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 where have you been? { lyokhael.

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♆ papiers d'identité.
♆ race : Vampire (de Samael).
♆ âge : 1143 ans (et fou amoureux de Samael).
♆ métier : Fouteur de m**** (et amant de Samael à plein temps).
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MessageSujet: where have you been? { lyokhael.   Dim 7 Oct - 13:46




where have you been?

samael & lyokha

DATE ► Février 1000.
HEURE ► nuiiiiiit.
MÉTÉO ► neige again, c'est l'hiver.
LIEU ► dans les plaines, chez les Hare.
STATUT ► private.
RÉSUMÉ ► le couple lyokhael n'a pas fini de faire parler de lui, bien que ce ne soit pas encore un couple. Lyokha s'incruste à une soirée, un gala masqué chez les Hare pour faire plaisir à une de ses victimes. Il y retrouve Mae. Encore une soirée qui va se terminer au pieu on ne sait comment.
VOX POPULI ► nop, danke.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 7 Oct - 14:00



« Archiiiii ! » Tu écarquilles les yeux. Va vraiment falloir que tu t'y habitues, à ce nouveau prénom. Pourquoi t'as choisi ça déjà ? Ah oui, car ça sonnait noble, et que ça rentrait parfaitement dans le rôle désiré. Riche héritier de la fortune familiale, ayant reprit l'entreprise dans quoi déjà ? Ah non, c'était même pas une entreprise : ayant reprit les rênes d'une banque d'Anarkia... Bref. Une nouvelle fois, tu t'es inventé une vie. Pourquoi ? La tienne n'est pas assez intéressante ? Certainement pas. C'est juste que, moins ta victime en connaît sur toi, mieux tu vas t'en sortir. Alors, quitte à s'inventer une vie, autant la rendre... Extraordinaire ? Bien sûr. « Archibald Gauthier D'Avray. » La voilà, ton identité bidon. C'est moche, pas vrai ? Pff. Tu t'en désespères tout seul... Enfin. Ce n'est que l'identité du jour, quand elle sera morte, tu ne seras plus Archibald Gauthier D'Avray. Un fin sourire étire tes lèvres, tu hausses les sourcils en la regardant. « Oui ? » Elle soupire profondément. « Tu vas être en retard pour ta réunion. » AH. Celle là, tu l'avais oubliée. Un truc que tu as dû lui balancer la veille, comme ça... Pff. Qu'est-ce que tu peux être doué, franchement... Tu te mordilles un peu la lèvre, et finalement l'attrape par le poignet pour la tirer sur le lit. « Quelle réunion ? » Ton sourire en dit long sur tes intentions : tu n'iras pas à cette réunion, puisque de toute façon, elle est purement fictive. Ses lèvres s'étirent, tu lui voles un baiser, et te laisses mollement retomber sur le matelas. La flemme de te lever. La flemme de la tuer tout de suite. La flemme de la tuer tout court. C'est vrai quoi, elle est plutôt gentille.

Le bout de ses doigts dessine des cercles sur ton torse, tu la regardes juste faire, silencieux. Tu peux lui laisser la vie sauve, tu peux encore changer d'avis. Après tout, un contrat de plus, un contrat de moins... Certes, tu ne sais pas ce qu'elle a fait, exactement... Mais elle n'a pas l'air tellement diabolique. Enfin, le contrat, c'est le contrat. Doucement donc, tu te rapproches un peu d'elle, tes lèvres venant à nouveau se balader dans son cou. C'est terrible, comme mode opératoire. C'est vraiment inhumain, de jouer ainsi, avec les sentiments des gens, avec leur coeur, avant de les vider de leur sang. Tu n'es pas humain, de toute façon, alors... A quoi bon ? À quoi bon te montrer direct ? Après tout, c'est une belle mort que tu lui offres là, non ? Bien sûr. Embrassant délicatement cette pâle peau, tu fermes les yeux, prêt à mordre. « A...Archi ? » Changement de plan, tu hausses les sourcils, mais ne t'arrêtes pas pour autant. « Tu pourrais m'accompagner, ce soir ? » Changement d'attitude, tu fronces un peu les sourcils, te redressant, t'appuyant sur tes mains pour la regarder. « Ce soir ? Qu'est-ce qu'il y a d'important ce soir ? » Tu souris un peu. « Disons que, mes parents et moi-même sommes conviés à une soirée, un espèce de... Gala masqué ? Ou quelque chose dans le genre. Et disons que, j'avais promis de m'y présenter, accompagnée... ça ne te dérangerait pas ? » Ton sourire s'étire un peu plus, et tu replaces une mèche de ses cheveux derrière son oreille. « Non, bien sûr, je t'accompagnerai avec plaisir... » Ta voix est douce, presque rassurant. Quel monstre tu es, franchement. Elle a une famille la gamine. Toi aussi, t'en avais une après tout. Elle est innocente, la pauvre. Toi aussi, tu étais innocent. Rien à faire : tu ne trouves pas un prétexte pour ne pas la tuer. Tu retiens un soupir de justesse, elle t'embrasse, et file. Tu regardes le plafond, comme si tu pouvais voir le ciel. Midi, et t'es encore au lit. Franchement quoi.

Non seulement tu te lèves tôt, mais en plus, ta journée passe bien vite. Elle rentre de son boulot, il est environ dix-huit heures. T'es vraiment un glandeur, Lyokha Volkov. Traînant mollement des pieds jusqu'au bureau, tu allumes l'ordinateur portable. Quelle plaie. Quel cadeau empoisonné. Quel bazar ce machin, franchement... Tu ne remets pas en question son utilité, mais c'est trop compliqué. Les lettres, c'était bien plus facile ! La preuve, tu prends à peu près un quart d'heure pour rentrer un mot de passe et te connecter au réseau. Hé bah, c'est pas trop tôt. Donc... Où est-ce que Finnick t'a dit d'aller déjà ? Ah oui, là. Là où sont tous tes contrats... Et un dossier en particulier, qui au passage, n'est pas un contrat. Samael Tudor. Au moins, tu connais son prénom. Au moins, tu en sais bien plus sur lui. Relisant une dernière fois toutes les informations que tu as pu emmagasiner sur l'intendant impérial, tu fermes furtivement l'ordinateur lorsque Olympe revient dans le grand salon. Ahem. « T'es toujours pas prêt ? » Bah. Tu te regardes de la tête aux pieds, et souris, innocent. T'approchant rapidement d'elle, tu lui voles un nouveau baiser. « J'en ai pas pour longtemps. »

En effet, tu n'en as pas pour longtemps : après une bonne douche brûlante et tous les préparatifs qui vont avec, tu files t'habiller. Bon. Costume, ou costume ? Des deux, il est évident que tu préfères le costume. C'est donc avec consternation que tu enfiles la chemise blanche, la veste noire, le pantalon de la même couleur, et que tu noues ton noeud papillon. Bon, tout est ok ? Visiblement oui. Quelques minutes plus tard, tu reviens donc dans le salon. Elle t'attend, te tendant du bout du bras ton manteau. Ah oui, c'est vrai, il fait encore frais dehors. La gratifiant d'un léger sourire, tu croches donc son bras, l'entraînant à l'extérieur. « Et il s'agit de quoi, au juste ? » Demandes-tu, gentiment. « Je ne sais pas exactement, juste un autre gala... La famille... Hare je crois ? Quelque chose dans le genre. Enfin, j'y vais juste pour faire bonne figure, puisque comme pour toutes les autres soirées de ce genre, les gens y vont juste pour se faire mousser. » Tu ris légèrement à sa remarque. Plutôt déplacée, pour une fille de la haute. Enfin, tu ne rajoutes rien, et te contentes de lui ouvrir la portière de l'aston martin DB5, passant pour ta part du côté conducteur. Sur la route, les discussions reprennent de plus belle. « Tu n'aimes pas spécialement ce genre de réception ? » Elle t'adresse un énième sourire. « Disons que c'est ennuyant. Devoir sourire de manière hypocrite, lécher les bottes des uns et des autres... Sans parler de la musique quoi... Le piano, c'est bien beau. Le violon aussi. Mais c'est bien cinq minutes, après... » Tu souris franchement. Décidément, cette voix dans ta tête qui te crie de l'épargner se fait de plus en plus insistante. Ce n'est pas bon d'avoir pitié Lyokha. Mais tu aimes sa manière de penser, de raisonner. Elle ferait un bon disciple... Vas-tu faire exception à la règle ? Vas-tu l'épargner ? Peut-être, peut-être pas. Certainement. Vous arrivez rapidement devant un grand bâtiment, sans plus attendre, tu te gares non loin. Elle te tend un masque. « Non, tu n'es pas série... » « Bien sûr que si, c'est un bal masqué, Archi. » Rigole-t-elle. Soupirant profondément, tu récupères le masque et l'attache correctement. Masque noir, sobre, pas besoin de grand-chose pour cacher une identité. Elle met le sien, et vous sortez enfin de la voiture.

« Vous êtes ? » « Archibal D'Avray. » Il vérifie ses papiers. « Désolé monsieur, vous n'êtes pas sur la liste des... » Elle le coupe immédiatement. « Il est avec moi, Mademoiselle O'Sullivan. » Il marque un temps d'hésitation. Allez, qu'il accepte, et vite. Vous patientez sous la neige. « Oui, exact, je vous en prie et excusez-moi. Passez une excellente soirée, Milady, Monsieur. » Tu souris un peu. Et voilà comment le loup rentre dans la bergerie. Rapidement, une multitude de personnes passent vous dire bonjour. Tu souris, hypocrite, au point d'en avoir des crampes. Les gens défilent, un à un. Les baise-mains, les poignées de main, les courbettes. Que c'est ennuyant, tout cela. « Viens Archibald, je vais te présenter mes parents ! » Sans façon. T'aimerais bien lui répondre que non, tu n'as pas tellement envie de les rencontrer, ses parents... Mais bon, il n'y a rien de mieux à faire, donc tu la suis, simplement. Et avant d'atteindre les personnes en question, tu repères quelqu'un, sur la piste de danse. Aucun doute, c'est lui. Comment peux-tu le savoir, alors que tout le monde est masqué ? L'odeur de son sang. Ce sang si particulier, si caractéristique des Tudor. Un sourire carnassier étire soudainement tes lèvres, tu piles, tu n'avances plus, et elle revient vers toi. « Archi ? Qu'est-ce que tu fais ? » Tu retrouves un sourire sage, innocent, rien que pour elle. L'embrassant doucement sur la joue, tu lui lâches les mains un instant. « Excuse-moi, je rencontrerai tes parents plus tard Olympe... J'ai un vieil ami que je n'ai pas vu depuis longtemps, ce serait une surprise pour lui, si j'allais le saluer. Tu m'excuses quelques instants ? Je te rejoins plus tard. » Tu l'embrasses sur l'autre joue, elle acquiesce, et tu entreprends de traverser la piste pour le rejoindre. Quelques mètres à franchir, et la soirée va devenir son pire cauchemar.

C'est une vieille dame, qui danse avec. Poliment, gentiment, en faux bon garçon, tu te présentes donc. « Excusez-moi madame, permettez que je vous vole votre cavalier, quelques instants ? » Elle sourit légèrement, et se retire de la danse. Toi, tu chopes rapidement la main gauche du brun dans la tienne, ta main droite se posant dans le bas de son dos. Hinhin. Tu vas enfin commencer à t'amuser. Tant que Olympe ne te remarque pas... Tu souris un peu, carnassier. Tu rapproches tranquillement ton visage du sien, et tu souris. « Je t'ai manqué, Samael ? » Ton jouet lui, t'a manqué. Nouveau jeu, nouvelle partie qui ne fait que commencer. Et cette fois, tu le sais, tu le sens. Tu vas gagner.

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Sa-Par
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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 7 Oct - 17:08

Tu t’ennuies. C’est un fait que tu es capable de masquer, mais c’est la vérité. Ce genre de soirée t’ennuie, une fois de plus tu te demandes ce que tu peux bien faire là. Un bal masqué. Youpie... Tu es désagréable, tu ne devrais pas songer ainsi mais c’est plus fort que toi. Les Hare sont des passionnés de musique, ce sont des nobles relativement atypiques, tout du moins ils le sont assez à tes yeux puisqu’il s’agit de ta famille maternelle, mais ils n’échappent pas aux traditions des nobles. Réceptions et autres du genre... Tu t’en serais bien passé, sincèrement. Mais de quoi te plains-tu ? Tes deux dernières journées ne se sont-elles pas déroulées merveilleusement bien ? Oui, bien sûr. Il a presque fallu te kidnapper pour te faire quitter le palais impérial, tu as énormément protesté mais au bout du compte, tu es bien content que tes grands-parents soient venus te tirer de là pour passer quelques jours avec eux, histoire de les aider à tout préparer. C’est un travail différent de celui auquel tu te destines, bien qu’il y ait quelques points communs. Tu as un excellent sens de l’organisation et on aime le mettre à l’épreuve régulièrement. Donc, qu’as-tu fait ces deux derniers jours ? Mis en place la soirée, vérifié que toutes les invitations avaient été envoyées... Mais surtout parler musique avec tes grands-parents, les regarder jouer de leurs instruments, les écouter, les accompagner sur le piano de ta mère... Deux jours de repos total sans aucune pression sur les épaules. Un bonheur simple auquel tu as goûté avec délice. Un repos qui, à présent, arrive à son terme.

Ce soir encore, il neige en extérieur. Tu aimes la neige, tu aimes le froid. Toi qui es toujours brûlant, quel curieux paradoxe... Mais tu n’auras pas spécialement l’occasion d’aller profiter du temps, tu es bloqué entre les murs du manoir. Manoir que tu adores, que tu connais comme ta poche, aussi bien que le palais impérial. Ce soir, tu vas encore être mis à contribution pour garder une ambiance musicale lorsque les musiciens auront besoin d’une pause. Ce soir, tu devras encore être digne de ton nom, digne de ton rang. Le nom de Tudor est un fardeau tout autant qu’une fierté pour toi. Tu dois t’en montrer digne, peu importe la situation. Tu n’as pas le choix. Les heures ont défilé si vite que tu te demandes encore comment autant de personnes ont pu arriver dans la pièce en si peu de temps, tandis que tu t’amusais avec ton piano. Tu n’as juste pas fait attention, tu le sais parfaitement. Enfin... Tu es encore resté quelques instants derrière ton instrument, faisant de ton mieux pour faire abstraction de tout ce beau monde mais plus le temps passait et plus le brouhaha s’intensifiait. Tu avais du mal à te concentrer alors tu as quitté ton instrument pour te mêler à la foule. Tu as beau être masqué, comme tout le monde, tu as beau avoir enfilé une tenue sobre, sans extravagances, tu as l’impression que tout le monde sait qui se trouve derrière ton masque. Les salutations se sont faites nombreuses, tu as dû sourire, échanger les politesses d’usage, quelques poignées de mains, des baise-main... Et tout ce qui va avec. Au final, tu as tout abandonné et tu es allé t’installer contre un mur, à proximité du buffet.

Depuis ton "refuge", tu observes toutes ces personnes qui déambulent au rythme de la musique. Quelle belle brochette d’hypocrites. Non, franchement. Qui n’est pas là pour se faire bien voir ? Il ne doit y avoir qu’une petite minorité de personnes sincères, ici. Si elles existent, bien évidemment. Tout pour leur propre intérêt, tout pour faire bonne figure, tout pour garder sa réputation. Tu en soupirerais de désespoir si tu n’y étais pas habitué depuis tout petit. Il faut bien tenir la noblesse par les protocoles et les jeux de pouvoir. Tant qu’ils sont trop occupés à vouloir monter dans l’estime de la famille impériale, se faisant parfois des coups-bas entre eux, ils ne pensent à rien d’autre. Du coup, le gouvernement est libre d’agir comme bon lui semble, il n’aura pas les nobles sur le dos. Ainsi, il est plus facile de se préoccuper du petit peuple, qui représente tout de même la majorité. Quelles drôles de réflexions as-tu là, Samael. Est-ce bien toi qui parle ou ne fais-tu que répéter une leçon que tu as entendu maintes et maintes fois durant ton enfance ? Certainement les deux, puisque cette leçon fait à présent partie intégrante de ton mode de pensée. Cette fois, tu soupires profondément. Comment profiter de la soirée avec de sombres pensées ? Tu fermes les yeux, essayant de faire abstraction de tout, mais tu manques de sursauter en sentant une main sur ton épaule. Tu rouvres les yeux d’un coup et te tournes brusquement vers le nouveau venu... Avant d’esquisser un sourire. Jaron Hare, le doyen de la famille et, par extension, ton grand-père.

-Tu m’as tout l’air de t’ennuyer, cher Samael.
-Vous savez bien que ce genre de soirée n’est pas ce que je préfère...
-Oui, je le sais. Mais faisant partie de la noblesse, et toi de la famille impériale, tu ne peux y échapper, peu importe combien tu n’aimes pas.
-Le problème n’est pas d’aimer mais de voir des masques sur tous les visages. Ces derniers sont inutiles, en public, aucune de ces personnes ne se montre sous son véritable jour. Dites-moi, qui est véritablement sincère ici ? À part vous et Madame Hare entre vous et avec moi, j’entends.
-Samael...
-Je suis désolé, mais ce n’est pas parce que j’en ai l’habitude que cela ne m’énerve pas. Le jour où on viendra à ces soirées pour s’amuser, alors peut-être que je me sentirais à l’aise.
-Je te comprends. Crois-moi, je te comprends. Et j’ai déjà entendu un tel discours par le passé... Tu ressembles tellement à ta mère...


Tu baisses la tête à ces paroles, tout comme lui. Curieux, voilà dix-huit ans qu’elle n’est plus de ce monde et vous en êtes toujours autant affectés, l’un et l’autre. Tu n’es pourtant pas certain de lui ressembler. Elle avait un esprit assez critique vis-à-vis du pouvoir, pour ce dont tu te souviens. Une marginale qui aimait sa vie de musicienne professionnelle, sans aucune autre obligation que sa famille. Tu ignores auquel de tes parents tu ressembles le plus. Parfois on rapporte que c’est à ton père pour ton sens des responsabilités, ce sérieux avec lequel tu fais ton travail et tant d’autres petites manies... Et à d’autres moments, tu entends dire que c’est à elle que tu ressembles pour ton amour de la musique, ton esprit critique... Et tant d’autres choses. Mais ni l’un ni l’autre ne sont plus là, alors il est inutile de ressasser le passé. Tu te forces alors à retrouver ton sourire et te positionnes en face de ton grand-père, plongeant dans son regard aussi sombre que le tien.

-Ne vous faites donc pas de mal avec de vieux souvenirs, grand-père. Ne devez-vous pas aller donner quelques conseils aux musiciens pour les prochaines musiques à jouer ?
-Oui, tu as raison. J’y vais de ce pas. Mais n’en profites pas pour rester là, va donc profiter un peu de la piste de danse. C’est l’heure, après tout.


Amusé, tu fais légèrement la moue pour lui signifier que tu n’apprécies guère son ordre mais retrouves bien vite ton sourire. Tu le laisses filer et tu te concentres de nouveau sur les invités. Tu ne cherches pas à les reconnaître, tu as bien trop à faire pour te souvenir des noms et des rangs de tous, les visages restent relativement secondaires. D’autant plus qu’il va y avoir des invités surprise, comme toujours. Quelle plaie. Mais tu vas essayer de faire bonne figure, comme toujours. Tu vas te chercher une flute de champagne que tu gardes en main, retournant d’où tu viens pour la vider à lentes et petites gorgées. Tu préfères l’hydromel mais à défaut, cela fera l’affaire. De toute façon, tu ne comptes pas te bourrer, voilà qui serait très inconvenant de ta part. Tu t’adosses contre un mur et te concentres sur ta flute. Tu fais un peu attention à ta position, certaines sont encore un peu douloureuses. Que veux-tu, tu n’es pas de ceux qui se tiennent tranquilles et comme tu refuses de laisser quelqu’un d’autre que toi soigner les blessures qui ne viennent pas de tes entraînement, tu mets toujours un certain temps pour guérir. Bref. Tu regardes ce qu’il reste de champagne, désespérant légèrement. Dans combien de temps la soirée se termine-t-elle ? Surtout qu’un certain nombre de personnes viennent jusqu’à toi pour échanger quelques mots. Tu réponds poliment à tout, tu restes souriant mais dans le fond, tu aimerais bien qu’ils t’oublient quelques secondes. Ou alors, tu apprécierais qu’une de tes connaissances vienne te tirer de là, mais c’est bien beau de rêver. Une nouvelle personne s’avance jusqu’à toi, tu vides une bonne fois pour toutes ton verre et la regarde. Tiens ? Cette démarche, cette manière dont ses boucles blanches retombent, ce drôle de sourire accroché aux lèvres...

-Madame Erle ?
-Quel sens de l’observation, jeune homme.
-Je commence à être capable de vous reconnaître en toutes circonstances.
réponds-tu avec un léger sourire. Qu’est-ce qui vous amène jusqu’à moi ce soir ?
-Accorderiez-vous à une vieille femme comme moi l’honneur de danser avec vous ?
-Bien sûr.
fais-tu, avec un petit sourire.

Sourire faux, évidemment. Encore un pot de colle. Mais tu n’as pas le choix, cette fois. Alors tu lui tends ton bras auquel elle s’accroche et tu l’entraînes sur la piste de danse. Vous n’êtes pas les premiers présents, tu as donc l’occasion de passer relativement inaperçu. C’est tout ce que tu demandes. Tu te mets en place, prend une de ses mains dans les tiennes, l’autre venant dans son dos. Que la danse commence. Tu calques ton esprit sur la musique, tu te laisses entraîner par le rythme et, automatiquement, tu adoptes le bon rythme. Et voilà, tu danses. Et tu es obligé de faire un minimum attention pour qu’elle puisse suivre, sinon elle va se vexer et tu vas encore galérer pour arranger la situation. Mentalement, tu espères qu’on va rapidement te tirer de là parce cela va bien cinq minutes, mais te faire coller toute une soirée par une vieille, pardon pour le mot mais c’est la vérité, c’est loin de t’enchanter.

Curieusement, après quelques minutes qui te paraissent une éternité, quelqu’un vient vous interrompre. Tu arques un sourcil sous ton masque, plus qu’étonné. Vous voler votre cavalier ? Mais que ? La politesse veut qu’elle s’écarte, ce qu’elle fait. Tu lui accordes juste un baise-main puis elle disparaît dans la foule tandis que tu te tournes vers le nouveau venu. Ordinairement, tu lui aurais souris pour le remercier de t’avoir tiré de là mais quelque chose t’en empêche. Sa voix te rappelle curieusement une autre, que tu as entendu il y a une ou deux semaines, tu ne cherches pas à te souvenir avec précision. Une voix qui te rappelle celle d’un certain vampire qui, par deux fois, t’a marqué. Dans le cou et sur l’omoplate à présent. Tu observes cet élément perturbateur, ses cheveux blonds, ces yeux bleus qui tu vois sous son masque. Ces yeux... Tes doutes disparaissent à toute allure. Tu es certain de savoir qui se cache sous ce costume, qui est présent derrière le masque. Mais que ? Et en plus il se met en position pour danser avec toi ! Tu fronces les sourcils, plus qu’agacé. Non, du calme, tu ne peux pas te permettre de t’énerver. Ses mains sont aussi glacées que son souffle. S’il t’a manqué ? Tss.

-Certainement pas. En fait, j’espérais que tu ne croiserais plus jamais mon chemin.

Ta voix s’est fait simple chuchotement. Tu l’as reconnu. Comment ne pas faire autrement ? Tu lui fais lâcher ta main avant de le repousser fermement, sans lui laisser le temps de te retenir. Quelques regards se sont tournés vers vous. Zut, tu jures mentalement, tout en gardant un masque impassible. Que fait-il donc ici, lui ? Pourquoi est-ce qu’une sangsue s’est invitée au gala ? Tu n’en as pas la moindre idée, malheureusement. Tu ne voulais plus le voir. Et puis, que vient-il donc faire ici ? Chercher sa mort ? Tu ne comptes pas l’épargner une seconde fois. Sauf que tu sais que tu ne feras pas couler le sang ici. Pas entre ces murs. Plus sacré qu’une chapelle, ce manoir ne doit pas être témoin de ce dont tu es capable. Tu es coincé, d’autant plus que tu n’as pas tes armes sur toi. Quoique... C’est faux, tu as toujours ta dague mais ce n’est pas une protection, c’est presque une partie de toi. Tu ne t’en sépares jamais. Mais là n’est pas la question. Tu dois faire bonne figure et tu t’éloignes de la piste de danse. Voilà, tu es à présent dans un endroit moins exposé aux regards. Dommage, cela ne t’aide pas à te calmer. Tu es furieux, depuis quand laisse-t-on entrer une sangsue en plein cœur d’un gala organisé par les humains ? La personne qui l’a laissé entrer va amèrement le regretter. Tu attends qu’il te rejoigne, faisant des efforts pour te calmer, pour garder cet air impassible. Et lorsqu’il est suffisamment près, tu reprends la parole, te faisant discret.

-Qui t’a donc fait entrer ? Tu n’étais pas invité.

Tu es agacé. Et pourtant, dans le fond... Es-tu si en colère que tu sembles l’être au premier abord ? À bien y réfléchir, non. Non, parce que, en un sens... Voilà une occasion idéale pour te divertir. Un vampire au milieu des humains, c’est dangereux pour tous. Et tu aimes le danger. Avec ses menaces, il risque de faire une légère fixation sur toi. Avec ta position, ton rang, ta situation, tu vas devoir jouer d’une manière bien différente de la dernière fois. Un jeu avec des mots. Un peu de réflexion ne te fera pas de mal, avoue-le. Et s’il faut le rabaisser... Tu ne te gêneras pas le moins du monde. Si tu te fais suffisamment prudent, tu devrais pouvoir jouer avec lui. Et, une fois encore, il est catégoriquement hors de question de le laisser gagner.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 7 Oct - 20:11

Comme quoi, tout peut basculer en quelques secondes seulement. Tu allais la mordre. Tu allais vraiment la mordre, lui offrir ce dernier baiser. Dernier et mortel baiser. Tu allais l'achever, la vider de son sang, pour qu'elle s'endorme pour toujours. Tout ça pour quoi ? Quelques liasses de billets. Est-ce qu'on peut te le reprocher ? Non, c'est ton boulot, point. Ce que les autres en pensent, tu n'en as strictement rien à faire. Elle a tout fait basculer, en un mot : ton prénom du jour, Archibald. Tout ça pour te demander de l'accompagner une soirée. Il faut croire que ça lui a sauvé la mise, puisque désormais, tu ne veux plus tellement la tuer. Tu es terrible... Tu changes trop vite d'avis, c'en devient affolant. Enfin, c'est ainsi, personne ne te refera pas jamais, pas plus qu'on ne va refaire le monde. Tu soupires un peu à cette pensée... Bref. C'est donc au volant de cette voiture que tu mènes les opérations. Rendez-vous où déjà ? Tu n'en sais rien, mais la brunette qui te sert de copilote a bien vite fait de te dévoiler le lieu de rendez-vous. Les Hare... Étrange comme ce nom te dit quelque chose. Tu l'as vu quelque part, ou entendu. C'est peut-être aussi quelqu'un que tu as tué. Tout ça pour dire que, tu n'en sais rien, de qui est cette famille. Des nobles, c'est sûr, mais ensuite... Certes, ils ne courent pas les rues, les richous. Mais pour le coup... Bref. Ta partenaire te fait rire, car elle a une bien drôle de façon de décrire la haute sphère. Enfin, la même manière que toi, mais venant d'elle... C'est quand même une des leurs. Une gamine future héritière d'une grosse fortune de Cinis Luna... Tu vois tout de suite le portrait. Se rendre dans ce genre de réceptions pour faire bonne figure... Ouais, c'est ce que tout le monde fait, de toute façon. Une courbette par ici, un baise-main par là. Un bon cocktail d'hypocrite quoi. Tu t'es toujours demandé ce qu'il y avait d'intéressant, à lécher les bottes de ceux du haut de la pyramide. Ils n'ont rien de plus que vous, franchement. C'est pas parce qu'ils ont la particule ou autre qu'ils vont se payer un deuxième coeur ou un troisième poumon. Bref.

Vous arrivez, au bout d'un bon quart d'heure à la réception en question. Pommé au milieu des plaines. Peu commun, ce sont certainement des marginaux ou un truc dans le genre. Te garant quelque part aux alentours, pas trop loin, car ta lady est perchée sur plus d'une dizaine de centimètres de talon, ce serait malpoli de ta part que de la faire trop marcher. Sortant donc rapidement de ton côté, tu files en bon gentleman lui ouvrir la portière côté passager. Elle en sort, faisant attention de ne pas froisser sa longue robe sombre. Tu t'accroches à son bras, et l'entraîne vers l'entrée. Des personnes devant vous sont encore en train de rentrer, d'autres arrivent : tu en conclus que vous n'êtes pas en retard. Souriant doucement, vous arrivez devant le réceptionniste. Bon. T'es pas dans la liste. Certes, tu n'y es pas. Et alors, il peut pas te laisser rentrer, cet abruti ? Tu lui ferais bien bouffer son noeud papillon, rien que pour avoir osé douter sur ton compte. D'un côté, il a plutôt raison de douter. Tu es le loup parmi les brebis, tu n'as pour l'instant pas repéré d'autre vampire, et d'après toi, il n'y en aura pas d'autres. Ta compagne prend le relais, autrement dit, la manière douce. Elle lui fait gentiment comprendre que tu es avec elle, un invité surprise, qui n'était pas censé venir... Bref, vous entrez donc, alors que deux grooms poussent les portes pour vous. Ton regard se porte immédiatement sur la manière dont est construit le bâtiment, dont il est meublé. C'est sympathique, c'est clinquant, c'est noble quoi. Il y a cette odeur de vieux, ce parfum de grand-mère, qui flotte dans l'air et vient te piquer le nez. Ce manoir doit certainement être très ancien.

Vous évoluez au milieu des vieux et des plus jeunes, des parents et des enfants. L'un au bras de l'autre, vous ne vous quittez plus. Plusieurs personnes vous accostent pour vous sourire, vous poser des questions plus étranges les unes que les autres... Tu te contentes de sourire, rire faux, serrer des mains et en embrasser d'autre. Tu te contentes de faire ce pourquoi tu es là : le gentil garçon. Ahah, la blague, la parodie. Toi, un gentil garçon ? Si on entendait tes pensées, on en rirait à gorge déployée. Mad Hatter, un gentil garçon... Pfiou, tu t'en étoufferai tout seul comme un grand, tellement c'est marrant. Sur l'instant, ça t'amuse, mais l'amusement, comme toute bonne chose, s'estompe et prend la fuite pour laisser place au plus pesant des ennuis. Que c'est chiant. Ouais, t'es malpoli, et alors ? Tu t'en fiches pas mal, tu irais bien le crier sur tous les toits, que cette réception est des plus pourries auxquelles tu aies pu assister. Mais ce ne serait pas respectueux, et encore pire : tu te ferais virer de la salle. Tu n'as pas envie de partir, pas maintenant. Non, tu veux mettre un peu le bazar avant. Enfin, si c'est possible... Pour ton plus grand désespoir, tu ne repères aucun vampire. Pourquoi ils n'acceptent pas les immortels, hein ? Vous n'êtes pas tous cruels, vils, sanguinaires, sans pitié. Vous ne vous appelez pas tous Lyokha Volkov. Enfin, si tu ne trouves personne pour t'amuser, il va bien falloir trouver quelque chose. Cette chose, tu l'as en tête. C'est tellement facile, de voler un collier. Pourquoi ne pas essayer plus dur ?

Alors que tu te perds facilement dans tes pensées les plus machiavéliques, Olympe revient vers toi et te ramène par la même occasion à la réalité. Tu sursautes légèrement, l'écoutant avec un petit sourire tout gentil tout mignon. Ses parents ? Pfiou. Ennuyant. Non franchement, t'as pas tellement le coeur à jouer les bons garçons de bonne famille là... Mais bon, si ça lui fait plaisir... Tu lui emboîtes donc le pas, alors qu'elle te tire par le poignet. Et tu piles net. Il est là. Il est là. Il est là. Ses cheveux bruns, l'odeur de son sang. Il ne t'en faut pas plus pour le reconnaître. Il danse avec un... Une ? Une vieille. Tu fronces un peu les sourcils. Oui, c'est bien lui. Par tous les dieux slaves, merci ! Cette soirée ne va pas être si ennuyante, tous comptes faits ! Olympe se retourne, tu plonges tes yeux dans les siens, le temps de t'excuser. Non, tu ne vas pas voir ses parents maintenant... Elle acquiesce et file, confiante. Tant mieux. À ton tour, de jouer un peu.

C'est donc en gentilhomme bien poli que tu demandes à la vieille dame de te laisser le jeune Tudor. Elle sourit légèrement, et par pure politesse, te cèdes la place. Allez, il peut le dire, tu viens de lui sauver la mise. Toi aussi, tu t'es déjà retrouvé avec la mamie pot de colle de la soirée... Il ne peut pas dire que danser avec elle le passionnait tant que ça. Tu croises son regard sombre sous son masque, tout comme lui doit apercevoir le tien, d'azur. Il ne semble pas heureux de te voir. Dommage. Tu te places en position pour danser, le maintenant contre toi. Tu l'agaces, tu le sens. Il est énervé, il s'énerve... Tu adores ça ! « Certainement pas. En fait, j'espérais que tu ne croiserais plus jamais mon chemin. » Tu souris franchement, dévoilant en partie tes blanches canines. Plus jamais ? C'est bien long, plus jamais. C'est à peu près égal à... L'éternité ? Ouais, pour toi, ouais. Tu fais une petite moue triste, enfin, tu essayes, car en réalité, tu ne peux retenir cet air de jeu qui teinte ton visage. Il te repousse fermement, presque brusquement. Tu hausses les sourcils derrière ton masque, et quelques personnes se retournent pour vous regarder. Ouh. La bonne idée qu'il vient de te donner ! Alors que sa réponse n'était qu'un murmure, toi, tu parles bien fort. Peut-être trop fort même. Histoire que bon nombre de personnes t'entendent. « Désolé, je pensais que tu leur avais dit ! Je pensais que tu t'étais enfin décidé à sortir du placard ! » Mad Hatter. Tu es un sale c*n. Comment ruiner une réputation en quelques mots, franchement. N'empêches que, t'es sûr que tu as soulevé des doutes sur le compte du jeune Tudor... Alors quelque part, tu es fier de toi. Il vire hors de la piste de danse, tu pars sur ses talons.

Plus loin, à l'abri d'une bonne partie des regards, il chuchote, à nouveau. « Qui t'a donc fait entrer ? Tu n'étais pas invité. » Pourquoi est-ce qu'il reste dans la confidence, comme ça ? Il a peur de quoi, au juste ? T'en sais rien, tu te contentes de sourire, et de reprendre sur un ton plus neutre. « Je rentre où je veux, quand je veux. Pas besoin d'invitation pour un D'Avray. » Et voilà que tu balances à nouveau ton identité sur le tapis... Pathétique. Tu le regardes droit dans les yeux. Tu brûles d'envie de lui sauter dessus, à nouveau. Mais en public, comme ça... En fait, t'en as rien à faire. Tu pourrais lui rouler le patin du siècle devant l'empereur même que ça ne te ferait ni chaud ni froid. Tu jettes un coup d'oeil au buffet. Du champagne, du champagne. Oh ! Encore du champagne ! Tu soupires profondément et reporte ton attention sur lui. « Y'a pas autre chose à boire que du champagne ? » Finalement, ton regard passe de ses yeux à ses lèvres. Avant de finalement, venir se poser sur son cou. « Je crois que j'ai trouvé... » C'est clair, tu le provoques. Mais de toute façon, tu as toujours été et sera toujours dans la provocation. Il ne peut rien contre toi, pas ici. Il ne peut pas t'attaquer comme cela devant tout le monde. Pour la bonne et simple raison que justement, il y a trop de monde. Il serait accusé d'agression et autres... Et puis, avec la chance que tu as, la famille d'Olympe engagerait des poursuites contre Tudor. Rien que cette idée te fait sourire. Au final, tu te rapproches un peu de lui, de manière à ce que tes lèvres se rapprochent de son oreille, pour lui susurrer quelques mots. « Y'a pas une chambre, une cave, n'importe quoi... Qu'on reprenne là où on s'en était arrêté... » Bien sûr, tu ne parles pas de l'épisode sang et verveine et tout ce qui va avec. Non, toi tu veux parler du passage roulage de galoche et vêtements par terre. Ouais, c't'une bonne idée.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Lun 8 Oct - 19:16

Tu devrais peut-être faire quelque chose pour t’occuper l’esprit, non ? Tu n’aimes pas t’ennuyer, ors c’est ce qu’il se passe actuellement. Tu t’ennuies à une soirée, il faut le faire. Quoique... C’est habituel, chez toi. Franchement, tu en arrives à te demander comment des personnes peuvent sincèrement aimer ce type de soirées. Personne n’est sincère, tout le monde joue de sa position pour se faire bien voir, tout le monde garde son masque bien en place, gardant les insultes qui ne manqueraient pas de fuser entre certaines famille s’ils devaient être sincères. Ce serait quelque chose d’intéressant d’ailleurs : trouver un moyen de rendre toutes ces personnes sincères. Tu es sûr et certain que tu t’amuserais bien, à voir les masques tomber. Malheureusement, tu ne peux pas te le permettre, d’une part parce que ce serait compliqué, d’autre part parce que cela pourrait se retourner contre toi. Tu as toi-même un masque à tenir et tu n’es malheureusement pas prêt à le faire tomber. Pauvre de toi. Enfin, tu l’as choisi, à toi d’assumer ton rôle, ton rang. Tu as décidé que Samael Tudor serait le digne fils de son père, un excellent intendant impérial et qu’il guiderait son cousin de manière à ce qu’il devienne un plus grand empereur que son père. Tu ne peux pas laisser tomber ton masque maintenant que tes choix sont faits.

Toujours est-il que cela ne t’aide guère à ne pas t’ennuyer. La seule personne à venir briser la monotonie est ton grand-père, qui se déplace jusqu’à l’endroit où tu t’es réfugié. Vous discutez un peu tous les deux, de la situation actuelle. Les Hare sont des marginaux, ils font ce qu’on attend d’eux en tant que nobles mais leur grande passion reste la musique. Tu aimes voir tes grands-parents venir jusqu’à la capitale pour dénicher de jeunes artistes, tu les aides parfois, lorsque tu t’accordes une pause dans ton travail. C’est tout aussi intéressant que ton travail. Hé non, tu ne peux pas renier l’autre moitié de ta famille. Tu as beau porter le nom des Tudor, tu n’en es pas moins un Hare dans le fond et cela se voit quand tu as accès à un piano. Mais là n’est pas la question. Quoique si, un peu tout de même, puisque vous parlez de ta mère. Mauvaise idée, il y a encore des sujets douloureux pour toi, surtout quand c’est rappelé par quelqu’un qui l’a connue. Tu préfères changer de sujet, tu préfères le renvoyer à son boulot d’hôte pour être tranquille. Il s’exécute et tu recommences à fainéanter dans ton coin. Vivement que cette mascarade se termine, franchement.

Seulement, comme le temps est toujours contre toi dans ces moments, il semble s’éterniser et les personnes défilent devant toi. Monsieur et Madame Machin, leur gosse, patati et patata. Ouais... Tu ne fais même pas attention aux noms et si tu étais toujours cet enfant que tu fus, tu passerais ton temps à leur trouver des surnoms ridicules histoire de les distinguer et de faire passer le temps de manière plus rapide. Mais tu n’es plus cet enfant, tu es un jeune adulte et ce genre de jeu n’est plus de ton âge. Tu te contentes d’échanger les politesses d’usage, t’avalant une gorgée de champagne de temps en temps. Combien de temps à attendre encore ? Tu ne sais plus, cela t’agace. Tu vas devoir rester sur place, à moins qu’il y ait une urgence ou n’importe quoi qui t’oblige à partir, mais tu préfères ne pas rêver. Une fois de plus, cela va être une soirée ennuyeuse à mourir et tu seras bien content de voir tout le monde s’en aller. Aux premières lueurs du jour... Bon sang, la nuit va être longue, très longue. D’autant plus qu’une vieille finit par te tirer de ton refuge pour te traîner sur la piste de danse. Enfin, techniquement parlant, c’est toi qui l’amène jusque là-bas mais tu n’as pas tellement eu le choix, tu n’avais rien pour lui refuser une danse. Quelle galère. Tu n’as rien dans tes poches pour modifier ton apparence, pour une fois ? Qu’est-ce que tu aimerais pouvoir balancer haut et fort combien cela t’embête, toutes ces histoires. Mais tu ne peux pas et cela t’agace. Mais tu te tiens tranquille, tu joues docilement ton rôle et si tu te tiens à cela, la soirée devrait passer plus vite que si tu restes dans ton coin.

Pourtant, la danse est de bien courte durée. Une voix qui te semble étrangement familière vient vous interrompre. Tu piles, interrompant ta danse. On veut t’emprunter ? Mais ? Ah, en tout cas, l’autre a un bon point : ta partenaire de danse lui cède la place. Bon, il te sauve pour quelques maigres minutes mais ce sont quelques minutes de gagnées tout de même. Sauf que, tout compte fait, tu n’es pas certain d’être ravi de te faire interrompre de cette manière. Certainement pas par lui. Cette manière d’agir avec toi, ce timbre de voix, ces cheveux blonds, ce regard d’azur, sa peau glacée... Tu ne peux pas te tromper, c’est cet idiot de moustique ! Saleté de... Il est bien la dernière personne que tu désirais voir. Tu te dégages, refusant de le laisser jouer avec toi. Non mais oh. Seulement, il ne semble pas tellement d’accord avec le fait que tu lui files entre les doigts. Toi qui t’efforçais de te faire discret, lui ne l’est pas le moins du monde. Leur avoir dit ? Être sorti du placard ? Il ne peut pas avoir d’autre propos, non ? Tu fronces les sourcils et te retourne vers lui. On vous regarde, tu ne peux pas te retirer sur ces paroles. Alors dans ce cas, tu parles normalement, sans la moindre discrétion mais sans hausser le ton non plus.

-Dis-moi, ne serais-ce pas plutôt toi qui devait quitter ton placard ? Je te prierais de ne nous confondre sous aucun prétexte.

Ton calme, ferme. Tu te détournes enfin de lui de manière impériale et gagne un coin à l’écart des autres. Au moins, tu n’es plus au centre de l’attention générale et c’est une bonne chose. Par contre, l’autre t’y rejoint. Bonne ou mauvaise chose ? Tu ne sais pas encore dire. Il t’énerve, il t’agace, tu te dois de garder ton calme... Qui l’a fait entrer, hein ? Qui a osé faire entrer une sangsue telle que lui ? Le réceptionniste, évidemment. Mais il doit forcément accompagner quelqu’un, sinon il ne serait jamais passé. Qui ? Tu comptes bien le découvrir et faire passer un sale quart d’heure au ou à la concernée. Enfin bref. Mais es-tu réellement si agacé que tu le prétends ? Peut-être pas tant que cela, puisque tu vois en lui une excellente distraction. Peut-être que ta soirée ne sera pas aussi ennuyeuse que tu le pensais jusqu’alors. Peut-être, n’oublie pas qu’il est un vampire et qu’il est puissant. Tu ne pourras pas non plus jouer à ta guise à cause de toutes les personnes présentes ce soir. Mais c’est là tout l’intérêt du jeu, après tout. Non ? Tu attends tout de même sa réponse. Non, il n’entre pas chez les Hare comme dans un moulin ou une chapelle. Pas besoin d’invitation pour un D’Avray ? Tu arques un sourcil sous ton masques et lâches un sourire mi-amusé mi-désespéré. N’importe quoi.

-Combien de pseudonymes as-tu, franchement ? Et quel est ton prénom, cette fois-ci ? Skylar, encore ? J’ose espérer que tu sais faire preuve de plus d’originalité.

Curieusement, alors que tu chuchotais jusqu’à présent, tu as repris un volume normal, quoique toujours un peu plus bas que d’habitude. Tu es prudent, t’entendre tutoyer quelqu’un est là quelques chose d’extrêmement rare. Tiens, au fait... Tu l’as tutoyé devant tout le monde quelques instants plus tôt ! Oh la bourde... Ahem. Tu vas devoir arranger le coup très rapidement. Sauf qu’il est hors de question de le vouvoyer. Dilemme... Dont tu te détournes très vite tandis qu’il reprend la parole. Autre chose que du champagne ? Tu retiens un soupir. Si, il y a autre chose mais il faudrait aller chercher en cuisine et tu n’en as guère envie. S’il n’y a que du champagne de proposé, c’est pour qu’il y a peu de risques que les invités finissent ivres. Il faut penser à tout lorsqu’on organise une soirée. Tu hausses alors légèrement les épaules et ouvre la bouche dans l’intention de lui dire de dégager qu’il n’est pas content sauf que tu le refermes tout aussi vite en voyant son regard quitter le tiens pour se poser sur tes lèvres... Puis ton cou. Tss. Il a trouvé ? N’importe quoi !

-Cesse donc de rêver, le parasite. Il est hors de question que tu touches à mon sang.

Non, tu ne comptes pas le laisser boire ton sang une nouvelle fois. Il l’a déjà fait par deux fois, il est hors de question que cela recommence. Même si, après tout, tu connais le dicton : jamais deux sans trois. Mais non, tu arriveras à prouver que ce dicton est sans fondement et non systématique. Tu ne lui laisseras pas le main, tu l’as, tu l’as toujours eu et tu l’auras toujours. Même si pour le moment tu es un peu bloqué dans les conventions, dans ton rôle. Emprisonné dans un moule qui t'oppresse. Tu t’en arrangeras, comme toujours. Tu le laisses se rapprocher de toi, tu ne vas pas te permettre de l’envoyer balader ainsi, tu attirerais trop l’attention. Tu le laisses faire et tu écoutes ce qu’il a à te dire. Une chambre, une cave pour reprendre là où vous vous êtes arrêtés ? Il parle du moment où tu as failli le tuer ou aux baisers échangés ? Cela, tu l’ignores complètement. Mais il n’y a qu’une seule solution que tu peux te permettre d’envisager, une seule solution dont tu peux parler plus ou moins librement. Tu poses les mains sur son torse et l’oblige à reculer un peu, au moins pour te laisser un minimum d’espace vital. Lorsqu’il est suffisamment loin, bien que vous ne soyez séparés que par quelques pauvres centimètres, tu te permets de lui répondre.

-Es-tu donc si pressé de mourir définitivement, Mad ?

Tu utilises un raccourci, curieusement. Oui, Mad Hatter est trop long à prononcer. Tu as toujours aimé utiliser les surnoms et les raccourcis, on ne te changera pas, tu es trop vieux. Bref. Voilà ta réponse : tu n’entreras pas dans son jeu. Il est désespérant. Et pourtant, ton impression ne fait que se confirmer de seconde en seconde. La soirée va être palpitante, surprenante. Dans le bon ou le mauvais sens ? Tu l’ignores encore. Tu espères que cela ne se finira pas dans le sang, c’est tout. Pardon ? Tu es sérieusement en train d’envisager de faire un semblant de trêve avec une créature de son espèce ? Pour ce soir, oui. Tu es chez toi, tu es confiant. Et puis, de toute façon, tu as tendance à prohiber les violence entre ces murs. Cela ne t’empêche pas de t’énerver mais tu n’utiliseras ta dague qu’en tout dernier recours. Tu ne veux pas faire n’importe quoi ici. Il a de la chance, même s’il ne doit pas pousser celle-ci trop loin non plus. Tu es peut-être calme, sincèrement, mais cela peut bien vite changer. Tu te contrôles difficilement en présence de ce genre de... Chose. Finalement tu soupires et reprends un ton plus discret, de manière à ce que lui seul puisse t’entendre. Les autres personnes sont encore loin de vous mais on n’est jamais à l’abri d’un intrus surprise, ce que tu préfèrerais éviter.

-Pourquoi faut-il que tu viennes jusqu’ici, dis-moi ? Ne pouvais-tu pas te contenter de la capitale ? Non, il faut que, quand j’en sors, je retombe sur toi. C’est... Une bien étrange coïncidence.

C’est vrai, il s’agit là d’une étrange coïncidence... D’ailleurs, tu ne penses pas une seule seconde qu’il s’agisse d’une chose du genre. Pour toi, il avait très certainement prévu le coup. Reste à savoir... Dans quel but ? Tu ne sais pas s’il a fait le rapprochement entre les Hare et toi, tu ignores ce qu’il vient faire ici à part t’embêter. S’en prendre aux tiens ? Plausible, vu ses menaces. Mais il était en colère, alors tu ignores s’il était sérieux. Juste au cas où, tu vas devoir le garder sous la main pour l’empêcher de toucher à vos hôtes de la soirée. Tss. Tu vas te coltiner un vampire, t’en souviens-tu ? Oui, bien évidemment. Tu vas te coltiner ce vampire. Beurk. Mais s’il s’agit de la protection de ta famille, tu peux bien faire un effort. Tu jettes un furtif coup d'œil aux alentours. On ne fait pas encore spécialement attention à vous deux. Pas pour le moment. Cela viendra, tu ne te fais pas d’illusions. Mais tant qu’on vous laisse seuls à discuter, tu peux te permettre de parler librement. Reste tout de même un minimum prudent, Samael.

-Le diable reviens vers moi... Trouverais-tu la soirée ennuyante ou ne peux-tu tout simplement plus te passer de moi ? Je te fais la remarque parce que je vais finir par me poser des questions.

Tu souris, moqueur. Tu te fous de lui, tu t’amuses et tu attends avec impatience sa réplique. Tu veux jouer avec les mots. Tu devrais sincèrement cesser de jouer avec le feu, tu finiras par t’y brûler sérieusement. Mais qu’y peux-tu ? Tu as besoin de te mettre en danger pour te sentir vivant. Ce soir, tu as besoin de distraction et tant pis pour les conséquences. Tu dois t’arranger pour être le seul à pouvoir éventuellement trinquer mais sinon, pourquoi pas ? Ce ne sera qu’un jeu. Un simple jeu. Quitte à repousser tes limites, autant le faire avec le type même de personne que tu hais plus que tout. Tant que tu ne franchis pas toutes tes limites... Il est temps de jouer, tu essayes juste de visualiser de quelle manière ce sera possible et les issues qui vont avec. Drôle de réaction, Samael. Tu te sens très certainement bien trop en sécurité... Mais tu passes outre car tu n’as jamais aimé t’ennuyer.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Mer 10 Oct - 16:18

Quelle, idée, de venir dans ce genre de soirée, franchement... Encore un truc de coincés, t'en es plus que persuadé. Monsieur et Madame Hare, mari et femme depuis qu'ils sont nés, élèvent des caniches royaux et collectionnent des tasses en porcelaine. Bon, certes, t'es pas très cool. Après tout, ce sont ceux qui t'accueillent ce soir, non ? Mouais. Rien qu'en rentrant, tu te répètes une fois de plus que tu aurais très bien pu t'en passer... Même un bar sans alcool est plus intéressant. Tu soupires profondément une fois, deux fois. Tu détestes d'avance cet endroit. Ce manoir ressemble trop à... Enfin. Ce n'est pas qu'il ressemble à un manoir que tu aurais déjà visité mais... Cette odeur de vieux, c'est... Sans compter les divers parfums qui se mélangent, avec les vieilles qui valsent, et leurs gamines sur parfumées. Tu as de quoi faire une syncope, sérieusement... Bon, cesse un peu de te montrer méchant. C'est d'ailleurs sans aucune surprise que tu constates être le seul de ton espèce dans cette pièce. Hé bien... Cette soirée promet d'être... Mortelle... Nouveau soupir, et tu tentes de te le jurer : le dernier pour ce soir. Tu dois faire bonne figure après tout. Tu ne dois pas soupirer à tout bout de chant, tu ne dois pas leur montrer à quel point tu te fais chier, et encore le terme est trop doux à ton goût.

La gamine revient vers toi. Quoi ? Te présenter à ses parents ? Tout d'abord, tu doutes que ce soit une bonne idée... Ensuite... Non mais franchement quoi, elle n'a pas plus ennuyant ? Gentiment, faussement, tu souris. Tant que tu peux la duper. Non, tu n'as pas envie de la suivre, pas du tout même... Sauf que... De toute façon, il n'y a strictement rien à faire par ici, alors... Si ça peut tourner de manière amusante... Tu acquiesces, bien que ce ne soit pas de gaîté de coeur, et tu la suis. Et tu piles. Net. Lui. Son sang, physiquement. Samael Tudor, en personne. Si tu pensais le trouver ici ? Non. Et puis, finalement... Hare... Tu savais bien que ce nom te disait quelque chose. Rapidement, tu calcules... Hé oui. C'est ce nom que tu as vu dans le dossier, avant de t'enfuir avec ta fiancée de ce soir. Hare. Sa mère non ? Très certainement... Tu ne t'attardes pas plus sur tes interrogations, certainement pas, tu files plutôt le rejoindre. Allez la vieille, oust de là. Enfin, tu demandes poliment, quand même... Elle s'écarte, tu récupères son cavalier. Alors mon ptit, content de me revoir ? Aucun sourire sur la façade de son visage. Il se serait très certainement passé de cette nouvelle rencontre. Toi, tu souris. Oh que oui, tu souris.

Comme tu le disais, lui n'est pas content, il ne veut visiblement pas danser. D'accord. Il te repousse brusquement, tu fais l'offusqué, et te jette à la mer avec une phrase bourrée de... Non, ce ne sont même pas des sous-entendus, tant ils sont explicites. Sortir du placard, faire son coming-out, avouer que t'es gay. Fronçant les sourcils, il te répond, d'un ton ferme, d'une voix claire. « Dis-moi, ne serais-ce pas plutôt toi qui devait quitter ton placard ? Je te prierais de ne nous confondre sous aucun prétexte. » Tu hausses, les sourcils, et tu ricanes. Vous confondre ? Certainement pas. Tu n'irais jamais te comparer à un sale morveux dans son genre. Il ne le vaut pas. Et puis, vous n'avez rien en commun, d'où est-ce que l'on peut vous comparer, hein ? Tu souris provocateur, dansant d'un pied sur l'autre. Il veut jouer à ce jeu là ? D'accord. Il l'aura voulu. Toujours un ton au-dessus de la normale, tu reprends la parole. « Sortir de mon placard ? » A nouveau, tu ricanes. Tu lui balancerais bien que dans ton cas, c'est plutôt sortir d'un cercueil - pour faire une touche d'humour plutôt pourrie - mais ce serait griller ta couverture, ce que tu ne peux nullement te permettre. Encore plus fort, sans pour autant crier, tu reprends à nouveau. « Mais voyons Samael, tout le monde le sait sur cette planète, je suis BISEXUEL ! » Du coming out ? Pas tellement. En fait, parler de la manière dont tu t'es rendu compte que t'étais pas seulement attiré par les femmes serait déplacé, dans ce genre de réception. Donc tu passes les détails, tu vas droit au but : tu es bisexuel. Point.


À nouveau, il se détourne, de cette manière snobinarde qui le caractérise si bien. C'est pas parce qu'il est intendant impérial qu'il peut te prendre pour une sous-mer*e. Donc il a plutôt intérêt à changer de manières avec toi, et vite. Tu souris, et tu le suis. La soirée est loin d'être terminée, pour lui, comme pour toi. Tu te fous pas mal de tous ces regards posés sur toi, sur vous. Vous n'êtes pas encore au centre de l'attention. Cela ne devrait tarder. Tu es donc avec lui, à l'écart. Tu pourrais en profiter pour l'entraîner plus loin encore, pourquoi pas dans une de ces chambres ? Pourquoi pas dehors ? Bref, tu devrais vraiment penser à autre chose, pour l'instant... Quelque chose comme... Rendre ta soirée plus intéressante ? Ouais. Tu as ton jouet, tu n'as plus qu'à faire mumuse. Comment tu es entré ? Parce que, en plus, il croit que tu vas lui dire ? Une nouvelle fois, tu lui rirais bien au nez. Mais tu te retiens, car ce serait déplacé, dans ce genre de réception. Tu lui réponds alors simplement qu'un D'Avray - nouveau nom d'emprunt, voyez donc - n'a pas besoin d'invitation. C'est bidon, c'est totalement faux, et il ne lui faut pas plus de temps qu'il n'en faut pour le dire pour qu'il comprenne ton petit manège. Grillé. Tss. « Combien de pseudonymes as-tu, franchement ? Et quel est ton prénom, cette fois-ci ? Skylar, encore ? J'ose espérer que tu sais faire preuve de plus d'originalité. » Ahah. S'il savait, combien tu en as eu, de pseudonymes... Une bonne... Un bon... Tellement, trop, beaucoup, énormément, une infinité. Tous les citer serait... Trop long, bien trop long. Tu ricanes légèrement, poliment, avant de te reprendre, te rapprochant encore un peu de lui. « Combien ? Une infinité... Ce soir c'est Archibald D'Avray. T'aimes par Archibald ? J'trouve ça sexy. Tu peux rouler les R... Comme Arrrrchibald. » Tu hausses brièvement les sourcils, et te recule, amusé.

Mais pour que l'amusement soit complet, il te faudrait autre chose à boire que du champagne. Franchement quoi. Même un nourrisson ne peut pas se bourrer avec du champagne. Bon, t'exagère, mais dans une fête digne de ce nom, il est impossible qu'on ne serve aux hôtes que du champagne. Mer*e quoi ! Ces humains n'ont donc aucun sens de la party ? Tu es désespéré. Les mortels sont des cas désespérés... C'est pitoyable... Même dans la soirée la plus ringarde du monde, il y a autre chose à boire que du mousseux. Tu lui fais donc la remarque, gentiment, sans aucune agressivité. Franchement, y'a pas autre chose à boire, hein ? Soupir. Visiblement, non... Puis une idée vient illuminer ton esprit, tu t'en bafferais, tellement que c'est évident : son sang. En voilà, une boisson parfaite. Le grand cru des anges, le nectar des dieux. Tu louches sur ses lèvres, puis tu lorgnes sur son cou. Il comprend bien vite. « Cesse donc de rêver, le parasite. Il est hors de question que tu touches à mon sang. » Tu hausses un sourcil. C'est marrant, c'est pas le discours qu'il tenait, quand il t'a 'sauvé' la dernière fois. Tu secoues légèrement la tête de gauche à droite. « Mais voyons, jamais deux sans trois, très cher. » Tu retiens le 'ami' de justesse, car ce serait un bon prétexte pour lui pour qu'il te renvoie la balle. Jamais deux sans trois. Jusque là, le dicton s'est toujours vérifié, dans ton cas. La première fois, dans la ruelle. La deuxième fois, dans une chapelle. La troisième fois, dans une chambre ? Tu ne peux que l'espérer. Oh que oui, tu l'espères. Tu dévoiles à nouveau tes canines blanches, et reprends. « Et puis, je suis sûr que tu adorerais ça... Je sais me faire très doux tu sais... » tu aimerais bien lui souffler dans le cou, sur les lèvres. Glisser tes mains glacées le long de ses flancs. Tu ne peux malheureusement pas te le permettre, pas en public, ça choquerait trop ces pseudos saintes ni touche d'humain. Bon ... de toute façon, ce n'est pas comme si tout le monde vous regardait, non ? Non. Donc tu t'approches un peu, jusqu'à venir lui susurrer quelques mots à l'oreille. Tu veux l'entraîner à part. Une chambre, une cave... Même le jardin, s'il n'y a que ça. N'importe où vous pourriez être que tous les deux. Là, la soirée serait parfaite. Il ne semble une nouvelle fois pas d'accord, puisqu'il pose ses mains sur ton torse, t'obligeant à reculer un peu. Mais heu... Tu ne parlais pas de la partie où vous étiez en train de vous entre-tuer hein... Non non, tu parlais plutôt de l'épisode des baisers et tout.

« Es-tu donc si pressé de mourir définitivement, Mad ? » Tu souris, en coin. C'est marrant, ce qu'il te dit là. N'importe quoi, franchement... Mad ? Pourquoi Mad ? D'un côté, c'est la seule manière qu'il a de t'appeler, avec Archibald, alors... Tu soupires un peu, plongeant tes yeux dans les siens. « Mourir définitivement... Techniquement, quand on meurt, c'est définitif. Je suis déjà mort définitivement, puisque je ne reviendrai jamais à la vie. Ouais, je suis chiant, je sais, mais moi aussi je t'aime mon ange. » Tu es vraiment pénible, quand tu t'y mets... Ce sens de la logique à en tuer les mouches, franchement... Tu es presque pathétique, quand tu t'y mets. Tu as parfaitement compris ce qu'il voulait dire par mourir définitivement. Il parlait simplement de te mettre hors d'état de nuire pour de bon. Qu'il n'aille pas croire que tu es trop bête pour le comprendre, tu étais juste en train de te moquer de lui ouvertement. Moi aussi je t'aime ? Tu divagues, lentement, mais sûrement. Jusqu'où est-ce que ça va bien te mener, ce petit jeu, hein ? Mon ange. Sérieusement, tu devrais lâcher ce surnom : ça ne lui va clairement pas. Tu te souviens, il a essayé de te tuer. Non, ange c'est juste trop... Mais Samael, ce n'est pas le nom d'un ange ou un truc comme ça ? Certainement.

« Pourquoi faut-il que tu viennes jusqu'ici, dis-moi ? Ne pouvais-tu pas te contenter de la capitale ? Non, il faut que, quand j'en sors, je retombe sur toi. C'est... Une bien étrange coïncidence. » Pourquoi. En voilà, une question que le petit humain semble adorer. Pourquoi ci, pourquoi ça... On ne l'arrête plus, la poche de sang ! Un nouveau sourire vient se dessiner sur tes lèvres. C'est reparti pour les questions... De toute façon, il ne sait faire que cela visiblement : poser des questions, encore et encore. Pff. Se contenter de la capitale ? Voyons, il insulte ton nom là. Lyokha Volkov, se contenter de la capitale ? Lyokha Volkov n'a pas de frontière, il est aussi libre que l'air. Pas besoin de passeport où tu ne sais quoi : ton surnom de Mad Hatter fait office de laisser passer. Après tout, la classe on l'a, ou on l'a pas. Toi, tu l'as toujours eue. Tu le détailles, comme depuis le début, avant de reprendre. « Coïncidence, coïncidence... Je ne crois pas à ce genre de choses, pas plus que je ne crois au destin et tes histoires de diseuse de bonne aventure... Si ça peut te rassurer, je ne te suis pas. Cette soirée, enfin, si on peut appeler cela comme ça, n'est pas la première à me recevoir en tant qu'invité surprise. » Clairement : non, tu ne savais pas du tout qu'il serait là. C'était une possibilité que tu n'avais pas spécialement envisagé, à vrai dire. Pour toi, tu allais juste chez des nobles, dans une réception, rien de plus. Et puis, tu l'identifies au nom de Tudor, pas de Hare, alors...

« Le diable reviens vers moi... Trouverais-tu la soirée ennuyante ou ne peux-tu tout simplement plus te passer de moi ? Je te fais la remarque parce que je vais finir par me poser des questions. » Le diable. Tout de suite les grands pseudonymes quoi... Franchement, tu n'es pas le diable en personne ! Certes, tu ne disais pas la même chose sous le coup de la colère mais... Mais ça, c'est une autre histoire. Soirée ennuyante ? Pff. C'est si peu dire. Tu lui rirais au nez, si tu le pouvais ! Mais là non, ce serait bien trop malpoli... Si tu ne peux plus te passer de lui ? Voilà que le sujet de votre conversation devient vraiment intéressant. Tu souris, simplement. Tu souris, carnassier. Tu souris, joueur, et amusé. La soirée ne fait que commencer, malheureusement pour lui... « La soirée ? Elle est plus qu'ennuyante. Quand même, pour le futur intendant impérial... Il ne sait même pas organiser une réception digne de ce nom. Mon ptit, quand on se vente d'organiser des soirées, on sait au moins ce qu'on propose à boire. Du champagne... Pourquoi pas du champomy, tant qu'on y est, hein ? Pff. Nul. Tu t'es raté sur ce point, jeune Tudor. Toutefois... Oui, je ne peux simplement plus me passer de toi. C'est pourquoi j'aimerais bien qu'on se retire, tous les deux, si tu vois ce que je veux dire. Je t'assure d'être tout gentil, si c'est ce qui t'inquiètes. Allez, laisse-toi aller un peu, je sais que tu brûles d'envie... » Furtivement, sans même qu'il n'ait le temps de réagir, tu lui voles un baiser. Tu le mets dans une position plus qu'inconfortable, toi, tu n'en as rien à faire. Innocent, tu te recules un peu, sifflant tranquillement, comme si de rien n'était. Tu en vas même jusqu'à lui voler sa coupe de champagne pour boire une gorgée ou deux de la boisson. Haussant brièvement les sourcils, dans la provocation, tu ne te doutes pas un instant que quelqu'un va venir vous interrompre...

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 14 Oct - 10:06

La dernière personne sur qui tu souhaitais tomber. Voilà qui vient t’interrompre. Un vampire. Un crétin de vampire qui t’a marqué par deux fois. Finalement, tu te demandes ce que tu préfères : danser avec la vieille et t’ennuyer à mourir tout du long de ta soirée ou te faire interrompre par cette sangsue toute aussi collante et, peut-être, voir enfin arriver un peu d’animation ? Tu n’en as pas la moindre idée, tu sais juste que cette... Chose t’énerve par sa simple présence, par ses gestes, cette manière qu’il a de se comporter avec toi. Il t’énerve et tu le virerais bien volontiers de cette demeure. Malheureusement, tu as un rôle à tenir, une réputation à garder et tu te dois donc te ne pas le faire. Dommage, vraiment. Tu te dégages tout de même, en profitant pour l’éloigner de toi. Que croit-il ? Qu’il peut se permettre tout et n’importe quoi, plus encore devant tout le monde ? Certainement pas. Tu essayes de lui filer entre les doigts, au moins pour gagner un nouvel endroit à l’abri des regards sauf qu’il n’est pas d’accord. Sortir du placard, mais bien entendu. Il n’en a pas de meilleures ? Tu es hétéro. Enfin... Officiellement, inutile d’étaler devant tout le monde une part de tes secrets, plus encore ceux que tu refuses de t’avouer. Bref. Tu le laisserais volontiers en plan sauf qu’il tient des propos sommes toutes assez clairs, et sans se faire discret. Tss. Sortir du placard ? D’où devrais-tu faire ton coming-out ? Jamais. Tu ne peux t’en tirer en le laissant avoir de telles paroles, alors tu te retournes vers lui et tu lui répliques. Qu’il ne vous confonde pas. Enfin, tu parles surtout pour ne pas te laisser faire. Il ricane, ben voyons... Tu as tout de même un léger bug lorsqu’il déclare haut et fort qu’il est bisexuel. Heu. Oui ? Il le dit ainsi, devant tous les invités ? Il n’a pas peur de se faire regarder de travers, celui-là... Enfin, c’est son problème, pas le tien. Tu lui répliquerais volontiers que, à voir comment il te tourne autour et qu’il vient directement vers toi, on peu avoir des doutes sur le fait qu’il ne soit pas gay mais tu t’abstiens, car tu devrais dévoiler qu’il te tourne autour depuis la dernière fois et tu ne peux pas te le permettre. Alors finalement tu t’éloignes, l’ignorant de manière impériale. Un coin à l’écart, plus ou moins à l’abri des regards. Parfait.

Malheureusement pour toi, il te suit. Pff. Il te désespère. Ne peut-il donc pas te lâcher ? Tu n’es pas son jouet, que diable. Bon, à part t’embêter, que fait-il là ? Comment est-il entrée ? Il te sort un nouveau pseudonyme et, une fois de plus, tu désespères. N’y a-t-il aucun moyen d’avoir sa véritable identité ? Mine de rien, tu as fait quelques recherches sur cet idiot mais impossible d’avoir sa véritable identité. C’est rageant, avoue-le. Oui, c’est même plus que rageant. Quelqu’un qui te file entre les doigts, tu n’en as pas l’habitude. Et faire une recherche par description ne serait pas assez précis. Bref. Il ne te donnera jamais son véritable nom, ce que tu peux comprendre puisque cela voudrait dire que tu pourrais faire pression, d’une manière ou d’une autre. Tu n’as pas grandi en plein cœur du pouvoir et du monde politique pour rien. Il t’amuse autant qu’il te désespère. Combien a-t-il de pseudonymes, hein ? Un certain nombre, si tu te fies à ton instinct. D’ailleurs, il te le confirme rapidement. Tu souris un peu plus avant de lâcher un léger soupir exaspéré. Ah la la. Archibald D’Avray. Il ne pouvait pas trouver... Mieux ? Parce que, de ton point de vue, voilà qui fait... Non, c’est bon, le prénom correspond aux modes des personnes de la "haute" société. Mais pourquoi rouler les r ? Tu lèves simplement les yeux au ciel, te passant de toute remarque. Tu n’entreras pas dans son jeu même si tu souris, amusé.

Il préfère enchaîner sur autre chose, de toute façon. Les boissons. Tss. Oui, il n’y a que du champagne, et non, il est inutile qu’il espère obtenir ton sang ce soir. Jamais deux sans trois ? Certes, tu connais le dicton mais cette fois, tu arriveras à prouver qu’il ne se vérifie pas à tous les coups. Tu secoues donc négativement la tête. Non, pas cette fois. Pas sur ton domaine. Quoique, Cinis Luna est ton territoire, alors... Bref. Mais dans ce manoir au sein duquel tu te sens chez toi, il est quelque peu hors de question que tu le laisses faire, peu importe comment il pense s’y prendre. Et... Pardon ? Toi, adorer cela ? Non, certainement pas. Peu importe la manière, peu importe le prétexte, il est hors de question qu’il te morde à nouveau. D’autant plus que tu ne le crois pas une seule seconde. Lui, se faire doux ? Mais oui, c’est pour cette raison que tu as une cicatrice dans ton cou ? Tu fronces les sourcils et lui lance un regard noir depuis le dessous de ton masque.

-Je. Ne. Suis. Pas. Intéressé.

Tu prends bien le soin de séparer chaque mot afin qu’il comprenne parfaitement ton propos. Il ne te mordra pas, point final. Oui, tu le prends quelque peu pour un idiot mais parfois, il faut passer par là pour que les autres saisissent ce que tu veux leur dire. Non mais. Mais il faut qu’il insiste, qu’il se rapproche encore de toi pour venir susurrer quelques mots à l’oreille. Vous isoler ? Dois-tu te répéter ? Tu le lui a déjà dit il y a à peine quelques instants : tu n’es pas intéressé par lui. Pas du tout même. Même si être aussi proches l’un de l’autre en public est, non pas déstabilisant mais tout de même assez particulier pour un coup d'œil extérieur, tu... En fait, l’isolement ne serait-il pas plus aisé pour régler ton problème de sangsue ? Si, sans doute, mais tu te retrouverais seul avec lui et tu sais parfaitement qu’en tête à tête, tu ne fais pas spécialement le poids. Pas sans avoir un plan précis en tête, ainsi que deux-trois plans secondaires en cas d’échec. Alors vous devrez rester là, à la vue de tous. Quelle galère. Mais tu le repousses tout de même, les mains posées sur son torse. Tu as besoin d’un minimum d’espace vital et il empiète sur cet espace. Tu as compris ce dont il parle, mais tu n’as pas la moindre intention d’entrer dans son jeu. Au contraire. Alors tu fais mine de ne pas avoir compris de quoi il parle. Pressé de mourir ? Tiens, il soupire ? Oui, visiblement. Avant de plonger son regard dans le tien. Son regard d’azur dans le tien, ténébreux. Une nouvelle fois, tu te fais la remarque qu’il serait curieusement plus logique que vos regards aient été inversés. Enfin bref. Que ? Tss. Oui, bien sûr, tu sais qu’il ne ressuscitera pas. Quoique, les scientifiques devraient bien, un jour ou l’autre, trouver un moyen de ramener les morts à la vie. C’est contraire à l’étique mais il n’y a qu’un pas entre les recherches légales et celles illégales après tout. Là n’est pas la question. Moi aussi je t’aime mon ange ? Tu serres les dents. Mon ange, mon ange... Tu n’aimes pas qu’on t’appelle ainsi. Certes, ton prénom est celui d’un ange mais celui de l’ange de la mort. Ce que tu es en tant que chasseur. Tu n’es pas un ange, Samael. Tu es tout sauf un ange.

-Tu as compris ce que je voulais dire, la sangsue... siffles-tu.

Non, tu ne fais pas de remarque sur ce surnom qu’il emploie avec toi. Tu ne ferais que le pousser à continuer. Allez, passer à autre chose... Tu peux le faire. Et tu le fais : pourquoi est-il là ? Te suit-il ? C’est ce que tu penses, en tout cas. Oui, tu poses beaucoup de questions mais c’est là une manie que tu as prise en étant petit et que tu n’as pas réussi à perdre avec les années. Tu notes qu’il n’a de cesse de t’observer, de te détailler depuis le départ. Quoi ? Il ne t’a jamais vu en costume ? Quoique non, ce n’est jamais que la troisième fois que vous vous rencontrez. Tout le monde ici a l’habitude de te voir dans cette tenue, sauf lui. Encore quelque chose qui fait qu’il sort du lot. Il ne sait pas entrer dans le moule, il en est différent. Cela se voit, cela se sent. Ou alors, peut-être est-ce parce que tu sais très vaguement à qui tu as affaire. Peut-être. Bon, trêve de rêvasseries. Tu attends tout de même un semblant de réponse. Il ne croit pas aux coïncidences ni au destin ? Oh, miracle, un point commun. Pas la première soirée où il s’incruste en tant qu’invité surprise ? Tu lèves une nouvelle fois les yeux au plafond, retenant un profond soupir. Il est désespérant. Tout autant que toi, pourrais-tu te faire remarquer.

-Pourquoi ai-je du mal à te croire ? Oh, peut-être parce que, moi non plus, je ne crois pas aux coïncidences ni au destin ou autres idioties du genre. Plus simplement, je ne te crois pas. Sauf peut-être quand tu dis que ce n’est pas la première soirée où tu joues les invités surprise.

Qui est le plus désespérant des deux ? Tu l’ignores. Tu n’es pas mal non plus, quand tu le souhaites. Quel drôle de jeu est-ce là. Qui joue avec l’autre ? Qui est le marionnettiste et la marionnette ici ? Pour le moment, vous n’en êtes qu’aux préliminaires, vous n’en êtes qu’encore à déterminer qui prendra la main. Et ce sera toi, de toute évidence. De toute façon, tu ne vois pas comment cela pourrait se passer autrement. Alors, pourquoi est-il revenu vers toi ? Par ennui ou parce qu’il ne peut plus se passer de toi ? Tu lui souris, moqueur, te fichant de lui. Il est grand temps d’en finir avec les préliminaires et de commencer les choses sérieuses, non ? Oui, évidemment. Tu lui tends la perche, tu n’attends plus qu’il l’attrape. Il le fait d’ailleurs assez rapidement, souriant. Et il te confirme qu’il s’ennuie. D’un côté... Normal. De quoi ? Tu ne sais pas organiser une soirée ? Hé, ce n’est pas là ta fonction principale. Tu te dois de gérer l’emploi du temps de l’empereur ainsi que tout ce qui se passe au palais, tu ne peux pas tout superviser non plus, sinon tu n’aurais même plus le temps de te sauver la nuit pour aller jouer du piano dans les bars. Et pas que jouer du piano. Et oui, il n’y a que du champagne parce sinon tu entends déjà les femmes râler parce qu’on sert des boisons alcoolisées, ce qui ne convient pas à des personnes de bonnes familles. N’importe quoi. Tu es aussi de bonne famille, ce qui ne t'empêche pas de traîner la nuit et de te bourrer lorsque tu en as envie. Mais comme il ne faut pas froisser les minables petites habitudes des invités, pas d’alcool, juste du champagne. Minute. Il ne peut plus se passer de toi ? N’importe quoi. Tu brûles d’envie de te laisser aller avec lui ? N’importe quoi une nouvelle fois. Tu tentes bien de dire quelque chose mais cet idiot vient te voler un baiser. Tu serres les poings, retenant avec peine ton envie de le frapper. Ce sale.. Si tu le frappes, tu attireras définitivement l’attention sur vous et c’est hors de question. Ce sale... Et il se permet de se voler ta coupe de champagne pour en boire quelques gorgées. Tu as le droit de faire de la bouillie de sangsue ? Oui, tu as le droit, mais devant tout le monde... C’est tout de même à éviter.

-Je suis sûr et certain que tu t’amuserais plus si toutes ces personnes finissaient la soirée complètement saoules. Malheureusement pour toi, je dois éviter que les choses ne dérapent donc je me suis arrangé pour qu’il n’y ait que du champagne. De toute manière, l’alcool n’a aucun effet sur toi alors tu n’es pas supposé me faire une telle remarque. Quant au fait de me retirer avec toi, tu peux aller te...
-Samael Emrys Skyler Tudor ! Je t’y prends encore à t’isoler !


Tu retiens un sursaut et te tournes brusquement vers la nouvelle venue. Il s’agit là d’une dame approchant de la soixante-dizaine d’années au regard clair pétillant de vie. Tu retiens un soupir, te faisant une nouvelle fois la remarque qu’elle devrait se souvenir qu’elle n’est plus une jeune femme et que sa superbe longue robe bleue n’est pas forcément ce qui convient le mieux à une dame de son âge. Tu lui en as fait plusieurs fois la remarque mais rien à faire, elle est têtue au possible. Défaut familial, il faut croire, puisque tu l’es tout autant. Quelle plaie. Ne pouvait-elle pas arriver à un autre moment ? Qui plus est, en utilisant autre chose que ton nom complet ? Non. C’est ta grand-mère après tout, tu la connais et elle choisit généralement le plus mauvais moment pour venir t’interrompre. Tu ouvres la bouche, dans l’intention de lui demander d’attendre avant de te faire la moindre remarque mais elle te devance, ignorant complètement le blond par la même occasion.

-Quel est encore le problème ? À chaque fois que je te vois à une soirée, il faut que tu t’isoles dans un coin ou que tu te caches derrière ton piano, c’est infernal !
-Grand-mère, ce n’est pas le moment de me faire la leçon... Nous ne sommes pas...
-Encore un problème d’invités ? Parce que, comme tu le dis si bien mon cher Samael, ce n’est qu’un "troupeau d’incultes hypocrites coincés" ?


Tu restes en arrêt durant quelques secondes, ahuri. Non, elle ne peut pas avoir sorti de telles paroles ? C’est limite si tu ne sens pas tes joues se réchauffer. Elle vient clairement de dévoiler le fin fond de ta pensée à propos des invités, devant un vampire. Youpie, quelle joie. Tu ne sais pas quoi répondre, tu jettes un furtif coup d'œil au concerné... Avant de sourire et de, finalement, détourner le regard, observant un mur. Encore une chance qu’elle ait eu le bonheur de baisser d’un ton, histoire qu’eux-trois soient les seuls à entendre, sinon bonjour ta réputation.

-Je ne me souviens pas d’avoir un jour tenu de tels propos...
-Tu as prononcé ces paroles ce matin même, durant le petit-déjeuner.
-Je ne m’en souviens pas le moins du monde...


En fait tu t’en souviens parfaitement. Mais il est inutile de le dévoiler à voix haute, n’est-ce pas ? Tu nies pour la forme et pour éviter de perdre tout crédit, même si, à ton avis, l’autre a parfaitement compris ton petit manège. Au passage, tu en profites pour désigner la sangsue d’un geste rapide, histoire que ton hôte de la soirée comprenne qu’elle a eu des propos déplacés devant une personne étrangère à la famille. Elle regarde, au passage, enfin le blond. Et sourit. Oh oh, tu sens les ennuis arriver, et ce très vite.

-Oh, pardon. J’ignorais que j’interrompais une conversation. Tu t’es enfin fait un ami ?
-Un... Ami ? Grand-mère, on ne s’intéresse à moi que par intérêt ou obligation. Je me passerai très bien de ce genre de... Rapports qui, de toute façon, seront toujours faussés.
-Tu es bien dur avec toi-même...
-Non, je suis réaliste.


Oui, tu es dur avec toi-même, Samael. Mais tu sais aussi qu’être au cœur du pouvoir implique que, peu importe ceux qui s’intéresseront à toi, ils auront toujours ton nom et ton rang en tête, pouvant l’utiliser. Tu n’as sincèrement que très peu d’amis, tu aurais vite fait de faire le tour. De toute façon, ta confiance, tu ne l’accordes qu’à un très petit nombre de personnes. C’est épuisant mais c’est ainsi. Toujours est-il que la conversation tourne d’une bien étrange manière avec ces deux-là. Tu ne sais plus tellement comment réagir à présent. Demander à ta grand-mère de partir et de vous laisser seuls ? Tu ne sais pas ce que tu préfères, tu ignores ce qui est le mieux en présence de cette sangsue. Mais tu n’as guère le temps de plus réfléchir à tout cela.

-Toujours est-il qu’il me semble ne pas connaitre ce jeune homme. Aurais-tu l’amabilité de faire les présentations, mon cher petit-fils ?
-Hé bien... Grand-mère, voici Archibald D’Avray...


Dois-tu préciser qu’il s’agit d’un vampire ? Non, elle s’inquiéterait trop pour toi si elle savait. Alors tu dois malheureusement taire cette importante information. Tu détestes devoir masquer des choses à ta famille, tu te jures de lui expliquer qui est ce parasite une fois que tous les invités seront partis. La doyenne de la famille Hare vient crocher ton bras, te regardant avec insistance. Tss. Oui, tu sais très bien ce qu’elle veut. Tu connais tes formules de politesse, tu sais ce que tu te dois de faire. Même si... Tu n’es nullement tenu de te comporter de cette manière avec un mort-vivant. Mais comme il faut sauver les apparences...

-Archibald... Je te présente Madame Clarice Hare. Notre hôte de ce soir.

Et par extension, une personne à qui il doit le respect. Tu ne laisseras pas passer le moindre commentaire déplacé. Donc tu observes la sangsue de manière sévère. Tu espères pour lui qu’il va rapidement comprendre qu’il doit jouer un rôle d’humain, sinon... Sinon il risque de t’entendre, très sérieusement. Mais bon, comme toujours tu aviseras. En espérant que la doyenne accepte de ne pas se montrer trop sociable.

-Enchanté jeune homme !

Autant demander à un vampire de ne plus boire de sang... Quelle plaie... Surtout que, jeune homme ? Tu ne vas pas rire, même si... Bref. Tiens-toi tranquille et surveille ces deux-là, cela vaudra mieux.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Lun 15 Oct - 20:15

Tu es infernal, tu es diabolique, tu en deviendrais presque méchant. Pauvre Samael Tudor. Qu'est-ce qu'il a bien pu faire, pour que tu l'embêtes ainsi, hein ? Oh, rien en particulier. Pas jusqu'au coup de la verveine, du moins. Pourquoi lui alors ? Parce que c'est tombé sur lui. Il n'a pas choisi son sang, son nom. Pas de chance, c'est ainsi et pas autrement. Tu veux jouer, tu vas jouer, et le pire dans l'histoire, c'est que la seule personne capable de t'arrêter, c'est uniquement toi. Maître de ton destin, maître de tes faits et gestes, de tes mots et annonces. Maître de tout, maître du jeu. Rien qu'à cette pensée, tu souris un peu, te rappelant que oui, tu as toujours et à jamais la main sur ce petit jeu. Toujours est-il que, main ou pas, vous vous êtes retirés de la piste de dans. Dommage. Enfin, tu as soif, tu veux quelque chose à boire. Champagne ou champagne ? Allons, ton hôte pourrait bien se montrer poli, et te présenter son plus beau cru : son sang. Ah ce sang qui t'es si précieux. Ce carmin que tu veux voir, sentir, boire. À nouveau. Jamais deux sans trois, après tout ! Tu lui fais d'ailleurs remarqué, il semble désespéré. Il fronce les sourcils, son regard plus que sombre en dit long sur ce qu'il en pense, derrière son masque. « Je. Ne. Suis. Pas. Intéressé. » Ton sourire s'étire un peu plus. Il t'a pris pour un attarder ou quoi ? Franchement, tu es chiant, têtu, mais pas abruti au point de ne pas comprendre. Il détache chacun des mots. Il se fout clairement de toi, mais toi, ça te fait sourire plutôt qu'autre chose. Curieuse réaction. Bref, puisqu'il ne semble pas décidé le moins du monde à te laisser mordre dans son cou, tu enchaînes sur un autre sujet. Qui au final, s'en rapproche beaucoup. Vous isoler donc... C'est pas la mer à boire, non ? Il n'est toujours pas d'accord. Il te repousse. Mais qu'est-ce que tu dois faire bon sang ? T'asseoir en tailleurs et bouder comme un gamin d'une dizaine d'année, la lèvre inférieure retroussée et les paupières tombantes ? Franchement quoi, tu ne vas pas non plus le supplier à genoux pour qu'il accepte quoi ! Tu retiens un soupir de justesse. Repoussé, à nouveau.

Toi, pressé de mourir ? Tu soupires pour la forme, et lui exposes rapidement une nouvelle théorie. Tu es déjà mort. Il est bête, ou il le fait exprès ? La seconde, si tu suis ton instinct, la seconde option. « Tu as compris ce que je voulais dire, la sangsue... » Répond-t-il, d'une voix perçante. Tu souris un peu, car mine de rien, tu marques des points. Non non, tu n'entends pas par là que tu montes dans son estime, pas du tout... Tu sais juste qu'à l'usure, tu vas finir par l'agacer. Et puis, l'énervement, ça ne peut que t'aider à l'isoler, à le pousser à l'offensive... Pour l'instant, tu es doux, tu es gentil et tout mignon dans tes mots. Pour l'instant. « Bien entendu, mio amore... » Tu hausses un peu les sourcils. Sur les surnoms, tu ne veux pas lui laisser le dernier mot, c'est juste hors de question. Sangsue quoi. Toi, c'est plutôt mignon, t'es petits surnoms : mon ange, mio amore, ma belle... Peut-être un peu péjoratif pour certains, et après ? Bref. À nouveau, il repart sur ses questions. Terrible ce gosse... Tu lui réponds alors simplement que tu ne crois pas au destin et toutes les autres niaiseries du même genre. Rien n'est écrit : la preuve, tu es encore là, en chaire et en os. Et non, ce n'est pas la première soirée à laquelle tu t'incrustes, ce que tu lui fais tout de même remarquer. « Pourquoi ai-je du mal à te croire ? Oh, peut-être parce que, moi non plus, je ne crois pas aux coïncidences ni au destin ou autres idioties du genre. Plus simplement, je ne te crois pas. Sauf peut-être quand tu dis que ce n'est pas la première soirée où tu joues les invités surprise. » Au moins, vous avez un point en commun : lui non plus ne croit pas à toutes ces c*nner**s de la fortune et autres roues mystiques du genre. Tant mieux. Le fatum et toute la guirlande, ce n'est pas tellement ton trip. Il ne te croit pas ? Tant pis pour lui, tu hausses un peu les épaules. Pas la première soirée non, ça, il l'a bien compris... « Tu ne veux pas me croire car tu es... Un gamin qui ne connaît rien à la vie mais qui pourtant, croit avoir vu monts et merveilles. Enfin, inutile que je te susurre les mêmes mots d'amour que ceux que tu as déjà entendu aux bars. Ce serait bien trop embarrassant, cette fois. » Tu souris, à nouveau. Bon sang que tu t'amuses.

Tu le détailles, le scrutes, un peu plus à chaque instant. Comme s'il allait se volatiliser sous tes yeux, et que tu voulais garder chaque détail, chaque geste, chaque souffle. Comme si en bon égoïste que tu n'es pas, tu voulais tout garder pour toi. D'un côté, c'est ce que tu veux : lui tout en entier, pour toi tout seul. Finalement, tu es peut-être égoïste sur le coup. Rien à faire. Il empiète sur un autre sujet : l'ennui mortel qui domine ton état d'esprit depuis de longues minutes déjà. Bah, il était temps qu'il s'en rende compte, ton hôte. À croire qu'il est long à la détente le gamin. Tu en profites donc pour continuer à vanner, de manière implicite, sous-entendant clairement qu'il ne sait pas organiser une soirée digne de ce nom. Bref, organisateur de soirée ou non, tu réponds à la seconde partie de son interrogation. Non, tu ne peux plus te passer de lui. D'un côté, c'est vrai. De l'autre c'est faux. D'abord, oui, tu ne peux pas te passer de lui s'il est là, devant toi. Mais de l'autre côté, c'est faux, car tu n'es pas non plus obsédé par sa petite personne. Tout ce que tu veux de lui, ce sont son corps, et son sang. T'en demandes pas plus, mais visiblement, c'est déjà bien trop. Enfin, rien ne t'empêches d'aller contre le protocole, et c'est bien ce que tu fais : alors qu'il tente de l'ouvrir pour balancer tu ne sais quoi, tu viens lui voler un baiser. Quelque part, tu espères pour lui que personne ne vous a vu, bien que... Il a toujours un témoin. Toujours. Pour achever cette scénette de provocation, tu récupères sa coupe de champagne pour en boire une gorgée. Il serre les poings, son regard est sombre. Et toc. « Je suis sûr et certain que tu t'amuserais plus si toutes ces personnes finissaient la soirée complètement saoules. Malheureusement pour toi, je dois éviter que les choses ne dérapent donc je me suis arrangé pour qu'il n'y ait que du champagne. De toute manière, l'alcool n'a aucun effet sur toi alors tu n'es pas supposé me faire une telle remarque. Quant au fait de me retirer avec toi, tu peux aller te... » Ah ça, si tout le monde finissait bourré et quelques vêtements en moins, c'est sûr que ce serait bien plus amusant ! Et puis, avec quelques grammes dans le sang, les gamines sont bien plus consentantes. Bien que... Même sang... Nah, chasse vite cette idée de ton esprit, c'est pas le moment. Ce soir, tu es là pour lui. Ce soir tu es là pour son sang. Non, c'est vrai que l'alcool n'a plus aucun effet pour toi. Sauf peut-être en tant que matière de substitution, quand tu as faim et que tu n'as pas la possibilité de te nourrir. Enfin, partout où il y a alcool, y'a bien une poche de sang, c'est évident. Ah, il ne veut pas venir avec toi ? Sourire aux lèvres, tu attends la fin de sa phrase. Tu peux aller te faire ?

« Samael Emrys Skyler Tudor ! Je t'y prends encore à t'isoler ! » Une vieille dame vient vous interrompre. Alors qu'il sursaute presque et se retourne brusquement, tu restes pour ta part paisible et te redresses, détaillant la nouvelle venue. S'isoler ? Hinhin. T'aimerais bien qu'il s'isole avec toi. Des yeux brillants, pétillants de vie, une longue robe bleue... Qu'est-ce qu'elle veut, la grand-mère ? Non non, tu es un gentleman. Du calme, du calme. Tu ne dis rien, tu laisses juste la vieille discuter avec le jeune Tudor. Tu t'effaces, puisque pour le moment, c'est ce qu'on attend de toi : que tu disparaisses. Enfin, que Samael ne se fasse pas d'illusion : dès que tu as la brèche, tu fonces. Grand-mère ou pas. « Quel est encore le problème ? À chaque fois que je te vois à une soirée, il faut que tu t'isoles dans un coin ou que tu te caches derrière ton piano, c'est infernal ! » Il s'isole ? Et toc, prétexte de plus. Comme quoi, tu n'avais pas totalement faux, quand tu disais qu'il ne savait pas organiser une soirée... Si lui déjà ne sait pas s'amuser, alors on comprend mieux le fond de la chose. Derrière son piano ? Ah ça tu l'as remarqué, tu t'en souviens comme si c'était hier. Son piano. Pas touche, le chien de l'empereur mord quand on s'approche de trop près. Que tu peux être méchant... Heureusement que tu ne penses pas trop fort. « Grand-mère, ce n'est pas le moment de me faire la leçon... Nous ne sommes pas... » Ah, c'est donc sa grand-mère ? Côté maternel ou paternel ? T'en sais rien, et comme c'est parti, tu n'es pas près de le savoir. Enfin, c'est pas comme si c'était existentiel. Tranquillement, tu les écoutes. « Encore un problème d'invités ? Parce que, comme tu le dis si bien mon cher Samael, ce n'est qu'un "troupeau d'incultes hypocrites coincés" ? » Oooh. Et voilà que Mamie Samael dévoile le fond de la pensée de son petit-fils ! Plutôt amusant ! Enfin, toi, ça te fait sourire largement. Voilà un truc à ressortir par la suite ! Tu conserves ça quelque part dans ton esprit, en roue de secours. Il te jette un coup d'oeil, mal. Tant mieux, tu lui souris, sadique. « Je ne me souviens pas d'avoir un jour tenu de tels propos... » « Tu as prononcé ces paroles ce matin même, durant le petit-déjeuner. » « Je ne m'en souviens pas le moins du monde... » Quel mauvais comédien, franchement ! À cet instant, tu rêves de pouffer de rire et de tout lui balancer à la figure. Franchement, il est piètre acteur... N'importe quoi... Comme si ce petit manège allait prendre avec toi. Il a pas oublié que tu n'étais pas né de la dernière pluie ? Soudainement, tu as des doutes. Pff.

Il te désigne rapidement, la vieille te regarde et te sourit. Cool mamie, peace, ça va wesh, bien ou bien ? Non arrêtes, tes pensées dérivent Lyokha. T'es grave, sérieux. « Oh, pardon. J'ignorais que j'interrompais une conversation. Tu t'es enfin fait un ami ? » Elle a mis du temps à comprendre. Enfin, tu mets ça sur le compte de l'âge - qui commence à avoir les épaules lourdes - et tu souris gentiment, tendrement. En bon garçon. Enfin un ami ? À nouveau, tu manques de pouffer de rire. Enfin. Voilà qui veut tout dire. « Un... Ami ? Grand-mère, on ne s'intéresse à moi que par intérêt ou obligation. Je me passerai très bien de ce genre de... Rapports qui, de toute façon, seront toujours faussés. » c'est triste de voir comme il hésite sur le mot ami. Il en briserait presque ton coeur de mort. Par intérêt ou obligation ? Dans ton cas, c'est plus complexe, dirons-nous. « Tu es bien dur avec toi-même... » « Non, je suis réaliste. » plus un pour mamie Samael qui emporte la manche. Le jeune Tudor est dur avec lui-même, et tu le reconnais. Enfin, c'est comme ça qu'on forge le caractère, comme on t'a toujours dit. « Toujours est-il qu'il me semble ne pas connaitre ce jeune homme. Aurais-tu l'amabilité de faire les présentations, mon cher petit-fils ? » « Hé bien... Grand-mère, voici Archibald D'Avray... » Ton sourire s'élargit un peu plus. Tu présentes comme un bon garçon de famille, poli, adorable, bourré de fric. Tu présentes comme ce qu'on attend de toi, après tout. Archibald D'Avray. Encore ton mauvais surnom. T'as envie d'en rire, tellement que c'en devient une caricature. « Archibald... Je te présente Madame Clarice Hare. Notre hôte de ce soir. » Clarice Hare... Donc si tu as bien compris, c'est du côté de la mère de Samael ? Intéressant. Très intéressant. Trop intéressant. « Enchanté jeune homme ! » Tu souris d'autant plus, et délicatement, tu attrapes sa main. Baise-main digne d'un gentleman. Tu gardes pourtant tes yeux dans les siens, jusqu'à te redresser. « Moi de-même, Madame. » Souriant légèrement à Mae, repassant une main derrière ton dos, tu reprends donc. « Samael m'a beaucoup parlé de vous Madame, mais d'autant plus de la musique, dont, d'après ce que j'ai cru comprendre, vous êtes les précurseurs. Permettez au passage de vous dire que votre petit-fils est très doué. Et c'est d'ailleurs la musique qui a été le berceau de notre relation. Enfin, je ne veux pas vous importunez avec ces histoires, et surtout, je me fais bien peu gentleman pour le coup. Excusez-moi un instant, je vais nous chercher quelques rafraîchissements. »

En effet, tu files bel et bien chercher tes coupes de champagne. Une légère révérence en signe de respect, et tu es déjà au bord du buffet. Trois flûtes de champagne... Voilà, parfait ! Tu récupères les flûtes en question, les intercalant avec agilité entre tes doigts. Voilà. Ceci fait, tu reviens vers Madame Hare, et le jeune Tudor. Sauf que ce qu'il n'avait pas prévu, mais que toi, tu avais orchestré rapidement, c'est bien ta maladresse qui suit. Oups, quel maladroit, c'est le drame ! Tu trébuches légèrement en avant, et renverse le contenu des trois coupes sur l'intendant impérial. Prenant d'abord une mine totalement ahurie, tu t'empresses d'attraper un tissu. C'est ça, spèce de comédien ! Sérieux et légèrement paniqué, totalement désolé, tu bafouilles quelques mots d'excuse. « Oh la la, je suis sincèrement désolé monsieur, je ne voulais vraiment pas... Je suis une catastrophe ambulante, pardo... pardonnez-moi, je-je ne voulais vra-vraiment pas... oh la la, qu'est-ce que j'ai en-encore fait... » Les mains tremblantes, tu fais presque semblant d'essuyer sa veste. Haha. Haussant les sourcils, confus, tu finis par te redresser, adressant au passage un regard sincèrement désolé aux deux Hare. « Samael, excusez-moi, mon amour.. ami. »

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Mar 16 Oct - 20:50

Il y a des soirs où tu te dis que tu adorerais être quelqu’un d’autre. Il y a des soirs où tu adorerais être libéré de tout ce qu’implique ce nom que tu portes. Tudor. Famille noble, impériale, sang attirant les vampires... Que de choses à porter. Tu n’es pourtant pas du genre à te plaindre de tes origines, tu en es même fier. C’est juste que, comme assez régulièrement, tu aimerais qu’on te laisse un peu tranquille. Oui tu as des obligations, oui tu as des devoirs mais tu apprécierais qu’on te laisse aussi avoir des droits. Le droit à la solitude, le droit de pouvoir t’isoler quand tu en as envie, sans qu’on vienne te rechercher. Le droit d’être un peu comme tout un chacun, de temps en temps. Drôles de pensées ce soir, avoue-le. Mais c’est la faute à cet idiot de vampire. Ne peut-il donc pas te lâcher un peu ? Il faut qu’il revienne vers toi, qu’il recommence à t’agacer. Il t’énerve. Malheureusement, tu sais que tu ne pourras pas lui échapper. Tant mieux d’un côté, tu vas pouvoir t’amuser un peu. Quelques paroles échangées pour entamer un jeu bien dangereux mais tu n’as jamais crains de te brûler. Un jeu où tu risques de mettre ta réputation en danger si quelqu’un s’intéresse d’un peu trop près à ces mots que vous échangez. Mais l’intérêt d’un jeu n’est-il pas de prendre des risques, justement ? Oui, évidemment. En attendant, tu ne comptes pas entrer dans le sien. Pressé de mourir, la sangsue ? Avoue-le, tu peux être pénible et bouché, quand tu le souhaites. Il a beau jour au plus malin, tu sais qu’il a compris ce que tu voulais dire. Qu’est-ce qui le fait sourire ? Tu l’ignores et cela t’agace à nouveau. Mio amore ? Tu fronces les sourcils sous ton masque. Quand cessera-t-il avec ce genre de surnoms ? Mon ange, mon amour... D’un côté, tu fais bien pire avec les tiens mais tu n’apprécies guère tout de même. Tu juges plus intelligent de ne pas faire de remarque, tu laisses passer.

Tu préfères repartir sur tes questions. Que fabrique-t-il donc ici ? Te suit-il ? C’est ce que tu penses. Et si tu as raison... Enfin, de toute façon, tu ne le croiras pas si jamais il affirme que ce n’est que le hasard. D’ailleurs, c’est ce qu’il dit. Hé bien, tu avais raison : tu ne le crois pas. Tu le lui fais d’ailleurs bien vite remarquer. Soit dit en passant, tu ne crois ni aux coïncidences, ni au destin bien que certaines personnes pourraient avoir quelques doutes. Mais non, rien n’est tracé, tout se construit au fur et à mesure. Ce n’est qu’une question de choix. Amusant, pour toi qui dit ne jamais avoir le choix. Tu es contradictoire, Samael. Rares sont ceux capables de suivre le fil de tes pensées. Mais ce n’est pas le moment de te plonger dans ce genre de pensées philosophiques. Il reprend la parole. Tu ne veux pas le croire parce que tu ne connais rien à la vie ? Certes, mais tu n’as pas une seule seconde pensé tout savoir, avoir tout vécu. Tu n’as que vingt-trois ans après tout. Tu as simplement vu ta famille mourir de différentes manières, tu as vu des collègues mourir, tués par leurs proies, tu as détruit des vies aussi. Tu as joué avec le pouvoir, avec les nerfs de certains, tu as fait beaucoup de choses, vraiment beaucoup, mais tu es encore loin de tout savoir. Très loin. Tandis qu’il sourit, tu retiens un soupir lassé. Tu vas dire une bêtise.

-Que peux-tu dire de la vie, toi qui est mort ? Mais oui, garde un peu le silence, voilà qui me ferait quelques petites minutes de vacances.

Oui, tu racontes n’importe quoi. Enfin, tu voudrais juste qu’il se taise un peu, comme tu viens de le lui faire clairement remarquer. Curieusement, tu ne tiens pas à prendre de gants avec lui. D’un côté, pourquoi y aurait-il le droit ? C’est un traitement que tu as toujours réservé à tes semblables, sauf cas réellement à part, et aux personnes officielles devant lesquelles tu ne peux décemment pas t’énerver. Alors tu dois jouer avec les mots. Lui, tu n’as aucune raison de lui accorder ce privilège. Bref. Vous changez de nouveau de sujet. Toi, ne pas savoir organiser de fête ? C’est surtout qu’il y a des personnes qui sont contre l’alcool ici, d’une part. D’autre part... Avoue, ce serait une sacrée pagaille si la soirée finissait en orgie. Oui, tu es prêts à parier que bien peu de personnes ici présentes tiennent l’alcool, ce serait une hécatombe. Tu en serait responsable, d’ailleurs, et c’est là quelque chose que tu ne tiens pas à avoir sur le dos. Alors non, pas d’alcool. Sauf pour ton petit plaisir personnel, quand tu en auras assez d’être sobre et de t’ennuyer à mourir. Enfin, c’était là le plan original, évidemment. Maintenant qu’il y a un parasite dans la foule, il est hors de question que tu te permettes d’aller de bourrer pour être un hôte un peu plus bavard et joyeux. Pas très sérieux ? Il faut savoir ce que l’on veut, et de toute façon, tu ne tenais pas non plus à finir complètement ivre. Une bouteille aurait largement suffit pour faire son petit effet anesthésiant et te rendre plus joyeux sans pour autant te faire perdre toutes tes capacités mentales. De toute manière, tu ne finis jamais les soirées complètement ivre. Ou alors, c’est réellement très exceptionnel.

Alors, Monsieur ne peut plus sa passer de toi ? Non, il le confirme. Saleté de suceur de sang. Et il ose te voler un baiser, par la même occasion. Quel sale... Tu espères pour lui que vous serez les deux seuls à le savoir, sinon il va réellement mourir cette nuit. Il t’agace, tu te demandes si tu ne vas pas t’énerver un peu contre lui, juste histoire de voir s’il sourit toujours autant. Tu comptes bien l’envoyer ch***, pour ainsi dire, sauf qu’on vient t’interrompre. Une voix que tu connais par-cœur, une voix claire et chantante. Une voix appartenant à ta grand-mère. Quelle plaie, elle ne pouvait pas mieux tomber. Tu es un peu désagréable, certes, mais tu as beau aimer profondément la vieille dame, parfois tu apprécierais qu’elle ne vienne pas se mêler de tes affaires. Plus encore quand elle fait le déplacement exprès pour t’enfoncer. Tu exagères, cela n’est arrivé qu’une fois mais elle a tellement le don de débarquer au plus mauvais moment que, parfois, tu t’accordes le fait qu’on puisse avoir des doutes. Encore heureux, l’autre se tait. Qu’on continue ainsi, qu’il reste à sa place et peut-être que tu arriveras à gérer la situation. Ou pas. Voir pas du tout. Tss. Dévoiler aussi clairement le fin fond de ta pensée, voilà qui est, sommes toutes, très mal avisé. Elle veut te faire un reproche ? Qu’elle attende que vous soyez seuls tous les deux ! Tu essayes de faire passer la pilule plus doucement, sans froisser la doyenne... Sauf que, pour se faire, tu es bien obligé d’être un bien mauvais comédien. Tu ne lui donneras pas clairement tord ainsi, c’est évident. Tu pourrais, tu pourrais mentir mais comme elle dit la vérité, ce serait bien long de la faire revenir sur ses paroles.

Tu finis par désigner la sangsue, lui indiquant de cette manière que, depuis le départ, elle parle devant témoin. Elle se tourne et sourit au blondinet. Zut, tu vas devoir le tenir à l’écart de lui. Tout du moins, tant qu’elle ignore qui est la chose en face d’elle. Oui, chose, truc et autres du genre. Ce n’est pas un être humain, il est mort. Point final, la discussion est close. Bref. Tu te dois de faire les présentations, tu t’exécutes donc. Grand-mère, Archibald. Archibald, Madame Hare. Tu aurais bien appelé l’autre Mad mais il t’aurait sans doute fallu justifier ce surnom et tu n’es pas d’humeur à lui donner la moindre précision. Enchanté ? Elle le sera moins quand elle comprendra qui est ce... Baise-main, carrément ? Hé bien, au moins, tu peux dire qu’il joue bien son rôle. Tu restes neutre face à son sourire, curieux. Tes pensées se confirment avec le petit speech qu’il fait. Quel... Sens de l’improvisation. Tu peux l’avouer, c’est relativement impressionnant. Tu arques tout de même un sourcil tout en l’écoutant, septique. Les gens vont croire de telles choses ? C’est plausible, mais à sentir la main de ta grand-mère se resserrer quelque peu sur ton bras, tu sais qu’elle a compris qu’il y a quelque chose d’inhabituel. Mais tu te tais. Tu es désapprobateur mais tu te tais, tout simplement. Tu te contentes de fixer froidement le moustique qui parle. Qui parle. Et... Oh, miracle, il s’en va ? Pas pour longtemps, apparemment, mais il vous laisse seuls tous les deux. Ouf.

-Quel curieux jeune homme... Parles-tu réellement de moi, Samael ?
-Je vous déconseille de le croire. Les apparences sont souvent trompeuses, je préfèrerais éviter que vous vous laissiez tromper...
murmures-tu.

Pas un mot de plus, l’autre revient déjà. Avec trois flutes de champagne. Ben voyons... C’en devient désespérant. Il veut jouer ce rôle combien de temps ? Tu en oublies de te méfier, c’est très mauvais, Samael. Tu ne vois pas le coup venir, tu ne l’avais nullement prévu. Tu le vois trébucher... Et quelques instants plus tard tu sens un liquide traverser ta veste et ta chemise. Saleté de... Tu retiens de justesse un juron, histoire de ne pas te faire complètement remarquer, et tu le foudroies du regard. C’est cela qu’il ose dire qu’il ne l’a pas fait exprès. Beaucoup de personnes se sont retournées vers vous et tu peines à te maintenir. Ton sang bout dans tes veines mais tu fais bien des efforts pour rester complètement neutre. C’est ça, fait semblant de paniquer, fait semblant d’être innocent. Non, tu n’es pas en colère à cause de l’état de ta tenue, tu n’en as, pour ainsi dire, même rien à faire. Par contre, tu es en colère contre toi-même. Tu as baissé ta garde, tu t’es fait avoir pour ce coup et cela t’agace au plus haut point. Tu es trop confiant sur ton propre territoire, il va falloir que tu te reprennes et plus vite que cela. Mais que ? Mon amour ? Non, là tu craques. Tant pis, tu le chopes par le col et le plaque contre un mur. Tant pis pour le reste, il t’énerve. Et pourtant, curieusement, malgré ce geste rapide et dans douceur, tu es complètement de glace. Tu as toujours réussi à transformer le feu en glace, tu peux en être fier. Même ton regard sombre est aussi glacial qu’une nuit de blizzard. Il en est de même avec ta voix.

-Le coup des verres passe encore, mais cesse d’utiliser de tels termes avec moi. Garde-les pour quelqu’un qui acceptera de jouer le jeu avec toi.

Tu parles doucement, bien peu de personnes peuvent vous entendre. Tu sens une main se poser sur ton épaule, dans un geste visant à te calmer. Tu prends de nouveau sur toi et retiens un profond soupir avant de le lâcher. Sale parasite. Tu finis par complètement te détourner de lui pour plonger dans le regard brillant d’inquiétude de ta grand-mère. Oui, elle s’inquiète pour toi... Tu lui accordes alors un tendre sourire ainsi qu’un baiser sur le front. Tu parais entièrement calmé, mais comme tu le disais si bien, les apparences sont trompeuses. Tu sais garder la face, tu sais canaliser tes sentiments, les masquer à la vue de tous. Plus rien ne peut te trahir, pas même ton regard. Tu es bon comédien quand tu le souhaites, toi aussi.

-Cela va aller. Veuillez m’excuser, je dois aller me changer.

Tu ne lui laisses pas spécialement le temps de protester que tu as déjà tourner les talons pour quitter la salle qui commence à être bondée. C’est donc avec le plus grand des plaisirs que tu retrouves les couloirs presque vides, seules quelques rares personnes ont choisi de s’accorder quelques instants de pause loin de tout ce monde, essentiellement des domestiques. Tu notes ces détails sans trop faire attention, tu n’es pas fixé là-dessus. Tu as trop hâte de regagner tes appartements pour faire la moindre remarque. De toute façon, tu n’es pas au palais impérial et donc tu n’as absolument rien à dire sur les activités des domestiques. Voilà. Tu fais bien plus attention au chemin que tu prends, aux bruits derrière toi. On te suit, et tu sais très bien de qui il s’agit. Inutile de te détourner, tu gardes le regard vixé vers le haut, détaillant une fois de plus le style très particulier de la demeure. Mélange de plusieurs civilisations terriennes, le tout remanié à la sauce anarkienne le tout organisé à la manière des Hare. La vie est comme une mélodie, tout doit être organisé comme une partition pour rendre la beauté à toute chose. Curieuse philosophie, mais tu t’amuses à regarder tout cela. Des endroits ne possèdent aucun bord pointu, et d’autres n’ont que cela. Les ambiances se font selon le décors et l’architecture. Tu aimes cette bâtisse. Et tu souris franchement en t’arrêtant devant une lourde porte de chêne. La porte qui mène à tes appartements. Tu fouilles une seconde dans tes poches avant d’en ressortir une clé que tu insères dans la serrure. Pas besoin de tourner, c’est automatique. Tu entres et referme à clé derrière toi. Et voilà le travail.

Premier réflexe ? Allumer la lumière, évidemment. Les tons rouges et noirs de la pièce t’arrachent un nouveau sourire. Rouge et noir. Sang et ténèbres. Ton monde, après tout. Ah la la... Mêmes ton lit à baldaquin est dans ces tons. Désespérant. Mais tu aimes trop cet endroit. C’est un salon-chambre après tout, une porte sur le côté donne accès à une salle de bain. Douche ? Hum... Peut-être. Second réflexe ? Aller ouvrir le porte-fenêtre qui donne sur le balcon tout enneigé. Tu ne crains pas le froid. Pas spécialement en tout cas. Troisième réflexe ? Retirer ta veste et ta chemise. Gorgés de champagne. Tss. Désespérant. Tu vas devoir nettoyer tout cela. Tu poses tes affaires sur le dossier d’une chaise et va ouvrir ton placard, fouillant dedans à la recherche de quelque chose de potable à mettre ensuite... Sauf que, au final, tu n’as guère envie d’y retourner. Tu le feras, évidemment, mais tu aimerais bien retarder quelque peu l'échéance. Tu soupires profondément et, finalement, referme le placard, restant torse-nu. Tes cicatrices sont visibles et si tu n’en as pas tellement que cela, tu ne les montres jamais. Trop de questions à te poser sur leur origine. Trop de choses que tu dois cacher à tous, sauf une. Au final, que fais-tu ? Tu vas t’asseoir sur le regard de ton balcon, les jambes dans le vide, ta peau brûlante exposée au froid glacial de cette nuit de février. Tu restes là quelques secondes, voir quelques minutes. Tu n’as pas peur de tomber malade, de toute manière, tu es résistant. Tu profites juste d’un semblant de tranquillité.

Mais cela ne dure pas, comme tu peux t’en douter. Du bruit à ta porte, on tente de forcer celle-ci. Tu soupires de nouveau profondément et retourne dans ta chambre. Zut, tes chaussures laissent quelques marques de neige sur le sol dallé. Tant pis, tu nettoieras plus tard. Que comptes-tu faire, jeune Samael ? Patience. Si c’est la personne à laquelle tu penses... Tu vas tranquillement t’emparer d’une corde – qui a dit que tu n’avais pas du matériel avec toi ? - avant de retourner à côté de la porte. Tu n’auras pas beaucoup de temps pour réagir. Finalement la poignée cède, il faudra que tu penses à faire revérifier la sécurité du manoir. Et c’est bel et bien l’autre sangsue qui entre. Tant pis pour lui. Une nouvelle fois tu le chopes par le col et vient le plaquer contre un mur, sans faire de manières. Tu en profites pour lui lier les mains dans le dos. Voilà qui va être bien plus pratique. Et tu te fais la remarque qu’il reste toujours plus froid que toi, alors que tu as passé quelques minutes torse-nu dehors. Enfin, d’un côté, tant mieux. Une fois que tu es satisfait de la manière dont tu l’as attaché, tu viens lui souffler sur la nuque.

-Alors la carpette, on s’invite dans mes appartement ? Pensais-tu que je te laisserais entrer comme dans un moulin ? Dans ce cas, tu as fait une bien grossière erreur...

Un sourire carnassier vient étirer tes lèvres. Il ne peut pas le voir, dans sa position. Il n’aurait pas dû te suivre. Vous êtes seuls, dans tes appartements. Tu as une grande partie de tes affaires, tu es donc tout à fait capable de le tuer si l’envie t’en prend. Tu ne le feras pas, bien évidemment, mais cela ne veut pas dire qu’il s’en sortira indemne. Alors, que vas-tu faire de lui ? Bonne question. Ton regard fait le tour de la pièce... Et au final tu le tires brusquement en arrière pour aller le faire tomber sur un fauteuil. Rapidité et précision, tu as laissé une partie de la corde libre ce qui te permet de l’y attacher. Et voilà le travail. Tu lui adresses un simple sourire puis tu vas refermer ta porte. Tu n’as pas le temps de bricoler pour la réparer mais tant pis. Un simple blocage avec un système de fermeture interne suffira pour que vous ne soyez pas pas dérangés. Une fois cela réglé, tu reviens devant lui, le toisant. Tu as vaguement conscience d’être torse nu devant lui. Et après ? Ce ne sera que la seconde fois, après tout... En fait tu changes d’avis et vient se positionner derrière lui et tu poses tes mains sur ses épaules, hésitant entre passer sur son cou ou descendre sur son torse pour l’embêter.

-Alors, Mad Hatter... À quoi jouons-nous ?

Ta voix se fait murmure, légèrement provocatrice. Son souffle sur son oreille, tu gardes ton sourire. N’étais-tu pas énervé, quelques instants plus tôt ? Oui, mais tu commences déjà à oublier. Tu n’en restes pas moins sur tes gardes mais, pour le moment, une seule question te traverse l’esprit : à quoi allez-vous jouer ?

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 21 Oct - 9:28

Des questions, des questions, et pour changer : encore des questions. Franchement, il en vient à te désespérer, le jeunot. La vie est courte, enfin, pour lui, donc pourquoi la passe-t-il à poser des questions, hein ? Encore, quand tu es immortel, comme toi, tu peux te poser toutes les questions du monde, te lancer dans des thèses dignes de grands philosophes, ou encore, se lancer dans la résolution d'une équation totalement impossible. Quand tu es immortel, tu peux gaspiller ton temps à n'importe quoi. Quand tes jours sont comptés, il vaut mieux bien s'organiser pour ne pas perdre de temps. La preuve, tu serais mortel, tu n'aurais jamais fait le 0,0000001 millième de ce que tu as fait dans ta vie. Bref. Destin, fortune, parchemin et autres encens exotiques. Tu n'y crois pas, tout ça, ce ne sont que foutaises pour toi, ça l'a toujours été, et ce le sera à jamais. Les diseuses de bonne aventure, ce n'est définitivement pas ton truc. Tout ça pour en revenir à un point tellement évident qu'il en crèverait les yeux d'un squelette : ce gamin ne sait rien de la vie. Il te réplique, pas peu fier de lui. « Que peux-tu dire de la vie, toi qui est mort ? Mais oui, garde un peu le silence, voilà qui me ferait quelques petites minutes de vacances. » Okay.. Tu ne sais pas comment tu dois le prendre, mais d'excellente humeur, et surtout très joueur sur le moment, tu le prends à la rigolade, souriant franchement. Quelque part, tu espères que ton sourire l'agace au plus haut point, car le pauvre, il va y avoir le droit sur toute la soirée ! « Ce que je peux dire de la vie ? Bon sang. Tellement qu'il me faudrait bien une centaine de fois ton âge pour tout te raconter. Gamin. » S'il espérait que tu te taise, il s'est mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Non mais franchement, il est qui pour te donner des ordres, hein ? Tu le bouffes, tu n'en fais qu'une bouchée. Alors qu'il la mette en veilleuse, il veut garder un minimum de sang dans ses artères. Gamin. Ça lui correspond si bien. Et puis, c'est tout ce que tu penses de lui : c'est un gamin. Un sale gosse. Un petit mer****.

Bref. Tu n'as donc pas le droit de parler, c'est ça ? Okay, tant pis pour lui, il l'aura voulu. Tu enchaînes sur un tout autre sujet, et pourtant, tu sais que ça va toujours autant l'agacer. Au moins, s'il y avais eu autre chose que du champagne, tu aurais pu t'amuser un minimum. Les regarder, saouls ou trop joyeux. S'amuser à leurs dépends, alors que toi, tu peux boire autant que tu veux : tu resteras toujours aussi sobre. C'est plutôt triste, pas vrai ? Mouais. Enfin, inutile de te faire des illusions : il n'y a pas d'alcool ici, pas plus qu'il n'y en aura dans une heure. Dommage. Même pas une bouteille pour le jeune Samael ? Lui, tu pourrais le pousser à la consommation, malgré son caractère de petit c*n. Tu pourrais le pousser à boire. Après, il serait aussi vulnérable que les autres. Une poupée de chiffon entre tes mains d'artiste. Enfin... Tu ne peux plus te passer de lui ? Autant dire que tu irais le crier sur tous les toits, même si bon, il faut qu'il redescende sur terre le gamin : il ne t'obsède pas, loin de là. C'est un passe-temps comme un autre. Un jouet parmi l'étalage d'un magasin. Enfin, il veut une réponse, il va l'avoir ; tu lui voles un baiser. Et toc. Il semble profondément agacé, et tu t'étonnes d'avoir encore la tête vissée sur ton cou. Allons donc, qu'il t'envoie ch**r, tu n'en as strictement rien à faire. Tu t'es mis en tête que tu allais pourrir sa soirée, et il peut te croire, tu vas tenir parole. Alors ? Ah, bah quelqu'un vient le couper. Une grand-mère. Qu'est-ce qu'elle veut elle ? Rapidement, les deux mortels engagent la conversation, et toi, tu restes sur le banc de touche en silence. Tu les écoutes, tranquillement. C'est marrant comme la doyenne dévoile le fond de la pensée de son petit-fils. Petit-fils que d'ailleurs, tu ne peux pas contredire, puisque tu n'en penses pas moins. Quel mauvais comédien... Franchement, c'est pathétique. Tu en viendrais presque à t'endormir, devant un tel jeu si... Nul. Bref, il finit par te désigner, ce n'est pas trop tôt, puisque mamie ne t'avait pas encore calculé.

La vieille sourit au passage, en te regardant. Okay. Bon, il se décide à faire les présentations, le jeunot ? Ah, ce n'est pas trop tôt. Madame Hare - Archibald. Archibald - Madame Hare. C'est dingue comme tu commences à avoir ton prénom de ce soir en horreur. C'est vrai quoi, c'est moche. Enfin, toi, tu n'aimes pas, pas du tout même. Un baise-main, tu papotes un peu pour faire plaisir et revêtir un peu plus ton rôle. Voilà, tu les as assez endormis, c'est bon ? Super, tu peux illico-presto passer à la seconde phase de ton plan ! Que tu as nommé... Noyade entre deux bulles de champagne. Tu demandes donc à ce qu'on t'excuse, et tu te retires pour aller chercher trois flutes. Tu sais bien qu'on parle dans ton dos. Ça sonne comme une évidence, à tes oreilles. Tu reviens rapidement avec les consommations, et patatra, tu renverses le tout sur les vêtements du jeune Tudor. Oups ? Ouais, c'est le mot. Faussement confus, tu balbuties quelques excuses bidon. Tu as réussi. Tu as mis ton plan à exécution. Il est profondément agacé, même énervé, comme il te foudroie du regard... Mon amour. Bon, tu pousses un peu le bouchon, mais tu ne pouvais tout simplement pas te retenir, alors... Il est vraiment énervé cette fois : il te chope par le col pour te plaquer sans douceur contre un mur. Il est de marbre. De glace. Il est froid, et brûlant à l'intérieur. Plusieurs personnes vous regardent, alertes. Il reprend, d'une voix calme. Si calme. « Le coup des verres passe encore, mais cesse d'utiliser de tels termes avec moi. Garde-les pour quelqu'un qui acceptera de jouer le jeu avec toi. » Tu ricanes méchamment. Rien à faire des apparences. Rien à s'couer. T'en as jamais eu rien à faire, de toute façon. Tu fixes un instant ses lèvres, avant de revenir planter tes yeux dans les siens, plus que sérieux. Et pourtant, toujours aussi amusé. Ton petit sourire demeure, et ça l'énerve : tu le sais, tu le sens. « Mais voyons, vas-y Samael, énerve-toi. Montre-leur à tous, comment tu traites tes convives. Frappe-moi, fais couler mon sang, encore. Montre-leur qui tu es vraiment. Qui l'intendant impérial est vraiment. Le jeu, tu es déjà dedans depuis un bon moment. Tu ne fais que poursuivre une partie déjà commencée. » et tu souris, puisque ça te va si bien, de sourire. Quel enflure tu fais, sur le coup. Enfin, tu n'en as rien à faire. S'il veut te frapper devant tout le monde, qu'il le fasse. Bien que, tu sais pertinemment qu'il ne le fera pas : il a une image à respecter. La vieille se ramène et pose tranquillement une main sur l'épaule du jeune Tudor, essayant très certainement de le calmer. Qu'est-ce qu'elle a mamie Hare ? Elle s'inquiète pour son petit fils ? Elle a bien raison, car comme c'est parti, il n'est pas sûr d'être vivant au petit matin.

Il part vite très vite. Tu restes un instant sur place, à remettre correctement le col de ta chemise et le noeud papillon. Non mais franchement, il exagère là. Même si tout est de ta faute, bien sûr... Tu attends un instant, alors que quelques personnes te regardent. Quoi ? Qu'est-ce qu'elles veulent ? Des cookies ? Certes, tu es désagréable. Mais ta poche de sang est en train de se faire la malle, normal non ? Ouais. D'ailleurs, tu ne tardes pas : tu pars sur ses traces pour le suivre. D'après ce que tu as compris, il est parti se changer... hinhin. Dans sa chambre, certainement. Toi qui demandait une cave, tu te retrouves carrément avec la chambre. Trop bien ça ! Bon, tu le suis donc. Étrangement formé, ce palais... des coins, pas de coins. Des couleurs, pas trop de couleurs. C'est plutôt étrange. Mais finalement, tu ne te préoccupes pas tant que ça de la décoration et tout. Tu n'en as pour ainsi dire, rien à faire que le mur soit blanc ou bleu ou même rose criant. Il rentre dans une pièce, il referme la porte derrière lui. Okay. Tu attends un instant, et tu finis par venir essayer d'ouvrir. Peine perdue, il a verrouillé la porte. Super... Bon, tu forces un peu sur la poignée, tu fais quelques tentatives. Et finalement, d'un coup sec, elle cède. Tu rentres donc en touriste dans la pièce. Visiblement, il t'attendait, puisqu'il te chope par le col pour te plaquer contre un mur. À nouveau. « Aïïïïeeeuh » fais-tu mollement, sans conviction, alors qu'il vient attacher tes poignets dans ton dos. Sale gosse. Tu te débats un peu au début, et finalement, rien. Tu te laisses juste faire. À ton tour, d'être sa poupée de chiffon. Il vient souffler dans ta nuque, un frisson remonte alors le long de ta colonne. « Alors la carpette, on s'invite dans mes appartements ? Pensais-tu que je te laisserais entrer comme dans un moulin ? Dans ce cas, tu as fait une bien grossière erreur... »Tu souris un peu, tranquillement, paisiblement. Tu n'as pas de souci à te faire, loin de là même ! Tu souris franchement, avant de reprendre. « Écoute, j'aime bien les trucs un peu bizarre et tout, c'pas le problème, mais tu vois, je préfère avoir mes mains libres. J'veux dire, tes délires sado-masochistes, garde-les pour quelqu'un d'autre. Okay ? » En d'autres termes : lâche-moi. Tu veux qu'il te lâche. Tu n'aimes vraiment pas être attaché. Pire, tu ne supportes plus être attaché.

Il te tire brusquement vers l'arrière, et tu te laisses entraîner, docile. Tu es désormais sur un fauteuil, et attaché. Il a peur que quelqu'un entre ? Visiblement oui, puisqu'il va fermer la porte, ou plutôt, la verrouiller à nouveau. Puis il revient devant toi, te toisant. Pour ta part, tu le détailles, tu le jauges, encore. Torse-nu. Graou. Tu penches un peu la tête en arrière, souriant. « Grrraou, pas mal le gamin. Dis, tu veux pas tout enlever, carrément ? » Tu vas l'embêter, toute la soirée. En fait, il a plutôt intérêt à s'y faire, s'il veut survivre. Il passe finalement derrière toi, glissant ses mains sur tes épaules. Okay. Ma foi, il fait ce qu'il veut le gosse. Son souffle vient derrière ton oreille, caresser ta nuque. Il te murmure quelques mots, provocateur. Le pauvre, s'il commence sur ce terrain, il ne va pas être déçu ! « Alors, Mad Hatter... À quoi jouons-nous ? » Oh, il ré-emploie ton surnom. Amusant. À quoi jouez-vous ? Hm, bonne question. « Je ne sais pas, peut-être le genre de jeu qui se passe dans un lit, entre deux adultes consentants. Je ne sais plus comment ça s'appelle. Peut-être Cluedo. Ou un truc dans le genre. » Tu te mordilles légèrement la lèvre. Tu sais que ça ne va pas être aussi facile, et pourtant, tu le provoques à ton tour. Nerveusement mais tout aussi discrètement, tu commences à tirer sur la corde. Il faut qu'elle cède. Elle doit céder, absolument. Tu ne la supportes tout simplement plus. Elle te ronge les poignets. Tu as l'impression de revivre ce que tu as fuit, il y a de cela tant de siècles. « Allez, lâche-moi maintenant. » Il ne semble pas décidé à te détacher. D'accord. Tu vas passer à la vitesse supérieure.

Tu repères un ouvre lettre non loin. Parfait. C'est tout ce dont tu as besoin. Tu tournes un peu la tête, juste pour le regarder. « Comme tu voudras. » Tu respires profondément, et te mets à hurler, de toutes tes forces. Ahah. Fun. « A L'AIDE AU SECOUUUUUURS ! JE VOUS EN SUPPLIIIIIIE ! ON VEUT ME VIOLER ! AAAAA L'AAAAIIDEEEEEE ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! » Bon là, si personne ne t'a entendu, tu ne comprends plus rien. Les cordes vocales en feu, tu te reprends. Quelqu'un arrive, tu l'entends. Bybye, Samael Tudor. Quelques secondes à peine plus tard, on frappe à la porte. Parfait. Tu regardes gentiment l'intendant impérial se diriger vers la porte pour aller blablater avec ton pseudo sauveteur. Pendant ce temps, tu attrapes de la pointe des pieds l'ouvre lettre. Hop, dans ton dos. Tu le fais doucement glisser sous la manche de ta veste. Et tu entreprends, lentement, de couper les liens. Vu le tranchant de l'objet, tu en as pour un bon bout de temps. Enfin, en attendant, tu fixes le mortel à la porte. C'est ça, qu'il se débrouille. Une fois que tu seras détaché... Il n'y aura personne pour le sauver, lui.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Lun 22 Oct - 22:34

Une centaine de fois ton âge pour qu’il te dise ce qu’il sait de la vie ? Très drôle. D’un côté, tu ignores comment on... Vit une fois qu’on a été transformé. Tu n’as jamais posé la question et tu ne souhaites pas le savoir de toute manière. Tu ne souhaites pas comprendre comment ces créatures peuvent perdre leur humanité. Tu ne veux pas comprendre non plus. Curieux, pour toi qui aimes cela... Mais c’est là un sujet qui te pose problème. Tu ne lui répliques rien, il t’énerve au plus haut point. Il ne mérite pas que tu t’enfonces dans une longue discussion avec lui à ce propos. Le sujet change alors. Autre chose que du champagne ? Non. Point final. Et cet idiot vient te voler un baiser... Tu t’énerves, tu prends sur toi pour ne pas lui dévisser la tête d’un bon coup dans sa gueule d’ange. Tu as de l’expérience dans le domaine, tu sais te tenir. Par contre, dans tes propos, c’est ta grand-mère qui te sauve la mise. Enfin... Manière de parler. Si elle t’empêche de virer dans le vulgaire, ce qui serait très certainement arrivé si tu avais fini ta phrase, elle dévoile le fond de ta pensée sur tes invités et ta soirée en général. Quelle plaie. Tu aurais préféré qu’elle se taise sur ce sujet... En tout cas, devant l’autre sangsue. En parlant de cette chose, ne l’a-t-elle donc pas encore remarquée ? Apparemment pas, raison pour laquelle tu la lui désignes. Et tu te retrouves obligé de faire les présentations. Zut. Surtout que tu ne peux utiliser qu’un nom d’emprunt pour lui. Archibald... Ne pouvait-il pas trouver plus... Classe ? Non, il a fallu qu’il sorte un tel nom. Désespérant.

Bref. Les présentations sont donc faites, tu le regardes jouer les gentlemans. Tu serres les dents, prenant sur toi pour ne pas l’envoyer balader. Qu’il t’énerve... Tout autant que tu es impressionné par son sens de l’improvisation. Tu ne peux pas nier cette qualité qu’il présente. Enfin, laisse donc tomber. C’est amusant chez tes semblables, dangereux chez une chose de son espèce. Il finit par vous lâcher. Dommage que ce ne soit pas définitif... Tu échanges quelques mots avec ta grand-mère, juste le temps de la mettre en garde contre le blondinet avant que celui-ci ne revienne... Et renverse les trois coupes de champagne qu’il transportait sur toi. Saleté... En soi, te faire salir ne te dérange pas plus que cela. Ce qui te dérange, ce sont les termes qu’il emploie avec toi. Mon amour... Trop c’est trop. Tu le chopes par le col et le plaques contre un mur. Tu brûles de l’intérieur alors que, à l’extérieur, tu es de glace. La glace a toujours le dessus sur les flammes, car celle-ci brûle aussi sûrement que la chaleur. Il faut toujours se méfier du froid, bien plus que des flammes car il s’agit de quelque chose qui détruit lentement... Tu parles d’une voix calme, profondément glaciale, difficilement perceptible. Les regards se sont tournés vers vous, tu prends donc un minimum de précautions. Comment peut-il garder son sourire ? Tu rêves de l’effacer de son visage... T’énerver ? Oh, non, tu ne lui feras pas ce plaisir. Tu ne lui feras pas le plaisir de lui transpercer le cœur à la vue de tous. Pas sans raison valable. Leur montrer qui tu es vraiment ? Un sourire carnassier étire tes lèvres. Qui tu es... Bonne question. Tu ne fais que poursuivre une partie déjà commencée ? Ahah. Tu gardes cet étrange sourire carnassier et approches un peu plus ton visage du sien, ton souffle venant parcourir la peau de son visage...

-Toi-même, tu ignores qui je suis... Ne parle donc pas sans savoir. Quant à ton jeu... On en reparle en privé, qu’en dis-tu ? En fait non, reste loin de moi.

Clairement, c’est une provocation. Une pure et simple provocation. Tu es énervé, ne va donc pas trop loin, Samael. Surtout pas, qui sait dans quel genre d’ennuis tu pourrais encore te fourrer ? Une main sur ton épaule te ramène à la réalité. Ta grand-mère s’inquiète pour toi, tu le sais, alors tu prends sur toi et tu ravales ton énervement pour retrouver un doux petit sourire, bien loin de celui, carnassier, que tu abordais une demi-seconde plus tôt. Tu es bon comédien lorsqu’il s’agit de masquer tes pensées, tes sentiments. Surtout quand tu y mets du tien. Les apparences sont si trompeuses que même ta famille peut tomber dans le panneau, lorsque tu t’y mets. Tu lui demandes de t’excuser, le temps que tu te changes, puis tu files sans demander ton reste. Tu ne souhaites pas t'attarder, pas à proximité de ce type qui risque de te faire perdre ton sang-froid. Tu préfères rentrer dans ta chambre, ne t’attardant que peu sur l’apparence du manoir. Tu préfères regagner rapidement tes appartements. Enfin, chez toi ! Tu t’enfermes et retire ta veste et ta chemise imbibées de champagne après avoir répété ton petit rituel habituel. Bien, que fais-tu à présent ? Tu y retournes ? Pour quoi faire, t’ennuyer encore ? Supporter le blondinet pot de colle ? Non, tu ne souhaites pas y retourner. Ton absence restera un temps inaperçue, alors tu peux bien profiter de quelques instants de repos loin de toute l’agitation habituelle.

Tu vas t’installer quelques instants à ton balcon, torse-nu dehors. Ta peau brûlante se retrouve en contact direct avec le vent glacial de ce soir de février, tu en as la chaire de poule. Mais cette sensation te plait. Tu as beau être flamme, tu as toujours préféré la glace, elle est ton élément de prédilection. Donc la neige, les glaciales brises d’hiver te plaisent, tu ne les crains pas. Tu ne seras pas malade pour si peu, tu es résistant. Tu fermes les yeux, te détendant complètement... Jusqu’à ce qu’un bruit vienne te tirer de tes pensées. Allons bon, le voilà déjà à ta porte ? Qui donc ? Ta carpette personnelle. Tu ne vois que lui pour venir te déranger jusqu’ici, aussi rapidement. Que fais-tu ? Simple, tu t’empares d’une corde et vas l’attendre juste à côté de ta porte. Tu pourrais lui ouvrir tout de même, non ? Non. Tu ne vas quand même pas lui faciliter la tache non plus. Comme tu t’y attendais, la poignée cède. Il te suffit de le voir une micro-seconde pour réagir : tu le chopes une nouvelle fois et le plaques brutalement face contre un mur, lui attachant les mains dans le dos. Il proteste mollement, tente de te résister avant d’abandonner. Toi tu souris. Un sourire carnassier, une nouvelle fois. Il est à ta merci, tu peux faire ce que tu veux de lui. Tu diriges les événements et donc souffles sur sa nuque, provocateur. D’ailleurs, tu sens un frisson parcourir sa colonne vertébrale, ce qui étire ton sourire. Tes délires sado-masochistes ? Les garder pour quelqu’un d’autre ? Tu ne peux t’empêcher de rire très légèrement. Tu te détends étrangement vite, jeune homme... C’en devient effrayant.

-Voyons, n’est-ce pas toi-même qui a avoué, la dernière fois, que Masochiste était ton second prénom ? Il faudrait avoir une meilleure mémoire que cela...

Tu t’en souviens parfaitement bien de ces paroles. Tu as une excellente mémoire. Enfin, sauf quand celle-ci décide de zapper quelques pans entiers de ton existence mais comme les événements de la dernière fois sont encore frais dans ton esprit, tu n’as guère de soucis pour en parler. Bref. Tu le fais bouger de là et le pousses dans un fauteuil. Plus qu’à l’y attacher et voilà le travail. Tu domines complètement. Tu t'éclipses quelques instants, juste histoire de fermer une nouvelle fois la porte à clé puis tu reviens devant lui, le toisant. Alors, que vas-tu bien pouvoir faire de lui ? Tiens ? Sa voix te tire quelque peu de tes pensées ? Pas mal ? Tu arques un sourcil. Oui ? Tu acceptes le compliment d’un sourire poli accompagné d’un haussement d’épaules désinvolte. Réaction habituelle. Après tout, ce n’est pas la première fois que tu entends ce genre de propos, bien que tu ne sois pas du genre à le crier sur tous les toits. Quant à tout enlever... Il y croit réellement ?

-C’est beau de rêver... Mais n’y compte pas.

Tu changes d’emplacement, préférant t’installer derrière lui. Et voilà, mieux. Tes mains glissent sur ses épaules, hésitant entre venir se promener sur son cou avec la vague envie de l’étrangler ou de descendre sur son torse. Tu ne sais guère ce que tu veux faire de lui. Toujours est-il que tu te penches de nouveau sur lui, ton souffles caressant sa nuque, tes propos passant de nouveau dans le registre de la provocation. Alors, à quoi jouez-vous ? Un jeu dans un lit, entre deux adultes consentants ? Ahah, très drôle. Cluedo ? Tu souris, autant amusé que désespéré. Tu laisses finalement tes mains remonter doucement dans ses cheveux blonds. Tu le décoiffes tranquillement, changeant complètement sa coupe de cheveux, l’arrangeant à ta manière. Une manière savamment désinvolte. Parfait. Mais son masque te gêne, alors tu le lui retires et le poses sur la table juste à côté. Voilà. Et pendant que tu t’amuses, tu reprends la parole. Il te tend une perche facile à saisir, tu ne peux louper une telle occasion.

-Dans un lit entre deux personnes consentantes... Parlerais-tu d’une bataille de polochons ? Oh, pardon, exact, tu parlais d’adultes. Je ne vois donc pas de quoi tu veux parler...

Héhé. Comme quoi, tu sais être... Oui, bon, sans commentaire. Tu es capable de sortir des idioties quand tu le souhaites. Et pour le moment, ce que tu souhaites, c’est l’embêter le plus possible. Tu le vois tirer sur la corde mais tu sais que celle-ci ne cédera pas si facilement. Tu sais ce que vaut ton matériel après tout. Le lâcher ? Hum... Non. Tu n’en as guère envie. Tu ne prends même pas la peine de lui répondre, tes mains parlent pour toi, non ? Oui, bien sûr. Que font-elles, ces mains ? Elles se baladent tranquillement, toujours dans ses cheveux, sur sa nuque, ses épaules... Tes mains brûlantes sont quasiment toujours en contact avec sa peau glacée. Tu t’amuses. Tu as peut-être une idée en tête... Alors, doucement, lentement, tu repasses devant lui. Comme tu voudras ? Tu arques un sourcil, ton esprit se mettant immédiatement à tourner à plein régime. Que va-t-il encore inventer ? Tu manques de sursauter lorsqu’il se met à hurler et tu grimaces. Ton ouïe est assez sensible et tu ne t’y attendais pas, d’autant plus qu’il possède un volume vocal sommes toutes assez impressionnant. Tout cela fait que tu n’apprécies pas du tout qu’il hurle. Et encore moins ce qu’il hurle. Par réflexe, ta main fend l’air et le dos de celle-ci vient brutalement s’abatte sur sa joue, y laissant une marque rouge. Une nouvelle fois ton regard est glacial. Tu le hais cet abruti. Et il va encore te créer des problèmes impossibles.

-Grossière erreur. Tu vas bien vite regretter d’avoir fait cela.

En effet, afin d’éviter qu’il ne recommence, tu files rapidement chercher un bout de tissu et te sers de celui-ci comme d’un bâillon. Et voilà le travail. Attaché et bâillonné. Que rêver de mieux ? Peut-être d’éviter la scène qui va suivre. On toque à ta porte et tu retiens un soupir. Un rapide « Silence. » plus tard, tu vas à toute vitesse enfiler une chemise et retirer ce masque qui, au bout du compte, ne sert plus à rien. Tu déverrouilles ensuite ta porte et te retrouves nez-à-nez avec l’un des serviteurs de tes grands-parents. Quelle plaie. Tu vas devoir agir de manière à lui faire comprendre qu’il ne doit pas poser de questions, peu importe ce qu’il peut se passer. Mais, après tout, ce sont tes appartements, tu y fais ce que tu souhaites, non ?

-Oh, Monsieur Tudor ! Je suis navré de vous déranger mais il me semble avoir entendu quelqu’un crier...
-Je n’ai absolument rien entendu.
-Ah ? Pourtant, je pensais que...
-Qui vous a demandé de penser ? Faites votre travail, ne cherchez pas à en faire trop.


Silence total. Tu te dégoûtes au plus haut point. Depuis quand tiens-tu ce genre de propos ? Tu es capable de parler ainsi, évidemment, mais cela ne te ressemble tellement pas... Sauf quand tu es littéralement hors de toi, mais voilà des années que cela n’est pas arrivé. L’homme te regarde, très mal à l’aise. Oui, tu sais. Ta réputation de personne inflexible et sévère te précède toujours, même dans cette demeure. D’un coté, pour se faire respecter il est souvent plus facile d’être un minimum craint. Mais toi qui es le premier à faire la leçon à ces nobliaux qui traitent les serviteurs comme de la sous-m****, voilà que tu t’y mets... C’est... Beurk. Tu te dégoûtes. Tu as envie de vomir devant ta propre attitude. Tu as le droit de t’éclipser pour le faire ? Non, tu dois rester inflexible. L’homme finit par baisser le regard. Infernal. Tu es le cadet et tu as le dernier mot.

-Je vais me retirer...
-Faites-donc, je vous en prie, cela vaudra bien mieux. Et tant que vous y êtes, quand vous aurez le temps, faites monter quelque chose pour dégriser. J’ai récupéré quelqu’un incapable de tenir l’alcool, même contenu dans un simple verre de champagne.


Tu t’es considérablement radouci pour cette dernière réplique. Tu n’aimes pas la méchanceté gratuite, tu lui as clairement fait comprendre que tu ne voulais pas de curieux dans les parages mais, à présent, tu donnes un semblant d’explication. Tout du moins, il s’agit là d’une excuse comme une autre pouvant expliquer pourquoi quelqu’un a hurlé de tels propos. L’homme s’éclipse donc et toi tu refermes la porte derrière lui. Tu refermes à clé et soupires profondément... Avant de frapper vraiment fort sur le mur juste à côté. Tellement fort que tu sens l’impact faire vibrer tous les os de ton bras. Tellement fort que lorsque tu ramènes ta main à toi, il y a quelques gouttes de sang sur le mur et sur tes phalanges. Aïe. Pas grave, ce n’est qu’une écorchure. Tu as connu pire. Tu as connu mieux aussi. Tu te retournes vers la carpette et... Vient carrément t’asseoir sur ses genoux. Et voilà le travail. Que faire ensuite ? Bonne question... Tu lui retires son bâillon. Après tout, il est plus drôle lorsqu’il peut parler. Tu lui souris donc, d’une manière étrange. Tu es à la fois menaçant, sérieux et amusé. Étrange mélange...

-Recommence un coup pareil et je te fais passer par-dessus le balcon. Sur ce, soit gentil un peu, voilà qui te changera. Si tu es sage...

Quoi s’il est sage ? Tu laisses ta phrase en suspens... Et vient lui embrasser le cou. Tu te bafferais volontiers mais tu ne le fais pas. Il t’a cherché, il t’a trouvé. Après tout, ce n’est qu’un jeu. Tu vas lui prouver que toi aussi tu sais t’amuser, à ta manière, à ses dépends. Tu va le lui prouver... Quitte à le surprendre. Tes lèvres se retrouvent donc dans son cou tandis que tes mains viennent ouvrir sa veste, puis sa chemise. Tu ne peux pas les lui retirer, ses mains attachées t’en empêchent... Dommage. Mais pour l’instant tu vas t’en contenter, puisque une fois que tu as ouvert son haut, tu peux laisser tes mains brûlantes parcourir la peau de son ventre, de son torse... Samael, que fais-tu encore comme bêtise ? Tu embrasses un vampire. Non, tu joues avec un vampire. En embrassant son cou. Limite en mordillant son cou, même. Cesse donc un peu tes bêtises ! Non, tu ne le fais pas. Il t’a mordu alors que tu n’étais qu’un gosse, tu te dois de lui rendre la pareille. Il est encore trop tôt pour toi de faire n’importe quoi, évidemment. Mais... Essaye donc de garder un plan en tête. Essaye, simplement. Tu passes lentement de l’autre côté de son cou, très concentré sur ce que tu fais. Avec tes mains qui se baladent, dont ta main écorchée qui laisse de temps en temps perler une goutte de sang, c’est de la provocation pure et simple, ce que tu fais. Et tu aimes cela. Tu aimes le provoquer. Tu restes un certain temps à cet endroit, tranquillement... Avant de, finalement, venir le regarder droit dans les yeux, ton regard sombre plongeant dans ces prunelles d’azur.

-Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Te détacher ? Te garder encore un peu plus longtemps ainsi ? Je me questionne... Aurais-tu une préférence ?

Ta voix a pris des intonations moqueuses, amusées. Tes lèvres sont proches des siennes, si proches... Ton souffle vient se déposer dessus quelques secondes... Avant de venir l’embrasser, dans une ultime provocation. L’embrasser avec fougue, l’embrasser, purement et simplement. Et tandis que tu fermes les yeux, tu laisses tes mains remonter le long de ses flancs puis redescendre, parcourant ses bras... Jusqu’à t’arrêter au niveau de la corde qui lie ses poignets. Tes doigts rencontrent une pointe de métal que tu identifies difficilement comme étant ton ouvre-lettre. Sale gosse. Allez... Tu peux te brûler, tu sais te brûler, tu aimes te brûler. Alors que fais-tu ? Lentement, toujours concentré sur ses lèvres... Tu lui fait lâcher l’ouvre-lettres... Puis tu le détaches. Qui vivra verra. Tu n’as plus qu’une seule chose sur laquelle compter en cas de problème : ta rapidité de réflexion et d’action. Tu es tellement inconscient, Samael... Voilà qui te perdra un jour.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Mar 23 Oct - 20:11

Mamie Hare. Quelle charmante... Vieille dame ? Ouais, c'est l'expression qui convient visiblement le mieux. Et puis, pourquoi est-ce que tu te casserais la tête à chercher un autre qualificatif hein ? Elle ne te calcule même pas. Poli, tu l'écoutes. Non mieux, tu les écoutes parler. Okay... C'est donc là le fond de la pensée du jeune Tudor ? Tu ne peux retenir un fin sourire qui vient immédiatement se dessiner sur tes lèvres. C'est amusant. Mamie vient de vous trouver un point en commun. Au moins un. Enfin, elle finit par te remarquer, même si en réalité, c'est plutôt Samael qui te désigne. C'est déjà ça. Après de brèves présentations, et quelques mots rapidement échangés, tu décides d'aller chercher trois flutes de champagne. La ruse. Tu demandes alors à ce qu'on t'excuse, allant de ce pas chercher les consommations. Revenant avec autant de rapidité que pour aller les chercher, tu trébuches. Enfin, tu joues la comédie : tu es bien plus habile que cela voyons. Tu t'en réduis au statut de petit gosse de riche maladroit. Enfin, tant qu'ils tombent dans le piège, tant que tu es crédible... et tu l'es, autant l'avouer. Résultat, le liquide doré vient tâcher les vêtements de ce pauvre intendant impérial. Tu en sourirais, tant tu es fier de toi. Faussement désolé, tu t'agites pour essayer de l'aider. Ahah, la bonne parodie que tu nous sers là, Lyokha. Désolé mon amour. Ça visiblement, il n'apprécie pas, mais alors pas du tout. Il est énervé, et pourtant, de glace. Une glace une brûle, un glaçon même. Tu souris, méchamment. Non, tu n'es pas gentil. Et après ? Tu l'agaces, tu le sens, tu le vois, et tu le ressens, vu qu'il te tient par le col contre un mur. Allez, qu'il t'éclate quelques dents, tu lui pètes les deux bras. En plein milieu d'une réception de noblichards ? S'il savait à quel point t'en as rien à scouer, de lui briser les os sous les yeux de sa grand-mère. L'idée t'effleure d'ailleurs l'esprit, et ça te fait sourire, un peu plus encore. Tu le provoques à mort, tu veux le pousser à bout. Tu doutes qu'il agisse en public, malheureusement... Enfin, la vieille vient le raisonner. « Toi-même, tu ignores qui je suis... Ne parle donc pas sans savoir. Quant à ton jeu... On en reparle en privé, qu'en dis-tu ? En fait non, reste loin de moi. » Tu ne réponds rien, tu te contentes de sourire et hausser brièvement les sourcils, en signe d'ultime provocation. Il finit par te lâcher pour aller se changer. Tu remets correctement le col de ta veste et de ta chemise. Sale gosse.

Mamie Hare s'éloigne, non sans un étrange regard à ton attention. Pff. C'est ça mamie, zap de là. Tu es tellement désagréable pour le coup... Mais tu es si joueur, aussi. Alors tu le regardes s'éloigner, attendant un peu avant de le rejoindre, histoire que ça ne paraisse pas trop suspect. Tu croises d'ailleurs les doigts pour que ta compagne se soit pas en train de te chercher, car de toute façon, elle peut faire une croix sur toi ce soir : tu es pris, pris, et re-pris. C'est donc tout sourire et de bonne humeur que tu te lances sur les traces du mortel. Pauvre mortel. Pauvre jeune homme. Pauvre humain. C'est dingue comme la pitié sonne faux, en sortant d'entre tes lèvres. Toujours est-il que tu ne tardes plus à arriver devant ses appartements. Une porte de chêne, massive. Hinhin. Tu testes la poignée une fois, et comme tu t'en doutes, c'est verrouillé. Bon. Méthode pas tellement douce alors. Pendant quelques minutes donc, tu secoues cette pauvre poignée jusqu'à ce qu'elle finisse par céder. Par chance, elle ne te reste pas dans la main, comme ça t'est déjà arrivé. Rentrant sans mauvaises intentions pourtant - quoique - tu es immédiatement pris d'assaut par la petite brune. Tss. Une corde. Voilà que tu es plaqué face contre le mur, les mains liées dans le dos. Extra. Il semble satisfait, et tout aussi joueur que toi. Tu résistes mollement, juste pour la forme, avant d'abandonner. Il veut mener la danse ? Allez, tu peux bien lui laisser la main, tant que ça ne dure pas trop longtemps. Beurk. Tu te dégoûtes. Toi, être aussi docile ? Tu peux bien aller te pendre Lyokha, sérieusement... il rigole légèrement. Non non, tu n'es pas sado-maso, alors les plans cuirs et fouet, il peut se les garder. À nouveau, il souffle dans ta nuque. À nouveau tu frissonnes, très légèrement. « Voyons, n'est-ce pas toi-même qui a avoué, la dernière fois, que Masochiste était ton second prénom ? Il faudrait avoir une meilleure mémoire que cela... » Tu hausses les sourcils, te retenant de rire à ton tour. Masochiste. Tu as dit masochiste, seulement. « Oui oui, j'ai bien dit que mon second prénom était Masochiste. Je te prierai juste de ne pas rajouter ce 'Sado' qui change un peu la donne. M'enfin. » Tu hausses légèrement les épaules, comme indifférent.

Il te tire brusquement, avant de te pousser sur un fauteuil pour t'y attacher. C'est vrai que tu les aimes sauvages. Elle est sauvage non ? Ah oui, c'est vrai que c'est un mec. Il est sauvage donc. Et le pire, c'est que t'aimes ça. Attaché, tu le détailles donc, en silence. Il file fermer la porte à clef, tu le suis simplement du regard. Qu'est-ce que tu cherches à faire, le déstabiliser ? Non, tu aimes juste regarder à quoi va ressembler ton petit déjeuner. Il est pas mal. Tu l'avoues, à voix haute. Et monsieur joue la carte de l'indifférence, l'air de dire que tu ne lui apprends rien de nouveau. Ptit c*n. Quoique, en fait, il serait mieux s'il virait tous ses vêtements. « C'est beau de rêver... Mais n'y compte pas. » Tu ricanes un peu, le fixant. S'il croit qu'il va te résister longtemps, c'est lui qui rêve. « Rêve, réalité. Voyons, c'est la même chose. » C'est la même chose pour toi. C'est la même chose pour le Mad hatter. Ce qu'il veut, il l'obtient. Finalement, l'autre vient s'installer derrière toi. Tu n'aimes pas tellement ça, mais tu préfères ne pas le montrer. Non, ne le montre pas. Il se penche à nouveau sur toi, son souffle venant caresser ta nuque. Par automatisme, tu frissonnes, encore. À quoi jouez-vous ? Tu ne te souviens plus du nom de ton jeu, c'est quoi déjà, Cluedo ? Ses mains glissent dans tes cheveux, te décoiffant totalement. Bon, okay, si ça lui fait plaisir. Mais arrête de frissonner, non de non ! Tu te pinces un peu la lèvre, souriant. S'il croit qu'il te fait quelque chose, il se trompe dans les grandes largeurs. Il retire ton masque, apparemment gêné par ce dernier. De toute façon, il ne te sert à rien, alors, tant mieux non ? « Dans un lit entre deux personnes consentantes... Parlerais-tu d'une bataille de polochons ? Oh, pardon, exact, tu parlais d'adultes. Je ne vois donc pas de quoi tu veux parler... » Tu souris, et finalement, tu ris. C'est tellement facile de jouer avec lui. Tellement facile. Tu reprends donc la parole, amusé par votre pseudo conversation. « Ooh mais c'est vrai, ma petite sainte-ni-touche pure, chaste, innocente, tu as grandi dans un couvent ! Tout s'explique voyons ! Si tu veux, on peut jouer. Je t'assure que tu n'as pas besoin de connaître les règles, pour ce jeu-là. » Hinhin.

Ses mains glissent de tes cheveux à ta nuque, de ta nuque à tes épaules. Ses doigts brûlants parcourent ta peau, inlassablement. Il prend son pied ? Tu frissonnes légèrement. Tu forces un peu sur tes liens, car quoi que tu en dises, même si tu parais totalement indifférent, tu ne l'es pas. Tu ne supportes plus du tout être attaché. Mais alors plus du tout. Il ne compte pas te relâcher visiblement... Et il revient devant toi, ayant certainement une idée en tête. Comme il voudra. Tu préviens, implicitement, et quelques secondes plus tard, tu es déjà en train de hurler tel une jouvencelle en détresse. Au viol. Non mais franchement, qu'est-ce que tu ne vas pas inventer, hein ? Tu es vraiment ridicule. Il sursaute légèrement et grimace, tu as dû lui faire peur. Et toc, bien fait pour lui. Il ne semble pas du tout apprécier que tu te brûles les cordes vocales pour appeler à l'aide. D'ailleurs, sa main part et le dos de cette dernière vient gifler ta joue. Ta tête tourne, par automatisme. Cet idiot t'a fendu la lèvre inférieure en te giflant : tu t'es coupé avec le bout d'une canine. Doué. Franchement doué ce gosse. Ton regard est sombre, le sien glacial. Ton sourire est sadique, carnassier, joueur. Lui n'en a plus. « Mais c'est qu'elle frappe plutôt fort, pour une fillette. » il n'a pas fini d'entendre de telles remarques de ta part, donc autant qu'il s'y habitue. « Grossière erreur. Tu vas bien vite regretter d'avoir fait cela. » Tu ricanes un peu. « Ouh, j'en tremble d'avance. Gamine. » Tu remets ta tête dans l'axe finalement, le suivant du regard alors qu'il file chercher quelque chose. Il revient rapidement pour te bâillonner. Espèce de. T'aimerais bien lui mordre la main, mais c'est totalement impossible. Silence ? C'est ce qu'on va voir. Déjà t'es attaché, mais en plus bâillonner. Il veut vraiment te mettre hors de toi.

Tu n'écoutes pas tellement ce qui se raconte là-bas, mais tant que le domestique tient la jambe du jeune Tudor, tu as le temps d'attraper l'ouvre-lettre. Bon, pour découper une corde, ce n'est pas terrible et ça risque de te prendre un bon bout de temps... Mais tant pis. Tu remarques au passage qu'il a une chemise sur le dos, et qu'il ne porte plus son masque. Tss. Qu'il enlève simplement le masque t'aurait amplement suffi... Enfin, tu vas bien finir par lui enlever cette autre chemise, de toute façon. Pendant qu'il discute avec le serviteur, tu planques la lame dans ta manche, entreprenant de découper la corde. Bon courage. Quelques maigres minutes plus tard, alors que ton sombre regard reste braqué sur lui, il verrouille à nouveau la porte et soupire profondément. Ce n'est que le début. Il frappe fort dans le mur. Tu entends un léger craquement. Tu te contentes de le fixer, neutre, quoique gardant ce sourire carnassier en coin. Il va morfler. Puis il revient vers toi, avec un curieux sourire qui n'annonce strictement rien de bon. Il s'assoit même sur tes genoux. hm. Il se sent bien ? Tu as de l'aspirine, sinon. Nan, tu blagues. Qu'est-ce qu'il a ? il te regarde, tu fais de même, silencieux. De toute façon, avec ton bâillon, tu ne peux pas dire grand-chose. Ah, il se décide enfin à te le retirer ? « Recommence un coup pareil et je te fais passer par-dessus le balcon. Sur ce, soit gentil un peu, voilà qui te changera. Si tu es sage... » Tu souris. N'importe quoi franchement. Si tu es sage ? Quoi si tu es sage ? Tu hausses un sourcil. « Quoi, tu vas me détacher ? » Hé bien non, pas du tout. Ce qu'il fait c'est. Tu ne. T'y. Attends. Pas. Du tout. Il embrasse la peau de ton cou. Ses lèvres, ardentes. Ta peau, si froide. Tu frissonnes, mais surpris, tu fronces les sourcils. Qu'est-ce qu'il fout ? Tu arques un sourcil. Heu... et finalement, tu penches un peu la tête en arrière, essayant de jouer l'indifférence en regardant le plafond. L'air de dire. Nan gamin, tu ne me fais ni chaud ni froid. Ses mains glissent lentement, le long de ton torse, alors qu'il ouvre tranquillement ton veston et ta chemise. Ahem. Il s'éclate ? Tu te mords la lèvre, alors que ses mains dessinent un drôle de circuit sur ton torse. Mais bon sang, qu'est-ce qui lui prend, hein ? C'est à n'y rien comprendre. Il continue, concentrer sur ce qu'il peut faire, et toi, tu te laisses littéralement aller. Il peut sans doute remarquer au passage les deux seules cicatrices que le temps a pu figer sur ton corps. Celles de quand tu étais humain. La première remonte du temps de ta transformation, non loin du coeur. La seconde, un stupide accident d'atelier : tu t'étais presque empalé sur un ciseau. Qu'est-ce que tu pouvais être maladroit, à cette époque. Enfin bref, cette idée ne te vient même pas à l'esprit, tant tu es à l'aise. Il change d'ailleurs de côté, tu penches la tête en conséquence, te laissant carrément faire. Toi, docile ? Pour le coup, tu l'es. Mais ce n'est qu'une question de minutes, alors que tes mains s'activent pour couper les liens.

Puis, il finit par venir planter ses yeux, si sombres, dans les tiens. Tu te mordilles un peu la lèvre, le regardant. « Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Te détacher ? Te garder encore un peu plus longtemps ainsi ? Je me questionne... Aurais-tu une préférence ? » Comme si c'était à lui d'en décider. C'est qu'il est comique, quand il s'y met. Tu souris, dévoilant tes blanches canines, avant de reprendre. « Disons que niveau Lap Dance, t'as pas tellement le niveau, donc je préférerai avoir mes mains, pour pouvoir te guider et rendre cette soirée moins terrible qu'elle ne l'est déjà. » Bon tu exagères, puisque que tu l'avoues ou non, tu prends ton pied. Qu'est-ce qu'il disait déjà, la dernière fois ? Qu'il ne tomberai pas dans tes bras comme une adolescente ? La blague. Son souffle est sur tes lèvres, il est si proche. D'ailleurs, tu n'as pas tellement le temps d'aller au bout de ta pensée, il t'embrasse fougueusement. Autant dire que tu lui réponds, sauvagement même. Il ferme les yeux, tu fais de même, te laissant simplement aller. Et ses mains glissent, encore. Le long de tes flancs. De tes bras. Jusqu'à tes poignets. Damn, t'es grillé. Alors que tu frissonnes, encore, toujours, il a dû tâter la pointe de la lame. Et mince. Et l'odeur de son sang, qui est désormais partout, partout, partout. Sur ton torse, et elle te suit, elle te colle à la peau, comme un parfum dont jamais tu ne pourras te laver. Très mauvaise idée, que de te présenter son sang par provocation. Il risque de le regretter, amèrement. Il te fait lâcher l'ouvre-lettre, doucement. Tu ne comprends pas sur le moment mais... Il détache tes mains ? Minute, quoi ? Tu bugues. Clairement. Il est suicidaire ou inconscient ? Ou les deux, certainement.

Alors, si tu es libre, qu'est-ce que tu fais ? Tu le tues ? Non, tu veux jouer avant. Tu veux jouer avec lui. Avec son corps, son sang. Tu veux jouer, simplement. Les poignets libres, tu laisses ta veste, ton veston et ta chemise retomber sur le fauteuil, te retrouvant torse-nu. Toujours pendu à ses lèvres, glisses lentement tes mains sur ses épaules, en faisant tomber la chemise qu'il avait déposé dessus. Voilà, à terre. Et vous êtes à égalité. Tu romps le baiser un instant, te reculant légèrement, alors que tes mains descendent sur ses flancs. « Ne pas tomber dans mes bras comme une adolescente ? Vois-tu Samael, je commence à douter... Vraiment douter... » Tu souris, carnassier, avant de te relever brusquement pour le faire tomber par terre. Et toc. Tout aussi furtivement, tu récupères l'ouvre-lettre, t'installant sur lui. La pointe sur sa gorge, tu souris, bloquant ses poignets au-dessus de sa tête, alors que tu les gardes au sol d'une main. Piégée, la poche de sang. « Alors, qui est-ce qui domine, hein ? » Ton sourire s'élargit un peu plus, tes canines sont vraiment visibles. C'en devient inquiétant, menaçant. Tu peux le mordre, maintenant. Mais tu n'en fais rien. Non, car si la pointe de la lame perce très légèrement la peau de son cou, tu préfères venir l'embrasser fougueusement. Plutôt, lui rouler une pelle. Romantique, toi ? Ahah, la bonne blague. Tu es plutôt sauvage. Tu es plutôt direct. Tu es plutôt, un peu trop franc. Les yeux clos, concentré sur ses lèvres, tu balances la lame plus loin, et tu lâches ses poignets, laissant plutôt tes mains glisser sur son torse, tes doigts faire des vagues entre ses côtes. Sa peau brûlante. Son sang, qui fait battre cette carotide. Oh que oui, tu désires plus que tout de mordre dedans. Mais tu ne peux pas, pas tout de suite.

Finalement, ta main droite remonte jusque sous sa nuque, pour venir dans ses cheveux, derrière sa tête. Agrippant d'ailleurs une poignée de ces derniers, tu lui tires la tête vers l'arrière, doucement, rompant immédiatement le baiser. Tes lèvres descendent dans son cou. Son cou, objet de ta convoitise. D'abord frôlant sa peau, tu finis par l'embrasser. C'est chaud. Tout aussi chaud que le sang qui bat contre les parois de ses artères. Allez, une simple petite morsure. Une seule. Une de rien du tout. Mais non. Il faut que tu en fasses plus, toujours plus. Alors tranquillement, tu descends sur son torse, embrassant encore et toujours cette fine couche qu'est sa peau. Tes deux mains suivent le mouvement, puisqu'elles capturent ses poignets, à nouveau. Une dernière fois, tu romps le baiser, gardant tout de même ses mains prisonnières. Tu le fixes, dans les yeux. Un simple sourire amusé, carnassier. « Tu n'as pas peur, pas vrai ? Tu n'as pas peur de moi, hein ? » Non, il n'a pas peur de toi. Comme tous, à te sous-estimer, très certainement. Toi, un frêle jeune homme ? Naïfs qu'ils sont, ces humains. Tes lèvres se rapprochent de son oreille, murmurant. « Vous faites tous la même erreur... Tu devrais... Tu devrais avoir peur... » Ton sourire est de plus en plus sadique. Il te va si bien ce sourire. Le gardant bloqué, à ta merci, tu descends une ultime fois dans son cou. Un baiser. Deux baisers. Trois baisers. Une morsure.

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Sa-Par
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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Sam 27 Oct - 22:32

Bloquée, la sangsue. Tu l’attendais, le blondinet. Tu savais qu’il viendrait, même si tu espérais qu’il te laisse tranquille. Ou pas. Tu ne sais même plus ce que tu voulais. Tu t’ennuies, il est ta distraction, voulais-tu donc qu’il reste loin de toi ? Plus ou moins. Tu n’as guère l’habitude de jouer avec des choses de son espèce, c’est dangereux. Tu en es plus que conscient et pourtant, tu t’enfonces dans tes bêtises. Tu ne devrais pas. Ne seras-tu donc jamais sage ? Ne cesseras-tu donc jamais de faire des bêtises, de te mettre en danger ? Apparemment pas. De toute manière, pour le moment, n’es-tu pas en train de dominer ? Oui, évidemment. La sangsue est plaquée contre un mur, les mains attachées dans le dos, n’ayant quasiment pas résisté... Et tu l’y maintiens, soufflant dans son cou, le regardant frissonner avec ravissement. Ton souffle chaud sur sa peau glacée... Normal qu’il frissonne, n’est-ce pas ? Oui. Bien évidemment, que c’est normal. Que tu gardes des délires sado-masochistes pour toi ? Mais bien sûr. Tu ris légèrement en l’entendant. De vous deux, le seul à être masochiste, c’est lui, lui... Et encore lui. Tu le lui fais d’ailleurs remarquer, puisqu’il l’a avoué lui-même lors de votre dernière rencontre. D’ailleurs, il le confirme une seconde fois. Ne pas ajouter le terme de sado devant ? Tu as du mal à ne pas rire, tu souffles une ultime fois sur sa nuque, rapprochant tes lèvres de son oreille, franchement amusé. Il te tend réellement la perche, comment résister ? Tu ne peux pas.

-Si tu le souhaites... Personnellement, cela m’arrange que tu ne sois que masochiste.

Après tout, c’est la vérité. Les rôles sont distribués, il est masochiste, tu es sadique. N’est-ce pas parfait ? Non, c’est bon, cesse un peu de penser à n’importe quoi. Finalement, tu le tires brusquement de là et l’envoie sur un fauteuil pour l’y attacher. Ce n’est pas que tu as peur de ses réactions mais tu seras plus à l’aise pour agir à ta guise s’il est attaché. Lorsque c’est bon, tu retournes devant lui, devant supporter ses remarques. Toi, pas mal ? S’il le dit. Cela ne te fait pas grand chose, tu te contentes de sourire poliment et de hausser les épaules. Ce serait mieux si tu enlevais tous tes vêtements ? Pervers. Non non, tu ne lui feras pas ce plaisir. Qu’il cesse donc de rêver un peu. Qu’est-ce qui le fait donc ricaner ? Rêve, réalité, la même chose ? Non, certainement pas. Tu lèves les yeux au plafond, plus que désespéré par son attitude. Tu n’es pas son jouet, qu’il n’inverse pas les rôles. Tu te contentes de secouer négativement la tête et change de position, t’installant derrière lui, soufflant au niveau de son oreille, le regardant frissonner avec ravissement avant de poser les mains sur son cou. Celles-ci finissent par monter dans ses cheveux, le décoiffant... À quoi allez-vous donc jouer, tous les deux ? Cluedo ? Tss. N’importe quoi, franchement. Mais puisqu’il a décidé de te répondre de manière décalée, tu fais de même. Bataille de polochons ? Voilà longtemps que tu n’en as pas fait une, d’ailleurs. Très longtemps... Sa voix te tire une nouvelle fois de tes pensées. Sainte-ni-touche pure, chaste et innocente ? Tu arques un sourcil, tes mains cessant de bouger. Il se rend compte que c’est tout sauf une description qui te correspond ? S’il souhaite t’agacer... Non, il n’est pas sur la bonne voie. Il te désespère, mais ce n’est pas suffisant pour t’énerver non plus.

-Tu serais surpris de découvrir qui je suis réellement, le moustique... Inutile d’expliquer, je sais ce que tu attends. Je le sais parfaitement même.

Oui, il serait surpris... Enfin, pour le moment... Que comptes-tu faire ? Tu ne sais pas trop, tu t’amuses. Tes mains passent de ses cheveux décoiffés à sa nuque, puis à ses épaules. Tes doigts parcourent sa peau glacée, inlassablement. Et il frissonne encore et toujours. Étrangement, cela te plait de le sentir frissonner sous tes doigts. Ouh là, quelle drôle de pensée viens-tu d’avoir, Samael. Change de stratégie, tout de suite avant de faire de véritables bêtises. Tu te déplaces donc, revenant devant lui. Il te met en garde, tu arques un sourcil avant de retenir un sursaut alors qu’il hurle. Mais cela ne va pas non ? Instinctivement, ta main fend l’air et le dos de celle-ci vient claquer sur la joue de la créature des enfers. Il tourne la tête, tu regardes un mince filet de sang couler de sa lèvre. Tu ne souris plus, tu le foudroies juste du regard. Tu frappes plutôt bien ? Évidemment, tu n’es pas un chasseur pour rien. Fillette ? Il tient à se faire massacrer sur l’instant ? Ta voix devient glaciale, tu le mets en garde. Il va très rapidement regretter d’avoir agit d’une telle manière, tu te le promets. Il en tremble d’avance ? Gamine ? Qu’il attende un peu, il va voir. Tu files chercher un morceau de tissu et tu reviens à toute vitesse afin de le bâillonner. Et voilà le travail. D’ailleurs, avant de te reculer, tu lui accordes une nouvelle gifle, sur l’autre joue, sans retenir ton coup le moins du monde. Tu lui souris ensuite, sadique.

-Question de symétrie.

Tant qu’à faire. Tu n’as pas le temps de lui faire payer plus longtemps son audace qu’on frappe à ta porte. Saleté. Tu vas rapidement enfiler une chemise, retirer ton masque puis tu vas ouvrir, sentant le regard du blondinet posé sur toi. Tu dois renvoyer le domestique, seulement, la manière dont tu t’y prends... Tu te dégoûtes, profondément. Comment peux-tu tenir de tels propos ? Tu es horrible, tu as envie de vomir rien qu’à voir comment tu lui parles. Allez, dépêche-toi de le renvoyer sinon tu vas réellement aller vomir... Ou paraître plus que suspect. Tu préfèrerais éviter les ennuis, vois-tu. Ou plutôt, tu préfèrerais éviter les questions indiscrètes de ta famille. Le reste... Tu t’en arranges toujours. Heureusement, tu as toujours su y faire avec tes subordonnés, tu es donc capable de t’en tirer tut aussi bien avec ceux qui ne sont pas sous tes ordres. L’homme quitte rapidement les lieux, tu refermes donc la porte derrière toi... Avant de limite t’exploser le poing sur un mur. Le choc se propage dans tes os, tu retiens une grimace. Tu as frappé fort, très fort. Pas au point de t’en briser les os mais suffisamment pour saigner au niveau des phalanges. Tu as besoin de songer à autre chose, tu as besoin d’oublier que tu as agi comme une ordure. Alors que fais-tu ? Tu retrouves un étranges sourire et retournes vers le vampire. Mieux, tu t’assois sur ses genoux, te servant de lui comme d’un coussin. Et voilà le travail. La suite ? Lui retirer son bâillon peut-être, non ? Oui, c’est ce que tu fais. Il est plus drôle quand il peut te répondre. Allez, tu reprends la parole. Il recommence un tel coup, tu le balances par-dessus le balcon. Sachant que vous êtes un peu au quatrième étage, l’atterrissage serait relativement douloureux. Qu’il se tienne tranquille un peu, pour une fois. S’il le fait... Tu ne finis pas ta phrase, tu préfères la laisses en suspens. C’est tellement plus amusant. Il hausses un sourcil, te demandes si tu vas le détacher. Peut-être, peut-être pas. Pour toute réponse, tu lui adresses juste un mystérieux sourire.

Tu changes à nouveau de stratégie. Il te provoque depuis tout à l’heure alors, au final, tu passe à "l’attaque". Tes lèvres viennent se poser dans son cou. Tes lèvres brûlantes sont à présent sur sa peau glaciale, que tu embrasses. Que fais-tu donc ? N’importe quoi. Tu as envie de jouer avec lui, tu joues. Faut-il chercher plus loin ? Peut-être pas. Tu fais ce que tu veux, après tout. N’en oublie pas de garder tes limites en tête. Pourquoi celles-ci te semblent à présent si loin ? Tu n’en sais rien. Tu tiens à ce que que vous soyez à égalité, alors tandis qu’il frissonne une fois de plus, pour ton plus grand plaisir, tes mains viennent ouvrir son haut. Son veston, sa veste, sa chemise. Tu es rapide et précis, tu as bien vite fait d’atteindre sa peau que tu parcours alors de tes mains brûlantes. Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu fais. Tu t’amuses, certes, mais pourquoi avec une sangsue ? Pourquoi lui ? Parce que lui. Parce qu’il te provoque, parce qu’il est à ta merci, parce que tu as un compte à régler avec lui. Si encore il te résistait, s’il protestait, peut-être que tu ferais autre chose... Mais non, il ne dit rien, il se montre incroyablement docile. Tu passes de l’autre côté de son cou, il penche la tête en conséquence et tu en profites à fond pour explorer sa peau de tes lèvres. Tes mains quant à elle note quelques petits détails. Des cicatrices, deux cicatrices. Une globalement au niveau du cœur et une autre. Tu ne regardes pas encore, tu en auras tout le temps, tu es tellement plus concentré sur cette peau, sur sa peau... C’est étrange, mais il se montre si docile que tu n’as guère envie de t’arrêter. Même si tu finis par le faire pour venir plonger ton regard dans le sien, d’azur. Tu notes au passage qu’il se mordille la lèvre... Ce n’est pas la première fois qu’il agit de cette manière, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Enfin, ta question, tu la laisses de côté et tu reprends la parole. Que vas-tu faire de lui ? Le détacher, comme il te l’a demandé ou le laisser ainsi ? Il sourit, tu connais sa réponse avant même qu’il la dévoile. Par contre, tu fronces les sourcils lorsqu’il te compare à une fille de Lap Dance. Hé ! Ce n’est absolument pas ce que tu fais ! Tu ne fais pas la moues, tu te contentes de lui sourire, légèrement moqueur.

-Dixit le vampire qui prend son pied entre les mains d’un humain...

On ne la fait pas à toi. Tu as bien compris ce qu’il lui arrive, à ce… Minute. Vampire ? Tu as bien dit vampire ? Ouh là, serais-tu malade ? Tu ne sais pas employer ce terme en dehors du boulot. Une distraction, vite ! Tu l’embrasses fougueusement. Il n’y a pas plus simple pour te changer les idées. Tu fermes les yeux pour te concentrer sur lui, sur ses lèvres, son corps... En gros, te concentrer sur lui. Tes mains continuent de glissent, lentement, lui arrachant encore et toujours des frissons, pour ton plus grand plaisir. Tes mains descendent ainsi jusqu’à ses poignets... Où tu rencontres une pointe de métal quasiment pas affutée. Tiens, ne serais-ce pas l’ouvre-lettre que tu as laissé non loin de là ? Oui, très certainement, mais tu ne prends pas le temps de vérifier. Tu sais ce que tu veux faire. Il essayait de se libérer ? Tu aurais fait de même. Tu lui retires doucement la lame des mains et la laisse tomber au sol avant d’entreprendre sûrement la pire bêtise que tu puisses faire : tu le détaches. Tu es fou, inconscient, suicidaire. Trop confiant aussi, très certainement. Tu es quelqu’un de bien difficile à cerner, Samael. Il peut te tuer, t’en rends-tu compte ? Oui, mais après tout, tu as toujours ta dague sur toi, quelque part. En cas de soucis, tu seras toujours capable de l’utiliser contre lui, au moins le temps de reprendre un peu le contrôle sur la situation. Tu le sens bouger, tu ne rouvres pas les yeux, tu n’en as pas envie. Par contre, tu sens ses vêtements tomber sur le fauteuil, ses mains passer sur tes épaules et retirer la chemise que tu y avais placé quelques instants plus tôt. Ce mouvement, ses doigts glacés sur ta peau argente t’arrache un frisson... Vous êtes à égalité. Il se retire du baiser, tu le laisses faire et rouvre immédiatement les yeux, frissonnant à nouveau alors que tes mains descendent sur tes flancs. Ne pas tomber dans ses bras comme une adolescente ? Ah, il croit que tu es sincère ? Il croit que tu craques pour lui ? C’est tout sauf le cas. Il va devoir apprendre à faire la différence entre jeu et réalité. Tu comptes lui répliquer quelque chose mais il se redresse brusquement et tu en tombes au sol, retenant une grimace en heurtant violemment le sol. Tu le vois récupérer l’ouvre-lettre avant de t’installer sur toi, , maintenant tes poignets au-dessus de ta tête. Tu te débats, essayant tant bien que mal de te libérer. Tu sais pourtant que c’est peine perdu, un vampire, même si tu ignores que âge il a exactement, est plus puissant que toi en force brute. Alors au final tu cesses de t’agiter, d’autant plus qu’il pose l’ouvre-lettre sur ton cou. Ce n’est pas avec un tel outil qu’il te tranchera la gorge mais bon. Qui est-ce qui domine ? Tu ne peux retenir un sourire, ce qui répond étrangement au sien. Ton sourire n’est pas menaçant, lui, mais simplement provocateur...

-Tu n’as que provisoirement la main, Mad. Parce que j’ai accepté de te la donner, sinon tu serais encore en train d’essayer de couper la corde avec l’ouvre-lettre, ce qui, au passage, t’aurait très certainement prit au moins une bonne heure. Alors avant de jouer au plus malin, réfléchis un peu.

Et toc. Finalement, il revient t’embrasser et tu lui réponds, avec toute autant de fougue que lui. La situation vire au grand n’importe quoi, non ? Oui... Mais tant que tu t’amuses, c’est le principal après tout, n’est-ce pas ? C’est ce que tu en penses, tout du moins. Tu refermes les yeux, te concentrant à nouveau sur lui, ses lèvres... Bien qu’avoir les mains attachées t’ennuie profondément. Tu entends un bruit de métal tomber plus loin puis tes mains se retrouvent de nouveau libres. Hé bien voilà, il suffit de demander. Les siennes viennent parcourir ton torse, faire des vagues entre tes côtes... Et tu frissonnes encore, réaction instinctive de ta peau ardente en contact avec ses doigts de glace. Pour ta part, tes mains reviennent vers lui, se balader sur son corps. La gauche s’installe sur son torse, y traçant quelques figures désordonnées totalement instinctives, l’autre se positionnant sur sa nuque pour le maintenir avec lui, contre tes lèvres. Tu n’as guère envie de le laisser t’échapper, tu t’amuses trop avec lui ! Pourtant, en sentant une de ses mains remonter le long de ta nuque, dans tes cheveux, tu comprends que le moment va prendre fin pour laisser place à autre chose. Tu frissonnes tout de même encore légèrement jusqu’à ce qu’il tire sur quelques mèches. Tu rouvres instantanément les yeux alors qu’il rompt votre baiser. Saleté, tu sens mal la suite... Surtout en sentant ses lèvres frôler la peau de son cou. Tu en as la chaire de poule. As-tu déjà dit que tu était très sensible au niveau du cou ? Non ? Maintenant c’est fait. Cette satanée cicatrice que tu te traines depuis votre première rencontre t’a laissé une sensibilité relativement développée dans le cou. Un simple frôlement te fait te mordiller la lèvre, alors quand ses lèvres s’y posent, tu te mords franchement. Gloups. Il n’a qu’une chose à faire : te mordre, raison pour laquelle tu tentes de le repousser. Peine perdue. Heureusement pour toi, il continue son chemin, descendant sur ton torse. Peut-être l’as-tu laissé suffisamment jouer, ne crois-tu pas ? Oui, sans doute, il est grand temps pour toi de reprendre la main. Sauf que lorsque tu songes à agir, il s’empare une nouvelle fois de tes poignets. Et zut. Coincé, de nouveau. Tu n’aimes pas cela, tu forces donc de nouveau sur tes poignets, tentant vainement de te libérer. Il revient te fixer dans les yeux, tu le fixes donc, ton regard sombre plongeant dans le sien, si opposé. Tu n’as pas peur de lui ? Non. Absolument pas. Tu secoues juste négativement la tête, inutile de lui répondre. Son visage se rapproche du tien, il vient souffler sur ton oreille... Tu te mordilles très légèrement la lèvre... Tu devrais avoir peur de lui ? Ahah, la bonne blague.

-Et pourquoi devrais-je avoir peur de toi ? Parce que tu peux me tuer ? Je ne crains pas la mort. C’est une fatalité, cela arrivera tôt ou tard. Quoi que tu dises, je ne te craindrai pas. Je ne crains personne, de toute manière, pourquoi devrais-je faire une exception pour toi ?

Tu ne feras pas d’exception. Tu ne crains personne, Samael. Tu ne crains pas les autres personnes, tu ne crains pas la mort. Tu l’as vue si souvent frapper ta famille, tu l’as frôlée, tu l’as vue de près et pourtant tu es toujours là, plus vivant que jamais. Tu es un battant, tu n’es pas du genre à abandonner la vie mais tu ne reculeras pas non plus si tu dois perdre celle-ci. Jamais tu n’abandonneras. S’il compte te faire peur, il se met le doigt dans l'œil jusqu’au coude. Peine perdue. Voilà bien longtemps que tu ne crains plus rien de toute manière. Sauf quelques petites choses, mais il est quelque peu hors de question d’y songer. Même si, ainsi bloqué, tu n’es pas des plus à l’aise non plus. Tu le regardes descendre une nouvelle fois dans ton cou, tu sens ses lèvres sur ta peau... Et tu frissonnes franchement, te mordant la lèvre, fermant à moitié les yeux. Tu es bien trop sensible à ce niveau, tu détestes cela. Un baiser, deux baiser, trois baisers dans ton cou... Le nombre de fois où vous vous êtes rencontrés. Tu le détestes, cet idiot qui est responsable de ta première cicatrice !

Et soudain tu sursautes, rouvrant complètement les yeux d’un coup. Ce qui se passe ? Tu viens de sentir deux canines s’enfoncer dans la chaire de ton cou. Cet enf**** est en train de te mordre ! Tss, Samael, ne commence donc pas à être vulgaire sinon tu seras incapable de t’arrêter. Il n’empêche que c’est là quelque chose que tu ne supportes pas, et tu te débats avec plus d'acharnement afin de te libérer de son emprise. Le problème ne vient pas du fait qu’il te fasse mal, malgré ta sérieuse sensibilité au niveau du cou. En effet, il y va doucement, ce qui te surprend grandement. Tu ne t’y attendais pas. Voir pas du tout. Seulement, par principe, par répulsion, tu ne supportes pas ne serais-ce que l’idée qu’une sangsue puisse être en train de te pomper le sang. C’est répugnant. Certes, tu n’avais pas ce genre de propos la dernière fois quand tu l’as laissé boire ton sang mais... La situation n’était pas pareille, tu l’avais blessé et tu ne pouvais pas le laisser mourir sans rien faire. En un sens, si tu l’avais laissé mourir, il ne serait pas là et tu serais toujours à t’ennuyer en bas avec les nobliaux. Assez réfléchi, qui plus est que tu sais parfaitement qu’il est en train de lire tes pensées. Il s’amuse, le parasite, à fouiller dans ton esprit ? Qu’il en profite donc, parce que cela ne va pas durer longtemps, tu le lui promets. Oh que non, cela ne va pas durer longtemps... Surtout que plus tu patientes et plus tu t’affaiblis, donc tu te dois d’agir très rapidement.

Tu passes donc finalement à l’action. Pas le temps d’inventer un plan, tu laisses tes entraînements et tes réflexes guider tes actes. Tu tires brusquement sur un de tes poignets, poussant tout aussi brutalement sur l’autre. Cela crée un déséquilibre chez l’autre qui est installé sur toi et tu en profites donc pour rouler avec lui. Rapidement, vos positions se retrouvent donc inversées. Il se retrouve au sol et toi, tu t’installes sur lui, lui maintenant fermement les poignets au sol. Et voilà le travail. Un sourire mi-douloureux mi-moqueur fait son apparition sur tes lèvres alors que tu le fixes droit dans les yeux; Ton regard en dit long sur tes pensées : tu l’avais prévenu que cela ne durerait pas longtemps. Et tu espères ironiquement pour lui qu’il en a profité parce que ce sera tout ce qu’il aura cette nuit. Tu n’es pas son calice, alors qu’il dégage à présent.

-Rappelle-moi : qui domine ? J’espère que tu as bien profité... Jamais deux sans trois, mais il n’est pas dit qu’il y aura une quatrième fois. Au fait, tu n’as pas été bien sage...

Samael ? Qu’as-tu donc en tête ? Une bêtise. Plusieurs bêtises. Par laquelle commencer, hum ? Tu l’ignores. Tu t’accordes un temps de réflexion tout en revenant dans son cou que tu mordilles machinalement. Que faire ? Tu devrais arrêter les frais ici, tant que tu le peux encore. Malheureusement, tu es de ceux qui aiment le danger, tu es de ces personnes têtues capables de s’enfoncer jusqu’au bout. Tu es sage, mais pas lorsque cela te concerne. Tu aimes te brûler, tant que tu te sais capable de maîtriser un peu la situation. La maîtrise-tu, celle-ci ? Pas tellement, et c’est bien là qu’est le problème. Tu devrais arrêter là, tu devrais le lâcher, le virer de tes appartements, le renvoyer à la soirée et l’y surveiller là-bas. Sauf que tu n’en as guère envie. Voilà le gros du problème : il te cherche, encore et encore, et tu es plutôt du genre œil pour œil, dent pour dent. Qu’est-ce que cela veut dire ? Tant et tant de choses... Finalement, tu te retires de son cou et te redresses, te relevant et le relevant avec toi. Tu ne lui laisses pas le choix et encore moins le temps de réagir que tu l’embrasses une nouvelle fois avec une rare fougue tout en le faisant reculer, lentement mais sûrement. Cesse donc les frais ici ! Non, tu ne veux pas. Tu sais que tu ne devais pas mais tu t’enfonces, tu vas t’enfoncer... Il t’embête, il t’attire... Drôle de jeu que celui dans lequel tu te lances. Sans lui lâcher les poignets, tu le fais reculer jusqu’à ce qu’il bute sur le rebord de ton lit... Et tu l’y pousses, l’y faisant tomber et t’installant sur lui. Plus confortable ainsi, non ? Oui. En effet, Monsieur Tudor a besoin de garder un certain confort. Par pour l’autre hein, pour lui, évidemment. Il ne faut pas croire. Puis tu te retires lentement de ses lèvres, de quelques centimètres, le temps de plonger une nouvelle fois dans son regard clair avant de lui adresser un sourire carnassier.

-Mieux. Au fait... Ne m’as-tu pas mordu trois fois ?

Ton sourire s’élargit un peu plus, virant au sadisme pur. Tu fais peur, jeune homme. Très peur. Et l’idée que tu as en tête... Bon sang... Tu ne lui lâches toujours pas les poignets, tu n’as guère envie de lui laisser une nouvelle fois la main. Pour ta part tu souffles une nouvelle fois sur ses lèvres avant que celles-ci ne descendent sur son torse, au niveau de son cœur, là où se situe une de ses cicatrices. Tu l’embrasses à cet endroit, tu le mordilles aussi, sans vraiment prendre la peine d’y aller doucement. Tu veux l’embêter, tu veux le faire réagir. Donc tu restes là quelques instants... Avant de remonter à nouveau, t’installant une nouvelle fois dans son cou... Si cela ne se sent pas, tu marques un temps d’hésitation. Oui, non ? Peut-être ? Allez, oui. Finalement, tant pis pour lui. Œil pour œil, dent pour dent. Alors tu le mords, sans la moindre douceur. Oui, toi, tu mords un vampire. N’importe quoi. Un instant tu songes à aller te pendre tellement tu te désespères mais non, tu restes là. Tu continues, l’empêchant de t’échapper. Ton continues, jusqu’à sentir un goût métallique dans ta bouche... Relativement satisfait, tu passes de l’autre côté de son cou pour recommencer le même manège. Tu sens que cela ne va pas lui plaire. Mais comme tu le disais si bien tout à l’heure : question de symétrie. Tu as du sang de vampire dans la bouche... Beurk... Tu prends bien soin de ne pas avaler. D’ailleurs, sitôt après avoir fini ta seconde marque, même si celle-ci ne tardera pas à disparaître, tu t’essuies les lèvres du revers de la main. Beurk... Tu n’aimes pas ce goût. Mais tu n’as pas fini... Pas encore. Un dernier sourire sadique tu et finis une dernière fois dans son cou... Bien que cette fois, tu déposes simplement tes lèvres sur sa peau. Alors, un dernier coup ou non ? Tu as honte de toi... Surtout que ton excuse de il l’a cherché ne tient pas debout, et tu le sais. Quel drôle de jeu est-ce là... Samael, tu agis bien étrangement ce soir...

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 28 Oct - 15:55

Tu ne peux pas juste le laisser partir, s'enfuir dans ses appartements ? Tu ne peux pas juste le laisser tranquille, sans te mêler de son petit business. Il n'est pas ton calice, il n'est pas ton objet. Et pourtant, tu aimerais tant qu'il soit ton jouet. Juste pour ce soir. Juste pour cette nuit. Qu'il abandonne les conventions et qu'il se laisse aller vraiment. Dans ton jeu. Dans votre jeu. Attention à ne pas t'y perdre toutefois : tu sais déjà ce que ça donne, tu dois rester maître de la partie, toujours. « Si tu le souhaites... Personnellement, cela m'arrange que tu ne sois que masochiste. » Sourire en coin. C'est ça, cause toujours. En attendant, tu es attaché à un fauteuil, à sa merci. Vraiment ? Non voyons, il ne faut pas se leurrer : tu n'es à la merci de personne. Personne. Est-ce si dur à comprendre ? Visiblement, ça ne veut pas rentrer dans l'esprit de l'intendant impérial. Tant pis pour lui, il l'expérimentera à ses dépends. Tu le complimentes, même si quelque part, c'est plus pour le déstabiliser qu'autre chose. Fail. Il sourit poliment, hausse les épaules, indifférent. Loupé. Tu rêves ? Loin de là. Et puis après tout, comme tu lui rappelles si bien, rêve et réalité pour un vampire, c'est totalement confondu. Il semble désespéré par ton sens de la répartie. Ahah. Il glisse tes mains sur ta nuque, dans tes cheveux. Il te décoiffe totalement, et semble y prendre un curieux plaisir. Toi, tu te dis que c'est pour la bonne cause, alors tu te fais juste... Très docile. Trop docile. Voilà qui ne te ressemble pas, mais alors pas du tout. Enfin... A quoi allez-vous jouer ? Cluedo ? Bataille de polochons. Ahah, c'est qu'il est drôle lui aussi. Tu souris légèrement, quoique désespéré. Enfin, ne perds pas espoir trop vite, tu sais que cette soirée va prendre une tournure bien plus différente que celle escomptée. Ta petite Sainte-ni-touche. « Tu serais surpris de découvrir qui je suis réellement, le moustique... Inutile d'expliquer, je sais ce que tu attends. Je le sais parfaitement même. » Tu souris, alors, il serait plus intelligent que ce qu'il veut bien laisser croire ? Bon d'accord, tu arrêtes d'être méchant. C'est juste que tu ne supportes pas être attaché, et même si tu ne le montres pas forcément, ça t'irrite clairement. Ça t'agace. Ça t'a déjà rendu complètement dingue. Alors s'il tient à sa tête et ses deux jambes, qu'il te lâche. Mais il ne semble pas décidé. « Alors qu'est-ce que tu attends ? » C'est clair non ? Toi, t'en as marre d'attendre. Qu'il défasse tes liens, et vite. Tu as cette horrible sensation que la corde te brûle les poignets, alors qu'il n'en est rien. Tss.

Il revient devant toi, presque fier de lui. Il ne veut pas te détacher ? D'accord. Il va juste amèrement le regretter. Pourquoi ? Patience. Alors que tu le préviens, que tu le mets en garde gentiment, il ne semble pas plus alerte que cela. Tant pis pour lui. Tu te mets donc à hurler, hurler des bêtises, hurler n'importe quoi tant que quelqu'un se ramène. Ton plan est clair, précis, et ce n'est là que la première étape. Le dos de sa main vient frapper ta joue, sans retenue. Tu t'en coupe la lèvre. Pff, petit c*n. Tu tournes automatiquement la tête, sous le coup. C'est qu'il frappe plutôt fort. Tu ne retiens pas le 'pour une fillette' qui te brûle les lèvres, pas du tout. Tu veux l'énerver, et visiblement, tu réussi plutôt bien ton coup. Il ne sourit plus, il te foudroie du regard. Un regard tellement sombre, tellement glacé. Un regard qui en dit bien long sur ses pensées. Il file, et revient rapidement devant toi pour... Te bâillonner ? Chien, tu détestes ça ! Tu ne supportes pas être attaché, alors bâillonné de surcroît ! Il cherche vraiment sa mort celui-là. Allez, calme toi. Ce n'est pas la mort. Plus volontairement encore, il te gifle, sur l'autre joue. Tu tournes la tête de l'autre côté, même manège. Il fait mal à la fin. Enfin, ce ne sont ni les premières ni les dernières gifles que tu reçois, loin de là ! Mais s'il pouvait y aller un peu plus doucement quand même... « Question de symétrie. » Et gnanana. Insolent. Tu joues le gamin insolent. « C'est ça, ptit c*n. » tu n'as aucune retenue à avoir avec lui. Il mérite ces appellations, pleinement. Ton regard est noir, joueur, provocateur. Ton sourire mue d'amusé à carnassier. C'est une autre dimension que prend votre jeu ici. Une toute autre dimension. Il va ouvrir à ce que tu supposes être le domestique, et en attendant, tu attrapes l'ouvre-lettre que tu planques dans ta manche. Voilà, parfait. Et très bon timing, puisque tu peux commencer à découper la cordelette avant même qu'il ne referme la porte. Bon, avec cet objet bien peu affûté tu en as pour une bonne heure... Et après ? Tu as tout ton temps, tant qu'il ne te plante pas ou autre truc bizarre dans le genre.

Il frappe dans le mur, fort. Fort, puisque l'odeur du sang vient jusqu'à toi. Tu t'en mords un peu la lèvre. Il veut quoi, que tu le bouffes ? Tu peux, il n'a qu'à s'approcher. Ce qu'il fait d'ailleurs, puisqu'il vient s'installer sur tes genoux. Cherchez la logique : il ne veut pas se faire mordre, mais il vient dans la gueule du loup. Logique. Énorme blague, as-tu envie de crier. Malheureusement, il y a ce bâillon qui t'empêche toute expression. Ah, il finit par te le retirer ! Tant mieux. Tu souris étrangement. C'est à la limite du sadisme. Si tu es sage quoi ? Il ne termine pas sa phrase. Il te sourit juste, terriblement mystérieux. Qu'il te détache, ou tu le bouffe. Hé bien... ... ... ... quoi ? Il est en train d'embrasser ton cou. Normal après tout. Il te déteste profondément, mais il garde sa tête nichée au creux de ton cou, en train d'embrasser la peau de ce dernier. Tout à fait normal. NORMAL. Oui, bref, il faut que tu te calmes. Voilà, calme. En fait, tu te mords la lèvre, frissonnant alors que ses mains glissent pour déboutonner veste, veston, chemise. Hé bien, autant dire qu'il est rapide, puisque, en quelques secondes de temps, il est déjà en train de dessiner quelques formes hasardeuses sur ton torse. Okay. Si ça l'amuse. Toi, ça te fait frissonner, encore, et encore. Bon sang. Reste indifférent. Tu dois rester indifférent. Plutôt difficile, comme tâche... Enfin, il change de côté, tu penches la tête en conséquence pour lui offrir ton cou. C'est tellement rare : normalement, c'est toi qui a ce rôle. Toi et toi seul. Finalement il se recule, pour venir planter ses prunelles dans les tiennes. Il est fier de lui ? Pas toi, alors tu le compares à une strip-teaseuse. Ça ne lui plaît pas ? Il fronce les sourcils, avant de sourire. Ton sourire fait étrangement écho au sien... Bizarre. « Dixit le vampire qui prend son pied entre les mains d'un humain... » Tu hausses un sourcil avant de sourire franchement. S'il croit que tu ressens quoique ce soit. Il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, le mioche. Toutes ces réactions sont purement physiques, tu n'y peux rien. Non non, tu n'y peux rien. Mouais. Tu reprends donc, conservant cet adorable sourire joueur. « Pour quelqu'un qui déteste les miens, tu sembles t'abandonner bien facilement à moi. Donc de nous deux, je pense que c'est toi, qui prend ton pied. » tu hausses brièvement les sourcils, provocateur. Nah. On ne te la fait pas à toi.

Il vient t'embrasser. Fougueusement. Et toi bah.. Tu lui réponds, avec cette même fièvre qui vous anime. Ses mains glissent, encore et toujours, et t'arrachent frisson sur frisson. Il ne veut pas se calmer un peu ? Tu n'aimes pas être dominé, pas du tout. Et puis, ça devient vraiment dur de te concentrer sur la pointe que tu as entre les doigts. Ça devient compliqué, d'essayer de te détacher, avec l'autre qui te chauffe. Et merde. Il vient de tomber sur l'ouvre-lettre en question. Tu es grillé. Mais... Sur le coup, tu ne comprends pas. Il te fait lâcher prise, ce que tu fais... Et il te détache. Est-il suicidaire ? Est-il inconscient ? Non, il est juste naïf. Trop naïf, malheureusement pour lui. Vas-tu vraiment le tuer ? Tu n'en sais rien. Tu n'as pas encore décidé. Même si un jeu sur la longueur... Ce serait peut-être plus amusant, non ? Oui, en effet. Alors tu laisses juste tomber tes vêtements sur le fauteuil, avant de glisser tes mains, glacées, sur les épaules de ton cadet. Tu fais doucement glisser sa chemise, calme. Étrange, ça ne te ressemble pas d'être aussi doux, aussi tranquille. Prendrais-tu donc ce jeu trop à coeur ? Non, bien sûr que non. Tu ne veux pas, tu ne peux pas. Il frissonne. C'est donnant-donnant au moins. Rouvrant les yeux, tu finis par rompre le baiser pour le regarder. Il est sûr de vouloir s'engager sur ce terrain avec toi ? À ses risques et périls alors. D'ailleurs, tu lui fais remarquer qu'il tombe dans tes bras comme une adolescente. Tu sais qu'il n'est pas sincère, tu sais que tout cela n'est qu'une pathétique mise en scène. Mais tu ne peux retenir cette remarque. Tu te redresses brusquement et il tombe, grimaçant. Et toc. Furtivement, tu récupères l'ouvre-lettre, et viens plutôt t'installer sur lui, lui bloquant les poignets par la même occasion. Piégée, la poche de sang. Et autant dire qu'elle se débat, y mettant de la force. Tu es en position de force, de toute façon. « Voyons ma belle, arrête de t'agiter, tu vas perdre toutes tes forces sinon. » Ta voix est douce, suave. Et tes intentions, elles ? Elles sont mauvaises, comme toujours. Certes, tu ne peux pas lui trancher la gorge, avec un tel ustensile. Mais tu peux le planter, si ça te fait plaisir. Alors qu'il se tienne à carreaux. Il arrête de se débattre, tu souris un peu plus. Et son sourire se fait complémentaire au tien. Amusant. « Tu n'as que provisoirement la main, Mad. Parce que j'ai accepté de te la donner, sinon tu serais encore en train d'essayer de couper la corde avec l'ouvre-lettre, ce qui, au passage, t'aurait très certainement pris au moins une bonne heure. Alors avant de jouer au plus malin, réfléchis un peu. » Tu hausses les sourcil, faussement outré. Pff. Tu as la main car tu l'as toujours eue, voilà tout. Tu es le maître, tu domines si tu veux dominer, alors qu'il ne s'imagine pas un instant qu'il a pu te surpasser à un moment ou à un autre de la soirée. « Crois-moi que si en dix minutes, je n'avais pas coupé la corde, j'aurais pris quelques secondes seulement pour t'arracher la carotide. 'Alors avant de jouer au plus malin, réfléchis un peu.' ». tu es insupportable. Vraiment quoi. À toujours retourner les propos des gens contre eux-mêmes... Enfin, il l'a mérité, sur ce point. Pas un mot de plus, tu l'embrasses. Fougueusement, à nouveau. Comme si tu ne savais faire que ça. Car tu peux le nier Lyokha, tu peux le nier une centaine de fois : cette situation t'amuse. Tu balances même l'outil plus loin, alors que tu libères ses poignets pour mieux glisser tes mains le long de ses flancs. C'est si... étrange. Si parfait. Si interdit. Mais après tout, tu as toujours été à l'encontre des règles et autres conventions. Tu as toujours brisé les lois, cassé le protocole. Alors, que tu aies le droit de faire ce que tu fais actuellement ou pas, tu n'en as pour ainsi dire, rien à faire. Et puis, ça n'a pas l'air de le déranger plus que ça, hein ? En effet. Une main glisse sur ton torse, l'autre venant saisir ta nuque. Tu te laisses totalement faire, tu te laisses totalement aller. Juste pour ce soir. Doucement, tu glisses une main le long de sa nuque puis dans ses cheveux, tirant légèrement sa tête en arrière pour mieux descendre dans son cou. Tu n'es qu'à quelque maigres millimètres de la victoire, et pourtant, tu ne veux pas le mordre, pas tout de suite. Tu sens qu'il n'est pas bien. Ce n'est pas de la peur, peut-être pas de l'inquiétude... Mais il se doute que ton esprit tourne à plein régime et que tes intentions sont loin d'être nobles. Alors que tes lèvres se déposent tendrement dans son cou, il se mord sa propre lèvre. Il se sent bien ? Trop bien, c'est justement le problème. Tu descends tranquillement, jusque sur son torse. Il veut tenter quelque chose ? Trop tard, tu récupères une seconde fois ses poignets, et tu remontes, jusqu'à venir le regarder dans les yeux. Il devrait avoir peur. Il devrait vraiment avoir peur. Il n'en est rien. C'est triste.

« Et pourquoi devrais-je avoir peur de toi ? Parce que tu peux me tuer ? Je ne crains pas la mort. C'est une fatalité, cela arrivera tôt ou tard. Quoi que tu dises, je ne te craindrai pas. Je ne crains personne, de toute manière, pourquoi devrais-je faire une exception pour toi ? » Tu te retiens de rire, tu souris juste franchement. Il est si humain. Si naïf. Si jeune. Si c*n aussi. Tu te mordilles un peu la lèvre, avant de finalement reprendre à ton tour. « Pourquoi avoir peur de moi ? Oui, je peux te tuer, mais comme tu le dis si bien, la mort viendra te chercher un jour ou l'autre, donc non, ce n'est pas pour cette raison que tu devrais avoir peur. Tu ne crains personne ? Tu es bien naïf alors. Mais tu es humain, tu es jeune, et comme je te l'ai déjà dit, tu ne connais rien à la vie. Tu devrais avoir peur, fais-moi confiance. Tu devrais avoir peur, car je peux te faire connaître pire que la mort, mille fois pire. » Le détruire ? Bon sang, Rod sait que tu en es capable. C'est d'ailleurs dans tes projets, de lui faire du mal. Tu n'es pas sincère voyons. Ce n'est qu'un jeu, une stupide parodie tout ça. Dès qu'il aura l'occasion de te planter, il le fera. Reste sur tes gardes pour l'instant, sur la défensive. L'offensive ne devrait plus tarder. Ton sourire est toujours aussi doux, toujours aussi joueur. C'est étonnant, vu le sujet que tu viens d'aborder... Bref. À nouveau, tu descends dans son cou, calme. Trop calme. Le calme avant la tempête ? C'est si peu dire, dans ton cas.

Et au bout de ces trois baisers, une morsure. Tu es si doux. C'est très étonnant. Ta soeur serait pliée en deux, en te voyant agir ainsi. Il sursaute, il est très certainement surpris. Y'a de quoi d'un côté. Il croyait vraiment que tu était du genre à te contenter de quelques baisers ? Grave erreur. Son sang, si délicieux. À nouveau tu peux y goûter. Curieusement, tu ne cherches pas à savoir à quoi est-ce qu'il peut bien penser. Tu n'as pas envie de fouiner dans son esprit. Tu veux juste son sang, tu l'as, et c'est largement suffisant. Pour l'instant du moins. Sans compter que ça n'a pas tellement l'air de lui plaire... Même pas du tout, puisqu'il parvient à renverser la situation. Comment ? Il te déséquilibre brusquement, ce qui fait que tu roules avant de retrouver en dessous, à sa merci. À nouveau. Il sourit, quoique douloureusement. Toi, tu souris franchement en tout cas. Un mélange de jeu, de plaisir, de tout ce qu'il voudra. Tu ne prêtes même pas attention à tout le sang que tu peux avoir autour et sur les lèvres. Il n'avait qu'à pas te pousser aussi rapidement, s'il voulait que tu fasses ça proprement. Inconsciemment, plutôt poussé par tes pulsions meurtrières qu'autre chose, tu tentes de te redresser, louchant sur son cou. Il ne va pas tenir toute la soirée, à se rythme-là. Sur le coup, tu n'es plus totalement toi. Une seule chose dicte ta conduite. Cette chose qui t'obsède tant. Son sang. Tu forces sur tes poignets, tu veux bouger. Non mieux. Tu veux le tuer. Impossible pour le moment, malheureusement. « Rappelle-moi : qui domine ? J'espère que tu as bien profité... Jamais deux sans trois, mais il n'est pas dit qu'il y aura une quatrième fois. Au fait, tu n'as pas été bien sage... » Tu ricanes, fou, dangereux. Le sang est là. Il t'appelle, il n'attend que toi. Tu ne veux plus résister. Tu ne veux plus chercher à comprendre ce que tu fais là, qui tu es. Tout ce qui t'importe désormais, c'est ce liquide carmin qui s'échappe de la plaie que tu lui as fait au cou. Juste une petite morsure. Une dernière morsure. Fatale. Perdu dans cette histoire de sang, tu en oublies même de lui répondre. Obsédé. Tu es carrément obsédé.

Finalement, il retourne dans ton cou, tu penches un peu la tête en arrière, soupirant d'aise. Il ne devrait pas te rendre malade à ce point. Tu ne devrais pas te rendre malade pour lui, loin de là. Et pourtant. Il finit par se redresser, te relevant au passage. Tu te laisses faire, docile, et alors que tu cherches à te pencher pour mordre à son cou, à nouveau, il vient t'embrasser sauvagement. D'accord, tu lui réponds. Tu rentres totalement dans le jeu. Entièrement. Tu fermes les yeux, et te laisse simplement guider. Tu es prêt à le suivre, peu importe où ça va te mener : ça n'a aucune importance à tes yeux. Tu butes contre quelque chose, et machinalement, tu te laisses tomber en arrière. C'est son lit, c'est ça ? Pas besoin d'ouvrir les yeux, tu l'as bien compris. Il finit par rompre le baiser, tu suis simplement le mouvement, encore hors de toi. Pas hors de toi dans le sens premier du terme. Pas hors de toi dans le sens énervé. Tu es juste si différent. Tu n'es pas celui qui est rentré dans cette chambre, quelques minutes plus tôt. Tu ne t'es pas drogué entre-temps, pourtant... Étrange. Y avait-il quelque chose, dans ta coupe de champagne ? Non. A-t-il pris une quelconque substance ? Il n'en a pas l'air. « Mieux. Au fait... Ne m'as-tu pas mordu trois fois ? » Tu ris, complètement à l'ouest. Et les éléphants roses, comment vont-ils ? Ils sont agréables, à ce qu'il paraît. Mais non bon sang, tu n'es pas drogué le moins du monde. Tu es juste carrément obsédé par lui, au point de te laisser faire. Va te pendre. Va te pendre... il garde tes poignets, et souffle sur tes lèvres. Tu te mords d'ailleurs la lèvre inférieure, alors que, avec un sourire assez sadique, il se rend dans ton cou. Qu'est-ce qu'il... AÏE ! Il te mord. Ce crétin est en train de te mordre. Sous le coup de la surprise, tu plisses les yeux et ouvres la bouche, comme pour crier quelque chose. Mais tu restes muet, avant de te décontracter. Chien ça fait mal. « Merde ! Quand on a pas deux canines correctement aiguisées, on se lance pas dans ce genre de jeu, vois-tu ? Encore, tu serais un de mes semblables, je dirais pas ! Mais là, niveau découpe, c'est pas précis, et j'ai pas envie de terminer avec un cou digne de chaire à saucisse ! » Okay... Tu es sûr que tu n'as pas pris de substances illicites, avant de venir ? Franchement, tu réagis... Bizarrement... Le sang coule dans ton cou, et il passe de l'autre côté, pour recommencer très certainement. Pas loupé, il plante ses pseudos crocs dans ta chair, et fait à nouveau couler le sang. Tu es loin d'être douillet, mais lui est loin d'être doué : tu fermes les yeux, et tu gémis de douleur. Comme une fillette. Franchement quoi. Tu forces sur tes poignets, tu veux qu'il te lâche. « A...Arrête. ». il doit arrêter, car tu vas perdre le contrôle. Il doit arrêter, car tu vas finir par le tuer. Son sourire est sadique. Une troisième fois, si tu as bien compris... En effet, il descend dans ton cou, mais contre toute attente, il ne fait que déposer ses lèvres sur ta peau. Il arrête ? T'en sais rien, mais tu ne comptes pas attendre de le découvrir. C'est qu'il t'a fait mal l'idiot. Même si tu es déjà plus ou moins en train de cicatriser...

A ton tour d'agir, non ? En effet. Alors tu souris, et tu le regardes, déjà un peu plus lucide. « C'est dingue. Un Tudor qui déteste les vampires et qui agit comme ces derniers. Tu es incroyable, Samael Tudor. » Tu tires d'un coup sec sur tes poignets, avant de planter tes coudes dans le matelas, te redressant un peu. Il peut rester installer sur toi, curieusement, tu n'en as rien à faire. Tu le regardes dans les yeux. C'est dingue comme tu t'es calmé. C'est dingue comme tu es doux, pour le coup. Silencieux, tu détailles chaque trait de son visage, gardant un curieux petit sourire. Gentil, sympathique. Faussement sincère. Tes yeux basculent un instant vers ses lèvres, que tu viens embrasser, tout aussi doucement. Paisible, paisible comme un gamin amoureux. Paisible comme l'humain que tu étais. Presque naïf. Pourquoi ce calme, tout à coup ? Pourquoi ce changement de comportement, soudainement ? Tu n'en sais rien. Certainement car, en excellent acteur que tu es, tu joues la comédie. L'espace d'un instant, tu fermes les yeux. Qu'est-ce que tu peux être crédible, quand tu veux. Tranquille, tu glisses même une main sur sa joue, avant qu'elle ne vienne s'installer sur sa nuque. Qu'est-ce que tu fais bon sang. Tu rentres bien trop dans ton rôle. Arrête, tu vas t'y perdre. Instinctivement, tu le renverses sur le côté, l'allongeant sur le dos alors que tu l'accompagnes, ne voulant pas lâcher ses lèvres un instant. Tes paupières se relèvent, cette même main qui était sur sa nuque glisse sous son menton, et tu recules, délicatement. Woh. C'était étrange ça. Trop étrange. Tu souris un peu, légèrement en coin, tu le regardes un instant... Et finalement, tu te redresses, soupirant profondément. Dans quoi est-ce que tu te lances encore, hein ? Le rôle de l'ado amoureux transi te va si bien, avoue. Tu attends qu'il se redresse à son tour, et tu portes ton regard sur le 'MH' dont tu es l'auteur. Machinalement, tu embrasses la cicatrice, avant de venir l'embrasser au coin des lèvres, pour finalement te relever. « Allez, tu dois retourner t'occuper de tes invités. C'était un plaisir de... Jouer ? » Tu souris un peu, et tu retournes vers le fauteuil, pour récupérer ta chemise. Lyokha et Samael, Début de l'Acte I.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Lun 29 Oct - 13:36


Qu’attends-tu donc pour faire ce qu’il attend ? Tu n’as guère envie d’entrer aussi facilement dans son jeu. Tu n’as pas non plus envie de le détacher, il faut avouer. Il est bien, ainsi, à ta merci. Tu repasses devant lui, bien décidé à t’amuser un peu. Tu ne lui as pas répondu, c’est inutile après tout. Seulement, tu ne t’attendais pas à ce qu’il hurle. Au viol, mais bien sûr... Qu’il attende un peu avant d’avoir de tels propos. Pardon ? Non non, ce n’est pas ton genre. Tu restes un jeune homme de bonne famille, tu as des principes et tu n’es pas du genre à t’abaisser à cela. Certainement pas. Par contre, tu n’apprécies guère qu’il hurle à rameuter tout le manoir sur place. Alors ta main valse, venant le frapper sur la joue. Et d’une. Par tes ancêtres, qu’est-ce que ça défoule. D’autant plus que tu n’y vas guère de main morte, tu le constates en voyant une trace rouge couler de sa lèvre. Il reprend la parole, il veut t’énerver et il y parvient plus ou moins bien. Tu as perdu ton sourire, tu le foudroies juste du regard. Cet idiot... Il va voir un peu. Tu t’éloignes quelques instants le temps d’aller récupérer un morceau de tissu et tu reviens pour le bâillonner. Il n’a pas l’air d’apprécier, tu t’en fiches royalement. Tu le gifles une nouvelle fois, sur l’autre joue. Question de symétrie. Et toc. Il tourne une nouvelle fois la tête puis marmonne un truc dans lequel tu distingues l’insulte. Mais bien sûr. Tu lui adresses un sourire provocateur et te détournes enfin de lui pour aller régler le problème de l'intrus. Ce qui se fait d’ailleurs assez rapidement, bien que tu te dégoûtes profondément. Quelle plaie... Tu évacues ta colère d’un bon coup de poing dans le mur. Tu pourrais t’en briser les phalanges, si tu n’avais pas un minimum de contrôle sur toi-même. Enfin, ce problème réglé, tu reviens vers ton jouet de la soirée.

Tu t’installes donc sur lui, sur ses genoux. Alors, que vas-tu bien pouvoir faire de lui, hum ? Déjà, tu lui retires le bâillon, même s’il t’énerve à parler, au moins il a de la réplique et c’est quelque chose que tu adores. Ensuite ? Tu vas t’installer dans son cou, que tu embrasses. Tes lèvres brûlantes viennent se poser sur sa peau glaciale. Toi qui déteste les gens de son espèce... Te rends-tu bien compte de ce que tu fais ? Oui, bien entendu. Est-ce normal ? Certainement pas. Quelle étrange réaction as-tu, Samael... Tant pis pour les conventions, il est ton jouet, tu comptes bien en profiter. Et puis, en plus, il te cherche depuis la dernière fois, alors tu peux bien te le permettre. Tes mains glissent sur son torse, ouvrant ses vêtements avec rapidité et précision. On pourrait presque dire que tu as l’habitude, mais ce sont là tes histoires et il ne m’appartient pas de les dévoiler. Tu t’amuses donc, adorant le sentir frissonner sous tes mains, tu passes de l’autre côté de son cou, il penche la tête en conséquence... Un pur régal. Ouh là, surveille donc tes pensées jeune homme... Tu devrais te méfier, après tout, vous êtes ennemis. Tout du moins, c’est ainsi que tu le considères. Vous êtes ennemis. Il est un vampire, tu es un chasseur. La situation est tout à fait normale... Désespérant. Non, franchement, c’est désespérant. Et pourtant tu oublies tout cela pour te concentrer uniquement sur lui. Sur sa peau sous tes doigts, sous tes lèvres... Tu es dans ton rôle, en tant que dominant. Et finalement, tu t’arraches à sa peau pour plonger dans son regard. Tss. Il te compare à une strip-teaseuse là, non ? Tu n’apprécies guère, tu fronces les sourcils. Mais finalement tu lui souris. Un sourire qui fait écho au sien. C’est bien beau de dire cela, étant donné qu’il prend son pied entre tes mains. Tu t’amuses de le voir sourire. Alors, que va-t-il te répliquer ? Hum... Ah, oui, en effet. Toi qui hait les vampires, tu t’amuses relativement bien avec lui. Mais aller jusqu’à dire que tu prends ton pied... Non, pas exactement. Tu gardes ton sourire. Il peut te répliquer ce qu’il veut, tu auras toujours le dernier mot. Toujours.

-Crois-tu que je m’abandonne à toi ? Tu te trompes. Mais j’avoue que tu réagis plutôt bien, c’est très amusant. N’es-tu pas d’accord avec moi, la carpette ?

Tu gardes ton sourire provocateur avant de l’embrasser, purement et simplement. Et il te répond, pour ton plus grand plaisir. Plaisir ? Disons que tu serais légèrement vexé s’il ne réagissait pas. Mais passons. Tes mains se déplacent à nouveau sur son corps, remontant sur son torse avant de redescendre le long de ses bras... Et il frissonne, encore et toujours. Qu’il dise que tu ne lui fais rien, après cela. Non mais. Finalement, tu t’arrêtes à ses poignets. Une lame. Tiens donc, comptait-il se détacher avec un ouvre-lettre ? Tu lui souhaites bien de la patience. Allez, tu es bon prince donc tu retires ses liens. Inconscience ? Non, soucis d’égalité. Et puis, de toute manière, tu es sur tes gardes et en cas de problème, tu parviendras toujours à t’en sortir. Mouais. C’est bien d’être confiant mais il ne faut pas l’être trop non plus, n’est-ce pas ? Mais cela, tu sembles l’oublier en frissonnant lorsqu’il passe ses mains sur tes épaules, faisant tomber la chemise que tu y avais installé. Tu ne protestes même pas, étrangement. Ne te prends pas trop au jeu, jeune homme... Tu le sais bien. Il finit par rompre le baiser, tu rouvres les yeux sans chercher à le suivre. Il ne faudrait pas exagérer non plus. Tu tombes dans ses bras comme une adolescente ? N’importe quoi, tu ne fais que jouer, est-il idiot au point de ne pas le comprendre ? Voilà qui est assez méchant comme pensée, mais étant donné le QI de ces bêtes-là, on ne sait jamais. Tu comptes bien protester mais il se relève et tu tombes au sol, grimaçant légèrement. Pas agréable, de se faire éjecter ainsi. Surtout qu’il vient rapidement s’installer sur toi, te maintenant les poignets. Tu ne supportes pas de te retrouver ainsi piégé, tu t’agites, tentant de lui faire lâcher prise même si tu ne te fais guère d’illusions : tu n’arriveras pas à le faire bouger de force. Cesser de t’agiter ? Ma belle ? Tu le foudroies du regard, ne répliquant pas, mais te calmes tout de même. Il a raison : garde tes forces pour le faire virer au bon moment. Surtout qu’avec l’ouvre-lettre, si tu ne crains pas de te faire trancher la gorge, il y a un certain nombre de manières de l’utiliser contre toi. Qui domine ? Très drôle. Tu lui répliques qu’il ne fait qu’avoir provisoirement la main, parce que tu le veux bien. Tu aimes l’agacer. Et puis, quoi qu’il en dise, tu as toujours la main. Et toc. Mouais... Il te renvoies encore tes arguments. Qu’il est agaçant. Chacun son tour... Enfin, c’est pour cela que tu lui as retiré son bâillon, non ? Oui. Il aurait pris quelques secondes pour t’arracher la carotide ? Mais bien sûr... Tu lèves les yeux au plafond.

-Encore aurait-il fallu que tu l’atteignes, ma carotide. Mais si cela te fait plaisir de le penser... Je t’en pries, pense-le. Je ne vais pas briser tes belles illusions.

Pas un mot de plus, de toute manière, tu n’en as pas le temps puisqu’il revient t’embrasser fougueusement. Et le moins que tu puisses dire, c’est que tu lui réponds. Cela t’ennuies profondément d’avoir les mains attachées mais tu te concentres uniquement sur ses lèvres, oubliant plus ou moins ce détail. Et finalement, tes mains retrouvent leur liberté tandis que les siennes descendent parcourir ton torse, t’arrachant quelques frissons. C’est curieux, comme situation. Tu ne devrais pas jouer ainsi avec lui, tu ne devrais pas le laisse faire non plus. Et pourtant, c’est bel et bien ce que tu fais. Tu t’amuses avec lui, c’est effrayant. Tu as les mains libre à présent, tu peux le repousser. Sauf que tu ne le fais pas, tu préfères aller en poser une sur son torse, la laissant s’y balader doucement, tandis que l’autre vient saisir sa nuque. Tu le maintiens en place, tout simplement. Tu es désespérant, tu ne devrais pas agir ainsi ! Repousse-le, ou au moins reprend la main ! Pas tout de suite, tu frissonnes en sentant sa main remonter dans tes cheveux et tirer légèrement dessus. Instinctivement, tu penches la tête en arrière tandis qu’il rompt le baiser, te faisant brusquement rouvrir les yeux. Il descend dans ton cou, et cela est... Étrange. Tu es hyper sensible à cet endroit, alors le sentir frôler ta peau, puis poser ses lèvres dessus... Tu ne peux qu’en frissonner franchement, te mordant la lèvre inférieure. Tu n’aimes pas qu’il soit dans ton cou, tu réagis bien trop. Heureusement pour toi, il descend sur ton torse et tu en retiens un soupir de soulagement... Ouf. Ta main initialement sur son torse repasse sur son dos, l’autre remonte lentement dans ses cheveux, le décoiffant un peu plus. Allez, assez joué, il est temps de reprendre la main. Sauf que tu as perdu trop de temps et qu’il s’empare à nouveau de tes poignets. Bloqué, à sa merci. Saleté. Tu le fixes alors simplement dans les yeux. Tu devrais avoir peur de lui ? Ce n’est pas le cas. Tu ne crains rien ni personne, et certainement pas lui. Tu notes chacune de ses réactions tandis que tu lui réponds. Il sourit, il se mordille la lèvre. Que dois-tu en conclure ? Tu l’ignores. Toi, naïf ? Non, peut-être juste un peu inconscient par moments. Mais après tout, il ne faut pas oublier que tu fais parti de ces enfants choyés ayant toujours vécu au dans le luxe sans pour autant finir pourri-gâté, tu n’as donc pas appris à craindre les autres. Lui faire confiance ? Tu fronces les sourcils. Tu ne fais confiance qu’à un nombre extrêmement réduit de personnes. Enfin, de toute manière, tu ne doutes pas qu’il pourrait chercher à te faire du mal, mais dans ce cas tu lui souhaites bien du courage. Les dernières choses par lesquelles on pourrait t’atteindre sont, justement, inatteignables. Tu soupires simplement, forçant quelque peu sur tes poignets.

-Bien sûr... Réfléchis juste aux conséquences, avant de faire quoique ce soit. Ce n’est qu’un simple conseil, après, fais-en ce que tu souhaites.

Il redescend dans ton cou et tu te tends, sensiblement. Tu frissonnes franchement, te mordant à nouveau la lèvre, tes paupières se fermant à moitié en sentant ses lèvres sur ta peau. Tu est réellement trop sensible, tu détestes cela. Trois baisers, trois francs frissons de ta part... Puis une morsure, qui te rend toute ta lucidité. Une morsure qui te fait rouvrir les yeux en sursautant. Mentalement, tu passes au vulgaire avant de te reprendre, ce n’est pas le moment de perdre ton sang-froid. Tes pensées divaguent, il doit être en train de les lire. Tu te dois de réagir, vite, très vite ! Tu ne supportes pas de te faire mordre, c’est quelque chose qui te répugne au plus haut point. Tu n’es pas une poche de sang, tu n’est pas sa poche de sang ! Assez réfléchi, tu passes à l’action. Tu tires brusquement sur tes poignets, le déséquilibrant. Tu en profites pour rouler et te retrouver à nouveau au-dessus de lui. Tu sens le liquide carmin couler le long de ton cou, tu ignores quelle quantité de sang il t’a pris mais tu vas devoir te montrer prudent. Tu as l’habitude d’agir en étant dans un état d’épuisement relativement avancé, cela ne se voit jamais mais les blessures t’affaiblissent considérablement. Tu as beau t’être reposé ces derniers jour, ta journée a été chargée pour finir de tout organiser. Reste prudent jeune homme. Très prudent. Tu louches légèrement sur ses lèvres. Couvertes de sang. Tss. Pourtant il sourit. C’est bon, elle s’est régalée, la sangsue ? D’ailleurs, elle tente de bouger. Pour rejoindre ton cou ? C’est une possibilité, sauf que tu le maintiens fermement au sol, l’empêchant de bouger. Il peut forcer autant qu’il veut sur ses poignets, tu ne le laisseras pas t’échapper. Alors, qui domine à présent ? Il ricane, il ne te répond même pas... Curieux... Très curieux, même. Que lui arrive-t-il ? Tu l’ignores et tu ne cherches pas plus à savoir.

Tu vas faire des bêtises, Samael. Tu le sais, et pourtant tu t’entêtes... Tu es désespérant, tu aimes bien trop le danger pour ta propre santé. Tu devrais le virer de tes appartements une bonne fois pour toutes mais, à la place, tu retournes dans son cou. N’importe quoi. Tes lèvres retrouvent sa peau glaciale que tu mordilles machinalement. Tu es tout de même un peu surpris en le sentant pencher la tête en arrière, t’offrant son cou une fois de plus. Et la surprise augmente d’un cran lorsqu’il soupire. Ouh... Tu lui fait tant d’effet ? Tu ne sais pas quoi en penser et tu ne te prends guère la tête trop longtemps avec cela. Tu préfères te relever, le relevant avec toi. Il est tout de même étrangement docile, ton jouet... Tu le vois se pencher vers ton cou, tu ne lui laisses pas le temps d’atteindre ta peau puisque tu l’embrasses avec une rare fougue. Et il te répond. Tout cela tourne bien étrangement, tu as du mal à le comprendre. Beaucoup de mal, même... Mais puisqu’il entre dans le jeu, tu gardes la main et l’entraînes avec toi, le poussant jusque sur ton lit. Tu l’accompagnes dans sa chute, refusant de lâcher ses lèvres pour le moment. Ce type est étrange... Il t’embête, il t’attire, tu as bien du mal à savoir ce qu’il se passe exactement... Finalement, lorsqu’il est bien installé tu te recules. Et il suit le mouvement. Heu... Oui ? Tu arques un sourcil, septique. Tu n’arrives pas à saisir ce qu’il lui arrive et cela t’intrigue au plus haut point. Il joue afin de mieux te piéger ? C’est possible, donc tu te dois de rester sur tes gardes. Allez, oublie. Tu préfères reprendre la parole, un sourire sadique accroché aux lèvres. Il t’a mordu trois fois, n’est-ce pas ? Oui, bien sûr. Il rit, il est étrange... Il a un peu l’air drogué, pourtant, il ne peut pas avoir consommé de drogue. Et cela ne peut pas être à cause de ton sang, tu n’as rien avalé d’illicite. Enfin, tu n’as pas avalé d’alcool aujourd’hui, hormis un verre de champagne. Pas de quoi être ivre. Enfin, il est temps de lui renvoyer la monnaie de sa pièce. Alors tu souffles sur ses lèvres... Avant de retourner une fois de plus dans son cou... Et le mordre, purement et simplement. Tu sens qu’il se contracte, tu en sourirais si tu n’étais pas occupé à ta tache. Tu sais que tu lui fais mal, c’est le but après tout. Tu te contentes d’écouter ses protestations. Pas envie de terminer avec un cou digne de la chaire à saucisse ? Tu en rirais volontiers mais tu ne peux pas, tu attends que le sang coule dans ta bouche, sur sa peau pour te retirer. Beurk, tu n’aimes pas le goût du sang. Tu plonges une nouvelle fois dans ses yeux, gardant ton sourire purement sadique.

-Cesse donc de te plaindre, toi au moins, tu cicatrises rapidement.

C’est vrai quoi, lui il cicatrice, contrairement à toi qui a besoin de pommades spéciales pour cela. Et encore, à regarder ton propre cou, cela ne fonctionne pas toujours. Bref. Tu retournes donc dans son cou, histoire de continuer ton travail. Il doit se douter de ce que tu veux faire. Ce n’est pas bien compliqué à deviner, d’un côté. Tu le mords donc une nouvelle fois, sans retenue, faisant de nouveau couler son sang. Ce qui t’étonne, c’est ce gémissement de douleur qui lui échappe. Un peu de retenue, quand même. Là, tu le trouves pathétique. Vraiment. Surtout qu’il te demande d’arrêter. À tes oreilles, cela sonne comme une supplication. Quelque part, tu as l’impression d’être revenu seize années en arrière, lorsque c’était toi qui te faisait mordre. A-t-il arrêté, quand tu le lui as demandé ? En un sens, oui... Oui, il s’est arrêté, il ne t’a pas tué. Il force sur ses poignets, tentant de se libérer... Mais tu ne le laisses pas t’échapper. Tu le gardes ainsi prisonnier entre tes mains. Au final, tu relèves un peu la tête et lui lâche une main, juste le temps d’essuyer tes lèvres, retirant le sang de vampire qui y est resté. Beurk. Définitivement, le goût du sang te répugne au plus haut point. Encore heureux que tu n’ai rien avalé. Trois morsures. Tu lui en as fait deux. Alors, avec ce même sourire sadique, tu retournes une troisième et ultime fois dans son cou... Sauf que, cette fois, tu ne le mords pas. Non, tu te contentes te déposer tes lèvres sur sa peau. Rien de plus. Quelles étranges réactions as-tu, jeune Tudor. Oh que oui, très étranges... Tu as du mal à comprendre ce que tu fais, tu as du mal à comprendre pourquoi tu le fais. Mais tu le fais tout de même. Curieux... Improbable. Désespérant. Tu finis par laisser sa peau en paix pour te redresser un peu, plongeant une fois de plus dans son regard d’azur tandis qu’il sourit. Curieusement, tu retrouves un sourire plus serein, en écho au sien. Bien que les paroles qu’il a alors te perturbent. Un Tudor qui déteste les vampires et qui agit comme eux... Tu es le seul Tudor en vie à haïr les vampires. De plus, à ta connaissance, tu es le seul a avoir rejoint les Chasseurs depuis qu’ils existent. Et pourtant, à te voir agir, on ne dirait pas que cette haine existe. Tu ne comprends pas. Mais tu refuses de le laisser paraître alors tu gardes un sourire. Tu vas dire une idiotie.

-Je prends tes paroles comme un compliment.

… Désespérant. Va donc te pendre jeune homme. Tu racontes n’importe quoi. Mais il faut bien sauver les apparences, alors que ton sourire se fait amusé. Tu joues bien la comédie quand tu le souhaites. Il tire d’un coup sur ses poignets, tu le laisses faire. Tant qu’il ne te fait pas tomber au sol comme tout à l’heure, tu peux bien le laisser reprendre un peu de liberté de mouvement. Tant qu’il ne te fait pas tomber et qu’il ne te mord pas à nouveau. Il te regarde dans les yeux, tu fais de même, plongeant dans ses iris si claires. Il a l’air calme. Tu l’es aussi, étrangement. Il te déstabilise. Tu ne sais pas comment réagir face à lui, alors tu te contentes de patienter, de voir comment il souhaite faire tourner les choses afin de réagir en conséquence. Il vient t’embrasser, doucement, contrairement à ce qu’il se passait quelques instants plus tôt. Tu écarquilles un peu les yeux, de plus en plus surpris. Tu ne vois pas où il veut en venir. Inutile de prendre un tel rôle, continuer comme ils le faisaient tout à l’heure serait largement suffisant ! Et pourtant, il se fait doux. Que faire ? Tu ne sais pas. Mais au final, tu décides de jouer le jeu et, fermant les yeux, tu lui réponds avec douceur. Tu es capable d’agir ainsi, tu es d’ailleurs quelqu’un de très doux quand tu en as l’occasion. Tu ne devrais pas réagir ainsi, tu devrais le repousser. C’est ce que tu te répètes depuis tout à l’heure, et pourtant tu ne l’as toujours pas fait. Pourquoi ? Tu n’en sais rien, tu n’en as pas envie. Tu te prends un peu trop dans ton rôle, attention à ne pas t’y perdre... Cela n’est jamais arrivé, mais tu sais que tu n’es pas à l’abri d’une première fois. Tu frissonnes en sentant sa main sur sa joue, main qui glisse lentement jusque sur ta nuque. Reste insensible bon sang ! Impossible. Tu n’y arrives pas. Il bascule, il t’allonge sur le dos... Et tu te laisses faire, docile pour le coup. Toi, docile ? C’est bien la première fois ! Tu n’y comprends plus rien, alors tu te mets en mode pause et tu te laisses guider sur le moment. Une de tes mains vient glisser sur sa nuque, le bout de tes doigts venant une nouvelle fois dans ses cheveux, tu le maintiens contre toi, prolongeant ainsi votre baiser... Jusqu’à ce que sa main glisse à nouveau, venant sous ton menton, t’arrachant un nouveau frisson. Il se recule et toi tu suis un peu le mouvement, retardant de quelques micro-secondes l’instant où vos lèvres se sépareront. Et finalement il t’échappe. C’était quoi, ça ? Tu n’en sais rien, tu es complètement perdu. Arrive-t-il à deviner cette lueur d’incompréhension qui a fait son apparition au fond de tes sombres iris ? Tu ne sais pas. Il soupire et se redresse, tu l’imites, perturbé. Que se passe-t-il ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus. C’est un jeu bien étrange dans lequel tu te retrouves. Tu ne le regardes même plus, fixant les rideaux de ton lit à baldaquin. Que dois-tu croire ? Que dois-tu comprendre ? Ses lèvres sur ta peau, sur la cicatrice qu’il a laissé lors de votre dernière rencontre, te font une nouvelle fois sursauter. Que ? Pas le temps de protester qu’il revient t’embrasser au coin des lèvres. Tu arques un sourcil, évitant avec peine d’écarquiller complètement les yeux. Que ? Tu le laisses se relever, tu ne cherches pas à le retenir. Pourquoi le retiendrais-tu, d’ailleurs ? Pour rien, tu n’en as aucune raison. Tu dois retourner t’occuper de tes invités ? Ahah, la bonne blague. Un plaisir de... De quoi ? Jouer ? Tu reportes ton regard sur lui... Un plaisir de jouer ? Que peux-tu bien répondre à cela ?

-... Ouais... C’est cela...

Peu convainquant. Vraiment peu convainquant. Tu n’arrives pas à comprendre ses sautes d’humeur, tu n’arrives pas à le suivre. Résultat, tu ne sais plus où tu en es. Tu ne sais plus quoi penser de tout ce qu’il vient de se passer. Tu t’es amusé, tu ne peux le nier. Mais après ? Tu ne sais pas, tes pensées sont embrouillée. Sa faute, s’il ne t’avait pas mordu, tu aurais les idées claires. Qu’il est facile de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre... Oui, c’est tellement facile... Tu le regardes regagner le fauteuil, tu l’observes se rhabiller, sans prononcer un mot. Tu ne fais que l’observer, le détailler. Tu donnes quelque peu l’impression de vouloir graver chaque détail dans ta mémoire, c’est perturbant. Tu secoues la tête. Il te perturbe ? Dans ce cas, la solution est évidente : tu dois le virer de là. Au moins de tes appartements, histoire qu’il n’empiète plus sur ton espace vital. Tu te laisses lourdement retomber sur le matelas et, d’une main, tu cherches quelque chose au pied de ton lit. Tu es quelqu’un d’organisé, mais à ta manière. Il y a toujours beaucoup de choses que tu gardes constamment à portée de main, pour des raisons diverses et variée. Ce que tu souhaites attraper cette fois ? Un bout de tissu. Un bête bout de tissu. Pour quoi faire ? Patience. Tu cherches... Et finalement tu le trouves. Un fin sourire vient étirer tes lèvres quelques courtes secondes, le temps que tu te redresses et que tu le regardes à nouveau. Il a fini se de rhabiller. Parfait. Tu lui balances alors le morceau de tissu en plein visage. Panier. Pas drôle. Bref.

-Essuie-toi les lèvres avant de sortir. Et le cou, tant qu’à faire.

C’est vrai quoi, tu as une réputation à maintenir et si les personnes font le lien entre lui et toi... Oh, la galère. Autant passer inaperçu. Bon point, même s’il te gêne quelque peu : le cou du vampire a complètement cicatrisé. C’est déjà cela. Tu attends qu’il s’exécute, patiemment. Et lorsque c’est bon, tu te lèves, retenant un soupir. Tu sais ce qu’il te reste à faire. Tu le sais parfaitement. Alors tu le pousses vers la porte que tu déverrouilles avant de l’éjecter purement et simplement de tes appartements. Pas un mot. Pas tout de suite. De toute façon, qu’as-tu à lui dire ? Bonne soirée ? Certainement pas. Alors quoi ? Tu ne peux pas le virer ainsi, sans un mot. Quoique... Si, tu pourrais. Mais quelque part, tu te l’interdis. Tu es contradictoire, tu ne comprends plus ce qu’il t’arrive... C’est désespérant. Au final, tu soupires avant de reprendre la parole d’une voix calme, discrète.

-À partir de maintenant, tu es prié de rester à l’écart de mes appartements. Ou, non, je vais être plus clair : n’y mets plus les pieds. Sur ce.

Tu refermes la porte, limite en la lui claquant au nez. Et tu t’adosses contre celle-ci, soupirant profondément. Que t’arrive-t-il ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tes idées sont embrouillées, tu n’arrives plus à réfléchir correctement. Il faut que tu te remettes les idées en place. Comment ? L’alcool ne t’y aidera pas, tu en es parfaitement conscient. Pourtant c’est une manière très agréable d’oublier ce qui te perturbe. Mais non, pas cette fois. Tu seras obligé de redescendre alors tu dois trouver autre chose. Machinalement, tu refermes plus ou moins bien la porte avant de filer dans ta salle de bain. Ce que tu fais ? Tu règles la température de l’eau à glacial et tu passes la tête dessous. Brr... Vraiment glacial, mais tu n’en as rien à faire, tu en as besoin. Tu as instantanément la chaire de poule mais tu t’obliges à rester là, tandis que les gouttes d’eau coulent doucement dans ton cou, puis sur ton torse, dans ton dos... Tu vas finir complètement trempé, mais tu n’en as rien à faire. Tu as l’impression que, peu importe combien d’eau glacée va couler sur ton corps, tu n’arriveras pas à te remettre les idées en place. Tu es perturbé. D’autant plus que, plus les secondes passent et plus tu détestes ce que tu as en tête. Ne pas songer aux conséquences, ne songer à rien... Juste reprendre un minimum de contenance. Juste... Facile à dire. Difficile à faire. Peut-être devrais-tu bouger un peu, non ? Oui, sans doute, sinon tu vas finir par prendre froid et ce serait bien bête. Bouge de là.

Dans un élan de volonté, tu t’arraches à l’eau glaciale et va te placer devant ton lavabo, regardant l’image que le miroir te renvoie. Tu n’as pas l’air d’être au top de ta forme. Tes lèvres ont viré au bleu et ta peau au blanc. Génial... Surtout que l’eau coule encore et toujours de tes cheveux. D’une main, tu replaces tes mèches dans un ordre correct puis tu soupires. Quelle est l’étendue des dégâts ? Voyons ton cou. Le marque de ses canines est malheureusement bien visible. Comment vas-tu bien pouvoir masquer cela ? Une écharpe ? Non, ce serait bien trop suspect. Un pansement ? Encore pire. Sauf si... Tu n’aimes guère cela, et pourtant, tu as déjà utilisé un certain stratagème pour masquer certaines de tes blessures. Après tout, quand il faut masquer quelque chose de voyant... Autant s’arranger pour que ce soit par quelque chose d’encore plus voyant. Tu pourrais tout aussi bien utiliser du maquillage, seulement tu n’as pas songé à en amener, tout est resté au palais. La plaie... Tu soupires profondément et change de miroir. Bien... Tu sais ce qu’il te reste à faire. C’est désespérant. Désespérant... Tu l’es, complètement. Tu regardes un peu plus cette marque dans ton cou, avant de baisser ton regard sur tes mains... Ces mains qui... Et voilà, tu t’énerves. Un traître. Tu es un traître. C’est ainsi que tu le ressens, tu es donc incapable d’agir correctement ? Ta famille compte sur toi, tu dois les aider, les maintenir sur le bon chemin et toi, qu’est-ce que tu fais ? Tu les trahis en rejoignant les chasseurs ! Et même ces chasseurs, tu les trahis. Comment qualifier autrement ce que tu viens de faire ? Tu joues avec ce vampire... Tu aurais dû le tuer tout de suite. Tu ne l’as pas fait, tu... Cela t’énerve.

Au final, ton poing valse dans le miroir, frappant de toutes tes forces. Le verre se fend sous le coup en un bruit sourd et les morceaux s’éparpillent un peu partout au sol. Tu en as certains de plantés dans ta main, tu grimaces, retenant un gémissement de douleur. Chien, que ça fait mal. Tu t’es écorché à de multiples endroits, partout où les morceaux de verre ont touché ta peau. Tu regardes la sang couler des plaies, tu grimaces avant de soupirer profondément. Quelle galère. Bien, tu as un boulot à terminer. Retirant douloureusement les morceaux plantés dans ta main, ton regard fouille le sol, à la recherche d’un morceau suffisamment grand pour que tu puisses l’utiliser. Tu trouves bien rapidement ce que tu cherches et le récupère. Allez, au travail. Tu retournes devant le lavabo et entreprend de masquer la trace des crocs de la sangsue en une simple coupure. Les gens n’iront pas chercher plus loin. Mais qu’est-ce que ça fait mal... Tu n’es pas un habitué de l’auto-mutilation. Quoique... En fait, tu as déjà utilisé cette méthode, pour des raisons diverses et variées, mais il ne faut pas penser que tu es masochiste. Bref. Lorsque c’est chose faite, tu laisses le morceau retomber dans le lavabo. Ta tête tourne, c’est horrible. Mais il faut tout de même que tu désinfectes tout cela. Tu vas donc récupérer ta bouteille d’alcool, et tu y vas à la dure : tu verses le liquide directement sur les plaies. Le moins qu’on puisse dire, c’est que tu jongles. Voilà qui te brûle au plus haut point. Punition ? C’est plus ou moins ainsi que tu le ressens. Tu es allé trop loin avec l’autre, mais tu n’as pas réussi à t’en empêcher. Tu n’aurais pas dû, tu n’aurais jamais dû. Il t’énerve, il... Il a un étrange effet sur toi. Non, cesser de songer à lui. Tu dois l’oublier un peu. Tu aurais dû le virer du manoir, carrément. Pourquoi ne l’as-tu pas fait, hein ? Parce que tu avais la flemme de t’enfiler une chemise et donc de te balader torse-nu. D’autant plus avec une marque de crocs dans ton cou, bien visible. Tu secoues la tête, essayant de te remettre, une fois de plus, les idées en place. Très mauvaise idée, ta tête se met véritablement à tourner. Pris de vertige, tu tentes de te rattraper à quelque chose, au lavabo... Mais tes doigts loupent le regard de quelque pauvres millimètres... Et tu tombes. Dans les morceaux de verre éparpillés un peu partout. Un gémissement de douleur t’échappe, tu le sens très mal ce coup. Les morceaux s’enfoncent dans ta chaire, le sang coule à nouveau... Tu tentes de te relever, pestant contre ces satanés vertiges... Et finalement tu t’écroules à nouveau. Ton corps est fatigué, ta conscience a besoin d’une pause. Résultat, tout s’éteint : tu perds connaissance. Dans les bouts de verre et ton propre sang. Tu ne pouvais pas mieux choisir pour avoir ce genre de réaction, vraiment... Tu ne peux pas te retrouver plus vulnérable que cela...

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Lun 29 Oct - 23:26

Tu es méchant. Pourquoi est-ce qu'il refuse de le comprendre, hein ? Tu es une des pires créatures que cette planète puisse porter. Pourquoi est-ce qu'il n'a pas peur de toi ? D'un côté ça t'amuse. Qu'il soit aussi inconscient, oui, ça t'amuse. D'un autre côté, c'en devient presque insultant. Enfin, il fait comme il veut, après tout. C'est lui qui a tout à craindre de toi, et pas l'inverse. Mais tu peux être méchant, tu peux le répéter, le crier sur tous les toits si ça te chante... Tu n'en es pas moins une personne complexe. Schizophrénie ? Non, ambivalence, rien de plus. Car si tu aimes être cette image, ce monstre, tu peux tout autant être doux et altruiste. N'importe qui t'entendrait dire ça éclaterait certainement de rire, ça sonne tellement faux dans ta bouche. Et pourtant. « Crois-tu que je m'abandonne à toi ? Tu te trompes. Mais j'avoue que tu réagis plutôt bien, c'est très amusant. N'es-tu pas d'accord avec moi, la carpette ? » Tu te trompes ? Ahah, la bonne blague. Tu en rirais à gorge déployée, mais bon. Laisse-lui donc un peu de matière à rêver, si ça lui fait plaisir. Laisse-lui les paillettes et le rêve, toi, tu sais te contenter de la réalité. Il tombe dans tes bras, comme les autres. Et pourtant, les dieux savent que tu en as connu des plus coriaces. Enfin, ce n'est pas tellement le moment de déballer ta théorie et tes expériences, loin de là, alors tu te concentres juste sur lui. Si tu réagis plutôt bien ? Et pas qu'un peu. Il a de la chance, car si tu t'écoutais réellement, il serait déjà mort. Tu ne veux pas lui répondre, donc tu restes impassible, et tu réponds simplement à son baiser. Il te détache et d'un côté c'est tant mieux, car ça devenait vraiment impossible de couper cette corde avec lui et ses caresses. Tu laisses tes hauts glisser, tu fais de même avec sa chemise... Bah voilà, c'était pas si dur finalement...

S'il voulait protester, c'est plutôt loupé pour le coup. Pourquoi ? Tu l'as fait tomber. Sur le dos en plus. Le pauvre grimace, tant pis, il l'avait cherché. Après avoir récupéré l'ouvre-lettre et bloqué ses poignets, tu es donc sur lui, tranquillement installé. Il est à ta merci, et il n'aime certainement pas ça. Pas plus que toi tu n'as apprécié être attaché, de toute façon. Il te foudroie du regard, se débat, mais finit heureusement par comprendre que dans une telle position de force de ta part, il n'a strictement aucune chance de te virer de ta place. Sans compter que, même si quelque part, ce n'est pas une réelle menace, tu as quand même la pointe d'un ouvre-lettre sur sa gorge. Même si tu ne comptes pas trancher cette dernière, il te suffirait d'appuyer un peu trop pour le transpercer. Mais non. Tu préfères balancer la pointe plus loin, et l'embrasser sauvagement. On te reconnaît bien là : aucune douceur, de la fougue, rien de plus. C'est toi qui domine de toute façon, donc il n'a rien à redire. Quoi, il n'est pas d'accord ? Qu'il aille voir ailleurs si tu y es. Non en fait, il vaut mieux qu'il reste, sinon, ce n'est plus amusant. Il peut penser ce qu'il veut, tu as toujours le dessus. Toujours. « Encore aurait-il fallu que tu l'atteignes, ma carotide. Mais si cela te fait plaisir de le penser... Je t'en pries, pense-le. Je ne vais pas briser tes belles illusions. » Tu souris, moqueur. Il veut une petite démonstration ? Le pauvre risquerait de ne pas s'en remettre, alors, tu vas éviter. Tu ne réponds rien, puisque de toute façon, tu n'as pas le temps de répondre : ses lèvres viennent à nouveau contre les tiennes. Tu lâches ses mains, les siennes se promènent, encore un peu, et tu frissonnes. Bon sang, arrête donc de réagir, il va finir par se faire des idées.

Alors que tu tires un peu sur ses cheveux pour lui faire pencher la tête, une de ses mains vient dans ton dos, ce qui te fait d'autant plus frissonner. Oui oui, tu es très sensible au niveau du creux du dos. Bref, tu ne vas pas t'attarder là-dessus, comme tu ne vas pas t'attarder sur son torse. C'est son cou qui t'intéresse après tout. Tu brûles d'envie de mordre dedans, à pleines dents... Mais pas tout de suite non. Patience, patience. Tout vient à point à qui sait attendre, après tout. À nouveau, tu captures ses poignets, et tu remontes lentement jusqu'à venir le regarder dans les yeux. Il n'a pas peur de toi. Il devrait avoir peur de toi, vraiment, il devrait. C'est pour son bien que tu dis ça... Mais visiblement, ça lui passe par-dessus la tête, puisqu'il ne se débat même pas. Il fronce un peu les sourcils et force sur ses poignets. Tiens donc, commencerait-il à comprendre ? Ce n'est pas trop tôt ! « Bien sûr... Réfléchis juste aux conséquences, avant de faire quoique ce soit. Ce n'est qu'un simple conseil, après, fais-en ce que tu souhaites. » Tu souris, presque sadique. S'il savait ce qu'il peut en faire, de son conseil. Personne n'a à te donner de conseil, ou de direction à suivre. Personne. D'ailleurs, tu vas inconsciemment le prouver, et dès maintenant. Paisiblement, tu descends à nouveau dans son cou. Il se tend, ses muscles se contractent. Il a peur ? Non, il est juste très sensible, ce qui t'arrache d'ailleurs un nouveau sourire. Joueur. Carnassier. Tu embrasses sa peau, une fois, puis une seconde, et une troisième. Et tu le mords. Doucement, délicatement... A un tel point que tu ne te reconnais pas. Enfin, pour une fois, ça ne peut pas faire de mal, bien au contraire, c'est le cas de le dire ! Tu ne cherches même pas à lire ses pensées, non, tu te contentes de t'abreuver de ce sang qui est si particulier. Ce sang qui est, pour chaque vampire, délicieusement interdit. Mais comme déjà dit, tu aimes tout ce qui est interdit, donc pourquoi te gêner, hein ? Toujours est-il que tu n'as pas besoin de lire ses pensées pour comprendre que, le fait que tu boives son sang le dégoûte et l'énerve : il tire brusquement sur ses poignets, et te fait perdre l'équilibre.

Vous avez roulé. C'est bien, tu voudrais bien l'applaudir, mais il garde tes poignets prisonniers. Chacun son tour, de toute façon, alors tu te laisses plus ou moins faire... Plus ou moins, car tu n'es qu'à moitié toi. Maintenant que tu y as goûté, à nouveau... Tu ne veux plus te contrôler, tu ne peux plus te contrôler. Autant dire que la volonté n'est plus là, donc... Bon courage à lui pour se sortir de cette situation. Allez, encore, tu en veux encore bon sang ! Plus, plus, plus. Toujours plus. Tu veux son sang, ce n'est plus négociable. Tu forces donc sur tes poignets, pour tenter de te redresser et atteindre son cou. Vaine tentative, il te maintient fermement au sol. Tss. Qui domine à présent ? Tu t'en fous, de savoir qui domine. Tu ricanes, comme un fou. Tu veux son sang, tu le veux, alors qu'il perle le long de son cou. Allez, encore un peu. On dirait un drogué. Oui, c'est ça, tu es complètement drogué : drogué à son sang. C'est horrible. Et d'autant plus pour lui, car c'est dans ce genre d'instant que tu es des plus agressifs. Il redescend dans ton cou, mordillant ta peau. Toi, tu penches la tête vers l'arrière, comme pour t'offrir à lui. Tu prends réellement ton pied ? En réalité, c'est plutôt étrange. Il semble étonné, mais tu es trop ailleurs pour t'en rendre compte. Qu'est-ce qui t'arrive, bon sang. Tu débloques, tu dérailles complètement ! Et voilà que tu soupires. Hé bien bravo, belle image, franchement. On dirait une gamine dans les bras de son prince charmant. Qu'est-ce que tu peux être... Pff. Pitoyable quand tu t'y mets. Toujours est-il qu'il est surpris, et qu'il finit par se relever, te relevant au passage. Sans protester, docile, tu te laisses faire. Rebelle-toi, plutôt que de lui obéir. Hé bien non. Tu penches automatiquement vers son cou, mais c'est peine perdue : il revient pour capturer tes lèvres. Il n'a que ça à faire, t'embrasser ? Bon, d'accord, tu lui réponds avec cette même fougue. Au moins, il embrasse bien. Tu fermes d'ailleurs les yeux, le laissant totalement te guider... Mais où est-ce que. Ah oui, d'accord.

Tu ne tardes pas à comprendre, buttant sur le bord d'un meuble. Meuble qui est en réalité un lit, son lit, sur lequel tu te laisses tomber mollement. Il t'accompagne bien gentiment dans ta chute, et il s'installe. Ça va, il est pépère, installé sur toi ? Visiblement oui, puisqu'il se redresse. Et autant dire que pour suivre le mouvement, tu le suis ! Tu ne veux plus le lâcher, tu veux ses lèvres, son sang, tu le veux lui ! Tu deviens dingue ! D-i-n-g-u-e ! il sourit, sadique. Oui, tu l'as bel et bien mordu trois fois, en tout... Tu peux recommencer s'il veut. Même s'il ne veut pas d'ailleurs. Il souffle sur tes lèvres, et retourne dans ton cou. Tu frissonnes d'abord un peu, penchant instinctivement la tête en arrière... Grave erreur. Il mord à pleines dents dans ta chair, tu serres les dents. MAIS AÏE ! Pour le coup, tu redeviens totalement lucide. À croire que c'est ce qu'il te fallait, pour arrêter d'être sous son emprise. Tes muscles se contractent, tu as mal. Quel c*n alors ! Tu protestes. Tu n'es pas de la viande qu'il peut mâchouiller comme bon lui semble, non de non ! Il s'en fiche, il garde son sourire sadique, il s'apprête à recommencer. Il a du sang au bord des lèvres. Ton sang. « Cesse donc de te plaindre, toi au moins, tu cicatrises rapidement. » Tu lui tires la langue, comme un gamin. C'est qu'il t'a fait mal, l'idiot ! Et en plus, il y retourne. La totale quoi. Cette fois, tu gémis de douleur, c'est plus fort que toi. Bon d'accord, tu exagères, tu exagères beaucoup même. Mais au moins, ça rentre un peu plus dans le rôle... tu lui demandes d'arrêter. C'est presque comme si tu le suppliais, pour le coup. Tu forces même sur tes poignets, mais à nouveau, tu comprends qu'il ne va pas te lâcher si facilement. Peuh. Nul. Alors qu'il t'accorde un court instant de répit, tu en profites pour glisser une remarque. Et toc. « Je prends tes paroles comme un compliment. » Tu souris un peu. Ouais, qu'il prenne ça comme un compliment, il n'en aura pas d'autre.

Tu veux donc prendre le dessus, à nouveau. Tu tires sur tes poignets, il te lâche sans résister. Tu plantes les coudes dans le matelas, et tu le regardes, simplement. Tu es si calme, tellement calme. C'est étrange comme tout à coup, tu as changé de comportement... Tu es si différent, si humain. C'en deviendrait presque effrayant. Doucement, tu viens l'embrasser. Lui écarquille les yeux, étonné. Ahuri même. Quoi, il ne te croyait pas capable de douceur ? Pas faux. Tu n'es doux qu'avec les ladies, et encore. Étrange, mais il te répond, avec cette même douceur. Ouah, ça fait limite flipper là. Il ferme les yeux, tu fais de même. Comment est-ce qu'on pourrait appeler ce comportement, hein ? Celui de... De l'humain que t'étais, certainement. Ta main vient lentement glisser sur sa joue, pour remonter jusque sur sa nuque. Il frissonne. Comme quoi, il n'est pas aussi indifférent qu'il aimerait l'être, pas vrai ? Paisiblement, tu finis par passer au-dessus, l'allongeant délicatement, comme s'il fut de sucre. Étrange comme il est docile. Étrange comme il se laisse faire. Tu es plutôt étonné, mais tu ne fais rien, rien à part rester pendu à ses lèvres, curieusement à l'aise. Finalement, alors que ses doigts passent dans tes cheveux, les tiens glissent sous son menton. Tu romps le baiser, il s'avance légèrement... Tu souris. Tu le fixes dans les yeux, il n'a pas l'air de comprendre non plus. Un soupir, tu te redresses. N'importe quoi. N'entre pas trop dans ton rôle Lyokha, n'entre pas trop dans ton rôle... il se redresse lui aussi, sauf qu'il regarde les rideaux. Toi, tu regardes devant toi, avant de porter tes yeux sur les deux initiales que tu as gravés dans son dos, sur son épaule. Machinalement, tu viens embrasser la cicatrice, et il sursaute. Heu.. Tu le perturbes tant que ça ? Okay. Tu viens juste déposer tes lèvres au coin des siennes, et tu te relèves. Trop de bizarreries pour ce soir. Alors qu'un léger sourire vient faire son apparition sur ton visage, tu lui rappelles qu'il a des invités à rencontrer. C'était un plaisir de jouer... « ...Ouais... C'est cela... » Il ne semble pas tellement convaincu par ses propres paroles, mais tu ne relèves pas, pas du tout.

Tu vas donc te rhabiller, en silence. Il te suit du regard, il te détaille. Étrange. Tu enfiles ta chemise que tu reboutonnes, puis ton veston, et enfin ta veste. Voilà. Prêt, tu te retournes, recevant un bout de tissu en plein visage. Mais heu. Tu récupères le tissu en question, avant de regarder l'autre. « Essuie-toi les lèvres avant de sortir. Et le cou, tant qu'à faire. » Tu souris gentiment. « Oui maître. Ce sera tout maître ? » C'est ironique, mais gentil. Ce n'est pas moqueur non... C'est... Oui, c'est gentil. Tu t'exécutes donc, essuyant tes lèvres, et surtout ton cou. Il n'y a déjà plus de traces. Même pas le relief d'une quelconque cicatrice, laissée par ses dents d'humain. Rien. Il n'y a plus rien du tout, maintenant que tu as essuyé ton propre sang. Ceci fait, l'autre se lève. Tu le suis du regard, calme. Tu le regardes juste, sans rien dire, gardant un étrange et fin sourire aux lèvres. Il te pousse dehors. Okay, donc il te vire de ses appartements, en clair ? Apparemment. « À partir de maintenant, tu es prié de rester à l'écart de mes appartements. Ou, non, je vais être plus clair : n'y mets plus les pieds. Sur ce. » Et vlam qu'il te claque la porte au nez. Tu recules un peu, d'abord, souriant. Et ton sourire s'élargit, encore et encore. Tu l'as perturbé, tu le sais. S'il ne veut plus que tu y rentres, il ne t'a pas interdit de rester devant. Alors tu te laisses glisser contre la porte, tranquillement. Tu ne veux pas retourner voir tous ces hypocrites, pas tout de suite. Non, pas tout de suite. À l'aise, tu fermes les yeux. C'est rare pour toi, d'agir ainsi, mais tu veux te poser un instant. Mais derrière tes paupières, le cauchemar commence. La rue. Tu revois la rue, la neige. Tu revois ta vie d'avant. Les gens passer, sans même un regard pour la loque que tu étais. Tu fronces les sourcils, tu n'aimes pas ça, et pourtant, tu ne peux pas rouvrir les yeux. Tu serres les dents. Puis un bruit de fracas, tu sursautes un peu, avant de te relever furtivement. Qu'est-ce que c'était que ça ? Tu fronces à nouveau les sourcils, glissant ta main sur la poignée de porte. Ça venait de sa chambre. Allez, ce n'est rien, va t'en. Il a été clair, et puis, ce ne sont pas tes affaires.

Sauf que... Cette odeur de sang, qui vient jusque toi... Tu ne rêves pas. Non, tu ne peux pas être en train de rêver. C'est bien trop réel, bien trop présent, bien trop... tu déglutis. Non, casse-toi, ça vaut mieux. Tu n'es pas un héros, qu'il se débrouille, il n'a que ce qu'il mérite. Tu hésites un instant et finalement... Et merde ! Tu donnes un bon coup dans la porte, et elle cède - autant dire qu'elle aura dégusté avec toi, ce soir - et tu rentres. Il n'est pas dans la pièce principale... Une salle de bain, peut-être ? En effet. Trottinant à travers la chambre, tu atteins cette fameuse salle d'eau. Il est là. Par terre. Inconscient. Dans des bouts de verre, et du sang. Serrant les dents à t'en casser la mâchoire, tu t'appuies contre le cadre de la porte. Quel c*n alors ! Ça ne pouvait pas tomber sur quelqu'un d'autre, non ? Non, forcément, il faut toujours que cela tombe sur toi ! « Sam... Samael ? » Tu essayes de ne pas respirer, peine perdue : l'odeur est bien trop présente, et elle t'attire, comme un poison que tu voudrais absolument goûter, encore et encore. Le sang est partout. Par terre, sur son corps. Tu regardes le miroir, brisé. Tu regardes son cou, il est coupé. Qu'est-ce que tu peux bien faire, hein ? L'aider. Tu dois l'aider. Oui, mais son sang... tu peux aussi abréger ses souffrances. Il ne suffit pour cela que d'une morsure... il est plus que vulnérable, il est à ta merci. Sortant de la salle de bain, tu retires veste et veston, que tu balances sur ce même fauteuil. Fais-le. Fais-le pour lui, montre-lui que tu n'es pas qu'un monstre. C'est donc avec peine que tu retournes dans la salle d'eau. Tu fouilles dans les placards, nerveusement. Ça, ça devrait faire l'affaire. Récupérant donc quelques pansements, de quoi désinfecter et des compresses, tu files à toute allure tout déposer sur la table de chevet. Voilà. Et maintenant... tu serres les dents, tu ne respires plus. Tu l'attrapes lui, dans tes bras, faisant le plus attention possible pour ne pas aggraver son cas... Puis doucement, tu viens le déposer sur le lit. Tant pis pour les taches de sang hein.

C'est donc en pseudo infirmier que tu t'attelles à la tâche suivante : le soigner. Mais son sang est si présent. Il est sous tes yeux, et tu as vraiment du mal à te retenir. Allez, résiste, tu peux le faire... Tu attrapes donc la petite pince et entreprends de retirer un par un, les petits bouts de verre incrustés dans sa peau. Tu y vas doucement, tu t'appliques. Étonnant, toi prendre soin d'un humain... Il y a de quoi en rire, franchement ! Et pourtant, tu es on ne peut plus sérieux, et tu fais de ton mieux. Chaque éclat retiré fini dans un verre, et tu essuies chaque petite plaie d'une compresse, pour éviter l'infection, quoiqu'il n'y ait pas tant de risques. Quelques minutes plus tard, tu en as fini avec son torse. Maintenant, tu dois passer à l'étape la plus dure. Son cou. Heureusement que cet idiot ne s'était pas entaillé trop profondément, sinon, bonjour l'hémorragie. Les yeux fixés sur la plaie, tu comprends rapidement qu'un pansement ne suffira pas à faire cicatriser ça. Il va te détester profondément pour ce que tu veux faire. Mais il est inconscient, donc au final, qu'est-ce que tu en as à faire ? Passant une main dans ses cheveux trempés, tu l'attrapes comme une princesse à nouveau, pour le transporter jusqu'à la salle de bain. Évitant avec agilité les éclats de miroir au sol, tu rentres dans la douche. C'est grand, heureusement. Tu le déposes par terre, le temps de t'asseoir contre une paroi, et finalement, tu l'entraînes contre toi. Mollement, tu viens ouvrir l'eau, froide. Ce n'est pas terrible, il va attraper froid, mais au moins, ça va le réveiller. Et avant qu'il se réveille, justement... Tu mords l'intérieur de ton propre poignet, et fait couler un fin filet de sang, au goutte à goutte, dans sa bouche. Au moins, il cicatrisera plus facilement... Même si, à ton humble avis, il va te haïr rien que pour ça. « Tu vas me détester, mais de toute façon, tu ne l'auras pas volé ce coup-là... Et puis, je t'en devais une il me semble. »

Maintenant, tu n'as plus qu'à attendre. Soit il va finir par s'étouffer avec ton sang. Soit l'eau le réveillera. Des deux, tu espères que la seconde option l'emportera... Laissant ta tête s'appuyer contre la paroi, tu le regardes, en silence. Pourquoi est-ce que tu as agis comme ça, hein ? Tu es un monstre, pas un héros. Et pourtant. Il faut croire que tu n'as pas bousillé toute ton humanité. Foutaises, tu n'es plus humain. Mais mon ptit, y'a de la marge, entre ce que l'on croit, et ce qui est vrai.

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- I LOVED YOU SO MUCH, AND NOW IT HURTS SO BAD -
falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Mer 31 Oct - 10:21

Tu ne comprends plus rien. Rien du tout. Comment la situation a-t-elle pu se renverser de cette manière ? Comment tout a pu changer ainsi ? Comment ? Tu ne sais pas, tu n’arrives pas à trouver le fil directeur de la soirée. En gros, tout a commencé comme n’importe quelle soirée : des invités, un ennui profond... Puis le vampire est arrivé, vous avez discuté, tu t’es quelque peu énervé contre lui, suite à une maladresse que tu sais volontaire de sa part vous vous êtes éloignés et retrouvés dans tes appartements. Et là, les choses ont commencé à tourner d’une toute autre manière. Certes, tu avais décidé qu’il serait ton jouet mais quand même... C’est limite si on ne pourrait pas se demander si tu craques pour le blondinet qui a fini entre tes mains, y frissonnant. De même, tu as frissonné sous ses mains à lui. Les baisers échangés, tout le reste... Ce n’est qu’un jeu, mais tu as beau te le répéter mentalement, il y a encore tellement de choses que tu ne parviens pas à comprendre. Tu sais être bon comédien, seulement, ce serait bien que tu évites de te perdre dans ton rôle. Ne pourrais-tu pas rester toi-même, pour une fois ? Apparemment pas. De toute manière, jeune Tudor... Qui est ce toi ? Tu as toujours eu des doutes, tu ne saurais donner une réponse exacte. Tu te perds dans tous ces rôles que tu endosses tour à tour pour sauver les apparences, pour masquer tes défauts, pour que jamais personne ne s’inquiète pour toi et se concentre sur autre chose. Tu dois rester quelqu’un de l’ombre, Samael. Quelqu’un de l’ombre, et non des ténèbres, ce que tu as la sensation de devenir malgré toi. Un peu d’optimisme ! Tu as toujours tes raisons pour agir ! Enfin... Oui, toujours. Et pour ce soir ? Cela se complique...

Au final, vous avez atterrit sur ton lit, toi aux commandes. Les baisers, les morsures aussi... Tu agis comme un vampire. Paradoxal, quand on sait que tu les hais. Qu’as-tu donc comme excuse à donner pour justifier un tel comportement de ta part ? Tu ne peux pas le tuer, donc tu lui renvoies donc la monnaie de sa pièce : trois morsures. Équitable, non ? Pathétiquement idiot surtout, tu en es conscient. Et pourtant tu vas jusqu’au bout de ton idée. Qu’il cesse de se plaindre un peu, lui il cicatrice, au moins. Et il te tire la langue, à la manière d’un gosse. Bien sûr... Tu ne peux t’empêcher de lever les yeux au plafond avant de retourner dans son cou pour le mordre à nouveau. Il gémit de douleur, tu le trouves pathétique. Un peu de retenue, que diable. D’autant plus que c’est limite s’il ne te supplie pas d’arrêter. Quand tu disais qu’il était pathétique. Pourtant, cela fait légèrement écho dans ton esprit. Arrêter... Tu n’as pas de pitié en tant que Leo. Seulement tu n’es pas Leo, tu es Samael. Et Samael prend en compte les paroles des autres. D’autant plus qu’il l’a fait, quand tu le lui as demandé. Il l’a fait alors que cela devait bien plus lui en coûter qu’à toi. Alors, au final, la troisième morsure se transforme en un simple baiser sur sa peau. Tu t’adoucis, étrangement. Juste parce qu’il t’a demandé d’arrêter. Étrange... Vraiment étrange. Et quand il te fait la remarque que tu agis comme un vampire, tu ne répliques rien. C’est la pure vérité, et tu détestes cela. Tu agis mal, tu ne devrais pas. Et pourtant... Tu es quelqu’un de complexe, il te serait impossible de le nier. Complexe et incapable de dire qui tu es réellement. Pathétique. Tu es pathétique. Mais il est hors de question de montrer à quel point ses paroles te perturbent, te blessent aussi en un sens alors tu souris, déclarant que tu prends cela comme un compliment. C’est du n’importe quoi mais suffisant pour masquer tes pensées. De plus il sourit. Ton mal être passe dans ta réplique comme une cerise dans de la chantilly : y disparaissant complètement.

La situation s’inverse complètement lorsqu’il récupère ses poignets. Il a changé d’attitude et tu ne saisis pas ce qu’il lui arrive. Il est calme, différent... Et tu ne comprends plus rien, tu ne comprends pas pourquoi il se fait si doux avec toi, tout à coup. Il revient t’embrasser, tu écarquilles les yeux, complètement ahuri. D’où il agit ainsi avec toi ? Tu ne sais pas, tu es perdu. Et puisque tu ignores de quelle manière réagir, tu le fais à l’instinct, t’adaptant. Résultat, tu réponds à son baiser, avec tout autant de douceur. Tu fermes même les yeux. Pourquoi ? Pour en profiter ? Non, certainement, ce n’est pas ton genre. Et pourtant, tu n’as guère d’arrière pensée, tu te contentes de te laisser guider. Tu frissonnes une nouvelle fois sous ses doigts qui glissent de ta joue à ta nuque. Tu le laisses t’allonger sur le matelas, docile. Trop pour que ce soit normal. Tu n’es pas docile, tu n’es pas dominé. Mais c’est pourtant le cas ce soir. Tes doigts finissent même par glisser dans ses cheveux tandis que sa main revient sous ton menton. Il se recule, tu suis le mouvement, un peu. Juste un peu. Mais suffisamment pour te poser des questions. Tu fais n’importe quoi, tu ne devrais pas. Jamais tu n’aurais dû agir ainsi ! Alors comme il se redresse, tu fais de même, refusant de le regarder. Tu te contentes de fixer les rideaux, perturbé. Tu n’arrives plus à faire le point, tes pensées sont embrouillées. Qu’as-tu fait ? Que fais-tu ? Tu ne sais plus. Tu n’as, de toute manière, pas le temps de plus y réfléchir qu’il vient embrasser cette cicatrice qu’il t’a fait il y a peu de temps, ce "MH" sur ton épaule. Tu sursautes, brutalement tiré de tes songes. Que ? Même pas le temps de dire quoi que ce soit qu’il t’embrasse au coin des lèvres et se retire complètement. Tu es... Perturbé. Vraiment. Tu dois aller t’occuper de tes invités ? Techniquement parlant ce ne sont pas les tiens mais il a raison, en un sens... Bien que tu n’aies guère envie de retourner voir cette bande d’hypocrites. Un plaisir de jouer ? En un sens... Oui... Tu réponds mollement, peu convaincu de tes propres paroles. Il faut que tu l’éloignes de toi, ainsi tu pourras mieux réfléchir. Tu ne le retiendras pas alors. De toute façon, tu ne veux pas le retenir. Tu le laisses se rhabiller, pour ta part tu cherches un morceau de tissu que tu retrouves finalement rapidement. Puis tu te redresses, le détaillant... Avant de lui balancer ce que tu viens de récupérer à la figure alors qu’il se retourne vers toi, fin prêt. Qu’il essuie les traces de sang qu’il a sur lui. Oui maître ? Le terme parvient à t’arracher un léger sourire. Son ton est ironique, pas méchant. Alors tu lui souris, simplement...

-Pour le moment, ce sera tout... réponds-tu, doucement.

Tu n’es pas agressif, tu n’es pas désagréable. Non, tu restes incroyablement doux et cela ne te ressemble pas. Tu le regardes s’exécuter, le détaillant une nouvelle fois. Curieux, on a l’impression que tu tiens à garder chaque détail au fond de ta mémoire. Tu notes d’ailleurs qu’il est complètement décoiffé. Lui en fais-tu la remarque ? Tu ouvres la bouche... Et finalement la refermes sans avoir lâché le moindre son. Cette coiffure lui convient bien mieux. Tu attends qu’il ait fini pour quitter ton lit et t’avancer jusqu’à lui... Et l’éjecter de tes appartements. Pas violemment, quoique, pas méchamment, mais fermement. Tu pourrais lui claquer la porte au nez, sans un mot de plus. Tu pourrais. Sauf que tu te l’interdis, quelque part. Va te pendre, tu es incorrigible. Alors au bout du compte, tu lui annonces juste clairement que tu ne veux plus qu’il mette les pieds dans tes appartements. Là, tu lui refermes la porte au nez. Tu te laisses glisser contre la porte ainsi fermée et tu soupires profondément... Bon sang, qu’est-ce qui t’arrive ? Tu n’agis pas ainsi, habituellement... Tu n’agis jamais ainsi, encore moins avec un vampire. Ce vampire... Les choses tournent d’une manière bien trop étrange, tu dois te remettre les idées en place, tout de suite. Alors tu te relèves et tu gagnes ta salle de bain. Eau froide ! Eau glacée même. Tu ne penses même pas à te demander comment tu fais pour ne pas te transformer en glaçon. Tu ne te rends qu’à peine compte que ta peau brûlante n’apprécie guère une telle différence de température. Tout ce qui t’importe, c’est d’oublier ton trouble, de pouvoir gagner un peu de lucidité. D’ailleurs, lorsque celle-ci arrive enfin à refaire surface, tu parviens à faire preuve d’un élan de volonté et à t’arracher à ta douche. L’eau dégouline sur ton corps, te congelant un peu plus. Pas grave, au moins tu es réveillé.

Tu vas finalement jeter un coup d'œil à ton reflet dans le miroir. Tu n’as pas l’air d’aller très bien... Tu ne vas pas très bien. Et par tes ancêtres, comment vas-tu faire pour masquer cette satanée marque de crocs dans ton cou ? Question débile : en créant une plaie plus profonde. Tu soupires... Hé bien, c’est parti alors. Tu changes de miroir... Et ta conscience te fait une remarque bien désagréable : tu es un traître. Traître à ta famille, traitre à ton peuple, traître à ton gouvernement. Tu es un traître, purement et simplement. Toi qui est supposé être irréprochable... Toi qui devrais montrer l’exemple... Tu ne fais que des bêtises. Et cette constatation te fait perdre ton sang-froid, plus qu’autre chose. Tu ne supportes pas tes erreurs, tes échecs, même si tu as au moins le courage de les affirmer lorsque cela t’es demandé. Tu ne nies pas tes bêtises. Tu as appris à toujours tout assumer. C’est juste que tu n’aimes pas voir à quel point tu es imparfait, à quel point tu n’arrives pas à correspondre à cette image que tu donnes de toi. Tu n’arrives tout simplement pas à te fondre dans ce moule qui devrait être toi. Avec plus de force que nécessaire, ton poing valse dans le miroir, l’éclatant. Chien, que ça fait mal. Les morceaux volent mais c’est avec satisfaction que tu vois ton image se briser. Adieu la réalité, reste tes illusions. Allez, cesse donc de t’en faire. Tu retires machinalement les morceaux qui se sont plantés dans ta main avant d’en récupérer un suffisamment grand pour que tu puisses le manier sans transformer tes doigts en chaire à pâtée. Alors, au travail. Tu serres les dents, détestant ce genre de travail auquel tu te livres. Toi qui es si sensible au niveau du cou... Mais tu te dois de masquer ces marques de crocs, inutile que tout le monde sache qu’un vampire s’est incrusté ici. Qui protèges-tu ainsi ? Toi et tes petits secrets ? Les invités, en les maintenant dans l’ignorance ? Lui ? C’est encore quelque chose que tu dois déterminer. Ou, en tout cas, tu devrais, sauf que tu n’en as guère le temps. Toutes ces coupures, l’autre qui a bu ton sang... Tu perds une quantité non négligeable de ce liquide vital. Ta fatigue vient amplifier l’effet : un vertige survient. Ta tête tourne, tu te sens partir. Tu tentes de te rattraper mais tu loupes de peu le lavabo et retombes sur le sol, à plat ventre dans les morceaux de verre. Là, tu vas finir en steak haché. Tu tentes de te relever, pestant contre tes satanés vertiges... Et au final tu t’écroules une seconde fois. Trop c’est trop, ton esprit a décidé de s’éteindre : tu es désormais inconscient. Inconscient et vulnérable.

Dans cet état, tu es bien incapable de savoir ce qu’il t’arrive. Tu ne sais donc pas que le vampire revient, tu n’entends pas sa voix t’appeler, légèrement hésitant. Tu ne sais pas qu’il t’enlève de là pour te déposer sur ton lit et te soigner avec patience. Tu ignores tout cela. Tu ignores aussi qu’il arrive à résister à ton sang, ce sang si particulier qui coule de tes plaies, sous son nez, et qu’il ne te mord même pas. Tu ignores qu’il te transportes à nouveau, comme une princesse, dans la salle d’eau et te place sous la douche, lui avec toi. Par contre, ton corps réagit en sentant une nouvelle fois l’eau glaciale couler sur toi : tu frissonnes. Tu frissonnes... Et t’étouffes légèrement quand son sang se met à couler dans ta gorge. Bien évidemment que tu avales, c’est une réaction purement instinctive... Sauf que c’est légèrement de travers. Ces deux faits combinés font que, peu après qu’il ait fini de parler, tu rouvres les yeux d’un millimètre... Avant de te reculer brusquement, toussant pour dégager tes bronches de ce liquide qui y a coulé. D’autant plus que tu as un affreux arrière-goût de fer dans le bouche, c’est extrêmement désagréable. Sans trop prendre la peine de regarder ce qu’il se passe, les yeux juste grands ouverts, tu prends le temps de retrouver une ventilation normale puis tu passes une main dans tes cheveux en un geste totalement instinctif... Avant de récupérer une très sale manie que personne n’a réussi à te faire perdre : tu jures, de très mauvaise humeur.

-Pu**** de ****** de m*rde ! Ces sal******* de vertiges me font profondément ch*** ! Et j’ai l’impression de m’être fait bouffer par un krr, la totale !

… Samael, passer le tiers de tes soirées dans les bars ne te réussit guère. Ou plutôt, te traîner dans les bars alors que tu n’étais qu’un gosse ne t’a guère réussi : tu es capable de te montrer superbement vulgaire lorsque tu t’y mets. Oh que oui, et si ce n’est pas un secret pour les membres du palais et les quelques personnes qui ont eu la "chance" de te voir perdre ton calme, tu as toujours évité de laisser transparaître cette partie de ton... Vocabulaire dirons-nous. Tu finis par comprendre que, si tu t’es évanoui dans les morceaux de verre, tu n’as pas pu atterrir tout seul dans la douche. Alors ton regard se porte tout naturellement vers le blondinet à côté de toi. Une seconde, voilà le temps que tu restes à le fixer, sans comprendre. Une petite seconde qui te donne l’impression de durer une éternité, de rester complètement en bug devant lui. Et lorsque l’information monte enfin au cerveau, tu es partagé entre plusieurs sentiments. La gêne, l’agacement... Un soupçon de colère, du désespoir... Tu ne sais pas comment réagir. Une nouvelle fois, tes pensées s’embrouillent... Et tu finis par esquisser un sourire quelque peu gêné.

-Si tu pouvais éviter de répéter ce que tu viens d’entendre, cela m’arrangerait...

Tu es désespérant. Franchement. Mais c’est bel et bien la première chose qui te vient en tête. Au final, tu poses ta tête contre le mur de la douche et tu réfléchis, tandis que l’eau cesse de couler, lentement. Brr, si avec tout cela tu n’attrapes pas froid, tu as bien de la chance. Alors, que s’est-il passé ? Tu es tombé. Après, c’est le trou noir complet. Alors il va falloir que tu devines. Tu baisses les yeux sur le sol, couvert de sang et de bouts de miroir... Génial, tu vas galérer pour nettoyer tout cela... Oui, tu vas nettoyer, tu ne donneras pas cette tâche à l’un des domestiques. Ensuite... Ton torse ? Même si tu as mal, tu n’y vois plus un seul morceau de verre. Tu arques un sourcil, surpris, et termine par passer une main dans ton cou, sur la plaie que tu as toi-même créée. Elle est toujours là, bien que ce soit moins douloureux que prévu. Tout cela avec un vampire à côté de toi. Est-ce que... Tu tournes une fois de plus ton regard sombre vers lui, curieux. T’aurait-il soigné ? Impossible, il n’aurait pas pu résister à l’odeur de ton sang ! Et pourtant... Tu ne sens pas particulièrement de nouvelle trace de morsure. Au contraire, tu te sens relativement bien. Autant que possible, sachant dans quelle situation tu te trouves. Tu as juste un arrière-goût de sang dans la bouche, ce qui reste quelque chose que tu n’aimes absolument pas. Tu cherches tout de même à comprendre, et ton regard glisse jusqu’à son poignet, où tu vois un mince filet de sang couler. Le temps que tu calcules... Il t’a fait boire son sang ??? Tu as du mal à ne pas écarquiller les yeux. Mais que ? Une nouvelle fois, tu sens que ton esprit s’embrouille. Définitivement, tu ne comprends pas. Tu ne le comprends pas. Il est un vrai mystère pour toi. Que fais-tu ? Tu le frappes ou tu l’ignores ? Hum... Aucun des deux.

-Je ne t’avais rien demandé. Et je n’avais nullement besoin de ton aide. Qui plus est, je t’avais interdit de remettre les pieds dans mes appartements.

Pas un merci. Non, tu n’es pas prêt à avoir de telles paroles. Tu te relèves douloureusement, t’appuyant contre le mur... Et tu te retiens à celui-ci, sentant ta tête tourner une nouvelle fois. Ce n’est pas le moment d’avoir de nouveaux vertiges. Non, certainement pas. Alors, que vas-tu faire, jeune homme ? Tu ne sais pas trop... Mais pour le moment, une chose est bien présente dans ton esprit. Un stupide détail que refuse de te lâcher : vous vous êtes tous les deux retrouvés sous l’eau glacée, plus ou moins habillés. Et la chemise du vampire est tâchée de sang. De ton sang. Par expérience tu sais que, par conséquent, sa chemise est fichue. Tu soupires... Et, évitant les morceaux de verre au sol, tu vas chercher une serviette que tu lui tends, sans le regarder. Qu’il attrape cette satanée serviette et qu’il se sèche. C’est tout ce que tu lui demandes. Pour l’instant. Et tu restes là jusqu’à ce qu’il s’en empare. Lorsque c’est enfin chose faite, tu en prends une pour toi et la pose sur ta tête, au moins le temps de te sécher les cheveux. Qui finissent quelque peu en pétard, comme toujours. Ce qui t’arrache une moue agacée au moment où ton regard passe par un miroir. C’est ça d’avoir les cheveux un peu longs. Enfin, tu as toujours refusé de les couper plus courts. Bref. Machinalement, tu remets un peu d’ordre dans tes mèches rebelles puis tu poses ta serviette sur tes épaules. Voilà, tu as tout de même un peu plus chaud. Un peu. Tu finis par reporter ton attention sur l’autre. Tu dois dire quelque chose. La politesse la plus élémentaire veut que tu lui adresses un mot, un simple petit mot. Seulement, qu’est-ce qu’il te coûte ce simple mot... Oh que oui, il te coûte énormément. Remercier une créature des enfers ? Jamais.

-... Merci... Pour le coup de main...

Ta voix n’est qu’un murmure à peine audible. Un simple murmure... Et tu as eu bien du mal à lâcher ces quelques mots. Tu n’as jamais eu besoin de personne, tu préfères être entièrement indépendant. Seulement, comme tu es un jeune homme de bonne famille, tu as aussi appris les bonnes manières. Bonjour, au revoir, merci... Pardon est un mot qui a encore plus de mal à sortir, puisque tu as toujours raison, tu n’as jamais à faire des excuses à qui que ce soit. Bref. Il faut que tu passes à autre chose. Tout de suite. Tu ne tiens pas à t’attarder sur ce point, bien que... Tu restes intrigué. Tu ne pensais pas qu’il résisterait à ton sang. Tu ne pensais pas qu’il reviendrait, et encore moins qu’il te soignerait. Quel étrange personnage... Il a l’air bien plus complexe que ce que tu pensais. Plus que toi ? Tu l’ignores, mais il est parvenu à piquer ta curiosité. En soi, ce n’est pas bien compliqué, mais à ce point, c’en devient très rare. Surtout de la part d’une créature telle que lui. Il est étrange, perturbant. Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ? Tu ne sais pas, mais cela ne convient pas à la vision, très dure, tu le sais parfaitement, que tu as des vampires. Au final, tu vas t’adosser contre un mur, le fixant simplement. Il est définitivement trop étrange... Et tu lâches un profond soupir. Infernal. Surtout que tu sais ce que tu dois faire.

-Hé bien... Au final, j’ai bien l’impression que ta chemise est fichue. De plus étant donné que tu es trempé... Tu ne peux pas redescendre ainsi... Faut-il que je te dépanne ?

… Au secours. Tu devrais être énervé, en colère, tu devrais avoir envie de le massacrer. Certes, tu te doutes que c’est son sang qu’il t’a fait avaler. Si tu meurs dans les prochaines vingt-quatre heures, ce qui n’est pas prêt d’arriver, tu deviendras vampire... Mais tu lui feras payer ce point en temps et en heure. Il t’a tout de même aidé, soigné... Donc tu restes calme. C’est la moindre des choses, bien que, toi, agissant ainsi avec un vampire... C’est très étrange. Trop étrange. Dire que tu viens de lui proposer de le dépanner... N’importe quoi. Surtout qu’ici, tu n’as pas une garde-robe infinie... Enfin. Étant donné que vous faites plus ou moins la même taille, s’il le souhaite, ce sera toujours faisable. S’il le souhaite, tu le l’obliges à rien hein. D’ailleurs, ton regard se pose sur un mur, cessant de le regarder. Quoi qu’il décide, de toute manière, vous allez devoir rester encore un temps dans tes appartements... Galère, dire que tu voulais le tenir loin de toi... Visiblement, tu n’en as pas encore fini avec lui. Pas encore... La soirée promet d’être longue. Malheureusement. Quoique...

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Ven 2 Nov - 14:24

Il te mord. Il te fait mal d'ailleurs. Non pas que tu sois une chochotte ou quoi, mais comme tu lui fais si gentiment remarquer, il n'a pas les dents pour agir comme un vampire. Franchement quoi. Comparer tes canines aux siennes, ce serait comme comparer des lames de rasoir à un couteau à beurre. Autrement, il y a de la marge ! Une grande marge même, qui malgré tout, demeurera s'il ne se décide pas à devenir vampire. Ce qui, accordez-vous, n'arrivera jamais, vu la haine qu'il entretient envers ta race. C'est donc avec acharnement qu'il en vient à trouer ta peau, faisant de ta chair de la charpie, alors que le sang coule. Le sang, le sang ; ton sang. Tu veux son sang à lui, pas le tien. Tu n'es pas toi, donc pour qu'il arrête, tu en viens même à... Lui demander, clairement, d'arrêter. Est-ce qu'il prend ça pour une supplication ? Qu'il en profite, c'est bien la seule qu'il entendra de ta part. Tu ne supplies personne. Tu ne t'agenouilles devant personne. Tu es un Volkov voyons, un peu de bon sens. Un peu de retenue aussi, tant qu'on y est... Car à t'entendre gémir de douleur... Mouais, tu exagères un peu. Est-ce que l'autre en est conscient ? Certainement, puisqu'il semble plus que désespéré, vu tes réactions. Bref. Tu ne comptes pas attendre une troisième morsure, alors tu récupères tes poignets. Qu'est-ce qu'il a cru hein ? Que tu allais te montrer docile, gentil et mignon tout plein ? Il se plante le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, cet idiot.

Curieusement, tu changes au tout au tout d'attitude. Tu n'es plus celui que tu étais il y a de cela quelques maigres minutes. Tu es... Calme. Incroyablement paisible. Tu cherches à être doux, tu veux l'être pour lui. Pour lui prouver quoi, au final ? Que tu es sincère ? Peut-être un peu, d'un côté. Tu n'es pas sincère, tu ne l'es avec personne, sauf avec ta famille. Et encore... Parfois... Bref. Tu cherches à être quelqu'un d'autre pour lui. Mais ce quelqu'un d'autre... N'est-ce pas cet humain bâillonné, profondément enfoui dans ton esprit, qui était toi ? Cet humain qui est mort, par la faute de ton père ? Oui. C'est lui. Lui qui sourit, lui qui l'observe. Lui qui l'embrasse, avec une rare douceur. Pourquoi hein ? Pourquoi tant de comédie, alors que tu sais d'avance comment ça va se finir. Tu vas le détruire, pour son sang. Tu vas le bousiller, jusqu'à ce qu'il en soit plus rien. Rien qu'une loque. Il te répond, tout aussi calmement. Il se laisse même faire, complètement docile. Qu'est-ce qu'il peut bien se passer dans son esprit, hein ? Et qu'est-ce qu'il se passe dans le tien. Toi-même, tu es confus. Ce n'est qu'un jeu, ne le perds pas de vue. Ce n'est qu'un jeu.

Puis tu romps le baiser, car il faut bien que ça s'arrête, à un moment ou à un autre. À ta grande surprise, il tente de suivre, un peu. C'est fini, c'est trop tard. Tu soupires, tu te redresses, il évite ton regard. Est-ce que tu l'as mis mal à l'aise ? Tu n'en sais rien, tu ne sais plus, tu ne cherches pas à savoir. Peut-être que c'est en étant réellement confus, que tu vas bien jouer ton rôle. Alors tu laisses les choses prendre une drôle de tournure, car d'un côté, c'est loin de t'ennuyer. Oui, c'est bien loin de t'ennuyer, cette situation... Reportant ton regard sur lui, alors qu'il préfère regarder ailleurs, tu fixes les deux initiales que tu as gravés sur son épaule. MH. Mad Hatter. Tu es méchant, sadique, cette marque d'appartenance te le rappelle un peu plus, encore. Tu embrasses la marque, il sursaute. Tu l'embrasses au coin des lèvres, il reste là, ahuri. Tu l'as assez perturbé comme cela, tu ne penses pas ? Oui, il vaut mieux laisser les choses cogiter dans son petit esprit de mortel. Il t'a bien en tête maintenant, laisse-le se torturer en pensant à toi, deviens une obsession, et ce sera mission accomplie. C'est donc avec le simple prétexte qu'il doit aller s'occuper de ses invités que tu te relèves, retournant te préparer. Il te détaille, tu t'habilles. Une fois que c'est chose faite, il te balance un bout de tissu. En pleine poire...Super. Souriant légèrement, tu essuies les traces de sang, constatant au passage que ton cou est totalement guéri. Tant mieux. Maître, voilà un surnom qui lui arrache un léger sourire. C'est toujours ça de gagné. « Pour le moment, ce sera tout... » Te répond-t-il, d'une voix plutôt douce et agréable.

Il se relève enfin de son lit. Pour quoi faire, hein ? T'embrasser ? Te frapper ? Te dire au revoir ? Mieux : te virer de ses appartements. Pas méchamment, pas brutalement... Quoique... Non, plutôt fermement. Il en veut plus que tu poses les pieds dans ses appartements... Okay, tu prends en note, même si tu sais parfaitement que tu vas finir par y retourner. Il te claque la porte au nez, l'air de dire, c'est fini, rentre chez-toi, dégage, ne m'adresse plus la parole. Qu'est-ce que tu fais ? Tu te laisses glisser contre la porte, le temps de te reprendre. Et puis, il va peut-être te rouvrir la porte, non ? Peut-être. Alors tu restes là, un instant. Et puis merde quoi, tu ne veux pas le laisser, tu ne veux pas que ça se termine comme ça... Tu veux plus, toujours plus ! Tu n'exagères pas un peu, là ? Non bon sang ! Tu le veux, rien que pour toi. Tu le veux tout entier, ce soir. Et si ça ne doit durer que ce soir, alors pas grave ! Tu ne veux pas partir ainsi... Mais sois raisonnable un instant Lyokha. Tu profiteras bien plus de lui sur la durée... En conflit avec toi-même, tu fermes les yeux, réfléchissant paisiblement contre la porte de bois. Les yeux clos, tu penses. Ces pensées, tu ne les apprécies pas, mais tu te les infliges. Puis, soudainement, quelque chose te tire de tes songes. Un bruit de fracas. Tu ouvres les yeux, te relevant furtivement. Qu'est-ce que cet abruti a bien pu faire comme bêtise encore ! Tu forces la porte, elle cède plus facilement que la première fois. Il l'avait mal verrouillée, il faut dire.

Alors que tu entres dans la pièce principale, l'odeur du sang est bien plus présente que de raison. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu ne le sais pas encore, tu ne vas pourtant pas tarder à le découvrir. Tu serres les dents, et accèdes à la salle de bain. Non de... Du sang, des éclats de verre. Et lui, à plat ventre, au milieu de tout cela. Tu relèves la tête, et manques de te mordre le poing. Il y a trop de sang, beaucoup trop de sang. Il te fait tourner la tête... Et pourtant, tu dois te reprendre. L'appelant avec hésitation, il ne réagit pas. Il est inconscient. Alors, qu'est-ce que tu fais Lyokha ? Tu le bouffes en le laissant pour mort, comme les autres ? Ou tu endosses le costume de super héros ? Le premier serait d'après toi plus facile, puisqu'il t'éviterait de souffrir. Car oui, pour toi, ne pas pouvoir boire tout ce sang c'est... Une souffrance. T'abstenir est une souffrance. Résister est une souffrance. Tu ne devrais pas souffrir pour lui, pour ce simple gamin mortel. Et pourtant... Tu retires donc ton veston et ta veste, tu balances tout avec négligence sur le fauteuil... Et tu récupères de quoi le soigner. Compresses, désinfectant, pince... Tout est sur la table de chevet maintenant. Il te manque un élément. Capital. Lui. Tu ne respires plus, c'est à peine si tu regardes le sang s'échapper de ses plaies. Tu l'embarques juste comme une princesse, jusqu'à son lit. Tant pis si tu pourris les draps, tu n'en as rien à faire. Avec une patience incroyable et une précision exemplaire, tu t'attelles donc à la lourde tâche qu'est la suivante : retirer chaque éclat de verre de son corps. Jonglant entre compresse pour désinfecter et pince, l'air sérieux, tu finis bien vite. Tant mieux, l'odeur du sang devenait vraiment oppressante ! Dernière étape maintenant, et pas des moindres. Son cou.

L'attrapant à nouveau comme la jouvencelle en détresse qu'il est actuellement, tu l'embarques dans la douche, évitant avec soin les bouts de verres qui jonchent le sol. Tu t'assois contre une paroi, tu le prends contre toi, et tu lui fais boire un peu de ton sang. Sang de vampire. Il va détester cette idée, tu le sais parfaitement, d'ailleurs, tu t'excuses quelque peu à l'avance... Enfin, tu lui en devais une après tout, donc après ça, tu ne lui devras plus rien. Tant mieux, tu détestes les dettes, surtout quand elles sont de sang. L'eau ouverte, tu es donc trempé et lui avec toi. Tant pis, ce serait pas la première fois que tu rentrerais trempé sous la neige... soupirant profondément, tu appuies ta tête contre la paroi, comme pour chercher un peu de repos après toute cette agitation. Il recule brusquement, toussant. Oh, il est réveillé. Il te fait légèrement sursauter, tu soupires à nouveau, rouvrant les yeux. Il respire bruyamment, et toi, toujours aussi paisible, tu le regardes. « Pu**** de ****** de m*rde ! Ces sal******* de vertiges me font profondément ch*** ! Et j'ai l'impression de m'être fait bouffer par un krr, la totale ! » Woh. Il n'a pas encore battu ton record d'insulte à la seconde, mais il progresse. Pas mal. Tu hausses un sourcil, retrouvant un curieux petit sourire. « Élégant, maître... » Bon, il faut peut-être que t'arrêtes de l'appeler maître, il va finir par se faire des idées. Oui c'est ça, arrête. Il te fixe un instant, tu soutiens son regard en silence. « Si tu pouvais éviter de répéter ce que tu viens d'entendre, cela m'arrangerait... » Tu souris un peu plus. Ah c'est sûr que pour salir l'image de l'intendant impérial, il n'y a pas mieux que de le citer... Mais... Même si tu es une enflure de première classe quand ça te prend, tu ne veux pas utiliser ça contre lui. Qu'est-ce que tu y gagnerais, franchement ? Tu hausses un peu les épaules, avant de le gratifier d'un nouveau sourire. Léger sourire. L'air de dire... « Bien sûr que non. »

Il pose sa tête contre le mur, et toi, muet, tu le détailles. Tu appréhendes chacune de ses réactions, comme si c'était un jeu, de deviner à l'avance ce qu'il allait faire. Il semble faire sa petite check-list, en regardant le sol et son torse... Ah, il vient de remarquer qu'il n'avait plus rien ? Il semble surpris, arquant un sourcil. Il passe une main sur son cou. Hé non mon p'tit, tu n'as pas de nouvelle morsure, bien au contraire... ton sourire s'élargit un peu plus, alors que l'autre tente de comprendre. Il est un peu long à la détente, pour le coup... Rah, ne sois pas méchant, il vient juste de se réveiller. Tu te mords l'intérieur de la joue, rien qu'en regardant son cou. Et tu finis par détourner le regard, vers... L'autre côté, tiens. C'est moins pénible. Ses yeux glissent jusque sur ton poignet, tu fronces un peu les sourcils avant de regarder l'intérieur de ton avant bras. Ah oui. Il y a encore un peu de sang... Il écarquille les yeux. Hallelujah, il vient de comprendre ! « Je ne t'avais rien demandé. Et je n'avais nullement besoin de ton aide. Qui plus est, je t'avais interdit de remettre les pieds dans mes appartements. » Tu hausses un peu les sourcils. Tu dois avouer que ce n'était pas exactement ce à quoi tu t'attendais, même si tu ne pensais pas non plus qu'il allait te sauter dans les bras pour te remercier. Tu serres un peu les dents, le fixant. « Pas de quoi, ça m'a fait plaisir. Non, c'est vrai que dans l'état où tu étais, tu n'allais pas me demander quoique ce soit. Mais vois-tu, si je n'avais pas été là pour t'aider, tu serais mort sans que personne ne s'en rende compte. J'aurais pu te laisser crever dans ton propre sang, ou mieux encore, j'aurais pu te vider de ton sang. Je ne l'ai pas fait. Je ne te demande pas de me dire merci, je m'en fous pas mal de la reconnaissance des autres. Mais n'agis pas comme ça, car sans moi, que ça te plaise ou non, tu serais six pieds sous terre à la première heure demain. » Tu es sec, dans tes mots. Mais bizarrement... C'est... Sincère. Sans comédie, sans rien... C'est... Le vrai toi qui parle. Une partie de l'humain, peut-être un peu... Même si tu ne l'avoueras jamais. Pourquoi t'emportes tu ainsi ? Certainement car, ce que tu viens de faire pour lui, tu ne l'as jamais fait. Pour personne d'autre. Certes il ne peut pas le savoir mais... Pff.

Il se redresse, s'appuyant contre le mur. Il a encore mal ? Normal. C'est pas comme s'il venait d'affronter un miroir. Il va attraper une serviette qu'il te tend, sans un regard pour toi. Qu'est-ce qu'il a ? honte ? Pff. Juste pour bien l'embêter, tu prends tout ton temps avant de finalement, attraper la chose. Qu'est-ce qu'il veut que tu fasses avec ça ? T'es trempé de la tête aux pieds, tes vêtements sont trempés... Il se sèche les cheveux, tu fais de même, avant de t'essuyer le visage. L'eau était froide, sans blague. « ... Merci... Pour le coup de main... » Tu fronces un peu les sourcils, faisant semblant de ne pas avoir entendu. Tu veux l'embêter, vraiment. C'est avant qu'il fallait dire merci, maintenant, il va le regretter. « Pardon, je crois que je n'ai pas bien entendu. » Qu'est-ce que tu peux être chiant, quand tu t'y mets... Enfin... Passer à autre chose, c'est ce qu'il cherche à faire, non ? Oui... Il s'adosse contre un mur, tu le regardes. Et finalement, tu te relèves, car tu n'es pas si bien, assis dans la douche. Tu constates au passage que ta chemise est juste... Bousillée. « Hé bien... Au final, j'ai bien l'impression que ta chemise est fichue. De plus étant donné que tu es trempé... Tu ne peux pas redescendre ainsi... Faut-il que je te dépanne ? » Tu soupires profondément. Minute, il te propose de te dépanner ? Tu souris un peu... Il est sérieux ? Okay... « Hm... Un instant, tu veux bien ? » Tu passes juste devant lui, le frôlant, pour te rendre dans la pièce principale... Tes affaires... Ah, là ! Tu vas donc voir si ta veste n'a rien. Le veston non plus visiblement. Hé bien tant mieux, c'est ça de moins à remplacer ! Te retournant pour chercher du regard ton cadet, tu reprends donc. « En fait, j'aurais besoin d'une chemise et d'un pantalon. Si tu as ça, bien sûr. » Tu te demandes bien ce que ça va donner... Enfin, tu n'as pas trop de souci à te faire, vu que vous faites sensiblement la même taille.

Quelqu'un frappe à la porte. Tu te redresses, et instinctivement, tu vas ouvrir. Quel idiot franchement ! Tu ouvres donc la porte pour faire face à... Ce qui semble être un domestique. Tu le surplombes facilement d'une tête, et il te regarde. Non, il te dévisage. Quoi ? Oui, c'est sûr, ce n'est pas comme si ta chemise était couverte de sang. Ce n'est pas comme si ton sang bordait encore tes lèvres, après que tu te sois toi-même mordu pour aider le brun. Le nouveau venu écarquille les yeux. Quoi, il va te faire une syncope ? Tu hausses les sourcils. Bon, il se sent bien ou quoi ? Tu te penches un peu sur lui, il esquisse un mouvement de recul, sursautant. Ouh la. « Hé, tu t'sens bien ? » C'est limite s'il ne tremble pas. « M.. M... Mon... Monsieur Tudor ! Qu'est-ce que vous lui avez fait, créature des enfers ! » Tu fronces les sourcils, à nouveau. Ils n'ont pas d'autre surnom ? « J'ai pas touché à ton maître. » Il en fait tomber son plateau. C'est toi ou... Oui, il essaye. Il essaye de partir en courant. Loupé pour lui, tu le rattrapes sans problème, et l'entraîne dans les appartements du jeune Tudor. Fermant la porte, tu le plaques par le col contre un mur. Pas de chance pour lui, les témoins, tu les élimines, toi. « Qu'est-ce que tu faisais là, hein ? » Tu resserres ta prise sur sa chemise, montrant les crocs, agressif. « Qu'est-ce que tu foutais là, hein ? Répond ! » Toi, paranoïaque ? Non, pas du tout. Juste affamé, et ce pecnot est un bon prétexte pour te nourrir. Pourvu que le petit brun ne s'en mêle pas. Tu regardes ta proie dans les yeux, la pauvre tremble. Elle a peur, tellement peur. Tu aimes cette peur, plus que tout. « Répond, ou je te jure que je te bouffe. En plus, je commençais à avoir faim. » Tu es terrible. Tu ne peux pas arrêter de terroriser ce pauvre domestique ? Non, c'est trop te demander ? Pff... « M... Monsieur Tudor, je vous en supplie ! » Implore-t-il. Qu'il est pitoyable. Comme bon nombre de mortels. Toi, tu tournes le regard vers l'interpellé, cherchant quelque part dans ses yeux, sa décision. C'est un terrible dilemme, que tu lui imposes là. Terrible dilemme.

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Sa-Par
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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 2 Déc - 14:52

Le réveil est étrange, tu émerges tout sauf doucement. Tu es frigorifié mais ce n’est pas à cause de cela que tu ouvres les yeux. Non, c’est plutôt parce que quelque chose t’empêche de respirer correctement. Quelque chose qui se bloque dans ta gorge. Résultat, u n’as pas le temps d’émerger comme tu le devrais et tu te recules brusquement pour tousser, histoire de te dégager les bronches. Tu as un affreux arrière-goût de fer, de sang dans la bouche et tu détestes cela. Sur le coup, tu ne prends pas la peine de faire attention à tout ce qui t’entoure, bien trop concentré sur ce goût horrible qui n’a pas l’air de vouloir partir. D’ailleurs, tu ne comprends pas très bien pourquoi il est présent. Te serais-tu mordu la lèvre ou la langue ? Non. Alors que s’est-il passé ? Tu ne sais pas. Et pour le moment, tu te concentres plutôt sur ton rythme ventilatoire qui redevient, petit à petit, normal. Bien. Lorsque c’est bon, d’un geste purement instinctif, tu glisses une main dans tes cheveux afin de dégager ta vue des multiples mèches brunes qui sont venue faire un tour devant tes yeux. Un fois que tout est à peu près en ordre dans ton organisme, tu reprends cette vieille manie que tu devrais très sérieusement envisager de perdre : tu jures, étant de très mauvaise humeur. Et généralement, lorsque tu le fais, ce n’est pas un simple petit m*rde qui sort. Non, c’est toute une série. Heureusement que tu es seul, sinon bonjour ta réputation.

Une voix se fait pourtant entendre à côté de toi, tu tournes donc brusquement la tête vers son origine. Et tu te figes une seconde. Hé bien non, raté, tu n’es pas seul. Décidément, il ne peut pas te lâcher ce vampire ? D’un côté, à voir le belle flaque de sang qui recouvre le sol, il aurait été étonnant qu’il reste en dehors de tes appartements, non ? Oui... Tu es alors partagé entre une foule de sentiments. Partagé entre la colère et le désespoir, entre la gêne et l’agacement. La honte ? Non, c’est un sentiment qui ne t’a quasiment jamais effleuré, ce n’est pas avec lui que cela va t’atteindre. Qu’est-ce qui finit par dominer ? La gêne. Tu esquisses donc finalement un petit sourire tout en lui demandant de garder tes paroles pour lui. Cela t’arrangerait, bien que certaines personnes ne seraient pas surprises d’apprendre que tu es tout à fait capable de sortir de telles choses. Il te sourit après avoir haussé les épaules, il te répond. Bien sûr que non ? Tu lui adresses un léger sourire de remerciement puis détournes le regard. Il faut que tu passes à autre chose, inutile d’insister là-dessus, il y a tout de même plus important.

Tu observes donc la salle de bain, essayant de faire le point sur ce qu’il s’est passé. Tu es tombé dans les morceaux de miroir, oui, tu t’en souviens. Seulement, il n’y en a, apparemment, plus aucun de fixé dans ton corps. Tu es surpris et, sur le moment, tu ne comprends pas. Ou plutôt, tu refuses de comprendre. Une de tes mains glisse sur ton cou, essayant de déterminer l’état de la plaie qui s’y trouve et, peut-être aussi, de vérifier qu’il n’y a pas d’autres traces de crocs. Mais non, il n’y en a pas de nouvelle, juste ta fameuse plaie qui se révèle moins douloureuse que prévue. Tu comprends mais tu refuses toujours de le croire, alors tu tournes ton regard sombre vers le vampire à tes côté, espérant y voir quelque chose qui mettrait fin à tes déductions. Raté, cette marque qui disparaît de son poignet, le sang qui en coule encore légèrement... Il t’a fait boire son propre sang, c’est pour cela que tu as moins mal que tu le devrais ! Mais pourquoi ? Tu sens que ton esprit s’embrouille, tu ne comprends pas, tu ne le comprends pas. Alors tu vires désagréable, pour masquer tes pensées qui se perdent. Tu n’avais pas besoin de lui, tu lui avait interdit de revenir. Oui, c’est idiot mais tu préfères agir ainsi plutôt que rester perturbé. Et tant que tu le seras, il est hors de question de le remercier. C’est malheureux à dire mais c’est ainsi. Il hausse les sourcils. Tu l’as surpris ? Et après ? Tu n’en as, normalement, rien à faire. Mais tu écoutes tout de même ce qu’il a à te répliquer. Tu ne détournes pas une seule seconde le regard, même si ses paroles ont un drôle d’effet sur toi. Sans lui, tu serais mort ? Et alors ? Qu’est-ce que tu en as à faire ? Non, c’est vrai, tu te dois de rester en vie. Sinon, que deviendraient les tiens sans toi ? Tu as peur de le savoir, alors tu ne les abandonneras sous aucun prétexte. Mais il est vrai qu’il aurait pu te laisser, qu’il aurait pu t’achever. Il ne l’a pas fait. Il ne l’a pas fait...

-En effet, tu ne m’as pas tué, au contraire... Pourquoi ?

Pourquoi ? Cette question ne semble pas vouloir quitter ton esprit tant qu’il est dans les parages. Pourquoi ? Il reste un mystère pour toi. Habituellement, tu ne te poses pas de questions face à un vampire. Si tu es Samael, tu t’arranges pour respecter les convenances, rester dans ton rôle, et si tu es Leo, tu le tues. Est-ce si compliqué à respecter avec lui ? Visiblement. Il te trouble, te perturbe. Et bizarrement, tu as envie de comprendre sa manière de penser. C’est étrange. Tout le devient avec lui. Lors de votre première rencontre il t’a épargné, à présent il te sauve la vie. Qui est-il donc ? Tu l’ignores. Il faudrait que tu le fasses sortir de tes pensées, cela vaudrait mieux. Il faudrait que tu le vires une bonne fois pour toutes, que tu le fasse sortir de ton existence. Seulement, même si tu y mets du tien, tu n’es pas certain qu’il t’oubliera pour autant. Il se souvient de toi après seize années, alors t’oublier maintenant... Impossible. Tu désespères. Il faut que tu passes à autre chose, ce que tu fais en te levant difficilement. Tu as mal tout de même. Mais tu fais de ton mieux pour oublier la douleur, allant chercher une serviette que tu viens lui tendre. Il est trempé mais il peut toujours se sécher un minimum. Tu ne bouges pas tant qu’il ne s’est pas emparé de l’objet, et le moins que tu puisses dire, c’est qu’il prend son temps. Tu n’as pas que cela à faire, d’attendre qu’il daigne cesser de bouder. Enfin, lorsqu’il attrape ce que tu lui tends, tu vas te chercher une serviette et t’emmitoufle quelque peu dedans, après t’être séché les cheveux qui finissent en pétard, comme toujours. Un soupir et tu te recoiffes d’une main. Enfin, tu reportes ton attention sur le blondinet qui est encore dans la douche. Un murmure t’échappe, un remerciement quasiment inaudible. Dire que ces quelques mots t’arrachent la bouche est un euphémisme mais tu as tout de même eu une éducation et la politesse a fait parti de tes matières. Tu reçois un coup de main, tu dois remercier l’autre. C’est ainsi, tu ne peux y échapper. Dire qu’il fait semblant de ne pas t’avoir entendu... Tu serres les dents, agacé. Dois-tu te répéter ? Tu n’en as pas la moindre envie. Mais...

-Merci.

Ta voix est sèche, cassante. Tu ne le répèteras pas une troisième fois, c’est hors de question. Sur ce, tu te détournes de lui quelques instants. Tu vas t’adosser contre un mur, près de la porte. Pendant ce temps, il s’est relevé. Il est tellement étrange à tes yeux. Étrange et agaçant. Différent, tout simplement. Et c’est cette différence qui t’intrigue, qui te déstabilise. Tu soupires. C’est infernal, cesse donc de te torturer pour lui. Et puis, regarde un peu l’état dans lequel sont ses affaires à cause de toi. Tu ne lui as certes rien demandé mais c’est ton sang qu’il y a sur sa chemise. Du sang et de l’eau. Ses vêtements sont morts pour ce soir, voir définitivement. Alors tu fais ce que toute personne bien élevée est censée faire : tu lui proposes de le dépanner. N’importe quoi. Tu devrais être énervé, t’en rends-tu compte ? Et pourtant tu restes calme. Tu as juste cessé de le regarder. Un instant ? Malgré toi, tu relèves le regard pour le poser à nouveau sur lui tandis qu’il passe devant toi, te frôlant. Tu le suis du regard, ne disant pas un mot. Besoin d’une chemise et d’un pantalon ? Tu le regardes de la tête aux pieds, réfléchissant... Voyons, bien évidemment que tu as cela dans ta garde-robe, seulement... Hum...

-Oui, bien sûr. Si tu veux bien patienter un peu.

Laissant ta serviette dans la salle d’eau, tu traverses la pièce principale et va donc fouiller dans tes affaires, à la recherche de quelque chose qui puisse convenir. Trouver ce qu’il demande n’est pas problématique en soi, seulement il te faut quelque chose qui s’accorde à sa veste et à son veston, et c’est là que les choses se compliquent. Il faudrait que tu fasses dans le classique, seulement comme tu es surtout venu là pour te détendre, tu n’as pas tellement d’affaires qui conviennent à l’occasion. Tu as beau t’habiller avec toujours un minimum de classe et de manière relativement distinguée, sauf quand tu fais la tournée des bars, tu as des tenues spéciales pour les fêtes. Tenues que tu as tendance à détester pour la plupart mais là n’est pas le problème. Alors, voyons... Tu es quasiment certain que tu as, quelque part, quelque chose qui puisse faire l’affaire. Il te faut juste le retrouver. Comment fonctionne le rangement ici ? Ah, oui, par type de matière. Tu ne pourrais pas classer par couleur, cela irait plus vite. Mais non, tu le fais par matière. Inutile de chercher très loin, tu as récupéré d’étranges manies au fil du temps. Lorsque tu as enfin tout ce que tu cherchais, notamment des affaires pour toi, tu fais volte-face... Au moment même où on frappe à ta porte. Tu le regardes se déplacer mais tu n’as même pas le temps de l’arrêter qu’il a déjà ouvert. Et m*rde.

De loin, tu sens que les choses vont aller de mal en pire... Surtout devant l’impression que donne le vampire. Enfin, surtout, on n’a pas tellement de mal à comprendre qu’il en est un. Que dois-tu faire ? Tu l’ignores. Tu restes donc quelque peu figé sur place, observant la scène. Le blondinet devient agressif, ton subordonné est terrorisé. Que dois-tu faire ? Tu le sais. Ce n’est pas un dilemme que l’autre t’impose mais un choix bien simple. La mort de l’autre et une relative tranquillité vis-à-vis de ce qu’il s’est passé ce soir, ou sa vie et le risque qu’il en parle ? Tu n’es pas un chasseur pour rien. Non, tu n’es pas le futur intendant pour rien. Ce n’est pas un choix qu’on t’impose, puisqu’il s’agit d’une évidence même à tes yeux. Tu poses donc les vêtements et, cette fois, te déplaces rapidement. Ta lame vient sur la gorge du vampire. Ta réponse est claire et nette, non ? Oui, on ne peut plus claire et explicite. Mais comme certaines personnes ont le QI d’un moule, tu dois bien te résoudre à prendre la parole... Tout en séparant les deux sans la moindre douceur, restant menaçant.

-Si tu tiens à ce que je reste calme, laisse-le filer.
-M... Merci Monsieur T...
-Quant à vous, tirez-vous de là. Tout de suite.
-Mais...
-Et pas un mot.


Ta voix est glaciale au possible. Cet homme a beau ne pas faire parti de tes subordonnés, on te connait suffisamment bien ici pour savoir que tes ordres sont absolus. Plus jeune, tu as pourris la vie à plusieurs domestiques et tu es tout à fait capable de recommencer si quelque chose ne tourne pas comme tu l’ordonnes. Ton ton est suffisamment lourd de menaces pour qu’il comprenne le message. S’il dit ne serais-ce qu’un seul mot sur ce qu’il a vu, il le regrettera toute sa vie. Il n’insiste pas et prend la fuite sans demander son reste tandis que tu t’assures que le buveur de sang reste sur place. Et lorsque c’est chose faite, tu remets ta dague à sa place, invisible. Tu en profites pour refermer la porte et t’adosser contre, empêchant ainsi quiconque d’entrer ou de sortir. Tu lâches enfin un profond soupir désespéré. Il est désespérant, tu l’es tout autant. As-tu fait une erreur en laissant l’autre filer ? Peut-être, mais tu ne reviendras pas en arrière. Une vie est une vie, tu refuses de laisser un vampire mordre un humain ou un sorcier sous tes yeux. C’est ainsi, même en tant que Samael. Et au pire des cas, tu aurais juste à dire la vérité : l’autre t’es venu en aide, point. Si tu t’inquiète du fait qu’on apprenne que l’autre est un vampire ? Non. Tant pis pour lui, du moment que tes invités l’ignorent le temps de la soirée, c’est tout ce que tu demandes. Finalement, tu reportes ton regard sur le blond. Qu’il soit énervé contre toi ou non, tu n’en as pas grand chose à faire.

-Je peux savoir ce que tu comptais faire ? Le mordre ? Le tuer ? Tu es sur mon domaine, Mad. Je ne compte pas te laisser faire n’importe quoi, souviens-t-en.

Il est même hors de question de le laisser n’en faire qu’à sa guise. Tu es chez ta famille maternelle, c’est à toi que revient la tâche de veiller à ce que tout se déroule bien, qu’il n’y ait pas de problème. On ne te l’a pas dit mais c’est ainsi que tu considères les choses. Tu places toi-même un énorme poids sur tes épaules, jeune homme, mais il en a toujours été ainsi. S’il se passe quelque chose, tu t’en sentiras responsable. Alors s’il doit y avoir des problèmes, autant que cela ne vous concerne que tous les deux. C’est ainsi que tu vois les choses, c’est ainsi qu’il faut que tout se déroule. Alors tu restes contre ta porte, en attendant d’être sûr et certain que tu peux laisser l’autre s’en aller.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Jeu 6 Déc - 6:09


Tu ne peux pas te mêler de tes affaires. Non, il faut forcément que tu rejoignes l'autre crétin d'humain qui t'a pourtant viré de ses appartements. Pourquoi. Pourquoi hein ? Pourquoi insister. Il t'a dit non, il t'a clairement fait comprendre qu'il ne voulait plus te voir. Alors, pourquoi ne pas simplement t'exécuter ? Certainement car tout cela n'est qu'un jeu. Le jeu où tu es le jeune homme un peu farouche, un peu foufou, mais tellement gentil à la fois. Il cache si bien son jeu, ce jeune homme. En réalité, il est attentionné, alors qu'en face, il veut juste jouer les gros bras. La bonne blague. Ça marche à tous les coups, ce rôle. Est-ce que ça a pris avec lui ? Tu n'en sais rien. Le contraire te ferait douter, car tu es si bon comédien, Lyokha. Ce rôle, tu l'endosses si souvent, qu'il en devient comme une seconde peau pour toi. Tu t'en imprègne, jusqu'à t'y perdre. La preuve, tu te mêles de ce qui se passe dans l'appartement. Le sang, l'odeur du sang, la vue du sang. Ah ça, ça te rend complètement fou, y'a pas à dire. Tu as toujours eu du mal à te contrôler, mais après tout, tu n'as jamais vraiment cherché à progresser ; bien au contraire. Tu détestes ce que tu viens de faire : sauver la mise à ce morveux qui est loin de le mériter. Mais bon, tu dois jouer ton rôle, tu t'en souviens ? Tu dois être gentil, doux, presque innocent. Tu dois être son idéal, avant de l'achever, avant qu'il ne rampe pour te supplier de le tuer. Pourquoi tant de haine, hein ? Pourquoi chercher à le détruire ? Tu le détestes, sans même le connaître. Il a voulu te tuer, il a voulu jouer au plus malin, maintenant, il va payer. Tu es peut-être bien trop direct dans ton jugement, et après ? On ne négocie pas avec la mort, on accepte, point. Si tu as décidé qu'il t'appartenait, si tu as décidé que son heure était venue, il en était ainsi, et pas autrement. Mais non.

Trempé, tu es tout bonnement trempé. Les gouttes d'eau, froides, glissent lentement sur ton visage, jusqu'à se jeter dans le vide lorsqu'elles arrivent au bout de ton nez. Si tu as froid ? Pas du tout, loin de là. Tu ne vas pas non plus aller dire que tu as chaud, mais tu es... Tu es bien, point barre. Le liquide, froid, imbibe tes vêtements, avec son sang. Tu es bon pour l'essorage. Tu es bon pour lui sauter à la gorge aussi. L'odeur, le parfum. Il est bien trop présent. C'est comme présenter un bout de viande sous le nez d'un pseudo-végétarien. Tu veux bien te retenir, tu veux bien faire semblant... Mais par tous les dieux du nord, que ses plaies cicatrisent ! Qu'il t'évite la torture, encore et encore ! Tu hausses les sourcils, lorsqu'il te répond sèchement. T'aurais pu le laisser crever, et tu en viens même à regretter ton geste, sur l'instant. Alors, tu lui balances au visage tes quatre vérités. Bon sang, serais-tu sincère, sur le moment ? Il faut croire que oui. Prends tes pilules Lyokha, c'en devient affolant ! « En effet, tu ne m'as pas tué, au contraire... Pourquoi ? » Pourquoi. Pourquoi. Toujours pourquoi. Il n'a que cette question à la bouche, franchement ? Il n'a vraiment que ça à te demander ? Mais ça devient usant, à force ! Pourquoi par-ci, pourquoi par-là ! Il ne peut pas brancher deux neurones, essayer de réfléchir, et oublier bêtement la question s'il ne trouve pas la réponse ? Bon sang. Voilà qui t'énerve. Les questions. Il n'y a que toi qui ait le droit d'en poser. Et encore, c'est bien rare quand tu le fais. Blasé, tu reprends alors. « Je t'ai pas tué, point. T'aurais peut-être préféré que je le fasse ? Je peux toujours le faire, si telles sont tes volontés, princesse. » Ironique, tu souris, dévoilant à nouveau tes canines. Il t'agace. Il ne peut pas juste tourner la page ? Tu t'emportes, mais comme déjà dit, c'est normal : tu n'as pas fait ça pour quelqu'un depuis... La nuit des temps. Alors rôle ou pas, ça te tape sur le système, vraiment.

Tu le regardes se relever, aller chercher une serviette et te la donner. Tu la récupères, le gratifiant d'un simple signe de tête en guise de merci, tu es poli, après tout. Le jeune homme est poli. Séchant rapidement ton visage, essuyant à l'arrache les gouttes qui menacent de tomber de tes cheveux. Il te remercie. Mais vu que tu es incroyablement chiant, et que tu veux jouer sur ses nerfs, encore un peu, tu lui demandes de répéter. Comme si le simple merci précédemment prononcé avait échappé à ton ouïe de vampire... Ahah, la blague. Il se répète, froid, cassant. Mais tu souris, car au final, tu as toujours ce que tu veux. Tu lui dirais bien jamais deux sans trois mais... non. Ce n'est pas le comportement du jeune homme. Alors, tu finis par te relever, à ton tour, alors que lui s'adosse à un mur. À son âge, il devrait pas être fatigué, le pauvre. Il te propose de te dépanner, et étrangement, tu acceptes. Décliner aurait soulevé des doutes, certainement. Ou alors, il t'aurait pris pour un taré de plus. Tu passes devant lui, le frôlant, pour mieux te rendre dans la pièce principale. Un coup d'oeil à tes vêtements encore intacts, tu fais un rapide bilan avant de te retourner vers lui. Une chemise, un pantalon, c'est tout. Tu espères qu'il aura ça, même si quelque part, tu n'en as rien à faire. Une chance encore que tu ne le surpasses que de quelques misérables centimètres. « Oui, bien sûr. Si tu veux bien patienter un peu. » Tu souris un peu, charmeur, et le laisse filer tu ne sais où. Tant qu'il te dégote ce que tu lui as demandé...

À peine a-t-il le temps de revenir que quelqu'un frappe à la porte. Rapide, tu vas ouvrir, le premier. Mais à ce moment-là, ce que tu ne parviens pas à calculer, c'est bien le sang sur ta chemise. Ton sang, au bord de tes lèvres. L'eau, qui coule encore le long de ta nuque, pour saturer un peu plus le tissu de ta chemise en eau. Un domestique. C'est un abruti de domestique. Souriant légèrement, carnassier, tu le regardes tenter de prendre la fuite. Loupé pour cette fois ; tu le rattrapes pour le plaquer contre un mur, dans les appartements du jeune Tudor. Il a peur, il implore, comme toutes tes victimes. Tu le sens, effrayé, trembler entre tes mains. L'horreur lui dévore les prunelles, tu restes figé, de glace, affamé. En réalité, tu n'as pas faim. Mais la moindre provocation, la moindre invitation au défi te redonne tout ton appétit. Tu es joueur, tu es agressif. Et malheureusement pour l'esclave, tu aimes bien tuer les témoins, ça laisse moins de traces. Tu tournes pourtant le visage, cherchant du regard le jeune Tudor. Qu'est-ce que tu veux, sa bénédiction, son approbation ? Loin de là, t'en as rien à faire, qu'il soit d'accord ou non. En fait, tu veux juste voir ce qu'il va choisir, pour aviser, jouer une carte en fonction. Il pose les vêtements, et vient vers toi. Sans que tu ne t'en rende compte, puisque tes yeux étaient revenus sur la proie, tu te retrouves avec cette désagréable sensation de froid, au niveau du cou. Tu serres les dents. Vraiment. Très. Fort. La fraîcheur, le tranchant d'une lame. Tu reconnaîtrais cette sensation entre mille. Tu l'as essayée tant, et tant de fois. Elle est tellement... horrible, cette sensation. Tu t'énerves, vraiment. Tu ne s-u-p-p-o-r-t-e-s pas te retrouver ainsi, comme un lapin qu'on s'apprête à égorger. Tu lui cracherais bien les pires insultes du monde à la figure. Tu ne peux pas. « Si tu tiens à ce que je reste calme, laisse-le filer. » C'est ça, et puis quoi encore ? Ayant bien des difficultés pour conserver ton calme, tu laisses finalement s'échapper la brebis. « M... Merci Monsieur T... » Lèche botte. Tu le rattraperas, et si ce n'est pas ici, ce sera à l'extérieur. Personne ne t'échappe. Personne n'échappe à la mort, quand on est sur sa liste. « Quant à vous, tirez-vous de là. Tout de suite. » Oh, mais il peut courir l'agneau, il n'en sera pas plus sauf, malheureusement pour lui. « Mais... » Cours mon mignon, cours. « Et pas un mot. » Comme si le brun pouvait faire confiance à un tel... Domestique. Le pauvre - tousse - était en était de choc ! Il allait tout balancer à sa voisine, qui le balancerait à son voisin, puis à sa voisine, et aux maîtres de maison, et à l'empereur, et à la population. La belle chaîne qu'il y a là.

L'autre s'en va donc, la queue entre les jambes. Toi, tu restes à la merci de ce morveux, qui te tient en joue avec sa lame. Il finit par te lâcher, et encore heureux pour lui. Il ferme la porte, et s'adosse contre le mur. Tu serres les poings. Oh que oui, tu les serres, pour ne pas le frapper, pour ne pas lui faire bouffer sa porte ou son oreiller. Tu te retiens de lui éclater un verre contre la tête, de le faire passer par la fenêtre. Tu lies tes mains devant tes lèvres, comme si tu voulais prier, silencieusement. Il n'en est rien. Tu te retiens juste de lui arracher la tête. Ta réaction n'est-elle pas un peu excessive ? Oh que non. Certainement pas. Bien au contraire. « Je peux savoir ce que tu comptais faire ? Le mordre ? Le tuer ? Tu es sur mon domaine, Mad. Je ne compte pas te laisser faire n'importe quoi, souviens-t-en. » Ses mots prennent la fuite, au loin, tu ne les retiens pas, trop concentré pour tenter de te calmer. Voilà, respire. Respire. Et non, et merde. Tu te retournes, vif, et plaques tes mains bruyamment de part et d'autre de sa tête. Tu es hors de toi. Simplement hors de toi. « Pauvre c*n, qu'est-ce tu crois que j'allais faire, hein ? Lui offrir des fleurs ? Lui faire un câlin ? Ton domaine ? Mais pu***, j'en ai rien à carrer d'être chez toi, tu le comprends ça ? C'est pas ton titre de propriété qui va m'empêcher de tuer quelqu'un, crétin ! Je comptais le tuer, T-U-E-R TUER ! Et bor***, recommence plus jamais, JAMAIS ce que tu viens de faire, d'accord ? Ta lame, tu la gardes dans ta poche, et n'essaye plus JAMAIS de me piéger, d'accord ? D'ACCORD ? » Entre plusieurs mots, tu as tapé du poing contre le mur, plus que menaçant. Tu lui as presque craché tes mots, tant ton ton était sec, dur. Et c'est là que tu te rends compte à quel point tu peux être exécrable. Car sur le coup, tu es loin de jouer. Tu n'es plus du tout dans ton rôle. Tu es juste toi. Et oui, tu peux le dire, ça fait du bien.

À nouveau, tu te répètes intérieurement que tu es dur, peut-être excessif, de son point de vue. Mais ça, c'était juste... Non. Non, et re-non. Tu te calmes, tout doucement. Tes muscles se décontractent, lentement. Et tu souffles, un bon coup. Du calme, reste donc calme, il ne t'a rien fait. Plus ou moins calmé, tu laisses ton front tomber contre le mur, ton souffle venant dans son cou. Tu ne veux pas le mordre non, plus pour ce soir, tu as eu ta dose. Tu restes juste comme ça, sans bouger. Puis les secondes se transforment en minute, et doucement, tu redescends en pression. Voilà, c'est bien mieux ainsi. Tu soupires, une fois, et tu relèves la tête. C'est alors que tu te rends compte que tu l'as gardé prisonnier, pendant pas moins d'une dizaine de minutes. Désespérant, tu disais ? Ouais. Tu es désespérant. Hésitant un instant, tu le regardes dans les yeux. Ses magnifiques yeux. Sombres, profonds. Tu veux t'y perdre, un instant, pour terminer de te calmer. Mais non. Tous comptes faits, tu viens plutôt l'embrasser. Il peut te gifler, te mettre un coup de dague, te repousser. C'est pas comme si ça avait de l'importance à tes yeux, qu'il te réponde, ou pas. De toute façon, tu es sûr de passer pour un fou, à ses yeux. Alors, un peu plus, un peu moins... Finalement, tu te recules. Tu souris trop légèrement, et reprends, paisible. « Désolé... Je m'énerve mais... Enfin... Tu sais quoi, laisse tomber. Je crois que je vais juste y aller et, on fera comme si rien ne s'était passé, qu'est-que tu en dis ? » Tes yeux brillent, tu mens. Tu mens comme tu respires, ou pour le coup, tu ne sais plus si tu joues ton rôle, ou pas. C'est dingue, ce qui t'arrive. Ton sourire s'élargit un peu, et tu daignes enfin le libérer, retournant plutôt t'habiller. Tu chopes les vêtements qu'il t'a donné, tu te changes rapidement, remets ton veston, ta veste. La pudeur ? Aucune pour toi depuis un sacré bout de temps déjà. Et puis, t'es qu'en caleçon. Et puis, c'est pas comme si t'avais pas l'habitude. Chut, oublier ce point, t'avais dit... Bref. Tu es prêt. Et tu dois partir. Alors, qu'est-ce que tu attends, qu'il te vire ?

Ouais. Tu veux qu'il te vire. Car d'un côté, tu veux rester ici, avec lui. Tu veux continuer à jouer, encore un peu. Mais au final, c'est peut-être mieux qu'il te vire, ça évitera trop de dommages. Même si, la question se pose toujours avec toi ; comment peut-on détruire quelqu'un qui a déjà été brisé, un millier de fois ? Tu es à l'épreuve des balles, à l'épreuve des éléments, à l'épreuve de tout ce qu'on pourra bien te sortir. Mais malheureusement pour toi, tu n'es pas à l'épreuve de ce sentiment incontrôlable. Amour. Tu t'en souviens ? Allez, qu'il arrête le massacre, qu'il te vire de là. Ce n'est qu'un jeu. Un stupide jeu.

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MessageSujet: Re: where have you been? { lyokhael.   Dim 9 Déc - 10:14

Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Ce mot, cette interrogation ne t’a jamais quitté. Pourquoi ci, pourquoi ça ? Tu veux savoir, tu veux comprendre. Une des plus importantes leçons que tu as retenu est celle-ci : pour prendre les meilleures décisions, il faut comprendre tous les points de vue, il faut savoir se projeter dans l’esprit des autres afin de se montrer le plus juste possible. Tu as du mal à appliquer cette leçon lorsque cela concerne un autre peuple que celui des humains, une leçon que tu refuses même d’appliquer, mais elle fait partie intégrante de toi. Tu ne peux pas tout savoir, tu en es parfaitement conscient, mais tu essayes. Si tu dois t’occuper de ton futur empereur, de l’empereur actuel, tu dois être capable de les guider. Ce n’est peut-être pas ton rôle principal mais... Pourquoi croit-on que ton père puis toi passiez autant de temps au sein du peuple, à discuter avec des personnes loin du pouvoir, avec des personnes ayant des préoccupations bien différentes des tiennes ? Parce que vous voulez comprendre, parce que ce qui fait la force des Tudor, c’est cette manière de se préoccuper des leurs. Quand ils n’ont pas un empereur trop préoccupé par une vieille histoire... C’est méchant, ton oncle fait de son mieux. Peut-être, mais il n’est plus que l’ombre de celui qu’il était, et tu t’en désoles...

Ce soir, ta question porte sur autre chose que ton peuple. Ce soir, cette interrogation concerne un vampire, te concerne aussi. Il a eu maintes et maintes occasions de te tuer au cours de la soirée. Plus encore quand tu étais inconscient. Qu’est-ce que cela lui aurait coûté, de t’achever ? Rien. Sauf peut-être d’avoir ton oncle sur le dos, et donc un contrat sur la tête mais cela... Mad Hatter est déjà recherché après tout. Tu l’agaces avec tes questions, visiblement. Tu n’en as rien à faire, tu veux comprendre. En attendant, tu es perturbé. Vraiment perturbé. Et il ne veut pas te donner d’explication. Tu fronces les sourcils, désapprobateur. Tu apprécierais avoir au moins une réponse de temps en temps. Non, c’est trop lui demander ? Visiblement. Si tu aurais préféré qu’il te tues ? Non. Tu secoues négativement la tête. Non, tu es très bien en vie. Tu n’as pas le droit de mourir toi aussi, c’est ainsi que tu considères les choses. Tu n’as pas le droit d’abandonner les tiens, tu ne peux pas leur imposer une telle chose. Tu dois être là pour veiller sur eux. Mourir à ton âge n’est pas dans tes plans. Pas encore. Même si, parfois, c’est à se demander si tu n’es pas suicidaire sur les bords. Non, tu aimes mettre ta vie en danger mais jamais suffisamment pour risquer la mort. Ta vie ne t’appartient pas, tu dois donc faire avec.

-Range tes crocs, la carpette. Je mourrai quand j’en aurai le droit, pas avant.

Tu te relèves, essayant de passer à autre chose. Ne viens-tu pas de sous-entendre que, de toute manière, avec ou sans lui, tu t’en serais sorti ? Oui. Tu t’en es toujours sorti, avec plus ou moins de cicatrices mais il n’y a pas grand chose qui puisse venir à bout de toi. Enfin, c’est ce que tu fais croire, tu connais tes faiblesses mieux que quiconque. Il ne faut pas que tu t’attardes sur ces pensées, change de sujet. L’un comme l’autre, vous êtes trempés de chez trempés. Tu vas donc chercher une serviette que tu lui tends. Lorsqu’il s’en empare, te remerciant d’un signe de tête, tu vas t’en chercher une et t’emmitoufles dedans. Bon... Il faut peut-être que tu te lances, non ? Oui, tu es un jeune homme poli. Alors au final, un petit remerciement s’échappe de tes lèvres. Par tes ancêtres, ce simple petit mot te coûte énormément ! D’autant plus qu’il fait semblant de ne pas t’avoir entendu. Il te tape sur le système. Alors tu te répètes d’une voix glaciale, cassante. S’il veut l’entendre une troisième fois, il peut toujours aller se brosser. Tu te sèches un maximum puis tu vas t’adosser contre un mur. Mine de rien, tu es tout de même un peu fatigué. Tu ignores combien de sang tu as perdu ce soir mais une chose est sûre et certaine : tu en as perdu suffisamment pour en perdre une part de ton énergie. Maintenant que vous êtes à peu près secs tous les deux, il va bien falloir qu’il reparte. Et que tu retournes en bas. Quelle plaie. Tu t’en passerais très volontiers mais tu n’as pas tellement le choix... Alors tu lui proposes de le dépanner. N’importe quoi, tu ne pouvais pas te taire non ? Non, c’est la moindre des politesses. Quel rôle joues-tu actuellement, Samael ? Celui du gentil jeune homme de bonne famille ? Sans doute. Tu le suis du regard tandis qu’il te frôle, repassant dans la pièce principale. Une chemise et un pantalon. Oui, bien sûr que tu as cela dans tes affaires, il faut juste que tu trouves quelque chose qui s’accorde à sa veste et son veston.

Tu disparais donc, à la recherche de quelque chose qui fasse l’affaire. Tu fouilles, encore et encore, jusqu’à être satisfait. Mais à peine as-tu le temps de revenir que les choses tournent encore d’une très mauvaise manière. On frappe, il va ouvrir au domestique... Quelle jolie galère. Que faut-il que tu fasses ? Tu ne sais pas trop sur le coup. Il n’aurait pas dû venir. L’autre n’aurait pas dû lui ouvrir. Et les menaces fusent. Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? La vie de l’homme qui a osé se manifester ou un semblant de réputation ? La question ne se pose pas, elle ne s’est jamais posée. La vie est bien plus importante que n’importe quoi d’autre. Ce n’est pas un choix, il n’y en a pas dans cette situation. Alors tu déposes les affaires et agis, purement et simplement. La lame de ta dague vient se poser sur la gorge du vampire. Qu’il essaye bouger, il en paiera le prix fort. Il n’a pas l’air d’aimer. Tant pis pour lui, qu’il laisse l’autre partir et tu te contenteras de la menace. Heureusement pour lui, il laisse l’autre s’échapper. Celui-ci cherche à te remercier mais tu le renvoies sèchement. Qu’il s’en aille, et vite. Et surtout, qu’il se taise sinon tu risques de lui pourrir l’existence... Il ne faut pas croire, quand tu as décidé de détruire quelqu’un, tu le fais. Tu l’as déjà fait, il y a quelques années. Le pauvre... Bref. Tu le laisses filer et cesse de menacer le vampire, préférant fermer la porte avant de t’adosser au mur. Ouf. Quelle plaie quand même, tu ne peux pas avoir une soirée tranquille ? Non.

Bon, pour le moment, c’est fini. Pour le moment seulement, tu vas encore devoir agir après. Et maintenant tu as un vampire énervé à maîtriser. Génial, non ? Tu le fixes, tu lui rappelles qu’il est sur ton domaine et que donc tout doit suivre tes règles. Tu ne cilles pas lorsqu’il vient brutalement plaquer ses mains de part et d’autre de ta tête. Tu lis la colère dans son regard, tu la sens faire vibrer sa voix tandis qu’il parle. Son ton est dur, sec. Tu devrais avoir peur de lui, non ? Oui, bien sûr. Mais ce n’est pas le cas. Tu ne le crains pas. Tu te contentes de rester calme, même quand il hausse la voix, se mettant à crier, même quand il tape du poing contre le mur derrière toi. Est-il idiot au point de ne pas pouvoir comprendre que si tu avais voulu l’égorger, tu l’aurais fait depuis le début ? Est-il aveugle au point de ne pas saisir que tu n’as pas envie d’en venir à une telle extrémité ? Cette réflexion de fait pâlir, plus que tout ce qu’il peur bien te cracher au visage. Tu ne réponds rien. Que pourrais-tu bien dire, de toute manière ? Rien qui le calmerait, tu le crains. Alors tu préfères garder le silence. De toute manière, tu es préoccupé... Tu le laisses te garder prisonnier entre ses bras, tu ne bouges pas le moins du monde. Tu ne cherches pas à t’enfuir, tu ne cherches pas à le repousser. Tu le laisses juste rester sur place. Qu’il se calme, c’est tout ce que tu lui demandes. Mais toi alors ? Ton esprit est à des milliers d’années lumières de là. Tu n’as pas envie de le tuer. Tu n’as... Pas envie de le tuer. Alors qu’il est un vampire. Alors qu’il t’a mordu, à plusieurs reprises. Alors qu’il t’a laissé deux belles cicatrices, alors que, que... Ce n’est pas normal. Qu’est-ce qu’il t’arrive, Samael ? Serais-tu en train d’endormir cette haine qui te consume depuis des années ? À cause de lui ? Peut-être, tu ne sais pas. Et les longues minutes que tu passes ainsi piégé ne sont pas de trop pour te laisser réfléchir... Mais à quoi très exactement ? À des milliers de choses. Les questions se bousculent dans ton esprit mais tu ne trouves aucune réponse satisfaisante. Ce n’est qu’un jeu bon sang, pourquoi en arrives-tu à agir ainsi ? Pourquoi Leo disparaît-il ainsi ? Ce n’est jamais arrivé et aujourd’hui... De justesse, tu retiens une phrase qui manque de t’échapper. Non, jamais tu ne lui avoueras que, à moins qu’il provoque quelque chose de grave sous tes yeux, tu ne le tueras pas. D’une part parce que ce serait dire que tu t’attaches à lui et c’est tout sauf le cas, d’autre part cela voudrait dire que ta détermination s’affaiblit et c’est une idée qui t’est insupportable.

Un souffle dans ton cou te tire de tes pensées. Il soupire, tu clignes des yeux pour le regarder reculer la tête. Il a une marque rouge sur le front, à l’endroit où il s’était appuyé sur le mur. C’est idiot comme remarque mais c’est celle que tu te fais juste avant de plonger dans son regard d’azur. Si clair... Rah, pense donc à autre chose que lui un peu. Impossible, puisqu’il vient t’embrasser. Tu te retrouves en bug. Qu’est-ce qui lui passe encore par la tête à celui-là ? Il n’a aucune raison de t’embrasser et pourtant il le fait. Il n’est pas bien ? Votre jeu est fini ! F-i-n-i. Que fais-tu alors ? Rien ? Hum... Non, tu ne comptes pas ne rien faire : tu le baffes pile au moment où il commence à reculer. En un geste, tu dévoiles le fin fond de ta pensée : "Dégage.". Clair, net et précis, non ? Oui, totalement. Il a une mauvaise influence sur toi. Désolé ? Il est désolé ? Mais bien sûr... Y aller ? Oui, peut-être que ce sera mieux pour vous deux... Sans nul doute, même.

-Oui. C’est cela, va-t-en.

Ta voix est étrangement ferme. Tu sais que tu dois le faire sortir de tes appartements, c’est sans doute pour cette raison. Tu n’en dis pas plus, tu restes sur place tandis qu’il te libère enfin et va se changer. Par soucis de pudeur, tu détournes le regard tandis qu’il se change. Non, cela ne te perturbe pas le moins du monde, mais tu sais qu’à sa place tu n’apprécierais pas forcément de te faire observer alors tu ne le fais pas. Tu regardes ailleurs, ton regard tourné vers le balcon. Pourquoi le balcon ? Tu l’ignores, c’est sans doute parce que tu as besoin de fixer quelque chose qui n’ait aucun rapport avec lui. Au moins le temps qu’il finisse de se préparer. Tu observes la neige de loin. Pour peu, tu retournerais dans le froid, dans ton état, mais tu ne le fais pas. Tu restes encore et toujours sur place, jusqu’à ce que ton regard revienne se poser que lui lorsqu’il est fin prêt. Hé bien, le moins que tu puisses dire, c’est que tu ne t’es pas trompé dans tes affaires : voilà qui lui va bien. Mentalement, tu t’envoies une baffe. N’importe quoi. Tu secoues donc la tête et réfléchit. Il lui manque quelque chose. Quoi donc ? Question idiote, n’est-ce pas un bal masqué qui se déroule dans le manoir ? Si, évidemment. Alors tu esquisses un léger sourire et bouge enfin, allant distraitement récupérer le masque du vampire que tu caches entre tes mains, dans ton dos.

-J’ignore quelle tenue je préfère te voir porter : celle-là ou celle d’avant. Mais tu as oublié un léger détail il me semble, non ?

Ces paroles prononcées, tu lui remets son masque. C’est... Du grand n’importe quoi. Vraiment n’importe quoi. Tu te désespères. Pourquoi réagir de cette manière avec lui ? Tu n’en sais rien. Parce qu’il est différent, sans doute. En un sens... Même si ce n’est qu’un jeu, ce que tu ne dois pas oublier. Et un jeu peut prendre fin à tout instant. Il joue un rôle, tu en joues un aussi. S’il décide qu’il en a assez de te laisser en vie, il te tuera, à toi de réagir en conséquence. Tu le sais bien mais ton côté chasseur, tu l’as mis de côté pour le moment. Pour l’instant, avec lui. N’importe quoi. Il faut te reprendre. Dans un léger soupir, tu le pousses fermement vers la porte que tu ouvres. Dehors. Oust le vampire. N’as-tu pas une langue ? Oui, bien sûr.

-Sur ce, bonne soi...

Tu te coupes avant la fin de la phrase, ton regard se tournant vers l’horloge accrochée dans ta chambre. Il est tard, très tard. Et tu devrais déjà être à ton piano. Tu es en retard, avec tout ce qu’il s’est passé !

-Et voilà, je suis en retard à cause de toi !

Sur ces mots, tu lui claques la porte au nez. Pas très élégant, jeune homme, mais tu n’en as rien à faire. Rien du tout. Tu es en retard, ce que tu as toujours évité de faire. Tu te plais à être ponctuel, ni en avance, ni en retard, bien que parfois tu n’aies pas tellement le choix. Tu te changes donc en quatrième vitesse, même si tu prendre quelques petites secondes pour arranger ta tenue. Un minimum de classe ne fait pas de mal. Tu arranges le col de ta chemise et lorsque c’est relativement irréprochable de ton point de vue, tu enfiles à nouveau ton masque et sort de tes appartements. Non, tu ne cours pas mais tu marches vite, faisant à peine attention à ce qu’il se passe autour de toi. Tu te stoppes juste quelques secondes pour attraper le domestique qui vous a interrompu, le vampire et toi, et réitères ton ordre : pas un mot sur ce qu’il a vu. Inutile de gâcher la soirée en effrayant les invités. Les détails, tu les régleras plus tard. Bien plus tard. Tu préfères donc filer directement au piano, sous le regard désapprobateur de ton grand-père. Oui, tu es en retard, mais comme il est un as de l’improvisation, il s’en est très bien tiré sans toi, n’est-ce pas ? Étant donné que les invités ne font même pas attention à toi, tu en déduis que oui. Sans un mot, tu récupères ta place derrière le piano et commence tes morceaux, accompagné par les autres musiciens. Jouer du piano t’a toujours complètement détendu, cette soirée ne fait pas exception à la règle. Pourtant, ton esprit reste légèrement ailleurs. Il y a encore tellement de questions qui te torturent l’esprit... Dois-tu le chercher du regard ? Tu te l’interdis, espérant qu’il se tiendra tranquille. C’est tout ce que tu espères : qu’il te tienne tranquille. Et qu’il te laisse tranquille aussi, ce serait bien. Tu en aurais bien besoin...

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