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 INTRIGUE ► dansons, dansons.

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L'Ancien
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MessageSujet: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Jeu 18 Oct - 19:21


Mascarade, mascarade.

Je suis diablement affligé
De ne pas être ta torchère,
Et de te demander congé,
Flambeau d’enfer ! Juge, ma chère,
Combien je dois être affligé,

Puisque depuis longtemps je t’aime,
Étant très logique ! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n’aimer qu’un monstre parfait,
Vraiment oui ! vieux monstre, je t’aime !
*

*Le Monstre de Charles de Baudelaire. Publié dans Les Épaves (1868)


20 février de l'an 1000,
Sanguinem Luna.





Une main froide sur la sienne dans un silence morbide. Valadrian Theodore Cocciante regardait sa secrétaire d’État avec complicité.
La mort glaçait leur peau de marbre. Ils restaient figés, stoïques. Un sourire froissant la surface si lisse de leur visage trahissait leur humanité. Ils portaient des vestons noirs d’enterrement, elles portaient de longues robes découvrant leur chair. Apparat des êtres vivants au-delà du trépas.
L’heure approchait.
Sur les mille et un écrans qui s’agitaient aux rythmes des invités, Cocciante savourait son instant de gloire. C’était sans équivoque la soirée la plus primée de l’heure. Journaux, radios, télévisions, tous étaient à l’affût du grand bal de février. Cocciante n’avait pas la réputation d’être un hôte de bas-étage. À la fine pointe des plus grands hommes du monde, il avait tout envisagé - et insistons sur le tout - pour que cette nuit soit la plus exquisément réussite de toute l’Histoire d’Anarkia.

Les voix montaient aux oreilles des créatures noctambules qui s’extasiaient devant l’animation de la villa présidentielle. Les convives s’agitaient. La musique qui s’éclatait sur les rires de ce bal du mensonge finit simplement par sonner le glas : il était l’heure pour le Président de faire son apparition.
À son bras, la jolie brune ne disait pas le moindre mot malgré ses yeux rivés sur les écrans qui surveillaient les moindres faits et gestes de l’auditoire.
Le silence consentit.

Un signe de ses escortes, le quasi-millénaire s’avança gracieusement jusqu’à la grande porte qui quittait son bureau pour donner directement sur les grands appartements de la mascarade.
Cette nuit-là allait rester gravée dans la mémoire collective, qu’ils le veulent ou non.
Les rideaux de bois s’ouvrirent sous l’annonce colossale de cette entrée qui n’en était pas moins majestueuse :

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Le Président. »


C’était un mandat fort humble pour l’être que représentait le vampire. Les regards posés sur lui, le virus muet s’installa aux quatre coins de la pièce.
Tout en haut des escaliers, les deux mannequins mortuaires révélèrent leur plus charmants sourires, intrigués par la curiosité de leurs invités :

« Mes chers amis » Souffla alors le vampire en tendant les bras au vide : « Me voilà fort ravi de vous accueillir dans mon humble demeure. Ce soir, il n’y a aucun plaisir susceptible d’égaler celui-là. »

On distribuait des coupes à tous les invités. Champagne.
Rien n’avait été laissé au hasard dans cette apparition frôlant le divin.

«De vous voir, ici, chez-moi, fait de moi l’homme le plus comblé en cette terre.
Je vous souhaite donc, à vous tous… »
Et en prenant une coupe qu’on lui apporta avant de l’adresser à ses convives, il termina : « Une excellente et inoubliable soirée ! »

Et ils burent d’un même trait le nectar doré sans hésitation.
Mouillant ses lèvres, Valadrian se mit alors à rire, enthousiaste. Charmant.

« Et que la fête commence ! »

Sa voix résonna dans toute la pièce pendant qu’il descendait le grand escalier de marbre, entraînant la brune jeune femme à sa droite. Masquée d’or, elle s’agençait à son président, soumise et coite.

La musique avait recommencé et en tournant sur lui-même avant de faire tourner sa propre compagne, le Président ouvrit la toute première danse auprès du public avide de découvrir le tout premier chapitre de cette fête.


Pas d'ordre de passage, pas de longueur de rp imposée, allez-y freestyle les loups, et surtout, amusez vous !
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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Ven 19 Oct - 9:33



DE BULLES ET DE MUSIQUE


Du monde… Il y avait plein de monde, mais qui étaient-ils ? Portant leur masque, perdant leur visage, ils n’étaient tous que poupées ou monstre dans un monde fantastique que je voulais mien. De la couleur, des danses… J’adore danser ! Oui, j’aime bouger mes pieds, et c’est d’ailleurs mes pieds qui m’avaient conduite ici. Je les suivais toujours il faut dire, et ils m’amenaient donc toujours quelques part. C’était magique. Suivre deux petits êtres non parlant en leur accordant pourtant ma confiance de façon à ce que j’arrive dans un endroit où une possible surprise pouvait m’attendre. La surprise ce soir était dans la terre… C’était bien étrange et je ne savais pas si j’allais l’aimer, car moi, j’aimais bien les étoiles, et donc, sous la terre, bah je ne pouvais pas les voir. Regardant donc l’immense entrée de ce lieu, j’avais hésité avant que mon vent ne me pousse à avancer et suivre mes pieds de nouveau.

« Où vas-tu ainsi mon petit ?»

La vieille femme près de l’entrée me stoppa en attrapant mon bras. Je vis rouge, je vis noir, et je vis doux. Oui, « doux » pour moi était une couleur, la couleur du non danger, la couleur qui faisait que je pouvais rester innocente sans changer de personnalité.

« Je suis mes pieds tout en étant poussée par mon vent pourquoi ? »
«Tu ne peux pas entrer comme ça voyons… Vient avec moi… »

Alors je la suivis, et elle me tandis une cape rouge à capuche et un masque… Quelle drôle d’idée, mais je la mis sans réfléchir… Elle était grande… ah non, elle vient de rétrécir et… c’est marrant, ma robe vient de changer. Elle n’est plus la simple robe blanche que je porte d’habitude, elle est devenu noire et s’est allongées, arrivant jusqu’à mes pieds. On pouvait plus les voir !!! Mais ça allait être plus dur pour les suivre du coup non ? Bon, je pourrais m’arranger je suis sure. Mes cheveux eux restèrent libre, mais ils brillèrent à la lumière de la nuit encore existante. Deux tresse même se firent devant, et la vieille mamie alors souris face à moi. Elle était bizarre comme elle souriait, ça la faisait encore plus fripée, mais elle semblait gentille. Elle posa le masque de dentelles noires sur mes yeux et… bah elle est plus là… Elle est vraiment marante et magique comme mamie. Bon, je me remis a suivre mes pieds alors pour voir les étoiles disparaitre à jamais… et à l’intérieur, il faisait jour ! Du monde, plein de monde à avancer sur ces dalles de marbres froides que je pouvais ressentir sous mes pieds eux resté nus comme toujours bien que mes ruban est pris la même couleur que cette robe qui épousait ma taille fine et soulever légèrement ma poitrine. Innocente ? Mystérieuse ? Folle ? Héhé, je pouvais être tout ce que je voulais avec en plus ma capuche sur la tête.

On me donna un verre, comme à tout le monde, et j’allais le porter à mes lèvres quand je vis que tout le monde leva le sien. Ils sont bizarres… Un verre, c’est pour boire et donc apporter aux lèvres, pas pour lever en l’air. Ahhh c’est bon je peux gouter… Huhu, c’est marrant ça pique, mais c’est bon.. je pris alors une autre gorgée, puis une autre… C’est marrant, c’est plein de bulles et après, c’est moi qui bulle. Les gens autour de moi se mirent alors à danser par deux. D’abord que deux, et ensuite plein d’autres couple. Oh oui danser !!! j’aimais danser… J’étais toute seule ? Pas grave, je n’avais pas besoin d’aller au milieu… Là, à coté, derrière les colonnes de marbres, il y avait de la place et donc, avec mon verre, je me mis à danser toute seul, me laissant porter par les bulles que je buvais. Non, je n’avais pas l’habitude de boire, et le résultat aller peut-être se faire rapidement sentir… ou pas… Que voulez-vous, sans mystère, je ne serais pas folle…

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Aleksandr L. Volkov
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Sam 20 Oct - 17:55

Je venais d’arriver sur le lieu de réception. Non pas que j’aime particulièrement ce genre de soirée mais mon poste m’obligeait un peu à y faire partie... C’est vrai aux yeux de tous j’étais un brillant homme d'affaires... Tout le monde ignorait que j’étais tueur à gages... Je me devais donc de faire comme tous les hommes d'affaires proches du président et paraître heureux d’être là! Je regardais donc calmement la salle. Hum que de faste. En même temps à quoi pouvait-on s’attendre venant de vampire? Des serveurs passaient devant nous des verres à la main. hum du champagne... tellement banal! Ne pourrais-je pas plutôt gouter aux serveurs eux-mêmes? Après tout tous ignoreraient que c’est moi grâce au masque que j’avais sur les yeux!

Bon redevenons sérieux. ce n’était pas le soir ou faire du grabuge! Je prenais donc une coupe et souriais vaguement à certaine personne ne sachant si je les connaissais ou pas. Pourquoi notre président trouve si drôle le coup des masques... Moi je trouvais ça plutôt frustrant. Bon il y avait l’avantage de pouvoir agir sans être reconnu mais du coup reconnaitre était bien plus compliqué! Je finis par faire innocemment le tour de la salle. reconnaîtrais-je des gens malgré les masques? Qui sera venue ici?

Alors que je venais de pratiquement finir mon tour de salle un silence tomba sur la pièce. Alors naturellement je portais mon attention là où tous le faisaient. Notre président faisait son entrée... Hum que de solennité... Je voyais la personne a son bras... Quelle grâce elle avait. Oui en hommes que je suis, je ne pus que m’attarder sur elle oubliant presque notre président... Alors on leva tous nos verres et buvait une gorgée. Le bal était enfin ouvert! Je souriais en voyant dans un coin une jeune femme danser seule avec sa coupe de champagne... Je m’approchais un peu d’elle

- Vous devriez vous méfier du champagne... ou votre soirée risque d’être assez étrange...

Mon ton était des plus polis, gentils même. Mon but ce soir n’était pas de me faire remarquer... Je me montrais donc le plus charmant possible!

- enchanté de vous connaitre très chère...

Je levais mon verre vers elle et buvais une gorgée ensuite...

-vous voulez danser?

Je m’inclinais légèrement... lui tendant la main attendant sa réaction...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Sam 20 Oct - 20:41


look me in the eyes again.


Mauvaise humeur. Tu es de mauvaise humeur. À fleur de peau, comme qui dirait. Délicatement, tu glisses un doigt au bord de tes lèvres, nettoyant avec déni le sang qui tâchait encore ton visage. Le goût n'est plus le même. Il ne sera plus jamais le même, de toute façon. Il n'est pas aussi chaud que le sien. Il n'est pas aussi rouge que le sien. Il n'est pas le sien, tout simplement. Il t'obsède, il t'agace. Avoir un mortel pour centre d'intérêt, va te pendre. Oui, tu y songes d'ailleurs, à multiples reprises. Il t'exaspère, il te rend fou. Ce n'est pourtant pas lui, qui est dans tes bras, en train de mourir, lentement, d'un dernier baiser. Ce n'est pas lui qui a plongé dans tes bras, comme une adolescente. Et pourtant oui, tu en as rêvé. Qu'il dégage de ton subconscient, qu'il s'évapore de ton existence : ce n'est qu'un jouet. Un pantin comme un autre. Quand tu lui auras pété un bras et deux jambes, il finira comme les autres : à la corbeille, six pieds sous terre. Ce n'est qu'un jeu. Ce ne sera toujours, qu'un jeu.

Un soupir las s'échappe d'entre tes lèvres. Tu hausses les sourcils, le regard dans le vague. Finalement, tu la repousses mollement, la laissant s'étaler à demi-inconsciente sur le sofa. Rouge. Rouge comme le sang. Rouge comme son sang. Rouge comme ta haine. Rouge comme ta jalousie, et cette possessivité qui te ronge de l'intérieur. Il ne t'appartient pas, il ne t'a jamais appartenu, il ne t'appartiendra jamais. La vérité, la cruelle vérité. Et pourtant, il ne faut pas se leurrer : ça, tu ne l'avoueras jamais. Les coudes sur les genoux, légèrement penché en avant, tu passes tes mains sur ton visage. Allez, réveille-toi, c'est l'heure. L'heure d'aller à e fichu bal. Tu as l'impression que c'est à ça que se résume ta vie en ce moment, de toute façon : se rendre à des bals masqués. C'est tellement pitoyable. Enfin, tu as tout ton temps devant toi, donc autant en profiter, non ? Plus ou moins décidé, tu te lèves, l'abandonnant là, comme une poupée de chiffon. « Reeeeesteuh... » Tu arques à nouveau les sourcils, désespéré. La drogue, à son âge, elle devrait éviter la gamine. Enfin, c'est un peu de ta faute. C'est même vraiment de ta faute, si certaines personnes développent une telle dépendance. Nouveau soupir, tu files plutôt te préparer. Allez, fais donc un effort, ce n'est pas la mer à boire. Passant rapidement sous l'eau glacée de la douche, enfilant un costume, c'est tout en silence que tu prends la fuite, laissant l'autre cadavre émerger sur le canapé.

Bien vite, tu es devant la villa. Immense, immaculée. La villa de marbre, toute aussi froide que son propriétaire. Monsieur le président. Cocciante. Ton cadet. En regardant la surface pâle et marquée de son visage, tu te demandes soudain quel âge il avait, quand il est mort. Qu'est-ce que tu en as à faire ? Rien. Vraiment rien. Tu fais passer le temps, c'est tout. Et il passe bien plus vite quand ton regard bascule sur la charmante créature qui accompagne le président. Milady Blackwood. Celle qui fut pendant tant et tant d'années, l'objet de ta convoitise. Exquise, froide, délicieuse, parfaite. Elle le fut, pour toi. Les évènements qui vous ont séparé ne lui ont pas pour autant fait perdre son charme, loin de là. Tout est juste tellement... Différent. Derrière ton masque, tu restes impassible. C'est bien beau, tout ce baratin. C'est quand l'alcool et la musique, hein ? Ah, pas trop tôt. Comme tous les autres moutons ici présents, tu arrives donc dans la grande pièce de réception. C'est beau, de bon goût. Rien à redire de ce côté : ils n'ont pas chaumé pour ce millième bal.

Tu vas t'installer dans ton coin, derrière une colonne. Tu chopes une clope que tu allumes bien rapidement. C'est pas bien, oh la la, le mauvais garçon. Rien ne pourrait être pire ce soir, de toute façon... Alors quitte à briser les conventions, autant le faire jusqu'au bout. Gentleman, tu veux bien, mais il ne faut pas pousser non plus. Tirant une nouvelle bouffée sur la cancerette, un serveur se rapproche avec son plateau d'argent. Il s'arrête devant toi. Tu le dévisages. « Monsieur, il n'est pas d'usage de fumer à l'intérieur. Je vous prierai de bien vouloir éteindre cette... » Tu soupires profondément, avant d'écraser le mégot sur le col de veste du bonhomme. « Satisfait du c*n ? » T'avais pourtant prévenu : ce soir, tu allais être désagréable. Il écarquille les yeux, tu prends une coupe de champagne et le laisse prendre la fuite. Aucun sourire, sur la façade glacée qu'est ton visage. Tu ne souris pas, tu n'es pas d'humeur. Fou. Tu deviens fou.

_________________

- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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Antheia C.L. Tudor
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Dim 21 Oct - 17:10


Say goodbye, as we dance with the devil tonight




Un son...non pas tout à fait un son, des notes, toutes ses notes, une mélodie....et puis des portes qui s'ouvrent, qui s'ouvrent sur cette immense salle de bal, sur cette mer de gens, ces silhouettes qui se rencontrent et se perdent dans la foule. Tu avances, hésitante, tu fais quelques pas en soulevant la mousseline de ta robe. Tu ne sais où porter ton regard, tu es à l'affut du moindre visage connu, jetant des coups d'oeil furtif à droite, puis à gauche sentant également des yeux glisser sur toi. Tu cherches l'Ambassadeur, mais ne le trouve guère, tu sais que ton frère est également venu, tu te demandes si tu arriveras à le retrouver, et lui que dira-t-il ? Votre dernière rencontre ne s'est pas passé le mieux du monde, depuis tu sens une sorte de malaise entre vous, même si tu préfères le nier. Ladon...ce nom te vient instantanément à l'esprit, où est-il ? Surement près de Satine. Tu observes d'ailleurs cette dernière descendre les marches pour ouvrir la première danse de la soirée, tu restes subjuguée un moment, la regardant tournoyer dans sa robe, elle ne perd jamais de sa superbe et chaque jour elle t'éblouit un peu plus.

Les couples s'engagent peu à peu à leurs côtés, tu entends dans la musique les cris, les rires qui rebondissent et éclatent autour de toi, entraînée par la foule qui s'élance et qui danse une folle farandole, tu te retournes, ils se reculent, la salle est en fête et en délire. Doucement tu te hisses à l'écart et lorsqu'un serveur passe son plateau d'argent tout près de toi tu en profites pour attraper au vol une coupe de champagne. Et puis finalement ce bal tout ça, ce n'est pas si différent de ton quotidien, de leur quotidien à tous. Au fond la vie c'est ça, une simple histoire de camouflage, une comédie, un défilé de sourires, un concert de voix, de paroles plus fortes les unes que les autres, des torses bombés, des démarches assurées. Alors qu'en vérité tout le monde se demande comment marcher tout droit, absolument tout le monde a l'impression de ne pas être assez beau, pas assez intelligent, pas assez fort, pas assez spécial, pas assez normal, pas assez drôle, pas assez doué. Tout le monde se sent tout petit, la vérité c'est que certains le cachent mieux que d'autres. Comme ce soir, tout n'est que mirage, vous cachez vos visages, votre identité, le temps d'une soirée, tu peux être qui tu veux comme chacun des invités présents dans cette salle.


Tu te retournes en buvant une gorgée du liquide doré, tu contemples ton reflet dans la glace qui s'élève devant toi en ajustant ton masque, observant de tes grands yeux bleus la galerie immense derrière ton dos, avec ces lustres de cristal, ces dorures somptueuses, tout n'est que fastes et joies de l'autre côté du miroir. Puis ton regard est attiré par cet homme. Cet homme au regard vide, adossé contre la paroi du mur, tu ne peux faire autrement qu'être intrigué par cette expression qu'il affiche, il semble bien être le seul ici à ne prendre aucun plaisir, à ne retirer aucune satisfaction quelconque de cette soirée, aucune jouissance n'est visible sur son visage. Comme c'est étrange...tu ne le connais pas et pourtant tu ne peux détacher tes yeux de lui, ils restent fixer sur la glace, sur cet inconnu, sur ses traits si durs, son visage impassible. Quand soudain, il semble remarquer ton attention posée sur lui, vos regards se croisent alors, tu te tiens toujours dos à lui, n'apercevant que son image dans le miroir; tu ne détournes pas les yeux et reste de longues minutes complètement figée avant de lui adresser un large sourire. Un sourire franc, qui transmet toute la gaîté qui t'anime, un sourire sincère que tu lui destines tout particulièrement. Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup. Il enrichit celui qui le reçoit, sans appauvrir celui qui le donne. Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler ; car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et comme toutefois, tu as rencontré quelqu'un qui ne sait plus sourire, tu lui donnes le tiens. Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.





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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Dim 21 Oct - 17:14



DE PAS ET D’ETRANGETE


De bulles et de danse, tel était le monde dans lequel j’étais en train d’évoluer comme une enfant insouciante de tout ce qui l’entourait. Un deux trois et je tournais sur moi-même en essayant de ne pas renverser mon verre. C’était bon ces petites bulles, ce serait dommage d’en faire tomber. Si on me regarde ? Bah ce que je dois plaire alors non ? Moi ? L’idée de déranger ? L’idée de ne pas être à ma place ? Je ne connais pas… A ne pas avoir de place comme moi, l’avantage, c’est que partout était ma place ! Oui, je sais, il n’est pas donné à tout le monde de comprendre une telle philosophie, mais ne suis-je pas unique ? En tout cas, ce soir, j’étais le petit chaperon rouge. Un peu long comme nom je l’avoue. Allais-je voir ma grand-mère ou le loup allait-il me manger avant ?

Continuant donc ma danse solitaire, je sentis néanmoins un vent froid venir me bercer avant qu’une voix ne me sorte de ma rêverie.

« Vous devriez vous méfier du champagne... ou votre soirée risque d’être assez étrange... »

Étrange ? Mais le monde n’était-il pas déjà assez étrange pour moi ? Certes, il ne pouvait le savoir, alors sa remarque était peut-être normal, mais moi… bah je la trouvais étrange tiens ! En tout cas, je me retournais pour regarder l’homme qui m’adressa la parole. Oui, c’était un homme, juste le ton de sa voix me l’avait indiqué, pas besoin d’être folle pour deviner cela. Du reste, bah il portait un masque… Je sais comme tout le monde ici. Sa voix en tout cas ne m’inquiéta pas, elle était polie, gentille même, alors, il devait être gentil lui aussi non ? Je lui sourie alors en toute réponse.

« Enchanté de vous connaitre très chère..»

Il leva sa coupe face à moi et je fis de même avec ce petit regard qu’on aurait pu qualifier de malicieux avant de porter à mes lèvres ce liquide pétillant que je trouvais très bon pour ma part. Pourquoi m’en méfier, C’était bon, ce n’était donc pas du poison après tout.

« Vous voulez danser? »

Danser ? Avec lui, Oh oui !!!! J’aimais danser, j’adorais ça, et je fus très contente de le voir légèrement s’incliner devant moi. Je lui rendis son geste avant de poser mon verre sur une petite table non loin de nous alors qu’il fit de même avant de prendre sa main dans la mienne et de m’emmener faire des premiers pas. Elles étaient froide ses mains… Il fallait vraiment qu’il danse le pauvre où il allait se transformer en glaçon. Il était grand, et moi, je parue bien frêle dans l’encadrement de son corps, mais c’est avec légèreté et plaisir que je le laissais alors me guider dans ce monde de pas et de musique.

« Le monde est déjà étrange vous ne trouvez pas ? Nous sommes tous là à porter des masques comme des enfants…»

C’est vrai, c’était comme une grande cours de récréation, mais moi j’aimais beaucoup cela. Et un deux trois, un deux trois… Et hop je tourne. C’est qu’il dansait très bien !

« Vous dansez très bien ! D’autre secret encore caché derrière ce masque ? »

Un peu curieuse, peut-être, mais être étrange et curieuse, ça allait bien ensemble non ?
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Sa-Par
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Dim 21 Oct - 17:49

Te voilà loin de ton palais, en dehors de ton propre empire. Avoue-le Samael, ce n’est guère arrivé souvent. Tu ne quittes que très rarement ton peuple, tu n’aimes pas être à l’écart, tu n’aimes pas être loin des tiens. Mais ce soir, les choses sont différentes. Ce soir, tu ne peux pas t’éclipser. Qu’y a-t-il de si important ? Un bal. Un bal organisé par Cocciante, le président des vampires en personne. Un bal pour fêter les mille ans de vie sur Anarkia. Encore un bal masqué, définitivement, tu ne fais que cela, ces derniers temps. Ce n’est jamais que le second en bien peu de temps. Le dernier était chez tes grands-parents et... Non, ne pas y songer. Tu préfères éviter d’y songer, sinon tes pensées vont encore repartir sur ce satané vampire. Mad Hatter. Qu’il t’énerve, ce parasite. Incapable de se tenir en public, incapable de te laisser en paix aussi. Sale gosse. Tu retiens un soupir et secoues légèrement la tête. Oublie-le un peu, cet idiot. Tu es là pour faire la fête, pour t’amuser, pas pour te prendre la tête avec une sangsue. Même si celle-ci a bien du mal à te sortir de la tête. Tu ne comprends même pas ce qu’il a bien pu faire pour entrer ainsi dans ton esprit. Tu en as vu, des personnes pénibles au possible, des personnes essayant de jouer avec toi, de te manipuler. Tu les a toujours vite oubliées pour te concentrer sur l’essentiel. Alors pourquoi lui, qu’a-t-il de plus qu’un autre ? Il insiste peut-être plus que tous les autres, tu le connais depuis bien plus longtemps que beaucoup d’autres personnes aussi... De plus... Tu ne vas pas dire que cela te dérange profondément de jouer avec lui. Au contraire, grâce à lui, tu as trouvé un jeu surprenant, amusant, dangereux... Tss. Cesse donc de réfléchir, cela vaudra mieux.

Actuellement, tu es dans la salle avec ton oncle et ton cousin. Tu gardes un œil attentif sur ce dernier, paré à l’attraper par le col s’il fait mine de vouloir aller voir ailleurs s’il y est. Oui, bien sûr que tu fais confiance à ton cadet et futur empereur, seulement par moments il va un peu trop voir ailleurs et, avec tout ce monde, tu aimerais qu’il ne te file pas entre les doigts. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Tes sens sont en éveil complet, tu as du mal à calmer ta méfiance. Tous les peuples sont représentés, tu dois te tenir, te détendre. Voilà qui est bien peu facile pour toi. Mais tu es un excellent comédien, en apparence, tu es parfaitement calme. Tu participes aux conversations, joyeux, complètement détendu en apparence. En apparence... Il n’y a guère qu’une chose capable de trahir un soupçon de nervosité : tu joues avec un jeton de casino rouge. Celui-ci semble apparaître et disparaître entre des doigts à volonté, alors que tu ne fais que répéter inlassablement quelques mouvements rapides et précis, les mêmes que tu fais lorsque tu choisis de faire quelques simples tours de passe-passe. Ce jeton... Tss. Tu ferais mieux de t’en débarrasser une bonne fois pour toutes, tu le trimbales partout avec toi depuis seize années. Fais-le disparaître une bonne fois pour toutes ! Non, tu ne peux pas. Tu es têtu, Samael. Une vraie tête de mule. Mais c’est une véritable manie que tu as développé avec cet objet, c’est infernal. Surtout qu’il appartient à un certain blondinet que tu tentes tant bien que mal de faire sortir de tes pensées... Vite, une distraction, pitié.

Heureusement, celle-ci vient vite. Le président des vampires fait son apparition dans la salle tandis que tous les regards se tournent vers lui. Tu ne fais pas exception à la règle, bien que tu ais déjà eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises. Tu esquisses un sourire en l’écoutant, en le regardant. C’est un hôte remarquable, même si, dans le fond, tu ne trouves pas la soirée tellement différente de celles habituelles. Aucune faute de goût, de présentation, rien, tu n’as rien à redire, c’est juste parfait. Il y a énormément de monde mais ce n’est pas ce qui te dérange. Au contraire, tu espères pouvoir passer plus facilement inaperçu, bien qu’avec ce sang qui coule dans tes veines, tu as tout intérêt à surveiller tes arrières. Il est donc l’heure d’entamer le bal, non ? Oui. Bien, dans ce cas, un sourire vient faire son apparition sur tes lèvres tandis que tu ranges le jeton dans ta poche tout en te tournant vers ton oncle et ton cher cousin.

-Si vous voulez bien m’excuser tous les deux. Je dois retrouver Heia, je ne l’ai pas vue depuis trop longtemps et je ne tiendrai pas si je ne la trouve pas. Bonne soirée !

Sur ce, tu files sans demander ton reste. Ton regard fait le tour des invités, cherchant désespérément la silhouette bien connue de ta sœur. Vous ne vous êtes pas quittés dans les meilleures conditions la dernière fois, tu le regrettes. Mais elle reste ta sœur et du moment que vous ne parlez pas de vampire, cela devrait bien se passer. Alors tu la cherches. Tu es un chasseur, chercher des personne ne te pose généralement pas de problèmes. Un serveur passe à côté de toi, tu en profites pour t’emparer rapidement d’une coupe de champagne. Ahah, encore du champagne. En effet, c’est ennuyeux. Il ne pourrait pas y avoir de l’alcool pour changer ? Enfin, cesse de te plaindre. Tu vas voir ta sœur, c’est suffisant pour passer une excellente soirée, avoue-le. Oui, bien évidemment. Et, au final... Tu piles net. Enfin non, tu esquives quelques personnes, ne lâchant pas une seule seconde du regard la personne que tu viens de repérer. Une brunette à la silhouette reconnaissable entre mille pour toi... Elle est là. Ta cadette elle là, devant un grand miroir. Un sourire joueur étire de nouveau tes lèvres, tu avales une gorgée de champagne puis mets ton plan à exécution. Tu t’avances dans le silence le plus complet, t’arrangeant pour qu’elle ne puisse pas te repérer à l’aide du miroir... Tiens, d’ailleurs, tu glisses une main dans tes cheveux, laissant quelques mèches venir retomber souplement sur ton masque. Voilà qui te change, voilà qui ressemble bien plus au jeune homme que tu es, et non pas au noble. Tu t’avances... Jusqu’à finalement te retrouver juste à côté d’elle et l’attraper par la taille d’une main.

-Je t’ai trouvée, ma chère petite Heia... souffles-tu, souriant largement.

Ton regard sombre pétille ce soir. Voilà un moment qu’il n’avait plus pétillé ainsi. Tu es joyeux, d’on ne peut plus bonne humeur. Ta sœur est là. Elle est près de toi, vous êtes de nouveau ensembles pour une soirée. Que peux-tu demander de mieux ? Peut-être qu’on te laisse quelque peu profiter de l’avoir avec toi. Juste cela. Tu ne te fais guère d’illusions, tu sais qu’il y aura toujours quelque chose pour venir perturber tes plans mais un peu d'optimisme ne fait pas de mal de temps en temps, n’est-ce pas ? Non, en effet. Alors tu l’embrasses simplement sur le front, avec toute la tendresse dont tu es capable. Les personnes n’ont pas tellement l’habitude de te voir être aussi gentil, aussi tendre, mais c’est pourtant une grande partie de ton caractère.

-Mademoiselle l’apprentie ambassadrice m’autoriserait-elle à la kidnapper le temps d’une danse avec son unique frère préféré ?

En même temps, tu es son seul frère, Samael. Mais visiblement, tu es de bonne humeur. Tu en as oublié le reste pour le moment, il n’y a que ta cadette qui compte pour toi. Juste elle. Ce soir, tu vas essayer de te détendre et de t’amuser. Profites de la fête, jeune homme, puisque tu sais d’ors et déjà que les choses ne vont pas rester calmes. Après tout, c’est toujours ainsi que cela se passe : quand tu veux de la tranquillité, il y a toujours quelque chose pour venir mettre la pagaille... Qu’est-ce que ce sera, ce soir ?

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Edwood S. Aleister
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Dim 21 Oct - 23:19

S’il y avait bien quelque chose qu’Edwood aimait moins que les bals, c’était le trajet qu’il fallait faire avant de s’y rendre. Pas qu’il n’aimait pas le concept de bal en lui-même bien entendu : il n’y avait pas beaucoup de meilleurs occasions pour faire la connaissance de jeunes femmes en manque d’attention, comme toutes les nobles dames de la cour des sorciers et des humains. À cette pensée, il eut un léger sourire en coin, se remémorant le dernier bal à lequel il avait assisté et la charmante compagnie qu’il y avait trouvé. Mais quoiqu’il en soit ce qu’il détestait du trajet, c’est qu’on ne pouvait pas se détendre une seconde car il était le chef de la garde à ce bal. Son supérieur était resté au palais pour être le responsable de la garde de l’ancien monarque, le père de la nouvelle reine qu’Edwood accompagnait et protégeait à l’instant. Cependant, il pouvait se permettre de ne pas toujours compagnie à la jeune femme, ayant laissé ce soin à son jeune ami Baptiste. Ça ne pouvait pas heurter ses chances de la séduire pour obtenir le rôle de prétendant au trône, le jeune chevalier étant relativement plaisant pour les yeux. Un joli visage était souvent tout ce qui était nécessaire pour une jeune femme malaisé par sa nouvelle position.

Quand la délégation royale des sorciers arriva finalement à la villa où se tenait la fête, il put voir qu’ils n’étaient certainement pas les premiers et ça faisait bien son affaire. Il fut le premier à mettre pied à terre de sa monture, suivi de près par ses hommes. Il attendit que la reine descende de son palanquin puis se porta vers la porte, se présentant aux portiers. Il ne fit pas d’efforts pour être agréable, les gardes vampires n’étant pas connus pour leurs loquacités, mais bien pour leur efficacité. Son épée à son ceinturon noir d’encre, une dague dans chacune des manches de sa chemise, prêtes à sortir à tout moment, le second de la garde était prêt à défendre sa protégée de n’importe quel coup fourré. Les portiers ne lui firent pas une scène, ayant reconnu son visage. Une fois entré dans la salle destinée à la mascarade, il enfila son premier masque, qui lui donnait les traits d’un renard d’or, le masque étant un loup qui lui laissait la partie inférieure du visage découvert. Il pensait premier masque, mais pour les autres, c’était le seul masque. Cependant, le jeune homme avait bien prévu son entrée au bal. Il avait fait commander un masque différent en secret. Un masque qui servirait à un but bien précis. Un but qui apparaissait justement en haut de l’escalier, aux bras de son Président : Satine.

Il n’eut aucun besoin de carillon ou de la voix du vieil homme d’apparence pour apercevoir ce qu’il désirait le plus au monde, ce qui l’obsédait depuis des années, ce qui l’avait poussé à l’injure et au blasphème de tout ce en quoi il croyait. Quand elle apparut en haut de cette escalier, tout autour de lui sembla s’arrêter, se figer. Tout était fade et sans couleur. Même le champagne qu’il tenait dans sa main lui semblait désormais comparable à de l’eau croupie. Le discours de bienvenue de Valadrian était comme la rumeur distante du vent dans les branches d’un arbre lointain. Les yeux d’Edwood ne faisait que tracer chaque courbe de Satine, détailler la finesse du grain de sa peau, admirer sa prestance dans sa robe. Mais son corps criait désir et il ne pouvait s’approcher d’elle ainsi. Chaque pas qu’elle posait en descendant l’escalier faisait battre douloureusement son cœur dans sa poitrine. Il ne pouvait plus attendre, cela faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas vu, entendu, senti, touché. Quand elle posa le pied sur le plancher, il se tourna difficilement vers ses hommes et la reine et déclara tout doucement :

-«Allez messieurs, que tout le monde se trouve une partenaire pour la première danse. Si elle n’est pas assez belle à mon goût, vous aurez de quoi répondre sur le terrain d’entraînement à notre retour. Votre Majesté, je vous confie au bon soin de mon jeune ami Baptiste, c’est un danseur hors-pair. Amusez-vous bien le temps d’une danse ou deux, après, c’est l’heure du boulot. »

Sur ce, il se retourna et disparut prestement dans la foule de gens qui commençait à se mettre en mouvement, vaguement conscient que cette foule suivait la danse de la secrétaire d’État et du Président vampire. Il se devait de disparaître de la vue de tous pour pouvoir mettre son plan à exécution, il se trouva une pièce vide de personnes, bien conscient que tôt ou tard, elle serait remplie par des fêtards qui cherchaient de l’intimité ou du calme. Il se délaissa de son masque de renard et mit en place celui qu’il avait fait fabriqué en secret, celui d’un corbeau d’une couleur rouge sombre, celle du sang, et fabriqué avec du satin qui épousait gracieusement les traits de son visage, mais le dissimulait habilement. Il était prêt, ou presque, se dit-il en changeant de fourreau pour son épée. Il n’avait vraiment rien laissé au hasard. Il ressortit de la pièce, drapé d’une cape noir qui lui donnait un aspect différent mais plus terrible. Il sentit le decrescendo de la musique alors qu’il la sentait s’arrêter. Il avança à travers la foule, se dirigeant sans réelles entraves vers celle qui occupait toutes ses pensées. La musique s’estompa pour un bref instant, puis commença lentement à reprendre, sur le thème d’une autre valse. Avant que Valadrian puisse faire un geste, il se présenta devant lui et Satine, yeux bleus éclair fixé dans ceux du presque millénaire, sa confiance et sa persévérance faisant place dans ses yeux.

-«Désolé, monsieur le Président, mais je désirerais vous délester de votre charmante compagne, si vous n’y voyez pas d’inconvénients ?»

Le Président vampire eut un sourire en coin et un haussement de sourcil interrogateur quand il regarda sa secrétaire d’État qui dévisageait le jeune homme armé d’autant d’audace. La vampiresse hocha la tête avec approbation et son cavalier du moment la céda à son nouveau prétendant, sous un regard intéressé, sans forcément prêter attention à son identité. Edwood tendit la main et la main froide de celle qui hantait ses rêves de même que ses cauchemars se déposa dans la sienne. Il sourit un peu, lui fit un baisemain et se rapprocha d’elle, son autre main se posant sa hanche, entamant la danse, valsant pour oublier tout ceux autour qui enviait sa témérité, la témérité de l’homme au visage de corbeau. Il se pencha à son oreille, et murmura dans celle-ci, alors que son souffle chaud caressait le cou gracieux de la jeune femme et que ses lèvres effleuraient son lobe d’oreille. Son ton était amusé, amusant, mais on pouvait sentir sa fébrilité avec une bonne oreille.

-«Accordez-moi cette danse, mademoiselle la Secrétaire d’État. Il y a bien longtemps que nous n’avons pu nous toucher et échangez des secrets.»
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Satine A. Blackwood
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Lun 22 Oct - 0:52


    Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
    Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
    Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
    Ô charme d'un néant follement attifé.

    Aucuns t'appelleront une caricature,
    Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
    L'élégance sans nom de l'humaine armature.
    Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !

    Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
    La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
    Éperonnant encor ta vivante carcasse,
    Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?*

    * Danse macabre de Charles Baudelaire.


    Les convenances acerbes.
    Sous un visage de poupée plastique et des allures de faste faussement agencées au réel, il n’y avait rien qui comptait. Mascaras, mascarade. C’était une mise en scène. Une vulgaire idée de perfection dont tous s’émerveillaient pour s’être eux-mêmes pris dans leur propre rôle.
    Mensonge. Tout était mensonge. Le décor, les gens, les masques. Ces masques. Leurs masques.
    Tout lui sembla alors plus vrai. Il n’y avait qu’avec ces masques que le visage de l’homme prenait son sens. En balayant ses lèvres rouge du champagne qu’on lui avait servi pour des raisons esthétiquement nécessaires, elle se confina au silence devant le discours de Valadrian.
    Sans les regarder, elle savait les personnages. Vêtus dans leurs plus beaux apparats, elle en connaissait les moindres détails. C’était une option d’habitude, habitude qui avait fini par l’écoeurer.
    Ces dames découvraient leur chair pour séduire, ces messieurs les regardaient dans l’espoir de l’être. C’était futile. Dégoûtant. Sans intérêt. Elle hausa un sourcil sous son masque d’or lorsqu’on l’invita à descendre le grand escalier. Les yeux rivés sur elle, sur lui. Le Président et son bras droit.
    Image publique gerbante dont en parlerait dans les journaux dès le lendemain matin. Elle entendait déjà les grands titres avec répulsion. Ses grands yeux figés dans un abrutissement volontaire, elle ne voulait soudainement plus rien voir ; obéir pour mieux oublier que l’on se vendait.

    Jouer la comédie. C’était la seule règle.
    La musique avait congestionné la pièce.
    Messieurs, invitez vos dames à danser.
    Mesdames, bouclez-la et faites comme si ça vous plaisait.
    C’était ce qu’on appelait un mauvais jeu d’acteurs.

    Tranquillement, une main à sa taille, elle avait laissé Valadrian ouvrir le bal dans une docilité qui ne lui était pas propre. Il savait qu’elle détestait s’offrir en spectacle.
    Être un élément de décor n’avait rien de très flatteur, surtout lorsqu’on se devait d’être convenable.
    Elle battait des cils, stupidement. C’était sa manière à elle de faire comprendre qu’elle n’en avait rien à faire d’être là. C’était un outrage à son rang. À leur rang!
    Une main sur son épaule pour apaiser cette rage muette qui s’énervait au creux de son esprit tiqué à bloc.

    En apparence, sereine. Belle. Douce. Merveilleuse. Enviable. Parfaite.

    Satine commençait alors à regarder autour d’eux. C’était des visages qu’elle connaissait sans comprendre pourquoi. Des visages d’Arlequin. Des menteurs, des hypocrites, des hommes. Elle ne pouvait s’empêcher de les haïr dans toute l’innocence de son costume.
    Hôtesse indigne.
    Elle étira ses lèvres en un faux sourire dont nul ne put discerner l’ironie. Elle cherchait Lyokha. Elle avait besoin de le savoir de son avis. Le simple besoin de rencontrer une haine familière envers cette cérémonie brodée d’or. Ils jouaient les précieuses ridicules… Et l’illusion était parfaite.
    Donnez-leur du pain et des jeux, c’était bien ça? Ils étaient servi sur des plateaux d’argent.
    Elle valsait, tournait sans même s’en rendre compte tellement elle n’était plus possédée d’elle-même. En serrant un plus ses doigts autour de l’anatomie frigorifiée du Président. Elle le vit lui jeter un regard noir et elle comprit une chose : elle devait se calmer.
    Sourire de porcelaine, corps de glace, tenue exquise : c’était un idéal morbide.

    Les dernières notes signèrent sa libération conditionnelle. C’était une révérence chorégraphiée qui lui annonça qu’elle pouvait disposer… Malheureusement, les choses étant ce qu’elles sont, elle le sentit derrière elle… Lui. L’autre. L’homme.
    Cette requête qu’il faisait au Président comme une insulte, elle ne réprima pas de le dévisager avec insistance. Elle le connaissait, elle en était certaine… Trop certaine… Plus que certaine.
    Ce masque de satin qui déposait sur ses traits une allure un peu mon mensongère que le reste de ce vaste monde, elle eut un léger sourire en coin.
    Edwood Sullyvan Aleister.
    Cette carrure, ses épaules, ce cou… Ce cou. Ce sang qui battait, cette jugulaire… Cette chair.
    Elle revint parmi les vivants, acquiesçant simplement d’un léger signe de tête. Approbation qui l’amusait en soi.
    Si ce n’avait pas été lui, qui d’autre aurait eu la prétention d’interrompre le Président?

    Elle voulut retirer sa main à son baisemain, mais comprenant qu’il était en position de force, sur ce terrain, il valait mieux qu’elle emploie la docilité. Celle des bonnes filles, celle qui les rend un peu idiote, par moment.
    Sa main se déposant contre sa nuque, les doigts dépassant à la carotide pour noter son rythme cardiaque. À quoi jouait-il au juste?
    Exaspérée, elle le laissa néanmoins disposer d’elle comme bon lui semblait, sachant que le regard de Cocciante pourrait rapidement devenir réprobateur si elle se devait noircir l’humeur de sa si précieuse réception.
    Elle ne l’avait pas senti s’approcher. Ses lèvres près de son oreille pendant que leurs pas se mêlaient les uns aux autres, elle le suivant comme toute charmante cavalière l’aurait fait, un sourire acerbe dissimulé sous son air un peu nunuche… Air qui se métamorphosa sitôt eut-il ouvert la bouche.
    Se fut instantané : elle sentit tout son corps devenir réfractaire. Par pur plaisir, elle enfonça un peu ses ongles dans la seule chair de ce cou qu’elle pouvait discerner, la grattant jusqu’à laisser un long sillage rougeoyant invisible sous les grands chandeliers mais sans doute perceptible à la lumière du jour.
    Son sourire se fût alors plus sincère, plus dévoué :

    « Peut-être était-ce parce que je n’avais guère secret à vous partager, monseigneur. »

    Sa voix si douce ne pouvait rien laisser transparaître de l’aigreur de ses mots.
    En collant un peu son corps contre le sien, elle desserra l’emprise qu’elle avait derrière sa tète pour jouer avec le bord du masque du corbeau.
    Sa tête se pencha à gauche, puis, à droite, imitant une transe feinte avant d’exécuter exactement le même sort qu’il lui avait subir : elle vint à son oreille, ses lèvres caressant le bas du masque au passage avant d’y déposer un furtif et pourtant insistant baiser.
    son souffle absent, elle ne pouvait que ressentir le sien sur sa peau dénudée de sang :

    « De quel droit me délestez-vous de quiconque, Edwood?
    Vous êtes un idiot…. Condescendant oui, mais surtout idiot. »


    Et sous ses paroles, en toute douceur, elle força le jeune soldat masqué à la faire tourner sur elle-même afin de lui refaire face, sa main descendant le long de son veston pour venir simplement effleurer son ventre sous la chemise, discrètement.
    Sentir un cœur qui battait, sentir la vie, sentir n’importe quoi.

    « Vous êtes donc venu seul, ce soir? Étonnant. »

    Ironie du sort. Elle se retint de justesse pour ne pas cracher un venin sur lui, l’air complètement désabusé. Elle aurait tellement apprécié pourvoir observer la future madame Aleister… se délecter de ses grands yeux de biches et de sa beauté exceptionnelle… Une candidate au goût d’Edwood, certes… Candidate qu’elle appréciait regarder avec complaisance.
    à sa manière, il était vampire… Quoi de mieux que d’aspirer les moindres espoirs pour une simple nuit.





_________________
Spoiler:
 





    Phèdre (Acte I, scène III) - Racine
    Quand tu sauras mon crime,
    et le sort qui m'accable
    Je n'en mourrai pas moins,
    J'en mourrai plus coupable.
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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Lun 22 Oct - 11:25

Palanquin de gestes, de paroles, de droitures et de responsabilités, ainsi était la soirée dans laquelle nous étions en train de progresser. Famille impérial, haute de la société ou encore famille royale de nos amis sorciers, tous devions être présents dans cet univers dressé le temps d’une soirée. Le président des vampires, homme aussi froid et rigide que la glace, et pourtant dirigeant d’un empire plus que puissant… Accompagné de mon fils et mon neveu, je ne disais mot face à ce décor presque irréel mis pour cacher la misère de notre monde à nos yeux trop précieux pour y être exposé. Oui, ma dernière descente dans les baffons de ce monde m’avait donné réflexion, mais je ne pouvais cependant me permettre de m’en montrer affecter, je ne pouvais plus être affecter non. Après ce que j’avais vécu, je n’en vais plus le droit. Assez d’humanité pour un homme sensé être le pilier de tout un peuple. Réussissais-je bien ma tâche ? J’en doutais fort, mais là encore, je ne pouvais m’arrêter à cette simple remarque en plein public. La présentation… Maitre mot de tout ce cinéma préalablement conçu. Je portais un costume simple et sombre et un simple masque venait cacher mon identité bien que je doute que cela fut entièrement possible. Comment cacher qui ont est là où tout le monde vous connait. Un simple passage, des révérences, et mon secret était compromis… Mais devais-je vraiment être secret après tout ? Pour la génération suivante, c’était déjà plus facile, mais en plus de vingt ans de règne, il ne fallait pas trop en demander pour mon cas.

Samael encore à mes cotés était là pour veiller à la bonne attitude de Léandre, tâche m’ayant sans doute échappée depuis bien longtemps alors que mon regard se porta comme tout les autres vers ces deux figures descendant les escaliers de marbre. Sans difficulté, je reconnu Satine au coté du Président… Satine… Mon cœur ce serra à une pensée avant que je ne l’efface sous un masque de plus. Samael disparue entre temps, et mon fils… je n’y fis pas plus attention qu’à la coupe de champagne qu’on plaça au creux de ma main. Porter un toast, si le désir l’exigeait oui, porter la coupe à mes lèvres, geste mécanique et non désiré… Danser ? Belle mascarade encore qui me laissa sans profond sentiment. Ma compagne inconnue de droite fut la bienvenue comme première cavalière. Faisons donc honneur à notre beau peuple, elle était d’une grâce sublime, mais bien fade face à la secrétaire… un pas, deux pas, un tour et la voilà contente tout comme els autres du fait que je m’investisse. Je m’investissais toujours, mais le voulais-je vraiment ? Cette soirée était plus un fardeau de mon rôle qu’un réel plaisir, soyons honnête. Puis ? La danse se finit, et moi, je retournais dans mon coin, rendant ma cavalière à un autre homme alors que mon meilleur ami vint vers moi avec un sourire qui lui était propre.

« Devoirs et prestances sont les maitre mots de cette soirée mon ami. »
« Je n’aurai pas mieux dit moi même, et nos héritiers semblent s’être bien empressé de nous avoir abandonner dans ce décor futile »
« Laissons faire la jeunesse, n’avons nous pas été pareil ? »
« Je n’en garde pas le souvenir … »
« C’est que tu oublis bien vite. Allons mon ami, buvons à leur santé tant qu’elle est meilleure que la notre. »
« Dis d’un sorcier, c’est là belle blague.. »

Je levais pourtant mon verre avec le sien, buvant ainsi paisiblement et modérément avant que ce dernier ne soit emporté par une sublime créature, me laissant face à ce spectacle de bourgeoisie royal et autre…

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Aleksandr L. Volkov
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Jeu 25 Oct - 16:21

La jeune fille que je venais d’aborder me sourit... Oui elle semblait si innocente dans ce monde de monstre... Peut-être que si j’avais gardé une once d’humanité en moi elle aurait pu me rappeler Nastasia... Oui notre rencontre après tout avait eu un point commun... Elle était l'innocente blessée près des monstres de ma famille Nasti aussi... Mais mon humanité est loin derrière moi hélas... Alors tout ce que je vis dans son innocence? Quelque chose d’exquis... Un délice a l’état pur que je ne pouvais néanmoins me permettre de gouter pour l’instant... Pfff ce que cette mascarade peut avoir comme défaut! Je me voyais interdit de manger une délicieuse créature et contraint pour me fondre dans la masse (ordre de mon cher président à la signature de mon contrat... ) de la courtiser et de paraître hôte idéal bien que ce ne soit pas moi l’hôte...

Son regard plein de malice cependant lorsqu’elle but le champagne éveilla un sentiment étrange... Non pas une envie soudaine de la dévorer... Mais quelque chose de plus doux... Non pas de la pitié ou de l’amour ou quelconque sentiments bon... Mais juste quelque chose de plus doux que l’envie de la manger... ce que c’était? Je n’en sais rien et à vrai je pourrais savoir mais je ne veux pas! Les souvenirs restent des souvenirs et moins on les ressorts des profondeurs de son esprit mieux ça vaut! Je préférais donc proposer une danse...

Je sentis sa main brûlante en comparaison à la mienne... Son frisson aussi a mon contact et je m’en amusai! Oui j’étais le méchant vampire et fier de l’être! au fond j’espérais qu’elle s’en rendrait peut-être compte... ce qui ne sembla pas être le cas. Alors je menais la danse dans des pas aussi parfaits que si je les avais moi-même inventé! En plus de Mille ans on a le temps d’apprendre à Danser! Pour ma part courtiser les femmes en dansant avait toujours ma petite préférence...

« Le monde est déjà étrange vous ne trouvez pas . Nous sommes tous là à porter des masques comme des enfants…»

Je souris à sa remarque... À mon époque... Les masques pour les enfants ça n’existait pas vraiment. En fait j’ignorais ce qu’être un enfant à ses yeux signifiait...

-Peut-être les masques sont-ils nécessaires ce soir... car sans eux... Bien du monde s'enfuirait en courant en voyant la vraie nature de certains...

Je souriais à l’idée d’imaginer les humains ou sorciers présents ici terrifiés à la vue d’un vampire disons... Comme moi... Bien que même sans masque j’aie dû feindre d’être gentils... Pourquoi mon président tenait à me voir dans ces soirées? Il savait que je n’aimais pas jouer à ça... Sauf si c’était dans le but de manger ou tuer après!

-Puis vous savez... Tout le monde porte toujours des masques... visible ou pas!

Une mise en garde? Noooooon j’aimais simplement jouer au sous-entendu! La demoiselle avec qui je dansais ne semblait pas du tout voir où je voulais en venir! Savait-elle seulement que cette fête était organisée par les vampires? À ce le demander quand on voit la demoiselle et sa tranquillité!


« Vous dansez très bien ! D'autres secrets encore cachés derrière ce masque . »

Là ce fut plus fort que moi et j’éclatais de rire. Un rire fort bruyant hélas qui me fit peut-être remarquer par les quelques gens autour de moi... Mais qu’importe... Je me contentais de me reprendre en continuant ma danse.

-Si d'autres secrets se cachent... vous n’avez même pas idée! Mais le mystère n’est -il pas plaisant? êtes-vous du genre à vouloir tout découvrir d’une seule traite? Pour ma part garder du secret est mon jeu préféré...

J’enchainais alors une ronde plus rapide notant la fin de cette danse et c’est dans la même révérence que je la remerciais pour cette danse.

-Une personne si innocente que vous par exemple... serait-elle venue seule à cette soirée? Ou risquais-je un conflit quelconque avec un cavalier jaloux?

Je lançais de si de là des regards autour de moi... Tant de monde... Tant de monde que je devais connaitre au fond... Mais pas un sauveur pour ma cavalière...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Sam 27 Oct - 10:18

oh i'm so tired of playing these games.


L'escalier. Tu en fixes le sommet, en proie à une nouvelle vague d'ennui. Seul. Tu es seul, ce soir. Pour combien de temps ? Trop peu, si c'est comme l'année dernière, et celle d'avant, et celle d'encore avant. Et ce depuis des décennies. Pourquoi on ne peut pas t'oublier, juste pour ce soir ? Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas juste te laisser dans ton coin, avec pour seule compagnie une coupe de champagne et une cancerette. Pourquoi. En voilà une question qui en laisse perplexe bon nombre. Toi-même, tu n'as jamais réussi à y répondre. Paisible, trop même, tu la regardes, au bras du président. Satine Blackwood. La beauté. Cette perfection que personne n'arrive à atteindre, et pourtant, elle l'a toujours atteinte, pour toi. La surpasser ? Quasi impossible. À tes yeux, elle est, et demeurera, la perfection au féminin.

On vous fait entrer, mademoiselle et Cocciante ouvrent le bal. On lui a demandé d'être enviable. Elle l'est. On lui a demandé d'être irréprochable. Elle le paraît. Tu sais parfaitement que, tout comme toi, ce genre de cérémonies pompeuses lui passent par-dessus la tête. Ça t'agace, ça t'énerve. On vous fait respirer des paillettes, on vous fait bouffer du rêve pour au final, mieux vous planter par derrière. La tête haute, dans ton coin, tu ne bouges pas. On te demande d'être sage. Tu vas rester sage. Elle te cherche, l'espace d'un instant, et tu la regardes, alors qu'un fin sourire vient orner tes lèvres. Faux. Tout sonne faux. Et pourtant, tu essayes d'être sincère. Non mieux : tu es sincère. Les dernières notes retentissent alors, c'est la fin. La fin d'une première danse, une première d'une trop longue série à ton goût. Milady Blackwood est occupée, alors tu retournes à la contemplation de ce nectar doré, au creux de la flute que tu tiens encore. Une gorgée. C'est âpre, dégoûtant et pourtant, tu forces à boire pour faire « genre ».

Finalement, tu relèves les yeux, par accident si on peut dire ça comme ça. Accident car tu croises son regard. Pas directement, puisqu'elle ne fait que fixer l'image que veut bien lui renvoyer un imposant miroir. Tu n'aimes pas être observé. Mais étrangement, ce n'est pas désagréable, bien au contraire. Tu ne la connais pas, non, ça ne te dit rien. Peut-être qu'elle te connaît ? Tu l'ignores. Figée, elle est figée. Tout comme toi. Tu restes de marbre, affichant cette façade de glace, totalement impassible. Tu n'arrives pas à sourire, tu n'en as pas tellement envie. Tu te contentes donc de la regarder, droit dans les yeux, sans chercher à bouger, à te rapprocher, ni même à soupirer quelque mot que ce soit. Non, tu la regardes, et tu te dis une nouvelle fois qu'un regard vaut parfois mieux qu'un mot. Tu fronces légèrement les sourcils, et elle sourit, franchement. C'est si sincère, si réel. Comme une chose matérielle que tu ne peux pourtant pas saisir de tes mains. Ne sachant trop quoi faire au début, tu finis par sourire, à ton tour. Par pur automatisme, et tu t'en étonne toi-même. Alors que les secondes défilent, ce fameux sourire s'étire un peu plus, sur ton visage, te rendant moins froid, moins distant. Plus toi.

Combien de temps restez-vous ainsi, à vous regarder dans le blanc des yeux, à vous sourire comme deux adolescents ? Tu n'en sais rien, mais le temps pour toi, ça ne se compte plus. Le temps c'est totalement abstrait. Tout ça car le temps n'a aucun, et n'aura jamais aucun effet sur toi. Puis quelqu'un arrive, interpellant cette jeune femme que tu étais en train de fixer. Perdant un peu de ton sourire, tu décides de totalement décoller de ton emplacement. Trouver quelqu'un, quelque chose pour t'amuser, toi qui est si seul. Qui est-ce que tu peux bien embêter, hein ? Personne. Tu sais pourquoi il n'y a personne ? Car tu es seul. Tu l'étais déjà avant, et tu le resteras. Puisque, après tout, tu ne mérites que ça, pour tous les crimes que tu as commis. La solitude. Avançant un peu plus au milieu de la foule, tu soupires, profondément. Où est-il, hein ? T'en sais rien, et ça te tue. Las, tu es tellement las. Las de jouer à ces jeux. Las de jouer à leur jeu.

_________________

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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Lun 29 Oct - 17:01



DE DANSE PASSIONELLE A DESIR DE POSSESSION


Un pas en avant, un pas en arrière, je suivais cette danse qu’il m’imposait tout en gardant ce sourire sur mes lèvres. Naïve, je ne pouvais m’empêcher de me laisser guider par cet inconnu qui avait à faire à mon innocence tout en réveillant en même temps une partie de moi qui pourrait peut-être se révéler dangereuse. Danser… Il savait très bien danser, à croire qu’il avait fait ça pendant des siècles… C’est absurde comme pensée n’est-ce pas… pendant des siècles… je me demande parfois où mon esprit torturé me mènera un jour. En tout cas, j’évoluais dans ses bras avec légèreté. J’aimais danser, j’adorais ça. C’était comme être libre, être plus libre encore que je ne l’étais, car oui, j’étais déjà libre je sais, enfin, je sais… c’est un bien grand mot me concernant… savoir…

« Peut-être les masques sont-ils nécessaires ce soir... car sans eux... Bien du monde s'enfuirait en courant en voyant la vraie nature de certains...»

Le pensait-il vraiment ? Je me demande bien à quoi il pouvait bien faire allusion en disant ça, et mon regard vert vint comme sonder le sien, à la recherche d’un sens compréhensible à mon esprit de petite fille innocente, petite fille que j’étais pour le moment. Est-ce que les gens s’enfuiraient si je n’avais pas mon masque ? Était-ce de moi qu’il parlait ? Il est vrai que peu de monde venait me voir en générale, sauf cette femme ce soir, cette vieille mamie qui m’avait habillée.

« Puis vous savez... Tout le monde porte toujours des masques... visible ou pas!»

Sa dernière phrase me laissa pensive, et encore une fois, il dut le lire sur mon visage, mais il me fit tourner et hop, c’était tout oublier. Oui, j’oubliais facilement, trop facilement peut-être. C’était une faculté chez moi, et lui, il était toujours à sourire. J’aimais son sourire. Il y avait quelque chose derrière ce sourire, mais je ne savais pas quoi encore. Si je voulais savoir ? Oui, j’avais bien envie de savoir, et ma question donc s’en suivit alors que je ne quittais ses bras. Il rigola, un rire fort et sincère. Il trouvait ça drôle ? Je l’aimais bien je crois. Les autres l’avaient remarqué ? Je m’en moquais. Je me moquais toujours de ce que les autres pensaient, et vu mon état, c’était surement préférable.

« Si d'autres secrets se cachent... vous n’avez même pas idée! Mais le mystère n’est-il pas plaisant? Êtes-vous du genre à vouloir tout découvrir d’une seule traite? Pour ma part garder du secret est mon jeu préféré...»

Je réfléchissais à ce qu’il venait de dire. Était-ce mieux de tout connaitre d’un coup ? Hum… non, en effet. Je dois bien admettre qu’il avait raison. C’était comme un jeu, et je serai bien triste que le jeu finisse trop vite à mon goût. Cela voudrait en effet dire que je ne m’amuserai plus, hors, j’étais là pour m’amuser non ? Sinon quoi d’autre ? Et au delà du jeu ? Mon esprit, une autre partie de mon esprit plutôt, sembla peu à peu s’éveiller, laissant place à une personne qui ne devrait peut-être pas s’éveiller ce soir. Le signe ? Un sourire différent sur mes lèvres… moins innocent, plus joueur, plus autre chose…

« La soirée deviendrait bien fade en effet si tout les masques se levaient ensembles…»

Ma voix… elle aussi sembla différente sur ce coup, mais l’étincelle de mon regard ne laissa pas place à mon esprit pour ce genre de réflexion alors que la main de mon cavalier vint sur ma taille un peu plus solidement pour m’emmener dans une ronde. Sa main semblait grande sur ma taille fine, et pourtant, bien qu’elle soit froide, elle y laissa une chaleur qui combinée à l’atmosphère qui nous enveloppait. La musique allait alors toucher à sa fin, et avec la fin de cette danse, mais serait-ce la fin de tout le reste ? Il s’inclina devant moi, je fis de même, mais nos regards ne se quittèrent pas pour autant.

« Une personne si innocente que vous par exemple... serait-elle venue seule à cette soirée? Ou risquais-je un conflit quelconque avec un cavalier jaloux?»

Son regard alla autour de nous, mais il pouvait chercher en vain, car j’étais venu simplement en suivant mes pieds. La fille innocente était encore un peu en moi, créant un duel alors de personnalité qui allait promettre pour cette soirée. Je fis donc une nouvelle révérence face à lui, acceptant une nouvelle danse avant d’y ajouter des paroles peu cohérentes à mes actes.

« Ma présence ici n’est dû qu’à la simple volonté de mes pieds…»

Parfois, la gamine en moi ferait mieux de se taire, mais je n’avais aucun control là-dessus, je n’en avais jamais eu. Une nouvelle musique commença, annonçant alors une toute autre atmosphère… Un tango… Un jeu de duel, de possession et de saisir qui finit d’effacer pour le moment ma double personnalité pour laisser place à la femme plutôt qu’à l’enfant. Oui, la musique avait un grand pouvoir sur moi. Nos corps furent plus proches, la danse commença. Que dire alors de cette flamme dans mon regard quand peu d’espace nous séparait même si cette barrière semblait existait comme le jeu le demandait. Il savait aussi danser là-dessus, et mon corps se voulut plus souple quand une de mes jambes remonta lentement le long de la sienne avant que je ne m’écarte, presque provocante dans ce jeu de masque et de séduction. Un petit plus ? Les choses voulurent qu’on change de partenaire au court de la danse, et sans rien demander, j’attrapais un homme là debout sur le bord de la piste. Un costume noir, une chemise blanche, un nœud papillon… Avais-je conscience que je venais de finir dans celui que l’enfant en moi appelait « Ange » ? je ne lui laissais pas le temps, l’entrainant avec moi et il sembla suivre sans protester alors que mon regard dans le sien devait lui être inconnu. Savais-je que j’étais en train de jouer avec deux frères ? Encore moins alors que mon corps sembla épouser celui de mon cavalier. Je devais alors retourner avec mon partenaire précédent alors, mais je ne sais comment, mon dos finit contre son torse sans que je ne quitte l’ange qui tenait ma taille et ma main. Les jeux étaient faits ? Non, cela venait tout juste de commencer, et cela même si je ne le savais pas encore.

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Edwood S. Aleister
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Mer 31 Oct - 16:16


Les mains décidemment posés sur le corps de la vampire, Edwood commençait enfin à vivre cette soirée à son meilleur. Il ne pouvait qu’admettre que sa venue ici avait grandement été influencée par la présence quasi-certaine de la secrétaire d’État. Il se sentait étrangement puéril quand il pensait à elle, comme lorsqu’on suivait la jolie fille de son village dans notre jeunesse, cherchant toujours à être au même endroit qu’elle, comme par pure hasard. Ce n’était pas l’amour qui nous motivait, mais notre obsession égocentrique, celle de pouvoir être l’homme parfait même si le baratin qui sortait de notre bouche et la charme que nous exposions n’étaient que mensonges ou tromperies. La charmante créature qui dansait désormais collée contre lui faisait ressortir toute cette facette infantile du beau jeune homme qu’était Ed’. Chaque pas d’avant en arrière dans leur danse semblait être la représentation du vacillement entre le désespoir poignant de leur relation tragique et l’étrange tension sadique et tentatrice qui les animait, qu’il pouvait décrire chez lui et qu’il espérait deviner chez Satine. C’était un espoir qui pouvait sembler vain, quand on regardait le visage désabusé de celle qui semblait seulement atteindre la maturité, mais qui avait déjà plusieurs dizaines de fois son âge, mais c’était quelque chose qui importait beaucoup à Edwood et à laquelle il croyait dur comme fer. Il se faisait peur des fois, quand il pensait à tout ce qu’il ferait pour cette immortalité. Il avait peur de se perdre lui-même dans sa quête contre-nature, mais son désir de vie éternelle et de Satine brisait toutes les digues de son raisonnement. Il en était ainsi, c’était final.

Il captait très bien l’humeur désobligeante de Satine, la secrétaire d’État ne cherchant pas vraiment à lui dissimuler cette facette de sa personnalité. Il pouvait sans mal imaginer que la pragmatique jeune femme n’appréciait pas les bals où son Président l’exhibait comme un simple objet qui améliorait son apparence. En fait, il en était totalement certain. Elle faisait cependant semblant d’être agréable, dissimulant son visage d’une intelligence acéré derrière une façade de sourire idiot. Il n’aimait pas trop cela, et c’est probablement pour ça qu’il avait dit une phrase autant destiné à provoquer. Quand il sentit les muscles de la vampire se tendre sous ses doigts, il sut qu’il avait réussi son coup. La griffure dans son cou finit de le convaincre, alors qu’il serrait les dents pour ignorer la douleur. Le sang qui ne s’écoulait pas de ses blessures devait se ressentir chez tous les vampires de la réception. Le sourire qu’il obtient de la jeune femme valait cependant la brûlure des griffures. Elle était distante comme à son habitude et il continua de jouer et de riposter de la façon qu’il connaissait le mieux : en tournant en dérision ce qu’elle racontait.

«Il vaudrait sans doute mieux dire que nous n’avions pas d’opportunités de nous voir, madame»


Le ton faussement respectueux laissait transparaître son envie de la narguer et de répondre à sa façon. Tout n’était qu’un jeu entre eux. Leurs paroles exprimaient une chose, leurs gestes en exprimaient d’autres. Il sentait son corps se rapprocher du siens, alors qu’il réagissait comme l’image d’un miroir, se rapprochant également. La danse qu’ils partageaient n’était vraiment qu’une excuse pour se voir, pour se toucher. Leurs pieds bougeaient de manière experte tandis que le reste de leur corps agissait de la manière qui lui plaisait. Le baiser sur son oreille le fit avoir la chair de poule et respirer légèrement plus fort. Elle continua de le narguer, de l’aiguiller, de l’insulter, mais rien de ce qu’elle aurait pu dire n’aurait pu le détacher d’elle et elle le savait. Alors, il n’y avait guère de problèmes dans l’esprit du second de la garde royale, pour qu’il y réponde de la même manière, car il savait que Satine était complètement immunisé aux petits commentaires facétieux qu’il pouvait répondre, mais que au moins, ceux-ci le laissaient moins apparaître comme une victime de la furie des mots de la belle.

«Par droit de conquête évidemment. Et, tu aurais dû voir la tête de monsieur le Président. Si je suis un idiot condescendant, je me demande qui est une rabat-joie furieuse d’être ici, qu’en penses-tu ? »

Son sourire charmeur réapparaît sur ses lèvres, alors qu’il la fait tourner sur elle-même dans un mouvement souple qui fait tournoyer le bas de la robe de Satine. Il sent la main d’une froideur cadavérique se poser sur son ventre, ayant glissé entre les boutons de celle-ci. Même sans la vie et la chaleur d’une jeune humaine, la main de la vampire envoya des vagues de chaleur jusqu’à son cerveau, qui ne peut contrôler toutes les réactions de son corps à ce toucher. C’est à ce moment qu’elle lâcha un petit commentaire qui le fit sourire encore plus. Elle était en train de lui demander pourquoi il n’avait pas amené sa fiancée. Sa joie compulsive à voir Satine s’intéresser à sa vie au point de s’en moquer dévoilait dans l’esprit d’Edwood, un intérêt pour lui qu’il appréciait grandement. Cette euphorie étouffait dans l’œuf, la haine de soi qu’il ressentait quand il pensait à sa fiancée, à qui il volait plusieurs années de sa vie, chose à laquelle il n’avait guère envie de penser. Il refit tourner la jeune femme, sur elle-même, avant de l’arrêter quand elle était dos à lui, gardant ses bras dans les airs, pour un court instant. Ses mains descendirent alors le long de son corps, contre ses bras, puis sa poitrine et ses côtes avant de s’arrêter sur ses hanches et de la refaire tourner pour la ramener contre lui. L’instant avait été bref, mais plein de bonnes choses. Le jeune homme profitait décidément du fait que la jeune femme ne pouvait être violente avec lui trop ouvertement. Le sourire charmeur toujours plaqué sur ses lèvres, il approcha son visage jusqu’à ce qu’il soit séparé de celui de Satine que par quelques centimètres et murmura

«On ne vient jamais à un bal accompagné, sinon on perd l’intérêt même d’un bal, qui est de charmer.»

Il vivait dans l’ombre de sa propre vie, la plupart du temps. Mais aujourd’hui, à cet instant précis, il vivait pour vrai. Et c’était en compagnie de la Mort elle-même qu’il le faisait.
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The Ripper
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Jeu 8 Nov - 22:36

Perchée sur une bonne quinzaine de centimètres de talon aiguille, elle avançait. Démarche sensuelle, limite provocatrice, elle dévorait leurs prunelles à tous. Chevelure de feu, retombant dans une cascade de boucles du côté droit de son cou, elle se faisait remarquer. Lèvres pulpeuses, rouges, flamboyantes. Elle était trop parfaite, trop belle. Trop superficielle. Une image que les autres femmes rêvaient à cet instant, d'arracher de leurs ongles, comme on déchire une affiche plaquée au mur. Écœurées. Elles étaient écœurées. Dégoûtées de la voir se pavaner devant les hommes, leur homme. Elle était l'objet inaccessible, cette poupée de porcelaine dont les gamines rêvent pendant cette tendre et naïve période que l'on appelle l'enfance. Une poupée que jamais ces messieurs ne pourraient saisir, de leurs mains moites. Portant la coupe de champagne à ses lèvres, elle se faisait une place parmi les moutons. Ce soir, elle était le loup. Le loup qui s'était incrusté dans la bergerie. Quelle drôle d'image, pour la créature immortelle qu'elle était. Peau pâle, jeunesse éternelle. Elle pouvait s'en venter, elle était vraiment exquise. Derrière son masque noir, elle observait la foule s'agiter, se lançant dans quelques valses des plus classiques. Paisible pour le moment, elle tournait autour, laissant le bout de ses doigts, couverts d'un long gant de satin noir, danser sur les colonnes de marbre. La soirée promettait d'être mémorable, elle le savait parfaitement. Repérant d'un œil plus que certain ses quelques camarades, elle se faisait panthère, cherchant un compagnon pour commencer les festivités. Qu'ils étaient naïfs, tous. Un tel évènement, ça crevait les yeux qu'il allait se passer quelque chose. Mais non. Ils étaient tous bien trop idiots. Quelle belle brochette de cons. Elle en voulait à l'humanité tout entière, et ce soir enfin, elle allait pouvoir poursuivre sa vengeance, encore un peu. Elle voulait faire couler le sang ce soir. Elle voulait savoir le nectar interdit, ce carmin qui teintait si bien ses lèvres. Unique. Une teinte unique pour parfaire son costume de cette nuit. Elle n'était rien de plus que ce qu'ils voulaient qu'elle soit. Belle. Attirante. Inaccessible. Sauvage. Elle n'était pas folle, ni fêlée, comme auraient pu penser certains. Elle était juste trop rancunière, et belle à en crever. Elle savait jouer de ses charmes et ça, personne ne pouvait lui enlever. Ce soir, ils allaient tous regretter d'être venus. Sa cuisse, pâle et froide, faisait contraste lorsqu'elle venait une nouvelle fois, fendre sa longue robe sombre. Elle était sans conteste, le pire des poisons. Un poison dont ils allaient s'enivrer aveuglément, avant de s'étouffer pour mieux tomber à ses pieds. Elle en voulait au monde entier. Elle en voulait aux hommes. Elle en voulait aux femmes. Elle en voulait au damoiseaux. Elle en voulait aux demoiselles. Elle leur en voulait, à tous.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE ► dansons, dansons.   Jeu 8 Nov - 22:45

Je suis dans la place, nous sommes dans la place. Qui suis-je ? Une ombre, votre ombre. Votre voisin, la personne qui trinque avec vous... Mouais. En fait non. Je ne suis que moi, c’est juste que ce moi, personne n’est en mesure de le connaître. L’art du déguisement, dans tous les sens du terme. Et ce soir, c’est une nouvelle mission. Ce soir, il est grand temps de jouer. De jouer à quoi ? Au loup et à la brebis. Patience, petits moutons, tout vient à point à qui sait attendre. Pour l’heure, je ne fais qu’acte de présence. Je suis entré au sein de la villa présidentielle sans trop de problèmes, le plus simple est à présent fait. Oh que oui, le plus simple est passé. Ce n’est jamais un problème de s’infiltrer dans ce genre de soirée. Tu donnes un nom plus ou moins connu, tu expliques que tu es un cousin éloigné, ou tu t’inventes une toute nouvelle identité. Cette solution est, soit dit en passant, toute aussi amusante, d’autant plus quand tu dois t’amuser à expliquer à l’autre que c’est une honte de ne pas te connaître. En tout ça, personnellement, ça m’amuse. Chacun ses goûts.

Je regarde les invités danser, les flûtes de champagne se propager dans toute la salle. Quel bel exemple de luxe. Toutes des personnes de la Haute ou presque, toutes des personnes importantes. Voilà qui me dégoûte. Toutes ces personnes qui font semblant de s’amuser... Je le vois dans leurs manières de se tenir, dans leurs yeux. C’est si... Ridicule. Mais ils sont tous trop bornés pour changer les habitudes. Dommage. Et tant mieux, d’un autre côté. Ils sont tous si prévisibles. Mais je ne suis pas là pour désespérer de leur attitude à la noix. Non, d’autres auront bien la gentillesse de le faire à ma place, non ? Oui. Et, dans le pire des cas, ils savent tous qu’ils ne sont rien qu’une bande d’hypocrites. J’espère pour eux en tout cas, sinon ce sont des causes perdues jusqu’au bout et je ne suis pas là pour leur sauver la mise. Alors, pourquoi suis-je là ? Hum... Pour rire d’eux ? Ouais. Mais afin de mieux m’amuser, je me mêle à la foule, un verre de champagne à la main, un sourire tout aussi hypocrite que tous ceux que je vois autour de moi accroché aux lèvres. Parfait. On va rire.

Je m’installe donc tranquillement, à ma place. Tout du moins, je me fais une place. Je vais discuter de tout et de rien. J’en viens même à proposer une danse à une rouquine. Plutôt mignonne, la gamine. Un peu jeune pour être là, peut-être. Enfin, après tout, il n’y a pas d’âge pour se pavaner comme une poupée ambulante, pour toutes ces personnes. Quand vais-je cesser d’être désagréable ? Oh, sans doute jamais. Je n’aime guère ces personnes. Enfin bref. Il faut que je me concentre sur la soirée. Les festivités commencent, les gens s’ennuient... Alors qu’ils patientent simplement tout va devenir plus joyeux. Je n’attends plus grand chose, mais pour le moment je saurai me montrer patient. Cocciante a raison, la soirée va être inoubliable...
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