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 A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||

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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Dim 7 Oct - 17:00




a chercher et trouver quelqu'un d'autre


Yvain & Jayde

DATE ► 10 février
HEURE ► soir
MÉTÉO ► le sol est recouvert de neige, la nuit est tombée
LIEU ► ruelles peu recommandables et bar du même genre
STATUT ► privé
RÉSUMÉ ►Yvain, inquiet de ne pas savoir où se trouve son fils, part incognito pour apaiser son inquiétude... il fera une toute autre rencontre...
VOX POPULI ► why not

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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Dim 7 Oct - 17:00



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE


Le monde… Quel endroit vaste et inconnu, même pour son seigneur. A rester cantonné dans mon royaume, je n’avais malheureusement pas vent de ce qui pouvait arriver dans le bas monde, un monde qui semblait si loin du miens, bien que ma vie soit dans ses moments bien aussi sombre et triste que ces ruelles malfamées et pauvres de toutes richesses. Là n’était néanmoins surement pas ma place, et ma présence mettait en péril à chaque nouveau pas ma vie limitée d’humain, mais ainsi étaient les choses, et j’étais bien présent dans ce monde de la nuit où la loi des ténèbres semblait préférer régner. Si j’étais venu ici sur un coup de tête ? Non… un empereur ne peut agir sur n coup de tête, cela était hors convenances, et donc, ma présence ici était bien basée sur une réflexion et une stratégie murie… Un pas, deux pas, trois pas… et voilà que je me laissais guidé par les bruit ambiant de ces lieux ne nécessitant pas ma présence…

Trois heures plus tôt, j’étais dans mon bureau à faire les cents pas pour ne pas changer, réaction purement humaine et digne d’un Tudor. A croire qu’il n’y avait pas que notre sang qui était spécial, il fallait aussi qu’on aime marcher quand on était préoccupé. Combien de fois avais-je vu mon neveu faire les cents pas, partir dans un sens pur revenir au point de départ deux minutes plus tard en s’énervant encore plus ? En tout cas, pour ma part, mon bureau était mon seul lieu de déplacement, au risque de rendre fou mon ami qui y était également, Henry. Le pauvre devait pourtant avoir l’habitude avec les années. La raison de temps de tracas de ma part, Toute une vie donnée et réunis en un héritier : Léandre.

« Calme toi mon ami, il ne peut être très loin… »

Henry et ses paroles plus sages que les autres face à l’inquiétude d’un père et la préoccupation d’un souverain. C’était la même chose ? Les postes n’étaient pourtant pas les même croyez le bien. Etre un père était déjà bien difficile, mais être un empereur ne soulageait pas du tout ma tâche, bien au contraire, alors si mon descendant s’y mettait, ce n’était pas gagné.

« Je vais finir par croire que j’aurai tout fait de travers avec lui aussi… »
« Allons Yvain, ne soit pas ainsi, car tu sais que tu as tord… »

Autant parlé à un loup mon cher frère, c’était tout aussi inutile… on en raisonne pas une bête sauvage au même titre qu’un père et un souverain dans mon état. Mon fils n’était pas là, et si cela n’était pas un fait nouveau, ce qui me dérangeait le plus, c’est que personne ne savait où il était, pas même Samael. Je n’aimais pas ça, je n’aimais vraiment pas ça, et Henry qui était à mes cotés n’aimait pas l’idée que je venais d’avoir.

« Je persiste à dire que c’est une mauvaise idée… Y allait est d’un danger sans nom et tu le sais.»

Ne répondant pas à sa réplique, je récupérais le collier qu’il me tendit pour ensuite me poster devant le miroir et le passer autour de mon cou. Une amulette magique… et à peine passé, mon physique se métamorphosa, faisant de moi, l’empereur, un homme quelconque de quarante et quelques années.

« C’est parfait…»

Vêtu alors simplement une épée autre que l’arme royale à ma ceinture, j’étais méconnaissable, et c’est sous le regard peut-être ampli de reproches du sorcier que je quittais les lieux pour aller là où j’espérais pouvoir trouver mon fils, les bars des bas lieux…

Mes pas dans la neige me conduire vers un établissement peu recommandable où le bruit s’entendait à des lieux à la ronde. Il était plein de monde, d’être humains plus désolant les un que les autres, tristes image d’un peuple pour son souverain. L’alcool flottait dans l’air comme un parfum répugnant qui devait déjà imprégner le tissu de ma cape noir. Évoluant en ces lieux, on ne fit absolument pas attention à ma présence alors que mon regard sonda la pièce à la recherche de ma convoitise… sans grand résultat. Je soupirais… Où pouvait-il bien être… Mon regard se baissa avant alors d’être attiré vers le comptoir où une jeune femme semblait être en pleine discussion avec un ivrogne. Pourquoi m’attarder sur elle, Aucune idée, mais le bougre sembla ne plus répondre de ses geste, et devant méprisant, commença à se faire indésirable. Elle le remit en place avec un sourire que je ne compris pas, mais quand il leva ma main, ce fut mon épée qui se trouva sous sa gorge.

« Si tu ne veux pas que le trop plein d’alcool que tu as se déverse par le trou que je ferai dans ta gorge, je te conseille de disparaitre…»

L’idiot parti en titubant non s’en hésiter à lever le point vers moi, mais mon regard l’en défia, et je ne rangeais mon arme que lorsqu’il fut sortie avant de tourner de nouveau mes yeux vers cette jeune femme. Que faire alors, Disparaitre ? Questionner de façon intelligente pour savoir si elle avait vent de la présence de mon fils dans un endroit ? La questionner pourtant directement ne semblait pas fin… alors autant parler simplement peut-être avant.

« Vous semblait autant courageuse que dangereuse pour oser venir dans un tel endroit. Puis-je vous proposer un verre en remplacement du votre vide ? »

Je pris place à la place de l’autre ivrogne, bien que prêt à recevoir un éventuel refus de sa part…
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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Dim 7 Oct - 19:25

Un bar mal famé. Des humains gigotant à volonté, sous l’emprise de l’alcool. Désolant. Que viens-tu donc faire ici, jeune louve ? Que viens-tu faire chez les humains, toi qui ne jures que par la mer, toi qui évites les endroits terrestres en dehors du port clandestin ? Tu as affaire dans le coin. Tu dois repérer certaines personnes pour tes petits trafics et comme tu ne comptes pas laisser tes hommes vadrouiller en liberté, tu te déplaces par toi-même. Tu aurais pu envoyer ton second mais, cette fois, tu l’as laissé au navire avec l’équipage, histoire que, à ton retour, tu n'aies pas à leur courir après. Tu les connais, les hommes. Ils sont désespérants. Enfin, tu arrives à les maîtriser alors tu ne te plains pas. Par contre, tu te dois de faire attention. Tu es seule cette fois, et bien que tu te fasses discrète, un certain nombre de personnes te connaissent de part Anarkia. Surtout parmi les trafiquants et autres personnes que le commun des mortels, voir immortels, qualifient de peu fréquentables. C’est ton monde. Le petit peuple, les égouts, la racaille, les délinquants, les ex-prisonniers, tout cela, c’est ton monde. Tu es une Lunan, tu es une hors-la-loi. Tu en es fière, d’ailleurs. Tu as mis du temps à l’accepter mais, à présent, tu ne cracheras plus jamais sur tes origines. Tu es Jayde Lilith Ylva Lunan, pirate et capitaine de ton navire. Tu en es fière, jeune demoiselle.

Tu es donc dans ce fameux bar. Ton odorat sensible te mets mal à l’aise avec toutes ces odeurs d’alcool. Tu en as l’habitude mais ce n’est pas une raison pour ne pas retrousser le nez. Tss. Ces hommes sont pathétiques, de vraies larves. Comme tous les hommes d’ailleurs, mais ceux-ci sont tout particulièrement nuls. Enfin, plus ils sont bourrés et plus te feras ton travail facilement. Même, tu as là un public avec lequel tu pourras facilement jouer. Tu vas t’amuser un peu, ce soir. Ton regard fait tout de même le tour de l’endroit, cherchant à savoir si tu repères ta cible ou une connaissance. Apparemment pas... Ou, en tout cas, il n’y a personne que tu souhaites rejoindre. Tant pis. Tu t’avances tranquillement, doucement, à ton rythme, d’une démarche féline. Tu ne sais pas passer inaperçu, demoiselle. Pas dans cette tenue en tout cas, encore moins avec un tel public. Des hautes bottes d’un noir de jais, dont le haut est recouvert d’une jupe rouge mi-longue à moitié fendue sur le côté. Une chemise blanche à épaules dénudées dévoilant partiellement ta poirtine est maintenue par un bustier noir et tu retires le foulard noir qui maintenait tes cheveux châtains en place, les laissant retomber en cascade sur tes épaules. Ton fouet recouvre ta ceinture, masqué sous ta chemise, et tu es tout autant en mesure de l’utiliser dans la seconde que de t’emparer de ce poignard qui est accroché à ta cuisse, sous ta jupe. Tu es belle, tu es provocatrice. Tu es toi. Quelques sifflements se font entendre et tu retiens un sourire victorieux, les ignorant pour l’instant. Tu gagnes d’abord le comptoir.

-Elle prendra quoi la d’moiselle ?
-T’as du rhum ? Alors ce sera du rhum.
-Ça marche.


Tu interdit le rhum à tes hommes mais toi tu en bois. Quelle est la logique ? Eux ne savent pas se contrôler, toi oui. Voilà la différence entre un homme et une femme. Tu patientes le temps que ton verre arrive puis, lorsque tu as celui-ci en main, tu payes le barman et te tournes une nouvelle fois vers la salle. Tu es bien en avance, tu vas devoir patienter le temps que l’autre daigne se pointer. S’il n’est pas déjà ivre dans une rue. Il en serait capable. Tu soupires et sirotes ton rhum. Que peux-tu bien faire pour t’amuser ? Bonne question. Ton regard passe d’un homme à l’autre, sans s’attarder. Tu comprends très vite que tu es presque le sens se l’attention de tous. Ah, voilà qui ne te change guère de d’habitude. Hé bien ne serait-il pas temps pour toi de t’y mettre ? Si, bien évidemment. Un sourire carnassier vient étirer tes lèvres tandis que tu vides ce qu’il te reste d’alcool cul-sec. Et voilà le travail. Bien, par où commencer ? Hum... Vers le fond ? Les hommes sont plus ivres là-bas, tu vas peut-être éviter de jouer avec des légumes. Tu changes donc d’idée et te concentre plutôt sur un groupe d’hommes moins loin de toi, qui sembles mieux tenir l’alcool. Tu vas même peut-être pouvoir faire une petite démonstration de tes talents. Tu n’es pas qu’une demoiselle qui sait manier le poignard, les armes à feux et le fouet, tu es tout autant capable d’utiliser ta précision et ta rapidité pour voler les autres. Enfin, tu préfères tout de même laisser cela aux mioches.

Ce que tu fais, au bout du compte ? Tu laisses ton verre sur le comptoir et tu t’avances doucement jusqu’à une table, glissant une main dans tes cheveux avant de les faire quelque peu voltiger derrière toi. Sensuelle, tu viens doucement poser tes mains sur le bois et tu dévisages les hommes présents, ton sourire étant passé de carnassier à provocateur. Alors, qui va donc oser prononcer le premier mot ? Tu es curieuse de voir jusqu’où tu peux t’amuser avec ces hommes. Loin, cela ne fait aucun doute, mais... Enfin, tu verras bien. Tu n’es pas pressée. Hum... Pour le moment, ils sont tous en train de baver en te regardant. Actuellement, ils ont visiblement le coefficient intellectuel d’une moule. Non, pardon, c’est vrai, c’est là leur état habituel. Désespérant. Tu te tires une chaise et tu t’appuies finalement sur le dossier, les dévisageant, te penchant vers eux.

-Alors messieurs, vous passez une bonne soirée ?
-Excellente. T’veux un verre ?
-Hum... Ça dépend...


Tu souris un peu plus et te décales de ta chaise. Tu leur tournes autour, les frôlant, laissant tes mains glisser de temps en temps sur leur nuque. Tu es une louve, demoiselle. Une louve mais eux ne te voient visiblement que comme un jouet dont ils vont profiter. Qu’est-ce qu’ils sont prévisibles. Tu évites leurs mains baladeuses avec agilité et amusement, ils ne sont pas assez rapides. Ton petit jeu attire l’attention d’autres hommes, tu les ignores et continues. Tu t’amuses à en regarder un se lever et s’écrouler. Hé bien, finalement, ils sont trop peu sobres pour que tu puisses jouer comme tu le souhaites. Dommage. Tu leur adresses un clin d'œil puis tu te détournes d’eux, les oubliant complètement. Quelle plaie, tu n’as personne pour jouer avec toi. Alors tu retournes tranquillement au comptoir, allant récupérer ton verre. Tiens, quelqu’un s’est installé à côté de toi. Allons bon, que veut l’autre ?

-Hey, poupée, ça t’dit un autre verre ?
-Laisse-moi réfléchir... Tu veux te montrer gentil puis essayer de m’attirer à l’écart ?
-Heu... Ouais ?
-Je suis pas intéressée. Va te trouver une autre p*te, le mollusque.
-Fait pas la tête de mule...


Tu arques un sourcil en le regardant tendre une main vers toi. Ok... Qu’est-ce que tu disais ? Les mecs sont vraiment plus que pitoyables. Tu vires sa main avant qu’il ne parvienne à la poser sur ta cuisse, ne perdant nullement ton sourire. Qu’il aille voir ailleurs si tu y es.

-Bas les pattes. T’as besoin que je te fasse un dessin pour comprendre ?
-Oh, tu m’parles d’une aut’e manière !


Ton ton est clair, net, tes propos précis mais tu as de sérieux doutes sur sa capacité de compréhension. D’ailleurs, il vient de te prouver qu’il n’a pas compris un traitre mot de ce que tu lui racontes. Ok... Il va se prendre bien vite la gifle du siècle, si tu es gentille. Sauf qu’il n’a pas le temps de te toucher qu’il se retrouve avec la lame d’une épée sur la gorge. Tu arques un sourcil pour ta part et jette un coup d'œil au nouveau venu. Pas mal, comme manière d’intervenir. Simple et efficace. Bien peu subtil mais au moins l’autre comprend. Tu retiens un ricanement en regardant l’ivrogne se sauver, sans doute pour aller s’endormir quelques mètres plus loin. Il ne t’intéresse pas, tu reportes toute ton attention sur l’autre. Il se dégage de lui quelque chose de... Différent. Tu ne sais pas exactement quoi. Déjà, il ne pue pas l’alcool. Ensuite... Tu ne sais pas trop, déjà, il possède un style oral assez distingué, ce que tu as perdu très vite. Un noble ? Ne pas tirer de conclusions hâtives, tu dois attendre un peu. Il te regarde, tu fais de même. Oui ? Courageuse ? Oh oui, tu l’es. Dangereuse ? Tout autant, si ce n’est plus. Ton sourire devient rapidement amusé. Quel drôle de type. Tu le laisses s’installer tandis que tu t’assois enfin correctement, croisant les jambes.

-Pour ton information, ne te t’avais rien demandé. J’avais pas besoin d’aide. Ce n’est pas le premier à avoir des gestes déplacés, et ce ne sera très certainement pas le dernier. ‘Fin bon... Merci quand même, même si c’était inutile. Et, pour répondre à ta question, ce serait plutôt à moi de te proposer un verre, puisque de toute évidence, tu viens d’arriver.

Tu souris et siffles le barman, sans la moindre discrétion. Ce dernier sursaute et revient vers toi. Enfin, il n’en a pas le temps car tu lui montres ton verre vide et lui fait signe que tu prendras la même chose. Le message étant passé, tu laisses le verre glisser le long du comptoir jusque dans la main de l’homme. Tu es à l’aise dans ce genre de situation, après tout, tu en as l'habitude. Tu te souviens d’une chose, un détail stupide.

-Au fait, tu prendras quoi ?

Question élémentaire que tu aurais dû poser dès le départ. Désespérant. Pourquoi agis-tu de cette manière ? Il est sobre, il t’a donné un coup de main et même si tu n’apprécies guère qu’on vienne intervenir dans tes affaires, tu ne peux pas l’envoyer balader. Alors tu vas peut-être attendre un peu avant de reprendre tes jeux. Tu te places bien en face de lui, t’accoudant au comptoir, et le fixe droit dans les yeux. Tous tes sens de louve sont en éveil, ce type t’intrigue légèrement. Pour toi, il ne ressemble pas aux personnes ici. Non, il prend trop de précautions pour se cacher. Tu ne le crains pas mais tu rester méfiante. D’ailleurs, qui d’autre ici se trimbale avec une épée à la ceinture, hein ? Ce sont plus les dagues, poignards et autres qui sont de vigueur dans le coin. Et armes à feu. Tu penches donc la tête de côté tandis quelques mèches viennent se positionner devant tes yeux. Tu replaces celles-ci d’un geste rapide et précis, quoique bien calculé. Tu as toujours tout fait pour mettre ton charme en valeur, même si ton niveau de langue vient gâcher l’effet. Enfin, c’est surtout que tu n’as plus envie de garder ce niveau distingué qu’on t’a fait entrer dans la tête durant un certain nombre d’année.

-T’as pas l’air du coin toi... Qu’est-ce qui t’amène ?

Qui ne tente rien à rien. Il t’intrigue, tu cherches des réponses. Tu es douée pour comprendre les autres, ses réactions, les expressions de son visage, un éventuel refus de répondre, n’importe quoi devrait pouvoir te donner un indice sur lui. N’importe quoi. Quel jeu sera le plus intéressant avec lui ? C’est la question que tu es en train de chercher à résoudre.

_________________
La vie n'est pas un conte de fée. Elle est violente, imprévisible, cruelle. Alors si tu veux survivre, bats-toi, encore et encore, sans jamais mettre un genou à terre. Les plus forts survivent, les faibles meurent. Alors choisis ton camp, maintenant...
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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Mar 9 Oct - 14:17



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE


Qu’est ce qui différenciait l’homme de l’animal ? Qu’est-ce qui pouvait bien faire cette infime différence ? Notre faculté à raisonner et faire des choix peut-être. Nous étions dotés semble-t-il d’une conscience et d’une capacité à choisir ou réfléchir que nos autres congénères n’avaient pas. Et pourtant… Comment réussir à croire en une telle chose face au spectacle qui se défilait sous mes yeux. Ces hommes étaient pires que des porcs, des dépravé ayant perdu leur cervelle depuis déjà plusieurs verres, répondant presque leur bave et sueur à l’odeur immonde sur leur passage avant d’aller vider leur estomac dans la rue plus loin. Même un vampire, à moins de vouloir se souler, ne se risquerait pas à gouter leur sang empoisonné de ces liqueurs dévastatrices…

En tout cas, l’ivrogne que je venais de menacer de ma lame ne tarda pas dans le coin et je pris sa place auprès de cette créature autant attirante qu’intrigante. La regardant dans les yeux, ou elle me regardant dans les yeux, je ne sais pas trop dans quel ordre, je perçue cette petite chose qui me fit une étrange sensation sans parvenir à définir quoi. En tout cas, les choses étaient faites, je venais de lui proposer un verre, et qui sait, elle pourrait peut-être me fournir certaine information sur mon vagabond de fils…

« Pour ton information, ne te t’avais rien demandé. J’avais pas besoin d’aide. Ce n’est pas le premier à avoir des gestes déplacés, et ce ne sera très certainement pas le dernier. ‘Fin bon... Merci quand même, même si c’était inutile. Et, pour répondre à ta question, ce serait plutôt à moi de te proposer un verre, puisque de toute évidence, tu viens d’arriver. »

Et bien… cela avait le mérite d’être clair je pense. Cette femme avait un tempérament de feu et rien d’une demoiselle en détresse. En même temps, si elle était venue d’elle-même ici, elle ne devait sans nul doute pas l’être. Étrange néanmoins comme comportement… Elle ne devait pas être une personne de la cours. Sa tenue, sa posture… Elle n’en avait rien du tout et je me surpris à en sourire intérieurement. Elle était étrange, elle n’était pas comme les autres… Ne disant rien en tout cas pour le moment, je me contentais juste de l’observer. Un sourire et elle siffla le barman à en rendre jaloux un vieux loup de mer. Son verre glissa le long du comptoir… Oui, c’était une femme qui savait ce qu’elle voulait…

« Au fait, tu prendras quoi ? »

Bug de ma part ? Pas en apparence non, mais il était bien rare qu’on me tutoie. Très rare même… mais ici, j’étais incognito non ? Alors il ne fallait pas que je le note et que je m’accommode de ce genre de familiarités. Elle en tout cas se posta juste devant moi, s’accoudant au comptoir sans pour autant lâcher mon regard. Mes yeux, c’était peut-être la seule chose de vrai qu’il y avait sur le visage d’homme que je portais… C’était mes vrais yeux. Je finis par demander un scotch au barman sans même lui adresser un regard, ne quittant pas la créature face à moi, bien loin encore de me douter de ce qu’elle était vraiment. Une mèches de cheveux vint alors lui barrer le visage alors qu’elle pencha un peu la tête, et elle la replaça d’un geste qu’elle semblait bien connaitre. Était-elle une croqueuse d’homme ? Elle n’avait rien d’une fille sage, avuons le.

« T’as pas l’air du coin toi... Qu’est-ce qui t’amène ? »

Le verre glissa du comptoir jusqu’à ma main, et je remercier le barman d’un geste avant de lever mon verre face à elle et boire une gorgée de la liqueur. Bon, je n’étais pas habitué à un breuvage si mauvais, soyons honnête, mais je devrais m’en contenter. Ce que je faisais ici ? Elle était bien curieuse, mais surtout, la question pouvait très facilement se retourner.

« Je me permets de vous retourner la question… Il faut dire que vous ne semblez pas correspondre aux décors d’un endroit malfamé comme celui-ci. Vous semblez bien trop intelligente à coté des épaves ici présente…»

Je ne répondais pas à sa question ? Lui laissait trop de pouvoir sur la conversation pouvait être dangereux, et n’oublions pas que j’avais déjà prouvé que j’étais capable d’être un fin stratège… après tout, j’étais empereur. Certes, elle n’était pas sensée le découvrir ce soir, mais peu importe.

« Disons que je suis à la recherche de quelqu’un pour ce qui me concerne… »

Elle n’avait nul besoin d’en savoir plus pour le moment, je n’étais pas fou. Si elle s’attendait à tomber sur quelqu’un de très bavard, c’était perdu alors que je repris une gorgée de mon verre tandis qu’elle fit de même avec le sien, son regard pourtant ne me quittant pas. Si je devais donner plus d’explication ? Je le ferais si je sentais que cela en valait la peine… après tout, elle pourrait peut-être m’aider…

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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Mar 9 Oct - 21:28

Quelle drôle de situation, demoiselle. Quoique, pas tellement. Tu es une habituée des bars, tu en faisais volontiers la tournée lorsque tu étais encore adolescente, malgré la désapprobation de tes parents adoptifs. Tu as donc eu droit à un très grand nombre de situations, il n’y aura rien de bien nouveaux chez les humains. Les loups-garous ont d’ailleurs tendance à aller bien plus loin que la plupart des humains, lorsqu’ils sont bourrés, alors ce n’est pas un troupeau de soulard qui va te faire peur. Encore moins un pauvre type complètement ivre qui a jeté son dévolu sur toi. Ne te ferais-tu pas remarquer exprès ? Si, sans doute, d’un côté. Tu n’es pas le genre de personne à passer inaperçu, que ce soit pour ton tempérament de flamme ou pour tes tenues régulièrement osées. Quand tu sors, évidemment, il est hors de question que tes hommes se rincent l'œil tous les jours en mer. Tu n’es pas non plus inconsciente au point de provoquer tout un troupeau de mâles coincés ensembles sur un navire avec toi pour seule femme. Pas folle, la louve. Mais ici, tu peux te le permettre. Cela t’amuse.

Tout cela pour dire que tu n’avais pas besoin d’aide, pas le moins du monde. Et pourtant, on t’en apporte une. Un inconnu total qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. Oui ? Tu en es surprise, quoique ce ne soit pas non plus la première fois. Mais cette fois tu ne t’y attendais pas. Qui plus est, vu son niveau de langue, sa manière de se tenir, l’épée à se ceinture... Ce n’est pas quelqu’un d’habituel. Ce n’est pas le genre de type que tu croises tous les jours en de tels lieux. Il t’intrigue, curieusement. Il t’intrigue, tu ne vas donc pas tout de suite l’envoyer balader. D’autant plus qu’il s’est tout de même montré relativement sympathique. Pour le moment, qui dit qu’il en sera de même plus tard ? Personne et tu ne l’oublies pas une seule seconde. Finalement, tu déclines son offre de t’offrir un verre et même, tu lui retournes sa proposition. Après tout, s’il veut te faire boire, il n’a qu’à s’y mettre. Tu siffles d’une manière tellement peu discrète que quelques personnes se retournent vers toi. Hé non, la discrétion et toi, cela fait dix mille. Surtout quand tu ne tiens pas à faire d’efforts. Tu commandes un nouveau verre de rhum et tu attends tout simplement que ton verre te revienne.

En attendant, tu l’observes, tu notes chacune de ses réactions. Ce n’est pas quelqu’un du coin. Un noble ? En tout cas, il se dégage de lui quelque chose de particulier. Quelque chose qui te met la puce à l’oreille. Tu as hâte d’en découvrir un peu plus sur lui. Alors tu te places bien en face ce lui et tu plonges dans son regard, essayant d’y deviner quelque chose, n’importe quel indice. Au passage, tu récupères ton verre qui est entre-temps revenu vers toi. Le bout de tes lèvres vient effleurer la boisson mais tu n’en prélèves qu’un tout petit peu avant de reposer l’objet. Tu préfères ne pas le lâcher du regard, t’accoudant au comptoir. Une mèche ose venir obstruer ton champ de vision, tu la replaces machinalement dans le rang. Il commande un scotch, tu le laisses faire, te contentant de l’observer. Tiens, à voir la tête qu’il fait, il n’a guère l’air d’être habitué à cette boisson. Tu retiens un sourire amusé mais ne bouge toujours pas. Que vient-il faire ici, hein ? Voilà ce que tu cherches à savoir. Peut-être es-tu trop curieuse. Peut-être. Mais tu t’en fiches après tout, libre à lui de te répondre ou non. Tu ne lui as pas donné d’ordres, juste posé une bête et simple question. Tu ris d’ailleurs légèrement, glissant une main dans tes longs cheveux châtains en l’entendant te retourner ta question. Ne pas correspondre au décor ? Au contraire, tu es à ta place dans tout ce bazar. Seulement, tu l’es d’une manière tout à fait particulière.

-Chercherais-tu à me flatter ? N’y pense même pas, je suis immunisée. Mais pour ce qui est du décors je suis d’accord, ces types sont dans un état lamentable. Seulement, comme j’ai connu pire, j’y fais plus tellement attention. Un œil nouveau comme le tien semble en être plus désespéré que moi.

Comment cela, tu n’as pas répondu à sa question ? Lui non plus, après tout. Tu ne fais qu’éviter de lui répondre, tout comme lui l’a évité. Non mais, que croit-il ? Que tu vas te dévoiler bien gentiment ? Tu n’en oublies pas qui tu es : Jayde Lilith Ylva Lunan, pirate recherchée sur tout Anarkia. Si tu ne crains rien ni personne, tu vas éviter de donner quelques éléments te concernant à un pur inconnu. Question de sécurité, bien évidemment. Et puis, les loups-garous tels que toi sont relativement mal vus chez les humains, pour diverses raisons. Tu aimerais éviter d’attirer l’attention des chasseurs sur toi, histoire de ne pas tuer trop de personnes ce soir. Non, définitivement, tu n’es pas une demoiselle en détresse. Tu ne l’as sans doute jamais été et tu ne le seras jamais. Bref. Finalement, il te répond. Lui, à la recherche de quelqu’un ? Hé bien voilà, ce n’est pas si compliqué de donner une réponse. En même temps, tu n’es guère surprise. Qu’est-ce qui peut attirer une personne de noble famille, ce qu’il est certainement selon toi, dans un tel lieu autre que pour y retrouver quelqu’un d’autre ? Il est vrai que certains font le déplacement pour se saouler mais comme il n’a pas l’air d’avoir l'habitude de venir, cette hypothèse tombe tout de suite à l’eau. Allez, comme il a répondu, tu peux te permettre de lui donner une réponse toute aussi générale.

-On est dans le même cas alors. Pour ça en tout cas. Même si je suis plutôt en train d’attendre que l’autre daigne se pointer, et pas à la bourre sinon il va non seulement le regretter, mais il va encore plus regretter d’avoir mis le nez dehors cette nuit. Mais bon, après tout, ça ne te concerne pas.

Tu parles. Tu mets en garde aussi, de manière plus subtile. On ne cherche pas le capitaine Lunan. Bref. Ce moment passé, tu attrapes définitivement ta boisson, vidant d’un coup la moitié de ton verre. Non, tu ne vas tout vider d’un coup non plus, ton organisme aurait du mal à l’accepter. Tu connais tes limites, demoiselle. Tu sais que tu es encore loin de les atteindre mais il vaudrait mieux pour toi que tu évites d’avoir trop d’alcool dans l’organisme. Donc, tu vides ton verre à moitié avant de passer furtivement ta langue sur tes lèvres, histoire de récupérer jusqu’à la plus petite goutte d’alcool. Et voilà le travail. Alors, alors, que peux-tu bien faire avec lui ? Jouer ? Mais à quel jeu ? Tu ne sais pas encore mais dans tous les cas tu te lèves souplement, ton verre dans un main, et tu lui tournes un peu autour d’une démarche féline, limite prédatrice. Que cherches-tu ? Des réponses. Il pique réellement ta curiosité. Tu souris un peu plus et t’approches de lui. Près. Très près. Voir trop près selon les convenances de certains. Il faut dire que tu le frôles réellement, t’étant positionnée juste derrière lui. Ton souffle chaud vient sur sa nuque tandis que tu souris franchement. On s’amuse comme on peut, après tout. Et puisqu’il veut se faire discret, tu poses simplement les mains sur ses épaules et te penches sur son oreille pour y glisser une nouvelle question.

-Je serais curieuse de savoir ce qui a bien pu pousser quelqu’un de la Haute à descendre jusque là... Ça doit être très important, non ?

Ton sourire s’étire d’autant plus et tu le lâches rapidement, quoique sans précipitation, pour revenir devant lui. Tu ne t’assois pas de nouveau, non. Tu restes bien debout, ton verre à la main, et tu avales une nouvelle gorgée de rhum. Miam. Tu as beau interdire cette boisson à tes hommes, c’est tout de même excellent. On ne te changera pas, petite louve. Mais attention à ta consommation, la pleine lune n’est que dans quelques jours et des débordements sont à prévoir si jamais tu ne te contrôles plus. Enfin, tu essayes de paraître plus sage tandis que tu t’appuies doucement sur le comptoir.

-Oh, pardon, j’oubliais. Ça ne me regarde pas.

Cherches-tu une réponse ? Non, pas spécialement. Tu cherches surtout à obtenir des réactions pour en tirer tes propres conclusions. Tu es une demoiselle redoutable sur bien des terrains, et celui psychologique se révèle toujours très intéressant. Et il est un bon sujet pour tester tes méthodes. Tu vas t’amuser.

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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Dim 14 Oct - 18:08



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE


Qui pouvait-elle bien être ? Surement plein de chose à la fois, mais une chose était sure, elle n’était pas comme les autres… Oui, ça j’en étais sure… Son comportement, sa façon de s’habiller, sa façon de s’exprimer… Tout en elle faisait que je me posais cette question là où je ne me la serais surement pas posée pour quelqu’un d’autre. En même temps, à quoi bon s’intéresser aux ivrognes de cette pièce et de ses ruelles ? Aucun intérêt en effet. Et puis, il y avait cette façon qu’elle avait de me dévisager, comme si elle deviner que je cachais encore plus que ce que je voulais bien laisser paraître. Peu de personne osait me regarder ainsi, mais elle ne savait pas qui j’étais, et soyons honnête, elle n’avait pas à le savoir non plus. Ma dernière remarque en tout cas sembla bien l’amuser. Oui, elle était étrange…

« Chercherais-tu à me flatter ? N’y pense même pas, je suis immunisée. Mais pour ce qui est du décor je suis d’accord, ces types sont dans un état lamentable. Seulement, comme j’ai connu pire, j’y fais plus tellement attention. Un œil nouveau comme le tien semble en être plus désespéré que moi. »

Chercher à la flatter ? Mes intentions n’étaient pas réellement comme telles, même si peut-être mon niveau de langage dans un endroit comme celui-ci pouvait le laisser penser facilement. En tout cas, elle avait bien une piètre opinion des hommes, mais pouvais-je lui en vouloir ? L’image que mes semblables pouvaient donner ici de nous-mêmes était bien dérisoire. Enfin, que nos semblables plus exactement… c’était à déplorer, mais par contre, de là à parler de désespoir.

« Il est de bien plus grand désespoir pour que celui-ci soit notable ne pensez-vous pas ?»

Le désespoir de perdre un être cher… ma femme, mon fils… Un tel désespoir rendait une scène comme celle que je vivais ce soir bien dérisoire et sans importance. En tout cas, ne voulant pas attarder ma pensée sur de tels faits, je rebu une gorgée de mon verre avant de daigner répondre à sa question. Après, je ne risquais rien à lui répondre n’est-ce pas, surtout que je restais plus qu’évasif là-dessus. Et elle, que faisait-elle ici ? Elle pouvait bien me répondre maintenant que j’avais répondu à sa propre question non ? Nos regards en tout cas ne se quittaient pas, créant une atmosphère… étrange ?

« On est dans le même cas alors. Pour ça en tout cas. Même si je suis plutôt en train d’attendre que l’autre daigne se pointer, et pas à la bourre sinon il va non seulement le regretter, mais il va encore plus regretter d’avoir mis le nez dehors cette nuit. Mais bon, après tout, ça ne te concerne pas. »

Elle avait du caractère… Oui, décidément, cette femme avait un tempérament de feu et je ne serais pas étonner qu’elle soit plutôt du genre à diriger plutôt qu’être dirigée. Après cela ne restait qu’une intuition, mais jusqu’à présent, je m’étais rarement trompé, et je restais en même temps méfiant tout comme elle pouvait bien l’être vu qu’elle me fit remarqué que cela ne me regarder pas. Mise en garde ou façon de m’inviter à en dire plus si je voulais en savoir plus ? La suite allait m’apprendre que je n’étais pas si loin que ça de la vérité.

« Je serais curieuse de savoir ce qui a bien pu pousser quelqu’un de la Haute à descendre jusque là... Ça doit être très important, non ? »

Ainsi donc, elle avait deviné que je venais de la bourgeoisie, se rapprochant de la vérité sans même m‘avoir posé la question. Car oui, c’était bien une affirmation et non une question, comme si aucun doute n’était possible, rendant ma présence ici encore plus peu commune. Un grand sourire vint en tout cas sur son visage. Elle n’était plus assise mais bien debout, t’ayant juste avant pour ainsi dire tournée autour comme un animal autour de sa proie, frôlant même mon corps. Que cherchait-elle… Sa posture juste derrière moi, sa main sur mon épaule, son souffle dans mon oreille…

« Oh, pardon, j’oubliais. Ça ne me regarde pas. »

Je fermais juste un cours instant les yeux avant des les ré-ouvrir pour la voir repasser devant moi et s’appuyer simplement contre le comptoir, son verre à la main. Le mien était également non loin de mes lèvres alors que nos regards se croisèrent. A quoi voulait-elle jouer exactement ? Était-il sage de jouer ? Peut-être, peut-être pas, mais un bon souverain devait savoir prendre des risques, un père encore plus, alors je portais l’alcool à mes lèvres pour en boire une nouvelle gorgé, m’accoutumant de plus en plus à ce gout peu commun de là où je venais. Ensuite ? Entrer dans son jeu ou pas c’est ça hein ? Mon regard capta le sien avant que je ne réponde d’un ton presque similaire au sien bien que différent à la fois :

« Parce que je viens d’un endroit différent de celui-ci la raison devrait en être que plus grande ?»

Mes paroles n’avaient peut-être pas très grand intérêt, mais elles étaient là. Me jugeait-elle en prenant en compte le lieu d’où je venais ? Choix peut-être peu judicieux, bien qu’elle semblait chercher à comprendre plus. La laisser comprendre ? Non, je ne pouvais tout lui dévoiler, mais elle semblait connaitre beaucoup de choses ici, peut-être connaitrait-elle où est Léandre.

« Je suis seulement à la recherche de quelqu’un qui risque d’entendre parler du pays, tout comme la personne que vous devez rencontrer…»

Ramenons les choses à égalité… Si elle faisait un pas en avant, je reculerais, si elle reculait, j’avancerais, gardant une distance équivalente tout du long dans un jeu de pas. Elle voulait danser, Alors dansons…

« Je dois d’ailleurs importuner votre temps… à moins que cela ne me regarde pas bien entendu…»

De la malice dans mon regard ? Peut –être..
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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Lun 29 Oct - 23:00

Fille des rues, fille des bars. Tu es de ce peuple, Jayde, peu importe ce que les gens en ont pensé à une époque. Tu as ça dans le sang. Orpheline ? Pas tant que tu le pensais à l’origine, mais tu as tout de même grandi en tant que tel. Tu t’es forgée dans les rues, au fil des bêtises, de ton caractère plus qu’affirmé. Tu as l’habitude des bas-fond de la ville, tu sais ce que donne les personnes lorsqu’elles viennent boire. Boire pour oublier, boire pour passer le temps, boire pour le simple plaisir de s’oublier quelques instants. Les raisons ont toujours été diverses et variées, tu as appris à les connaître toutes. Les humains ne sont pas si différents des lycans, ce que tu es. Vous possédez tous une part d’humanité après tout. La seule différence, que tu sens au fond de toi, c’est cet animal que vous abritez en vous. La louve en toi s’éveille tout doucement, à l’approche de la pleine lune. La consommation d’alcool aide aussi à l’éveiller mais tu te maîtrise suffisamment pour ne pas la laisser prendre le dessus sur ta propre personnalité. Bref. S’il cherche à te flatter, c’est inutile. Voilà bien longtemps que la plupart des compliments glissent sur toi sans t’atteindre. Les hommes, tous les mêmes. Ce qui t’amuse, c’est qu’il te renvoie ta question. Tu ne préfères pas lui répondre. Pas encore tout du moins, ça viendra. Tu as une vision assez précise des hommes, mais peut-on t’en vouloir ? Tu les connais, tu passes ta vie avec eux... C’est ainsi. Sa voix se fait de nouveau entendre... Il existe plus grand désespoir que le fait de voir des hommes s’oublier dans l’alcool ?

-Bien sûr qu’il y a pire. Je dis pas le contraire. Tous les soirs, c’est pareil : ces types viennent se payer quelques verres, la plupart vont s’oublier plus ou moins rapidement et le lendemain ils auront une superbe gueule de bois en ayant tout oublier, parfois après avoir fait les pires bêtises. Ils sont juste pathétiques.

Tu ne trouve pas cette attitude désespérante, juste pathétique. Le désespoir, c’est complètement autre chose pour toi. Perdre un être cher, voir tes hommes souffrir, car oui, tu as beau être intraitable, tu possèdes un grand cœur, bien que celui-ci soit profondément enfoui. Mais bon, il est inutile de te replonger dans les douloureux souvenirs. Il répond donc à ta question, s’avalant une nouvelle gorgée de son breuvage. Tu n’es guère surprise de découvrir qu’il recherche quelqu’un. Qu’est-ce qui peut bien attirer un noble à part quelque chose du genre ? Oui, tu as bien une idée en tête mais ça. On oublie. Puisqu’il a fait un pas en avant, tu peux te permettre d’un faire un, toi aussi. C’est du donnant donnant. Tu ne dévoileras pas toutes tes cartes, ce serait bien trop dangereux pour toi, mais cet homme t’intrigue et tu vas tenter de découvrir qui il est, réellement. Tu lui réponds donc, de manière générale. Tu attends quelqu’un, toi aussi. Un type qui a tout intérêt à se pointer, sinon il risque de le regretter amèrement. Lorsque la demoiselle laisse place à la louve, il vaut mieux se mettre à couvert. La famille Lunan est redoutée au sein des hors-la-loi, tu fais honneur à cette réputation. Une famille de meneurs intraitables, des ennemis redoutables... Tu as beau être une simple demoiselle, jamais tu ne te laisseras marcher sur les pieds.

Tu reportes plutôt ton attention et ta curiosité sur lui. Tu l’as mis en garde, à ta manière. Tu es gentille pour le moment, mais qu’il ne s’y fie pas. Tu finis par vider la moitié de ton verre d’un coup avant de te lécher les lèvres pour récupérer toutes les gouttes de cette boisson alcoolisée qui te plait tant. Bien, comment vas-tu réussi à lui arracher des informations, à cet homme ? Tu réfléchis un peu... Et finalement tu te lèves pour lui tourner autour, ton verre toujours dans une main. Ta démarche se fait féline, limite prédatrice, tu sais jouer de tes charmes. Tu es belle, demoiselle, tu le sais et tu en joues. Tu lui tournes autour, tu t’approches de plus en plus près, trop pour les convenances. Ton souffle chaud se dépose sur sa nuque tandis que tu gardes un mystérieux sourire accroché à tes lèvres. Tu sais qu’il n’est pas de ce milieu, ça se voit, ça se sent. Tes sens sont plus développés que ceux des humains, tu possèdes un instinct tout aussi développé et, surtout, ayant vécu un certain nombre d’années chez des personnes de bonne famille, tu as parfaitement capable de faire la différence. Un niveau de langage, une manière de se tenir, de regarder les choses, de boire... Tant de petits détails qui viennent trahir quelqu’un. Il est de la Haute, tu ne le questionnes pas là-dessus, c’est une évidence pour toi. Tu as fini par poser ton verre sur le comptoir et tes mains sur ses épaules. Pourquoi est-il descendu ? Quelle est l’importance de sa quête ? Tu pourrais faire un effort et récupérer un niveau de langue semblable au sien, seulement tu as tiré une croix sur ce passé donc tu ne le feras pas. Ton sourire s’étire un peu plus à ta question et, finalement, tu le lâches rapidement et récupère ton verre pour venir te repositionner devant lui. Tu avales une nouvelle gorgée de rhum, ce qui te réchauffe la gorge. Tu te contentes de faire remarquer que tu le questionnes sur quelque chose qui ne te regarde pas. Ce n’est qu’histoire de parler, étant donné que, dans tous les cas, tu vas t’arranger pour avoir des réponses. Tu ne le lâches pas du regard, gardant le tien plongé dans le sien. Tu l’observes boire, douter aussi. Tu as comme l’impression qu’il n’est pas sûr de ce qu’il doit faire avec toi. Enfin, ce n’est là que ton impression. Finalement, il te répond ? Parce qu’il est un noble, il devrait avoir une raison de plus de venir jusque là ? Tu arques légèrement un sourcil avant de sourire, doucement.

-Pas spécialement. Ici, y’a pas que des personnes du peuple. Tout le monde a le droit de venir, peu importe les raisons. Tu n’as juste pas l’air d’avoir l’habitude de t’aventurer jusque là, de mon point de vue en tout cas. Peut-être que je me trompe, mais c’est pour ça que je te pose la question.

Tu ne juges pas sur l’appartenance sociale, ce n’est pas ton genre. Il y a des exceptions partout après tout, tu es bien placée pour le savoir, même si ton cas est assez particulier. Tu l’observes encore et toujours, laissant une fois de plus tremper tes lèvres dans la boisson alcoolisée que tu as entre les mains. Tu écoutes ce qu’il a à dire, quelles révélations il a à te faire. À la recherche de quelqu’un qui risque d’entendre du pays ? Tiens donc, intéressant. Compte à régler ? Autre chose ? Oui, autre chose. S’il s’agissait d’un règlement de compte, il n’aurait très certainement pas employé de tels propos. Alors quoi ? Tu es bien intriguée, jeune louve. Tu ignores sur qui tu viens de tomber mais une chose est certaine : tu ne vas pas le lâcher de sitôt. Au fait, les présentations n’ont pas encore été faites. Oh, tu peux bien t’en passer. Ce n’est pas que ton nom est connu, tout du moins il ne l’est beaucoup moins en dehors de ta patrie d’origine, mais tu préfères garder cette information pour toi le plus longtemps possible. Tu ne peux donc pas exiger de lui qu’il te donner son nom. Tu ne réponds pas à ses paroles, de toute manière, que pourrais-tu bien répliquer ? Tu te contentes de vider ce qu’il te reste de boisson cul sec. Miam. Évite de t’enfiler trop de verres, ce sera plus prudent. Bien plus prudent. Hum ? Lui, importuner ton temps ? Oh, ce n’est pas comme si tu étais pressée. Tu plonges une nouvelle fois dans son regard, y décelant comme une touche de malice. Il veut donc jouer avec toi ? Il ignore dans quoi il s’embarque... Mais tu sens que tu vas pouvoir t’amuser avec lui.

-J’ai tout mon temps. Ou plutôt, j’ai toute ma soirée si je chope pas l’autre.

C’est la pure vérité. Tu ne t’attarderas pas plus longtemps que nécessaire non plus dans le coin. Tu es une louve, mais chez les humains se promènent des chasseurs de loups. Tu ne les crains pas spécialement mais tu te méfies beaucoup d’eux, surtout en ayant entendu les récits de certains de tes hommes. Mais bon. Que comptes-tu faire à présent ? Continuer le jeu, la danse, évidemment. Dois-tu faire un pas en avant ou un pas en arrière ? De quelle manière dois-tu le faire ? Bonne question. Ton regard se détourne enfin quelque peu de l’homme pour faire le tour de la pièce, t’arrêtant quelques secondes sur quelques personnes qui, pour une raison X ou Y, attirent ton regard. Il y a vraiment de tout dans ce genre de lieu. Seulement, la personne qui se détache le plus dans ce bar, c’est bel et bien ton interlocuteur. Alors au final, tu reviens encore et toujours à lui. Que faire de lui ? Pour le moment, tu ne bouges pas, toujours bien appuyée sur ton comptoir.

-Combien de temps comptez-vous rester sur place ?

Tu tiens à t’informer, histoire d’aviser ce que tu peux faire de lui. S’il reste longtemps, tu pourras faire dans la subtilité. Sinon, tu vas sans doute être obligée de passer à un autre niveau. Tu n’aimerais pas tellement qu’il s’en aille sans que tu ais pu comprendre ce qui l’amène jusque là. Tu le supporterais mais tu aimes comprendre. Ou plutôt, tu as tellement l’habitude de comprendre les autres que les exceptions te perturbent. Mais pour le moment, tu n’en es pas encore là. Une nouvelle fois, tu te déplaces, revenant le frôler. Tentatrice, prédatrice, la limite est très faible entre les deux. Une de tes mains glisse sous son menton alors que tu souris, simplement, charmeuse. Tu es redoutable, jeune louve. Après, on s’étonne qu’un grand nombre des tiens aient un jour bavé en te regardant. Il n’y a qu’à te regarder : tout en toi attire les regards, provoquer aussi, à ta manière. Fera-t-il exception à la règle qui veut que les hommes ne te résistent guère longtemps ? Tu n’en sais rien, tu n’as pas dans l’intention de le séduire. Ce serait bien trop t’abaisser. Et puis, tu n’as pas quelques jours à perdre à ce petit jeu. Pour le moment, tout ce que tu souhaites, ce sont des réponses à tes questions. Ce sera largement suffisant pour faire passer le temps.

-Dis-moi... Cette personne, tu la cherches pour une raison personnelle ou pour le boulot ? Si ça t’intéresse, je suis plutôt là pour le travail, mais je crains de ne pouvoir t’en dire beaucoup plus.

Tu souris, mystérieuse. Une info, tu en attends une autre de sa part. C’est du donnant-donnant après tout. Alors, quels risques va-t-il prendre ? Qui est-il, cet homme que tu as devant toi ? Tu ne connais pas tout le monde, mais ton instinct te dit qu’il a quelque chose de plus qu’un autre. Quelque chose de plus... Particulier. Les portes du bar s’ouvrent à nouveau et tu lèves ton regard... Avant de froncer les sourcils en voyant le nouveau venue. Génial. Tu connais tes camarades de l’orphelinat, ils n’aiment pas se cacher. Mais là, à discuter à voix haute de traque, de pleine lune, de loups, de balade, morsures et autres en plein territoire humain, c’est... Tout sauf discret. Et qu’est-ce qu’il fiche ici, ce lycan ? Tu n’en as pas la moindre idée. Il ne te repère pas, et tu en es bien contente. S’il te tombe dessus, tu peux dire adieu à ta pseudo-couverture en tant qu’humaine. Enfin, heureusement pour toi, il est relativement bien bourré. Un léger « Pathétique. » s’échappe de tes lèvres avant de te détourner complètement de lui pour reporter ton attention sur l’humain devant toi. La soirée promet, franchement. Tu lui adresses un simple sourire, espérant lui faire oublier ce que tu viens de dire et tu le relâches pour te réinstaller sur ton tabouret. Sage, soit sage. Et patiente, le temps d’avoir toutes les cartes entre les mains. Car tu les obtiendras bien à un moment ou à un autre, cela ne fait pas le moindre doute. Car tu es le capitaine Jayde Lunan.

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Ven 2 Nov - 12:17



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE


Le désespoir, le ridicule… la scène qui s’offrait à mes yeux répondait plus de la deuxième solution que de la première. Le désespoir d’un homme, je savais de quoi il répondait, et cela n’avait rien à voir avec la situation de ces hommes dépravés. Certes, je ne connaissais pas leur histoire, je ne connaissais rien de leur peine et de leurs douleurs, mais était-ce une raison pour agir de la sorte ? Je ne le pensais pas. Orgueil de souverain si vous voulez, mais ainsi je voyais les choses et donc ainsi elles étaient.

« Bien sûr qu’il y a pire. Je dis pas le contraire. Tous les soirs, c’est pareil : ces types viennent se payer quelques verres, la plupart vont s’oublier plus ou moins rapidement et le lendemain ils auront une superbe gueule de bois en ayant tout oublié, parfois après avoir fait les pires bêtises. Ils sont juste pathétiques. »

Pathétiques… Oui, ce mot leur allait bien. J’hochais d’ailleurs la tête légèrement tout en buvant une gorgée de ce breuvage pour le moins infecte alors qu’elle vida son verre d’une traite. Pour une femme, elle savait porter la culotte, il fallait bien le reconnaitre. Mais du reste ? Elle n’était que mystère, un mystère qui semblait me retenir pour des raisons encore inconnues à ma personne. Le jeu semblait se définir pourtant. Donnant, donnant… je lui répondais une bride, elle me dévoilait une autre mais pas plus. Étrange créature mais qui pourrait peut-être me renseigner si je savais comment m’y prendre. Je devais pourtant rester prudent. Sa façon de me tourner autour, sa façon de s’approcher pour mieux se reculer ensuite. J’aurai été un idiot de bas étage, j’aurai pu croire à un jeu de séduction, mais là n’était pas les faits. Non, ce n’était pas de la séduction, c’était le danger d’un savoir caché que l’un comme l’autre on risquait de perdre à mal danser. Un faux pas et tout pouvait finir, une bonne pirouette et le jeu pouvait continuer. Elle avait cependant une longueur d’avance sur moi, elle avait deviné d’où je venais quand pour ma part je n’arrivais pas encore à bien définir son rôle dans la mascarade de cet endroit. Le doute alors s’empare de moi mais je dis continuer en dansant avec précaution.

« Pas spécialement. Ici, y’a pas que des personnes du peuple. Tout le monde a le droit de venir, peu importe les raisons. Tu n’as juste pas l’air d’avoir l’habitude de t’aventurer jusque là, de mon point de vue en tout cas. Peut-être que je me trompe, mais c’est pour ça que je te pose la question. »

Avait-elle vraiment besoin de la poser ? Elle n’avait pas tord et là était peut-être le problème pour moi. Elle menait la danse alors que c’était à l’homme de le faire. Drôle de bout de femme oui, aussi belle qu’épineuse et il fallait que je veille à ne pas me piquer. Elle m’observe, ses lèvres baignant dans l’alcool, ne quittant pas mon regard, le mien toujours plongé dans le sien dans une sorte de duel silencieux. J’tais loin de savoir à qui j’avais à faire, je vous l’accorde, mais ne pas le savoir pour le moment était peut-être pas si mal que ça. Son attention se détourne pour retourner sur la pièce, j’épouse le même mouvement… La personne qu’elle cherche serait-elle là ? Serait-ce la fin de notre entretien ? Elle m’a dit avoir tout son temps, mais le temps peut si vite changer…

« Combien de temps comptez-vous rester sur place ? »

Bonne question à laquelle je n’étais peut-être pas sure de pouvoir lui répondre. Étais-je maitre de mon destin ? Personne ne l’était mais on pouvait cependant essayer. Essayer de se croire maître de notre destin, essayer de croire qu’on peut tout gérer, c’était d’autant plus vrai me concernant quand on y pensait un peu. Mon verre se vida, un autre arriva… Je ne me souvenais pas d’avoir demandé, mais peu importe, je n’allais pas perdre mes moyens aussi facilement que ces hommes. Pas avec ce type d’alcool. Moi connaitre plus fort ? Mon rang avait des privilèges je l’avoue. Elle se lève de nouveau, elle s’approche, elle me frôle. Pauvre bougre d’homme que nous sommes face à de tels charmes. Si je tombe dans ses filets ? Non, elle peut bien capturer mon regard, elle peut bien venir saisir mon menton, elle peut bien amener son souffle sur mon visage, je ne suis pas de ceux qu’elle fera plier comme ça. Je n’ai plié que pour une seule femme depuis toutes ses années, et rien n’est comparable à ça. Un souverain à trop l’habitude des ruses pour se laisser avoir ainsi. La décevoir, j’en doutais. Elle jouait un jeu qu’elle ne semblait pas vouloir continuer, mais je me trompais peut-être.

« Je reste le temps qui me serra nécessaire, à moins que je ne décide de repartir bredouille… le sort en décidera…»

Ce n’était peut-être pas la réponse qu’elle escomptait, mais je n’avais mieux à lui fournir. Je n’étais pas sorcier, je ne voyais pas dans l’avenir, je n’étais pas non plus vampire, je n’avais pas l’éternité devant moi. La mort ne m’habitait pas encore même si à chaque seconde, elle gagnait un peu plus de terrain sur ma personne.

« Dis-moi... Cette personne, tu la cherches pour une raison personnelle ou pour le boulot ? Si ça t’intéresse, je suis plutôt là pour le travail, mais je crains de ne pouvoir t’en dire beaucoup plus. »

Je t’en dis un peu mais je ne peux rien te dire. Cette femme attisait en moi un trouble qui n’avait rien de charmant. On était bien loin de la relation homme/femme, non, c’était tout autre. J’avais l’impression d’avoir un égal face à moi bien que je ne l’ai jamais vu à la cours. Qui pouvait-elle bien être… Certainement pas quelqu’un de faible, et mon malheur voulait que je ne pense pas à la seule solution qui changerait la donne de cette soirée. Si j’allais y venir ? Vaudrait mieux pas pour l’un comme pour l’autre surement.

« Disons un peu des deux… »

Encore une réponse éludée je sais, mais qu’y pouvais-je ? Là était la stricte vérité car j’étais de toute façon partager entre le rôle d’un peu et celui d’un empereur. Venais-je chercher mon fils ou me futur successeur ? Les deux, oui, c’est ça, les deux… C’est alors qu’une entrée glaça l’ambiance. Un mot… une évocation… la pleine lune… et ma main vint à main ceinture par réflexe. Non, il ne fallait pas que je réagisse comme ça, mais la colère que je n’avais jamais éteinte avec les années ne pouvait que s’attiser face à la présence de cette vermine que je haïssais. La femme en face de moi laissa alors échapper un pathétique, me distrayant un instant pour peut-être me calmer un peu et permette que je relâche cette main qui discrètement était remontée à mon arme. Elle semblait banale cette épée, mais le sort caché l’arme impériale d’argent que j’avais demandé après un tel accident. Qu’une de ces saletés ose la toucher et il en répondrait de douleur. Rien sur mon visage pour l’instant ne pouvait me trahir, mais un geste de trop et c’est ma couverture que je pouvais compromettre. Me faire passer alors pour un serviteur de la garde serait faisable, mais malheureusement, ma haine pour les lycans était surement trop connue. Ma main s’aventura dans ma poche alors pour en sortir un écrin, petit bijoux de technologie qui laissa apparaitre l’hologramme de mon cher fuyard fils.

« L’auriez vous vu à tout hasard ?»

Je n’attendais pas forcément de réponse positive, juste un moyen de détourner mon attention de ceux qui venaient d’entrer. L’objet utilisé pour lui montrer était banale, tout les chasseurs de prime ou autre en avait un, alors, je ne risquais rien là-dessus. Et lui montrer l’image d’un homme simplement vêtu ne me compromettait en rien, car là-dessus, il était loin de ressembler à un fils impérial, mais plus à un soldat. Je finis par ranger l’image assez vite cependant, ne voulant pas non plus attirer l’attention alors que je me concentrais sur elle tout en restant sur mes gardes, buvant une gorgée de plus.

« Bien entendu, il vous appartient de me répondre ou pas…»


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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Sam 1 Déc - 23:00

Une heure, deux heures, toute la nuit. Ton temps n’est pas compté, c’est ainsi que tu vois les choses. Tu es peut-être mortelle, tu ne te considères pas comme soumise au temps qui passe. Alors les choses tournent de la manière dont tu le décides. Ce soir, tu as décrété que si l’autre ne se pointait pas, tu passerais la soirée dans les bars, à chercher une quelconque distraction. Enfin, ce serait le cas jusqu’à ce que tu décides de partir à sa recherche pour lui apprendre à te poser un lapin. Sinon... Oui, votre rencontre prendra fin lorsqu’il arrivera. En attendant, tu es libre de faire ce que tu souhaites. Tu es aussi libre que tu l’as toujours été. La seule inconnue à cette équation qu’est ta soirée, c’est la disponibilité de ton interlocuteur. La suite repose entre ses mains, s’il décide de rester en ta compagnie ou s’en aller. Tu ne pourras pas lui imposer quoi que ce soit et tu le sais parfaitement bien. Alors tu poses la question. Combien de temps compte-t-il rester ? Tu attends une réponse, même si tu n’es pas certaine d’en avoir une nette et précise. Ce serait même étonnant. Il restera le temps nécessaire ? Voilà qui ne t’aide guère. Mais d’accord, tu comprends par-là que tu vas devoir surveiller tes paroles et peut-être accélérer le rythme de votre danse afin de tirer plus rapidement les informations que tu cherches à avoir.

Finalement tu bouges, lui tournant autour. La limite entre une attitude charmeuse et une autre prédatrice est ténue, la voir est quasiment impossible. Tu es belle, jeune louve. Tu le sais et tu en joues, sans toutefois t’abaisser à tout et n’importe quoi. Charmer, d’accord, mais tu as ta fierté, il ne faut pas l’oublier. Tu ne cherches pas non plus à le séduire, juste à le déstabiliser suffisamment pour tirer de lui ce que tu cherches à savoir. Une de tes mains glisse sous son menton tandis que tu lui souris, simplement. Il ne peut pas te résister bien longtemps, n’est-ce pas ? Et pourtant, il en a l’air. Tu as l’impression qu’il est moins affecté que la plupart de autres hommes. Voilà qui pique ta curiosité. Qui est-il ? Tu l’ignores encore. Tu as beau avoir de nombreux indices, il n’y a rien qui puisse t’éclairer sur sa véritable identité. Tu en es réduite aux devinettes, comme toujours. Dois-tu passer aux présentations ? Non, tu t’y refuses. Ton nom est peut-être moins connu chez les humains que chez les lycans, tu n’en est pas moins une personne recherchée pour de multiples raisons alors il serait plus prudent pour toi de faire profil bas et de masquer ton identité. Tu vas te cantonner à la prudence, cette fois. Et tu enchaînes sur une nouvelle question. Pour quelle raison cherche-t-il cette personne qui l’a poussé à entrer dans ce bar ? Raison personnelle ou professionnelle ? Tu n’es pas sûre que savoir t’apportera quelque chose mais qui ne tente rien n’a rien. Alors, que va-t-il faire ? Tu as fait un pas en avant, tu attends qu’il fasse de même. Un peu des deux ? Tu retiens une moue déçue. Tu attendais qu’il parle un peu plus, qu’il développe sa réponse. Hé bien c’est raté. Tant pis.

-Je vois...

Que peux-tu dire de plus ? Pas grand chose. Tu n’as rien d’autre à répondre. Il faut que tu trouves autre chose pour le pousser à se dévoiler un peu plus. Juste un peu plus. Seulement, certains propos viennent te distraire quelques secondes. Certains propos... Ou plutôt quelqu’un. Une de tes connaissances, un de tes camarades de l’orphelinat. Avec d’autres lycans, très certainement. Tu fronces les sourcils, en complet désaccord avec leur attitude. Ils ne devraient pas boire un plein terrain humain, leurs instincts de loups s’éveillent plus facilement lorsqu’ils ont l’esprit embrouillé par l’alcool. De plus, ils sont légèrement plus vulnérables dans cet état, face aux chasseurs. Chasseurs qu’ils attireront inévitablement en parlant ainsi de pleine lune, de loups, de balade, de morsure et autres propos que les humains associent toujours aux tiens. Ce qui n’est pas totalement faux, puisque votre transformation fait partie de vos plus grandes préoccupations. Mais c’est tout sauf prudent d’avoir de tels propos dans un tel lieu, tu le sais bien et ils devraient le savoir mieux que toi. Distraitement, tu sens ton interlocuteur se tendre sous tes doigts, mais ne réagis pas tellement sur le coup, bien trop préoccupée par le nouveau venu et ses potes. Tu lâches finalement un léger « Pathétique. » avant de te détourner d’eux. Ils n’en valent pas la peine.

Tu reportes donc toute ton attention sur ton interlocuteur. Il vient de sortir quelque chose de sa poche et tu y prêtes attention. C’est cet écrin que les chasseurs de primes, entre autres, utilisent pour avoir le portrait de leurs cibles. Tu en as aussi, quelque part dans tes affaires. N’importe qui peut se procurer un tel objet, tu n’as aucun indice de plus. Tu fronces donc très légèrement les sourcils en observant l’hologramme qu’il te montre. Un jeune homme qui ne doit pas avoir vingt-ans. Si tu l’as vu ? Tu ne sais pas, tu as un doute. Tu fixes la représentation miniature, essayant de te souvenir. Cette tête te dit quelque chose, tu es sûre et certaine de l’avoir déjà vue quelque part, seulement, où ? Tu ne sais plus et cela t’agace au plus haut point. L’as-tu croisé ce soir ? Tu ne sais plus. Mais tu es certaine de l’avoir déjà vu, que ce soit en photo, à la télévision ou n’importe où ailleurs. Enfin, pour le peu de temps que tu passes devant la télévision... Bref. Tu restes silencieuse tandis qu’il range l’objet, l’image reste bien gravée dans ton esprit. Tu sais que tu l’as déjà vu. Reste à savoir où. Bonne question, que tu te poses réellement... Tu n’es pas obligée de répondre ? Tu te déconcentres quelques secondes, juste le temps de reporter ton attention sur lui.

-Tu auras une réponse si j’en ai une à te donner.

Autrement dit... Pas encore. Il faut que tu te souviennes. Tu ne connais pas tout le monde, soyons réalistes. Seulement tu détestes ne pas savoir. Tu détestes qu’on mette tes faiblesses en avant. Tu n’arrives pas à te souvenir et cela t’agace au plus haut point. Seulement... Tu n’auras pas tellement le temps d’y songer plus longtemps. Tu tournes la tête au dernier moment... Et fait un bond de côté pour éviter le loup-garou qui manque de te tomber dessus. Tu écarquilles les yeux quelques secondes, légèrement ahurie, tandis qu’il tourne la tête vers toi. Et sourit d’une manière que tu qualifie de débile à souhait.

-Oooooh, Jayde... Ça faisait un bail que j’t’avais pas vue ! En parlant de vue, j’en ai une très jolie d’ici. T’as bien changé depuis la dernière...

Tu le fais taire d’une manière très simple : en lui écrasant la tête de ta botte, sans la moindre douceur. Tu te demandes même si tu ne lui as pas brisé le nez étant donné qu’il gémit de douleur. Pour ta part, tu lui adresses un sourire purement carnassier. Tu t’arranges tout de même pour t’intercaler entre les deux hommes, de crainte qu’il n’y ait du grabuge. Après tout, entre un lycan et un humain... On n’est jamais trop prudent. L’autre à terre se relève après un essai infructueux, s’adossant au comptoir. Son nez pisse le sang, tu conclues donc que tu lui as bel et bien brisé le nez. Il s’en remettra. De toute manière, tu sais très bien ce qu’il regardait, il l’a donc mérité.

-Niveau caractère, t’as pas changée par contre...
-Non. Alors un conseil, tires-toi de là avant que je ne te vire.
-Doucement, terreur des mers. T’es pas...
-Je sais. Mais qu’est-ce que tu fous là, dans cet état ?
-Mais heu... J’ai un boulot ici, moi... Et râle pas, tu sais que je me contrôle.
-Et les chasseurs, tu contrôles ?
-Heu... Ouais ?


Tu lui accordes une magnifique gifle qui l’envoie au sol. Infernal. Tu soupires profondément. Cet idiot est parfaitement capable de dévoiler ton identité et tu as tout sauf besoin de ça. Tu glisses une main sur ton front avant de lâcher un profond soupir. Il faut que tu trouves une parade à tout ce bazar avant que les choses ne dégénèrent. De préférence, tout de suite. Seulement, c’est à ton tour de faire preuve d’improvisation et si tu t’en sors bien dans les situations dangereuses, celle-ci ne fait pas tellement partie de tes habitudes. Mais d’abord, depuis quand essayes-tu d’éviter une bagarre ? C’est tellement peu arrivé, la dernière fois doit remonter à l’époque où ton fiancé était encore envie. Jasper... Tu baisses immédiatement la tête, ton attitude changeant du tout au tout. La forte demoiselle a disparue, ne reste d’une jeune femme profondément blessée... Qui se prend un autre verre de rhum qu’elle vide d’une traite. Ne pas trop boire, ne l’oublie pas ! Mais c’est le minimum à faire pour ne pas craquer. Retrouvant donc ton sourire, et après avoir essayé de virer l’autre lycan, tu reportes ton attention sur l’homme à côté de toi, qui s’est retrouvé quelques instants dans le rôle du spectateur.

-Navré. On disait ? Ah, oui, la personne que tu cherches. Je pense l’avoir vu dans la soirée, mais j’ai bien du mal à me souvenir de l’endroit et l’heure exacte...

C’est plus ou moins du bluff. Tu es certaine de l’avoir croisé mais tu as des doutes sur la soirée. Tu ne sais pas si ce type est ou non un chasseur mais il vaut mieux changer de sujet, en croisant les doigts pour qu’il passe à autre chose... Et que ton ex-camarade de l’orphelinat ne revienne pas à la charge. Autant demander à un mur de danser la macarena, vous obtiendrez plus de résultat... Malheureusement...

{HJ : Pardon, j'ai mis du temps à répondre et j'aime pas ma réponse... Sad Si tu veux que je change un truc, dis-le !}

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Dim 10 Mar - 19:35



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE



Lui montrer cette image de Léandre pouvait comporter des risques, j’en avais bien conscience. Après tout, si j’étais un idiot né, je suppose que je ne serais pas aujourd’hui l’homme que je suis. Un souverain devait aussi cependant savoir prendre des risques, et loupé l’occasion de peut-être savoir où avait disparu ma progéniture n’était pas une chose envisageable. Non, je devais savoir, ou du moins je devais essayer de savoir où il avait bien pu filer. Son comportement était loin de me plaire… Avait-il conscience qu’à ma mort, il serait le nouvel empereur ? Ce n’est pas une tâche facile, c’est une responsabilité et il faut des épaules solides pour la porter, mais ce n’est pas avec cette attitude qu’il allait les avoir. Si je mettais la main sur lui, il était donc certain qu’on allait avoir une discussion sérieuse. Je sais, j’étais fautif… depuis la mot de ma douce et tendre tout comme de mon fils aîné, j’avais délaissé le seul être qui me restais, mettant sans nul doute son éducation de côté… mais si il était peut-être trop tard pour être le père que j’aurais dû être, je serais le souverain qu’il fallait, veillant à ce que son peuple est un héritier au trône digne de ce nom qui sera là pour lui. Je n’avais pas le droit de faillir à cette tâche, comme si c’était la dernière…

La jeune femme porta son regard perçant sur l’image le temps qu’elle fut visible, et elle sembla alors se plonger en grande réflexion. Je ne sais qu’elle réponse je pouvais vraiment espérer d’elle, ni même si je pouvais lui faire confiance, mais je n’avais sans nul doute rien à perdre à essayer, et puis, j’avais espoir qu’elle était loin de se douter de qui j’étais, tout comme j’étais loin d’imaginer qui elle était vraiment. Si je venais à l’apprendre ? Les années n’avait pas apaisé ma haine pour ses créatures, mais là encore, j’étais tel le commun des mortel, ou du moins, comme la plupart, déchiré en deux entres désirs et devoir. Quelle voix suivre quand on vous demande d’être irréprochable ? Mais la question n’était pas la pour le moment. Je ne dis pas mot depuis que j’avais fermé l’hologramme pour le ranger, attendant juste qu’elle sorte de sa réflexion ou du moins, de ce qui y ressemblait.

« Tu auras une réponse si j’en ai une à te donner.»

D’accord… je ne savais pas trop comment prendre sa réponse, mais portant mon verre à mes lèvres, je préférais alors croire que ce n’était pas un non directe et qu’elle allait y réfléchir… Et c’est ce qu’elle sembla faire. Partie je ne sais où, elle semblait chercher dans sa mémoire, ainsi donc, j’avais espoir qu’elle l’ai vu, même si j’espérai qu’elle ne sache pas par contre qui il était réellement. Si Léandre avait commis cette erreur, il allait entendre parler du pays. Je ne rajoutais en tout cas rien de plus. Le silence est bon pour la méditation, les paroles superflues, mais ce fut sans compter sur l’intervention d’un autre dépravé qui s’écrasa aux pieds de la demoiselle.

« Oooooh, Jayde... Ça faisait un bail que j’t’avais pas vue ! En parlant de vue, j’en ai une très jolie d’ici. T’as bien changé depuis la dernière…»

Il n’eut le temps de rien dire d’autre car la jeune femme dont je venais d’apprendre le nom lui écrasa presque la tête de son pied. À son regard, je déduis rapidement que cette visite ne lui plut pas. Jayde… Ce n’était pas un prénom commun, mais je trouvais dans une réflexion futile que cela lui allait bien.

« Niveau caractère, t’as pas changée par contre…»
« Non. Alors un conseil, tires-toi de là avant que je ne te vire.»
« Doucement, terreur des mers. T’es pas...»
« Je sais. Mais qu’est-ce que tu fous là, dans cet état ?»
« Mais heu... J’ai un boulot ici, moi... Et râle pas, tu sais que je me contrôle.»
« Et les chasseurs, tu contrôles ?»
« Heu... Ouais ?»

Chasseur ? je fronçais alors les sourcils, mais je me repris bien vite avant que quoi que ce soit ne se voit… J’oubliais vite l’abruti de service et ne me rendit même pas compte qu’il était partie. Pourquoi mettre en garde contre des chasseurs ? Les seuls chasseurs que j’avais à ma connaissance étaient des chasseurs de lycans, et… En était-elle ? Mon point se serra dans ma poche alors que je pensais à mon épée dans son fourreau subitement. Ma colère pour cette race était toujours intacte, les années n’y avait rien changé. Mais ? J’avais interdit leur traque, et j’étais alors piégé dans ma propre prison… En tant qu’empereur, je ne pouvais contourner mes propres lois, même si j’en brulais d’envie… Et la tuer n’allait pas m’aider si elle avait vu mon fils…

« Navré. On disait ? Ah, oui, la personne que tu cherches. Je pense l’avoir vu dans la soirée, mais j’ai bien du mal à me souvenir de l’endroit et l’heure exacte..»

Portant ma main sur mon verre, je le vidais d’une traite avant d’en commander deux autres. Elle l’avait vu… Il était donc venu ici, et elle était… Non, je devais libérer mon esprit de cela, et le nouveau verre fut bien venu. Allait-elle accepter le sien ? Je trinquais dans tous les cas.

« C’est déjà très gentil de votre part de m’avoir répondu Jayde…»

Je devais rester calme, de toute façon, je ne pouvais rien faire. Cela devait passer par la maitrise de ma voix, de mes gestes, de mes regards… Je devais aussi veiller à ne pas perdre ce médaillon qui masquait mon identité…

« Vous m’avez l’air d’avoir de drôle de fréquentation si je puis me permettre, cela ne me regarde pas le moins du monde j’en suis conscient, mais je deviendrais vite vexé si vous n’acceptez pas de m’accompagner en boisson dans cette soirée pour le moins peu fructueuse autant pour moi que pour vous je pense…»

J’étais peut-être en train de m’engager dans un monde peu recommandable, mais j’étais humain avant tout, et c’était ça ou lui couper la gorge…
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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Lun 11 Mar - 18:45

Dire que tu voulais juste réfléchir à ce que ton interlocuteur t’a demandé... Il faut croire que tes connaissances prennent un malin plaisir à te déconcentrer à la moindre occasion. Enfin, là, il s’agit de plus qu’une simple connaissance. Ami d’enfance, compagnon des rues, garçon de ta bande... Il te connait depuis que tu es gosse comme tu le connais. Ceux qui ont connu l’enfant que tu étais peuvent se permettre bien des choses que d’autres ne pourraient pas oser. Il a donc de la chance de s’en sortir avec un simple nez brisé, quelqu’un d’autre aurait sans doute eu droit à bien pire. Et cette conversation que vous avez... Pour peu il en dévoilerait ton identité ! C’est quelque peu hors de question. Ton simple prénom, d’accord. Ton nom, non. Parce qu’il est un peu trop connu dans les mauvais milieux et que tu sais qu’il y a une somme relativement importante sur ta tête. Tu préférerais éviter de te retrouver en prison. Tu es parvenue à y échapper il y a quatre ans, ce n’est pas pour te faire bêtement attraper chez les humains à cause d’un de tes anciens camarades qui aurait eu la langue un peu trop pendue. Bref, pendant que tu lui parles, tu ne prêtes plus guère attention à ton interlocuteur, trop occupée à essayer de virer le lycan de là avant qu’il y ait trop de grabuge. Il faut croire que tu te fais aussi un peu de soucis pour lui, aussi... Un peu...

Enfin, après une dernière gifle suite à un mot de trop, il s’en va. Ouf, pas trop tôt. Qu’est-ce que ces types sont agaçants quand ils s’y mettent. Dire que tu essayes d’éviter qu’il y ait des problèmes alors que tu as toujours adoré observer les bagarres... Depuis quand n’es-tu pas intervenue ainsi ? Depuis au moins quatre ans, depuis la mort de ton cher Jasper... Non, ne pas y songer, ce n’est pas le moment de déprimer ! Tu t’avales alors un nouveau verre de rhum en reportant enfin ton attention sur l’homme avec qui tu conversais avant que vous vous fassiez interrompre. Un nouveau sourire vient étirer tes lèvres, automatiquement. Tiens, il a l’air un peu plus perturbé que tout à l’heure... Qu’avez-vous bien pu dire de choquant à ses yeux ? Oui, l’autre est un lycan, il ne l’a nullement caché. Et après ? Hum... Ta méfiance se réveille un peu plus. Enfin, tu lui réponds quand même. Tu es sûre et certaine d’avoir déjà croisé le jeune homme dont il t’a montré l’hologramme, mais quand, tu l’ignores. Alors ta réponse est en partie un coup de bluff. Enfin, on ne t’en voudra pas, tu n’as pas pour mission de retenir tous les visages que tu croises. Tu le regardes s’emparer à nouveau d’un verre et le vider. Suspect tout cela... Il buvait trop. Ta conversation avec l’autre lui a fait comprendre ou croire quelque chose qui ne lui plait pas. Tu retiens un soupir en t’emparant d’un verre de rhum qui passe à ta portée. Les hommes... C’est très gentil de ta part de lui avoir répondu ? Tu hausses les épaules. C’est toujours utile d’avoir un coup de main. Et puis, il faut avouer que tu agis ainsi afin de mieux cerner ce drôle de personnage qui t’est venu en aide tout à l’heure. Sa voix est calme, maîtrisée... Tu notes cette information dans un coin de ton esprit puis avales une nouvelle gorgée de rhum avant de tourner ton regard vers lui.

-Je n’ai pourtant pas été très utile jusqu’à présent...

Non, en effet, tu n’as pas été très utile. Pourtant ton esprit tourne à nouveau à plein régime. L’hologramme se présente à nouveau à ton esprit. Réfléchit demoiselle, réfléchit... Mais l’alcool commence légèrement à t’embrouiller l’esprit, tu as plus de mal à te souvenir. Et ce n’est malheureusement pas en vidant ce nouveau verre que tu vas arranger les choses. Allez, maîtrise-toi un peu ! Tu résistes bien à l’alcool mais fait attention, plus ton esprit est embrouillé, plus tes instincts reprennent le dessus. Il reprend à nouveau la parole, tu reportes donc toute ton attention vers lui. Toi, de drôles de fréquentations ? Tu ne peux retenir un léger rire... C’est plutôt toi la mauvaise fréquentation, mais ça il l’ignore totalement. Ah la la... Mais la suite t’étonne un peu plus. Lui, vexé si tu refuses de boire avec lui ? Tu n’es pas là pour oublier quoi que ce soit, tu comptes refuser mais un regard aux autres loups t’arrache un soupir lassé. Ils rigolent, ils sont insouciants... Ils vont encore s’attirer des ennuis. Tu n’es pas leur nounou bon sang, laisse-les se débrouiller. Alors tu siffles, commandant deux nouveaux verres : un pour lui, un pour toi. Tu tournes légèrement sur ton siège, croisant les jambes, pour lui faire bien face.

-Pour être sincère, ce n’est pas moi qui vais le plus regretter de ne pas avoir trouvé celui que je cherchais mais le principal concerné. Et mes fréquentations ne regardent que moi, c’est vrai. Mais a-t-on le choix quand on sait que je viens du même milieu qu’eux ?

Tu tournes un regard peu discret en direction des concernés qui se sont mis à chanter des chansons apprises à l’orphelinat. Tu esquisses un sourire... Avant de te baffer le front quand tu entends l’autre déclarer qu’il faudrait faire une réunion des orphelins de Renovatio, sachant que toi tu es déjà sur place. Tu vas l’étrangler ou le baffer ? Voir les deux. Les deux c’est bien. Mais comme tu as la flemme de te lever et d’utiliser ton fouet, tu restes sur place. Il aura sa correction plus tard, de toute manière, pour ce qui est de garder ta nature secrète, c’est déjà mort. Ta main glisse dans tes longs cheveux châtains, retirant ces quelques mèches qui se sont placées dans ton champ de vision, les remettant en place en un geste habituel tandis que tu pousses un verre dans sa direction, t’emparant du tien. Bon. Qu’est-ce qu’il voulait ? Que tu boives ? Si ça lui fait plaisir. Tant que tu ne franchis pas tes limites... Tu vas devoir rester prudente. Tu tends ton verre dans sa direction, un sourire provocateur accroché aux lèvres.

-Pour ce qui est de boire... Si tu veux. Cul-sec ?

Ton sourire s’élargit un peu plus tandis que tu le fixes de ton regard chocolat. Tu fais tourner la boisson alcoolisée dans ton verre quelques secondes... Puis tu vides ton propre verre, cul-sec. Celui-ci se retrouve bien vite sur le comptoir tandis que tu l’observes, tu attends qu’il t’imite. Et lorsque c’est bon, ton sourire s’élargit un peu plus. Tu te lèves alors souplement et viens te positionner derrière lui, soufflant sur sa nuque. Tes mains se posent sur ses épaules et glissent doucement sur son torse... Pourquoi agis-tu ainsi ? Tu veux essayer de le mettre mal à l’aise, tu veux comprendre pourquoi il a changé d’état d’esprit. Un instant ton regard s’arrête sur l’épée qu’il porte à la ceinture mais tu ne t’y arrêtes pas. Non, tu préfères te concentrer sur lui, jouant un peu... Tu te mordilles d’ailleurs un peu les lèvres tout en les rapprochant de son oreille droite. Tu ne fais pas attention aux bruits alentours, tu t’en fiches.

-C’est peut-être une mauvaise idée de me laisser boire, tu sais...

Ta voix n’est qu’un murmure, un souffle qui vient se déposer sur son oreille... Tu pourrais aller plus loin, mais tu sais être patiente alors tu le lâches et reviens te placer devant lui. Et tu en profites pour récupérer un nouveau verre de rhum tout en réfléchissant. Ton esprit est toujours embrouillé et ça n’ira pas en s’arrangeant si tu continues à consommer de l’alcool... Mais tant pis. Un sifflement dans ton dos, tu te retournes rapidement, tes bottes glissant rapidement sur le sol... Et tu lâches un profond soupire en remarquant que les autres lycans te font de grands signes. N’importe quoi.

-La demoiselle qu’on connait est de retour ? C’est plus la méchante capitaine ?
-C’est toujours capitaine !
-Je sais, terreur des mers. Mais tu veux pas t’amuser comme avant ? Ça manque un peu beaucoup de jolies filles qui dansent ici !


Tu lui tires la langue et te détournes, la tête haute, de cette étrange manière qui rappelle les bouderies des demoiselles de la haute société. Tu joues sur les deux niveaux sans le moindre soucis. Même s’il est vrai que tu as toujours préféré tes mauvaises manières d’enfant des rues. Et pourquoi te parle-t-il de danse ? Parce que c’est un des domaines que tu as appris, seule ou via des cours. Parce que tu as toujours joué avec les garçons avec ton corps. Mais tu ne t’amuses plus ainsi depuis déjà quatre ans... Parce que tu as bien d’autres choses à faire, parce que tu as des responsabilités et tant d’autres soucis... Hum... Peut-être que ce ne serait pas une si mauvaise idée en fait. Tu regardes ce verre qui est à nouveau entre tes mains... C’est le combientième déjà ? Tu n’as pas compté. Mais tant pis, tu l’avales quand même. Mais à petites gorgées cette fois. Pas trop ni trop vite. Tu ne dois pas perdre la tête. Boire est une mauvaise idée, tu le sais bien. Et pourtant... Tu le fais. Tant pis pour les conséquences, tu t’en es toujours sortie de toute façon. Pourquoi cette soirée serait-elle différente ? Tu ne vois pas pourquoi. Tu comptais t’asseoir quelques instants pour réfléchir mais finalement tu changes d’avis, revenant le frôler, ton souffle passant sur son visage... Tu es si près de lui... Et suffisamment loin pour t’esquiver au moindre geste de trop. Quelle carte vas-tu jouer ?

-Alors, Monsieur... Avez-vous quelque chose en tête ou faut-il improviser ?

Curieusement, tu passes dans un autre registre : le vouvoiement. Ca ne te ressemble pas, mais c’est pour voir s’il préfère cette manière de parler ou l’autre, que tu puisses t’adapter un temps. Tu n’as pas l’air bien dangereuse ainsi... Tentatrice, oui, cela ne fait aucun doute. Tu mordilles très légèrement ta lèvre inférieure, celle-ci rosissant un peu plus que d’ordinaire... Dans quoi t’embarques-tu ? Dans de nouveaux problèmes, très probablement... Malheureusement...

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Jeu 14 Mar - 20:53



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE



La remercier semblait idiot ? Pas à mes yeux. Du monde où je venais, bien loin, très loin de celui-ci, l’aide n’était pas toujours là quand on en avait besoin. J’étais, je le savais très bien, entourer de beaucoup de personne qui jouait un jeu face à moi de façon à me plaire et me complaire. Il n’y avait pas que cela, encore heureux, et d’ailleurs, mes vrais amis, c’étaient ceux que je pouvais laisser à mes côtés, Henry par exemple. Pour le reste, ce n’était que la cours, une grande mascarade pour beaucoup d’entre eux dans laquelle je jouais le rôle qu’on attendait le plus souvent de moi. C’était une bien triste vision je sais, mais était-ce un mensonge ? Depuis combien de temps n’étais-je que l’ombre de moi-même ? La mort de mon fils et ma femme ? Tourner la page, c’était ce que tout le monde me conseillait… mais même avec mon fils, fils qui disparaissait plus qu’autre chose, j’avais le sentiment d’être seul… Tsss qu’est-ce qui me prenait de penser à tout ça maintenant. Yvain, tu es en train de débloquer, il faut te ressaisir. Ce n’était pas le moment pour moi d’être faible, surtout depuis que j’avais l’intime conviction d’avoir à faire à une louve en face de moi. Heureusement, je savais me contenir, jouant surement encore à ce jeu de mascarade, mais était-ce vraiment le même ? Ce n’était plus moi que je devais cacher, enfin, pas vraiment. Certes, je n’allais pas lui dire qui j’étais, mais, j’étais surtout en train d’occulter sa nature, qui elle était vraiment… par devoir comme toujours. Oui, ça, ça n’avait pas changé.

« Je n’ai pourtant pas été très utile jusqu’à présent...»

Je souris à sa remarque peut-être trop facilement. Elle devait avoir un bien piètre opinion des hommes. Elle ne m’avait pas fait avancer, j’étais bien d’accord avec ses dires, mais elle avait eu la gentillesse, étrange peut-être, d’essayer de me répondre. Après si je devais la croire ou pas… Ce n’était pas la même question. Demander de faire confiance à une louve, à cette… espèce ? Je sais que j’étais en train de boire, mais je n’avais pas encore mon compte pour cela. Elle laissa alors échapper un rire à ma dernière remarque. Etais-je drôle ? ou pathétique ? Allez savoir comment elle me voyait après tout… et vous savez quoi ? Au fond, je m’en moquais presque. J’étais déjà en train de prendre sur moi pour ravaler cette colère qui m’habitait depuis surement trop longtemps, et après mon verre, ce fut déjà plus facile. Elle siffla alors commandant deux nouveaux verres.

« Pour être sincère, ce n’est pas moi qui vais le plus regretter de ne pas avoir trouvé celui que je cherchais mais le principal concerné. Et mes fréquentations ne regardent que moi, c’est vrai. Mais a-t-on le choix quand on sait que je viens du même milieu qu’eux ?»

Elle ne faisait que confirmer mes pensées, mais là où j’eus faux, c’est qu’en regardant en direction de ses pauvres créatures dépravé, j’appris vite qu’elle venait d’un orphelinat. Comment le savais-je ? Ce n’est pas parce que je vis dans un beau palais que je n’ai pas conscience de la vie que mène mon peuple, bien au contraire. Une fois, avec ma femme, on avait été dans ses établissements, et je me surpris moi-même, malgré le fait que mon esprit commençait à perdre un peu de son efficacité à cause de la boisson, à me rappeler de cette chanson qu’on avait entendu. Mon regard partie alors dans le vague un instant, ou deux peut-être. Ces souvenirs n’étaient pas toujours bien agréables pour moi, je devais bien l’admettre, même si ce n’était qu’en pensées et non à voix haute. Ce fut le bruit de mon verre glissa sur le comptoir jusqu’à ma main qui me ramena à la réalité. Elle était là, jambe croisées, replaçant gracieusement quelques mèches de cheveux avant de plonger son regard perçant dans le miens en levant son verre.

« Pour ce qui est de boire... Si tu veux. Cul-sec ?»

Etait-elle en train de me défier ? J’arquai un sourcil sans trop le vouloir alors que je la vis faire tourner le liquide dans le verre avant de le porter à ses lèvres et le boire d’une traite. Oui, elle était bien en train de te défier. Me croyait-elle à ce point si faible face à ce qu’elle était ? Ne lâchant pas son regard, non même sans un sourire au coin des lèvres, je vidais à mon tour mon verre d’une traite avant de venir le reposer sur le comptoir. Elle sembla alors satisfaite car son regard s’agrandit, mais ce que je ne m’attendis pas, ce fut qu’elle se lève pour venir se poster juste derrière moi, étant pour ainsi dire contre mon dos. Ses mains vinrent sur mes épaules, peut-être notre premier contact, mais elle ne s’arrêta pas là, descendant sur mon torse sans gêne. Attention jeune louve, qu’es-tu en train de chercher au juste ? Son souffle dans ma nuque, son touché… Plus d’un homme aurait surement déjà perdue les pédales, mais si cela ne me laissa étrangement pas insensible, chose pour laquelle je me maudis très rapidement au passage, je n’apparus pas spécialement déstabilisé sur le coup. Je ne la stoppai pas, mais je ne répondis pas non plus… en tout cas pour le moment. Elle pouvait me parler à l’oreille donc si elle le voulait, heureusement pour nous, l’alcool me fait moins réagir au quart de tour et m’empêcher de lui passer ma lame sous sa gorge, occultant cette colère pour laisser juste à mon être ce plaisir étrange d’apprécier ce... contact.

« C’est peut-être une mauvaise idée de me laisser boire, tu sais...»

Je ne pus réprimer un rire sur l’instant. Il était léger, vraiment léger, mais il existait qu’en même. Une mauvaise idée ? Vraiment ? Pour qui ? Moi ? Etais-je en danger ? J’en doutais. L’alcool me faisait peut-être perdre la raison, mais je doutais qu’elle veuille me tuer directement, elle l’aurait fait depuis longtemps sinon. Alors quoi ? Danger du pouvoir d’une femme sur un homme ? Dirait-elle vraiment la même chose si elle savait qui j’étais ? J’en doutais, mais pris dans u jeu accentuer par ce que je venais de boire, je la laisser revenir à sa place un instant, sans m’amuser de la voir se mordre la lèvres… Yvain, reprend toi… cela ne te ressemble pas… Elle ne quittait pas mon regard, je ne quittais pas le sien… jusqu’à ce qu’on vienne de nouveau nous interrompre.

« La demoiselle qu’on connait est de retour ? C’est plus la méchante capitaine ?»
« C’est toujours capitaine !»
« Je sais, terreur des mers. Mais tu veux pas t’amuser comme avant ? Ça manque un peu beaucoup de jolies filles qui dansent ici !»

La façon dont elle leur tira la langue me surprit sur le coup. Pour peu, je crus me trouver à la cours avec ses femmes qui sont faussement indignée. Pourtant, je doutais qu’elle appartienne à ce milieu, surtout avec ce que je venais de nouveau d’apprendre. Serait-elle pirate ? Un nouveau verre à la main, cette pensée ne vint même pas me déranger, signe qu’il allait falloir que je me calme sur la boisson. Elle avait peut-être raison enfaite, cela allait finir par devenir dangereux, mais quelle réponse pouvais-je donner à ceci : trop tard ? Je veux m’en moquer pour une fois ? l’alcool n’aide pas, je le répète, et je rebois une gorgée… Jayde finit par se lever, venant cette fois-ci en face de moi, ce regard séducteur telle la plus belle des tentatrice face à moi. Je ne perdis pas pour ma part se sourire au coin des lèvres. Si on m’avait qu’une telle chose arriverait face à une louve…

« Alors, Monsieur... Avez-vous quelque chose en tête ou faut-il improviser ?»

Son souffle sur ma peau, il me suffisait d’un geste pour capturer ses lèvres la gouter, mais un geste pour que tel le vent elle recule et me rende mon audace. La vie m’avait appris la patience, et si je risquais de perdre la raison ce soir, chose que j’ignorais encore pour le moment, je ne perdis pas ma patience. Venait-elle ne me vouvoyer ? Est-ce ma main qui frôla de peu son bras sans pour autant la toucher ? En tout cas, il fallait vraiment que je me reprenne… Je commençais déjà à ressentir les effets de l’alcool, et même si il était léger, je devais m’arrêter, même si pourtant, je bus une autre gorgée alors que l’instant de quelques secondes, mon visage c’était un peu éloigné du sien.

« Le seul plan de ma soirée semble à des lieux d’ici… et depuis tout à l’heure il semblerait que j’improvise…. »

C’était là la stricte vérité. Mon plan était de retrouver Léandre. Le bougre allait entendre parler du pays quand je le croiserais, mais si cela tournait comme à chaque fois, je parlerai surement à un mur. Pouvais-je lui en vouloir ? Non, pas vraiment… je n’avais pas été le père que j’aurais dû être, même si il me répondait le contraire. Je n’avais pas été celui que j’aurais dû être depuis l’accident non, mais l’étais-je encore plus ce soir ? J‘affichais même pas mon vraie visage, et elle en savait peut-être moins sur moi que moi sur elle. Mais cela devait rester comme ça… Reportant mon attention sur elle, je repensais alors à ce que les autres avaient dit… danser… savait-elle danser ?

« À entendre les autres parler, je me demande si vous savez danser comme ils tentent de le suggérer de façon maladroite… Après tout, ce n’est pas à la portée de tout le monde… »

Un air de défis dans mes mots ? c’était possible, mais cette nuit était de tute façon tout sauf raisonnable, alors… Allait-elle jouer le jeu et relever le défi ? Elle semblait battante et fière d’elle… mais allait-elle me le prouver ?


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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Ven 15 Mar - 17:02

Quelle étrange soirée. Rappelle-toi, tu étais là pour retrouver quelqu’un, pour régler deux-trois petites choses... Et voilà que tu es tombé sur quelqu’un d’autre, quelqu’un de tellement plus intéressant... Quelqu’un qui t’intrigue plus que de raison. C’est si étrange, si inattendu... Tu ne te laisses pas souvent distraire de ce que tu as à faire, parce que tu sais que c’est dangereux, mais ta curiosité a fréquemment le dessus sur le reste... Il faut croire que, ce soir, c’est elle qui domine ta raison. Un jeu, c’est devenu un jeu, une danse des mots. Il fait un pas, tu en fais un autre. Il te dévoile une information, tu lui en dévoiles une autre en retour. C’est ainsi que les choses tournent, c’est ainsi que tu aimes jouer. Tu veux savoir à qui tu as affaire. Seulement, ce que tu n’avais pas prévu, c’était que quelques lycans débarquent entre-temps dans le bar où vous êtes. En soi, tu n’en as pas grand chose à faire... le problème vient du fait qu’ils te connaissent et en dévoilent bien trop à propos de toi. Tu perds doucement la manche, à contre-cœur. Pire, quelque chose ne lui a pas plu dans ce qui s’est dit et tu ignores comment rattraper le tir. Après tout, comme dit précédemment, tu veux comprendre à qui tu as affaire et donc tu ne lâcheras pas l’affaire. Il faut juste qu’il soit moins réticent à parler qu’à présent... Deux solutions s’offrent à toi : le faire boire ou vraiment jouer avec lui. Il n’a pas besoin de toi pour la première solution et, de toute manière, il n’est pas idiot, il comprendrait bien rapidement ce que tu as en tête. Alors tu optes pour la seconde solution. À sa santé !

Un verre vidé cul-sec et tu le regardes, attendant qu’il t’imite. Après tout, cette idée est sienne et il est aussi hors de question que tu sois la seule à boire. C’est déjà suffisamment dangereux... Pour lui, pour toi aussi... Mais il le cherche, en un sens... N’est-ce pas un défi que tu lui lances ? Non, pas spécialement; Tu attends juste de voir s’il va, ou non, te suivre dans cette proposition qu’il t’a faite. Il finit par vider son verre cul-sec à son tour, et tu souris un peu plus. Hé bien... Les hommes sont si prévisibles... Abandonnant ton verre sur le comptoir, tu mets ton plan à exécution. Comment donc ? Oh, hé bien, tu viens tranquillement te placer derrière lui, presque contre son dos... Et tu laisses tes mains faire le reste. Passer sur ses épaules, sur son torse... Tu t’amuses tout en cherchant une faille dans cette armure qu’il te présente depuis le début... Ton souffle sur sa nuque, ta voix à son oreille... Redoutable demoiselle... Et pourtant tu ne fais pas plus non plus. Tu sais être patiente, l’heure n’est pas à faire un faux-pas, alors tu ne vas pas trop loin... Et pourtant il ne réagit pas vraiment. Il ne te repousse pas comme il ne répond pas non plus... C’est... Déstabilisant. Tu te demandes bien à quoi il peut penser... Il te rend perplexe. TU finis tout de même par le lâcher, puisque chaque chose doit être faite en son temps... Non sans avoir soufflé quelques mots à son oreille. Il trouve tes propos amusant ? Tu dis pourtant la vérité, c’est sans doute une mauvaise idée de te laisser boire. Mais pour le moment il n’a pas grand chose à craindre de toi, alors ça va.

Tu reprends ta place, sentant son regard posé sur toi. Mais sur le coup tu ne lui prêtes pas tellement attention, préférant t’emparer d’un nouveau verre de rhum. Ton esprit est embrouillé, c’est une bien mauvaise chose... Parce que quand tu es sous l’emprise de l’alcool, c’est ton instinct qui a tendance à prendre le dessus. Et sachant qu’en toi se cache une louve... C’est dangereux, non ? Oui, un peu... Mais tant pis. La voix de ton camarade t’arrache à tes pensées. T’amuser ? C’est ce que tu fais depuis que tu es arrivée, est-ce que ça ne se voit pas ? Apparemment pas... Mais pour bien lui signifier que tu ne compte pas lui faire plaisir en reprenant la danse, tu lui tires la langue et te détournes, de cette manière faussement indignée que tu as toujours associé aux personnes de la Haute. Et toi qui dis ne pas en faire partie... Non, tu es une fille des rues mais tu sais réutiliser ce que tu as appris durant ces onze années dans ce milieu lorsque ça t’arrange ou t’amuse. Tu avales donc un nouveau verre, espérant oublier la danse... Tu n’en as plus tellement l’occasion... Enfin, reviens-en à ton mystérieux interlocuteur. Oui, c’est ce que tu fais.

Tu te lèves et reviens vers lui, devant lui cette fois. Tu le frôles, ton souffle sur son visage, cette voix suave que tu prends avec le vouvoiement... Tu es... Tentatrice. Et lui sourit. Est-ce sa main qui te frôle le bras ? Il semblerait, tu ne détournes pas le regard de ses prunelles pour t’en assurer. C’est étrange que tu n’aies pas réagit au quart de tour. Peut-être parce que tu sens que, comme toi, il sait faire preuve de patience. S’il ose te toucher, tu te déroberas. Voir tu risques de lui accorder une belle gifle, mieux vaut s’abstenir, dans son intérêt bien évidemment. Il finit par reculer son visage alors que tu n’as pas bougé le moins du monde. Tu te redresses juste un peu mais c’est bien la seule chose que tu fais. Du regard, tu suis le verre qu’il porte à ses lèvres. Il boit, il boit... Peut-être vaudrait-il mieux s’arrêter ? Tu n’en dis pas un mot. Qu’il boive, il n’en sera que plus facilement transparent. À condition que tu sois encore en état de faire tes analyses... Ce n’est pas gagné. Il te répond enfin. Son seul plan de la soirée, à des lieux d’ici ? Il n’a pas eu bien de chance, c’est vrai. Et toi alors, improvises-tu depuis le début ? Hé bien... Il semblerait. Ton sourire s’élargit encore un peu plus, bien que se faisant un soupçon plus... Tendre ? Sincère ? Mystère...

-Tu t’en sors plutôt bien en improvisation alors...

Tu le penses, il s’en est plutôt bien sorti jusque là. Même s’il y a une foule de petits détails qui le trahissent à chaque instant, détails que tu n’es pas en mesure de comprendre en totalité. Tu finis par reculer afin de regagner ton siège. Ton verre est à nouveau plein, étrangement. As-tu commandé entre-temps ? Tu n’en as pas l’impression. Mais il faut croire que le barman anticipe vos commandes à tous les deux. Un verre ne doit pas rester vide. Tu sirotes doucement la boisson alcoolisée, tes joues commençant à se réchauffer petit à petit. Elles doivent rosir tout doucement... Mais tu n’as pas le temps d’y faire attention puisqu’il reprend la parole. Si tu sais danser ? Tu écarquilles les yeux, surprise qu’il choisisse ce sujet. Mais que... Douterait-il de tes capacités ? Douterait-il de toi ? Est-ce un défi qu’il vient de te lancer, de manière plus ou moins bien masquée ? C’est ainsi que tu le prends. Une flamme fait son apparition au fond de tes prunelles alors que tu te relèves, abandonnant ton verre encore à moitié plein. Une de tes mains glisse sous son menton, l’obligeant à te regarder...

-S’il faut que je te prouve que je sais danser... Soit. Mais je ne sais pas si tu es capable d’apprécier la manière dont je le fais, puisque je n’aime pas suivre de règles précises.

Là, c’est de la provocation pure et simple, non ? Oui, il semblerait... Mais tu aimes ça. Tu aimes le provoquer, tu veux le faire réagir... Peut-être y arriveras-tu de cette manière... Il n’empêche que tu n’es pas bien sûre de toi... TU n’as pas dansé depuis bien longtemps, trop longtemps. Tu as peur d’avoir perdu la main mais ce n’est pas cette crainte qui te fera reculer, au contraire ! Alors, gracieusement, tu lui lâches le menton puis va discuter un peu avec le barman, essayant de t’arranger pour avoir un peu de musique. Il ne te faut pas bien longtemps pour le convaincre de mettre un peu de la musique qu’il a en réserve. Tu ignores ce que ça va donner mais tant pis, tu as accepté le défi, tu ne reculeras plus à présent. Tes pas te mènent un peu plus loin dans le bar, les autres lycans font un peu déplacer quelques tables afin de te laisser de la place. Tu leur adresses un hochement de tête reconnaissant accompagné d’un joli petit sourire mais tu restes muette. Ton corset n’est peut-être pas idéal pour danser... Mais tant pis, tu n’as guère envie de te retrouver en simple chemise. Le foulard qui attachait tes cheveux tout à l’heure, quand tu es entrée dans ce bar, tu le noues à ton poignet droit, le laissant pendre un peu... Une de tes main glisse dans tes longs cheveux, les replaçant correctement... Tu es prête.

La musique commence, le rythme est rapide, tes mouvements sont simples, le temps que tu t’y habitues, que tu te souviennes de tes pas... Puis tu es lancée. Les yeux mi-clos, tu te déhanches un peu, juste ce qu’il faut. Tes talons frappent le sol régulièrement, tes bottes marquant certains de tes pas. Tu es en harmonie avec la musique, tu fais presque qu’un avec. Sensuelle, charmeuse dans tellement y prendre garde, tu es plus que le centre d’attention cette fois. Tu sens ces regards posés sur toi, tu sais ce qu’ils veulent... Toi. C’est du désir qui brille dans leurs yeux tandis que tu virevoltes au rythme de la guitare, soulevant partiellement ta jupe à moitié fendue sur le côté, dévoilant tes longues jambes. Tes mains suivent tes mouvement, sublimant chacun de tes mouvements... Qu’ils continuent à te désirer, il n’y a que ça que tu cherches. Mais qu’ils ne fassent que rêver, parce que tu leur resteras inaccessible. Une main te frôle, tu te dérobes agilement, un sourire espiègle accroché aux lèvres... Que fais-tu exactement ? Tu ne sais plus. Tu ne contrôles pas réellement tes mouvements, c’est instinctif... Mais ça plait à beaucoup de personnes ici, alors pourquoi arrêter ? Non, tu ne veux pas, tu ne veux plus. Des sifflements se font entendre suite à un demi-tour plus rapide que les précédents, soulevant un peu plus ta jupe. Tu souris et sautes sur une table, où tu continues à te déhancher. Ils veulent t’attraper ? Il faudrait qu’ils se lèvent bien plus tôt pour y parvenir ! De ton perchoir, tu ouvres un peu plus les yeux afin d’observer ton étrange interlocuteur. Tu lui souris, charmeuse, l’invite presque à venir d’un léger signe de la tête tandis que tes mains descendent le long de ton corps, dessinant chacune de tes courbes... Ultime provocation pour certains, ceux qui rêveraient de faire de même... Mais lorsqu’un nouveau personnage s’approche de toi, tu sautes de ta table et retombes souplement sur le sol, restant dans le rythme. Non non, on ne touche pas sans ta permission. Te faisant panthère, tu avances doucement entre eux, en frôlant la plupart, t’arrêtant quelques instants près de ton ancien camarade de l’orphelinat qui tente sa chance, posant ses mains sur tes hanches... Mais malheureusement pour lui, tu le repousses aussi. Non non, personne n’a le droit de te toucher... Personne ? Peut-être pas...

Finalement, tes pas te mènent à nouveau vers ton interlocuteur. Tu reviens lui tourner autour, l’observant... Tes doigts le frôlent sans pour autant le toucher, ton cœur bat au rythme de la musique... Et tu sourit, dans vraiment y penser. Tu es belle ainsi, jeune louve. Magnifique ! Tentatrice... Mais au moindre geste tu t’esquives, comme pour tous les autres. Jusqu’à ce, qu’au final, tes mains viennent à nouveau glisser sur son torse tandis que tu te mets sur la pointe des pieds afin d’être à sa hauteur. Tes lèvres frôles les siennes, ton souffle chaud s’y dépose... Mais surtout tu plonges dans son regard, essayant d’y déchiffrer tout ce qui peut lui traverser l’esprit... Mais comme tu ne possèdes pas ce pouvoir, tu fais semblant de lui accorder un baiser, te contentant de le frôler d’encore un peu plus près avant de t’échapper, aussi vive que la louve que tu es. Encore quelques notes puis la musique se termine, enchaînant sur une autre. Tout ton être te pousse à enchaîner tes pas de danse mais tu te fais raisonnable. On t’a demandé une danse, pas dix. Alors tu regagnes ta place sous les sifflements des hommes et récupère ton verre de rhum. Tes joues sont rouges, tu as chaud, ta tête tourne... Tu es bien plus grisée par la danse que par l’alcool ! Tu n’en perds même plus ton sourire ! Et pour essayer de te refroidir un peu, tu vides ton verre... Mauvaise idée, mais tu n’y songes pas pour le coup. D’un nouveau geste de la main, tu remets en place tes longs cheveux à présent quelque peu décoiffés avant de revenir vers l’homme qui t’intrigue depuis le début de cette soirée. Défi relevé.

-Alors ? Selon toi, est-ce que je sais danser ?

S’il te dit non, tu le gifles. Non, tu n’as pas spécialement envie de le frapper... La preuve, tu reviens le frôler... Pourquoi t’entêter à chercher la proximité ? Tu ne sais plus trop... Peut-être parce que tu en as envie, peut-être parce que... Parce que... Tu ne sais pas. Tu veux juste t’amuser un peu avec lui, même si tu ne maîtrises pas toutes tes réactions. C’est étrange... Étrange mais grisant de te dire que tu vas peut-être encore t’attirer des ennuis. Tu es là pour le boulot mais puisque l’autre n’est pas venu, tu peux bien en profiter pour te détendre, t’amuser ! En profiter un peu... Et même si tu as fini par comprendre que c’était peut-être ta nature qui le gênait, tu n’en as pas grand chose à faire. Il a des préjugés ? Tu les briseras. Tu restes là, proche de lui... À portée de main, il pourrait essayer de te capturer qu’il le voulait... Mais tu n’es pas encore d’humeur à lui laisser les commandes. Plus tard, peut-être, si tu es de bonne humeur... Qui sait ? Tout ce que tu sais, c’est qu’il y aura un plus tard... Ce que tu ignores, c’est où et jusqu’à quand se fera ce "plus tard"...

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Yvain M.S. Tudor
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Lun 25 Mar - 19:18



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE



L’improvisation… Étais-je maitre dans cet art ? Permettez-moi d’en douter, et en même temps, il était vrai que jusqu’à présent, je ne m’étais pas vraiment bruler les ailes, pas trop encore… C’était en un sens rassurant, car ne pas savoir improviser en vue de qui j’étais aurait été dangereux, et j’aurai sans doute été déchu de mon poste depuis longtemps. Cependant, à boire comme on était en train de le faire, cela n’était pas sans risque. Je le savais, et en même temps, je ne m’arrêtais pas tant que je me jugeais capable de continuer.

« Tu t’en sors plutôt bien en improvisation alors...»

Sa voix était tentatrice, son regard, son sourire aussi, et bien que nos verres furent peut-être vide à un moment, ce ne fut pas pour longtemps. Je ne prêtais même plus attention à ce genre de détail il faut dire, buvant juste plus doucement, en voyant ses joues se roser. Si l’alcool commençait à l’atteindre elle, cela voulait surement aussi traduire que c’était le cas pour moi aussi. C’était un jeu bien dangereux que je jouais là, mais comme tout homme, il m’arrivait à moi aussi d’en avoir marre des responsabilités. Surement pas au bon moment je vous l’accorde, mais à l’avoir à tourner comme ça autour de moi, me frôler, me tenter, ma raison avait bien du mal à rester éveillée. À quoi me rattacher alors pour ne pas perdre complétement pied tout de suite ? A tout ce que je pouvais, et les paroles des dépravé du fond furent mon choix. Danser… Savait-elle danser ? Au fond de moi j’étais sûr de la réponse, mais lui lancer ce défi avait comme un gout plaisant. Ma question ou mon défi comme vous volez sembla la surprendre, mais à la façon dont elle souleva mon menton, je sus que je ne serais pas déçu en ce qui concernait cette requête pour le moins sans grande importance, et pourtant si représentative du caractère qu’elle semblait avoir.

« S’il faut que je te prouve que je sais danser... Soit. Mais je ne sais pas si tu es capable d’apprécier la manière dont je le fais, puisque je n’aime pas suivre de règles précises.»

Avait-elle vraiment besoin de le préciser ? J’en doutais, car cela collait bien avec le caractère qu’elle affichait. Anti-règle… tout le contraire de moi. Oui, on semblait bien être des extrêmes opposés sur bien des niveaux, mais ce soir, allez savoir pourquoi, les opposés semblaient s’attirer. Mal ou bien, la question n’était plus là alors qu’elle attacha son foulard au poignet après avoir murmuré quelque chose à l’oreille du barman. Et tout commença… la musique certes, mais elle aussi bougeant… Décrire le spectacle ? Je n’étais pas sure de pouvoir en trouver les mots, ni comme les autres d’ailleurs, car si pour ma part je restais assis sur mon siège, eux se levèrent pour tenter leur chance. Je fus bien amuser de la voir les laisser approcher pour ensuite leur glisser entre les doigts en leur interdisant d’approcher plus. Elle me fit bien signe à un moment de la rejoindre, mais levant mon verre à sa santé, je lui fis comprendre que je n’étais pas aussi fou qu’eux. Je n’étais pas infaillible, mais je n’étais pas idiot au point de me laisser avoir de la sorte aussi facilement. Puis finalement, elle revint vers moi. Tournoyant gracieusement auprès de ma personne, elle commença par le frôler. Si mon corps tenta un geste, je ne m’en rendis pas compte, et de toute façon elle l’évita sans problème. Puis ses mains revinrent sur mon torse, créant un courant électrique en moi, animant mon cœur sans que je ne sache le maitriser. Au, je ne perdis pas mes moyens, la laissant faire, affichant se sourire au coin des lèvres alors qu’elle était radieuse. Mon regard dans le sien, une partie de mon être me dit qu’elle a l’âge d’être ma fille, mais commençant à être grisé par l’alcool, c’est à peine si je l’entends. Puis la musique s’arrête, elle refuse une nouvelle danse et elle remet ses cheveux en place. Elle esquisse un baiser sur mes lèvres, les frôlant uniquement, mêlant son souffle le mien, me faisant perdre le fil un court instant avant qu’elle ne s’éloigne… Elle finit par regagner alors sa place et retoucher a son verre de rhum, elle le vide même…

« Alors ? Selon toi, est-ce que je sais danser ?»

Répondre que non serait mentir, je me devais d’être honnête ; Elle savait danser, et mieux encore, elle savait posséder la piste, peu importe laquelle, au point qu’elle devienne reine le temps d’une danse de tout homme autour d’elle. Buvant une gorgée sans la quitter du regard alors qu’elle n’était pas si loin de moi, le lui répondit alors non sans malice.

« Je ne doutais pas de tes talents, et voir ses hommes à tes ordres était bien trop plaisant pour refuser le spectacle… »

Le choix de mes mots était voulu. Elle était capitaine, et pas que sur un bateau. Ce n’était pas fait pour l’amadouer étrangement, c’était pour moi la simple vérité, ce qui rendait d’ailleurs la chose intéressante. Nous étions deux dirigeant, mais surement pas avec les mêmes méthodes. Je savais faire profil bas le temps qu’il fallait, mais cela ne voulait pas dire non plus que je me laissais mener par le bout du nez. Tout était stratégie, et chacun avait la sienne. Je finis pour la première fois peut-être alors par me lever. Mon verre était vide et le barman était en train d’un faire glisser un en ma direction, mais je fis le choix de le stopper avant qu’il ne passe devant la demoiselle, me penchant légèrement par-dessus son épaule sans pour autant la toucher. Je n’étais pas fou, pas encore… Au passage, je vins cependant murmurer à son oreille :

« Tu inspires le désir et tu le sais… mais dit moi, jusqu’où iras-tu, jusqu’où nous autoriseras-tu à aller ? »

Cette nouvelle proximité fit que cette fois ci, ce fut mon souffle qui caressa sa peau. Son parfum m’envouta le temps d’un instinct, mon corps, mon être s’en imprégnant de façon interdite. Oui, c’était interdit… Elle était une louve, l’oubliais-je ? Il semblait bien… ou j’étais tout simplement pour une fois en train de baisser mes armes d’empereur pour laisser place à l’homme que j’avais cessé d’être depuis des années. Je regretterais surement ce changement dès demain, mais là, j’étais bien loin, très loin d’y penser. Dans son dos, ma main droite vint effleurer son bras sur sa longueur, et avant qu’elle ne réagisse, je m’écarter pour revenir sur le côté gauche, prêt de mon siège, mais restant debout pourtant, juste un peu plus près d’elle ainsi, sans pour autant être trop près afin qu’elle ne trouve un prétexte pour m’éloigner. En tout cas, je lui donnais le choix, je la laisser choisir pour le moment…

« Jusqu’où seras tu prêtes à jouer cette nuit… »

On pouvait y voir des sous-entendus, mais dans ce jeu qu’elle avait été la première à créer, prendra-t-elle peur ? Ou ira-telle plus loin ?

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Lun 25 Mar - 22:58

La danse et l’alcool ne devraient pas faire aussi bon ménage, dans ton intérêt. Bon ? C’est à discuter. Tu se laisses plus facilement aller quand tu as vidé quelques verres et c’est très certainement ce qui plait quand tu danses ainsi. Tu es belle, sauvage, désirable. Tu es une flamme incontrôlable qui ne demande qu’à devenir incendie. Seulement, si tu enflammes les regards qui se posent sur toi, tu restes toi-même plus calme. Tu ne veux pas t’embraser pour n’importe qui, il faut te mériter. Alors tu t’échappes toujours, c’est tellement plus amusant ! Et puis, tu n’appartiens à personne d’autre qu’à toi-même. Personne n’a le droit de poser ses mains sur toi sans ton autorisation, tu le rappelles, espiègle, à tous ceux qui tentent leur chance. Ta jupe se soulève à chaque mouvement un peu trop rapide, tes mains glissent le long de ton corps, dévoilant tes courbes, tes charmes. Le désir est si facile à faire naître chez les hommes, tu finirais presque par trouver ça trop facile si tu n’aimais pas sentir tous ces regards posés sur toi. Plus particulièrement quand il y en a un que tu veux captiver. Sauf que le concerné n’est pas fou, il ne bouge pas de sa place alors que tu lui fais signe. Bonne décision, il reste bien placé dans ton estime. Tu finis alors par le rejoindre, tentatrice. Tu le frôles, tu veux le voir réagir. Tu esquives pourtant le geste qu’il tente. Non non, ce n’est pas encore le bon moment. Il ne te capturera pas ainsi. Tu es aux commandes, tu n’as pas l’habitude de laisser celles-ci aux autres, ce n’est pas ce soir que ça va changer. Menant toujours la danse avec brio, tes mains se posent sur son torse. Tu sens son rythme cardiaque accélérer légèrement, tu en retiens un sourire amusé, te contentant de l’observer. Tu apprécies ce petit sourire en coin, cette retenue qu’il arrive à garder. Il est intéressant, tu ne pourras pas le nier. Mais la danse s’arrête là. Alors, déposant presque un baiser sur ses lèvres, vos souffles se mêlant un peu moins d’une seconde, tu te retire agilement, fière de toi. Tu sais que cette bataille, tu l’as remportée mais tu attends encore de découvrir à quel point.

Une main glisse dans tes cheveux, y remettant élégamment de l’ordre tandis que tu avales un nouveau verre de rhum. Tu as chaud, tu devrais cesser de boire, c’est dangereux ! Mais tu n’écoutes plus tellement ta raison, c’est la louve en toi qui a pris la place. Tu la retiens, tu lui interdis de ressortir, par habitude, mais elle reste quand même dominante. Tu le regardes avaler un nouveau verre, tu ne le quittes pas du regard et il fait de même. Et tu souris en entendant sa réponse. Ces hommes à tes ordres... Tu les mènes par le bout du nez, à chaque fois. Par tes charmes, parfois, comme ce soir. Par ton fouet et ton tempérament la plupart du temps. Tu apprécies ses paroles et hoches simplement la tête. Spectacle plaisant. Tu es bel et bien parvenue à faire ton effet sur lui aussi, et c’est là ce qui te plait le plus. Après tout, n’a-t-il pas des préjugés sur les tiens ? C’est ce que tu penses, alors obtenir un bon résultat est toujours plaisant. Mais pourquoi restes-tu à sourire ? Tu n’as pas l’impression qu’il cherche à te flatter ou quoi que ce soit d’autre. Tu le sens sincère et c’est ce qui te fait détourner le regard, non, te détourner complètement pour revenir au comptoir observer quelques instants le nouveau verre qui se trouve entre tes mains. Tu avales une unique gorgée, lentement, avant de lui accorder à nouveau toute ton attention.

-Je suis ravie que ça t’ait plu. Voilà un moment que je ne m’étais pas amusée comme ça, je dois avouer... Ça fait du bien !

Oui, un moment... Plusieurs années. Enfin, c’est légèrement exagéré mais tu t’accordes si rarement ce genre de pause... Dans ton regard brille une petite lueur de remerciement. Danser était une de tes passions à une époque, ou en tout cas ce qui te permettait de t’amuser avec les autres sans risquer de prendre des coups. Alors, que comptes-tu faire à présent ? La partie est bien entamée, tu as joué ta reine mais ce n’est pas encore un échec au roi. Il va falloir que tu restes sur tes gardes. Enfin, si tu en es capable. Il se rapproche de toi, tu ne fais absolument plus attention au verre entre tes mains. Il n’y a que lui qui parvienne à capter ton attention. Lui et le bruit du verre qui glisse sur le comptoir, avant d’être brusquement stoppé avant de passer devant toi. Il se penche sur toi sans pour autant te toucher. C’est bien. Tu ne bouges pas, un léger sourire en coin, attendant de voir ce qu’il compte faire. Sa voix murmure doucement à ton oreille et tes yeux pétillent tandis que tu retiens un léger frisson... Son souffle sur la peau de tes épaules laissées nues provoque une bien étrange réaction... Ou alors sont-ce ces paroles qu’il vient d’avoir ? Cette question qu’il vient de poser ? Tu l’observes, droit dans les yeux. Jusqu’où aller ? Jusqu’où vous autoriser à aller ? Serait-il donc en train de craquer un peu plus que ce que tu pensais ? Non, tu notes encore cette retenue dans ses manières, dans cette façon dont il parle. In est intéressant, cet homme. Captivant, passionnant. Il te plait. Même si une petite voix dans ta tête te dit que tu risques de t’attirer bien des ennuis, tu ne l’écoutes qu’à peine.

Ses doigts frôlent ton bras et cette fois tu frissonnes. Tu le ferais volontiers bouger mais il s’éclipse avant. Pas juste, tu n’as pas encore eu l’occasion de le ramener à sa place. Il est trop loin pour que tu puisses lui demander de reculer, sauf en faisant preuve de mauvaise fois, et terriblement près à la fois. Intéressant. Même, plus qu’intéressant. Le sourire qui vient alors étirer tes lèvres est... Amusé ? Tentateur ? Carnassier ? Un mélange des trois sûrement. Tu ne bouges pas encore, pas tout de suite. Tu préfères l’observer sous toutes les coutures, attendant le bon moment pour agir, attendant qu’il reprenne encore une fois la parole... Jusqu’où es-tu prête à aller cette nuit... Tu ris légèrement avant de vider ton verre, cul-sec. Ta tête tourne mais tu n’y prends pas garde. Il te tente, il te met au défi avec ses sous-entendus. Il ne faut pas jouer au loup avec toi, tu gagnes toujours. Tu reviens alors juste devant lui, éliminant presque toute distance entre vous. Presque. Tu n’as pas peur de te brûler, au contraire, quand tu le fais, c’est avec plaisir, voir avec passion. Tes mains reviennent sur son torse alors que tes lèvres frôlent de nouveau les siennes, si tentatrices... Vos souffles se mêlent, tu fermes les yeux un instant, laissant tes autres sens prendre le dessus... Ton cœur bat plus vite que d’ordinaire en sentant le sien sous tes mains, son odeur t’intrigue... Une de tes mains remonte doucement, lentement, jusqu’à se placer sur sa nuque... Sa peau est chaude sous tes doigts, bien qu’elle te paresse plus fraîche que la tienne. Tu rouvres alors les yeux, plongeant ton regard dans le sien... On dirait que tu vas l’embrasser... Et pourtant...

-Te rends-tu compte que tu viens d’oublier le vouvoiement ? Qu’est-ce que je dois en déduire ? Que, comme tu le dis si bien, le fait que j’inspire le désir ne te laisse pas indifférent ? Il ne faut pas jouer avec un loup, parce qu’on devient bien vite la proie... Je devrais te renvoyer tes question...

Tu as envie de lui rappeler ces risques qu'il prend, ces préjugés que tu as senti en lui... Plus ou moins consciemment, tu songes toujours à les lui faire oublier... Sur ce, tu le repousses fermement, t’éloignant tel un feu follet. Mais tu reviens bien vite, te plaçant derrière lui, à nouveau. Tes mains remontent le long de ses bras. Tu ne te contentes plus de le frôler, c’est véritablement sur son manteau que tes doigts glissent. Ils remontent lentement, venant s’arrêter sur son cou une petite seconde avant de redescendre le long de ses côtes... Puis de passer sur son ventre. Une nouvelle étape de franchie. Pense-t-il que tu n’iras pas plus loin ? Il se trompe lourdement. Ton sourire se fait amusé alors que tu te concentres sur lui, à l’affut de la plus petite réaction de sa part. Tu souffles à nouveau sur sa nuque, t’amusant follement. Même si son odeur t’enivre, doucement, lentement.

-J’irai aussi loin que nécessaire mais ça dépend de ce que toi, tu as en tête... Et de ce que je serai d’humeur à t’accorder. Alors, vu que tu me questionnes, que tu me mets au défi aussi... C’est plutôt à toi de me dire... Jusqu’où es-tu prêt à jouer, cette nuit ?

Il va craquer. Tu le sens, il va craquer. Même si tu ne fais guère plus attention à ton projet de le faire aller au-delà de ses préjugés. La louve en toi a choisi : elle le veut. Il lui plait, il n’y échappera pas. Tu as beau savoir que c’est une bêtise, tu lâches petit à petit la bride à cause de l’alcool. Jusqu’où est-il prêt à aller... Jusqu’au même point que toi, tu l’espères, bien que tu n’aies plus totalement conscience de tout ce que tu peux faire... En effet, tes lèvres finissent par venir se déposer sur sa nuque, une petite seconde. Sa peau semble être très légèrement sucrée... Tu en as oublié le bar, il est le seul à réellement avoir de l’intérêt pour toi ce soir. Tu n’as pas encore percé tous ses secrets, tu veux y parvenir. Cet objectif te reste en tête. Puis tu te retires, lentement, le relâchant complètement. Sauf que tu ne reviens pas devant lui, cette fois. Non, tu attends qu’il se retourne de lui-même. Ce n’est pas toujours à toi de te déplacer, c’est aussi à lui. S’il veut obtenir quelque chose de toi... Il est peut-être temps pour lui de faire un pas vers toi. S’il sait s’y prendre, tu le laisseras faire. Mais seulement s’il sait s’y prendre. Il ne faut pas être brusque, il faut être doux, lent. C’est ainsi qu’on apprivoise les animaux sauvages : en y allant doucement, avec patience. C’est ce qu’il faut faire avec toi. Et il est en passe d’y parvenir, mine de rien...

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Ven 29 Mar - 19:08



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE



Elle était belle… Ce n’était pas de la flatterie, ni juste pour lui plaire, ce n’était que simple vérité, et elle devait bien le savoir. Oui, elle devait le savoir, et elle était capable d’en jouer avec une aisance déconcertante, notamment en dansant. La façon dont elle tournait sur elle-même, sa jupe se soulevant et dévoilant ses jambes fines, jusqu’à la façon qu’elle avait de se recoiffer en passant ses doigts dans ses cheveux. C’était comme si rien n’était laissé au hasard, et j’avais l’intime conviction que c’était bel et bien tout sauf du hasard. Mon expérience, mes années en tant qu’empereur… Cela n’était pas sans agir sur moi, soyons honnête, et même si au fil du temps je n’étais peut-être pas devenu l’homme qu’on avait escompté de moi, je restais néanmoins un homme… faiblesse qui me serait peut-être fatale ce soir…

« Je suis ravie que ça t’ait plu. Voilà un moment que je ne m’étais pas amusée comme ça, je dois avouer... Ça fait du bien !»

Son regard… Cette étincelle de remerciement qui brillait dedans, et un sourire vint à mes lèvres. Oui, mes paroles étaient vraie jeune louve… C’est étrange, le penser réellement, penser ce qu’elle était… c’était comme si la part de moi qui détestait sa nature était en train de s’effacer… Quelle part ? L’empereur ? L’homme ? Une autre ? En tout cas, ce fut l’homme qui se levant, vint juste derrière elle, feignant le prétexte de rattraper son verre. Mon souffle sur sa peau, son parfum… Sentir se léger frisson s’échapper de son être était plaisant, et ce plaisir allait peut-être finir par me détruire, mais cela, j’étais bien loin de m’en rendre compte. Si elle voulut m’écarter, je ne lui en laissais pas le temps dans tous les cas, bougeant de nouveau, venant entre nos deux tabourets… plus près, mais aussi plus loin à la fois… le sourire qui en découla de ses lèvres était tellement de choses alors à la fois qu’il était difficile de le décrire, mais je ne pouvais cependant loupé cette pointe de tentation qui s’en dégager. La tentation d’une nuit, la tentation de gouter ses lèvres, la tentation d’une folie…

À mes dernières paroles, elle émit un rire envouteur avant de venir se lever… je n’avais pour mon cas pas regagné ma place… Nos verres étaient de nouveau vide, et le reste, en dehors ses instincts qui allaient nous éveiller, n’avait aucune importance. Dès que ses mains retrouvèrent leurs places sur mon torse, mon sang monta en température, battant dans mes tempes, signe de la réaction purement physique de ce jeu bien trop plaisant pour être arrêter. Mêle ton souffle au mien jeune louve, prouve moi que j’ai eu tort… je sais, je ne suis peut-être plus lucide, je suis en train de jouer avec le feu, je vais me bruler, mais j’adore ça… je ne suis plus l’homme aux responsabilités, je suis l’homme et uniquement l’homme… Alors remonte tes mains jusqu’à la peau de mon cou, fait moi partager cette chaleur infime là où mon cœur ne trouve plus de raison.

« Te rends-tu compte que tu viens d’oublier le vouvoiement ? Qu’est-ce que je dois en déduire ? Que, comme tu le dis si bien, le fait que j’inspire le désir ne te laisse pas indifférent ? Il ne faut pas jouer avec un loup, parce qu’on devient bien vite la proie... Je devrais te renvoyer tes question...»

La voir s’éloigner aussi rapidement était presque frustrant, et pourtant, je n’en affichais rien. Le jeu que nous étions en train de jouer impliquait ces règles, et la preuve, elle revint juste derrière moi après… J’avais perdu mon vouvoiement ? Oui, c’était vrai, mais l’homme en lui-même en avait-il besoin ? Ne pas jouer avec un loup ? Oh, je le savais très bien, et en même temps, à cet instant précis, je faisais le choix de ne plus savoir. Il aurait fallu que je sois aveugle pour ne pas être affecté par le désire qu’elle dégager, et même aveugle, ça n’aurait rien changé, car ses mains sur mes bras, remontant le long de ceux-ci, se charger des autres sens de mon être. Elle s’arrêta au niveau de ma nuque, non sans provoquer ce léger frisson sur mon corps, voire peut-être pas si léger que ça, mais faible comparer à ce qui allait surement suivre. Descendant sur mes côtes, ses mains vinrent sur mon ventre alors que son souffle se posa sur ma nuque, me faisant fermant les yeux un instant. Mais ce ne fut rien comparer à quand elle continua son chemin…

« J’irai aussi loin que nécessaire mais ça dépend de ce que toi, tu as en tête... Et de ce que je serai d’humeur à t’accorder. Alors, vu que tu me questionnes, que tu me mets au défi aussi... C’est plutôt à toi de me dire... Jusqu’où es-tu prêt à jouer, cette nuit ?»

Je ne bougeais pas, mais mon corps tout entier bruler de désir pour cette louve qui ne manquait pas d’audace. Elle était prête à aller aussi loin que nécessaire… Le message n’était-il pas assez claire ? Et moi ? Jusqu’où étais-je prêt à aller ? Les battements de mon corps, la chaleur de mon corps, la chaleur du sien, son parfum… jusqu’à cet infime baiser qu’elle déposa dans mon cou… Rien ne faisait que j’aie envie de me stopper là, rien n’était fait pour que je veuille lui dire au revoir et l’abandonne afin de retourner dans mon monde solitaire de froideur et d’obscurité. Non, je ne voulais pas redevenir l’empereur Tudor pour le moment, je n’en avais pas envie. Je voulais la découvrir elle, la laisser peut-être me découvrir aussi, même si en pensant cela, mon esprit était loin d’inclure la partie souveraineté. Oubliais-je que le collier que je portais masquait ma véritable identité ? Possible… Elle finit par s’écarter de moi, elle arrêta de toucher mon corps, de l’enflammer, et ce manque fit tout de suite son apparition, un manque pouvant rendre fou n’importe quel homme le temps d’une nuit comme celle-ci. Me retournant lentement vers elle, vit-elle cette lueur dans mon regard ? Elle savait l’effet qu’elle me faisait, je pensais deviner celui que j’avais sur elle. Un pas, un seul pas vers elle et je ne la touchais pas, je la frôlais… Gardant cette infime barrière entre nous deux, je me contentais juste de lui donner cette aperçue d’un contact souhaité et désiré ardemment. La mettre au défi ? Oui, mais moi aussi de la même façon… au défi de céder à un instinct plus que primaire mais tellement délectable. Oubliais-je où on était ? Il allait falloir peut-être trouver un endroit plus intime si on voulait continuer ce jeu de pure folie… Ma main frôla un court instant sa hanche, remontant vers son bras, mais ne faisant que créer un fin courant électrique entre les quelques millimètres qui séparait nos deux êtres. M’approchant de son visage, je déviais pourtant pour juste m’approcher de son oreille une nouvelle fois.

« J’irai peut-être là où tu me conduiras… »

Son parfum m’envoutait, le mien s’y mêler, alors que remontant en douceur le long de son bras, je frôlais également aux passages ses côtes non loin, dessinant sans réellement le faire ses formes que j’aspirais à pouvoir caresser. Mais patience… Oui, je savais être d’une grande patience, c’était peut-être une de mes plus grandes vertus. Pourtant, sans la toucher, je laisser mon souffle descendre dans sa nuque, la caressant de ce souffle chaud et légèrement saccadé peut-être. La proximité que j’avais alors avec créait une tension palpable mais oh combien agréable. Avant qu’elle ne bouge, je fis le tour d’elle, ne touchant pour ainsi dire pas à la distance nous séparant, frôlant son corps au passage du bout des doigts, jusqu’à ce que je sois derrière elle, à l’oreille opposée où, non sans passer par sa nuque avant, je vins près de son oreille pour lui murmurer à nouveau :

« Reste à savoir où tu es prête à m’emmener… »

Mon corps ressentait de plus en plus se besoin de la toucher, de céder à ce désir qui allait me faire perdre la raison. Toucher, caresser son ventre là où je n’avais fait que le frôler en la contournant, gouter sa peau de mes lèvres, sans parler de ses lèvres à elle, sentir sa peau contre la mienne, ressentir nos frissons se mêler dans un monde où la réalité n’existerait alors plus le temps de quelques instants… ma deuxième frôla sa hanche, ne la toucha pas, veillant à ce qu’elle ne s’écarte pas non plus.

« Dis-moi où, et si tu le souhaites, je pourrais peut-être te suivre… »

Ces derniers mots, je les avais dit sur sa peau, entre sa nuque et son épaule dénudée, me retenant de ne pas l’embrasser…

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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Ven 5 Avr - 15:30

Lui tourner autour, le frôler, le toucher... Tu es tentatrice, jeune louve. Tu vois bien quel effet tu as sur lui et tu en joues un peu plus à chaque instant. Tu ne contrôles plus tellement tes faits et gestes. L’alcool embrouille ton esprit et si tu es encore suffisamment lucide pour museler la louve en toi, celle-ci est éveillée et te suggère des choses que tu as bien du mal à ne pas faire. Elle le veut. Ou est-ce toi qui le veux ? Tu ne sais plus, tout se confond dans ton esprit. Peut-être es-tu, pour une fois, parfaitement en accord avec l’animal qui reste tapissé en toi. Sans doute. Mais comme elle est bien plus sauvage que toi, tu te contiens. Tu restes patiente, tu veux qu’il craque avant toi. Tu le mets au défi tout comme tu te mets toi-même en danger. Ce jeu dans lequel vous vous plongez est dangereux, tu le sais bien. Il y a des choses que tu ne devrais pas faire, il y a des règles que tu devrais suivre. Mais tu les as déjà oubliées... Tout ce qui compte à tes yeux, pour l’heure, c’est lui. Lui et ce regard qu’il pose sur toi, lui et la chaleur de son corps, lui et le rythme rapide de son cœur... Lui et son odeur, vos souffles se mêlant quelques instants à ton initiative... Lui et ce frisson que tes doigts sur sa nuque lui arrachent... Lui et sa peau au goût étrangement sucré... C’est si étrange... Ce genre de comportement, ce n’est pas toi, habituellement. Tu es volontiers tentatrice mais tu ne cherches que très peu à aller plus loin. Tout devrait toujours rester au stade du jeu. Là il y a autre chose, parce qu’il n’est pas qu’un divertissement. Il est une énigme qui te résiste. Plus pour longtemps, apparemment...

Toi, tu es prête à aller aussi loin que nécessaire. Tu le lui as avoué, tu ne veux pas que ce jeu entre vous prenne fin. Tu le veux. Non, tu ne te rends pas complètement compte de l’ampleur de ces quelques simples mots. Tu sais que c’est une erreur mais pour le moment tu n’y prêtes pas attention. Le seul qui importe ce soir, c’est lui. Tu t’es écartée, tu l’as lâché, à contre-cœur. Mais chaque geste a sa signification. Tu veux qu’il se retourne, tu veux qu’il agisse un peu. Est-il capable de t’apprivoiser ? Sans doute... Il semblerait que, à force de patience, il y parvienne, lentement mais sûrement. Comment expliquer autrement cette manière dont tu le traites ? Tu n’en sais rien et, à vrai dire, tu ne veux même pas savoir. C’est ainsi, point. Tu l’observes se retourner, lentement. Un instant, ton regard capte le sien. Tu aimes ce que tu y vois, tu sais qu’il craque petit à petit. Qu’il ose un pas, qu’il ose un geste. C’est ce qu’il fait, un pas, un seul vers toi. Il te frôle sans jamais te toucher et ces quelques millimètres qui vous séparent te semblent un peu trop à présent même si tu tentes de le masquer. Ce contact qu’il te fait miroiter, tu le désires. Il te tente à son tour, visiblement... Tu aimerais pouvoir lui résister mais tu ne t’en sens pas capable... Sa main frôlant ta hanche t’arrache d’ailleurs un léger frisson, comme pour te prouver que tes défenses disparaissent. Il est trop sage, c’en devient frustrant... Son cœur bat trop vite, trop fort, d’autant plus qu’il se rapproche de ton visage... Mais tu sens qu’il ne fera rien, comme il te le confirme. Dommage... Mais ses paroles te font sourire. Il ira peut-être là où tu le conduiras ? Cette flamme de désir au fond de ses prunelles gagne un peu plus en puissance... Tu ne lui résisteras pas. Son visage si proche du tien, son odeur t’attirant irrésistiblement... Et pourtant tu fais preuve de toute ta volonté pour ne pas bouger. Pas encore, ce n’est pas le bon moment... C’est bien dur de lui résister, mais le jeu en vaut la chandelle...

Ses mains te frôlent encore et toujours, tu as envie de bouger, de sentir ses doigts sur ta peau mais tu lui résistes, encore un peu. Tu laisses son souffle sur ta nuque t’arracher un nouveau frisson tandis que tu fermes les yeux. Son souffle est chaud et saccadé, comme le tien. Il est passé derrière toi, tu ne te retournes pas. Tes sens sont en éveil pour ne rien louper de ce qu’il fait. Il te tente, il t’énerve, il t’attire. Te mordillant la lèvre, tu écoutes ces mots qu’il souffle à ton oreille. Où es-tu prêtes à l’emmener ? Quelque part où vous seriez à l’abri des regards, quelque part où vous pourriez profiter d’un peu d’intimité pour continuer votre petit jeu. Tu veux céder à tes envies, tu veux céder à ce désir qui te fait perdre ta lucidité, petit à petit. Tu veux lui céder, pour lui, pour cette nuit. Au diable tes principes, au diable tes préjugés sur les hommes. Tu veux te lâcher, pour une fois. Avec cet homme dont tu ignores quasiment tout mais qui te promet déjà tant de choses... Une dernière fois, ses mots viennent se déposer sur ta peau. Un nouveau frisson t’échappe. Il est si... Si... Tu ne trouves même pas quel qualificatif employer, c’est pour dire.

Les positions sont à présent inversées. Il est derrière toi, alors tu fais ce que tu lui as demandé de faire quelques instants plus tôt : tu te retournes. Lentement. Rouvrant les yeux en même temps. Ton regard plonge alors avec délice dans le sien. Est-il capable de lire tout ce qui brille au fond de ton regard ? Du désir, une envie de jouer, une touche d’amusement, une autre de bien-être... Et tant d’autres choses qui te consument, qui te font perdre la tête. Les mains dans le dos, tu te colles à lui sans la moindre pudeur. Légèrement sur la pointe des pieds, tu reviens frôler ses lèvres, ta poitrine contre son torse. Tu hésites. Dois-tu craquer ici et maintenant ? Peux-tu te permettre de craquer dès à présent ? Tu ne sais pas encore. Le plus sage serait de t’abstenir et de rentrer. Seulement, tu ne sais pas ce que c’est qu’être sage. Tu ne l’as jamais su et ce n’est très certainement pas ce soir que tu vas apprendre à l’être. Alors, que comptes-tu faire ? Lui céder, leur céder ? Leur ? Oui, à lui mais aussi à la louve en toi... Une de tes mains vient lentement glisser sur sa nuque, à la base de ses cheveux tandis que tes lèvres se rapprochent toujours plus des siennes... Tu veux céder. Tu vas céder. Mais pas de la manière dont il voudrait. Une étincelle de malice fait son apparition au fond de ton regard et tu lui voles un baiser. C’est brûlant de passion mais si rapide qu’il n’a pas le temps d’en profiter. Toi non plus d’ailleurs, même si, après t’être rapidement reculée de quelques pas, tu passes instinctivement ta langue sur tes lèvres. Le goût des siennes y est encore un peu accroché... Mais ce n’était qu’un avant-goût de ce que tu peux lui offrir. Tu peux lui offrir bien plus, tu veux lui offrir bien plus. Tu as envie d’aller plus loin. Bien plus loin. À deux pas de lui, tu lui adresse un sourire charmeur, tentateur et espiègle, le tout à la fois. Puis tu reviens souffler quelques mots à son oreille...

-Pas ici. Pas maintenant. Mais... Et si tu m’accompagnais ? Ailleurs, là où on pourrait être plus... Tranquilles ? Pas que la foule me perturbe mais...

Tu laisses ta phrase en suspens. As-tu réellement besoin de la finir ? C’est évident que tu préfèrerais être en tête à tête avec lui. Lui aussi, tu penses. Alors en fait, tu ne lui laisses pas tellement le choix. Le foulard que tu avais noué à ton poignet, tu le défais afin de le replacer dans tes cheveux, les maintenant relativement en ordre. Tu vas retourner dans le froid ? Hum... Hé bien oui, il semblerait. Tu lui fais donc signe de te suivre puis tu prends le chemin de la sortie après avoir payé le barman, emportant avec toi une bouteille de rhum. Pas forcément pour toi d’ailleurs, tu ne sais pas trop pourquoi tu emmènes une telle chose. Bref, tu passes les portes et le froid mordant de ce mois de février t’arrache un frisson. Quelle idée d’être aussi peu vêtue aussi... Enfin, tu ne te plains pas, ton corps est bouillant alors tu sens moins les basses températures. Tu connais peu ces rues mais tu as toujours quelques repères. C’est donc d’un pas sûr que tu t’enfonces dans les ruelles, te retournant fréquemment vers lui, t’assurant que tu ne le perds pas. À droite, à gauche, encore à gauche puis à droite... Tes pas vous mènent à une petite auberge, quelques rues plus loin. Tu pousses la porte et le laisses entrer, souriant... Avant d’aller t’arranger avec le patron pour obtenir les clés d’une chambre. Double. Curieusement, tu as l’impression de lui faire peur. Pourtant, tu n’es pas agressive... Étrange. Enfin, tu n’y prêtes guère attention sur l’instant puisque tu préfères revenir vers cet homme qui t’intrigue tant, cet homme que tu as entraîné jusque là. Tes mains retrouvent leur place sur son torse, tu viens lui sourire, espiègle, tentatrice... Tu sensiblement, tu l’attires vers les escaliers... Compte-t-il réellement aller jusqu’où tu le désires ? Compte-t-il aller aussi loin que cela ? Tu veux savoir... Alors, comme un dernier défi, ton souffle vient se mêler au sien...

-Que veux-tu faire à présent ? Reculer ?

Ta voix est douce, suave. Tu as toutes les peines du monde à ne pas l’embrasser... Tu ne tiens plus, tu veux sentir ses doigts sur sa peau, ses lèvres sur les tiennes, tu veux sentir vos frissons à l’unisson, tu veux oublier le reste, le temps d’une nuit... Qu’il n’y ait que lui... Mais encore une fois, tu patientes. Chaque chose en son temps. Tu ne fais que le tenter un peu plus, tes lèvres à tout juste une petit millimètre des siennes... Qu’il craque, tu ne demandes rien de plus pour le moment...
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Mar 23 Avr - 10:57



A CHERCHER ET TROUVER QUELQU’UN D’AUTRE



Dans ce jeu non sans danger, où nous mènera donc cette dance endiablée qui suscite en nous des envies qui n’avaient pas lieu d’être ? On allait se bruler, c’était comme sure et certain, et pourtant le fait de le savoir rendait ce recul encore plus difficile, voir impossible. L’alcool n’avait était qu’un faible déclencheur face à tout le reste, soyons honnête. Elle était belle, elle était désirable, elle était tentatrice… et elle le savait. Mon corps semblait ressentir la façon dont bruler le sien de ce désir dévastateur et réciproquement. Pourtant, dans cette douce torture, je ne cédais pas, pas assez… Je voulais pourtant caresser sa peau, la gouter de mes lèvres, mais je ne la touchais pas, m’imprégnant des frissons de son corps comme s’ils étaient miens. Tout le reste n’existait plus depuis longtemps… Yvain, il faut te reprendre… tu ne peux pas, pas avec elle, ni aucune autre… Je devenais surement fou, me perdant, créant ma perte oui pour cette jeune femme que je n’aurai jamais dû approcher. Mais avais-je envie d’être raisonnable ? Je l’ai déjà dit et je le redis, le souverain raisonnable était bien loin depuis un moment déjà… Tout était de sa faute… S’il n’avait pas joué les chevaliers servants, il serait surement en train de chercher son idiot de fils fugueur…

Que c’était dur… que c’était dur de ne pas céder à l’envie d’aller plus loin, là, maintenant, tout de suite… Je ne voulais que ça… Il suffisait surement de voir mon regard d’ailleurs pour le deviner à moins d’écouter aussi mon rythme cardiaque qui était tout sauf calme… Mais ce n’était pas moi qui décidé... non, ce soir, je n’étais pas le dominant, pas pour le moment… Où m’emmènera-t-elle ? Que fera-t-elle de moi ? Des questions dont je voulais les réponses, mais pas les entendre… Non, je voulais les vivre… Simplement les vivre… Peut-être se jouait-elle de moi... Elle allait peut-être partir comme ça en me laissant tel un affamé, mais pourtant, ses réactions étaient loin de me laisser penser une telle chose. Elle sentait bon, elle semblait avoir une peau si douce que pour le moment je n’avais encore touché réellement… Puis ? Elle se retourna…

Elle avait les yeux fermés, mais elle les ouvrit lentement, et ce que j’y vis me coupa presque le souffle. Du désir, du bien être, de l’amusement, une envie de jouer… Si je n’avais pas compris qu’elle était une louve, j’aurai pu croire qu’elle était une sorcière, car j’étais complètement envouter ce soir. Elle vint alors se coller à moi, supprimant cette distance entre nos corps au grand plaisir du mien, frôlant mes lèvres des siennes à m’en faire perdre la raison si j’en avais encore un peu… je voulais qu’elle m’embrasse, je voulais qu’elle cesse cette torture de désir et cède à cette envie complètement folle. Sa main vint sur ma nuque, m’arrachant un frisson qui passa à travers mes lèvres entre-ouvertes… jusqu’à cette sensation de frustration quand elle me vola un baiser passionné. Trop court… ce fut à peine s’y j’eu le gout de ses lèvres sur les miennes… elle se recula, passa sa langue sur les lèvres, et me captura pour la nuit…

« Pas ici. Pas maintenant. Mais... Et si tu m’accompagnais ? Ailleurs, là où on pourrait être plus... Tranquilles ? Pas que la foule me perturbe mais...»

C’était comme si elle était toujours à murmurer ces mots à mon oreille alors que j’étais en train de la suivre dans les ruelles sombre de Spé, plus silencieux que jamais. Je n’étais pas non plus un grand bavard, il faut bien l’admettre. Où allions-nous ? Je n’en avais aucune idée, je a suivais juste, la désirant corps et âmes, me consumant pour ce regard qu’elle avait, pour l’envie de son corps contre le mien, pour gouter sa peau et ses baisers… Elle s’assura plusieurs fois en chemin que j’étais toujours là, jusqu’à ce qu’on arrive dans une petite auberge. Me laissant entrer, elle alla récupérer une clé de chambre avant de revenir vers moi et poser ses mains sur mon torse. Ca m’avait manqué… C’était complètement fou… Elle m’attira en douceurs vers l’escalier, mon regard perdu dans le sien avant de finir par venir mêler son souffle de nouveau au mien.

« Que veux-tu faire à présent ? Reculer ?»

Suave… Douce... Tentatrice… Fille de la lune, u me possèdes déjà, ne l’as tu pas compris? Tes lèvres frôlant les miennes, les miennes voulant les posséder, mon bras venant encercler ta taille fine sans la toucher, pas encore… Pouvais-je vraiment continuer à résister ? Est-ce que je le voulais ? Non, je ne voulais plus résister…

« Je ne serais pas là si j’avais voulu reculer…»

Cédant, m’abandonnant à la folie de deux corps, mes lèvres vinrent donc sur les siennes pour vraiment les embrasser pour la première fois. Un mélange de frustrations, de désir, d’envie… Mon bras entoura sa taille, la rapprochant contre moi, deux pas, et elle fut contre le mur derrière elle alors que mon autre main vint sur son corps, enfin… Tout mon être, n souffle, les battements de mon cœur n’était alors que pure désordre. Remontant le long de son bras, descendant mes lèvres dans son coup, ma main libéra ses cheveux de son foulard avant que je ne vienne murmurer à son oreille.

« Je refuse de te quitter ce soir…»

Est-ce moi qui inversa les rôles où elle ? Je ne savais pu, je ne réfléchissais pu, mais l’embrassant à nouveau, jouant avec ses lèvres, mon dos se retrouva contre le mur… De toute façon, c’était elle qui connaissait ces lieux, c’était elle qui détenait les clés de cette nuit…

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Jayde L.Y. Lunan
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MessageSujet: Re: A chercher et trouver quelqu'un d'autre ||pv Jayde||   Sam 1 Juin - 20:10

Finalement, tu es en train de perdre la tête. Ne t’en rends-tu pas compte, jeune louve ? Pourtant il semblerait que si, que tu le saches. Et pourtant tu as fait le choix de ne plus savoir. Tu as choisi de te laisser dominer par tes émotions, par ce désir que tu as pour lui. Tu le veux. Vous le voulez ? Tu as du mal à faire la différence entre ce que toi, tu souhaites et ce que la louve en toi te pousse à faire. Tant pis, tant mieux. Au moins, les questions et cette culpabilité qui viendra t’étreindre plus tard te laissent tranquille pour le moment. Tu n’y songes même pas, tu veux juste profiter de l’instant présent. Et c’est pour cette raison que tu l’as finalement amené loin du bar, dans cette auberge. Pour cette raison que, à présent, tes mains sont sur son torse, que tu l’entraînes jusqu’aux escaliers, ton souffle se mêlant au sien... Que veut-il faire, ce soir ? Reculer ? Non. Sa réponse, tu la vois dans son regard, tu la devines dans cette manière dont son souffle est irrégulier, tous comme les battements de son cœur sous tes doigts. Son bras qui passe autour de ta taille... Non, il ne partira pas. Si tu n’étais pas aussi prise à dans le tourment de l’alcool, de ces sensations qu’il réveille en toi, tu aurais très bien pu l’abandonner là. Mais non. C’est une faveur que tu lui accordes mais il ne s’en rend très certainement pas compte...

Finalement, tu obtiens sa réponse. Avait-il réellement besoin de la formuler ? Vos lèvres se rejoignant en un baiser mêlant envie, désir et amusement de ta part aurait largement suffit. Tu fermes les yeux, répondant à son baiser, le laissant alors t’attirer contre lui, jusqu’à sentir ton dos heurter un mur. Intéressant... Et cette main qui vient parcourir ton corps, son souffle, ses lèvres qui descendent dans ton cou... Tout cela ne peut que t’arracher quelques francs frissons. Ton rythme respiratoire s’accélère sensiblement, de même que celui des battements de ton cœur. Ta main libre glisse dans ses cheveux, tirant très légèrement dessus alors qu’il retire ce foulard qui retenait ta longue chevelure... Résultat, celle-ci retombe en cascade sur tes épaules dénudées, ce qui n’a pas l’air de le gêner plus que cela. En effet, quelques instants plus tard il quitte ton cou pour remonter. Tu as bien du mal à retenir une légère protestation, mais tu te tais, souriant franchement lorsque ses paroles se glissent dans ton oreille. Il refuse de te quitter... Tu rouvres les yeux un court instant, juste le temps de l’observer un peu, avant que vos lèvres ne se scellent à nouveau. Ta main resserre un peu sa prise sur ses cheveux alors que tu te laisses emporter dans ce baiser... Juste quelques instants... Juste le temps de reprendre la main. Tu es une louve, tu domines, tu ne te laisses pas dominer. Alors tu profites qu’il soit pleinement concentré sur vos lèvres liées pour le repousser contre le mur. Tu préfères largement cette position, restant encore dans cette position, ta main glissant sur sa nuque, puis sur son torse, sur son ventre... Et là tu te recules, espiègle, rouvrant les yeux.

-Encore un peu de patience...

Tu lui voles un nouveau baiser puis tu t’éloignes, bouteille de rhum et clé en main. Avançant à reculons, tu l’observes te suivre, un sourire aguicheur accroché aux lèvres. Jusqu’à t’arrêter jusqu’à la porte de votre chambre. Cette fois, tu es bien obligée de te détourner quelques instants, le temps d’ouvrir et de laisser les deux objets qui encombrent tes mains au sol, un peu plus loin. À ce moment là, tu fais rapidement volte-face pour l’attraper et revenir prendre possession de ses lèvres en un fougueux baiser. Tes mains s’emparent de sa cape tandis que tu recules, l’entraînant avec toi dans la petite chambre. Une nouvelle fois, tu le plaques contre le mur, profitant de ses lèvres, de ses mains sur ton corps. Tu frissonnes, tu lui mordilles la lèvres inférieure, joueuse... Puis tu descends doucement dans son cou, ton souffle effleurant sa peau... La louve en toi veut mordre. Tu t’y refuses pour le moment. Tu as encore un peu de contrôle. Encore un peu... Mais c’est si dur... Tu essayes de t’occuper l’esprit. Tu entreprends de lui retirer sa cape, qui finit par tomber au sol. Son manteau suit bien rapidement. Contrôle hein ? Il semblerait que tu n’y parviennes pas tout à fait. Espiègle, tu remontes à nouveau, effleurant son cou... Non. En fait, tes lèvres se déposent sur sa peau, la parcourant avec délice... Ses frissons, ses réactions... Magnifique comme il réagit bien ! Enfin, on pourrait en dire autant de toi entre ses mains... Les tiennes, pour leur part, sont venues s’aventurer sous son haut. Au contact direct de sa peau...

C’est là que tes doigts rencontrent un objet. Un pendentif. Ton esprit semble se réveiller à son contact. Sa forme t’est familière, on a déjà voulu t’en faire porter un. Tu en as déjà porté. Mais que ? Curieuse, tu retires tes mains pour ensuite enlever le pendentif. Pendentif de sorciers, utilisés pour changer d’apparence. C’est ce qui se passe sous tes yeux. L’homme que tu avais devant toi change d’apparence. Il te dit étrangement quelque chose. Il te rappelle étrangement un visage que tu n’as jamais rencontré mais que tu as déjà vu à de multiples reprises. Ton esprit embrouillé par l’alcool reprend du travail. Où as-tu déjà vu ce visage ? Ses yeux n’ont pas changé... C’est étrange... Tu restes une petite seconde figée devant lui avant de revenir à l’assaut de ses lèvres. Même goût sucré, délicieux... Et soudain, tu te souviens. Tu te recules et tu l’observes un peu plus attentivement. Avant de lui sourire, espiègle.

-Voilà qui répond à bien des questions, monsieur l’Empereur... Je trouve que c’est mieux d’être soi-même, tu n’es pas d’accord ?

Ton sourire s’élargit un peu plus. Empereur ou pas, il reste un homme et tu ne vouvoies quasiment personne. Tu n’as pas l’air de mesurer ce qui se passe. Toi et l’empereur des humains. Lui qui hait les lycans. Tant pis, tu te fiches du danger, tu l’as toujours affronté avec le sourire. Ou presque. Tu retournes contre lui. Alors, compte-t-il se laisser dominer toute la nuit ? C’est ce qui se passera dans tous les cas, tu en es sûre et certaine, mais c’est toujours plus amusant quand il y a un peu de résistance en face... Demoiselle, tu es incroyable. Tu as oublié qu’il avait une épée à la ceinture, si proche de lui tu es capable de reconnaître l’odeur caractéristique de l’argent. Tu ne peux pas la toucher, tu te brûlerais... Tu as aussi oublié que tu es tout sauf désarmée, avec un pistolet et ton fouet à la ceinture, sans compter ce couteau masqué par ta jupe, à ta cuisse. Tu reviens juste à nouveau à l’attaque de son cou, tes mains revenant sous son haut. Est-ce lui ou toi qui finit par le lui retirer ? Tu ne saurais dire... Tu ne réfléchis plus, puisqu’il n’y a plus que lui à tes yeux...

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