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 Il y a un commencement à tout.

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Sa-Par
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♆ papiers d'identité.
♆ race : Humain (de Lyokha)
♆ âge : 23 ans (et fou amoureux de Lyokha)
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MessageSujet: Il y a un commencement à tout.   Jeu 6 Sep - 19:29




Il y a un commencement à tout.


Lyokha & Samael
DATE ► 28 janvier 984
HEURE ► Soir, la nuit, vers 21h45.
MÉTÉO ► Il floconne légèrement.
LIEU ► Une ruelle de Spes.
STATUT ► Privé.
RÉSUMÉ ► Rencontre au hasard, entre Lyokha et Samael. Ou comment réussir à ne pas tuer un gosse de 7 ans ayant le sang des Tudor dans les veines. What a Face
VOX POPULI ► Non merci. What a Face

crédit icônes © Tatsuki & Tatsuki


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Dernière édition par Samael E.S. Tudor le Sam 17 Nov - 11:13, édité 4 fois
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Sa-Par
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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Jeu 6 Sep - 19:29

Tu t’ennuies. C’est bien de sortir de temps en temps, surtout pour aller dans les rues en pleine nuit avec ton père. Tu aimes sortir du palais pour découvrir ta ville, la capitale des humains. Tu n’as que sept ans mais tu aimes aller là où on t’emmène. Tu n’as que sept ans mais tu connais déjà beaucoup de choses. L’école, c’est bien, les enseignements au palais, c’est encore mieux même si, parfois, tu préfères t’éclipser pour aller jouer avec ton cousin. Tu es un garçon agité, tu le sais, on te le répète, mais tu sais obéir à ton père. Actuellement, tu es avec lui. Il t’emmène parfois en ville, lorsqu’il veut t’apprendre ce qu’est la vie du peuple. C’est passionnant, tu deviens alors un élève très appliqué. Tu veux qu’il soit fier de toi, tu veux le voir sourire comme avant, tu veux qu’il redevienne ton père adoré, celui qu’il était avant la disparition de ta mère. Alors tu lui obéis, tu te fais sage sous ses ordres, tu essayes d’apprendre, de lui ressembler. C’est difficile, tu en as conscience, mais tu fais de ton mieux. Les adultes t’ont toujours dit que, tant que tu faisais de ton mieux, c’était largement suffisant donc tu y crois.

Sauf que, cette fois, tu n’arrives pas à tenir en place. Voilà plusieurs longues minutes que ton père parle avec un autre homme et qu’il t’a écarté de la conversation. Tu sautilles sur place, tu regardes les flocons tomber sur ton manteau noir, le colorant progressivement de blanc. Tu en as marre de rester sur place, tu veux explorer les rues, tu veux découvrir des endroits que tu ne connais pas. Rester sur place n’est pas encore ton fort, pas en extérieur en tout cas. Tu veux t’en aller mais tu n’oses pas, ton père s’inquiéterait, tu le sais. Et s’il s’inquiète, il te disputera. Alors tu essayes de patienter. Tu comptes les flocons qui tombent sur ton manteau, tu observes la rue, tu notes qu’un chat se dépêche de passer au bout de la rue, certainement pressé de se trouver un endroit plus chaud que la rue pour passer la nuit. Tu t’impatientes, et ton père continue à bavarder. Tu en a marres, tu saute d’un pied sur l’autre en essayant de t’obliger à rester sur place. Ne devrais-tu pas être fatigué à cette heure ? Si, sans doute. Mais le froid te maintient éveillé, tu ne tiens pas en place.

Alors finalement, tu craques. Tu regardes à droite, à gauche... Ton père ne te regarde pas, tu as repéré une ruelle un peu plus loin, partant sur la gauche. Tu ne sais pas du tout où elle peut te mener mais tu as bien envie de te lancer dans ce genre d’aventure. Tu lances un dernier coup d'œil à l’adulte mais comme il ne fait toujours pas mine d’en avoir fini, tu soupires, lâchant un petit volute de fumée blanche illuminée par les réverbères puis prends la fuite. Tu essayes de te faire discret, mais dans le fond tu sais qu’on ne te repèrera pas. Tu connais les adultes, lorsqu’ils sont plongés dans une conversation sérieuse, tu peux faire tout et n’importe quoi, ils ne te verront pas alors tu en profites. Il floconne un peu, ce qui te fait sourire. Les joues un peu rougies par le froid, tu avances d’un pas assuré malgré la pénombre ambiante. Tu ne crains pas le noir, tu en as l’habitude pour toutes ces nuits que tu as passées à explorer le palais dans les endroits que tu refuses d’éclairer.

Tu avances tout de même doucement, parce que tu ne connais pas cette ruelle. Ni la suivante. Ni encore celle d’après. Mais tu t’amuses. Tu joues les explorateurs en territoire inconnu et cela te plait. Tu sais que tu ne seras jamais un explorateur ou un aventurier, parce que ton rôle sera de rester au sein du palais. Tu n’es peut-être qu’un enfant mais cela, au moins, tu le sais bien, on te l’a souvent répété. Alors tu t’amuses de tout et de rien. Tu t’amuses autant que tu le peux. Tu te prends pour un soldat en mission pour l’empire. Tu te prends pour un héros devant aller sauver une demoiselle en détresse. Tu te prends pour un grand, alors que tu ne sais que moyennement manier la dague que ton père t’oblige à garder sur toi. Mais, après tout, tu ne crains rien, n’est-ce pas ? Parce que tu es un Tudor et que la personne qui s’en prendrait à toi aurait beaucoup d’ennuis, tu le sais. Alors tu te crois protégé. Quelle douce naïveté... Mais tu es si mignon ainsi, pourquoi chercher à te changer ?

Le jeune héros que tu es se fait silencieux, tu essayes de te faire ombre en longeant les murs. Deux personnes passent devant toi sans te voir, ce qui te fais sourire. Tu arrives à passer inaperçu et cela te plait. Tu te sens fort, tu veux t’amuser. Tu regrettes simplement que ton cher cousin ne soit pas là, avec toi. Vous vous amusez si bien ensembles... Mais lui n’a pas le droit de sortir, alors tu te fais une raison. Cette nuit encore, tu joueras seul. Les rues, tu les explores, tu les traverses d’un pas sûr, la tête haute comme on te l’a appris. Tu es presque l’Héritier Impérial, tu es un Tudor, tu n’as pas le droit de te comporter comme n’importe qui. Tu fais honneur à ton rang, plus ou moins consciemment. Tu n’as pas encore conscience de tout ce que tu portes sur tes frêles épaules et c’est mieux ainsi. Plus tu mettras de temps à le comprendre, mieux tu te porteras. Tu es mieux dans ton rôle d’enfant innocent. Tu sais t’amuser, tu sais sourire, tu es sûr de toi, de cette manière si douce, si naïve... Quelque part, tu sais que tu devrais être un peu plus adulte mais tu trouves cela ennuyeux alors tu préfères rester un enfant. C’est une bonne décision.

Au final, tu te retrouves dans l’une des rues principales. Tu ouvres tes grands yeux sombres et observes, émerveillé, toutes les lumières qui gardent la rue aussi lumineuse qu’en pleine journée. Tu connais les merveilles que produisent la technologie, tu les vois tous les soirs depuis les fenêtres du palais. Mais tu t’émerveilles toujours de le voir en vrai, sur place, et non pas depuis l’autre côté d’une vitre. Le nez en l’air, tu en oublies le froid, tu en oublies que tes joues te brûlent tant elles sont rouges, tu en oublies tout ce qui n’est pas ces lumières. Tu aimes sortir de la demeure des Tudor, car dans ces moments tu as accès à ce que les autres voient. Dans ces moments là, tu es juste un enfant comme un autre, et non pas le fils de l’Intendant Impérial. Oui, tu as bien conscience de ta différence et cela te blesse, quelque part... Est-ce pour cette raison que tu aimes tant voir la ville ? Est-ce parce que ton père n’aime pas non plus cette distance qu’il t’embarque fréquemment dans les rues ? Peut-être, tu ne sais pas. Tu ne sais pas encore tout, mais tu te promets qu’un jour, tu auras réponse à tout.

Quelques flocons viennent fondre sur le bout de ton nez, ce qui t’arrache un léger frisson. Tu te souviens soudainement qu’il fait un peu froid et tu te frottes les mains, essayant de te réchauffer un peu. Depuis combien de temps es-tu parti ? Tu l’ignores et tu commences à t’inquiéter. On s’est peut-être aperçu que tu avais disparu. Alors tu tournes brusquement les talons et détale dans les ruelles, essayant de retrouver ton chemin. Seulement, il y a des endroits où la neige a été tassée, où elle est dure, glissante. Tu ne regardes pas tout le temps où tu mets les pieds, tu ne vois pas qu’il y a un endroit comme cela juste devant. Tu glisses... Et tu tombes, gémissant un peu. Tu as mal aux mains, mal aux genoux. Tu t’assois dans la neige et regarde un peu les endroits douloureux. Tu t’es un peu écorché les paumes, ton pantalon est déchiré sur un genou et celui-ci est dans le même état que tes paumes. Tu fais la grimace, tu vas te faire disputer. Ton père s’énerve à chaque fois que ta chère petite sœur ou toi êtes blessés. Tout à coup, tu es moins pressé de retourner sur tes pas. Tu fais la moue et ravale tes larmes avant de te relever en t’essuyant les mains sur ton pantalon bleu marine. Tu ne vois pas si tu fais ou non des tâches de sang dessus mais tu t’en fiches pour le moment, ce n’est pas le plus important.

Tu reprends donc ton chemin, trainant un peu des pieds. Tu ne veux plus retourner là-bas, tu sais qu’il va te disputer et qu’après, vous allez rentrer. Tu n’en as pas envie, tu veux rester dehors. Tu veux aller dans des endroits que personne ne connait, tu veux connaître ta ville de fond en comble. Tu veux tout voir, tout savoir. Tu t’en fiches que ce soit l’heure de te coucher, tu t’en fiches de savoir que tu seras fatigué demain. Pour le moment, tu veux profiter de ton temps dehors. Tu shootes un peu dans la neige. Tu ne veux pas repartir... Tu fixes le sol, faisant toujours la moue. Tu devrais pourtant savoir qu’il faut toujours regarder devant soi, surtout quand on est petit comme toi. Sinon, on risque de bousculer quelqu’un. Crois-tu donc qu’il n’y a personne à cette heure ? Erreur. Tu fonces malencontreusement dans quelqu’un. Surpris, tu perds l’équilibre et glisses une nouvelle fois, retombant sur les fesses. Tu grimaces un peu et lèves timidement les yeux vers la personne dans laquelle tu viens de foncer.

-Oh... Pardon Monsieur, je ne regardais pas où je marchais...

Tu es poli, on t’a appris à l’être. Tu appliques donc cet enseignement. Quand tu es en tord, tu te dois de présenter tes excuses. Un Tudor ne demande jamais pardon répète souvent ton paternel. Mais tant que tu es incapable de comprendre ce qu’il veut dire par là, tu te dois d’appliquer la première règle. Tu te relèves puis observes l’homme dans lequel tu as foncé. Tu n’es pas intimité, pourquoi le serais-tu ? Ce n’est qu’un homme après tout. Tu ne crains personne. Alors tu le fixes. Qui se promène dans ces rues en pleine nuit, à part ton père et lui ? Tu aimerais bien savoir. Sur le moment, tu en as oublié qu’il n’y a pas que des humains dans les rues de la capitale. Peut-être devrais-tu te montrer plus méfiant, jeune Tudor...

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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Ven 7 Sep - 20:26




and i don't want the world to see us, cause i don't think that they'd understand.

Hiver. Il fait toujours aussi froid. Tu regardes par la fenêtre de cette chambre d'hôtel. Tu contemples comme un gamin, les flocons tomber. Étrangement, ça t'arrache un triste sourire. Certainement car ça te rappelle avant, qu'à cause de ça, tu te souviens de ta vraie patrie. Ton pays natal, tes terres d'origine. Comment les oublier, hein ? Et même si ça n'éveille pas que des bonnes choses en toi, tu adores la neige. C'est comme toi la neige : blanc, froid. Exception faite de la pureté, car tu es sans aucun doute le dernier des saints sur cette planète. Verre à la main, tu engloutis tranquillement les dernières gouttes d'alcool. Ça te brûle la gorge, mais en un sens, 'est pas plus mal. Ça t'évite de trop penser à toutes ces proches de sang qui se baladent sous ton nez, quelques étages plus bas, dans les ruelles.

Non mais quelle épreuve finale, franchement. C'est comme si on t'enfermait dans un garde-manger alors que tu es encore à la diète. Ils exagèrent, bon sang... Tu retiens un soupir de justesse, en constatant sur le calendrier accroché au mur, ces trois croix rouges. Tu n'as passé que trois jours ici. Plus que quatre. Quatre de trop. Plus que ? C'est déjà beaucoup trop pour toi. Malgré les poches d'hémoglobine qu'on te donne tous les jours pour calmer ta soif, te nourrissant comme un lion en cage, tu as l'impression de faiblir. Certes, ce n'est que dans ta tête, car physiquement, tu te portes on ne peut mieux. Soupirant cette fois-ci, en t'entendant penser encore trop fort, tu poses le verre sur la table. Tu veux sortir. Tu dois sortir. Tu vas sortir. La pression est forte, tu en es parfaitement conscient. Mais tu n'en peux tout simplement plus, d'attendre. Certes, c'est le test qui veut ça, hé bien, qu'il aille voir en enfer si tu y es, ce fichu test ! Sous le regard mal avisé de ta soeur, tu rentres dans ta chambre, et récupères quelques affaires. Alors alors... S'il fait frais... Tu es loin de craindre le froid, ah ça, on ne peut pas dire le contraire ! Vu d'où tu viens, et où tu as vécu la plupart du temps... « Lyokha, qu'est-ce que tu... » T'interpelle ta soeur. « J'en peux plus, je sors. » Elle soupire profondément, et secoue la tête de gauche à droite, désapprobatrice, mains sur les hanches. « C'est bien trop risqué... Ca ne fait que trois jours que... » Tu la coupes, souriant. « Voyons Zéphyr. Il n'y a presque personne dans les rues à cette heure... » Elle secoue à nouveau la tête. « On est en centre-ville, crétin. Les gens sortent, le soir. » Tu soupires à ton tour. Ne peut-elle donc pas te faire confiance ? À toi, son frère aîné ? Vous restez à vous regarder dans le blanc des yeux, en silence pendant un bout de temps. Finalement, tu retrousses ta lèvre inférieure, et lui fais tes yeux de chien battu. Elle lève les yeux au ciel, désespérée par ton comportement. Ultime soupir de la part de la brune, et elle reprend. « Qu'est-ce que je peux bien dire, hein ? Vas-y, je ne vais pas te retenir. Mais si t'as des ennuis, faudra pas pleurer dans nos jupons. » Ton regard exprime un mélange de satisfaction, de jeu, et d'inquiétude. Du coup, tu rigoles un peu, alors que tu entreprends d'enfiler ton manteau, et répondre à la perche qu'elle te tend par la même occasion. « Vos jupons ? Par les dieux du Nord, Finnick est une fille ? » Tu prends un air exagérément outré, choqué. Elle ne voulait pas dire ça, ça se voit à la moue qu'elle affiche. « Mais ! » Tu coupes à nouveau court à la conversation. « Bonne soirée soeurette ! » Un large sourire plutôt moqueur, et tu disparais, refermant la porte de la suite derrière toi. Ah, celle là, elle ne l'avait pas volée.

Dans le couloir, tu croises une connaissance. Par pur automatisme, tu détournes le regard, pour faire comme si tu ne l'avais pas vu. Visiblement, ça fonctionne puisqu'on ne tente pas de t'arrêter. C'est ça oui, passe, vite. Loupé... En passant à la hauteur de cette personne qui ne te connaît que trop bien, cette dernière te plaque sans ménagement contre le mur. « Où est-ce que tu crois aller comme ça, hein ? » Tu grimaces un peu et finalement, soupires. « Manger une pomme d'amour en haut de la grande roue avec mon petit copain. » Tu bats des cils comme une gamine de show américain. Il soupire profondément, agacé. Ah ça oui, tu l'agaces au plus haut point, ton cadet. « Lâche-moi Finn, j'ai juste besoin de prendre l'air. » Il te rattrape par le bras, et te ramène en toute hâte à l'appartement. Tu rentres, forcé, et dégoûté. Tu te retiens de protester, de pester contre eux, et les dieux savent que c'est laborieux. Du coup, tu te tournes vers eux. « Papa, maman, je peux sortir avec Steven pour la soirée ? » Tu te moques ouvertement d'eux, ils l'ont mérité, d'un côté. Ils ont la même réaction désespérée, au même instant : ils lèvent les yeux au ciel. Pff. « Lyokha, je doute que tu sois vraiment prêt à... » « J'ai besoin de prendre l'air. » Ta voix est ferme et claire. Comme tu es une sacrée tête de mule, tu ne vas pas lâcher l'affaire aussi facilement. « Bah... Ouvre un peu la fenêtre, si ce n'est que ça. » Une moue boudeuse apparaît sur ton visage. Okay...

Tu vas donc vers ladite fenêtre, profondément désespéré. Jusqu'à ce que... Mais oui ! Bingo ! Tu l'as, ta solution ! Tu réprimandes difficilement ce large sourire, jouant plutôt les gamins boudeurs. Tu ouvres donc la fenêtre, puisque tu as le droit, sous le regard plus que suspicieux de tes cadets. Non non, tu n'enlèves pas ton manteau, bien au contraire. Tu te penches un peu par la fenêtre, regarde en bas... Ouais... Enfin, c'est haut quand même. Tu déglutis un peu, et fais mine de respirer. Juste respirer. Quelques goulées d'air frais plus tard, tu décides qu'il est temps de te lancer. Alors, tu le fais ? Bien sûr. Posant tes mains sur le bord du cadre de fenêtre, tu expires un bon coup, et tu y vas. Ce que tu fais ? C'est bien simple : tu sautes par la fenêtre. Y'a un bon paquet de neige en bas, ça devrait largement amortir ta chute. Finnick se précipite derrière toi pour te rattraper, mais trop tard. Tu flottes déjà dans les airs, prêt à t'écraser quelques mètres plus bas. Tu l'entends ruminer une insulte dans ton dos, tu te contentes de l'ignorer. Et tu t'écrases, comme une pauvre... Mouais, on va passer les détails. Tu t'écrases, et tu ne peux retenir un hurlement de douleur. Enfin, pas tellement un hurlement, vu que tu serres fort les dents pour l'étouffer... Chien que ça fait mal. Tu te redresses un peu pour constater les dégâts... Ca à l'air d'aller plutôt bien. Bon. Maladroitement, tu te relèves, t'appuyant contre le mur pour te soutenir tant bien que mal. Oui, voilà, ça devrait aller. Nouveau soupir, l'air victorieux, et tu es reparti. Tu te retournes tout de même pour regarder la tête de ton frangin, par la fenêtre. « Désolé les mochettes, j'vous abandonne pour la soirée ! » Rapide salue militaire bien peu solennel, et tu files en courant avant qu'il n'ait l'idée de te rattraper. En effet... Le centre-ville est... Bondé... Tu déglutis, plusieurs fois. Tu dois te calmer, tu peux te calmer. Non... Il y a trop de monde... Alors tu retiens ta respiration. Aspirer de l'air devient un supplice par ici... Tu déambules rapidement dans les rues, sous ton manteau sombre. Évite leur regard, évite tout court de les regarder, ce sera une bonne chose de faite. Tu finis par te dire que tu aurais dû écouter tes cadets... Tu ne vas pas tenir longtemps, la tentation est si forte... Tu dois fuir les rues où il y a encore des passants, tu as besoin de respirer. Trop tard, tu inspires. L'odeur du sang te brûle la gorge, et tu es prêt à faire un massacre. Non, tu dois résister, tu peux résister... Alors, tu changes rapidement de chemin. Tu empruntes des ruelles bien moins populaires. Voilà, ça devrait être mieux.

Malheureusement, dans ta folle course, un gamin te fonce dedans. Tu piles, comme si on venait de t'interrompre dans une cérémonie capitale. Le gosse en retombe sur les fesses. Tu écarquilles les yeux, tellement largement qu'ils pourraient tomber de leur orbite. Oh la la, c'est vraiment mauvais tout ça ! Quoi donc ? Ce sang. Cette odeur de sang tellement... Tu serres les dents, à t'en péter les mâchoires. Tu ne dois pas craquer. Tu ne peux pas craquer. Alors qu'il relève le regard vers toi, tu lèves un maximum le menton, comme pour éviter cette odeur qui vient te chatouiller le nez. Tu constates d'un simple coup d'oeil qu'il est écorché au niveau des paumes et d'un genou. C'est trop, bien trop pour toi. « Oh... Pardon Monsieur, je ne regardais pas où je marchais... » S'il le pouvait, ton rythme cardiaque s'accélérerait considérablement. Il s'excuse, mais tu n'y prêtes même pas attention. Non, tu es trop focalisé sur la neige qui tombe, pour éviter de le mordre. Mais ce sang semble si... Particulier... Rien que son parfum... C'est une invitation à la dégustation, ni plus, ni moins. Tu te dois de résister. Absolument... Tu devrais fuir loin, vite. Tu devrais l'éviter à tout prix. Et pourtant, tu restes planté là, devant lui. Finalement, tu attrapes une de ses mains. Brûlante. Comme le sang qui coule dans ses veines. Tu constates un peu plus qu'il saigne, et tu louches sur le liquide brillant... « C... C'est de... De ma faute... ? » Tu poses la question pour penser à autre chose. Tu poses la question car c'est la seule chose à laquelle tu peux te raccrocher actuellement. Tu n'en as, en réalité, rien à faire que ce soit de ta faute ou non. Tes paupières commencent à trembler légèrement, la pression qui s'abat sur toi est de plus en plus forte. Résiste. Mord. Au final, tu ne sais plus quoi faire. Tu t'accroupis par automatisme devant lui, et lui sourit gentiment. Tu devrais fuir pour ta vie, gamin. C'est ce que tu brûles d'envie de lui crier au visage. Et pourtant, tu ne fais rien. Rien du tout à part loucher de plus en plus sur son cou. Loucher sur cette artère qui bat au rythme de son petit coeur. Cette artère que tu désires percer de tes dents.

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falling out of love is hard, falling for betrayal is worse, broken trust and broken hearts, i know. and now when all is done there is nothing to say, all we had is gone. tell them I was happy, and my heart is broken, all my scars are open, tell them what i hoped would be impossible.
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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Sam 8 Sep - 10:53

Tu as toujours aimé sortir, voir autre chose que le palais que, au bout de sept longues années d’exploration, tu commences à connaître par cœur. Tu aimes bouger, tu aimes faire de nouvelles découvertes. Tu aimes vivre en extérieur, même si tu ne te plains pas de l’enfermement. Tout endroit peut devenir ton domaine, le temps d’une sortie, le temps d’un jeu. Tu sais t’adapter au terrain, tu es encore suffisamment jeune pour avoir cette capacité. Tu t’en amuses, tu joues. Tu profites de ces moments où tu n’as aucune obligation, que ce soit pour le protocole, pour tes études ou simplement pour faire plaisir à ta famille. Tu es libre de faire ce qui te plait. Liberté bien illusoire puisqu’elle reste contrôlée par les adultes. Tu en as plus ou moins conscience, pas complètement, tu es encore trop jeune pour saisir la logique de ceux que tu appelles les "grands". Ils sont étranges et étranges à tes yeux, parfois. Voir tout le temps. Ils te répètent souvent que tu comprendras lorsque tu seras grand. Alors d’un côté, tu as hâte de grandir parce que tu n’aimes pas ne pas comprendre. Mais d’un autre côté, tu sais que, comme ton père, tu devras faire ton devoir et tu es déjà moins pressé. Tout cela reste très confus dans ton esprit, alors ces questions, tu évites de te les poser et tu contemples simplement le spectacle de la capitale illuminée au cœur de la nuit. C’est un spectacle dont tu penses ne jamais te lasser tellement c’est beau. Tu es bien un humain, pour toujours t’émerveiller de ce que tes semblables savent faire.

Mais tu as aussi conscience d’une chose : tu ne dois pas inquiéter ton père. Celui-ci s’énerve facilement depuis deux ans, depuis que ta mère vous a quitté. Il te dispute à chaque fois que tu te blesses, tu sens très souvent son regard posé sur toi et tu ne comprends pas, une nouvelle fois. Tu ne comprends pas pourquoi il s’inquiète autant pour toi. Tu se blesses régulièrement, non pas par maladresse mais parce que tu n’es pas toujours très concentré lorsque tu joues, parce que tu essayes des jeux qui ne sont pas de ton âge. Te souviens-tu de cette fois où tu as joué avec les robot d’entraînement, activant un niveau élevé ? Te souviens-tu de la correction à laquelle tu as eu droit ? Te souviens-tu de cette peur que tu arrivais à lire dans les yeux de l’Intendant Impérial ? Oui, tu ne peux pas l’oublier. Alors tu te raisonnes et tu te détournes de ce spectacle. Tu dois faire demi-tour, tu dois le rejoindre. Ce que tu fais, un peu à contre-cœur. Tu crains la punition, tu crains de l’inquiéter, alors tu détales. Es-tu en mesure de retrouver ton chemin au milieu de ces rues que tu ne connais pas ? Tu l’ignores, tout ce que tu sais c’est que tu fonces. Tu dois retourner là d’où tu viens, c’est important.

Mais comme précédemment dit, tu te déconcentres facilement. Tu ne regardes pas toujours où tu poses les pieds. Alors tu ne vois pas forcément tous les endroits où la neige a été tassée par les passages. Tu ne vois pas cette plaque de neige sur laquelle tu marches, mais tu la sens. Tu te sens partir en avant, dans un réflexe tu mets les mains en avant pour te rattraper. Tu aurais dû mettre des gants, d’abord pour protéger tes petites mains d’enfant du froid, ensuite pour les protéger de ce genre de scénario. Tu aurais dû t’en douter, les choses ne fonctionnent jamais comme tu le souhaites. Tu as mal aux mains, tu as mal aux genoux. Tu as une petite idée de ce qu’il t’arrive mais tu t’assois tout de même dans la neige, décidant d’ignorer le froid, pour vérifier. Tes paumes saignent un peu, dans la pénombre tu vois un peu de sang s’écouler. Tu soupires et regardes tes genoux. Ton pantalon s’est déchiré d’un côté, et le genou concerné est dans le même état que tes paumes. Tu fais la moue tout en te relevant. Ce n’est pas une bonne nouvelle que celle-là, quand ton père verra que tu t’es blessé, il va vraiment s’énerver contre toi et, cela, tu le redoutes plus que tout. Tout à coup, tu es moins pressé de revenir sur tes pas... Mais tu sais que tu n’as pas le choix alors tu essuies tes mains sur son pantalon bleu marine, retirant un peu le sang qui continue de s’écouler en très petite quantité et les quelques minuscules cailloux qui se sont incrustés dans ta chaire.

Puis tu reprends ta route, avançant presque à reculons. Non, cette fois, tu ne veux pas rentrer car tu sais que, à l’instant où il te verra, c’en sera fini de la promenade, vous rentrerez tous les deux au palais et tu n’en sortiras pas pendant un long moment. Alors tu traînes des pieds, tu regardes ceux-ci, tu shootes dans la neige. Ne serais-tu pas en train de bouder ? Si, très certainement. Parce que tu sais que tu es en tord, parce que tu sais que tu ne devrais pas être là et que cela va se solder par un retour direct à la case départ. Tu ne veux pas donc tu regardes le sol, histoire de ne pas glisser à nouveau sur de la neige. Mais il n’y a pas que par-terre que tu devrais surveiller. Tu l’as visiblement oublié, un choc vient te le rappeler très rapidement. Tu fonces dans quelque chose de mou mais qui ne cède pas. Surpris et sous le choc, tu perds une nouvelle fois l’équilibre et retombes sur les fesses. Tu grimaces un peu, ce n’est pas des plus agréable. Puis tu lèves les yeux vers la personne que tu viens de bousculer tandis que tu lui demandes pardon. Tu es poli, on t’a appris à l’être et tu l’est de manière naturelle.

Par contre, tu penches la tête de côté, intrigué par son comportement. Il ne te regarde pas, il regarde la neige, le nez en l’air. C’est étrange, tu n’es pas habitué à une telle réaction. Alors finalement tu fronces les sourcils et te relèves, retirant la neige de sur ton pantalon. Tu le regardes, simplement curieux. Qui peut donc se balader dans les rues, en plein hiver alors qu’il fait nuit ? Surtout que, d’après ce que tu peux voir, il n’a pas un manteau très chaud, contrairement à toi. Tu ne bouges pas, tu n’as pas peur de lui, et d’ailleurs cette idée ne te traverse même pas l’esprit. C’est juste un homme, plus jeune que ton père. Tu ne saurais pas trop dire quel âge il a, tu es encore trop jeune pour être en mesure de juger. Tu te contentes de le fixer, comme si l’observer te permettrait de savoir pourquoi il est là. Tu le regardes prendre une de tes mains brûlantes malgré le froid. Brûlante à cause du liquide vital qui s’écoule encore un peu dessus, sans doute. Tu te demandes pourquoi il louche ainsi sur ta main, tu trouves cela étrange. Puis sa voix vient briser le silence, d’une manière peu assurée. Si c’est de sa faute ? Tu souris un peu et secoue négativement la tête. La réponse est tellement évidente pour toi.

-Non, ce n’est pas de votre faute. Je suis déjà tombé tout à l’heure.

Tu ne te rends pas tellement compte que tu parles parfaitement bien, voir trop bien pour un enfant de ton âge. C’est à cause de ton rang, du milieu dans lequel tu vis. Tu es de la famille impériale, tu as eu des professeurs pour t’apprendre à parler à la perfection, c’en est naturel. L’homme devant toi va-t-il en être surpris ? Tu l’ignores, tu n’y songe même pas, bien trop occupé à l’observer, à essayer de comprendre ce qu’il fait. Tu trouves qu’il n’a pas l’air très bien. Tu es suffisamment près pour remarquer que ses paupières trembles légèrement, alors qu’il s’accroupit devant toi. Il est étrange à tes yeux. Il te sourit et, par automatisme, tu lui retournes son sourire. Dans la pénombre, tu suis le trajet que fait son regard sur toi. Il regarde ton cou, et c’est là quelque chose qui te surprend donc tu tentes de rassembler tes souvenirs pour deviner ce qui ne va pas. D’ailleurs, tu fronces un peu les sourcils et récupères ta main pour la passer dans ton cou, vérifiant que tu ne t’es pas blessé à cet endroit, même si tu en doutes. Inconsciemment, tu étales aussi quelques gouttes de sang sur ta peau. Tu n’y fais pas attention en vérité, tu es juste ravi de constater que non, tu ne t’es pas blessé à cet endroit. Tu reportes ensuite toute ton attention sur lui, toujours aussi intrigué.

-Pourquoi regardez-vous mon cou comme... Ça...

Tu t’arrêtes un peu en plein milieu de ta phrase et tu fronces à nouveau les sourcils. Une idée vient de te traverser l’esprit. Tu te souviens des quatre peuples présents sur Anarkia. Les loups-garous, les vampires, les humains et les sorciers. Tu as rencontré des personnes de toutes ces origines, ce genre de réaction fait écho dans ta mémoire. Tu te souviens de ton père te mettant à l’écart des vampires parce que ceux-ci te regardaient d’une drôle de manière, louchant plus spécialement sur ton cou. Tu te souviens et tu fais le rapprochement. Mais tu n’as aucune preuve alors tu ne sais pas. Tu as juste un doute. Alors tu te mordilles la lèvre, intrigué, réfléchissant. Que disent tes professeurs sur les vampires ? Qu’ils ne sortent que la nuit, ne supportant pas la lumière du jour. Qu’ils boivent le sang des autres peuples pour survivre. Alors tu le fixes, ne sachant pas quoi dire. Mais tu n’es pas du genre à te taire quand des questions font surface dans ton esprit. Pas du tout même. Alors pourquoi hésites-tu, cette fois ? Tu ne devrais pas, tu as l’habitude te discuter avec des inconnus. Tu reprends donc la parole.

-Qui êtes vous ?

Ce n’est pas poli de demander ce qu’il est, alors tu préfères la question classique : qui est-il ? Devrais-tu le craindre ? Oui, très certainement. Le crains-tu ? Non, absolument pas. Tu n’as pas appris à les craindre. On t’a appris à les respecter, aussi bien que n’importe quel autre habitant de la planète. Humain, vampire, sorcier, lycan, quelle est la différence pour toi ? À part les capacités et l’instruction de chacun, toi, tu n’en vois pas. Tu réfléchis comme on t’a appris à réfléchir. Et là, tu souhaites comprendre qui est la personne en face de toi. As-tu raison ? Est-ce un vampire ? Tu l’ignores encore. Tu as des doutes, tu devrais avoir peur, tu devrais t’enfuir. Mais tu ne le fais pas, tu restes sur place, devant lui, à le regarder. Cette attitude finira par t’attirer des problèmes...

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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Sam 8 Sep - 21:10


kill me i'm a monster. you made me cruel but i'm not a failure.

Tu es tellement idiot. Tu pensais pouvoir résister combien de temps, de toute façon, hein ? Tu savais parfaitement en arrivant ici que tu ne tiendrais jamais une semaine complète. Pourquoi t'être entêté à relever le défi ? Peut-être pour récupérer cette confiance qu'ils ont perdue pour toi. Tu sembles pourtant oublier que, même si tu n'as qu'une seule parole que tu n'as encore jamais brisé, c'est plutôt vu comme un acte suicidaire, que de te faire confiance. Tu es un monstre, après tout. Une bête sanguinaire qui tue pour son bon plaisir. Réfléchissant un instant, devant cette fenêtre, sous le regard plus que suspicieux de tes cadets, tu t'apprêtes à prendre une décision. Si tu te crois prêt ? Oui. Si tu es prêt ? Certainement pas. Te faire sortir d'ici serait... Oui, je pense qu'une nouvelle fois, on peut utiliser le terme de suicidaire. Mais tu aimes les défis, repousser tes limites un maximum. Et ce, même si plusieurs vies sont en jeu. Enfin, avec un peu de chance, il n'y aura pas trop de monde ce soir, dans les rues... Et tu ne peux malheureusement qu'espérer, car tu es quand même en plein centre-ville. Alors, après mure réflexion - quoique prise en toute hâte -, tu sautes par la fenêtre. Certes, ce n'est pas très... Délicat. Mais aux enfers la délicatesse, tu n'es pas une fiotte. Alors, tu essayes d'amortir ta chute en moulinant des bras, jusqu'à te ramasser dans un tas de poudreuse. Bon, ça va, il y avait quand même un bon coussin de neige, pour amortir ta chute. Sans plus attendre, tu te redresses, et tapes tes bras et tes jambes pour enlever les flocons de neige qui recouvrent désormais une bonne partie de ton manteau. Après avoir frotté de tes mains nues pour enlever le moindre résidu blanc sur ta veste sombre, tu fais craquer ta nuque. Ça va, la chute n'était pas si douloureuse, malgré tout. Tu tournes la tête vers la fenêtre, constant que la tête de Finnick sort par cette dernière. Bah quoi ? Tu souris, insolent. Trop insolent. Il lance une insulte à ton attention, tu hausses simplement les épaules, carrément indifférent. En revanche, tu files très rapidement en courant : il vaut mieux qu'il ne te rattrape pas. Tu es bien loin d'avoir peur de ton frère. Très loin. Mais tu veux passer cette nuit comme tu l'entends, sans gamin pour te brider. Même si, d'un côté, ce serait bien plus raisonnable...

Tu détales dans les rues principales, et tu commences lentement à perdre ton sourire. Il y a du monde. Quelques couples qui se baladent la main dans la main. Des enfants qui courent devant leurs parents. Des badauds qui profitent de la lueur des lampadaires pour se promener en ville. Au début, tu fais comme si de rien n'était. Bien sûr... C'est insouciant, que d'agir ainsi... Et tu finis par serrer les dents. Un peu d'abord. Tu relèves légèrement le menton, comme pour éviter ces effluves d'hémoglobine qui viennent te chatouiller les narines... Tu as du mal à te contrôler. Vraiment beaucoup de mal... Et pourtant, malgré toutes ces saveurs qui te tentent, tu résistes. C'est laborieux. Dur pour toi, physiquement, mentalement. Alors, tu finis par ne plus respirer. Au moins, tu effaces un peu cette tentation omniprésente. Les gens ne prêtent pas forcément attention à toi, même si d'un côté, ça ne se lit pas sur ton visage, que tu es un vampire... Et s'ils le savaient, ils essayeraient certainement de presser le pas devant toi. Les yeux légèrement écarquillés, tu fais attention à ce qu'on ne vienne pas trop près de toi. Mais tu dois respirer... Tu n'en peux plus... Tu es loin d'être apnéiste professionnel, alors... Tu cèdes. Comme un faible, tu cèdes, et tu aspires une bonne goulée d'air frais. Il te brûle la trachée, alors que ce délicat parfum de sang te brûle l'oesophage. Comment résister, hein ? Tu en es tout simplement incapable. La preuve : les seules fois où tu as tenté de résister, tu as presque fait un génocide. Tu te répètes une nouvelle fois que tu n'aurais jamais dû sortir de cette suite d'hôtel... Enfin, avec un peu de chance, tu ne vas pas faire de bêtise. Mais vu que la chance, c'est pas tellement ton truc... Différentes saveurs viennent chatouiller tes narines. A négatif. B positif. Universel. Un peu de tout, comme une cuve de mélanges... Doucement, tu commences à voir avec un peu plus de contraste. Le rouge ressort un peu plus que d'habituel. Tes sens sont totalement affolés... Tu ne vas pas tenir. Tu ne peux plus tenir. Chaque regard sur un de ces mortels te brûle un peu plus, c'en devient insupportable... Alors, tu prends plutôt les petites ruelles. Là, il y a moins de monde, tu en es sûr et certain.

Et en effet, il y a bien moins de monde dans les petites ruelles sinueuses, et autres allées peu empruntées le soir. Tant mieux. Ça t'aide à évacuer toute cette pression qui s'abat sur tes épaules. Tu as déjà été soumis à plus rude tentation, tu t'en souviens parfaitement. Mais ce soir, tu dois résister un minimum, pour acquérir leur confiance, à nouveau. Tu évites les regards, tu cherches juste la tranquillité. Si ce soir, tu n'en tues aucun... Ce sera déjà un bon pas de fait en avant. Un bond même. Respirant calmement, essayant tant bien que mal de calmer ces pulsions bien trop sauvages, tu finis par atteindre cette fameuse ruelle. Avant d'y arriver, tu ne pouvais pas savoir qu'elle changerait beaucoup dans ta vie. Trop même. Revenons à l'instant présent : alors que tu presses le pas pour fuir la foule, quelqu'un butte contre toi. Cette mystérieuse chose est bien plus petite et bien moins résistante. Pendant un instant, tu hésites à regarder. Non, ce n'est certainement pas un chien : ces animaux sont assez agiles pour se décaler avant la collision. Alors tu cèdes à ta curiosité, et tu jettes un timide coup d'oeil vers en bas, voir s'il n'y a pas trop de casse. Quelle idée. Rien que par ton odorat sur-développé, tu comprends qu'il y a du grabuge. Le gamin est blessé aux paumes et à un genou. L'odeur de son sang est... Diablement attirante. Les yeux exorbités, prêt à céder à cette soif irrépressible qui te brûle la gorge, tu essayes de te concentrer sur autre chose. La neige qui tombe, par exemple. Oui, c'est une bonne chose... Mais tu ne vas pas rester planté là, carrément muet, alors que le gosse vient de s'excuser. Au moins, il est poli, c'est une bonne chose... Mais ça ne veut malheureusement pas lui sauver la mise. Tu vas céder, tu n'en peux plus. Tu veux t'abandonner à ce désir, laisser la frénésie te prendre, une fois de plus.

Il penche la tête de côté, comme intrigué par ton comportement. Quoi, il n'a jamais vu un vampire de sa vie ? Probable. Tu penses soudainement qu'on l'aurait déjà bouffé, sinon. Après tout, il semble délicieux. Bon. Bon à en crever. Et toi, tu brûles d'envie de planter tes deux canines acérées dans la chair de son cou. Tu meurs d'envie de le sentir tressaillir sous ce baiser mortel. Le sentir mourir dans tes mains, dans tes bras. Et voilà que tes pulsions meurtrières s'en mêlent... Elles font la paire, de toute façon. À contre coeur, tu attrapes une de ses mains dans les tiennes. La sienne est brûlante. Les tiennes sont froides. Aussi froides que cette neige d'hiver. Même si tu t'en fous pas mal, tu lui demandes si c'est de ta faute pour ses mains et son genou. Il secoue négativement la tête, et sourit. Un sourire si candide, si innocent. « Non, ce n'est pas de votre faute. Je suis déjà tombé tout à l'heure. » Votre faute ? Il te tutoie, en plus. Qu'il semble poli, bien élevé. Il pourrait être vulgaire avec toi, tu n'en aurais rien à faire, puisque tu ne l'écoutes qu'à moitié. Son sang. Son sang t'appelle. Il t'invite à le mordre, un peu plus, à chaque inspiration que tu voles... Ce parfum est si... Différent de tous ceux que tu as pu goûter jusque là. Et par les dieux du Nord, tu en as goûté, des sangs... Celui-ci est juste... Si particulier. Tu ne peux plus résister, et pourtant, tu t'efforces de rester à ta place. Tes paupières se remettent à trembler, et le rouge ressort, un peu plus, comme tout à l'heure. C'est mauvais, très mauvais... Pour lui surtout, car au final, toi, tu n'attends qu'une chose : sauter à son cou, et le vider. C'est vil et cruel, que de le dire comme ça... Mais pourquoi prendre des gants avec la vérité elle-même ? Si tu dégoûtes toi-même ? Pas du tout. Tu en es encore bien loin même. Tu t'accroupis juste devant lui, et l'odeur est plus que jamais à caresser ton nez. Qu'est-ce que tu attends, mords. Voilà ce que ta conscience te dit... Minute, t'as une conscience toi ? Non, ton instinct plutôt, qui te dicte ta conduite. Tu lui souris, il te sourit en retour. Insouciant, naïf. Comme tant d'humains, comme tant d'enfants.

Tu louches alors méchamment sur son cou. Il t'invite, l'artère bas, tu peux le voir, presque le sentir. Dans l'air, la délicate odeur de son sang se propage. C'en devient impossible pour toi de résister... Et pourtant, tu attends pour le mordre. Rien ne te retient non. Sauf peut-être quelques-uns de tes vieux souvenirs... Il glisse une main sur son cou, y glissant quelques gouttes de sang au passage. Il t'invite à le mordre, non ? Tu regardes le liquide carmin teinter sa peau blanche d'une couleur bien plus vive, et tu serres un peu plus les dents, passant pourtant nerveusement le bout de ta langue sur la pointe de tes canines. « Pourquoi regardez-vous mon cou comme... Ça... » Sa voix te tire à peine de tes pensées. Elle est hésitante, et pourtant, tu ressens doucement le sentiment qui doit le prendre... Est-ce qu'il a peur ? Tu n'en sais rien. C'est entre deux tentatives de calmer tes pulsions que quelques mots t'échappent. « Parce... Pour... Pour rien... » Tu mens comme tu respires. Tu brûles d'envie de le bouffer, de le vider jusqu'à la dernière goutte. Mais tu ne peux pas dire ça, pas vrai ? Bien sûr que non. On effraie pas la brebis avant de l'avoir tuée. Il fronce un peu les sourcils, et tu ne décroches pas de son cou. Tu sembles suspect, c'est plus que sûr. Et pourtant, tu n'arrives pas à regarder ailleurs. Il te fixe. Tu fixes cette tache de sang qui t'obsède tant, dans son cou.

« Qui êtes vous ? » Ce n'est pas important. Il n'a pas besoin de savoir qui tu es, puisque de toute façon, tu vas le tuer. Il ne semble pas inquiet, juste suspicieux. Tu ne sais pas si tu dois lui répondre. Peut-être que ça t'aiderait à paraître plus... Normal ? Tu es loin d'être normal, et lui, il est loin d'être aveugle. Tu déglutis un peu, péniblement, et prends donc la peine de lui répondre. « S... Skylar Smith... » Tu sais ce que sa question voulait dire. Tu sais la réponse qu'il attendait de toi. Et pourtant, tu n'as pas envie de lui dire que oui, tu es un vampire. Il va le découvrir à ses dépends, de toute façon. Tu te mords la lèvre, presque à sang. Tu n'en peux plus de te brider, tu n'en peux plus de résister... Tu plantes tes yeux dans les siens, pour la première fois depuis votre rencontre, et tu retiens un léger soupir. « Je suis... Désolé... Sincèrement... » Désolé de quoi ? Oh, ça va venir. Tellement vite. Aussi vite que cette folie qui te parcourt les veines... Aussi vite que cette frénésie qui t'arrache un frisson, le long de ta colonne vertébrale. Tu perds le contrôle, lentement... Et quelque part, c'est délicieux. Tu reportes toute son attention sur cette artère qui soulève la peau dans un battement régulier, sur la tache qui la recouvre en partie. « S'il te plaît... Il ne faut pas que tu hurles... S'il te plaît... Pardonne-moi... » Depuis quand tu as de la pitié pour les gosses, toi ? Depuis que tu as tué ton fils, certainement. Il te rappelle tellement ton fils. Tu t'étais juré de ne jamais faire la même erreur... Mais tu es faible, quand il s'agit de sang. Tu te rends à peine compte que sa main n'était plus dans la tienne, alors tu la glisses doucement sur sa nuque. Elle est tellement brûlante, elle aussi... Tellement chaude... La chaleur de la vie. La chaleur qui va le quitter au fur et à mesure que tu vas le vider de ce liquide si vital. Tu te laisses carrément aller, et tu te penches doucement sur lui. Tes lèvres viennent se poser dans son cou, et tu le mords, sans aucune pitié. Tes yeux ont pris une drôle de teinte sombre, et tu ne tardes pas à les fermer, restant pourtant à l'affût de ce qui peut se passer tout autour. Chaque goutte est... Comme un nouveau cadeau. Son sang est divin, exceptionnel. Il est.. Ce grand cru que tu as attendu toute ta vie. Il t'obsède, il te rend fou. Tu voudrais bien t'arrêter, mais tu ne peux pas. Tu prends une première gorgée de ce vin défendu, et tu laisses doucement le désir te guider. Qu'il ne s'inquiète pas... Comme tu es parti... Ce sera rapide.

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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Dim 9 Sep - 9:46

Les rues à Cinis Luna ne sont pas sûres la nuit. Encore moins celles de la capitale, cela, on te l’a très tôt appris. Tu sais que tes semblables sont agités, tu sais qu’ils ne savent pas se tenir tranquille, tu sais qu’il y a toujours des problèmes, comme partout ailleurs. Tu sais aussi qu’il y a des choses que tu te dois de craindre. Des choses, des personnes... Seulement, tu ne possèdes pas cette crainte qu’un autre enfant de ton âge pourrait posséder. Tu en as vu, des personnes des différents peuples. Tu as eu l’occasion de rencontrer des personnes de haut rang, tu sais rester à ta place quand il le faut et eux restent à la leur. Les accidents sont rares et toujours réglés avant qu’il y ait trop de dégâts. De quoi devrais-tu avoir peur, à te balader ainsi, seul, dans les rues ? Tu l’ignores, on ne t’a jamais appris à te méfier des autres. Ce n’est pas naturel chez toi. Pour toi, tout le monde est à égalité, il n’y a aucune raison de s’en prendre à toi. De plus, tu sais parfaitement bien que quiconque oserait le faire prendrait cher. Tu n’es peut-être pas l’Héritier Impérial, tu as néanmoins compris que jamais ton père ne laissera quelqu’un te faire du mal. Alors tu te sens protégé, tu ne fais pas spécialement attention. Tu ne te sens nullement en danger, et pourtant tu devrais, jeune Tudor, tu devrais... La nuit possède son lot de créatures malveillantes...

Tout occupé à bouder parce que tu ne veux pas retourner voir ton père, à shooter dans la neige qui ne t’a rien fait à part peut-être te faire tomber quelques instants plus tôt, tu ne vois pas où tu vas, tu ne vois pas que tu vas foncer dans quelqu’un. Alors c’est l’impact, comme il fallait s’en douter. Sur le coup, tu en perds l’équilibre et tu retombes sur les fesses, dans la neige. Tu grimaces un peu, ce n’est pas très agréable car c’est glacé, mais ce n’est pas aussi douloureux que si tu étais tombé sur le béton alors tu ne te plains pas. Tu relèves juste les yeux vers la personnes que tu viens de bousculer. Tu lui présentes tes excuses, tu es poli même si son comportement t’intrigue. Tu ne comprends pas pourquoi il fait cette tête, pourquoi il a un tel comportement. Alors tu te contentes de le fixer, jusqu’à ce qu’il se mette à ta hauteur, prenant l’une de tes mains dans les siennes. Ses mains sont aussi froides que les flocons qui tombent cette nuit. Parce qu’il ne porte pas de gants ? Toi-même, tu as les mains froides bien que, de nature, tu ais tendance à avoir la peau brûlante. Sans doute est-ce le sang qui coule à petites gouttes de tes paumes qui les réchauffe. Toujours est-il que, à présent, une de tes mains est dans les siennes et tu le laisses faire, intrigué par son comportement et par cette manière qu’il a de regarder le liquide vital qui s’écoule tout doucement.

Si c’est de sa faute si tu es blessé ? Non, bien évidemment que non, vu la manière dont tu es tombé, tu n’aurais pas pu t’écorcher le genou. Alors tu lui souris tout en secouant négativement la tête avant de lui répondre de cette manière distingué qui surprend tant les personnes ignorant qui tu es. Il n’a pas tellement l’air d’en être surpris, lui. Tu le sens préoccupé, mais tu ignores pourquoi. Préoccupé... Et il n’a pas l’air d’aller très bien. Pourquoi regarde-t-il ton cou ? Tu l’ignores mais tu aimerais bien savoir. Alors tu récupères ta main et tu la glisses dans ton cou, cherchant à savoir si tu t’es blessé. Tu ne te rends pas compte que tu laisses quelques gouttes carmin sur ta peau blanche de jeune noble. Il n’y a rien, donc tu ne comprends toujours pas pourquoi il louche ainsi sur ton cou. Tu ne le comprends pas alors tu lui demandes pourquoi a-t-il cette attitude. Seulement, la réponse vient naturellement d’elle-même au moment où tu poses la question. Tu n’es pas un idiot, tu as vu des personnes de tous les horizons, tu as appris à reconnaître certaines choses. Cette manière de te regarder t’es familière, mais tu ne peux pas tirer de conclusion sans preuve. Il répond tout de même à ta question, de manière hésitante. Tu fronces un peu plus les sourcils. Il ment, tu t’en doutes, tu le sens. Mais comme ce n’est pas poli de dire à quelqu’un qu’il ment, tu te tais, tu gardes tes réflexions pour toi. Les précepteurs ont bien fait leur travail : tu es un gentil garçon, poli et qui sait se tenir à sa place. Enfin, en présence d’inconnus, c’est une toute autre histoire avec ceux que tu vois au quotidien, tu es bien moins obéissant. Finalement, comme tu as des doutes, tu poses ta question : qui est-il ? Tu aurais pu être plus clair et lui demander ce qu’il est, mais là encore, c’est malpoli, tu le sais bien, alors tu te contentes des questions traditionnelles. Tu le regardes déglutir, suspicieux. Quel est le problème ? Il te répond alors. Skylar Smith ? Ce nom ne te dis rien du tout mais ce n’est pas ce que tu voulais savoir. Alors tu fais un peu la moue, le regardant.

-Enchanté... lâches-tu, boudant légèrement.

Tu penses très sérieusement à lui reposer la question, plus clairement. Mais peut-être pas sur le moment. En attendant, tu fais toujours la moue tout en le fixant, notant chacune de ses réactions. Tu le regardes se mordre la lèvre tandis que tes doutes se confirment petit à petit. Tu ne le crains pas, alors que tu devrais. Tu ne crains rien ni personne, et c’est là quelque chose qui peut te coûter la vie. Ignores-tu le danger que tu cours, sur le moment ? Non, certainement pas, tu en as pleinement conscience. Alors pourquoi ne le crains-tu pas ? Tu l’ignores. Au final il te regarde dans les yeux, plongeant son regard bleu dans le tien, presque noir. Une nouvelle fois, sa voix vient briser le silence se faisant quelque peu pesant dans la ruelle. Il est sincèrement désolé ? Tu écarquilles un peu les yeux, surpris. Désolé de quoi ? Tu l’ignores. Par contre, cette phrase te met sur tes gardes. Tu n’étais pas méfiant jusqu’à maintenant, c’est chose faite. Tu devrais prendre la fuite, mais cela ne t'effleure pas l’esprit. Tu restes donc sur place, intrigué par cet homme qui te regarde étrangement. Tu ouvres la bouche pour lui poser une question mais il te devance, regardant à nouveau ta gorge. Ne pas hurler ? Cette fois, tu écarquilles complètement les yeux. Le pardonner ? Tu perds pied, tu ne comprends pas ce qu’il se passe. Les questions se bousculent dans ton esprit, mais elles se résument toutes en une seule, en un mot unique :

-Pourquoi ?

C’est tout ce que tu demandes, tu n’as pas à en dire plus, puisque c’est là tout ce que tu veux savoir. Pourquoi. Tu frissonnes en sentant sa main sur ta nuque. Il est glacé, toi qui avait bien chaud, voilà qui est tout sauf agréable. Tu esquisses d’ailleurs un mouvement de recul, tu commences à être légèrement mal à l’aise. Tu n’as toujours pas peur de lui, mais si c’est réellement un vampire, il risque de te mordre et donc de te blesser. As-tu encore la possibilité de le fuir ? Tu ne crois pas, alors finalement tu le laisses faire. Tu es curieux de savoir ce que certains de tes semblables vivent en se faisant mordre tous les jours. Curiosité mortelle... Et finalement, tu sens ses lèvres sur ta peau, puis ses crocs s’enfonçant dans ta chaire. La douleur est fulgurante et tu lâches un gémissement, serrant les dents pour ne pas faire plus de bruit. Tu as réellement mal, tu essayes maladroitement de le repousser mais sachant que tu n’es guère qu’un petit garçon, tu sais très bien que tu ne fais pas le poids face à un vampire. Mais tu essayes, maladroitement. Tu paniques légèrement, non par parce tu as peur de ce qu’il peut te faire, mais parce que quand ton père verra une marque de crocs dans ton cou, tu te feras plus que sévèrement disputer et punir. Tu as peur de sa réaction, tu as peur qu’il s’énerve réellement contre toi. Alors tu essayes de t’en aller, en vain. Tu n’arrives pas à le repousser. Te souviens-tu de cette dague que tu portes sur toi quasiment tout le temps, sur ordre de ton père ? Non, tu l’as oubliée, celle-là. Tu n’y songes pas un seul instant, trop occupé à réfléchir à comment éviter une punition et, éventuellement, échapper au blond. Aucune solution ne te vient à l’esprit, la douleur t’anesthésie, tu as du mal à réfléchir... Tu as mal et t’agiter n’arrange guère les choses. Mais tu n’es pas du genre à abandonner, alors tu tentes toujours maladroitement d’échapper à cette mortelle étreinte. Tu as bien une petite idée derrière la tête, mais tu dois en trouver la force, cette force qui te quitte petit à petit...

-S’il vous plait... Lâchez-moi... Je... Je vais me faire... Disputer quand mon père verra... Que je suis blessé... S’il vous plait...

C’est bel et en désespoir de cause que tu dis cela. Tu ne penses pas qu’il t’écoutera. Vas-tu mourir ? C’est une possibilité qui t’effleure l’esprit. Mourir, tout comme ta mère. Peut-être que tu pourrais enfin la revoir, elle te manque affreusement. Tu n’as pas peur de te faire tuer, mais tu sais que ton père serait très triste et que tu ne pourrais plus jouer avec ton cousin. Alors tu t’entêtes, tu t’agites de plus en plus faiblement. Au fur et à mesure que ton sang quitte ton corps pour nourrir le vampire, tu bouges de moins en moins. Tu t’affaiblis, tu cesses de résister. Tu es réellement en train de mourir, tu t’en rends bien compte, mais cela ne t’inquiète pas plus que cela. Une dernière tentative et finalement tu cesses toute résistance, devenant une simple poupée entre ses mains. Tu ne résistes plus, tu te laisses simplement faire. Tu le laisses faire. Tu as froid, tu as mal mais c’est à peu près tout ce dont tu as conscience. Par contre, tu gardes les yeux bien ouverts. C’est la seule chose que tu t’obliges à faire : garder les yeux ouverts. Pour regarder la mort en face, jusqu’au bout ? Peut-être serais-ce là une de tes réflexions si tu étais plus vieux, mais ce n’est pas le cas. Tu regardes juste ce qu’il se passe, essayant tant bien que mal de rassembler les idées complètement éparpillées dans ton esprit pour comprendre le comportement que ton agresseur, peut-être ton assassin, avait avant de te mordre. Pourquoi s’excuser ? Tu l’ignores mais tu aimerais au moins comprendre une chose... Depuis quand un vampire demande pardon pour se nourrir ?

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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Dim 9 Sep - 17:28

Tu es un monstre. Le pire des monstres. Tu es méchant, vil, cruel. Joueur, bousilleur de vies et d'âmes. Tu les empruntes, tu joues avec. Et comme pour tout, dès que tu t'en lasses, tu les jettes. Ce n'est qu'une vie comme une autre, après tout. Elle ne vaut pas plus qu'une autre, elle ne vaut pas plus que la tienne. Qui t'a donné le droit de vie et de mort ? Tu ne devrais pas avoir ce pouvoir. C'est interdit, défendu. Seuls les dieux peuvent décider du sort d'un mortel. Ça tombe bien, tu n'es plus mortel, depuis un bout de temps déjà. Alors, t'es dans quel camp ? On ne peut pas te reprocher ton comportement. Pas plus qu'on ne peut te reprocher d'être un vampire. Malgré les apparences, tu n'as pas décidé de ce qui t'arrive actuellement. Tu n'avais pas donné ton consentement, ton accord. Non, tu n'avais rien donné. Tu n'avais pas protesté assez longtemps visiblement. Non, à cette époque, tu t'étais montré faible, tu t'étais écrasé. C'est ce qu'on avait toujours attendu de toi, de toute façon... Et c'est bien naïf aujourd'hui, de croire que tu peux être encore un peu humain, un minimum. L'abruti qui pense ça peut se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Tu n'as plus de sentiments, tu n'en veux plus. Tu es indifférent, car un monstre se doit d'être indifférent. Pas d'exception, on ne brise pas tes règles. Et comme on ne brise pas tes lois, on ne te défie pas non plus. On ne t'enferme pas dans un appartement. Surtout quand cela vient de tes cadets... C'est certainement pourquoi tu te retrouves actuellement à éviter tout humain. Quelle idée aussi... Si tu regrettes d'être sorti ? Toi, pas tellement, au fond. Tu regrettes pour eux, c'est tout. Ils ne savent pas ce qu'il risque d'arriver, si tu ne parviens pas à te maîtriser... Tu n'as même pas une once de volonté pour résister, de toute façon. Tu fais semblant, comme tu as toujours fait semblant. Parce que c'est plus facile ainsi : de leur faire croire que c'est trop dur. Ça évoque la pitié de certain, la compassion d'autre. Quelle belle brochette d'idiots.

Tu évites donc les rues principales, car c'est mieux pour tout le monde. Et tu respires, enfin, tu peux respirer. Même si les effluves de sang sont encore bien trop présentes à ton goût, c'est déjà bien mieux. Pressant le pas, car tu n'as pas tellement envie de t'attarder finalement, tu fonces dans quelqu'un. Non, plutôt, quelqu'un te fonce dedans. Cette chose retombe, et tu l'évites aussitôt du regard. C'est un gamin. Ce n'est qu'un gamine. Est-ce que tu vas en avoir pitié pour autant ? Certainement pas... Ce n'est pas dans tes cordes, dans tes vertus, la pitié. Ça te fait bien rire, la compassion. Pourtant, malgré ces pensées monstrueuses qui habitent ton esprit, tu t'efforces de regarder ailleurs. Les flocons, la neige. Le gamin entame la conversation, ou plutôt, il s'excuse. Tu ne peux pas rester muet indéfiniment, alors tu lui réponds. Est-ce que c'est de ta faute ? Visiblement non, il te répond qu'il est déjà tombé avant. Quel maladroit. Il risque d'en crever, et pourtant, il reste planté là. Est-ce qu'il a confiance en toi ? Tu n'irais pas jusque dire ça, mais normalement, un être doté d'un instinct de survie quelconque aurait déjà pris la poudre d'escampette. Il reste planté, à attendre une réponse, des réponses peut-être. Tu n'arrives même plus à passer en mode apnée, tant son sang te captive. Tu l'imagines déjà, brûlant, couler le long de ton oesophage. Pensées macabres qui malgré tout, te sied si bien. Il sourit un peu, insouciant, candide, innocent, enfant. Pauvre créature. Depuis quand est-ce que tu as de la pitié, pour tes victimes ? Jamais. Tu n'en as, à vrai dire, jamais eu. Mais lui... C'est tellement différent. Il lui ressemble à un point... Ses cheveux sombres, ses yeux touchant presque le noir de par leur profondeur.

Laissant lentement la folie te prendre, tu le regardes porter une main à son cou. Qu'est-ce qu'il fait ? Il n'étale que quelques gouttes sur le teint immaculé de ce dernier. C'est comme une invitation, pour toi... Invitation que tu t'efforces de décliner, même si tu sais que, malgré cette maigre volonté dont tu fais encore preuve, tu vas finir par céder à la tentation pour goutter à sa chaire, à son sang. Tu louches encore et toujours sur son cou, répondant plus que maladroitement à ses questions qui s'enchaînent. Pourquoi est-ce que tu regardes son cou comme ça ? Tu mens. Comment t'appelle-tu ? Skylar Smith. Tu mens encore... Noms d'emprunt, et mensonges variés, définitivement, tu ne peux même pas dire la vérité, même sous cette espèce de léthargie. Il fait la moue. Visiblement, ce n'est pas la réponse qu'il attendait. Tu sais ce qu'il attendait : que tu lui dise que oui, tu es un vampire. Que oui, tu allais le mordre. Que oui, il devrait s'enfuir pour sa propre survie... Et pourtant, tu n'en fais rien. Tu es bien trop captivé par l'arôme de son hémoglobine. Tu veux percer la peau de son cou de tes canines, le vider de son sang. Tu veux, et tout ce que tu désires, tu l'obtiens. Peu importe le moyen. « Enchanté... » Il boude ? Tu n'en sais rien. Tu n'as pas envie de savoir, en fait... Tout ce que tu veux connaître, à cette heure, c'est la saveur de son sang. Tu te mords la lèvre. Prend la fuite gamin ! Vite ! Non, rien ne sort d'entre tes lèvres. Le monstre a les paupières qui tremblent, le contraste plus fort. Le monstre va manger, le monstre va tuer. Le monstre c'est toi. Est-ce qu'un monstre digne de ce nom demande le pardon ? Non, tu ne crois pas en le pardon, ni en la rédemption, de toute façon. Tu es damné. Damné jusqu'à la moelle, damné à en crever. Tes yeux azurs se plantent dans les siens, tu veux le rassurer, lui sourire. Mais tu n'y arrives pas, tu ne peux pas, alors que tu vas le tuer. Tout n'est qu'une question de secondes. Tu lui demandes de ne pas hurler, il écarquille les yeux, comme s'il venait de comprendre. Hé oui petit, c'est fini. Tout est fini. Comme si tu allais le laisser se dérober : ton instinct de chasseur prend le dessus.

« Pourquoi ? » Quelle question. Parce que tu as faim, que tu es curieux, que tu es sadique, que tu en as envie. Tu n'as pas envie de répondre, tu n'as pas envie de t'attarder, et de toute façon, tu ne parviens pas à éviter l'inévitable. Son sang est bien trop attractif. Tu glisses doucement une main sur sa nuque, et tu le sens reculer, essayer de se soustraire à cette mortelle étreinte. Peine perdue. Tu es un homme, bien plus vieux, et ta force prend des dimensions surnaturelles. Sans plus faire durer l'attente, tes lèvres se posent dans son cou, et tu le mords. Tu essayes de faire doucement pour ne pas trop lui faire de mal, tu ne sais même pas pourquoi... Certainement car ce n'est qu'un gamin. Toujours est-il qu'il gémit de douleur. Est-ce qu'il comprend que c'est fini ? Sûrement. Alors que ce liquide brûlant passe de lui à toi, tu accèdes lentement à ses pensées. Qui y'a-t-il de bien intéressant, dans la tête d'un gamin ? La peur de la mort ? Visiblement non. Il doit avoir mal, puisque il ne cesse de te repousser, en vain. Il pousse, il force. Il essaye. Il tient à la vie... Cette même vie que tu lui arraches, à chaque gorgée de plus prise. C'est si bon. Tellement bon. Et il risque d'en mourir dans quelques minutes, si ce n'est une question de secondes... Tu ne veux pas, tu ne peux pas décrocher. Ta conscience est au placard, accompagnée de ta volonté. Elles sont bien loin toutes les deux, et tu t'abandonnes totalement à cette même frénésie qui te prend à chaque fois. Il s'agite, s'affaiblit. C'est normal, tu es en train de le tuer, à petit feu. « S'il vous plait... Lâchez-moi... Je... Je vais me faire... Disputer quand mon père verra... Que je suis blessé... S'il vous plait... ». Il peut te supplier, te vendre son âme si ça lui chante... Tu n'en as rien à faire, tu n'écoutes plus que cette soif éternelle qui te guide. Vide-le. Tue-le. Achève-le. Voilà ce qu'elle te dit, ta soif. S'il vous plaît ? Il est tellement poli, à te vouvoyer, à te demander de le lâche. Tu plisses un peu les paupières, et le mot père te fait immédiatement tiquer. Titus. Titus. Titus. Ce prénom fait écho dans ton esprit. Il te fait mal, ta tête va en exploser...

D'ailleurs, n'est-ce pas Titus, que tu gardes dans tes bras ? N'est-ce pas lui, qui te supplie d'arrêter ? N'est-ce pas lui, qui s'inquiète ? Il lui ressemble tant. Ses cheveux, ses yeux. Sa manière de se tenir et de parler à ses aînés. Il lui ressemble trop. Tu ne dois pas reproduire la même erreur Lyokha, tu te souviens où ça t'a mené, la dernière fois ? Drogue, alcool, prostitution. Avoue que tu n'as pas envie de rechuter, alors que tu en sors ? Non, bien sûr que non, tu ne veux plus tomber aussi bas. Alors, tu résistes. Tu essayes de résister pour le relâcher. Mais tu essayes seulement, et essayer, ce n'est pas suffisant. Au rythme auquel tu ponctionnes les maigres réserves de sang qu'un gosse comme lui peut avoir, il sera bientôt mort. Il s'agite, régulièrement, et toi, tu le retiens. Oh que non petit, tu ne vas pas me filer entre les doigts comme ça. C'est terrible, de ne plus pouvoir d'arrêter. C'est comme si tu te jurais qu'à la prochaine goutte, tu arrêtais. Et qu'à ladite goutte, tu repoussais le délai. Il s'agite de moins en moins. Ses mouvements se font faibles, lents... Puis inexistants. C'est à peine s'il respire, dans cette dernière étreinte mortelle qu'il partage à contre coeur avec toi. Ses pensées font échos aux tiennes. Il sait qu'il va mourir. Alors il se laisse aller dans tes bras... Allez Lyokha, tu vaux mieux que ça. Tu vaux mieux que rechuter pour un gosse. Pense à Titus. Pense à ton fils. Ne refait pas la même erreur.

Alors, avec toute la volonté dont tu peux encore faire preuve, tu relâches son cou, laissant après ce baiser mortel, une marque inoubliable. Tu constates rapidement les deux trous dans son cou : ils saignent. Du sang, encore du sang. Toujours du sang. Pour éviter d'être tenté de l'achever, tu te retournes pour regarder derrière toi. Tu es un monstre. Rien qu'un monstre. Du revers de ta main, tu essuies tes lèvres, et incline un peu la tête, ne te rendant même pas compte que l'inscription sur ta nuque est plus que visible. « Mad Hatter. » Lui aussi, c'est un monstre. Une des pires pourritures d'Anarkia. C'est de famille, faut croire. Un minimum calmé, tu te retournes, et attrapes un bout de tissu dans ta poche pour presser la blessure au cou du gosse. Qu'est-ce que tu as fait, pauvre idiot. Il fait froid, et ce pauvre gosse doit geler.. Alors, même si ce n'est pas grand-chose, tu retires ton manteau noir, et lui pose sur les épaules. Comme il est parti, il va tourner de l'oeil... Tu... Tu dois l'abandonner là. Est-ce que tu vas le faire ? Bien sûr que non. Il faut que tu trouves quelqu'un pour l'aider, absolument... Tu ne peux pas l'emmener chez toi, tu l'auras tué avant. Alors, quoi qu'il en pense, tu l'attrapes dans tes bras, et tu te lances à la recherche de quelqu'un. Il doit bien y avoir un de ses parents, dans les alentours... Tu cherches un sang un tant soit peu semblable, tu parcours les rues rapidement. Une odeur qui t'est désormais familière te pousse à tourner par là, plutôt que de l'autre côté. Tu t'en rapproches... Et tu constates que deux hommes discutent. Si tu les provoques, ils le verront. Tant mieux. Du déposes le gosse dans ton manteau sombre, sur un banc, et tu évites tant bien que mal de le regarder. C'est limite si tu ne trembles pas, tant la pression est insoutenable. Tu veux le tuer. Tu ne peux pas le tuer. Tes pensées s'embrouillent, et finalement, tu sors un jeton de casino rouge de Sanguinem Luna de ta poche. C'est ta signature d'artiste, la marque sur ton oeuvre. Et dans ce cas-là, c'est plutôt un indice. Tu poses la pièce dans une des mains écorchées du gamin, et te recules un maximum. Voilà, l'air devient un peu plus respirable...

Dernière étape maintenant... Tu fais rapidement une boule de neige, et tu la jettes dans la tête d'un des deux hommes. Le touché se retourne vivement, et toi, tu t'en vas en courant. Tu fuis, loin, très loin. Tu cours le plus vite possible. Tu dois fuir. Finalement, tu arrives non loin d'un lac gelé. Tu descends sous le pont, et tu t'assois, te recroquevillant sur toi-même, à demi assis dans une flaque d'eau glacée. Sous ce pont personne ne te voit. Sous ce pont, personne ne voit le monstre. Ta tête se cogne contre la paroi du pont. Hé Lyokha, tu te souviens : t'as tué ton fils.

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MessageSujet: Re: Il y a un commencement à tout.   Lun 10 Sep - 16:21

La situation t’échappe complètement. Petit à petit, tu comprends à qui tu as à faire mais ce n’est pas ce qui te gêne. Tu ne crains pas les vampires, sans doute parce que tu ne t’es encore jamais fait mordre, sans doute parce qu’on t’a appris à les respecter. Pourtant, bien que tu sois loin d’être idiot, bien que tu saches à quoi tu t’exposes, tu restes sur place. Il t’intrigue, tu n’arrives pas à le comprendre, tu n’arrives pas à saisir quel est le problème avec lui. Il te demande pardon, il dit qu’il est désolé... Mais depuis quand quelqu’un a ce genre d’attitude. Tu as deviné, tu as compris de quel peuple le blond fait partie. Les questions se bousculent dans ta tête. Qui est-il réellement ? Pourquoi demander pardon ? Pourquoi a-t-il l’air aussi mal ? Pourquoi... Pourquoi. Voilà à quoi pratiquement toutes tes questions se résument : pourquoi. C’est d’ailleurs la seule question que tu t’autorises à poser. Va-t-il y répondre ? Tu en doutes très sérieusement. Tu sais qu’il est inutile d’espérer une réponse, les adultes ont toujours tendance à dire que tu n’es pas assez grand pour comprendre. Cela t’énerve au plus haut point mais tu es alors incapable d’exiger une réponse. Alors tu subis, encore et encore.

Il glisse une main sur ta nuque, ce qui t’arrache un frisson. Sa main glacée sur ta peau brûlante n’est pas ce que tu préfères comme contact, il faut bien l’avouer. De plus, tu esquisses un mouvement de recul, mal à l’aise. Peine perdue, tu sais d’ores et déjà que tu ne peux plus t’enfuir. Il est adulte. Il est vampire. Deux raisons pour lesquelles tu ne pourrais pas t’en aller, même si tu le voulais. Alors tu ne peux que le regarder se pencher sur toi pour finalement poser ses lèvres sur la peau de ton cou... Puis te mordre. Tu gémis de douleur, tu te crispes, tu tentes vainement de le repousser. Il te fait mal, tu veux qu’il te lâche. Tu n’as pas peur de lui, non, ni de ce qu’il te fait. Tu as juste peur de te faire disputer lorsque ton père verra que tu t’es encore blessé. Pire, que tu t’es fait mordre. Il s’agit là d’une peur bien singulière vu ta situation, ne crois-tu pas ? Tu ne t’en rends même pas compte, tu as plus peur de ton père que de n’importe quoi d’autre. Que cela surprenne ou non, qu’en as-tu à faire ? Rien du tout. Alors tu continues à t’agiter, essayant de le repousser sans succès. Tu as du mal à réfléchir, tu n’es pas habitué à ce type de situation et la douleur t’empêche de rassembler tes esprits. Tu t’agites encore, tu dois bien être capable de trouver quelque chose à faire, quelque chose à dire. Tu rassembles tes forces et te lances, lui demandant simplement de te lâcher. Est-ce que cela va suffire ? Tu ne penses pas mais qui ne tente rien n’a rien, après tout.

Tu ne sens pas particulièrement de changement suite à ta demande. De plus, tu t’affaiblis à toute vitesse. Tu as beau t’agiter, il te retient et tu sais que tu ne lui échapperas pas. Au bout d’un moment, tu n’as plus de forces alors tu finis par le laisser faire. Tu deviens une simple poupée de chiffon entre ses mains, quelque chose qu’il peut tuer à sa guise. Ta respiration se fait extrêmement discrète, presque inaudible. Tu ne réagis plus du tout. Mais il ne faut pourtant pas croire que tu en as cessé de réfléchir. Tu vas mourir, tu le sens, et pourtant ton esprit travaille, encore et encore. Il faut croire que la douleur te maintient éveillé. Tu souhaites savoir pourquoi le blond te demandait pardon. Tu souhaites comprendre. Seulement, tu n’as aucun indice à ta disposition alors chercher une telle chose est peine perdue. Mais comme tu as besoin de te concentrer sur quelques chose, c’est la réponse que tu cherches. Tu pourrais tout aussi bien te concentrer sur les flocons qui tombent doucement, lentement. Tu as froid, tu as l’impression que les cristaux de neige viennent entrer dans ton corps pour te refroidir. Comme si tu te transformais en bonhomme de neige. En temps normal, cette pensée t’aurait arraché un sourire. Pas cette fois. Tu trouves que c’est triste, simplement.

Soudain, quelque chose change. Tu écarquilles les yeux, surpris, et serre les dents alors qu’il te relâche. Il t’a lâché et tu n’en reviens absolument pas. Ta tête tourne affreusement, tu as du mal à tenir debout mais tu y parviens, sans trop savoir comment. Tu le regardes, rien de plus. Tu le regardes se détourner de toi, te tourner le dos. Tu regardes cette inscription qu’il a y dans son cou, bien visible. Tu fronces très légèrement les sourcils et penches un peu la tête sur le côté, de nouveau intrigué. Mad Hatter ? Cela ne te dit absolument rien mais tu enregistres cette inscription dans un recoin de ton esprit avant que celui-ci ne s’intéresse à autre chose, avant que celui-ci ne retourne à tes précédentes questions. Tu n’y comprends plus rien. Il n’avait pas l’air d’accord pour te laisser en vie, alors pourquoi te lâche-t-il ? Tu n’arrives pas à le comprendre et pourtant tu aimerais bien.

Tu ouvres la bouche pour poser une question mais tu la refermes aussitôt, restant muet alors qu’il se retourne vers toi. Il sort un bout de tissu d’une de ses poches et vient presser les deux plaies qui ornent désormais ton cou. As-tu compris que, dès à présent, cette marque restera à jamais ? Pas encore, tu ne réalises pas toute l’ampleur de la situation dans laquelle tu te trouves. Toujours est-il que tu as mal et que tu sursautes, grimaçant de douleur. Tu manques de perdre l’équilibre et te maintiens debout par miracle, maintenant toi-même cette compresse improvisée dans ton cou. Le sang, ton sang, tu le sens à travers le tissus, teintant à présent tes doigts de carmin. Il est chaud, bien plus chaud que ta peau. Tu te rends comptes que tu es glacé, ce qui n’est que très rarement arrivé. Tu devrais t’en étonner mais tu es trop affaibli pour cela. Tant mieux, tant pis. C’est déjà suffisamment difficile de te maintenir debout, tu ne peux pas faire beaucoup plus. Mais tu es encore capable de t’étonner, surtout quand il retire son manteau noir pour le poser sur tes épaules. Tu le laisses faire. De ta main libre, tu refermes ledit manteau autour de toi. Il n’est pas très chaud mais c’est déjà un peu mieux. Alors tu lui adresses un petit sourire reconnaissant. Tu ne fais rien de plus, tu es trop faible pour faire quoi que ce soit d’autre. Tout à coup, tu te sens être soulevé de terre. Tu te débats faiblement mais laisses bien vite tomber. Tu es fatigué, tu as envie de dormir. Ta vision se trouble, tu reconnais à peine les rues et pourtant, quelque part, tu te dis que c’est le chemin que tu devais prendre pour rejoindre ton père. Une nouvelle fois, un petit sourire vient flotter sur tes lèvres. Il est possible que tu te trompes complètement, mais tu es trop fatigué pour chercher autre chose. Alors tu le regardes à nouveau.

-M... Merci b... Beaucoup M... Mad Hatter...

De quoi le remercies-tu ? Il ne t’a pas tué alors qu’il aurait pu le faire. C’est pour cela que tu le remercies. Mais ta voix est très faible, hésitante, bien qu’il doive pouvoir t’entendre. Pourquoi n’as-tu pas la voix aussi assurée que tout à l’heure ? Parce que tu as froid, tu es gelé, tu es épuisé. Tu ne te sens pas bien, le monde tourne autour de toi, tu as du mal à te maintenir éveillé. Tu n’as pas envie de t’endormir, tu sais que tu ne dois pas dormir alors que tu n’es pas au palais. Mais ta volonté ne peut pas venir à bout de ton malaise et finalement ta conscience s’éteint. Tout devient noir, ton corps ne peut pas en supporter plus. Alors tu t’évanouis, purement et simplement. Tu es totalement à la merci du vampire mais tu ne peux plus rien y faire. Tu ignores encore ce que cette rencontre va avoir comme conséquences sur ta vie, tu ignores que ton destin vient de prendre un nouveau tournant. Tu n’as pas la moindre idée de ce qui t’attend. Pour le moment, tu es simplement évanoui dans les bras de ton agresseur, remettant une nouvelle fois ta vie entre ses mains. Une vie qui risque de beaucoup changer. Pour le meilleur ou pour le pire ? Cela, seul l’avenir le dira.

{HS : Fini pour moi. Very Happy}

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