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 L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||

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Aza E. Doe
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MessageSujet: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Jeu 4 Oct - 14:48



l'innocence d'un pas enneigé


aza & lyokha
DATE ► 27 Février 1000
HEURE ► fin de journée
MÉTÉO ► LA NEIGE REIGNE, LE CIEL GRIS ET BRUMEUX NE LAISSE FILTRERA AUCUN RAYON DE SOLEIL, LE JOUR COMMENCE MÊME À DISPARAITRE
LIEU ► UN PETIT VILLAGE, LA PLACE PRINCIPALE.
STATUT ► privé.
RÉSUMÉ ►AZA EST ARRIVÉE DANS CE VILLAGE PAR HASARD ET A FAIT DE LA FONTAINE SON TERRAIN DE JEU. DANS UN DE SES BONS JOURS, ELLE SE SOUCIS PEU DE CE QUI L'ENTOURE ALORS QU'ELLE INTRIGUE LES PERSONNES PRÉSENTENT
VOX POPULI ► souhaitez-vous une intervention de la Vox pour mouvementer votre rp ?

crédit icônes © nancy babich & dolphingay


Dernière édition par Aza E. Doe le Ven 5 Oct - 19:12, édité 1 fois
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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Jeu 4 Oct - 14:49



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE


La neige… C’est marrant la neige. C’est comme une poudre blanche, mais quand je la mets longtemps entre me doigts, elle se transforme en eau, comme par magie. Oui, c’est magique. Une magie de la nature qui est froide et craque sous mes pieds quand je marche dessus. Cela ne me dérange pas. Je sais, je ne porte pas de chaussure, juste un ruban ici et là, mais j’aime cette sensation. Quelle sensation ? La sensation de marcher jusqu’à ne plus pouvoir sentir ce geste qu’effectue mon corps. La neige… C’est la première chose que j’ai vu à mon réveil, ce froid alors enveloppant mon corps… C’est étrange d’avoir froid à son réveil… ce n’est pas vraiment un signe de vie je crois, mais… le fait de le ressentir, c’est la preuve qu’on est vivant non ? Je ne savais pas beaucoup de chose, mais j’avais la conviction de cela et c’est pourquoi, j’étais en train d’évoluer autour de cette fontaine… non… sur cette fontaine gelé pieds-nus pour ainsi dire et vêtu d’une simple petite robe blanche.

« Elle est folle cette fille, elle va attraper la mort…»

Les gens autour de moi parlaient à voix basse, n’osant pas s’approcher comme si j’allais me briser peut-être. Ils sont marrant, je ne suis pas de glace pourtant, et j’étais bien trop occupée dans mon nouveau jeu pour songer à disparaître pour une fois.

« Elle est bizarre…»

Les enfants jouaient tous autour, mais pas à coté de moi… Ils sont bizarres. Je n’allais pas leur faire de mal, alors pourquoi me laisser seule ? Bon, je m’en moquais, car mon ami le vent li était avec moi. Il était toujours avec moi, jouant avec mes cheveux, jouant à faire voler le tissu de ma robe. Je n’étais pas sure de savoir pourquoi il était toujours avec moi, mais au fond de moi, j’avais comme l’impression que c’était normale et que si je voulais il pouvait m’aider à ce que je voulais, donc, je n’avais pas peur. Oui, aujourd’hui, je n’avais pas peur, et cela dans tout les sens du terme. Mes paroles sont dures à suivre ? Rassurez-vous, mes pensées et ma personnalité sont exactement pareils. D’une seconde à l’autre, je pouvais changer au fil de mes sentiments, mais là, ça aller. J’étais bien, j’étais calme, j’étais même souriante. Je me contentais juste de danser sur le tour de cette fontaine gelée sans me soucier de ce qui m’entourait. Je stoppais pourtant mes pas quand je vis une poupée de porcelaine au sol… Étrange… Me penchant, je la ramassais donc pour voir une petite blonde très peu de temps après venir vers moi, prudente.

« Elle est à toi ?»

Mon regard sombre de nature se posa sur elle alors qu’elle fit un pas, hochant la tête sans me quitter de ses iris bleus azur. Elle était très belle. Ses cheveux étaient bouclés et blond comme les blés. Sa robe était d’une grande élégance et elle portait une petite cape de velours rouge pour ne pas avoir froid. Ses joues roses trahissaient le froid ambiant de l’extérieur. Elle présentait bien mieux que moi… Moi la petite sauvageonne, moi l’ingénue…

« Elle est très jolie, elle s’appelle comment ? »
« Anastasia… »

C’était jolie ça comme prénom, Anastasia… Mon regard se perdit dans les yeux de vert de l’objet, et j’étais en train de me répéter encore et encore ce prénom pour être sure de pouvoir le mémoriser. Oui, elle était vraiment belle cette poupée, tout comme ses vêtements, tout comme ses yeux… Elle était très belle…

« Je peux avoir ma poupée ?»

Ces paroles me ramenèrent à la réalité, et je lui rendis ce trésor avec un sourire pour une fois plus adulte qu’enfantin. Part de lucidité de ma part ? Il fut pourtant bien court, car je recommençais alors mon jeu de pas glacés tout en chantonnant. J’oubliais de nouveau tout le reste, et tout le reste sembla m’oublie aussi, comme si je faisais partie du décor. Cela m’allait très bien je crois, alors je fis un tour, puis deux puis trois… Où avais-je appris des pas de danse… Je ne sais pas, mais ça me vint naturellement, la pointe de mes pieds devenant mon seul contact avec la pierre gelée. Un, deux, trois, un, deux, trois… Je dessinais une valse toute seule sans me rendre compte qu’alors, un regard se posait sur moi…

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Lun 8 Oct - 18:24




Mourir, c'est quoi au juste ? Passer d'un état à un autre, rien de plus. Tu es mort. Tes victimes sont mortes. Certaines ne se réveilleront jamais. D'autres courent les rues de Sanguinem Luna. La mort rend triste, et chaque personne subissant une lourde perte passe par cinq étapes distinctes. Tout d'abord, le déni. On ne peut pas accepter une telle perte, c'est tout simplement inconcevable. Ce genre de choses n'arrivent qu'aux autres. Et quand on comprend enfin, quand on sort de cette bulle, a force de répéter que cette fameuse personne ne reviendra plus jamais. Que cette personne ne vous sourira plus, qu'elle ne parlera plus avec vous, qu'elle ne vous écoutera plus parler, qu'elle ne vous serrera plus dans ses bras... On s'énerve. On s'énerve contre tout le monde, et en particulier contre nous-même. Qu'est-ce que j'ai loupé ? J'aurais dû la rappeler. J'aurais dû passer la voir plus souvent. J'aurais dû lui répéter je t'aime, une dernière fois. En colère et complètement détruit, on se lance dans des négociations impossibles. On ne négocie pas avec la faucheuse. Et pourtant, on est prêt à donner tant ! On est prêt à donner tellement. Tout ce que l'on a, y compris notre âme. On est prêt à tout, pour juste un jour de plus avec le défunt... Finalement, quand on comprend qu'il n'y a pas de négociation possible, quand la rage devient bien trop dure à supporter... On s'agenouille, et on tombe dans le désespoir. Les mains se tendent et se retirent. Et une dernière fois, une dernière étape et pas des moindres : on accepte. Tu ne suis pas ce schéma. Parce que tu n'es plus humain ? Très certainement. Les sentiments, ce n'est plus pour toi. Les sentiments, ils ne sont là que pour les humains naïfs. Toi tu es... De glace. Tu as toujours été de glace, et comme tu t'acharnes à le répéter aux autres : c'est bien mieux ainsi.

Les pieds dans la neige, le regard rivé sur le coffre en bois qui descend lentement dans ce trou de terre, tu ne bouges pas. Mains liées, tu ne souris pas, pour une fois. Il s'appelait Matthew. Matthew Blackout. Un de tes nombreux descends... Accompagnant du regard une dernière fois la boîte, tu écoutes rapidement le maître de cérémonie. Accident hein... Chasseurs oui. Quelqu'un ne se retrouve pas empalé ainsi sans raison. Encore moins un vampire. Encore moins Matthew. Tu les détestes, au plus profond de ton être. Ils t'ont tellement enlevé déjà, et ils continuent, encore, un peu plus tous les jours. À quand, une traque aux chasseurs ? Tu n'attends que ça. Les tuer, un à un. Tu n'es pas tellement affecté, par la mort du jeune Blackout. Il avait quoi après tout... Un siècle, tout au plus ? Un jeunot. Ce n'était qu'un jeunot de plus, dont les chasseurs avaient utilisé la naïveté pour mieux le piéger. Secouant légèrement la tête de gauche à droite, perdu dans tes pensées, tu ne te rends pas compte sur l'instant que tout le monde déserte au fur et à mesure. Ton frère, Finnick, te tapote gentiment l'épaule avant de filer. Zéphyr, ta sœur, t'embrasse tendrement sur la joue. « Tu as fait ce qu'il fallait faire. » Tu souris tristement, un sourire maigre, pauvre, qui en dit long sur ce que tu en penses. Matt était sorcier, avant de devenir vampire. La moindre des choses que tu pouvais faire pour lui, c'était de l'amener ici, une dernière fois. « Ouais, comme pour les autres. » Réponds-tu, las. Las d'enterrer des infants. Las de voir que les chasseurs sont de plus en plus présents. Las, tout simplement. « On rentre ? » Tu te mords légèrement la lèvre, et secoue la tête de gauche à droite, négativement. « ...Non, j'ai encore à faire par ici. Je reviendrai tard, certainement. » Elle acquiesce, quoique toujours aussi inquiète pour toi, et embrasse ton autre joue. « Fais attention à toi. » Tu souris tristement. Quel conseil...

Tout le monde est parti, tu restes un instant face à la pierre tombale, et la terre fraîchement retournée. Un autre qui s'en va, et toi tu restes là, sur le carreaux. Un enterrement, c'est toujours triste. Bizarrement, c'est peut-être une des seules choses qui peut t'affecter un minimum. Tu prends une grande goulée d'air, et les mains dans les poches, tes pieds marquent la neige dans le sens inverse de la venue. C'est fini, tu dois rentrer maintenant, la vie doit reprendre un cours normal. T'as encore du boulot à la villa, tu te souviens ? Ouais. Donc tu ne perds pas de temps, tu traverses rapidement la ville, tête baissée, mains au chaud. Tu arrives bien vite à l'entrée de Sanguinem Luna. Une petite place, une fontaine, la neige. Des gamins qui jouent, sautant à la corde ou jouant à la marelle et d'autres jeux de gosses... Et il y a elle. D'abord, tu n'y fais pas attention, puisque tu traverses la place sur le côté. Les regards sont tous rivés sur cette fille, alors tu finis par t'y intéresser. Ses longs cheveux sombres, fouettant l'air alors qu'elle valse, tranquillement, sur le bord de la fontaine. Tu fronces un peu les sourcils d'abord, surpris. Elle doit être gelée, ou inconsciente. Même pas de chaussures, même pas de manteau, alors que la neige tombe encore et toujours, quoique plus légèrement. Des rubans autour de ses pieds, de ses mains. Une robe aussi claire que l'hiver.

Hésitant d'abord légèrement, tu finis par t'approcher d'elle, sous le regard des autres. Ton souffle se détache en quelques volutes blanches, et finalement, tu tends la main vers elle. « Mademoiselle je... » Et mince : elle perd l'équilibre. Évident d'un côté, vu comme tu viens de l'aborder, tu as dû la surprendre, alors qu'elle était dans sa bulle... C'est comme si la dalle de glace se dérobait sous ses pieds : elle glisse. Par pur réflexe, tu la rattrapes furtivement par le bras. Elle bascule de l'autre côté, et retombe dans tes bras. Au moins, elle n'est pas tombée dans l'eau mi-gelée mi-liquide... Toujours est-il que tu la rattrapes donc dans tes bras, surpris. Doucement, tu la déposes les pieds sur terre, la détaillant. Tu la connais. Son visage te dit quelque chose. L'odeur de son sang, aussi. Tu l'as déjà croisée quelque part ? Probable. Tes yeux font un rapide passage sur son cou. Ah... Une morsure. Évidemment, que tu la connais... Pas pour de nobles raisons, malheureusement pour elle. T'aurait pas dû te mêler de ce qu'elle faisait sur cette fontaine, bon sang.. Et si elle te reconnaît, hein ? T'en sais rien, tu espères juste clairement que non. Quelque part, tu es étonné qu'elle soit vivante... Enfin... Souriant légèrement, tu retires ton manteau pour le déposer sur ses épaules. « Désolé, je ne voulais vraiment pas vous surprendre de la sorte... C'est juste que... Enfin, vous n'avez pas froid, si peu vêtue ? » Tu termines tranquillement d'arranger ton manteau sur ses épaules, fermant deux boutons pour qu'il tienne un minimum. Tu es en chemise et il neige. Super. Enfin... Tu as failli la tuer, tu peux bien ça pour elle, non ? Tu soupires un peu, et lui souris, gentiment. « Vous voudriez boire quelque chose, pour vous réchauffer ? » Il y a bien un café non loin, du moins, tu l'espères. Tu veux bien te montrer doux et attentionné, pour une fois. Autant qu'elle en profite. Tu attends sa réponse, et quelle qu'elle soit, tu espère de tout cœur qu'elle ne se souvienne de rien.

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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Mar 9 Oct - 21:05



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE


Un deux trois… Un deux trois… J’aimais ce jeu… Un deux trois… Un deux trois… Je me sentais libre, encore plus libre que je ne l’étais. Je pouvais voler, je pouvais épouser l’air et le ciel, voyager avec le vent mon ami et mon confident et ne plus toucher pour ainsi dire terre… Un deux trois... Un deux trois… Plus rien n’existait autour de moi, non plus rien… Je n’avais absolument pas conscience des regards sur moi, et ils étaient de toute façon incapables de m’atteindre. C’était comme leurs paroles, comme leurs mots de tout à l’heure, exactement pareil. J’évoluais dans un monde qui était le mien et où ils ne vivaient pas, comme s’ils restaient dans l’ombre et que moi j’étais à la lumière. Était-ce de ma faute si eux n’y étaient pas ? Non, car après tout, ils avaient juste à avancer et puis, ils y seraient eux aussi non ? En tout cas, c’est comme ça que je voyais la chose, bien qu’étant loin de me douter que parmi cette pénombre, un d’eux allait oser faire ce pas vers la lumière, avancer vers moi. Je ne le vis pas arriver, j’entendis encore moins ses pas dans la neige, trop absorbée par ce nouveau jeu de pas magique que je venais de créer.

« Mademoiselle je... »

Ses mots par contre me parvinrent d’une façon presque brutale, si bien que sans comprendre, le sol sembla pour de bon disparaitre sous mes pieds. Moi perdre l’équilibre ? Il paraît qu’un oiseau doit tomber avant de voler, et moi j’étais un oiseau, alors non, j’étais juste en plein apprentissage de mes ailes. Mon corps frêle bascula alors vers la surface gelée et glaciale de l’eau de cette fontaine qui avait été ma piste de danses avant que quelque chose n’agrippe mon bras et me fasse basculer de l’autre coté. Lorsque j’ouvris les yeux, parce que oui, je les avais fermés pour mieux ressentir le vent de ma chute glissé sur ma peau, je me rendis compte que j’étais alors dans les bras d’un ange. Oui, c’était un ange… des cheveux blond, une peau aussi pure que la neige… Un ange… Oui c’était un ange… et il me déposa sur la terre ferme. Je ne le lâchais pas du regard, lui non plus alors qu’il défit son grand manteau pour le poser sur mes épaules bien petites à coté.

« Désolé, je ne voulais vraiment pas vous surprendre de la sorte... C'est juste que... Enfin, vous n'avez pas froid, si peu vêtue ? »

Moi ? Froid ? Non j’ai un manteau sur les épaules ! Quelle drôle de question… Oh à mes pieds ? Bah non je sens rien, c’est donc que je n’ai pas froid voyons ! En tout cas, l’ange se mit à mieux poser le manteau sur moi avant de fermer un… deux… deux boutons ! Héhé, il ne risquait pas de tomber comme ça, et moi, j’étais en train de sourire toute contente.

« Bien sure que non je n’ai pas froid, j’ai un manteau sur les épaules !»

Mon ange me regarda étrangement alors, mais tout le monde me regarde comme ça, alors pourquoi pas lui ? Cela n’allait pas me choquer en tout cas. Il finit même par sourire… tiens ! ca c’est nouveau ! J’aime bien les sourires moi, et quand il sourit mon ange il est encore plus… angélique ! Alors ? Bah je souris aussi.

« Vous voudriez boire quelque chose, pour vous réchauffer ? »

Boire un truc chaud ? Il fallait que je réfléchisse… Pourquoi pas, après tout, j’étais libre de faire ce que je voulais, et en plus, boire un verre avec un ange !!! Oui !!! Je souris donc de plus belle, passant mon bras au sien sans même lui demander. Autour de nous, les gens de l’ombre parlaient mais je ne les entendais pas exactement, c’était que des murmures.

« Toi aussi tu es tout froid…»

Ma familiarité pouvait peut-être le déranger, mais pourtant, je ne m’en souciais pas l’entrainant avec moi dans des pas qui laissèrent ces traces dans la poudre blanche que j’aimais tant. Où on allait, Bah où il avait dit non ? Il ne parlait pas du bar au coin de la place ? Bon, il n’était pas vraiment au coin et plus dans la ruelle, mais il y servait un chocolat chaud très bon ! Si j’y avais déjà gouté, Non, mais j’avais sentie son odeur plus tôt en passant, alors j’étais sure ! On finit en tout cas par y entrer avant d’aller… à la table du bout tiens !!! Une personne vint alors nous voir pour nous demander ce qu’on voulait. Un chocolat bien sure !!! Je n’entendis pas si mon ange commanda un truc ou ce qu’il commanda, mais sans réfléchir, je pris ses mains dans les miennes et je me mis à les frotter.

« Attends on va te faire réchauffer… »

Je me mis alors soigneusement à frotter avec le plus de concentration sur mon travail sans me soucier de la réaction de mon ange en face de moi.

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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Lun 22 Oct - 19:18




Tu ne sais plus ce que c'est toi, le froid. Tu ne connais plus cette sensation plutôt désagréable. Tu ne connais plus la vie, tout simplement. Sentiment. Ressentir. Ces mots ne font plus partie de ton vocabulaire, non plus. Effacés, gommés, à jamais si on en croit tes dires. C'est mieux, de ne rien ressentir. C'est mieux de tout enterrer d'après toi. Après tout, l'humanité, n'est-ce pas la seule faiblesse des vampires ? D'après toi oui. Tu l'as démontré à de multiples reprises, au cours de ta vie. Elle t'a détruit, parce que tu as été faible. Faible au point de croire à l'amour. Cette belle conner*e. Tu as tout gommé, pour ne plus jamais faire cette erreur. J-a-m-a-i-s. La gentillesse. La douceur. La compassion. Ça non plus, ce n'est plus pour toi. Tu as bien trop donné, on ne t'a jamais rien rendu. Tend la main à un autre, il te prendra le bras. Pardonne. Et quand c'est toi qui a besoin d'aide, tu peux toujours aller voir ailleurs. Combien de fois on t'a fait le coup, hein ? Tu as toujours été trop gentil. Toujours été trop généreux. Adieu le jardinier, le chapelier. Bonjour l'ordure de service. Étrangement, les gens ne comprennent pas pourquoi tu te comportes ainsi. C'est pourtant bien facile ; tu te venges. Chaque jour est une nouvelle partie de cette immense vendetta qu'est ta vie. Mais tu te venges contre quoi, au final ? Contre tous ceux que tu as déjà tué. Ceux que tu vas tuer. Ceux que tu tues, rien qu'en y pensant.

Mais elle. Elle, cette innocente créature, figure même de la candeur. Elle qui danse autour autour de la fontaine, flirtant dangereusement avec une chute à venir. Est-ce qu'elle mérite, que tu t'en prennes à elle ? Vu comme ça, non. Mais si tu résonnes ainsi, tu vas finir végétarien. Et un vampire végétarien, ça n'existe pas. Ou alors si, mais il ne se réveillera jamais. Puis tu aperçois son visage, ses traits fins, un sourire malicieux. C'est elle, tu la reconnais. Elle n'est donc pas morte ? Tu ne sais pas si tu dois éprouver soulagement, ou au contraire, colère. Et si elle te reconnaît, hein ? Non, elle ne va pas te reconnaître. Du moins, tu l'espères, vraiment. Ton approche est douce, et pourtant, elle tombe. Tu la rattrapes furtivement, agile. Et finalement, tu la déposes juste devant toi, les yeux légèrement écarquillés. Toi, surpris ? Oui, tu peux l'avouer pour le coup, tu es surpris. Elle te regarde, elle ne te lâche plus des yeux. Tu fais de même, et pendant ce temps, tu défais ton manteau pour venir le déposer sur ses épaules. Tu lui demandes en ce faisant si elle n'a pas froid, elle sourit, comme heureuse. Ton sourire fait alors écho au sien, tu es agréablement surpris, en fait. Mais profite Lyokha. Profite, car pour toi, le bonheur n'a toujours été qu'éphémère.

« Bien sure que non je n'ai pas froid, j'ai un manteau sur les épaules ! » Ton regard se fait étrange, mais surtout curieux. C'est une drôle de gamine, que tu tiens là en face de toi. Un drôle d'oiseau, comme dirait l'autre. Son sourire s'élargit un peu plus, et il en est de même du tiens. Tu la détailles, paisiblement. Ses longs cheveux bruns, son sourire, ses lèvres roses, ses yeux, d'un vert pur. Innocente. Ça se lit dans ses yeux, dans son attitude. Comment tu as pu lui faire tant de mal, hein ? Tu n'as pas de coeur. Le voilà, ton secret. Et même si physiquement, tu en as un, tu sais qu'il ne bat plus.

Tu lui proposes donc de venir boire un coup avec toi. Quelque chose pour la réchauffer, et surtout, l'éloigner de toutes ces personnes qui la fixent comme si elle était une bête de foire. Depuis quand est-ce que tu te la joue ange gardien ? Depuis quand est-ce que tu éprouves compassion ? Depuis quant est-ce que tu es capable de réagir comme ça, tout simplement. Tu n'en sais rien, mais quelque chose te pousse à l'embarquer avec toi, au café. Tu as du temps devant toi, non ? Pas tellement en réalité, mais qu'est-ce que tu en as à faire ? Tu veux à tout prix voir si elle se souvient de toi. Et si oui, à quel point. Elle glisse tranquillement son bras au tien, comme une lady. Souriant un peu plus, tu accroches donc son bras pour l'entraîner plus loin, paisible. « Toi aussi tu es tout froid...» à nouveau, ton sourire s'étire. Toi, tout froid ? À ça, c'est une vérité éternelle, c'est le cas de le dire. Sans trop vouloir en dévoiler, tu réponds donc, poliment. « Ah ça, c'est tout à fait normal dans mon cas, il ne faut pas vous inquiéter. » Tu ne sais pas pourquoi, tu tiens absolument à la vouvoyer. Peut-être car tu es un gentleman. Peut-être car elle le mérite, quelque part. Elle te tutoie, et après ? Ce n'est pas une raison pour faire de même.

Vous arrivez donc à ce fameux café, au bout d'une ruelle. Tu l'avais imaginé plus proche, mais peu importe, vous y êtes désormais. Alors vous rentrez tout deux à l'intérieur, et pour le coup, c'est plutôt elle qui mène la danse, te dirigeant comme bon lui semble. Une table vers le fond ? C'est avec un fin sourire sympathique que tu la suis. D'accord, va pour la table du fond. Installés, le barman vient rapidement prendre votre commande. Par politesse d'usage, il commence par la demoiselle. Chocolat chaud. Toi, ce que tu veux ? Rien, tu ne veux rien. Alors il s'en va préparer votre commande, et toi, tu te détournes rapidement pour la regarder. Qu'est-ce qu'elle ? Elle t'a attrapé les mains. Pour ? Elle frotte énergiquement dessus. « Attends on va te faire réchauffer... » Tu souris un peu plus, réprimandant difficilement un petit rire taquin. Te faire réchauffer ? Tu doutes qu'elle y parvienne. Mieux même : tu sais qu'elle n'y arrivera pas, puisque personne n'y arrivera jamais. Rapidement mais avec douceur, tu lui attrapes les mains. « C'est gentil de ta part, mais je suis froid de nature. Ça n'y changera rien. Merci quand même d'avoir essayé... » Tu lui souris tendrement. C'est étrange comme ça ne te va pas, d'être gentil.

Le barman revient avec une large tasse de chocolat chaud qu'il dépose sous le nez de la jeune femme. Tu gratifies ce dernier d'un signe de tête, et il retourne vaquer à ses occupations. Pour ta part, tu croises les bras et te penches un peu sur la table, souriant. « Au fait, je ne me suis pas présenté, je m'appelle Madison. Et toi ? » Quel drôle de prénom est-ce que tu es encore allé chercher là, hein ? Madison, franchement. Voilà un bail que tu n'avais pas utilisé ce pseudonyme. Peu commun, il faut l'avouer... Enfin, elle ne sait pas ta vraie identité, donc c'est le principal. Tout ce que tu veux savoir sur le moment, c'est si elle se souvient de toi. Si non, tu ne pousseras pas le vice plus loin, inutile de tenter de faire remonter les souvenirs à la surface. Si elle ne se souvient pas, tu vas juste faire comme si de rien n'était, comme tu sais si bien le faire. Et si elle se souvient, hé bien il faudra aviser, comme toujours. En attendant, tu la détailles, conservant un petit sourire heureux. « Alors miss, si vous me parliez un peu plus de vous ? » Question vague, très vague, trop vague. Elle peut te répondre tout et n'importe quoi. Et pourtant, tu tentes l'aventure. Peut-être car elle en vaut la peine.

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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Mar 23 Oct - 15:30



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE


Mon ange… c’était le mien et il n’était à personne d’autre ! Moi possessive ? Oui un peu, mais j’étais celle qu’il avait sauvé et donc, je devenais sa protéger non ? Et puis, comment un ange pouvait-il bien faire son travail s’il avait plusieurs personnes à protéger ? Donc oui, il était à moi, rien qu’à moi, que pour moi. Lui demander son avis ? En voilà une drôle d’idée… En tout cas, j’aimais son sourire, je voulais qu’il souri pour toujours ! Même quand il était tout froid.

«Ah ça, c'est tout à fait normal dans mon cas, il ne faut pas vous inquiéter.»

Bien sure que c’était normal, il était dehors dans la neige en pleine hiver. Je n’étais pas folle non plus, je savais bien que c’était normal. En tout cas, je fus toute contente d’aller boire quelques choses avec lui. Oui, ça c’était génial, passer du temps avec lui. Moi qui étais toute seule d’habitude, j’adorais cette idée même. Avoir de la compagnie était une chose bien agréable, même si être toute seule ne m’avait jamais vraiment dérangée. Ne m’étais-je pas réveillée toute seule dans la neige ? Bon, d’accord, on m’avait récupérée sur le bord d’une route je crois, mais je n’étais pas restée. Me retrouver dans cette chambre avec des gens que je ne connaissais pas… je n’avais pas été à l’aise. D’accord, je ne le connais pas non plus, mais c’est un ange, alors je ne crains rien n’est-ce pas ? je commandais alors mon chocolat chaud, me réjouissant à l’avance de ce goût délicieux alors que mon ange lui de commanda rien du tout, mais ce fut à peine si je le remarquais, me concentrant plutôt sur le réchauffement de ses mains. Je ne fis pas attention à son expression non plus, mais je fus stoppé quand ses mains vinrent attraper les miennes à ma surprise.

« C'est gentil de ta part, mais je suis froid de nature. Ça n'y changera rien. Merci quand même d'avoir essayé...»

Oh… Il est sure ? Car je pouvais encore essayer longtemps s’il le fallait. Froid de nature, je n’étais pas sur de tout comprendre… Le froid… pourquoi portais-je alors ma main à mon cou… Ahhhh ! Mon chocolat !!! Oui, je sais, mon esprit change vite de sujet, mais il faudra vous y faire alors que je pris une fine gorgée de ce nectar délicieux alors que mon ange croisa ses bras pour s’avancer ensuite un peu sur la table. Dans ma contemplation, j’acquis de belles moustaches de chocolats sur le bord de mes lèvres, mais je ne pouvais m’ôter une remarque de la tête. Beau… il était vraiment beau… C’était comme être hypnotiser et ne rien voir d’autre, même dans le noir, je suis sure que je le verrai.

« Au fait, je ne me suis pas présenté, je m'appelle Madison. Et toi ?»

Madison… C’est joli comme prénom !!!!! C’est pas comment, je dois le reconnaitre, mais moi et le pas commun, ça va de paire je crois. Et puis, c’est un ange, c’est donc normal qu’il ne soit pas commun. Moi en tout cas j’aimais bien. J’aurai pas deviné, ça c’est sure, mais bon, je peux pas tout deviner non plus… Son regard se baladait sur mon visage, et cela ne me dérangeait pas, faisant de même tout en buvant mon chocolat.

« Moi c’est Aza. »

Moi non plus je n’avais pas un prénom commun, et si un jour j’avais su ce qu’il voulait dire, comme tout le reste, je l’avais oublié, tout comme j’avais oublié qui il était vraiment. N’était-ce pas mieux au fond que je le vois comme un ange plutôt que comme celui responsable de la marque dans mon cou ? je ne sais même pas alors qui je serais alors… rassurez vous, ces écrits ne concernent en rien mes véritables pensées dans cette histoire cependant.

« Alors miss, si vous me parliez un peu plus de vous ? »

Je lui rendis une nouvelle fois son sourire, enfin, j’ai peut-être jamais cessé de sourire depuis le départ, je ne sais plus. Parler de moi… Euh… Oui… Euh… Non… j’étais sensée dire quoi à cette question ? C’était quoi la bonne réponse ? On ne m’avait jamais demandé ça à moi ? Si bien que je dus faire une drôle de tête face à lui, mais savoir quoi dire n’était pas évident, et il fallait que je réfléchisse.

« Et bien, je suis Aza… »

Ca devait être un bon début je crois. C’est comme ça qu’il faut commencer non ? C’est que je ne veux pas le décevoir moi mon ange. Et si il décider de partir parce que je répondais mal O.O… Non !!! Je ne veux pas !!!!

« Je me suis réveillée il y a un mois je crois… non ! Plutôt deux peut-être… Je ne sais plus trop, et… il y a eu cette femme qui m’a soignée, mais je suis partie, je ne voulais pas rester là-bas et… j’ai marché… Oui c’est ça j’ai marché… et aujourd’hui, je suis ici, et tu m’as sauvée ! Et toi ?»

J’avais plutôt bien tout dit je crois. Oui, je ne devais pas avoir oublié quelques choses. S’il allait comprendre ? C’est un ange, il allait surement tout comprendre, surtout que c’est mon ange ! Par contre moi, je ne savais rien de lui… je voulais tout savoir de lui !!! il devais de toute façon être bien plus intéressant que moi, c’était obligé !

« Je veux tout savoir de toi ! Racontes moi tout s’il te plait !!!»

Mes mains étaient alors de nouveau venues attraper les siennes sans rien demander…
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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Jeu 1 Nov - 22:45



Elle est gentille. Si gentille. Trop gentille même. À te faire confiance, comme ça. À te suivre, sans se poser de question. La brebis qui fait confiance au loup. Le gibier à son prédateur. Plutôt incroyable, non ? Enfin... Elle ne craint trop rien, d'un côté. Car si la première fois, tes intentions n'étaient pas des plus honorables, cette fois-ci... Non, tu ne lui feras pas de mal. Pourquoi ? Car elle t'a survécu, alors que tu l'avais laissé pour morte. Tu devrais avoir honte, franchement... Mais tu n'y arrives pas, c'est tout. Les remords, tout ça... Ce n'est plus pour toi. Tu en as trop eu, tu n'en veux plus, plus du tout. Alors tu laisses aller, comme si de rien n'était. Tu laisses aller. Elle veut à tout prix te réchauffer. Bien, allez boire un verre non ? Oui, c'est même ce que tu proposes. Elle semble plutôt emballée par l'idée, puisqu'elle te suit. Confiance aveugle. Enfin, comme déjà dit, elle ne risque pas grand-chose... C'est une rescapée, en quelque sorte. Donc... Bref. C'est en toute confiance qu'elle t'accompagne à ce petit café.

Vous entrez, l'ambiance est plutôt chaleureuse, calme. Tout ce que tu cherchais pour parler, calmement. Elle choisit donc la place sans te demander ton avis, tu te laisses guider, amuser par ce petit bout de femme plutôt résistant. Rapidement, quelqu'un vient prendre votre commande. Toi ? Qu'est-ce que tu veux à boire ? Rien, rien du tout. Rien ne pourra plus jamais te réchauffer. Rien. Elle en revanche... un chocolat chaud. Amusant. Tu souris, puisqu'elle t'amuse. Elle semble si innocente, si douce... C'était comme si, malgré son âge - même si elle est bien jeune - elle avait su conserver toute cette candeur qui fait d'un enfant ce qu'il est : ignorant. Elle attrape tes mains, et tu écarquilles un peu les yeux. Qu'est-ce qu'elle cherche à... Ah. Elle veut te réchauffer, c'est ça ? Comment peux-tu lui faire comprendre que c'est peine perdue, sans lui dévoiler ta véritable nature ? Impossible. Et même, rien qu'avec les sous-entendus qui se baladent dans ta réplique, elle peut le comprendre... Froid. Tu ne sais pas si ce mot lui donne des frissons, mais elle passe sa main sur son cou. Est-ce qu'elle se souvient ? Tu ne penses pas. Enfin, on est jamais trop sûr. Donc tu restes sur tes gardes, évitant de poser toute question relatant cette... Attaque.

Son chocolat arrive, elle trempe déjà les lèvres dedans. Moustaches. Moustaches de lait, tu souris franchement, toujours aussi amusé d'un tel comportement. C'est si réel. Tellement réel. C'en deviendrai incroyable, dans ton monde. Elle n'arrête pas de te fixer, de te détailler, et pourtant, c'est loin de te déranger. Peut-être car elle n'est à tes yeux, qu'une enfant. Rapidement, tu te présentes. Enfin, tu donnes un prénom bidon, comme à ton habitude. Madison. Une nouvelle fois, c'est bien peu commun, comme choix... Bref, ça n'a pas l'air de la faire réagir tant que cela, alors tant mieux ! « Moi c'est Aza. » Aza. Voilà qui n'était pas commun non plus ! Et malgré ton âge qui, il fallait l'avouer était plus qu'avancé, tu n'avais jamais encore été confronté à une Aza. Et un prénom de plus dans ta collection, dans ta liste qui s'annonce déjà plus que longue. Aza. C'est court, mais c'est beau. Enfin, toi tu trouves ça beau. Ce n'est qu'une question de goût, après tout... Mais bref, vous n'êtes pas là pour parler de tes goûts ni de prénoms, alors tu reprends la parole, à nouveau. Qui est-elle. C'est une bien vaste question, que tu poses là... Elle peut te répondre tout et n'importe quoi. D'ailleurs, elle semble un peu perdue. « Et bien, je suis Aza... » Ton sourire s'étire un peu plus, attentif, tu la fixes, tu l'écoutes.

« Je me suis réveillée il y a un mois je crois... non ! Plutôt deux peut-être... Je ne sais plus trop, et... il y a eu cette femme qui m'a soignée, mais je suis partie, je ne voulais pas rester là-bas et... j'ai marché... Oui c'est ça j'ai marché... et aujourd'hui, je suis ici, et tu m'as sauvée ! Et toi ? » Ouah. Donc, elle ne se souvient vraiment plus de rien... Rien du tout. Elle ne se souvient plus de son agresseur, elle ne se souvient plus de toi... Est-ce qu'elle se souvient au moins comment elle a été attaquée ? Tu en doutes vraiment. Mais tu ne vas pas te risquer à poser une telle question... Tu retiens un soupir de soulagement, même si franchement, tu n'as pas grand-chose, voire même rien du tout à craindre d'elle. Tu l'as sauvé ? Curieusement, ton sourire se radoucit. C'est qu'elle croit que tu l'as sauvée... C'est plutôt toi qui l'a mise dans un tel pétrin. Elle devrait t'en vouloir profondément... Mais elle ne peut pas, puisqu'elle ne se souvient pas. Toi, faire ton Mea Culpa et tout lui avouer ? Non, non. Ce n'est pas une bonne idée, pas du tout. « Quelle aventure... Mais, pourquoi il y a deux mois ? Enfin, que t'est-il arrivé, pour que tu sois aussi confuse ? » Et voilà, tu te brûles. T'y va de toi-même. Quel idiot.

« Je veux tout savoir de toi ! Racontes moi tout s'il te plait !!! » Ses mains capturent les tiennes à nouveau, tu la laisses faire, paisible, calme. Elle veut tout savoir de toi, hein... Si seulement... Il lui faudrait des années, pour tout connaître de ta personne. Des heures et des heures à t'écouter parler. Alors, même si pour une fois tu n'aimes pas ça, il va falloir que tu t'inventes une vie, pour elle. Bon sang. Pour le coup, l'idée de l'imposture ne te plaît pas. Pas pour elle... Tu te mordilles un peu la lèvre, machinalement, avant de finalement reprendre, toujours aussi posé. « Je... Je m'appelle Madison Williams et... J'ai vingt-cinq ans, j'habite à Cinis Luna et je suis médecin urgentiste depuis quelques années maintenant, à l'hôpital de Spes. Que dire d'autre... Tu es sûre que tu veux tout savoir ? Ma vie n'est pas vraiment passionnante tu sais... Hm... J'ai un chien qui s'appelle Samael. D'ailleurs, il mord fort. Mais ça, ça n'a aucune importance... A part ça, que rajouter ? Je vis seul, en appartement. J'aime beaucoup lire, mais surtout la peinture. Et le cinéma aussi. J'aime beaucoup le cinéma... Et toi, qu'est-ce que tu aimes, hein ? » Bizarrement, tu perds le vouvoiement. Enfin, il fallait bien que ça t'arrive à un moment ou à un autre... Voilà, nouvelle présentation totalement bidon expédiée. Tu es méchant avec l'intendant impérial, et après ? Ce n'est qu'un détail, tu passes bien vite au-dessus.

Tu aperçois une silhouette au loin, derrière la porte. Oh non, c'est un bien mauvais pressentiment, qui te prend là. Trois hommes rentrent, masqués. Tu te renfrognes un peu. Ton sourire s'estompe peu à peu, même si tu essayes de faire comme si de rien n'était. Peine perdue... Aza doit bien s'en rendre compte. Tu crains le pire, et pas manqué. Un coup de feu, tu sursautes, et tu regardes immédiatement ce qui se passe derrière. Un braquage hein. D'habitude, c'est toi qui les organise. Et puis ça c'est plutôt un hold-up. Tu serres les dents, mal. Tu n'as pas peur, pas pour toi. Pour elle. Curieux, pas vrai ? « Mesdames, messieurs, posez sur la table vos pourboires, puissent-ils être généreux ! » Tu redresses la tête, presque insolent, et tu croises les bras. Un regard à la jeune femme qui t'accompagne, à moitié rassurant, un regard qui veut dire ne bouge pas, ne fait rien. Tu n'es pas un super héros Lyokha, alors pourquoi tu n'obéis pas ? Car tu es un petit con, et si tu as décidé que tu ne donnerais rien, tu ne donneras rien. La quête commence, un homme passe de table en table. Vous êtes la dernière table, heureusement. Un des hommes garde le barman en joue, qui paniqué ouvre la caisse. Le second vous vise, tous. Et toi, tu restes incroyablement calme, glissant tes mains sur celles d'Aza. « Ce n'est rien. Ne bouge pas, ne réagis pas, et tout va très bien se passer, je te le promets. » Tu as l'habitude, après tout. Mais, étrange... à chaque fois que tu veux bien faire, à chaque fois que tu veux te montrer gentil... Il y a toujours quelque chose pour venir perturber cet instant qui jusque là, était parfait. Tu es définitivement casé, tu portes le mauvais œil. Merde.

[ HJ : désolé, mon rp est un peu parti en mode wtf sur la fin, enfin, pm moi si jamais. XD ]

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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Ven 2 Nov - 16:05



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE



Dire qui j’étais… cela aurait pu être un simple exercice, mais pour l’enfant que je représentais, c’était bien loin d’être aussi simple. Deux mois, mon existence n’avait que deux mois, et pourtant, je m’en portais mieux que n’importe qui. Pourquoi ? Parce que cela ne comptait absolument pas. Je m’en moquais. J’étais bien moi là, en plus, j’étais avec mon ange, et pas n‘importe lequel, mon ange ! Il sourit à mon récit, mais je ne compris pas sur le coup pourquoi il quitta mon regard. Pas grave, cette pensée ne resta pas longtemps dans ma petite tête.

« Quelle aventure... Mais, pourquoi il y a deux mois ? Enfin, que t'est-il arrivé, pour que tu sois aussi confuse ?»

Euh… Joker ? je lui fis un sourire que le pauvre ne dut pas comprendre. Je ne savais pas ce qui m’était arrivé et je n’y pensais même pas. Je m’en moquais en faite, et la preuve, je lui attrapais les mains pour tout savoir de lui. Oui, oui, oui ! Je veux tout savoir ! C’est que j’étais prête à boire ses paroles, comme si on allait me raconter une fabuleuse histoire, et j’étais prête à rester des heures comme ça. Qui sait, cela permettrait peut-être que j’arrive à réchauffer ses mains.

« Je... Je m'appelle Madison Williams et... J'ai vingt-cinq ans, j'habite à Cinis Luna et je suis médecin urgentiste depuis quelques années maintenant, à l'hôpital de Spes. Que dire d'autre... Tu es sûre que tu veux tout savoir ? Ma vie n'est pas vraiment passionnante tu sais... Hm... J'ai un chien qui s'appelle Samael. D'ailleurs, il mord fort. Mais ça, ça n'a aucune importance... A part ça, que rajouter ? Je vis seul, en appartement. J'aime beaucoup lire, mais surtout la peinture. Et le cinéma aussi. J'aime beaucoup le cinéma... Et toi, qu'est-ce que tu aimes, hein ? »

Ainsi donc, il était médecin… c’est un héro *-* ! Il était bien un ange, car seul les anges peuvent sauver les gens. Bon, il ne soignait pas que moi du coup, mais ce n’était pas le moment d’être jalouse. Oui mais c’est le mien ! Il était à moi maintenant non ? Oh !!!! Il a un petit chien !!! Trop mignon !!!! Je voulais le voir pour lui faire plein de câlin, lui gratter le ventre et qu’il remue la patte. Il devait être tout mignon je suis sure !!! Et puis il n’allait pas me mordre, il ne devait pas être si méchant que ça pour appartenir à mon ange. Je ris intérieurement en l’imaginant lécher le visage de son maître si beau et mignon et beau ! Bon, sinon, il aimait lire… Me lira-t-il des histoires avant de m’endormir ? Roh oui j’espère ! Euh ce que j’aime ? Bonne question… danser ! Oui, j’adore danser ! C’est comme être libre, c’est comme être le vent, c’est comme m’évader, c’est comme… Pourquoi mon ange ne sourit plus ?

Un coup de feu nous fit sursauter et nos mains se séparèrent. Trois hommes masqués venaient d’entrer dans le bar. Quel drôle d’idée, ce n’est pas carnaval encore ? En tout cas, je sentis alors comme une étrange tension monter, mon vent changea…

« Mesdames, messieurs, posez sur la table vos pourboires, puissent-ils être généreux ! »

Je ne comprenais pas encore tout, mais sans un mot, Maddy me regarda en me faisant comprendre de ne pas bouger. Pourquoi ils nous menaçaient ? On avait rien fait de mal… Mon ange changea d’expression, se dressant face à eux bien que toujours assis. Moi, je regardais juste la scène sans être sure de savoir quoi faire alors qu’un deux commençait à venir à chaque table pour prendre de l’argent. Pourquoi prendre l’argent des autres ? Maddy remit ses mains dans les miennes, attirant un instant mon attention.

«Ce n'est rien. Ne bouge pas, ne réagis pas, et tout va très bien se passer, je te le promets. »

Quel fut se courant qui me traversa ? Quel fut se vent qui me glaça ? Quel fut se regard qui devint le mien ? Absente pour un temps que je ne pouvais pas définir, je n’étais pas sure de capter tout ce qui se passait autour de moi. Ces hommes approchaient, ces hommes menaçaient… et une nouvelle partie de moi s’éveillait… Lorsque l’un deux fut à notre hauteur, il ne trouva pas d’argent sur la table. Je sentais la colère de mon ange grimper alors que l’homme masqué annonça d’un ton peu aimable et surtout peu respectueux :

« On t’autorise à payer avec la fille si tu veux…»

Maddy allait se lever, je le sentais, mais ma main vint soudainement sur son bras, le stoppant avec surprise, tout comme je surpris tout le monde en faite. Me regard n’était plus le même, je n’étais plus la même… Vous ne me connaissez pas, vous n’avez pas encore eu l’occasion de me voir non plus… je me levais à la surprise générale encore une fois, et quand Maddy voulait parler, je lever la main, lui interdisant catégoriquement. Aurait-il toujours agit ainsi ? Disons juste que l’effet de surprise y était pour beaucoup, et je ne sus pas sa réaction quand il croisa un regard noir et froid à la place de mes yeux verts enfantins. Lui tournant le dos, je faisais face à cet homme qui sembla enjoué de la situation.

« C’est bien ma jolie, tu sembles avoir tout compris toi… »

Il fit un pas vers moi, un geste… un geste de trop. Il vint toucher ma taille et mon visage se releva vers lui avec cette folie dans le regard qui le fit reculer sur le coup. Oui, je suis folle, tu aurais du le savoir pauvre idiot et tu vas en payer le prix, payer le prix de ton erreur…

« Mauvaise idée… »

Mes cheveux se mirent à virevolté tout seul, n’ajoutant qu’un ton de plus à cette image de démence alors que, sans qu’il n’eut le temps de réagir, il vola à l’autre bout de la pièce. Un coup de feu parti non loin de mon visage alors que tout s’activa autour de moi. Sans que je ne comprenne, on m’attrapa pour me faire passer derrière quelqu’un. Sonnée, j’étais sonnée car revenu alors dans une réalité que j’avais abandonnée avant d’être réanimée par le choc. Dos au mur, une main me garder derrière tandis qu’un corps me protégeait, un corps sous tension… celui de mon ange alors qu’on nous menaçait, étant devenu cible de deux autres armes à feu…
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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Ven 30 Nov - 22:38

Bon comédien. C'est la seule chose que tu exiges de toi-même, en la présence de la jeune femme : être bon comédien. Tu as l'habitude après tout, à force de passer d'un rôle à un autre, selon ton interlocuteur... Au final, qui es-tu ? C'en devient tellement compliqué, de te définir, à force de jongler entre de multiples identités. Enfin, elle ne se souvient pas de toi, et c'est bien là le principal. Tu espères que vous allez continuer sur ce chemin, pendant un sacré bout de temps encore. Au final ; plus tard elle l'apprendra, mieux ce sera. Pour toi, pour elle... Tu lui as déjà fait beaucoup de mal. La compassion ? Ce n'est pas pour toi. L'humanité ? Non plus. Alors qu'est-ce qui te pousse à être si gentil, avec elle ? C'est bien rare – trop rare même – de te voir agir de la sorte. Enfin, une fois n'est pas coutume, après tout... Tu mens. Tu lui mens, tu te fais passer pour quelqu'un d'autre. Un idéal ? Son idéal. C'est ce qu'on t'a appris à faire, après tout : être parfait, pour les autres. Être parfait pour qu'ils tombent mieux à tes pieds, agonisant lentement, regrettant de t'avoir souri, aimé, chéri. Tu n'es pas médecin urgentiste, tu n'as pas de chien qui s'appelle Samael – quoique – tu n'es pas passionné de cinéma. Une enflure, voilà ce que tu es, la seule et unique chose que tu es. Une question, simple, et pourtant, elle est incapable d'y répondre. Une nouvelle fois, tu ne peux qu'être sûr qu'elle ne se souvient de rien. C'est dingue quand même... Elle a frôlé la mort, par ta faute et elle ne se souvient même pas de toi. Curieux, tu décides donc de rester avec elle. Tu as le temps, après tout, non ? Le temps de la découvrir, le temps de jouer avec le feu. Elle semble si admirative... C'en deviendrait presque gênant.

Et comme toujours, toutes les bonnes choses ont une fin. Surtout quand on s'appelle Lyokha Volkov, et qu'on la moitié d'une planète à dos. Enfin, là n'est pas la question, pas vrai ? Tu vois ces hommes entrer, tu les vois de loin, car c'est un peu ce que tu fais, en réalité. Certes, tu as beaucoup plus de classe pour le faire, et tu fais preuve de plus de tact. Mais tout le monde ne peut pas être toi, non ? Un coup de feu, comme pour les autres personnes ici présentes, tu ne t'y attendais pas, alors tu sursautes. Et au passage, tu récupères inconsciemment tes mains, que tu avais laissé aux soins de la jeune femme jusque là. Ça sent mauvais cette affaire, vraiment. Les trois nouveaux venus sont masqués, impossible de les reconnaître. Paisible, faussement nerveux, tu glisses à nouveau tes mains dans celle de la petite brune. Tout va bien se passer. Tu n'es pas un super héros, loin de là, mais si tu peux la défendre... La... Protéger ? Par tous les dieux du Nord, tu as dû tomber sur la tête. Enfin, là n'est pas le sujet. Le silence règne dans la pièce. Un silence lourd, pesant, qui vient de détruire l'ambiance plutôt chaleureuse de ce petit café de ville. Pour en faire ta protégée, hein ? Tu n'es pas comme ça Lyokha, tu ne seras jamais comme ça. Les seules personnes que tu dois protéger, ce sont bien Finnick et Zéphyr. Laisse-la, tu ne peux pas te mêler de sa vie. Mais étrangement, tu te sens le besoin de la protéger, comme si tu cherchais le pardon. Pathétique. Si seulement tu te voyais...

Rapidement, un des trois hommes arriva à votre table. Il constata bien vite qu'il n'y avait rien sur cette dernière, d'ailleurs. Pas un billet, pas une pièce, ou quoi que ce soit. Ces raclures allaient dégager de là, et sans un seul centime de ta part, ou de celle de ton invité. À vrai dire, ils risquaient de payer ce hold-up au prix de leur vie. À eux de décider. Sauf que ça, ils ne le savent pas, pas encore. « On t’autorise à payer avec la fille si tu veux…» Tu es énervé, vraiment. Tu sens la colère monter, lentement, très lentement. Mais si ça doit exploser, ça explosera, et pas qu'un peu. Que les choses soient claires : cette gamine ne t'appartient pas, en rien. Alors pour t'entêter ? Tu lui dois quelque chose. Quoi ? Tu n'en sais rien, il n'y a pas de mot pour ça. Tu sais que tu as radicalement changé sa vie – enfin, d'après ce que tu as compris des mésaventures de la demoiselle – alors maintenant, tu dois payer... Payer en la protégeant. Ce pauvre con vient de vous manquer de respect. Tu veux te lever, l'emplâtrer, lui faire bouffer la table. Tu veux l'étrangler de tes mains, lui briser la nuque. Tu veux que son sang tombe, au goutte à goutte, entre les rainures du plancher. Et voilà que tes pulsions meurtrières refont surface – c'est pas comme si elles t'avaient quitté, de toute façon – tu brûles d'envie de tuer, encore. Ce ne serait qu'une victime de plus, sur une liste déjà tellement longue. Et puis, il l'aurait pas volé, sa mort.

Sauf que voilà, pour ta plus grande surprise, elle te retient. Sa main vient attraper ton bras, t'empêchant de te lever pour aller déboîter la mâchoire de l'autre abruti. Tu veux parler, tu veux lui dire que ce n'est pas une bonne idée. Elle lève la main, et te l'interdit catégoriquement. Comme une gamin d'une dizaine d'année, tu lui obéis, ne faisant pas profil bas pour autant. Tu veux être prêt à intervenir au cas où. Elle est debout, et tu ne peux te retenir de la détailler un instant, pour essayer de comprendre ce qu'elle a en tête. Son regard, ses yeux. Il y a quelques instants, ils étaient d'un vert si clair, si intense. C'est comme si elle avait basculé, d'un instant à l'autre, vers les ténèbres. Ses yeux sont d'un noir profond, et son regard si froid. Tu ne dis rien, fronçant légèrement les sourcils, perdu. Elle te tourne finalement le dos, faisant plutôt face à l'homme masqué. Plus que jamais sur tes gardes, tendu, tu attends, dans le silence le plus complet. « C’est bien ma jolie, tu sembles avoir tout compris toi… » Des milliers d'insultes menacent de sortir d'entre tes lèvres, à cet instant. Que ce chien dégage, avant que tu ne l'étripes. Il dépose une main sur la hanche de la jeune femme, ce qui visiblement, est loin de lui plaire. « Mauvaise idée… » Quoi ? Déboussolé, tu la regardes repousser avec une force surhumaine l'homme, qui fonce contre un mur à l'opposé, s'écrasant lourdement contre ce dernier. Waouh. Si tu avais imaginé ça... Certainement pas ! Écarquillant les yeux, étonné de la prouesse que vient d'accomplir la brune, tu restes figé un instant. Les deux partenaires ne tardent pas à réagir ; un premier coup de feu se fait entendre. Revenant immédiatement les pieds sur terre, tu attrapes la demoiselle par le bras, pour l'entraîner contre toi derrière un mur. Incrédule, tu la regardes dans les yeux, posant tes mains sur ses joues, brûlantes. Aucun mot pour décrire ce que tu viens de voir. Cette gamine est incroyable. Certes, tu en as croisé, des sorciers... Mais elle cache si bien son jeu... Elle semble complètement sonnée, et les balles pleuvent, encore. « Écoute, je... Je vais nous sortir de là, d'accord ? »

Et quelle était-elle, cette solution si brillante pour vous sortir de là ? Ça, tu n'en as aucune idée. Le seul moyen de partir d'ici serait de révéler ta véritable identité, en t'attaquant aux deux hommes. Tu viens de lui dire que tu sauves des vies, et là, tu veux en détruire deux ? C'est complètement stupide... Mais ils ont des armes à feu. Et même si tu es à l'épreuve des balles, elle ne l'est pas. Alors... Tant pis. Tu lui souris gentiment, et sors de ta cachette, passant d'un abris à l'autre. On te tire dessus une fois, puis deux. Sans t'atteindre. Un des hommes est assommé, contre le mur. Un autre te vise, et le dernier est à deux pas de toi. Tu le chopes d'ailleurs, et tu cognes violemment sa tête contre une table. Ça va, il va pas en crever. Enfin, t’espère pas, sinon, tu vas avoir une sacrée image, déjà pas bien dorée... Il est sonné, alors tu le lâches, te redressant plutôt pour approcher paisiblement vers l'autre. Tu marches, tranquillement, rien ne presse après tout. Il lève son fusil vers toi, tu lèves les mains en conséquence, un fin sourire carnassier venant faire son apparition sur tes lèvres. « Allez mon gars, lâche ça et casse-toi, c'est fini. Si tu cours assez vite, personne ne te tiendra rigueur de ce qui vient de se passer. » Il tire à tes pieds. Tu recules d'un pas, penchant légèrement la tête de côté. Et tes lèvres s'étirent, encore, pour dévoiler deux magnifiques canines blanches. Tu meurs d'envie de lui sauter à la gorge et d'en finir. Mais non, ce serait bien trop sauvage, comme fin. Il tremble, il n'est pas rassuré, il est inquiet même. Tu avances, jusqu'à te planter à quelques centimètres de lui. Tu lui fais baisser son arme, et il s'exécute. Pour mieux te planter une lame dans l'abdomen. Serrant les dents, tu conserves pourtant ton sourire. Très mauvaise idée. Tu veux le tuer, plus que tout au monde. Mais tu te retiens de le faire, avant de cracher, mauvais. « Dégage de là, ou je te brise tous les os du corps. T'as compris ? » Il recule à tâtons, avant de pousser la porte pour prendre la fuite, comme un lâche. Toi, tu te retournes, pour revenir vers elle. Du sang, du sang sur ta chemise : ton sang. Mais pire encore, le sang de l'autre à qui tu as failli briser le crâne contre la table. Son sang coule, le long de sa tempe, et il t'appelle. Tu te figes, incapable de bouger, t'efforçant de ne pas respirer.

Allez, résiste. Tu ne veux pas résister, tu veux céder. Mais tu sais comment ça va se finir ; en carnage. Tu regardes l'homme au sol, à demi-inconscient. Tu jettes un furtif coup d'oeil à la jeune sorcière qui t'accompagne. Tu dois résister, elle ne doit pas comprendre, elle ne doit pas savoir qui tu es, elle ne peut pas, tu vas tout bousiller si elle le découvre. Mais tu es faible, Lyokha, tellement faible. Tu n'es pas un gentil vampire, tu ne l'as jamais été. Tu cèdes à l'appel du sang, une fois de plus. Serrant les dents, tu avances en traînant des pieds jusqu'à l'homme qui se réveille doucement. Tu tombes à genoux, devant lui, et tu regardes son sang couler avec un tel émerveillement morbide que c'en devient... Effrayant. Tes yeux, rivés sur sa plaie, n'en décrochent plus. Tu veux mordre, tu vas mordre. Mais n'est pas une main, chaude, humaine, qui vient frôler ton épaule pour te retenir, t'empêcher de commettre l'impardonnable ?

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Aza E. Doe
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Ven 14 Déc - 15:40



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE



Que se passait-il ? Rahhhh je comprenais rien moi… C’était comme si le temps de quelques minutes, je n’avais pu été là, ce qui était en un certain sens la vérité. Mais m’en rendre vraiment compte ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Et je ne serais pas qui je suis… Alors ? J’étais dans les bras de Maddy, et j’entendais des coups de feu, comme des pétards, partout autour de nous. J’en avais mal aux oreilles que je couvris un instant de mes mains. Pourquoi il y avait tout ça ? Pourquoi ils faisaient tout ça ? J’aimais pas, j’aimais vraiment pas… C’était méchant, ils étaient en train de tout casser en plus. Je sentais mon ange me tenir dans ses bras, jusqu’à ce qu’il exerce une pression un peu plus forte, me faisant retirer mes mains des oreilles pour que je relève mes yeux verts vers les siens.

« Écoute, je... Je vais nous sortir de là, d'accord ? »

Mais ça pouvait être dangereux ? Mais c’était un ange… c’est vraiment un héro Maddy, pas de doute. Hochant la tête, je le laissais alors partir tandis que moi, je devais rester cachée. Oui mais lui il n’allait pu être caché ? J’ai peur, j’aime vraiment pas ça, j’ai presque envie de pleurer. Non, il ne fallait pas, sinon qu’est-ce qu’allait penser Maddy ? Je ne pouvais pas pleurer, j’étais une grande maintenant. Allez Aza, respire… Un Mississipi, deux Mississippi… Je regarde et ahhhh mais ils sont tous fous !!! Ils vont faire mal à Maddy ! Je ne veux pas moi ! Ah non… ouïe ça doit faire mal de se cogner la tête comme ça sure la table et… mais il est très rapide ! Pourquoi l’autre le menace ? Il lève ses mains en l’air… C’est pas gentil de le menacer donc…

« Allez mon gars, lâche ça et casse-toi, c'est fini. Si tu cours assez vite, personne ne te tiendra rigueur de ce qui vient de se passer. »

C’est un jeu de course ? Je n’étais pas sure de tout comprendre, mais sans qu’on me voit, je bougeais moi aussi de ma place pour aller me cacher derrière une poutre. Je ne voulais pas qu’on fasse de mal à Maddy. Et il tire à ses pieds… Maddy est dos à moi, donc je ne peux pas voir son visage, mais je ne veux pas rester sans rien faire. Je sais c’est un ange, mais je veux aider moi aussi. J’eus juste alors le temps de voir cette lame dans la main du méchant avant qu’elle n’aille dans le corps de mon ange. Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un cri bien que je posais vite mes mains sur ma bouche. Et pourtant… Il avance encore… Pas de doute, c’est un ange !

« Dégage de là, ou je te brise tous les os du corps. T'as compris ? »

Le méchant part et mon ange se tourne alors vers moi pour revenir lentement. A-t-il vu que j’ai bougé de place ? Je me montre doucement pour pas qu’il me cherche et… Mais il a plein de sang sur lui. Pourquoi il s’arrête ? Pourquoi il regarde l’homme sur la table ? Non faut pas y retourner, en plus il se réveil… je ne comprends pas pourquoi il y retourne, je ne vois pas son visage… je…

Je dois l’arrêter. Pourquoi avoir un tel geste pour celui qui fait que je n’existe plus ? Parce que je ne suis pas comme lui… Parce qu’il a protégé la pauvre enfant que je suis devenu… Vous ne comprenez pas qui parle ? C’est normal… Je ne suis pas l’enfant, je ne suis pas la dangereuse… je suis celle qui aurait dû exister si j’avais été normal. Je suis là certes, mais pour combien de temps. Je ne sais même pas ce qui m’a fait prendre conscience alors. Mon regard est toujours vert, mais il est ampli de responsabilité et de douleurs, car oui, je porte la douleur sans pour autant la pleurer. Je suis la responsabilité sans pour autant réussir à m’exprimer. Je connais la vérité aussi, cette vérité que vous aimeriez bien connaitre, mais il n’est pas du jour de laissait un tel secret apparaitre…

Sortant de ma cachette, je vains en douceur vers celui qui me cacher son identité. Je pourrais le laisser faire, je pourrais laisser l’enfant voir ça, mais non, je ne le fis pas. Mon premier geste fut alors de poser ma main sur son épaule, et je le senti se raidir encore un peu plus si cela était possible. Tout ses muscles étaient en alerte, il avait soif, il avait faim, je le savais… Mais non, il ne fallait pas. Alors ? Telle une mère quand lui avait joué le rôle du père encore quelques instants avant, je vins l’enlacer tendrement…

« Ca va aller, tout ira bien…»

Mon geste du le surprendre, assez pour laisser passer quelques instant et que je vienne entre lui et l’homme de plus en plus lucide. Dangereux pour moi, Oui, cela l’était, mais je ne m’en rendis compte que trop tard alors qu’une lame vint effleurer mes côtes… Mon vent se chargea du reste rapidement, créant presque une déflagration qui propulsa l’homme vers la sortie, mais qui envoya balader tout aussi autour de nous… Table, chaise, verre… Un cercle de vent violent était né de cette étreinte avant que je ne tombe à genoux et que tout ce calme. L’homme partie, et je disparue alors… Ma visite aura était courte…

J’ai mal… j’ai froid… je suis fatiguée… C’est mon vent qui m’a fatigué comme ça ? Il le fait souvent, mais pourtant… Pourquoi je suis dans les bras de Maddy ? Pourquoi je suis là ? Je ne me souviens pas…

« J’ai envie de dormir… »


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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Ven 28 Déc - 19:10



l'innocence d'un pas enneigé.

Innocent people get hurt, and other people, people who are not good,
get to walk around doing anything they want. It’s not fair.


Tu n'aimes pas du tout la tournure que prennent les choses. Tout partait d'un bon sentiment ! Nobles intentions de ta part, toi qui voulait sauver la jeune femme d'une chute certaine sur une plaque de verglas. Puis, comme on dit, tu lui en devais une non ? En effet. Tu l'avais presque tué, et tu es presque sûr d'être la cause de cette espèce d'amnésie. Amnésie ? Bien sûr, elle ne semble même pas se souvenir de toi ! Et puis, elle est si douce, si attentionnée, si gentille. Comment as-tu pu lui faire autant de mal, hein ? La faim. Le manque certain de contrôle... Tu es si faible, quand ça te prend. Tu cèdes si facilement à tes pulsions meurtrières, à l'appel du sang ! Incorrigible, tu es tout simplement incorrigible, Lyokha. Enfin, là n'est plus le sujet, de toute façon. Des hommes entrent, et ce qui devait être une simple pause dans un bar autour d'un chocolat chaud se transforme en hold-up. Si tu as peur ? Loin de là. C'est juste que d'habitude, c'est toi qui tient le flingue, non pas trois mollusques qui se croient surpuissant. Enfin, ils ne vont pas être déçus, s'ils décident de rester ici.

Une promesse de ta part, une promesse qui ne sera pas vaine, tu le sais : elle et toi, vous allez vous sortir de là sans problème. Enfin, la dernière partie, ça reste à voir. Tout se passe très rapidement, le petit bar qui semblait plutôt chaleureux aux premiers abords, est complètement retourné par ces hommes. Qu'avez vous demandé pour mériter ça, hein ? Rien. Mais d'un côté, tes victimes non plus, ne demandent rien. La gamine qui est à tes côtés non plus, ne t'avait rien demandé, quand tu l'as attaquée sauvagement dans les bois, par jeu, par égoïsme peut-être un peu, aussi. Bref, pendant que tu réfléchis, avec elle derrière la table, tu t'inquiètes. Toi, tu es résistant, tu es fort, tu es immortel. Elle... Une balle suffirait à la faire tomber pour de bon. Et tu ne veux pas de ça, pas pour elle... Tu lui as déjà fait trop de mal. Alors, si tu peux la sauver, juste une fois, histoire d'avoir la conscience tranquille... Non, minute, depuis quand as-tu une conscience, toi ? Tu n'en sais rien, mais quelque chose te tanne pour que tu lui viennes en aide.

Tu sors alors de ta cachette. De toute façon, qu'est-ce que tu as à craindre hein ? Rien, rien du tout. Le premier se prend la tête contre la table, c'est déjà ça de réglé. À qui le tour ? Peut-être l'autre abruti qui vous tient tous en joue avec son fusil. Qu'il tire, tu n'attends que ça pour lui sauter à la gorge. Ce serait un excellent motif pour le tuer. Légitime défense, voilà ce que tu balancerais aux forces de l'ordre. Enfin, en attendant, tu t'approches de lui, guettant la moindre de ses réactions. Un coup de feu à tes pieds, tu fais un paisiblement un pas un arrière. Tu veux éviter le drame, mais quelque chose te dit que ça ne va pas être facile... Sans compter que, la lame qu'il tient dans sa main termine finalement dans ton abdomen. L'enfoiré. Alors là, il l'aura pas volée sa mort ! Tu retiens difficilement une grimace, préférant sourire pour ne pas perdre la face. L'ordure, il t'a fait mal en plus ! Tu viens vers lui, allant directement dans les problèmes, comme tu en as l'habitude. Terrorisé, l'autre lâche prend la fuite, et tu ne le retiens même pas. Qu'il en profite, tu es clément aujourd'hui. Mais si tu retombes sur lui prochainement, il risque de regretter amèrement cette journée !

Pendant qu'il se fait la malle, toi, tu en profites pour retirer la lame. Chien, ça fait mal ! Tu tires dessus un coup sec, et la laisse tomber par terre, sans plus y faire attention. Tu as une jeune femme à aller voir, tu veux t'assurer qu'elle va bien. Alors, tu fais demi-tour, tu aperçois au passage l'homme à demi-mort sur la table. Il se réveille tranquillement. Et toi, tu as cette folle envie de lui sauter au cou qui te prend soudainement. Une morsure, juste une ! Mortelle sûrement mais... non. Tu ne peux pas. Le faire trahirait ton secret. Tu bousillerais ta fausse identité comme ça. Ta couverture serait plus que compromise... Et pourtant. Tu n'arrives pas à résister, tu avances doucement vers lui. Tu vas céder, même si c'est formellement interdit, même si tu ne peux pas, tu vas le faire. Car le sang t'appelle, comme toujours et que, quoique tu en dises, tu n'as jamais su te contrôler. C'est pas aujourd'hui que ça va changer, alors à quoi bon résister plus longtemps ?

Contre toute attente, une main vient sur ton épaule. Tu te raidis d'autant plus, les muscles de ton corps étant déjà plus que contractés. Tu dois tenir, tu le sais parfaitement... Mais c'est tellement dur, pour un prédateur comme toi. « Ca va aller, tout ira bien…» Tout ira bien ? Pour vous oui, pas pour cet abruti qui émerge lentement d'un court sommeil. Elle t'enlace, tu es surpris, mais tellement concentré sur les gouttes de sang qui perlent sur le front de l'autre que tu ne le montres pas. Qu'est-ce qu'elle fait hein ? Tu décides de fermer les yeux, refermant au passage tes bras autour d'elle. Tu dois te concentrer sur elle, sur son parfum, sur ses cheveux qui chatouillent ton visage. Tu dois te raccrocher à toutes ces petites choses pour éviter le carnage. Tu ne sais pas ce qui se passe, tu sens juste comme un grand courant d'air, tout autour de vous. Tu entends quelques bruits de fracas, des verres qui tombent et se cassent, des bouts de bois qui craquent. Tu n'y fais même plus attention. Puis, tout cesse, soudainement. Tu rouvres les yeux par automatisme, elle se dérobe dans tes bras, faible. Tu la gardes contre toi, faisant attention, tout en regardant autour de toi. Le bazar ! C'est pas possible ! Le petit bar est totalement retourné ! Des personnes ont dû prendre la fuite, d'autres sont cachées. Légèrement ahuri, tu récupères ton manteau, le remettant sur ses épaules. « J’ai envie de dormir… » Tu fronces un peu les sourcils, raffermissant ta prise sur elle. Elle a l'air vraiment épuisée... Et tu refuses de l'abandonner sur un banc, quelque part en ville. Il fait trop froid. Tu ne veux pas non plus l'abandonner à n'importe qui... Soupirant un peu, désespéré par toi même, tu décides alors de la porter. Où ? Bonne question. Tu l'embarques, dans tes bras, voilà tout.

Quelques rues plus loin, vous arrivez à un hôtel plutôt luxueux d'Aurea Luna. Tant qu'à faire... Tu la déposes doucement dans un fauteuil à l'entrée, allant plutôt régler les papiers à l'accueil. Une chambre, c'est tout ce dont tu as besoin. Un lit pour deux ? Heu. Nan, ce sera pas tellement utile, mais tant qu'à faire, tu te précipites, et tu acceptes toutes les propositions qu'on te fait. Punaise, qu'est-ce qu'il faut pas pour qu'il te lâche les basks ! Enfin, les clés dans ta poche, tu retournes vers la demoiselle, l'embarquant de nouveau comme une princesse vers l'ascenseur. Qu'est-ce que tu fais pas pour une pauvre inconnue, franchement... Mais d'un côté, c'est tellement étrange. Tu te sens comme si tu avais une dette envers elle, c'est terrible... Une bonne dizaine d'étages plus tard, vous êtes enfin devant la porte de la chambre d'hôtel. Nouveau soupir. Tu ouvres rapidement la porte en question, et va déposer la petite brune sur le lit. Voilà. Pfiou. Tu vas refermer la porte tout de même, et tu vas t'affaler sur un fauteuil, rapidement. Enfin tranquille. Non pas que tu sois fatigué, loin de là mais... Tu la détaille, toujours aussi curieux. Tu la regardes, tu la scrutes. Tu redessines son portrait mentalement, et tu souris. Elle a fait ça pour toi, tu t'en rends compte ? Tu es vraiment une ordure ! Tu as failli la tuer, elle a tout fait pour te protéger ! Tu regardes ailleurs, nerveusement, avant de finalement, venir déposer un baiser sur sa tempe. « Repose-toi, et si tu as besoin de moi, je serai juste à côté, donc si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, d'accord ? » Lui murmure-tu. Depuis quand est-ce que tu es aux petits soins avec une pauvre mortelle, hein ? Tu te désespères. Enfin, tu souris un peu, puis tu sors de la pièce, refermant la porte. Tu vas t'asseoir dans le salon de la suite, allumant une clope. Et tu fermes les yeux, fredonnant une mélodie qui a bercé ton enfance. Bon sang Lyokha, dans quoi t'es-tu encore lancé, hein ?

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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Lun 21 Jan - 15:06



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE



Fatiguée… Je me sens tellement fatiguée… Oui, j’ai envie de dormir. Maddy est gentil, il me tient dans ses bras. Pourquoi je suis fatiguée comme ça, je ne sais même pas, je ne me souviens plus… Maddy, me laisse pas s’il te plait, me m’abandonne pas… Je veux pas rester dans cet endroit, je veux pu de mon chocolat… ne m’en veut pas, j’ai juste plus envie… Je veux dormir, juste dormir… Je me sens légère… Suis-je en train de flotter dans les airs ? Pourtant, je sens toujours le torse froid de Maddy contre moi… Pourquoi est-il si froid ? Je ne sais pas… et puis, il fait encore plus froid tout à coup, et j’ai encore plus envie de dormir. Je n’ouvre pas les yeux, je le laisse faire. Il est mon ange, il va me protéger… Vous croyez qu’il va m’emmener au paradis ? C’est quoi le paradis ? Vous croyez qu’il y a des papillons là-bas ? J’aime les papillons, mais je n’en vois jamais. Ils n’aiment pas le froid, ils n’aiment pas beaucoup la montagne non plus, hors, il n’y a que ça ici, des montagnes, de la roche et de la neige… Je ne me rappelle que de ça, et de ces papillons que j’ai vu un jour en photo. J’aimerai en voir en vraie, ça doit être beau… Tiens, il faut plus chaud et… je ne flotte pu… J’ai toujours pas envie d’ouvrir les yeux, mais j’ai peur de sombrer aussi. J’aime pas ne plus être dans ses bras. Je veux y retourner… Ah c’est bon, il est de nouveau là… C’est marrant, j’ai l’impression qu’on monte… On va vraiment au paradis ? Pourquoi il s’écarte alors de nouveau de moi ? J’ai mal partout et je n’ai aucune force, mais cela me fait peur qu’il ne soit pas avec moi, j’ai peur qu’il ne soit plus là quand j’ouvrirai les yeux… Et puis… je sens ses lèvres froides sur ma tempe… et ça va mieux…

« Repose-toi, et si tu as besoin de moi, je serai juste à côté, donc si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, d'accord ? »

Je quittais alors le monde des réveillés pour aller dans un monde que je ne connaissais pas. C’est quoi cette grande maison ? Enfin, je crois qu’elle est grande. Je ne vois que le grand plafond avec les poutres en bois. C’est marrant, on dirait qu’il change de couleur. Je trouve cela amusant, ne remarquant pas qu’il s’agit surtout des reflets des flammes d’une cheminée. Je suis bien, je suis au chaud et je me sens toute petite. Autour de moi, c’est tout en osier… je suis dans un panier ? Dans un couffin ? Et puis… il y a cette voix. Elle est belle, elle est douce… c’est une voix de femme… c’est une berceuse ? Je l’aime bien moi… Ça me donne envie de me lever… Tiens, mes mains sont toutes petites… Comme celle d’un bébé… je suis un bébé ?

« Repose toi ma chérie… Maman est là, maman sera toujours là… »

Maman… j’ai une maman ? Je veux voir, je veux la voir ! Je veux savoir de quoi elle a l’air, je veux savoir si c’est yeux sont bleus ou noirs. Je veux savoir si c’est cheveux sont long ou courts, je veux savoir à quoi elle ressemble… Elle continue de chanter, elle doit être belle pour avoir une si belle voix… je veux sortir de ce lit, mais je n’y arrive pas. Je sais ! Mon vent ! J’essaie de le faire marcher pour le lever, mais il n’est pas là. Il faut que j’y arrive… il faut que je la vois… Je ferme alors les yeux pour me concentrer plus fort, et quand je les ouvre de nouveaux… plus rien n’est là…

Je suis couchée sur un grand lit, et la pièce autour de moi et vide… enfin, il n’y a personne. Pourtant, il y a une porte en face légèrement ouverte, et j’ai comme l’impression que quelqu’un est là. Mes côtes me font mal, j’ai l’impression d’avoir un bleu, mais là encore, je ne sais pas pourquoi. C’est bizarre… j’ai rêvé ? J’ai cette musique en tête, et s’en m’en rendre compte, je me mets à la fredonner moi aussi, comme mon ange plus tôt. Me dirigeant vers l’autre pièce, je le trouve alors assis dans un fauteuil avec plein de fumée autour de lui. Ca sent pas bon….

« Dit… c’est quoi cette musique ? »

Comme pour mieux me faire comprendre, je la rechante à nouveau, bien qu’il devait surement m’avoir entendu avant. Je ne peux pas le savoir en même temps, surtout que j’ignore tellement de choses…

« Est-ce que c’est une musique que chante les anges comme toi ? Parce que je crois que j’en ai connu un autre… »

En rêve ? Oui, peut-être mais ça change rien n’est-ce pas ?
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Alyosha Volkov
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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Sam 9 Mar - 23:12



l'innocence d'un pas enneigé.

Innocent people get hurt, and other people, people who are not good,
get to walk around doing anything they want. It’s not fair.


Tu n'aurais jamais dû te mêler de ce qui ne te regardait pas. Pour une fois, ton bon côté à pris le dessus, et tu t'es retrouvé avec une gamine dans les bras. Cette gamine, dans les bras. Tu la connais, ah ça, oui, bien sûr que tu la connais. Mais franchement, tu n'aurais pas pu la laisser s'amuser sur sa fontaine ? Tu n'aurais pas pu l'abandonner au café ? Ou simplement, la laisser dormir sur un banc de la ville, plutôt que de la ramener à l'hôtel ? Non. Non, et mille fois non. Car, quelque part, tu lui dois beaucoup à ladite gamine. Tu lui en as fait voir de toutes les couleurs ! Et il faut croire que Rod t'accorde une deuxième chance, en effaçant ce malheureux épisode de la mémoire de ta victime. Tu es bien trop bon Lyokha... Enfin, tout est relatif. Quand tu parles d'être trop bon, c'est par rapport à d'habitude. Tu déposes doucement le corps de la jeune femme sur le lit, pour la laisser se reposer. Un baiser, aussi froid que la mort, sur la tempe, et tu l'abandonnes à Morphée. Dans le monde des rêves, elle est en sécurité au moins. Du moins, tu l'espères.... Enfin, maintenant qu'elle est bien plus loin, dans les limbes de l'esprit, ne peux-tu pas l'abandonner ? Tu peux t'enfuir voyons ! Tu devrais t'enfuir même... Tu devrais la laisser tranquille, payer la chambre pour une bonne grosse semaine, laisser une lettre, les clefs, et partir, disparaître pour de bon de son petit monde. Tout serait bien plus simple pour elle... Elle ignore qui tu es, c'est parfait non ? Alors, tiens t'en là, et pars, vite.

C'est plus facile à dire qu'à faire. Tu ne peux pas, tu ne veux pas l'abandonner là. Alors, tu fermes les yeux, fredonnant un air de ton enfance. Peut-être que cela va t'aider à te calmer, qui sait ? Oui, qui sait. Alors, confortablement installé dans ton fauteuil, tu respires lentement, tranquillement. Tu te calmes, et tu essayes de ré-ordonner tes pensées. Ce n'est pas chose facile, mais doucement, tu y parviens. Voilà, c'est bien mieux. Et bien sûr, tu n'as pas pris la bonne résolution de la quitter... Alors, tu restes là, sur ta table, et ton esprit se remet à tourner à plein régime. Bon, puisque tu es bloqué ici – et avec ta volonté, c'est ça le pire – autant t'avancer sur ton prochain coup. Alors, tu sors de ta poche, un relevé d'horaires, il faut que tu étudies sérieusement chaque possibilité, alors, tu t'y mets. À contre-coeur ? Plus ou moins, ce n'est pas la partie la plus amusante d'un braquage en fait. Mais bon, tu dois bien passer par là alors... Que c'est long, bon sang. Enfin, nerveux, tu glisses une main sur ta nuque. Et merde, si vous y rentrez par là, ça ne va pas marcher... Tout est à revoir ! Soupirant profondément, tu récupères ton briquet, et tu fais brûler ta feuille, seule preuve restante de votre prochain coup. Tu regardes avec délectation les flammes emporter tout, jusqu'à ce qu'entre tes mains, il ne reste plus qu'une pincée de suie noire.

« Dit… c’est quoi cette musique ? » Sa voix. Pour peu, tu sursautes. En fait, tu te tournes brusquement vers elle, encore sur ta chaise. Et heu. Au passage, tu écrases la clope que tu viens d'entamer dans le cendrier posé sur la table. Puis, retrouvant un agréable petit sourire, tu la regardes, à nouveau. Elle chante, et tu écarquilles un peu les yeux. Même si tu ne le montres pas tellement, tu es vraiment étonné... Cette berceuse, on te la fredonnait quand tu étais tout petit, dans des contrées perdues de ta Russie natale. Alors que, elle, qui devait avoir une vingtaine d'année au plus... Non, c'était trop dur à croire. « Hm.. C'est hum... Une vieille berceuse de mon pays, c'est d'ailleurs étonnant que tu la connaisses... » Tu forces un sourire, pour faire comme si tout allait bien. Ce n'est pas tellement le cas. Tout ne va pas tellement bien en ce moment, pour toi... Enfin, tu souris, comme toujours, et tu laisses les choses aller comme elles viennent. « Tu sais où est-ce que tu l'as déjà entendue ? Si ce n'est pas indiscret, bien sûr... » Tu es étrangement poli, étonnement doux dans tes propos. Es-tu malade, Volkov ? Non. C'est juste, elle... Elle te fait agir bizarrement, différemment.

« Est-ce que c’est une musique que chante les anges comme toi ? Parce que je crois que j’en ai connu un autre… » Les anges... Elle te prend vraiment pour un ange alors... Ce n'est pas qu'une image, au final, pas vrai ? Soupir. Un nouveau soupir s'échappe d'entre tes lèvres. D'un côté, tu brûles d'envie de lui dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. D'un autre, tu te l'interdis. Mais... Tu t'en veux. Oui, toi, tu as des remords, pour la première fois depuis longtemps. Elle est si douce, si innocente. C'est à cause de toi, si elle est dans cet état. « Un ange hein... Aza, viens t'asseoir un instant, s'il te plaît... » Poliment, tu pousses une chaise d'une main, l'invitant par conséquent à l'asseoir. Tu sais que tu te prépares à faire une belle connerie ? Oui, tu en es même plus que conscient, pour ton plus grand désarroi... « Aza, il est préférable que tu saches la vérité... Je ne suis pas un ange, tu sais. Je ne m'appelle par réellement Madison. Je ne suis pas médecin urgentiste à l'hôpital de Spes. Je t'ai caché ma vraie identité pour des raisons que tu ne pourrais même pas comprendre, et crois-moi, c'est bien mieux ainsi... » Et voilà, tu as craqué, tu as cédé, pour elle. Bravo, bien, tu marques des points Volkov. Et si elle finit par faire le lien, hein ? Tu n'oses même pas l'imaginer... Bon sang, dans quoi est-ce que tu t'es encore lancé...

HJ ; retard lamentable, en plus, mon post est moisi de chez moisi. M'en veux pas, par pitié.

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MessageSujet: Re: L'innocence d'un pas enneigé || pv Lyo ||   Lun 18 Mar - 13:31



L’INNOCENCE D’UN PAS ENNEIGE



Cette chanson, cette musique… Je l’avais en tête encore et encore. Elle tournait dedans comme un manège. C’était assez marrant, mais je ne pus du coup m’empêcher de la chanter. C’était pas bête de toute façon, parce que si je ne le faisais pas, Maddy allait se demander de quelle chanson je parlais. Il ne semblait pas alors m’avoir entendu arriver. Avais-je fait peur à mon ange ? Ce serait bien marrant en y pensant. Enfin, en tout cas, il s’était tourné brusquement vers moi, toujours assis sur sa chaise. Ensuite ? Il écrasa le truc qui put… Oui, ça pue vraiment… je me demande ce que c’est qu’en même. Ce n’est pas la première fois que je ses cette odeur je crois, mais j’ai jamais su ce que c’était, ni ce qu’il fait faire avec ce bâton qui fume… le sourire de Maddy me fit oublier d’un coup ce à quoi je pensais, et… il est surpris ? Pourquoi il est surpris ? Il n’aime pas cette musique peut-être. J’aurai peut-être dû me taire… C’était tout moi ça, parfois je parlais vraiment trop vite sans réfléchir…

« Hm.. C'est hum... Une vieille berceuse de mon pays, c'est d'ailleurs étonnant que tu la connaisses...»

Pays d’origine ? De quoi il parle ? Sans me rendre compte je penchais un peu la tête sur le côté comme si cela allait m’aider à comprendre un petit peu. C’est quoi un pays d’origine ? Moi je ne connais qu’Anarkia… Il y avait peut-être d’autre monde ? Oh je voulais aller les voir !!! Vous croyez qu’il allait accepter de m’y emmener ? Peut-être maintenant... Mais j’avais pas préparé mes affaires ! Mais j’ai pas d’affaires non plus aussi… Rah ça fait trop de chose dans ma tête tout ça, enfin, ça va, il me sourit, j’aime bien quand il sourit.

« Tu sais où est-ce que tu l'as déjà entendue ? Si ce n'est pas indiscret, bien sûr... »

Euh… Où ? Là maintenant, tout à l’heure dans mon lit ? C’est quoi la bonne réponse ? Je sais pas moi, je la connais pas… Alors, bah j’hausse les épaules. Je ne savais pas… et pour la première fois peut-être, je n’aimais pas ça. J’avais l’impression d’avoir loupé un truc et si ça se trouve, Maddy n’allait pas être content. Pour essayer de me rattraper alors, je lui demandais si c’était une musique d’ange. Bah oui, si il la connaissait, c’était que ça pouvait en être une, et cela voulait aussi peut-être dire que j’avais déjà vu un autre ange. Deux anges dans ma vie, j’ai de la chance !! Pourquoi il soupire ? J’ai encore dit un truc de mal ?

« Un ange hein... Aza, viens t'asseoir un instant, s'il te plaît... »

Il finit par se lever et approcher une chaise en face de lui, me faisant signe de m’asseoir. Docile, je vins juste là où il me le dit. De toute façon, pourquoi je ne l’aurai pas fait ? Mais je ne sais pas pourquoi, je n’aimais pas ce regard qu’il avait. Il n’allait pas disparaitre un ? Il n’allait pas me laisser toute seule ? Ma main vint se poser sur la sienne, pour être sure qu’il ne parte pas en remuant du nez ou je ne sais quoi.

« Aza, il est préférable que tu saches la vérité... Je ne suis pas un ange, tu sais. Je ne m'appelle par réellement Madison. Je ne suis pas médecin urgentiste à l'hôpital de Spes. Je t'ai caché ma vraie identité pour des raisons que tu ne pourrais même pas comprendre, et crois-moi, c'est bien mieux ainsi... »

Je… je ne comprenais plus rien… Mon regard dut être étrange d’ailleurs, mais je ne m’en rendis pas compte. Il n’était pas un ange ? Il n’était pas mon ange, mais non, il était mon ange ! Il m’avait sauvé ! Maddy n’était pas son prénom ? Bah c’est qu’il devait en avoir plusieurs, c’est pas choquant non ? Moi j’ai bien Aza Elektra… Ne pas pouvoir comprendre ? Non, je ne comprenais pas… mais vraiment pas… Sans prévenir, je vins alors m’asseoir sur ses genoux, posant ma tête sur son épaule avec cette même tête songeuse. Je ne fis même pas attention à sa réaction face à mon geste.

« Tu as raison… je ne comprends pas… »

J’aimais pas trop réfléchir, je détestais ça même, ça me fatiguait. Ce n’était pas que je ne voulais pas essayer, mais, c’était dur… Qu’est-ce qui clochait chez moi, je sais que je suis différente, je ne suis pas débile non plus, juste… différente… Mais, cela ne voulait pas dire que je ne voulais pas essayer de bien faire, et là, je voulais bien faire avec Maddy, si bien que ma main vint sur sa joue avant qu’il n’eut le temps de bouger et que je vins déposer un baiser sur sa joue. Elle était toute froide, mais j’aimais bien ça.

« Tu sais quoi ? Je m’en moque ! »

Heureusement que son cœur ne battait plus, même si ça, je ne m’en étais pas encore rendu compte, car le pauvre, il aurait eu de quoi faire une crise cardiaque avec tout ce que je pouvais faire ou dire. Mais pourtant, cela ne m’empêcha pas de continuer, plongeant mon regard dans le sien.

« Je ne sais pas qui tu es d’accord… mais je t’aime bien, et… je veux pas que tu disparaisse… »

Non, je ne voulais pas qu’il disparaisse….
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