite, si jamais tu tombes sur eux ! Eu espérant que non, sinon les choses vont mal tourner... Très mal tourner même. Il faut que tu le retrouves, tout de suite !

Un hurlement de douleur capte ton attention. Tu bifurques à la première intersection que tu trouves, essayant de gagner le lieu le plus rapidement possible. Et lorsque tu entends des voix, tu sors une petite boîte de ta poche, une boîte que tu laisses tomber derrière une poubelle. Et voilà le travail. Puis tu déboules dans la ruelle. Trois. Trois chasseurs et, au sol... Oh non... Tu pâlis tandis que ton rythme cardiaque s’accélère. Voilà, ce que tu craignais s’en produit... Mais avec un peu de chance, ils ne l’ont pas encore achevé ! Non, puisque Merow tend son arc, c’est que tout n’est pas encore fini. Tu as une chance alors. Cette fois, tu utilises tes capacités de chasseur. Tes pas ne font pas assez de bruit sur la neige pour qu’ils te repèrent. Tu t’approches en silence jusque derrière l’archer, reprenant ta dague bien en main... Et lorsque tu es assez près, tu attrapes son bras pour le lui plaquer maladroitement dans son dos, l’empêchant de tirer. Il sursaute, les daux autres se retournent vers toi mais tu as tout prévu. Ta dague dans la main gauche vient se poser sur la gorge du chasseur, une légère ligne de sang faisant déjà son apparition. Tu appuies légèrement trop fort, mais pas assez pour mettre ses jours en danger. Mais il est temps pour toi de parler.

-Bien, bien, bien. Maintenant que j’ai votre attention, je peux vous conseiller de déguerpir tout de suite, si vous ne voulez pas d’ennuis.
-Visiblement, c’est toi qui cherche les ennuis.


Tu arques un sourcil... Avant de te tordre en deux, te recevant le coude de Merow dans le ventre. Bon sang, c’est vrai que ta main est quelque peu brisée, tu vas avoir plus de mal. Mais tu essayes de ne rien laisser paraître et tu te redresses. Ta capuche tombe, dévoilant tes traits impériaux. Tu ne peux pas voir leur réaction mais tu devines leur surprise... Tout du moins, jusqu’à ce que Sword prenne la parole.

-Tiens, le chien de garde des Tudor est de sortie. Tu n’as pas assez à faire chez tes maîtres, il faut que tu te mêles aussi de ce qui ne te regarde pas ?

D’où il te parle de cette manière, lui ? Tu n’en sais rien. Tu ignores qui se trouve derrière le masque et cela t’énerve, puisqu’apparemment cet idiot te connait et ne t’apprécies guère. Tu aimerais bien savoir avec qui tu te prends la tête de cette manière... Mais ce n’est pas le moment de te déconcentrer. Et en effet, ce n’est absolument pas le moment ! Son épée bien en main, il tente une attaque. Tu esquives habilement, déviant la lame de ta dague. Un pied de pivot et te voilà entre eux trois. Hum... Piégé ? Pas si sûr. Tu souris, sûr de toi en apparence. Il faut que tu te retrouves aux côté du blessé, à ce moment là seulement tu seras rassuré. Mais pour le moment, tu as autre chose à faire. De préférence, éviter de te faire embrocher. Ils ne te tueront pas mais on n’est jamais trop prudent.

-Le pauvre garçon s’est blessé à la main ? Oh, comment vas-tu faire pour te détendre contre trois chasseurs, jeune Tudor ?
-Vous ignorez ce dont je suis capable... Et je te déconseille de compter sur tes camarades, entre un archer et un je sais pas quoi, ils ne feront pas le poids.
-Je demande à voir.


Tu retiens le "et merde" qui te brûle les lèvres et lance ta dague. Celle-ci vient blesser l’archer à l’épaule. Et d’un de moins. Bat ne bougera pas, tu le sais. Quant à Sword... Maintenant que tu as les mains libres, tu récupères ton épée rétractable. Celle-ci reprend sa taille normale, mais pas assez rapidement pour t’éviter un bon coup de lame sur le torse. Youpie, une nouvelle blessure à cacher demain. Assez, tu ne peux pas perdre de temps, Lyokha ne tiendra pas toute la nuit ! Surtout que, d’après ce que tu peux voir de lui, il s’est pris une flèche et une épée dans l’abdomen. Le pauvre... Allez, qu’il tienne encore un peu ! Fort heureusement, s’il y a une chose dont tu peux te vanter, c’est ta maîtrise de l’épée. Tu pares les coups de ton adversaire, cherchant sans cesse une faille. Samael et Leo ont une façon de se battre très similaire, sauf que Leo combat pour tuer, pas Samael. Alors tu retiens tes coups, comme lors des tournois. Jusqu’à avoir la faille que tu attendais. Tu frappes, la lame s’enfonce dans sa cuisse mais tu la retires rapidement, profitant de son déséquilibre pour donner un grand coup dans son épée, lui faisant lâcher prise. Et voilà le travail ! Il a perdu. Sans perdre de temps, tu vas récupérer l’arme et la garde dans sa main blessée, difficilement.

-J’ai gagné. Maintenant dégagez, si vous ne voulez pas que la police vous tombe dessus.
-La police ? Ne te fous pas de nous, elle ne sait pas que...
-Que vous êtes là ? Si. Je les ai prévenu en marchant. Ils ne devraient plus tarder d’ailleurs.
-Comment ?
-La prochaine fois, soyez discrets.


Ils essayent de dire quelque chose mais la sirène des voitures de police de fait entendre. Ils se regardent... Puis s’en vont, vous abandonnant là. Tu ne bouges pas quelques secondes, juste le temps de ranger ton épée... Puis tu te précipites aux côté du blond, le regardant, essayant d’évaluer les dégâts. Quelle est cette lueur de panique au fond de tes prunelles ? Tu t’inquiètes pour lui. Tu as peur pour lui ! Oui, toi, tu as peur pour cet idiot de vampire qui t’a fait si mal tout à l’heure, ce vampire que tu as toi-même blessé un peu plus tôt...

-Oh la la... Voilà pourquoi je tenais absolument à ce que tu restes chez toi ! Et on ne peut pas rester là, s’ils se rendent compte que j’ai bluffé, les choses vont mal finir ! Tu peux te lever ou... Non, c’est là une question stupide, bien sûr que non...

Tu te mords la lèvre, inquiet au possible. TU regarde la mare de sans qui teinte la neige de carmin, autour de lui... Tu sais ce que tu dois faire. Tu le sais... Et tu t’en mords la lèvre. C’est dangereux... Très dangereux, vu la quantité de sang qu’il a perdu, tu vas risquer ta vie... Mais tant pis, c’est ta faute, il faut que tu te rachètes. Tu te relèves quelques instants, juste le temps d’aller récupérer ta dague. À l’aide de celle-ci, tu t’entailles le poignet droit. Un peu plus ou un peu moins... Mais tu grimaces tout de même. Voilà qui fait un mal de chien ! Enfin, tu n’as pas le choix. Tu reviens te laisser tomber dans la neige, à ses côtés, et tu lui présentes ton poignet.

-Tiens. Bois. En évitant de me tuer, cela m’arrangerait...

Hééé oui... Toi qui détestes les vampires tu te proposes comme poche de sang, une fois de plus. Désespérant... Tu es désespérant... Mais cette fois, c’est mûrement réfléchi. Une fois de plus, tu lui proposes son sang pour l’aider à guérir... En espérant que cela puisse l’aider... Il faut qu’il s’en sorte... Tu serais trop mal s’il venait à mourir cette nuit, par ta faute... Tu n’es pas sûr de pouvoir te le pardonner...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Lun 7 Jan - 19:59

L'imprévu est, par définition, quelque chose qu'on ne pouvait pas prévoir. Tu es un vampire, pas un devin ou tout ce qui pourrait s'y rapporter. Certes, tu as bien des capacités surnaturelles. Mais celle-ci, elle n'en fait pas partie. Pourquoi est-ce qu'il t'en veut à ce point, hein ? Tu ne pouvais pas deviner qu'elle allait débarquer comme cela, sans prévenir ! D'où est-ce qu'il peut se permettre de réagir aussi vivement, hein ? Tu n'es pas le seul à blâmer dans cette histoire. IL a cédé à tes avances. IL a dit qu'il était prêt à prendre des risques. IL était libre de partir et IL est resté, sans même une raison valable de le faire. Tu pourrais lui balancer tout cela à la figure, mais non, tu ne peux pas. Tu lui ferais du mal, mais tu ne peux pas te le permettre. Tu es tellement illogique... Lui a le droit de te blesser, la preuve, il le fait, à travers ses mots, à travers ses gestes. Et toi, tu n'as pas le droit d'agir comme tu l'entends ? Il faut croire que oui... C'en devient inquiétant... Tu agis tellement bizarrement ce soir... Entre la mort d'un tes amis les plus proches, ça... Tu en viens à te demander si tu ne devrais pas t'endormir pour quelques siècles. « Fais fonctionner tes neurones. Si on est chez elle, elle a tout a fait le droit de débarquer au mauvais moment, sauf si elle est occupée très loin de là. » Il est tellement désagréable avec toi. C'est bien un petit c*n de la famille impériale, il n'y a pas de doute là-dessus. Il semble énervé, est-ce que c'est la peur qui le fait réagir ainsi ? Tu sais parfaitement que Lucky tiendra sa langue, alors, qu'il cesse un peu de s’inquiéter comme ça... Plus facile à dire qu'à faire. Enfin, tu ne dis rien, car tu sais que si tu ouvres la bouche, tu vas être très, très, très désagréable, et c'est la dernière chose que tu souhaites. Tu as d'ailleurs le droit à une superbe gifle, avant qu'il ne retourne s'habiller. Tu tournes la tête, tu serres les dents. Tes yeux brillent Lyokha, et tu évites de croiser son regard, ou même de porter ton attention sur lui, au risque de lui arracher la tête. Il te blesse, profondément... Tu n'es pas au meilleur de ta forme, bien au contraire... Et il en rajoute une couche...

Enfin, il s'en va. Tant mieux. Sa présence ici te devenait carrément insupportable... Et s'il voulait garder la tête sur les épaules cette nuit, il avait tout intérêt à s'en aller après les quelques mots blessants qu'il a pu avoir à ton égard... Respiration saccadée, tu laisses toute cette rage t'échapper. Tu détruis tout ce qui te tombe sous la main, à commencer par un miroir. Sept ans de malheur ? Tu as déjà une éternité de malheur, prévue devant toi. Un peu plus, un peu moins... Tu es damné, tu es maudit. Qu'est-ce qu'on peut bien te faire de plus, hein ? Tu n'as plus peur de celle que les mortels appellent la Fortune. Tu lui craches au visage, au destin. Après avoir ravagé un appartement – encore une fois, un de plus, un de moins – tu te rhabilles vite fait bien fait. Bon sang, non Lyokha, tu devrais vraiment rester ici... Pour son bien, pour le tien aussi... Allez, reste ici, c'est bien trop risqué. Mais non, tu n'écoutes même plus ta conscience – de toute façon, depuis quand est-ce que tu as une conscience ? - tu n'écoutes plus rien sauf un ego blessé, un ego qui a soif de vengeance. Ton manteau sur tes épaules, tu es prêt à partir à la traque à l'humain. Tu risques de lui faire beaucoup de mal, rien que par les mots, tranchants comme des couteaux.... Tu le sais ça, au moins ? Bien sûr. Tu en es plus que conscient. Et il le mérite d'après toi, il le mérite largement. Et tellement pressé comme tu l'es, tu en oublies tes armes. C'est la dernière chose à laquelle tu es prêt à penser, à cet instant... à croire qu'il te retourne complètement l'esprit. Horrible.

Quelques minutes plus tard à peine, tu es dehors. Tu empruntes les rues les plus populaires de Cinis Luna, avant d'en prendre des plus secrètes. Tu passes de ruelle en ruelle, ton ombre rasant les murs. Tu as l'air pressé, tu l'es vraiment. Agile, tu évites la population, en passant par de vrais boyaux. Puis, tu arrives dans certaines ruelles un peu plus sombre ; il n'y a quasiment personne par ici. C'est là que l'odeur de son sang flotte dans l'air, comme un exquis parfum auquel tu ne peux pas résister. Sans plus attendre, la rage au cœur, la haine aux tripes, tu suis sa piste, jusqu'à l'apercevoir en bout de chemin. Autant dire que les retrouvailles sont loin d'être sympathiques... Tu es méchant. Rien que dans ta manière de le retrouver ; tu te fous littéralement de lui. Et non, tu n'en as rien à faire que quelqu'un vous entende. En fait, ce serait même délicieux que cela arrive ; tu te délecterais faussement de sa souffrance. Il lève les yeux vers toi, tu le détailles, presque méprisant. Tu vois la colère, et plus étrange encore, tu vois le désespoir. La peur, certainement. Tu aimerais bien tomber à genoux à côté de lui, poser ta tête contre son épaule, et le pardonner. Mais le vampire ne sait pas pardonner. Tu ne sais plus pardonner. Alors, tu lui fais mal, tu le regardes souffrir, et même si toi aussi ça te brûle, ça te fait plaisir. Il n'a que ce qu'il mérite, de toute façon. Alors, les mots s'enchainent, les phrases tombent, comme ultimes sentences pour un prisonnier. Tu te rends compte Lyokha, à quel point tu es dégoûtant avec lui ? Ouais. Tu en vas même à reprendre ses paroles, pour faire d'autant plus de dégâts. Bravo, t'as réussi. « Aurais-tu préféré que ce soit sur toi et non sur ce mur que je me défoule ? Je ne pense pas, alors garde tes reproches pour toi. » Te prend la soudaine envie de lui dire oui. Oui, tu aurais préféré qu'il te frappe, au moins, il serait resté avec toi, et tu aurais pu trouver un moyen de le raisonner. Au moins, il ne t'aurait pas blessé en prenant la fuite. Tu fronces les sourcils, tes yeux brillent ; de douleur, de haine. Tu le hais. Et tu l'aimes en même temps. Tu détestes cette chose, ce sentiment qui te rend si vulnérable. Abandonne-le ici, sur son triste sort, il ne vaut pas mieux. Mais non.

Non, tu préfères continuer à lui cracher au visage tes mille vérités, quitte à le briser. Toi aussi, on t'a brisé, t'es encore en vie. S'il est si fort, il peut bien subir ça, pas vrai ? Ouais. Alors, tu t'acharnes, même si tu te blesses en même temps. Et voilà qu'il t'évite du regard, le faible. Ah ça, tu lui rirais bien au visage, mais ce serait trop méchant. Alors, pour l'instant, tu préfères te contenir, et le regarder. Qu'il regarde le bout de ses godasses, tu n'as jamais vu des chaussures sauver quelqu'un d'une quelconque dispute. Mais pourquoi est-ce que tu t'acharnes sur lui comme ça, hein ? Parce que tu lui fais confiance, aveuglément. Tu lui fais confiance, tu lui as balancé ton vrai prénom, tu presque rentré dans la confidence. Et voilà qu'il te poignarde dans le dos. Il secoue la tête pendant que tu parles. Ahah, il voudrait que tu te taises hein ? Ouais, mais non. Jamais tu ne lui feras ce plaisir. Tu veux le pourrir pour ce qu'il t'a fait, mais si en soi, ce n'est pas grand chose. Il finit part te fixer, incroyablement neutre. « Tu as raison. Je suis un enfoiré. Es-tu content ? Peux-tu me laisser à présent ? » Tout comme lui, tu secoues la tête de gauche à droite. Il l'admet, c'est déjà ça. Mais non, ce n'est pas suffisant, ce n'est jamais suffisant pour Lyokha Volkov. Les aveux ne sont pas suffisant, tu veux plus que ça. Tu veux jouer avec ses nerfs, son cœur, encore un peu. Tu veux te faire plaisir, une dernière fois. Alors, tu t'accroupis juste devant lui, le regardant dans ses yeux. Le sang qui commence à perler sur tes joues trahit ce que tu penses vraiment de ce qui se passe. Il écarquille les yeux, comme étonné. C'est bien, tu l'auras au moins fait réagir un minimum. Sur ce, comme tu lui as si bien dit, tu n'as pas que ça à faire, alors tu te lèves, et bye-bye black key. Il n'a que ce qu'il mérite... C'est ce que la petite voix dans ta tête te répète sans cesse, pour t'éviter de faire demi-tour. Il marmonne un truc, tu n'y prêtes même pas attention. Au revoir, sonnez le clairon, c'est la fin du jeu, la fin de la bataille. La fin de tout.

Du revers de la main, tu essuies tes larmes. Pars loin, te lamenter autour d'un verre, retourne à ton appartement, laisse toi tomber dans l'eau glacée d'un bain, retiens ton souffle, compte jusqu'à dix sous l'eau. Tu peux le faire, tu l'as fait tellement de fois... Et surtout, ignore-le, oublie-le. Il n'est rien. Un mortel comme un autre. Une poche de sang à vider. Il n'a rien d'exceptionnel. Tu hais sa manière d'être avec toi. Tu hais ses yeux. Tu hais ses lèvres. Tu hais ses mots qui te blessent. Tu hais sa peau brûlante. Tu hais ses cicatrices qui parent sa peau par ta faute. Tu hais sa manière de te sourire. Tu hais ses mains sur ta peau. Tu hais ses sautes d'humeur. Mais par-dessus tout, tu te hais de ne pas réussir à le haïr. Paradoxal, pas vrai ? Plus rien ne l'est pour toi, depuis un sacré bout de temps déjà. Tu l'aimes. Hors de question de l'avouer, quitte à te noyer au fond de ta baignoire pour quelques siècles. Alors, toi aussi, tu prends la suite. Même si c'est en soi, plus justifié encore. Ignorant ces pensées qui viennent t'empoisonner l'esprit, tu files, loin d'ici. Et tu tombes sur les dernières personnes que tu aurais souhaité voir ce soir. Des chasseurs. Ils sont au nombre de trois, et ne tardent pas à te prendre en grippe. Une flèche dans la jambe, tu chutes. Forcément, le petit comité de réception se ramène autour de toi. Ils rigolent. Leurs éclats de rire sont insupportables. Et tu souffres, oui, tu souffres... Mais tu n'es pas au bout de tes peines. Tu retires difficilement la flèche de ta cuisse, grimaçant tant c'est douloureux. Et voilà un des pires supplices qui arrive ; on t'enfonce une lame couverte de verveine dans l'abdomen. Tu suffoques un instant, et tu hurles. Oh que oui, tu hurles. À t'en arracher les cordes vocales. Tu hurles comme tu ne l'avais pas fait depuis bien des années. Tu as tellement, tellement mal. Sadiques, ils t'expliquent le jeu ; tu n'as pas assez de temps pour fuir, tu le sais. C'est le game over Lyokha. Tout ça à cause de lui. À cause de ton humain. À cause de Samael. À cause de l'amour.

Tu te redresses plus que péniblement, mâchoires serrées pour éviter de crier plus longtemps. Ça brûle. Le sang coule, tes plaies ne cicatrisent pas. Mais, tu as la foi, alors, tu tentes de fuir, t'appuyant difficilement contre ton mur. Tu laisses un peu de sang derrière toi, tu tiens ta plaie d'une main, gardant appui contre le mur de l'autre. Tu vas tomber Lyokha. Tu es trop faible, c'était le coup de trop. Alors, quelques mètres plus loin, quelques maigres mètres, tu t'écroules. Tu pleures, tu cries. Cette souffrance, aussi atroce soit-elle, te parcourt férocement les entrailles. Tu aimerais bien t'arracher les chairs à cet instant, si seulement ça pouvait te soulager. Et finalement, tu suffoques, pleurant. Personne ne viendra te sauver, et tu les entends déjà railler derrière, d'une nouvelle victoire. Sauf que, contre toute attente, une nouvelle voix se fait entendre. Tu écarquilles à peine les yeux pour voir une silhouette que tu reconnais. Tu entends cette douce mélodie qu'est sa voix, tu t'y accroches, alors que doucement, la vie te quitte une nouvelle fois. Le sang t'échappe, et cette fois, tu ne pourras pas le retenir ; la quantité de poison est bien trop importante. Alors, tu le laisses partir, même si tu ne veux pas mourir une seconde fois. Non, tu veux rester en vie... Pour lui, pour ce qu'il reste de ta famille, pour tout ce qu'il te reste à faire... Alors, tu t'accroches, même si c'est dur. Il risque gros, contre ces trois chasseurs. Pourquoi est-ce qu'il est revenu, hein ? Tu le détestes. Tu le hais d'agir comme ça avec toi. Te faire la tête, et revenir ainsi en héros... ça t'agace. Et pour l'instant, tes muscles se détendent, ton souffle irrégulier, s'estompe peu à peu. Tu as du sang dans la gorge, dans la bouche, sur tes vêtements. Né du sang, mort du sang. C'est plutôt pas mal non ? Tu tiens bon, de toute tes forces. Tu ne peux pas l'aider. Et pourtant, il se débrouille avec... Oui, il se débrouille vraiment. La preuve, il leur botte le c*l. Enfin, tu le vois se prendre des coups aussi. Et puis, plus rien ; c'est noir. C'est vraiment noir.

Tu ne sais pas combien de temps plus tard, tu te retrouves avec un drôle de goût au bord des lèvres. Quelque chose de délicieux, dont tu t'abreuverais volontiers. D'ailleurs, les yeux clos, tu ne réfléchis même pas. C'est tellement bon. Encore faible, tu attrapes pourtant doucement de tes mains le bras , comme pour le garder rien que pour toi. Il peut essayer de te repousser, de te frapper, de se débattre ; ça ne change rien. À chaque gorgée, tu reprends des forces, et tu le retiens pour toi. Puis, sans trop savoir pourquoi, tu finis par rouvrir les yeux. … … … Bug. … … … Tu as envie de te frapper, quand le vois vaciller entre la réalité et son subconscient. Tu écarquilles les yeux, et relâche brutalement son poignet. Tudor. Samael Tudor. Oh, par tous les dieux, qu'est-ce que tu viens de faire ? Samael, Samael, Samael. Tu le secoues, il perd doucement conscience. « Sama... SAMAEL ! Samael, réveille-toi ! Réveille-toi Samael ! » Tu lui tapotes gentiment la joue, dans l'espoir que cela change quelque chose... Mais non, rien. Tu glisses une mains sur ton abdomen, encore très douloureux, et tu tentes de te relever. Oui... ça va... à peu près. Ta cuisse... Ta jambe, elle te fait atrocement mal ! Enfin, pas le temps de penser à toi, tu essayes de l'aider à se relever. Qu'est-ce que tu as fait, hein ? Qu'est-ce que tu as fait... Tu l'as épargné il y a des années, ce n'est pas maintenant qu'il va défaillir entre tes bras, hein ? Paniqué, tu le secoues encore. Il ne bouge plus, sa respiration est faible. Il a perdu trop de sang. Avec quelques difficultés, tu l'attrapes. Tu sais où tu dois aller, même si ça ne t'enchante pas du tout.

Quelques minutes plus tard, longues minutes de souffrance, tu passes par l'entrée des livraisons d'un hôpital. Empruntant les escaliers de secours, tu arrives en toute discrétion à l'intérieur de ce dernier. Tu es carrément paniqué ! Tu as tellement peur, peur que tout recommence, comme avec Titus... Tu flippes, oui, vraiment... Sans te faire remarquer, tu rejoins en vitesse la morgue, là où travaille Stojan. Tu pousses la porte précipitamment, tu déposes le jeune homme sur une table libre. « Hé mais c'est quoi ce bazar ? » Stojan rentre dans la salle, tu le dévisages, ahuri. Tu es terrorisé, ça se lit dans tes yeux. Il fronce les sourcils, te détaillant. « Hé Lyokha, t'es sûr que ça va gars ? » Tu secoues la tête de gauche à droite. « Sto, sto, j'ai vraiment besoin de ton aide... » Il s'approche de l'intendant, et recule, comme choqué. « Put*in, t'as fait une sacrée conner*e mon gars ! T'es complètement taré ou quoi ? Tu pouvais pas t'attaquer à quelqu'un d'autre ? J'rêve... » « Je t'en prie Sto, on a pas le temps de discuter, j'en supplie... » Il soupire, hésitant, et finalement... « C'est parce que j't'en dois une, et qu'j'ai pas envie d'avoir à m'expliquer avec les autorités, d'accord ? » Tu hoches la tête, tout ce qu'il voudra, mais qu'il se bouge. Il sort, file tu ne sais où. Toi, tu t'approches du corps, tu lui attrapes la main, et tu pleures. Tu sanglotes. Il a voulu te protéger, et il va peut-être crever, par ta faute. Si seulement il pouvait comprendre, à quel point tu es désolé... Tu le contemples, comme si c'était la dernière fois. Qu'est-ce que tu racontes : c'est la dernière fois. Il ne voudra plus jamais te revoir désormais.

Le français revient rapidement, avec deux poches de sang. « T'as de la chance Lyo, le médecin en chef était pas là. Comment je vais expliquer la disparition de ces deux poches, hein ? C'est du T+, pas l'truc banal. On peut pas lui mettre n'importe quoi dans les veines, à c'gamin. » Tu hoches encore une fois la tête, le laissant faire. Il installe les perfusions, tu le laisses à l'ouvrage, puis il dispose. « J'ai du boulot, ton gus doit récupérer. Surveille-le, j'fais nourrice pour les macchabées, c'est suffisant. » Tu souffles un timide d'accord, et le laisses retourner à ses occupations. À nouveau, les sanglots soulèvent tes épaules, et cette fois, les larmes tombent. Il ne peut certainement pas t'entendre, enfin, tu n'en sais rien. Voilà quelques minutes déjà que tu pleures sur son sort, alors qu'il est sous transfusion. Tu passes une main dans ses cheveux, avant de t'asseoir sur un tabouret de médecin, roulant vers lui. Tu attrapes une de ses mains dans la tienne, liant sans aucune gêne tes doigts aux siens. Tu t'en veux tellement. « Je suis désolé Samael, si tu savais à quel point je suis désolé... Pour tout ce que je t'ai dit, pour le mal que je t'ai fait... Non, t'es pas comme les autres, non, tu n'es pas qu'un gamin pourri gâté... Tu es tellement plus pour moi Samael, et c'est ce qui me fait peur... ça me terrorise, d'aimer à nouveau. Mais j'ai l'impression que ça me tombe dessus, sans que j'ai réellement le choix... Et j'arrive pas à faire demi-tour définitivement, à t'ignorer, à te haïr... Je sais parfaitement que je ne te mérite pas, je t'ai fait tant de mal... Je t'ai blessé mentalement, physiquement... j'ai voulu te détruire, car tu étais tellement... Tellement pour moi... Et je ne suis apparemment capable que d'une chose ; blesser ceux que j'aime... J'ai pas envie de te faire plus de mal, Samael... Je t'aime à un tel point... Et là, je t'ai presque tué, car au final, c'est moi l'égoïste... Pourquoi est-ce que je ne peux pas te détester comme les autres, hein ? J'en sais rien, je suis perdu, totalement perdu... Mais je t'aime Samael Tudor, je t'aime... » Les larmes perlent encore et toujours sur tes joues, alors que tu te détestes encore plus. Tu fonds en larmes, faisant le dos rond sur ta chaise. Tu gardes sa main contre toi, et tu fermes les yeux. Désolé. Tu es juste, désolé.

"C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
Pour mieux te résister j'ai recherché ta haine,
De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins." - Phèdre, Racine.

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Lun 7 Jan - 23:05

Il n’est pas n’importe qui, ce vampire. Oh que non, il n’est pas n’importe qui... Même si tu aurais voulu t’en persuader, tu sais que ce n’est plus possible. Tu sais que tu ne pourras plus lui tourner le dos, pas avec ce qu’il s’est passé, pas avec ce qu’il se passe. Tu t’inquiètes pour lui. Toi qui hais les buveurs de sang, tu te fais du soucis pour l’un d’entre-eux... Et tu n’arrives pas à comprendre ce qui t’arrive, tu n’arrives pas à comprendre la raison pour laquelle tu agis de cette manière. Tu sais que c’est ton cœur qui te pousse à agir ainsi, mais tu es encore bien loin de comprendre ce qui se passe. Les sentiments et toi, c’est une histoire complexe. Tu as généralement un temps de retard dans ce domaine, principalement parce que tu ne veux pas en éprouver. Combien de temps pourras-tu te mentir, te voiler la face ? Tu n’en sais rien et, là encore, tu ne veux pas y réfléchir. Tu es bien trop occupé à le chercher... Il faut que tu le trouves avant eux, c’est obligatoire ! Tu t’en voudrais énormément s’il lui arrivait quelque chose... Quand on disait qu’il n’était pas n’importe qui. Il compte pour toi, et c’est largement suffisant. C’en est même trop, bien trop. Tu le sauves cette nuit et demain tu disparaîtras de sa vie, peu importe combien ce sera douloureux. Il ne faut pas que vous vous fréquentiez, tu le sais. Les personnes auxquelles tu t’attaches finissent par avoir des ennuis... Tes parents, ton presque-jumeau : morts. Ton oncle : détruit. Ta sœur : calice. Seul ton cousin est encore relativement épargné mais qui te dit que ce sera tout le temps le cas ? Qui te dit que lui sera épargné ? Rien. Vous souffrirez tous les deux comme tu l’as déjà fait souffrir avec tes mots, tes actes, comme lui-même t’a fait souffrir avec ses paroles... Alors tu sais quoi faire. Après l’avoir retrouvé.

Un hurlement de douleur te guide. Mais tu ne peux pas débarquer ainsi, les mains dans les poches, et ordonner à des chasseurs d’oublier leur proie de la soirée. Non, il faut que tu sois plus intelligent que cela. Fort heureusement, tu as toujours de quoi faire diversion dans tes poches. Mine de rien, c’est toujours utile de te tenir au courant de tout ce que les inventeurs mettent au point, tu es toujours en mesure d’avoir dans tes poches quelque chose pour garder l’effet de surprise. Et c’est ce que tu utilises. Tu laisses un de tes gadgets dans la ruelle d’à côté puis tu débarques. Le trio est bien là. Et, au sol... Tu pâlis, ton cœur ratant un battement avant d’accélérer... C’est bien Lyokha ! Dans une mare de sang ! Arriverais-tu trop tard ? Non, apparemment pas, puisque l’archer de la bande compte bien l’éliminer sur l’instant. Pas le temps de réfléchir : tu agis. Maladroitement, lui maintenir le bras de ta main droite n’est pas chose aisée puisqu’elle est blessée. Il t’échappe facilement et se dégage d’un bon coup dans le ventre. Tu te plies en deux, grimaçant. Saleté... Tu vas devoir jouer serré si tu veux que le blond s’en sorte. Et jouer serré dans le temps comme dans la technique. Et ce n’est pas ton titre qui les fera reculer, comme Sword te le fait remarquer. Chien de garde des Tudor... C’est ainsi qu’on te voit ? Il a tord. Tu n’es pas un chien mais un lion ! Un lion qui attaque quand on s’en prend aux siens. Minute. Aux siens ? Considèrerais-tu que le vampire en fait partie ? Ce n’est pas le moment de te poser des questions inutiles : il est trop mal en point pour que tu perdes du temps à tergiverser ! Tu préfères engager le combat. Plus tôt ce sera commencé, plus vite ce sera fini. Tu te fais tout de même toucher en prenant la peine de blesser l’archer. Mauvaise idée : tu es en colère. Le Chasseur, ton adversaire de ce soir, est peut-être un excellent combattant mais il ne fait pas le poids contre toi qui t’entraînes depuis que tu es enfant, pour toi qui as rejoint les Chasseurs avant même d’être majeur, toi qui te dois de protéger ceux qui comptent pour toi. Si tu as un enjeu, tu y mets du cœur. Ici, l’enjeu c’est la vie de leur proie... Tu n’as guère de meilleure raison de gagner. Alors tu frappes, encore et encore, esquivant beaucoup aussi. Il te faut une faille, une seule. Et celle-ci t’es offerte sur un plateau. Ta lame s’enfonce dans sa cuisse, il perd l’équilibre, tu lui fais lâcher son arme et la récupères. Échec et mat. Un coup de bluff plus tard et ils détalent déjà comme des lapins. Pas si compliqué que cela, de faire fuir tes collègues.

Mais tu n’as pas encore fini ton travail, non ! Il faut que tu t’occupes de celui pour qui tu t’es opposé aux tiens. Il faut qu’il guérisse, sinon tu t’en voudras affreusement ! Tu ignores même si tu pourrais te le pardonner, s’il venait à mourir. Il ne bouge plus, il ne réagit pas ! Tu as beau parler, tu n’obtiens pas la moindre réaction ! Tu as peur, il faut que tu fasses vite ! Ses blessures ne sont pas belles à voir, s’il n’a rien pour l’aider à tenir le coup, il va réellement mourir ! Tu te relèves, pars récupérer ta dague et reviens en quatrième vitesse, t’ouvrant le poignet droit. Il faut qu’il boive du sang et le seul que tu as à disposition, c’est le tien. Tant pis, c’est ta faute s’il est dans cet état. Si tu dois mettre ta vie en danger pour le sauver, alors soit, tu te mettras en danger. Tu ne veux pas qu’il meure... Il en est hors de question ! Mais comme il ne bouge toujours pas... Tu le déplaces très légèrement, t’installant sur la neige, à genoux, posant sa tête dessus. Puis tu lui ouvres la bouche et pose ton poignet sur ses lèvres. Tu sens ce liquide vital t’échapper, goutte par goutte. Tu espères que cela va suffire mais tu en doutes, vu la quantité de sang qu’il a perdu et celle de verveine qui doit traîner dans son organisme... Tu te rends enfin compte de la barbarie de vos méthodes... Ce n’est pas trop tôt pourrait-on dire. Et des larmes t’échappent tandis que tu restes là, figé sur place... Tu en oublies le danger qui plane au-dessus de vos têtes, tu veux juste qu’il se réveille, tu veux juste qu’il réagisse, qu’il ne meure pas ce soir... C’est tout ce que tu demandes, est-ce trop ?

-Pardon Lyokha... J’aurais dû réagir plus vite, j’aurais dû te retenir... Je savais pourtant que, ce soir, c’était risqué de te laisser seul dans les rues... Mais je t’en prie, réveille-toi... S’il te plait... Juste pour te dire combien je suis désolé de m’être emporté... Mais j’avais peur... J’ai peur... De perdre encore quelqu’un à qui je tiens sincèrement... Tu es une de ces personnes, tu t’en rends compte au moins, n’est-ce pas ?

Les larmes coulent sur tes joues... Tu pleures tellement peu souvent, voir quasiment jamais. Parce que tu te dois d’être fort, pour garder ton image intacte, pour... Pour quoi au final ? Pour rien... Cette fois, tu n’en as rien à faire de ton image. Tu veux juste réussir à le sauver, rien de plus... Et un changement te fait sursauter. Ses mains qui s’emparent de ton bras, lui qui boit... C’est bon ! Tu le laisses faire quelques instants, l’observant... Seulement... Ta tête finit par tourner. Tu perds trop de sang, il en prend trop ! Si cela continue ainsi, c’est toi qui va être mal en point ! Alors tu t’agites un peu, faiblement, essayant de lui faire lâcher prise. Tu t’y prends trop tard apparemment : tu es déjà affaibli, tu n’y parviens pas. Mais tu continues. Si tu perds connaissance ici, bonjour la galère ! Trop tard. Tu sens que ta conscience commence à être soufflée. Tu y vois trouble, ta tête tourne... Une chance que tu sois déjà assis, sinon tu aurais certainement perdu l’équilibre. Dans le même temps, il finit par ouvrir les yeux... Ce qui fait que tu esquisses un sourire, douloureux mais joyeux sourire. Rassuré aussi... Tu en oublies carrément ton état, tout ce que tu sais, c’est qu’il a enfin ouvert les yeux, ses magnifiques yeux bleus dans lesquels tu te plonges quelques secondes avec ravissement. Tu es en train de virer guimauve, Samael. Non, pardon, c’est vrai : tu es juste soulagé de savoir que tu as pu l’aider et tout ce sang que tu as perdu t’empêche de réfléchir correctement. Il finit par écarquiller les yeux et lâcher ton poignet. Tu vacilles sous le coup. Oui ? Il vient seulement de se rendre compte de ce qu’il faisait ? Hé bien... Finalement, tu t’écroules contre lui.

-Bonne nuit, Princesse... souffles-tu d’une voix très faible.

… Te rends-tu comptes de ce que tu viens de dire ? C’est idiot. C’est très idiot. Et c’est surtout la phrase que tu lui as sorti juste avant de claquer la porte. Tu as juste changé le surnom. Cela ne sonnerait-il pas comme un adieu ? Il ne faut pas rêver, tu es résistant. Ce n’est pas une simple anémie qui viendra à bout de toi. Il t’appelle, il te secoue, tu ne réagis plus. Tu deviens une simple poupée de chiffon entre ses mains. Tes yeux se ferment tous seuls, c’est le noir complet. Mais pas encore le silence... Juste encore quelques instants... Même si ton esprit commence déjà à partir à des milliers de lieux de là. Il te secoue encore. Mais bien entendu, qu’il continue, tu ne fais que saigner d’autant plus. S’il tient à te faire crever, qu’il continue sur cette voie. Ta respiration se fait faible, ton rythme cardiaque de même. Tu es dans un état second, réellement... La dernière chose que tu sens, c’est qu’on t’attrape puis c’est le trou noir complet. Tu as enfin perdu connaissance.

Quelqu’un parle. Tu ne comprends pas ce qu’on raconte, tu ne sais même pas si tu connais cette voix... Mais elle est présente et c’est la seule chose à laquelle tu te raccroches, espérant pouvoir émerger. Sa voix et cette sensation au niveau de ta main... Quelque chose de froid mais que tu n’as pas envie de retirer... Tu as mal, mal au crâne, au torse, à l’autre main, au poignet... Tu ne te sens pas bien... Pas bien du tout... Mais il ne faut pas que tu te laisses aller. Alors cette voix, elle devient ta bouée de sauvetage. Tu tentes de comprendre ce qu’il raconte... Mais tout est tellement flou... Tu n’y arrives pas, pourtant tu fais des efforts ! Il faut croire que tu n’es pas assez en forme. Mais les choses se précisent tout de même un peu, petit à petit. Cette voix t’es familière, tu es sûr et certain de savoir à qui elle appartient. Même si tu n’es pas encore en mesure de faire le lien. Cette voix est triste. Tu arrives à sentir cette douleur dans son ton, mais... Comment dois-tu l'interpréter ? Tu l’ignores. Tu t’agaces, pourquoi n’es-tu pas en mesure de donner un nom à cette voix ? Tu en es capable ! Allez, réfléchis-donc un peu jeune homme ! Une telle voix... Minute ? Mad Hatter ? Oui, c’est le nom qui te vient en premier à l’esprit. Tu ne t’es pas encore fait à son prénom, alors Mad restera encore un temps ta référence. Voilà, maintenant que tu as son nom, tu vas peut-être enfin pouvoir comprendre ce qu’il dit ! Sauf que non, voilà qu’il se tait. Génial, au final, tu n’auras rien compris à ce qu’il te racontait. Tu es bien avancé...

Allez, ouvre donc les yeux. Impossible, tu es encore trop faible pour y parvenir. Changement de plan : tu écoutes. Et... Minute. Il pleure ? Il pleure ??? Il tient ta main, vos doigts sont entrelacés et, étrangement, tu ne trouves pas cela désagréable... Ouh là, tu as dû tomber sur la tête après avoir perdu connaissance pour avoir une telle pensée. C’est tout de même la pure vérité : tu apprécies ce contact. Désespérant. Surtout que l’entendre pleurer te serre le cœur. Il s’inquiète ? Pour toi ? D’un coté, c’est ce que tu en déduis, tu as cru entendre ton nom... Et puis, pourquoi aurais-tu à nouveau cette désagréable sensation d’être perfusé ? Minute. Perfusion ? Hôpital ? Oh la la... Tu n’aimes pas t’y retrouver, il faut toujours que tu inventes des histoires pour expliquer tes blessures, tes nouvelles cicatrices. S’il t’a emmené voir les médecins, tu sens que tu vas encore t’énerver. Ou juste désespérer. Tu n’es pas suffisamment en forme pour t'énerver encore. Allez, bouge un peu. C’est ce que tu fais. Tu te concentres sur sa main liée à la tienne... Et doucement, lentement, tu refermes tes doigts sur les siens. Voilà, une bonne chose de faite... Il y a des chances pour que, de cette manière, il se rende compte que tu es éveillé. La belle affaire, tu es toujours dans les vapes et tu as du mal à ne serais-ce qu’ouvrir les yeux. Il te faut patienter encore quelques secondes pour parvenir à entrouvrir les paupières... Juste les entrouvrir... Mais tu les refermes aussitôt. Il y a trop de lumière pour toi. Où êtes-vous ? Tu n’as pas eu le temps de bien le distinguer. Alors tu te forces, une nouvelle fois. Il faut que tu ouvres les yeux. Ce que tu fais, pleinement cette fois. La pièce te dit quelque chose, mais au diable si tu sais quoi. Tu n’es pas en mesure de dire où tu te trouves. Encore heureux, parce qu’en le comprenant, tu risques de le prendre assez mal. Mais pour le moment, tu es concentré sur quelque chose d’autre. Tu bouges la tête pour l’observer. Des traces rouges partent de ses yeux, traversent ses joues et terminent dans son cou... Il a pleuré ? Non, il pleure. Tu arques un sourcil, légèrement surpris. Pourquoi pleurer ? Ton regard cherche la réponse, dans ses yeux, dans ce qui vous entoure. Perfusion... Ah, oui, tu avais bien raison alors. Tant pis, pour le moment, tu as autre chose à faire que de te préoccuper de détails.

-P... Pourquoi pleurer ? Sourire te va bien mieux... Mais si tu pleures par ma faute... Il ne faut pas t’en faire... Si je devais mourir... Voilà déjà un moment que ce serait fait... Je suis résistant tu sais...

En plus de tes paroles, tu lui accordes un léger sourire. Désespérant. Et c’est là que tu te plantes et qu’il ne s’inquiète pas pour toi. Bah, pas grave. Tu as dit ce que tu voulais dire. Tu préfères son sourire. Pff, Samael, ne t’essaye pas au romantisme car là c’est de la vraie guimauve. Reprend-toi un peu ! Peut-être faudrait-il que tu parviennes à aligner deux pensées cohérentes déjà, non ? Oui. Pour le moment, deux pensées, c’est relativement possible. Relativement. Mais maintenant il faut que tu ailles un peu plus loin, que tu te souviennes comment vous vous êtes retrouvés là. Votre dispute dans la rue, toi faisant demi-tour en comprenant qu’un trio de ta connaissance avait repérer un vampire, toi les combattant pour lui... Tu t’es tranché les veines pour lui, pour qu’il puisse regagner des forces, pour qu’il puisse guérir des blessures que tes collègues lui ont infligées... Seulement il t’a pris un peu trop de sang et après... C’est le trou noir complet. Tu supposes que tu as perdu connaissance, ce qui fait que tu n’as pas la moindre idée de ce qu’il s’est passé entre ce moment-là et ton réveil. Bon, c’est parti pour une séance interrogatoire. Il n’y échappera pas, malheureusement pour lui.

-Tu te sens mieux ? Tu as repris assez de forces ?

Mouais, on fait mieux en guise d’interrogatoire. N’es-tu pas d’accord ? En fait, tu préfères prendre de ses nouvelles avant tout le reste. C’est le plus important pour toi, c’est la première chose que tu souhaites savoir. C’est affolant, tu t’inquiètes plus pour lui que pour ta propre santé. Tu savais que tu mettais ta vie en danger en le laissant boire ton sang, tu savait que tu pouvais y perdre la vie et pourtant tu l’as fait sans la moindre hésitation. Et maintenant que tu en payes les conséquences, tu ne cherches pas spécialement à savoir si ton état est grave ou non. Tout ce qui t’importe c’est lui. Lui et seulement lui. On dirait bien que tu as craqué... Il compte énormément pour toi. Trop. Comment vas-tu pouvoir lui expliquer qu’il ne faut pas qu’il reste près de toi ? Comment vas-tu pouvoir l’éloigner de toi ? Tu ne peux pas lui dire ce que tu es, c’est un secret que tu te dois de garder. Tu ne peux pas lui avouer que tu es un Chasseur... C’est quelque chose que personne ne doit savoir, bien qu’il existe, là encore, des exceptions : ton mentor et ta sœur de cœur. Ils sont les seuls, pour l’instant. Et qu’est-ce que cela te fait mal de devoir garder cela pour toi... Tu es un traître Samael. Un traître parce que tu fais parti de ses ennemis, parce que tu as aussi trahi ton propre clan en le protégeant... Tu te mords la lèvre, sentant la culpabilité peser sur ton cœur... Avant que tu la balaies d’une simple pensée. Ce vampire, tu l’aimes, alors tu as fait ce que tu devais faire. Minute. TU L’AIMES ??? Non, tu n’as jamais eu une telle pensée ! Hé bien si, d’ailleurs tu rosis très légèrement. Peut-être que, au final... Tu as compris pourquoi tu lui attaches autant d’importance. Sauf que tu ne peux pas aimer, cela t’es interdit. Un soupir t’échappe tandis que tu reprends un teint bien plus pâle que d’habitude. Pense à autre chose.

-Dis-moi... Où sommes-nous exactement ? Que s’est-il passé ? Et, aussi... Que racontais-tu, juste avant que je me réveille ?

Alléluia, tu redeviens toi-même ! Toujours à poser des question à tout bout de champ ! Enfin, Samael Tudor est de retour. Toi et ta curiosité aussi... Tu reportes enfin ton regard sur lui, tentant de deviner son état d’esprit, de prédire ses réactions, même si tu sais que c’est peine perdue. Tu te contentes de le regarder, juste... Heureux qu’il soit là, en vie. Même si tu as encore peur de ce qui pourrait arriver entre vous, tu voulais juste le sauver. C’est chose faite, tu espères ne pas l’avoir sauvé pour, plus tard, le faire souffrir bien plus que cette nuit... C’est tout ce que tu souhaites, tu en fais mentalement la demande... Pff. Vivement que tu ailles mieux, étant en position de faiblesse, tu as des pensées... Qui ne correspondent pas aux masques que tu prends d’habitude. Peut-être parce que, pour une fois, tu n’en portes pas... Parce que tu es simplement toi-même, parce que tu es redevenu celui que tu étais, à une époque lointaine... Peut-être... Et tout cela à cause de lui, pour lui...

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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Mer 16 Jan - 22:35

« Il était minuit passé,
Quand on est tombé d'accord.
Tu t'occuperais de m'oublier,
Moi de t'aimer encore. »


... J'ai peur... De perdre encore quelqu'un à qui je tiens sincèrement... Tu es une de ces personnes, tu t'en rends compte au moins, n'est-ce pas ? » Tu n'entends que cette fin de tirade. Enfin, entendre. Il n'y a par-là, que l'action, puisque tu ne calcules même pas ce qu'il peut te raconter. Les mots n'ont aucun sens sur l'instant, tu es carrément déboussolé, tu ne sais pas qui il est, pourquoi est-ce que tu es dans une telle position. Tu ne sais plus ce qui s'est passé ; c'est le blackout, pour le moment du moins. Puis, la faim te revient, bien plus vite que de raison, et tu saisis ce poignet qu'on te tend, offrande sur un plateau d'argent. C'est délicieux, c'est si bon. Tellement bon que tu vas finir par le tuer, sans nécessairement t'en rendre compte... Enfin, tu finis tout de même par ouvrir les yeux, car ça y est, tu te sens un peu mieux. Ton regard, planté dans le sien. Ses prunelles, brunes, sombres. Ces deux perles que tu reconnaîtrais entre mille ; les yeux du jeune Tudor. Restant encore un instant à savourer le sang qu'il t'offre, tu finis par te rendre compte de ton erreur : tu vas bien plus loin que de raison, il ne va pas le supporter. Pas manquer ; tu relâches brusquement son poignet, comme pour t'empêcher d'aller plus loin, et tu le regardes vaciller entre deux mondes. Tu l'as tué ? Non, pas encore ! Par pitié, non ! Il ne mérite pas ça, tu le sais, tu le sais si bien... Tu ne veux pas qu'il meure, pas pour toi, tu n'en vaux certainement pas la peine... Alors, qu'il se ressaisisse, qu'il se réveille ! Non. Tu peux toujours le secouer, il retombe contre toi, inerte. « Bonne nuit, Princesse... » Tu secoues la tête de gauche à droite, c'est impossible. Il ne peut pas t'abandonner comme cela, il n'en a pas le droit. Tu ne peux pas l'autoriser à déserter ainsi... Donc, tu tentes de le réveiller. « Non, réveille-toi ! Réveille-toi Samael ! » Il ne veut pas, il ne veut plus. Et ça peut se comprendre, vu ton attitude.

Son rythme cardiaque est faible. Sa fréquence respiratoire est totalement déréglée. Rien ne va plus, par ta faute. Car tu es égoïste. Car tu es méchant. Car tu l'aimes. Comprenant rapidement qu'il risque de te claquer entre les bras si tu ne fais pas quelque chose, tu finis par l'emporter dans tes bras. Où aller ? Que faire ? Aller au palais impérial serait du suicide, pour toi. Ils te tueront, sans même un procès. Allez à l'hôpital est tout aussi dangereux pour ta personne : les flics y traînent constamment. Alors, comment agir ? Tu réfléchis, ton esprit tournant à plein régime. Le seul endroit qui te vient à l'esprit n'est pas des plus... Comment dire... Joyeux ? Vivant surtout. La morgue. Là voilà, ton idée. Enfin, pas le temps de t'attarder sur de futiles détails, l'important, c'est qu'il survive. Tu fonces alors, malgré la faiblesse qui te ronge toujours - il ne faut pas oublier que tu n'as pas encore éliminé toute la verveine de ton organisme - et tu peines alors à rejoindre ta destination. Mais bref, tu y parviens alors c'est le principal ! D'ailleurs, tu empruntes les escaliers de sécurité, histoire de ne croiser personne. Tu connais le chemin, pour le nombre de fois où tu l'as emprunté... Non non, tu n'en diras pas plus sur cette histoire, secret professionnel oblige ! Toujours est-il que tu finis par entrer dans la morgue, déposant le futur cadavre sur la table de métal encore libre. Rapidement, Stojan se ramène, peu content de ta visite. Hé oui, c'est pas que, mais tu vas vraiment lui attirer des problèmes comme cela...

Après quelques rapides minutes de négociation, il finit tout de même par accepter, et file chercher la poche de sang en question. Pourquoi ne pas lui donner le tien ? Car ce serait bien trop risqué, et tu sais parfaitement que s'il devait devenir l'un des tiens... Non, il t'en voudrait ad vitam aeternam, tu le sais bien... Bref, quelques secondes plus tard, Sto revient avec la poche de T+. Tant mieux, tant mieux, tu commences sérieusement à t'inquiéter pour ton petit humain... Ton ? Ton petit humain ? Ahah. Ahah. La bonne blague. Excellente même. Ton humain... Tu l'aimes donc au point de le tuer ? Voilà qui est plutôt paradoxal ! Enfin, on commence à avoir l'habitude, avec toi... Le brun est mis sous perfusion, tu le regardes, tu le détailles. Il est beau. Il est réellement beau. Et il est peut-être condamné, par ta faute... Enfin, ne pas se hâter, tu n'en sais strictement rien. Nerveux, tu viens chercher une de ses mains, que tu emportes dans la tienne, sans vraiment t'en rendre compte. Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Tu lui fais du mal, tu te fais du mal. Alors, pourquoi hein ? Tu n'en sais rien. En fait, c'est comme si tu étais obligé de le faire. C'est comme si tu ne pouvais pas contrôler cette chose... Et tu détestes ça. Mais, tu aimerais tant qu'il donne signe de vie ! Tu ne demandes vraiment pas grand-chose ! Un rien même... Qu'il ouvre les yeux, qu'il parvienne à sourire, même doucement. Qu'il penche la tête, qu'il tente quelque chose, n'importe quoi pour te rassurer.. Te rassurer.. Il faut croire que tu t'inquiètes vraiment pour lui ! Et Rod sait à quel point c'est rare ! Enfin... Tu mets ce genre de comportement sur le compte d'une sale journée. Un enterrement, des blessures, de la verveine. Lui. Sa pseudo-mort. Toutes ces larmes... Depuis quand n'avais-tu plus pleuré, hein ? Volontiers, tu dirais cette sombre période où tu errais dans les ruelles. Junky. Ouais, ce doit être cela.

Tu finis tout de même par te ressaisir un minimum, vu que tu sens que quelqu'un exerce une certaine pression autour de tes doigts. C'est lui. Délicatement, sans trop forcer, il serre ta main. Tu écarquilles un peu les yeux, le regardant, toute ton attention étant désormais portée sur lui. Il finit par ouvrir les yeux, et tu ne peux retenir plus longtemps un petit sourire. Si léger, ce sourire. Mais c'est déjà énorme, tu as l'impression... Enfin, tout ce qui compte sur l'instant, c'est lui. Tu ne dis rien, tu te contentes de le regarder ; il plonge d'ailleurs son regard dans le tien. Il hausse un sourcil, comme étonné. Étonné de quoi ? Du lieu ? Il y a de quoi. Mais non, ce n'est pas ça qui semble retenir son attention. Ce sont plutôt les larmes qui coulent, encore et toujours, le long de tes joues, pour terminer leur lente ascension dans ton cou. « P... Pourquoi pleurer ? Sourire te va bien mieux... Mais si tu pleures par ma faute... Il ne faut pas t'en faire... Si je devais mourir... Voilà déjà un moment que ce serait fait... Je suis résistant tu sais... » Tu souris un peu plus, toujours aussi douloureusement. Sourire... Comment est-ce que tu pourrais sourire, alors que tu viens presque de le tuer, hein ? Par sa faute... non, c'est par la tienne, s'il se retrouve ici... L'espace d'un instant, tu as l'impression d'entendre ce gamin qui te parlait, il y a de cela quelques longues années. Ce même gamin qui t'avait demandé, poliment, de faire attention, qu'il allait se faire disputer par son père sinon. Ce même gamin qui s'était laissé faire, d'une docilité déconcertante... Samael Tudor. Ou, le seul humain qui parvient à te faire réagir ainsi. Tout est amplifié avec lui, tu détestes vraiment ça... ça te dégoûte, profondément. Mais, ce n'est pas comme si tu avais le choix, alors, tu fais avec, malheureusement... Tu ne réponds rien à ses mots, tu n'en as ni la force ni l'envie. Tout ce que tu veux, c'est qu'il aille bien. Qu'il soit en vie. Sain, et sauf.

« Tu te sens mieux ? Tu as repris assez de forces ? » Tu retiens un éclat de rire nerveux. Il s'inquiète pour toi ? Comment peut-il ! Enfin... C'est lui, qui est passé à deux doigts de la mort ! C'est lui, que tu as failli tué ! De vous deux, tu es le plus résistant, c'est indéniable... Alors, pourquoi se penche-t-il sur ton cas hein ? Il devrait te haïr... Ce serait bien la meilleure des choses à faire pour lui... Tu baisses les yeux, regardant le pavé pâle de la morgue. Oui, tu as repris des forces... à ses dépends. Enfin, puisqu'il attend une réponse, tu vas la lui donner, même si ce n'est pas de gaîté de coeur... « ... Oui, je me sens mieux... Mais, franchement... Enfin, non, tu ne dois pas te soucier de mon cas... Je suis bien plus résistant que toi, tu sais... Et puis, je suis mort, qu'est-ce qui peut m'arriver de pire, hein ? Oui, j'ai repris des forces. Oui, je vais mieux. Et j'ai failli te tuer pour ça. » Ton ton est si froid. Glacial. Qu'essayes-tu de faire, hein ? De le dégoûter de ta personne ? Allons, soyons un peu réaliste, tu sais que c'est impossible. Et pourtant, plus que subtilement, tu tentes l'affaire, en espérant que cela marche. Tes mots font plusieurs fois écho dans ton esprit. Tu en as mal à la tête, de penser ainsi... Pourquoi est-ce que les choses ne peuvent-elles pas être plus simple, hein ? Pourquoi toujours... Toujours tant de souffrance, quand les choses pourraient être faciles, hein ? Ça te donne la nausée. Submergé par une vague de sentiments inconnus tant ils sont anciens, c'est un espèce de mal de mer qui te prend. Ton coeur chavire. Il bat, pour un humain.

Comme tu t'en doutais, ce ne sont pas les seules questions que le jeune Tudor a pour toi. Non, une vague d'autres arrive à la suite, « Dis-moi... Où sommes-nous exactement ? Que s'est-il passé ? Et, aussi... Que racontais-tu, juste avant que je me réveille ? » Tu secoues un peu la tête de gauche à droite. Tu doutes qu'il veuille réellement savoir où vous êtes... Enfin, c'est plutôt toi qui refuse de lui avouer... Lui dire que tu l'as emmené à la morgue, ça le fait moyen, quand tu sais qu'il a perdu sa famille... Oui oui, tu as vraiment poussé tes recherches au bout des choses. Quoi qu'il en soit, tu hésites à lui répondre. Tu as peur de sa réaction, en un sens... Tu préférerais qu'il te haïsse, ce serait bien plus facile ! Au moins, tu n'aurais pas à te prendre la tête, à essayer de te plier à ses attentes ! À essayer de lui convenir, à respecter les paramètres du petit ami parfait... Minute. Quoi ? Quoi ? Petit ami parfait ? Tu dérailles carrément là. Allez, file donc Lyokha, ne t'attardes pas ; disparaît. Tu soupires un peu, te mordillant la lèvre... Tu vas mentir. Mais tu vas paraître tellement sincère. Tu es un monstre, Lyokha Volkov. « On est... Dans l'arrière boutique d'un ami, Sto... Il s'occupe du don du sang, ou une histoire dans le genre... Pour ce qu'il s'est passé, c'est long à expliquer... Tu as voulu m'aider, je crois, et j'ai trop bu. Et voilà où on en est... Enfin, tu n'as plus à t'en faire, tu ne crains rien ici, et la perfusion devrait compenser pour le sang perdu, enfin, j'espère. » Tu marques une courte pause, le regardant à nouveau droit dans les yeux. Ça te fait mal au coeur, car tu sais que tu es tout simplement incapable de répéter ce que tu as dit, lorsqu'il était inconscient. Retenant un nouveau soupir, tu te penches vers lui, comme dans la confidence. « Je te disais à quel point j'étais désolé, pour le mal que je t'ai fait... et.. hm... je... à quel point je te, je t'ai... Je t'.. Je t'appréciais... » Et ce fameux mot. Tu sais, je t'aime. Non, il ne veut pas sortir ; il reste bloqué dans ta gorge, amer dans ta bouche. Il ne veut pas passer. Une boule empêche l'oxygène de passer, tu ne peux rien rajouter, de peur de vous blesser tous les deux. Mais, malheureusement, vu ta manière d'étonné, il a dû comprendre... Ah la la...

Tu l'embrasses au coin des lèvres, avant de planter tes yeux dans les siens, encore une fois. Tu souris tristement, avant de reprendre la parole. « Tu devrais te reposer. Ferme les yeux un instant, rendors-toi, reprends des forces. Je reste là. Je serai là à ton réveil, je te l'assure... » Tu déposes un baiser sur son front cette fois, et tu te redresses, glissant anxieusement tes mains dans tes poches. Il faut qu'il s'endorme, sinon, tu as peur qu'il ne te retienne. Souriant tendrement, cachant tant bien que mal cette pointe qui s'enfonce lentement dans ton coeur de mort, tu attends que ses paupières se ferment une nouvelle fois. Tu veilles sur lui, comme promis, bien sûr. Mais, une fois que tu es sûr qu'il s'est assoupi, tu files dans le bureau de Stojan, récupérer une feuille de papier, et un crayon. Voilà, c'est tout ce dont tu as besoin, alors tu fais volte-face. Mais Sto t'arrête. « A quoi tu joues encore Lyokha ? Tu sais que c'est dangereux, comme jeu... » Tu serres les dents, mal à l'aise. « Je sais. Mais je crois que... C'est pas comme si j'avais le choix. Je peux pas décider de quelle carte je vais jouer, de quand je vais la jouer... » Il soupire, profondément. Tu lèves les yeux vers lui. « Fait juste attention à toi mon pote, et reviens me voir quand tu veux... Et au fait, je suis désolé pour Ezea. Tu passeras le bonjour à sa femme et son fils pour moi ? » Tu hoches timidement la tête. « Oui, bien sûr... » Et sûr ce, tu t'éclipses, retournant auprès du brun. Tu dois veiller sur lui, tu t'en souviens ? Oui, enfin... Terminant d'essuyer les traces rouges sur son visage d'ange, tu te mets à griffonner quelque chose sur une page blanche. Au fur et à mesure que le crayon se mouve, la page se noircit de ton écriture. Pourquoi hein ? Tu es si lâche... Enfin... C'est ainsi. Tu termines de rédiger ta pseudo-lettre, au bout de quelques longues minutes, et tu la déposes sur la petite table, bien en évidence pour qu'il la voit dès qu'il ouvrira les yeux. Et comme une ombre, tu files, tu disparais. La vie doit continuer pour lui. La mort pour toi. Peu importe, combien tu souffres, puisque, au final, une seule chose t'importe. Qu'il vive.

« Samael.

Je t'ai assuré que je veillerai sur toi. Une promesse vaine, une autre. Tu devais t'y attendre, pas vrai ? Je n'en sais trop rien, mais là n'est pas le sujet. Des promesses comme celle-ci, je pourrais t'en faire par centaine, tout en sachant que je ne pourrai pas les tenir. Pourquoi ? Car j'aimerais être la personne qu'il te faut, mais la vérité triomphe : je n'étais, je ne suis, je ne serai jamais cette personne. La preuve encore, j'ai failli te tuer... Et là, je t'abandonne sur le lit d'un mort, dans une morgue. Je devrais avoir honte, pas vrai ? Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. À dire vrai, je n'arrive plus à grand-chose, quand tu es là. Je n'arrive plus à écrire, à parler. C'est à peine si je respire. Je suffoque à la simple idée de te dire à quel point je t'apprécie, et même l'encre ne veut pas coucher sur le papier tout ce que j'ai réellement à te dire. Tu sais, ce mot. Tu dois le connaître, le lire sur mes lèvres, le comprendre dans un regard, l'entendre alors que mes mots sont juste muets. Je ne sais plus ce que je dois faire, si je dois t'ignorer, t'oublier, t'effacer de ma mémoire. Je sais pertinemment que c'est impossible ! Pourtant, j'ose croire que je pourrai le faire... Pitoyable, je suis pitoyable. Mais au final, même si ça me brûle de faire ça, je pense que c'est le mieux. Tu dois vivre Samael, et avec moi, je sais que tu mourras, tôt ou tard. Toujours est-il que, si tu ne m'en veux pas trop, tu pourras toujours me revoir. Je ne suis jamais loin, tu peux me croire. Regarde à gauche à droite, dans l'ombre ; tu finiras toujours par me retrouver. Je t'...apprécie.
M. »

_________________

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: shouldn't be good in goodbye. ✝ samael.   Sam 19 Jan - 12:40

Tout tourne bien étrangement ce soir. Te rends-tu compte de ce qui se passe, ce soir ? Tu étais sorti pour étouffer ce vide affreux qu’est le manque des êtres qui te sont chers. Tu étais sorti dans l’espoir d’être tranquille, d’oublier un peu tout ce qui repose sur tes épaules et jouer les ombres. Résultat ? Tu es à présent entre la vie et la mort après avoir offert ton poignet, et donc ton sang, à un vampire. À ce vampire. Mad Hatter. Non... Lyokha. Tel est son nom, il faut croire. Tu ne pensais pas en arriver là. Que tu lui sauves la vie passe encore. Que tu le fasses en t’opposant clairement aux Chasseurs est déjà plus difficile à digérer. Mais en plus accepter de risquer ta vie pour lui, c’est pousser bien loin. Trop loin. Cela n’a jamais fait partie de tes possibilités. Tu n’as jamais envisagé d’en arriver un jour à de tels actes, encore moins pour quelqu’un de son espèce. Tu n’aimes pas les buveurs de sang, c’est clair et net bien que, conformément à ton rôle, tu doives le masquer partiellement. Mais c’est déjà la seconde fois que tu le sauves... La première fois, quand tu es revenu après l’avoir embroché. La seconde fois... À présent. Quel drôle d’effet a-t-il sur toi, jeune Tudor. Il arrive à briser toutes tes défenses avec une facilité déconcertante, une facilité qui t’effraierais si tu y faisais attention... Mais là ce n’est pas le cas, puisque tu es inconscient. Tu as perdu trop de sang et te secouer en te demandant de te réveiller ne servira certainement pas à grand chose. Troisième fois que tu t’évanouis devant lui, dans ses bras... Il faudrait éviter que cela devienne une manie, songes-y.

Lorsque tu reprends conscience, doucement, c’est une voix qui capte ton attention. Sa voix... Tu as du mal à la reconnaître et tu ne parviens pas à saisir le sens de ses paroles, mais tu sais qu’il te parle, qu’il est triste. Tu sens quelque chose dans sa voix, quelque chose qui t’intrigue. Quelque chose qui fait que tu souhaites réagir. Alors tu te bouges, tu te forces à sortir de cet état de semi-conscience pour resserrer tes doigts sur sa main. Il te faut tout de même encore un petit moment pour rouvrir les yeux et poser ton sombre regard sur lui, après un instant d’éblouissement. Il te regarde aussi. Il sourit... Peu, mais il sourit tout de même... Tu préfères le voir sourire que pleurer, il faut bien que tu l’avoues. Seulement, plus que son sourire, ce sont les traces rouges allant de ses yeux à son cou qui attirent ton regard. Il a pleuré... Et toi tu en es surpris. S’inquiète-t-il donc pour toi ? Il ne devrait pas... Tu t’en sors toujours, parfois de justesse, mais l’heure de ta mort n’a pas encore sonnée. Tu as trop de choses à faire avant de pouvoir abandonner la vie. Bien trop. Mais, tu n’es même pas sûr que ta supposition soit correcte. Tant pis, tu parles, tu essayes de le faire réagir, lui souriant légèrement... Samael, tu racontes des bêtises. Ne serais-tu pas en train de devenir romantique ? Sourire lui va mieux ? Depuis quand sors-tu de tels propos ? Pathétique. Enfin, tu as tout de même réussi ton coup : il sourit un peu plus, même si c’est apparemment difficile. Quoi encore ? Qu’est-ce qu’il lui arrive ? D’ailleurs... Que s’est-il passé entre le moment où tu as perdu connaissance et ton réveil ? Tu n’en as pas la moindre idée... Et sur le coup, tu n’y songes pas particulièrement.

Tu préfères prendre de ses nouvelles. Tu passes après, tu préfères t’inquiéter pour les autres avant toi-même. Est-ce surprenant ? Peut-être, oui, pour quelqu’un ne te connaissant pas, ne connaissant pas ta mentalité. Mais tu t’inquiètes toujours beaucoup pour les personnes auxquelles tu tiens... Et il en fait partie. Parce que tu... Tu... Non, tu refuses de laisser tes idées divaguer même si tu sais bien ce que tu penses de cette chose qui vous lie tous les deux, qui te lie à lui... Pour en revenir à la situation, il a baissé les yeux suite à tes questions. Que lui arrive-t-il encore ? Tu n’en as pas la moindre idée. Tu oublies bien vite que c’est ta faute, si tu te retrouves sur place, dans les vapes, ayant besoin d’un apport de sang. Et finalement tu obtiens une réponse, donnée d’un ton glacial. Tu fronces les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il réagit ainsi. Qu’a-t-il donc ? Te reprocherait-il tes actes ? Te reprocherait-il ton inconscience, cette manière dont tu t’es mis en danger pour lui ? Peut-être. Tu as un peu de mal à aligner correctement tes pensées, les rassembler est déjà suffisamment difficile, pourquoi se compliquer encore la vie ? Parce que tu ne veux pas rester là, à simplement l’écouter. Alors tu fais comme si tu n’avais entendu que ce que tu voulais entendre. Tu souris donc simplement et referme les yeux quelques secondes.

-Tant mieux si tu te sens mieux... Au moins, j’ai pu être utile...

Être utile... Oui, c’est vrai, tu n’aimes pas te retrouver impuissant face à une situation. Tu n’aimes pas être coincé, tu n’aimes pas quand tu ne peux pas entrer au cœur de l’action, quand tu es réduit à être un simple spectateur. Il faut que tu agisses, toujours. Quoi qu’il en dise, tu n’aurais pas pu rester là, sans rien faire. Il a beau être déjà mort, comme il le dit si bien, il peut aussi mourir une seconde fois, sans possibilité de marche arrière. Et tu ne voulais pas que cela arrive. Alors tant pis si tu t’en retrouves affaibli, tant pis si tu as bien failli y passer. Tu n’as juste pas voulu qu’il meure. Est-ce si compliqué à comprendre ? Pas pour toi... Mais tu n’es pas assez en forme pour t’éterniser sur toutes ses paroles. Tu les enregistres donc dans un coin de ta mémoire pour passer à autre chose. Tu veux savoir où vous êtes, ce qu’il s’est passé. Tu cherches à comprendre, peut-être qu’ainsi tu parviendras à bien te réveiller, qui sait ? Oui, qui sait. Si seulement, toi, tu savais où tu te trouves... Non, c’est sans doute mieux que tu ignores ce détail. Oui, bien mieux... Il soupire, tu le vois se mordiller la lèvre. Comment dois-tu l'interpréter ? Tu ne sais pas. Tu te contentes de l’écouter, sans parvenir à comprendre qu’il te ment, même si quelque part tu t’en doutes. Oui, en effet, tu as voulu l’aider, tu t’en souviens. Tu te souviens aussi de tes vertiges, de ta conscience étant soufflée... Il en a un peu trop bu, juste un peu. Mais comme tu t’en sors, ce n’est pas si grave. Ahah. C’est toi qui penses cela, Samael ? Toi qui ne supporte pas que les humains ne soient que des poches de sang pour les vampires ? Hé bien oui, apparemment, c’est bien toi. Tu fronces les sourcils quand même. Tu ne crains rien ? Mais toi, tu considères que tu n’as absolument rien à craindre. Tu aimerais lui répliquer, lui répondre que, de toute manière, il n’avait pas à s’en faire, ce n’est pas une perte de connaissance qui aura raison de toi, tu n’en as pas le temps. Tu es plus long à la détente, dans ton état. Alors comme il se penche vers toi, tu ravales ce que tu souhaitais lui dire et tu te contentes de le fixer. Il te disait quoi ? Qu’il était désolé ? Tu secoues négativement la tête, il n’a pas à l’être, pas du tout. Et il te disait à quel point il... Il quoi ? Tu sens qu’il veut dire quelque chose mais qu’il n’y parvient pas ! Et toi tu n’arrives pas à comprendre où il veut en venir, tu n’arrives pas à saisir ces mots qui restent bloqués dans sa gorge. Tu es peut-être un peu trop aveugle pour comprendre, un peu trop fatigué aussi. Toujours est-il que tu ne comprends pas.

-À quel point tu ? Finis ta phrase s...

Ses lèvres au coin des tiennes t’empêchent de continuer. Tu écarquilles les yeux, ne comprenant pas. Ton esprit s’embrouille comme jamais. Ne comprends-tu pas ou ne veux-tu pas comprendre ? Un peu des deux, très certainement. Tout devient confus par sa faute. Tu te redresses légèrement, difficilement, sur les coudes tandis qu’il se redresse. Tu cherches à comprendre, à lire dans son regard ces réponses que tu cherches désespérément. Malheureusement pour toi, tu n’es pas en état de comprendre ce qu’il ressent. Tu devrais te reposer ? Oui, en effet, tu devrais. Tu as besoin de repos, tu es trop fatigué pour parvenir à réfléchir correctement. Tu sais que tu devrais le faire, mais tu as un doute. Tu ne le crois pas quand il dit qu’il restera là, tu as le sentiment qu’il va s’enfuir, malgré sa promesse. C’est idiot, ne peux-tu pas lui faire confiance ? Non, tu ne fais confiance qu’à toi-même. Faut-il que tu lui fasses part de tes doutes ? Tu hésites quelques secondes avant de laisser tomber alors qu’il vient t’embrasser sur le front. Non, qu’il fasse ce qu’il veut, tu ne comptes pas t’endormir de toute manière. Tu te contentes donc de secouer négativement, comptant bien lui expliquer que tu n’as pas sommeil. Ton corps n’est pas d’accord, tu retombes sur le lit, lourdement. En effet, ta tête tourne un peu. Définitivement, tu n’es pas en forme. Tu soupires, fatigué de constater à quel point tu peux être faible par instants. Tu ne veux pas dormir mais ton corps ne peut pas toujours suivre ton esprit. Tes yeux se ferment tous seuls, tu sens que tu ne vas pas tarder à sombrer. Mais tu continues à le fixer.

-Je n’ai... Pas l’intention de dormir... Pas du tout...

Et pourtant... Tu lui adresses un dernier regard, tu observes une dernière fois son tendre sourire puis tes paupières se ferment d’elles-mêmes, sans que tu ais la force de les soulever à nouveau. Tu ne veux pas dormir, tu n’en as pas envie ! Mais cette fois, c’est plus fort que toi. Tu es épuisé, au point de ne plus être capable de le surveiller... Quelques minutes tu restes là, dans les vapes... Tu sens sa présence à tes côtés, mais combien de temps restera-t-il ? Tu ne sais pas. Espères-tu qu’il restera jusqu’à ton réveil ? Oui. Une promesse est une promesse après tout, raison pour laquelle tu n’en fais que rarement. Tu espères qu’il tiendra celle-ci, il faut que vous parliez, tous les deux. Mais seulement lorsque tu seras plus en forme que maintenant. Alors, petit à petit, tu sombres. Jusqu’à t’endormir réellement. Tu sais que tu te détesteras à ton réveil mais tu ne peux pas résister à cette fatigue qui t’emporte. Alors tu te laisses emporter par Morphée. Et tu rêves, doucement, tranquillement. Tu rêves, toi ? Non, tu ne rêves pas souvent. Lorsque tu dors, ton subconscient vient régulièrement te renvoyer tes peurs en pleine figure. Et là, une nouvelle fois, il semblerait que ce soit le cas.

Tu chasses, tu traques quelqu’un. Tu es avec les autre chasseurs, tu es Leo. Et là, vous avez trouvé votre proie. Tu n’as pas spécialement eu l’occasion de faire attention à son identité, mais après tout, qu’en as-tu à faire, de l’identité d’une sangsue ? Pas grand chose. Ils l’ont coincé, tu les y as aidés. Alors quand tu arrives tu sais déjà que c’est trop tard. Ils t’attendent juste pour que tu donnes le coup final. Alors tu t’avances, jusqu’à te retrouver devant cette proie que tu vas éliminer. Mais cette tête que tu découvres... Tu te figes, tu ne veux pas, tu ne peux pas. Ces cheveux blonds, ces yeux bleus... Lui. Tu ne peux pas. Même en tant que Leo, tu ne peux pas. Pas lui ! Mais si tu ne le fais pas, ils vont se poser des questions ! Tu ne peux pas passer pour un traître, tu n’en es pas un. Et si tu ne le fais pas, un autre s’en chargera à ta place. Tu es figé sur place, tu ne vois pas comment te tirer de cette impasse. Tu ne veux pas... Pour la première fois, Leo recule, ne voulant pas ôter la vie à une "créature des enfers". Et cette première fois laisse tes camarades perplexes. Tu dois faire un choix, qui faut-il que tu trahisses ? Lui ou eux ? Tu l’ignores. Tu es perdu entre un de tes masques et quelque chose de plus profond que tu ne parviens pas à déterminer. Quelque chose que tu ne comprends pas, quelque chose que tu ne veux pas comprendre. Mais les autres te pressent. Dois-tu le faire ? Dois-tu le tuer ? Dois-tu l’épargner ? Tu sais que si tu le fais, de toute manière, il ne s’en sortira pas. Et il va te haïr s’il survit. C’est un terrible dilemme qui te torture là. Finalement, c’est ta raison qui reprend le dessus. Tu es un Chasseur, tu es là pour protéger les humains, pas pour jouer les sentimentaux. Alors tu fais ce que tu as à faire. Ton épée vient mettre un terme à cette mascarade. Le corps s’écroule, et toi tu restes figé. Les autres s’en vont, tu restes sur place. Tu te rends comptes de ce que tu as fait ? Ton cœur de fait affreusement mal. Tu as l’impression de mourir, toi aussi. Des larmes coulent depuis le dessous de ton masque alors que tu tombes à genoux, à ses côtés. Tu... Tu pleures, ton masque tombe. Tu regrettes, tu l’attires à toi et tu pleures. Voilà pourquoi il ne fallait pas qu’il s’accroche à toi... Tu vois le résultat ? Tu te sens brisé de l’intérieur, tu voudrais revenir en arrière, mais c’est impossible... Il est bien trop tard.

Tes yeux se rouvrent brusquement. Ta respiration est haletante, ton rythme cardiaque bien trop rapide pour que ce soit normal. Instinctivement, ton regard fait le tour de l’endroit où tu te trouves. Une salle. Pavé clair, il y a une bonne lumière qui t’agresse les yeux mais tu refuses de fermes les yeux. Non, car ton regard vient se poser sur tes mains que tu lèves quelques instants. Une illusion te fait voir du sang sur tes mains, ce sang que tu as déjà fait couler. Tu t’obliges à fermes les yeux, te mordant la lèvre. Ce n’est qu’une illusion, tu le sais bien, reprends-toi ! Hésitant, ton regard réapparaît... Plus de sang. Tu soupires de soulagement et laisses tes mains retomber sur ton ventre. Où es-tu déjà ? Quelque part, dans un hôpital. Minute, où est passé l’autre ? Où est passé Lyokha ? TU ne le vois nulle part. Il est parti, selon toute vraisemblance... Ton soupir se fait peu discret. Tu es fatigué de toutes ces histoires. Tu savais qu’il partirait... Mais ce rêve... Semblant si réel... Pourquoi lui ? Pourquoi a-t-il fallu que tu rêves d’une telle chose ? Que crains-tu cette fois ? De vivre quelque chose de semblable, de ne pas être capable de faire les bons choix. Une de tes mains vient sur ton front. Tu te tortures trop pour lui. Tu devrais l’oublier. Facile à dire. Tu jettes un coup d'œil à la poche de sang qui t’alimentait. Vide. Dans un soupir, tu retires l’aiguille plantée dans ton bras droit et te redresses. Tu as un peu de mal, ta tête tourne quelque peu mais le malaise passe très vite. Tu te sens mieux. Bien mieux. Tu es reposé aussi. Alors, que faire ? Rentrer ? Oui, c’est bien mieux. Après avoir échangé quelques mots avec le propriétaire des lieux. Tiens, au fait... Cet endroit... N’est-ce pas la morgue de l’hôpital ? Si. Tu pâlis d’un coup. C’est donc là que Mad t’a amené ? Ton sang commence à bouillir dans tes veines mais tu inspires puis expires profondément, te calmant. Tu n’es pas mort, tu n’as à t’inquiéter. Mais tu n’aimes pas cet endroit. Alors songer au simple fait que tu as dormi ici... Un frisson parcourt ta colonne vertébrale. Brr... Cette simple idée te rend malade. Non pas que tu craignes la mort mais c’est... Bref.

Tu remets bien tes manches correctement, tu observes les alentours... Et tu remarques enfin cette feuille qui trône sur une table, bien en évidence. Étonné de ne pas l’avoir repérée plut tôt, tu te mets debout avec prudence puis gagne la table. Tu n’est pas des plus assurés sur tes jambes, mais cela va passer, tu le sais. Tu ne connais pas cette écriture qui noircit la feuille mais comme ton prénom y est inscrit, tu lit. C’est un mot de Lyokha, une pseudo-lettre que tu dévores à toutes vitesse. Et pourtant tu bloques. Tu ne veux pas comprendre ce qu’il essaye de t’expliquer. Il ne faut pas que vous soyez ensembles ? Que vous vous rapprochiez ? Tu le sais bien... Tu ne le sais que trop bien... Mais ces mots que tu lie te vont droit au cœur. Tu as l’impression de l’entendre parler... Et cela te fait d’autant plus mal. Ce sentiment que tu ressens pour lui... Ne ressemblerait-il pas à ce que ces mots qu’il ne parvient pas à dire veut faire passer ? Tu as compris. Il t’aime. Et réciproquement, tu l’aimes... Non, tu t’y refuses. Ce n’est jamais qu’une attirance passagère, cela te passera, cela lui passera aussi. Quel mauvais menteur fais-tu, Samael. Tu te voiles la face, mais c’est la seule chose que tu t’autorises à faire. Tu n’as pas le droit de faire autrement, parce que ta vie ne t’appartient pas. Ton existence est au service de Cinis Luna, au service se ton Empereur, de ta famille. C’est le seule rôle que tu te dois d’avoir, il faut que tu t’y cantonnes, et tant pis si cela ne correspond pas à ce que tes sentiments se poussent à faire. Tu es déjà bien trop différent, ne pousse pas tes erreurs trop loin. Que vas-tu faire ? Tu as bien une petite idée... La feuille tu le plie puis la cache dans une de tes poches.

-Je ne t’en veux pas, Mad... Mais il faudrait que tu parviennes à m’oublier... Avant qu’il ne soit trop tard pour faire marche arrière...

Ta voix n’est qu’un murmure, c’est à peine si on peut t’entendre. Cette remarque est plus pour toi que pour lui. Le silence est bien trop oppressant ici, il fallait que tu le brises, même si c’était pour parler tout seul. Quelle heure est-il ? Tu jettes un coup d'œil à ta montre... Cinq heure du matin. Très bien, il est grand temps pour toi de rentrer au palais impérial. Tu as une journée chargée en perspective, comme toujours. Seulement, ton esprit est ailleurs... Il y a de fortes chances pour qu’il reste tourné vers cette nuit, vers toutes ces questions qui tournent sans cesse dans ton esprit. Les prochains jours, tu risques d’être perturbé. Allez, files. Après avoir vu le responsable de la morgue. Avec un peu de chances, tu parviendras à apprendre le nom de famille de Lyokha. Lyokha... Il ne devrait définitivement pas te faire confiance... Même si tu l’aimes, tu te dois de toujours suivre ton devoir, jamais ton cœur... Malheureusement pour lui...

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